

Mastérisation: communiqués syndicaux
- Voir aussi:
Comme la
Fcpe, la Fsu, Sud, l'Unsa et la Cfdt boycotteront le CSE du 06 mai 2010
Mastérisation:
projet d'arrêté (Cahier des charges FDE). Communiqués FSU, FCPE, FO
Mastérisation
- Circulaire de cadrage : communiqués du SNES-UP (08/12/09), de la FCPE
(09/12/09), de SLU ("quand Ubu rencontre Kafka" 10/12/09), d'Autonome
sup (11/12/09)
Masterisation: communiqués et motions.
- Masterisation: le CNESER refuse de cautionner une parodie d'habilitation (19/07/10)
- Motions votées par le CNESER du 21 juin 2010
- Communiqués de la Fsu et de Sud à propos du CSE du 06 mai 2010
- Formation des enseignants : la FCPE boycottera le CSE du 06 mai 2010
- Communiqué Fcpe Paris, SNUipp-FSU Paris, Se-Unsa Paris et Sud Education Paris (16/04/10)
- Fcpe: violence scolaire et formation des enseignants. Communiqué de presse du 7 avril 2010
Lutte contre la violence scolaire
La FCPE participe aux
états généraux de la sécurité à l'Ecole et participera aux ateliers
organisés pour y défendre ses propositions.
Tous les
intervenants de la matinée ont affirmé que la formation des enseignants doit
être au coeur des dispositifs de lutte contre la violence scolaire.
La
réforme actuelle de la formation des enseignants ne répond pas aux
objectifs en matière de formation à la psychologie de l'enfant et de
l'adolescent et de mise en responsabilité devant une classe.
La
FCPE attend donc du ministère de l'Education nationale qu'il abandonne
cette réforme.
- Pourquoi avancer de 6 mois les inscriptions aux concours? Communiqué de la Fnec-Fp-FO (25/03/10)
- Mastérisation: lettre du Snprees-Fo à la ministre (25/02/10) + Communiqués du SNPREES-FO sur le référentiel des tâches, les inscriptions aux concours et le cahier des charges de la masterisation (16, 24 et 25 mars 2010)
Des
enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 : des
conséquences désastreuses pour les élèves À la rentrée 2010, 10 300
nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps,
quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant
essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur
des cas, ils n'auront eu en guise de formation professionnelle qu'un
stage de six semaines en même temps qu'ils préparaient leur concours. Lire la suite.
- Mastérisation: Motion du CNESER (21/12/09)
- Communiqué
intersyndicale : Enseigner est un métier qui s'apprend ! Nous refusons
la réforme actuelle de la formation des enseignants et exigeons
d'autres choix ! (01/12/09)
Signataires : UNEF ; FSU ; SNES-FSU ; SNUIPP-FSU ; SNUEP-FSU ; SNESUP-FSU
; SNEP - FSU ; Fédération UNSA Education ; UNSA-SE ; Sup Recherche UNSA
; SGEN CFDT ; FERC Sup CGT ; CGT Educ'Action ; FCPE ; UNL ; FIDL.
Les conditions de formation et
les modalités de recrutement des enseignants actuellement en débat
engagent l'avenir de notre système éducatif dans un contexte de
renouvellement important de la profession. Cette réforme intéresse la
société dans son ensemble : quels sont les besoins de notre système
éducatif, quelles sont les conditions d'exercice de métiers essentiels
pour l'avenir du pays mais aujourd'hui trop peu valorisés, quelles sont
les besoins des élèves et des jeunes, quelle sera la formation
pédagogique de ceux qui auront la responsabilité de former des millions
de jeunes demain ? Enseignants, étudiants, parents, élèves : nous
sommes tous concernés !
Pourtant, malgré l'importance de ce dossier qui constitue un véritable
choix de société, le gouvernement a fait le choix d'une réforme
controversée et du passage en force. Au lieu de profiter du report d'un
an de l'application complète de la réforme obtenu par la mobilisation
de l'an dernier pour mettre en place une réelle concertation destinée à
l'élaboration d'une réforme partagée, Luc Châtel et Valérie Pécresse
ont rendu leurs derniers arbitrages contre l'avis de tous les acteurs
concernés (étudiants, lycéens, parents, enseignants,
enseignants-chercheurs, IUFM, universités…). Nous dénonçons l'absence
de réelle concertation et le mépris du dialogue social dont font preuve
les ministres.
Nos organisations jugent inacceptables en l'état les orientations
présentées le 13 novembre dernier qui confirment la mise en place d'une
réforme régressive pour la formation des futurs enseignants et
bouleverse l'organisation de l'offre de master dans les universités.
Ces orientations vont à l'encontre d'une démocratisation de l'accès aux
métiers de l'enseignement et s'opposent à l'amélioration de la qualité
de la formation :
- la formation professionnelle des futurs enseignants est réduite à
portion congrue alors qu'elle nécessiterait d'être renforcée afin de
préparer les futurs enseignants à la diversité des missions qui leur
sont confiées. Des lauréats au concours peuvent se retrouver devant des
élèves sans avoir bénéficié de stages ni de formation professionnelle.
- l'articulation proposée entre concours et masters va non seulement
rendre ingérable l'année de master 2 pour les étudiants (qui devront
mener de front préparation des épreuves, mémoires de recherche,
validation du master et éventuellement stage en responsabilité), mais
elle s'oppose également à l'élévation du niveau de qualification en
rendant impossible toute formation professionnelle et disciplinaire
pendant l'année de M2
- les IUFM sont cantonnés à l'éventuel encadrement des stages alors
qu'ils constituent une composante essentielle de l'université au rôle,
à l'expertise et aux compétences avérées, sur la formation initiale et
continue des enseignants
- aucun dispositif ambitieux d'accompagnement financier des étudiants
n'est mis en place pour compenser l'allongement de la durée des études
et le décalage du concours, écartant ainsi de nombreux étudiants issus
des catégories sociales les moins favorisées de ces métiers.
Les organisations signataires exigent la remise à plat de la réforme
impliquant le retrait des décrets concernant la formation des
enseignants et des textes d'application déjà publiés et l'ouverture
indispensable de réelles négociations. Elles revendiquent la mise en
place d'une réforme de la formation des enseignants qui réponde aux
besoins du système éducatif et permette une véritable formation
professionnelle des futurs enseignants. En conséquence, elles demandent :
- une réelle amélioration de la formation de tous les enseignants et la reconnaissance de celle-ci par l'obtention d'un master
- de revenir sur la place des épreuves d'admissibilité au cours du
cursus actuellement prévue par la réforme afin de garantir une place
des futurs concours compatible avec la conception de masters de qualité
intégrant les dimensions disciplinaires et professionnelles nécessaires
à l'exercice du métier et permettant la réussite des étudiants et une
réelle réorientation de ceux ayant échoués aux concours.
- une évolution du contenu des épreuves des concours fixées
nationalement en concertation avec les organisations représentatives
permettant d'évaluer les futurs enseignants sur l'ensemble de leurs
compétences disciplinaires et professionnelles indispensables à leur
métier
- un recrutement des futurs enseignants au même niveau pour tous les concours (PE, CPE, PLP, CAPET, CAPES, CAPEPS)
- un cadrage national des masters dits « intégrés » garantissant
l'articulation entre une professionnalisation progressive et la
formation disciplinaire, assortie d'une carte nationale des formations
garantissant l'égal accès de tous sur le territoire à la préparation
des concours. L'acquisition des compétences professionnelles doit
progressivement se renforcer avec l'avancée dans le cursus
universitaire.
- une année de fonctionnaire stagiaire post-concours qui comporte au
moins un mi-temps pour la poursuite de la formation professionnelle
- des garanties réelles sur le rôle, les fonctions et les moyens
humains et financiers des IUFM dans la formation initiale et continue
des futurs enseignants au sein des universités
- la mise en place de dispositifs d'accompagnement financier renforcés
et pérennes pour les étudiants afin de garantir la mixité sociale du
recrutement des futurs enseignants
- des modalités adaptées pour les candidats des PLP des disciplines
professionnelles et les non titulaires (VAE, cycle préparatoire…)
Face à une situation qui semble aujourd'hui bloquée et à des arbitrages
présentés comme définitifs, nous affirmons notre détermination à
imposer par l'action des choix que le gouvernement nous refuse depuis
18 mois. Nous demandons que l'année scolaire en cours ne soit pas à
nouveau gâchée par des bricolages successifs mais permette l'ouverture
de réelles négociations. Si de profondes inflexions ne sont pas
rapidement apportées au projet de réforme, le gouvernement prépare les
conditions d'une situation explosive dans les universités et les
établissements scolaires lors de la mise en oeuvre de la réforme à la
rentrée 2010.
Parce qu'enseigner est un métier qui s'apprend, les organisations signataires appellent à une journée nationale de mobilisation mardi
15 décembre dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur
(notamment dans les IUFM) pouvant se traduire par des initiatives de
grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des
manifestations, afin de dénoncer le projet régressif du gouvernement
pour la formation des enseignants et d'exiger une réforme répondant aux
besoins du système éducatif, permettant une vraie formation
professionnelle et garantissant une réelle élévation de la formation
des futurs enseignants conforme aux attentes de la société.
Voir aussi: Masterisation: communiqués et motions
- Appel de la Fédération des Syndicats Sud Éducation - vendredi 4 décembre 2009 http://www.sudeducation.org/article3244.html
Pdf:
Masterisation Chatel-Pecresse : la fin de la formation professionnelle des enseignants
Le 13 novembre dernier, Luc Chatel présentait son projet de transformation de la formation des enseignants à
certaines organisations syndicales. En s'appuyant sur une idéologie qui prétend qu'enseigner ne requiert pas
de formation professionnelle, il s'agit de supprimer l'année de stage de formation professionnelle effectuée en
alternance entre établissement et IUFM et de la transformer en 5e année d'études supérieures. Ce projet est
strictement le même que celui qui avait été présenté par Darcos et Pécresse l'année dernière, avec des
détails l'aggravant encore (place du concours dans le cursus par exemple).Voir le doc du ministère .
Un front du refus ?
En apparence, tous les syndicats, les associations, la conférence
des directeurs d'IUFM, tout le monde s'oppose au projet. Sur nombre de
points, SUD éducation partage l'analyse commune des syndicats et
associations : dégradation de la qualité de la formation, difficulté
accrue pour suivre de longues études non rémunérées, affectation de
stagiaires insuffisamment formés dans les classes.
Mais les raisons de s'opposer ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains ont intégré le cadre imposé par le ministère et revendiquent une « bonne » mastérisation. Leur désaccord d'aujourd'hui porte plus sur le refus du ministre de lâcher des miettes que sur une opposition fondamentale à ce que nous considérons comme une formidable attaque contre le statut des enseignants : harmoniser la formation des enseignants dans le cadre libéral européen ne peut déboucher à terme que sur la réduction du nombre d'enseignants titulaires, voire la suppression du statut de professeur fonctionnaire de l'État.
Comment ne pas voir que cette mastérisation va créer un vivier de « reçus au master — collés au concours », vivier dans lequel le ministère puiserait à volonté pour mettre devant des élèves des contractuels sans statut ?
SUD éducation réaffirme son opposition au projet Chatel. Il n'y a rien à transiger, rien à négocier dans cette réforme dont l'issue est la précarisation, la flexibilité des personnels et la dégradation des conditions d'enseignement pour les personnels et pour les élèves. Sud éducation exige l'abrogation des décrets du 28 juillet 2009 et le retrait de la circulaire no 2009-109 du 20-8-2009 portant sur l'organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement.
Refus collectif des stages
Le décret du 27 août 2009 concernant les différents types de stages
proposés en master 1 et 2 est révélateur de tous les maux inhérents à
la réforme de la formation des enseignants :
des
stages en responsabilités qui viendront alourdir une année de M2 déjà
très chargée, d'une part par le travail nécessaire à l'obtention du
master 2, et d'autre part par la préparation au concours ;
des
stages alléchants pour les jeunes car rémunérés. Donc les étudiants les
moins soutenus financièrement par leur famille essaieront d'obtenir les
3000 euros et tenteront d'effectuer les 108 heures de stages en
responsabilité nécessaire pour cela ;
les
2 points précédents auront pour conséquence une grande difficulté
(voire une impossibilité pour les jeunes de condition modeste)
d'obtenir en 2 années post licence le concours et le diplôme de master
2.
Ceci est inacceptable et montre l'iniquité de cette réforme présentée comme une avancée par le gouvernement.
SUD éducation appelle dès cette année « de transition » à organiser le refus collectif de mettre en place ces stages, qui anticipent la réforme en envoyant en responsabilité devant des classes des étudiants sans formation. Voir notre appel.
Il faut construire la lutte pour en finir avec la masterisation ! Un regroupement de syndicats et d'associations appelle à une journée d'action sur la formation des enseignants le 15 décembre 2009. Ce regroupement ne remet pas clairement en cause le principe du recrutement à l'issue d'un master (ce qui n'est pas la même chose que l'attribution d'un master à l'issue de la formation professionnelle), mais vise à obtenir des aménagements de la part du ministère .
SUD éducation appelle à développer la lutte pour le retrait de cette réforme, dans l'unité des personnels de la maternelle à l'université, et en lien avec les initiatives existantes, locales et nationales (tracts, Assemblées générales, manifestations, grèves, ...) sur les revendications énoncées ci-dessous.(NB : Un préavis de grève posé par Sud couvre tous les personnels) :
La licence doit rester le diplôme permettant aux étudiants de se présenter aux concours de recrutement. Il faut maintenir dans l'enseignement supérieur un institut spécifique de formation professionnelle des enseignants Nous revendiquons l'allongement de la formation professionnelle : deux années salariées pleines, en tant que stagiaire rémunéré, après l'obtention du concours pour poursuivre la formation disciplinaire, didactique et pédagogique. Nous revendiquons la reconnaissance d'un meilleur niveau de qualification pour tous les enseignants, donc de meilleurs salaires : le master doit être délivré à la fin de la formation professionnelle. Pour former les enseignants, il faut des formateurs de différentes catégories : enseignants-chercheurs, enseignants des premier et second degrés, maîtres-formateurs...Pdf à télécharger:
tract fédéral 04/12/09Tract fédéral contre la masterisation
doc ministère décembre 2009doc ministère sur la masterisation décembre boycott des stagesboycott des stages masterisation
- Motion votée en CNESER : "Le CNESER dénonce une
vision archaïque de la formation des enseignants". Le CNESER de ce 16
novembre a voté une motion condamnant les propositions gouvernementales
du 13 novembre en matière de formation des enseignants par 19 Pour, 4
Contre (MEDEF, QSF, CGPME). Cette motion a été présentée par le SNESUP
auquel se sont associés l'UNEF, l'UNSA, la CFDT, le SGEN-CFDT,
SUD-Education, la CFTC, l'Autonome et la FCPE.
Communiqué syndical :
«Vendredi 13 novembre, les cabinets des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche ont communiqué aux organisations syndicales, exclues de toutes concertations, leurs décisions concernant la réforme dite de «mastérisation». Portant sur la structure des concours, le calendrier des épreuves (PE, PLC, PLP, agrégation) et le cadrage des masters et des stages, ces annonces, ont fait l'objet de critiques extrêmement vives concernant la conception gouvernementale de l'admissibilité du concours, le calendrier échelonné des différents concours et la possibilité d'élaborer de vrais masters. Pour le gouvernement, enseigner n'est pas un métier qui s'apprend et ne constitue pas une priorité. Le CNESER dénonce une vision archaïque de la formation des enseignants.
Le CNESER estime ces décisions inacceptables et considère qu'elles constituent des entraves à la conception des formations des futurs enseignants portant l'ambition d'un net progrès dans la démocratisation de notre système éducatif. Elles rendent impossible la conception de formations universitaires de haut niveau qui permettent la réussite des étudiants.
A aucun moment de la présentation, pas plus que dans le document distribué en séance, n'est mentionné le terme « IUFM ». Conjugué à l'absence de réponse ministérielle quant au sort qui pouvait leur être réservé, la disparition des IUFM reste programmée.
Jamais, au cours de la présentation, les questions relatives aux aides financières –bourses, pré recrutements…- dont pourraient disposer les étudiants n'ont été abordées par les ministères.
Dans ce contexte, le CNESER demande de revenir en totalité sur ce qui a été engagé pour une tout autre réforme conduisant à une réelle élévation de la qualification de tous les enseignants
Lire aussi la seconde motion du CNESER Mastérisation: Motion du CNESER (21/12/09)
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- Masterisation : un projet toujours inacceptable ! Communiqué du SNES, 17 novembre 2009
http://www.snes.edu/Masterisation-un-projet-toujours.html
Les ministres de l'Éducation nationale et de l'enseignement
supérieur ont rendu publiques leurs intentions définitives sur la
« masterisation ». Si l'élévation du niveau de recrutement au master
est actée, le projet contient de nombreuses dispositions le rendant
inacceptable en l'état :
La confirmation et le développement de stages en responsabilité pour les étudiants
La remise en cause de l'année de formation professionnelle après le concours
L'absence de pré-recrutements et de dispositifs d'aides sociales suffisants.
Le gouvernement choisit de mettre en péril la formation des maîtres pour répondre à ses objectifs budgétaires. En effet, l'affectation des lauréats des concours sur un service à 12 heures – contre 6 avant 2007 – aura nécessairement des conséquences sur la qualité du service rendu, donc des enseignements. La « professionnalisation » au cours du master ne suffira pas, d'autant qu'elle se limite à deux périodes de stages facultatives, dont l'une vise à utiliser les étudiants comme des moyens d'enseignement ou d'éducation. Par ce dispositif le gouvernement généralise une pratique déjà en oeuvre avec les enseignants non titulaires : celui d'une prise de fonction sans formation ni réelle préparation, en cours d'année scolaire, alors que l'enseignant titulaire de la classe a déjà prévu sa progression et mis en place ses habitudes de travail. Cette conception de l'enseignement va à l'encontre de bonnes conditions d'études pour les élèves. En outre, jamais les IUFM et leurs potentiels de formation ne sont évoqués.
C'est d'une tout autre réforme dont la formation des maîtres a besoin. Tout d'abord, reconnaître la qualification réelle des enseignants nécessite de situer le concours du CAPES et de CPE après le master, et en tout état de cause au plus tôt en fin de M2. L'intégration d'éléments pré-professionnalisants aux masters existants ne peut se limiter à de simples stages mais doit inclure des éléments qui seront utiles aux futurs professionnels de l'enseignement et de l'éducation pour prendre le recul nécessaire et adapter leurs pratiques à un public hétérogène.
Toutefois, cette pré-professionnalisation ne saurait suffire et doit se prolonger par une véritable année de formation après la réussite au concours, avec un temps de service réduit, et non augmenté, et une alternance entre théorie et pratique. Cette formation devrait être délivrée dans le cadre d'IUFM rénovés.
Enfin, aucune mesure ambitieuse n'a été annoncée pour compenser l'allongement de la durée des études. La création de véritables pré-recrutements et d'une allocation d'autonomie devrait pourtant être plus que jamais à l'ordre du jour.
Le projet de mastérisation du gouvernement reste inacceptable en l'état et s'apparente à une somme de « bricolages » successifs : par exemple, l'articulation entre le master et la préparation au concours n'est toujours pas définie, pour des concours censés être mis en place dès la rentrée prochaine. C'est aussi pour peser sur cette question d'importance que les personnels des lycées et collèges sont appelés à la grève le 24 novembre
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- Formation des enseignants : droit dans le mur ! - Communiqué du SE-UNSA (15 novembre 2009) Les ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche viennent de présenter aux organisations syndicales leurs décisions suite au rapport de synthèse des groupes de travail.
Alors que les missions des enseignants se complexifient, que l'acte d'enseigner ne peut plus aujourd'hui se limiter à une simple transmission des savoirs, le choix arrêté est celui d'une formation universitaire ou le « tout disciplinaire » prime très largement sur la formation professionnelle. La question des méthodes pédagogiques, la prise en compte de l'hétérogénéité, de l'individualisation des parcours, de l'accompagnement personnalisé des élèves sont relégués à « l'après concours ». Les lauréats ne seront confrontés à ces questions essentielles que lors de leur affectation dans une classe. C'est-à-dire trop tard.
Les épreuves écrites proposées n'ont vocation qu'à vérifier l'acquisition de contenus scientifiques. L'aptitude professionnelle se mesurera seulement à travers une épreuve de « leçon » qui se caractérise par le fait qu'elle ne se fait surtout pas devant des élèves ! La seule épreuve qui aurait pu permettre de donner un peu de contenu professionnel à ces épreuves, celle de « connaissance du système éducatif » est réduite à peau de chagrin.
Les contenus des concours qui sont censés préciser l'exigence de l'employeur illustrent une conception étriquée et rétrograde du métier d'enseignant. Le signal donné en direction des universités et des étudiants, s'il reste en l'état, cantonnera la formation au seul bachotage quasi exclusivement disciplinaire, écartant l'approche processionnelle du métier.
Tout aussi inquiétant, le projet ne mentionne aucun cadrage national des masters, aucun cahier des charges. Il abandonne toute référence au référentiel de compétences du métier d'enseignants qui devrait pourtant, pour le SE-UNSA, constituer la colonne vertébrale de cette formation. Les universités, désormais autonomes, agiront à leur guise.
Pour le SE-UNSA, le parcours de formation et les concours proposés vont à rebours de ce qui devrait constituer le bagage initial de tout professeur. Ce schéma est régressif et consternant. Il ne répond pas aux exigences de la massification et envoie dans le mur les futurs enseignants. A-t-on bien mesuré le choc que va constituer pour eux le premier contact avec une réalité scolaire à laquelle ils ne seront très mal préparé ? A-t-on bien évalué la difficulté dans laquelle ils se retrouveront face à une société et des familles exigeantes ?
Pour le SE-UNSA, la formation des enseignants fait les frais de l'entêtement gouvernemental à maintenir la place des concours en deuxième année de master. Pour éviter, pense-t-on, que chaque année les dizaines de milliers d'étudiants ayant échoué aux concours ne grossissent les rangs de Pôle-Emploi, on fait le choix de masters disciplinaires généralistes à légère coloration professionnelle. Cette absurdité conduit à gommer toute les spécificités de la formation des enseignants. La formation au métier devient accessoire. Le prix à payer pour les futurs enseignants, pour leurs élèves et plus généralement pour notre pays sera lourd. Le SE-UNSA estime qu'il est encore temps de changer de cap. Il reste disponible pour y contribuer.
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- Mastérisation : front syndical contre le gouvernement - communiqué du SNES-UP (15 novembre 2009) Les décisions gouvernementales issues des 4 groupes techniques de travail sont inacceptables.
Deux heures durant, vendredi 13 novembre, les cabinets des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche ont communiqué aux organisations syndicales - exclues de toutes concertations - leurs décisions concernant la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation ». Portant sur la structure des concours, le calendrier des épreuves (PE, PLC, PLP, agrégation) et le cadrage des masters et des stages, ces annonces ont fait l'objet de critiques extrêmement vives de la quasi unanimité des participants. Insatisfaction, amertume, colère, régression sont les termes qui ont été les plus utilisés pour qualifier les annonces faites.
« Mastériser la formation des enseignants », c'est se donner l'objectif d'amener les futurs enseignants à maîtriser les fondements scientifiques de leur activité professionnelle et les processus de conception des enseignements, en liaison avec la recherche. C'est aussi donner aux futurs enseignants les éléments indispensables pour connaître l'enfant ou l'adolescent. En capacité de concevoir leurs enseignements, entretenant un rapport avec la recherche initié lors de leur formation, les futurs enseignants doivent être formés pour comprendre leurs élèves et leurs erreurs, pouvoir adapter leurs pratiques à des situations inédites et être en mesure d'exercer le doute méthodique. Ainsi comprises, l'obtention des garanties d'une réelle élévation des qualifications relève d'un enjeu de société. La présentation gouvernementale est en totale contradiction avec cette ambition. Le SNESUP estime ces décisions inacceptables et dénonce cette conception de la formation des enseignants. Il considère que les décisions ministérielles prises constituent des entraves à la conception d'une formation des futurs enseignants portant l'ambition d'un net progrès dans la démocratisation de notre système éducatif.
A aucun moment de la présentation, pas plus que dans le document distribué en séance, n'a été mentionné le terme « IUFM ». Alors que le SNESUP a interrogé les ministères quant au sort qui pouvait leur être réservé, les représentants des ministères n'ont pas apporté la moindre réponse. C'est bien la disparition des IUFM qui reste projetée. Le SNESUP réaffirme la nécessité de structures universitaires spécifiques -IUFM rénovés- chargées de la formation des enseignants de la maternelle à l'université, permettant la formation initiale et continue de ceux-ci. Le secrétaire général du Ministère de l'Education Nationale et du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, par son intervention en réunion, confirme la réduction de la formation professionnelle aux seuls stages, au 1/3 de formation continuée en année post-concours et à « quelques modules complémentaires » non intégrés à la formation. Outre le mépris du gouvernement pour les spécificités de la formation des enseignants, cela traduit une vision archaïque de la formation des enseignants, que le SNESUP condamne. Jamais, au cours de la présentation, les questions relatives aux aides financières –bourses, pré recrutements, …- dont pourraient disposer les étudiants n'ont été abordées par les ministères.
La conjugaison de la conception gouvernementale de l'admissibilité du concours (constituée d'écrits, exclusivement disciplinaires pour les PLC et PLP et portant sur « le français et la culture humaniste » et « les mathématiques et les sciences » pour les PE) et d'un calendrier échelonné des différents concours censé permettre aux étudiants de tenter des concours menant à différents métiers de l'enseignement - qu'ils y soient ou non préparés -, rend impossible la conception de formations universitaires de haut niveau qui permettent en même temps la réussite des étudiants. Ces formations – en lien fort avec la recherche et alliant les potentiels avérés des UFR et des IUFM - doivent intégrer harmonieusement toutes les dimensions nécessaires articulant les disciplines, leurs contextualisations, et l'apprentissage des savoirs et « gestes » professionnels pour préparer au métier d'enseignant choisi. En effet, comment serait-il possible d'articuler 2 semestres d'un M2 - à la suite d'un M1 « généraliste » (p.11 diapo.)-, intégrant la préparation à une admissibilité au concours PLC (du 1/12 au 20/12), validant « des compétences en langues et en informatique » (p.4 diapo.), intégrant 6 semaines de stages 108h entre les résultats de l'admissibilité (20/01) et l'admission (mai-juin), voire des stages d'observation au début de ce M2 (p.13 diapo.) ? En dehors du bachotage intensif, le temps de formation restant entre l'admissibilité et l'admission dont disposeront les équipes pédagogiques pour assurer leurs enseignements de master serait ainsi considérablement réduit !
Pour le gouvernement, enseigner n'est pas un métier qui s'apprend et la formation des jeunes ne constitue pas une priorité ! Dans ce contexte, le SNESUP réaffirme plus que jamais son exigence de retrait de cette réforme de la formation des enseignants, des concours de recrutement et de ses décrets d'application, pour pouvoir élaborer une tout autre réforme conduisant à une réelle élévation de la qualification de tous les enseignants.
Le SNESUP appelle à faire de la journée de grève et de manifestations du 24 novembre « pour des créations d'emplois et l'amélioration des carrières, pour une autre réforme de la formation des enseignants », un moment fort pour nos revendications.
Voir le document joint (pdf).
Document joint : http://www.fabula.org/actualites/documents/34239.pdf
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Voici 3 communiqués d'Autonome Sup, qui se singularise par son soutien au gouvernement sur la question du calendrier des épreuves, mais apporte d'autres critiques.
- Concours et masters : les inquiétudes ne sont toujours pas levées ! Communiqué d'AutonomeSup, 3 décembre 2009 Les Ministères de l'Education nationale et de la Recherche et de l'Enseignement supérieur devaient rendre publics début décembre les textes fixant les modalités des concours du primaire et du secondaire ainsi que le cadrage des masters. Ces textes n'étant pas publiés, il est peut-être encore temps d'attirer l'attention de nos deux Ministres sur les points qui risquent de susciter de très fortes oppositions.
Deux petits pas ont été faits : la reconnaissance de masters spécifiques pour les professeurs des écoles, les conseillers d'éducation et les PLP bivalents et, semble-t-il, le maintien de l'agrégation en sixième année, après l'obtention du master.
En revanche, nos ministres ne sont pas revenus sur la réduction à deux du nombre des épreuves écrites dans tous les concours autres que l'Agrégation, ce qui serait désastreux dans certaines disciplines. Personne ne pourrait comprendre qu'un projet présenté comme voulant améliorer la formation des enseignants et ajoutant de facto une année supplémentaire de formation aboutisse dans les concours à un affaiblissement du niveau disciplinaire et dans certains cas à la disparition de certaines disciplines ! En outre, l'ambiguïté des épreuves prévues à l'oral n'a pas été levée : quelle est la part du disciplinaire et celle du pédagogique ? Un contrôle des savoirs disciplinaires est aussi nécessaire à l'oral, et même indispensable dans certaines disciplines comme les langues vivantes.
Pour les masters conduisant au CAPES et à l'Agrégation, il se précise que le Ministère, excluant le parcours en Y qu'AutonomeSup propose depuis le début des discussions, voudrait des masters généralistes associant l'initiation à la recherche des actuels masters de recherche, la préparation disciplinaire et la préparation professionnelle aux concours, et des stages passifs puis en responsabilité ! Comment les étudiants pourraient-ils mener de front cette triple formation ? Immanquablement l'une (voire deux) des trois exigences sera (seront) négligées : ou les stages ou la double préparation (disciplinaire et professionnelle) aux concours ou l'initiation à la recherche. Et il est à craindre que, pour des raisons d'efficacité immédiate (ce qui compte, c'est de réussir le concours !), l'initiation à la recherche soit sacrifiée, ce qui dénaturerait les masters universitaires. En outre, comme le titre requis pour s'inscrire à l'Agrégation sera le master sans autre précision, les masters de recherche disparaîtraient presque partout, faute d'un nombre suffisant d'inscrits, dans les disciplines où recherche et enseignement sont liés, c'est-à-dire celles où les certifiés et agrégés constituent un vivier important.
Au total, la formation des maîtres de l'enseignement primaire et secondaire ne serait pas améliorée et le développement de la recherche serait gravement compromis dans certaines disciplines. Cela, AutonomeSup ne l'acceptera pas.
Paris, le 3 décembre 2009
Michel GAY, secrétaire général d'AutonomeSup
Jean-Louis CHARLET, président d'AutonomeSup
- Masters et concours de recrutement : de grosses inquiétudes !
AutonomeSup a pris connaissance des intentions des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur sur la réforme des concours de recrutement des enseignants. Une analyse détaillée des textes a été mise sur notre site www.autonomesup.com
Nous approuvons le maintien des épreuves de concours en seconde année de master, la création de masters pluridisciplinaires et l'adjonction d'un parcours complémentaire orienté vers l'enseignement en première année de master.
En revanche nous demandons d'urgence des clarifications sur des points pour le moins ambigus et inacceptables en l'état.
- Nous demandons le maintien de l'agrégation en sixième année, après un master de recherche, comme cela avait été acquis en juin dernier, et une articulation entre le master et le CAPES qui soit compatible avec l'existence de masters de recherche menacés dans l'organisation proposée.
- Nous demandons aussi que, conformément aux engagements pris, le nombre d'épreuves disciplinaires d'admissibilité puisse être de trois dans certains cas. Les épreuves du concours doivent prendre en compte toutes les matières jugées utiles à la formation et présentes en master.
- Nous demandons encore une troisième épreuve à l'écrit du concours des professeurs des écoles, à côté des épreuves de français et de mathématiques pour permettre une différenciation des recrutements et notamment inciter des titulaires d'une licence de langue vivante à préparer ce concours : si la limitation des épreuves écarte ces étudiants linguistes, comment sera assurée en primaire l'initiation aux langues vivantes, indispensable dans l'Europe et le monde du XXIème siècle ?
D'autres points doivent être clarifiés : la place de la recherche dans les masters conduisant à l'enseignement dans le secondaire, la nature des épreuves orales du CAPES, la nature et la fonction des stages, la formation professionnelle pendant l'année de professeur-stagiaire.
Les Ministères doivent répondre au plus vite aux inquiétudes que suscite le document rendu public le 13 novembre. Certains points doivent être clarifiés immédiatement et le cadrage des concours prévu pour la fin du mois pourrait lever ces craintes… à moins qu'il ne les renforce et provoque des réactions virulentes ! La balle est dans le camp des Ministères qui ont eu tort de ne pas respecter certains des engagements pris en juin et juillet dernier.
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- Annonces ministérielles sur la mastérisation : le Sgen-CFDT dénonce avec colère les responsables d'une régression dramatique. (Communiqué de presse)
Les
deux ministères ont présenté ce vendredi les décisions concernant la
réforme de la formation et du recrutement des enseignants.
Les
décisions des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement
supérieur et de la recherche actent une régression dramatique :
- Le calendrier des concours sera différent pour le 1er et le 2nd
degré, et avec une admissibilité beaucoup trop tardive.
- La professionnalisation de la formation des futurs enseignants est
quasiment absente du projet, ce qui signe de facto la disparition des
IUFM. Les maquettes de concours omettent la dimension pédagogique du métier.Ces
décisions sont la conséquence logique des décrets publiés en juillet
que le Sgen-CFDT avait refusé de voter lors de leur examen en Comité
Technique Paritaire. La
responsabilité du gouvernement et des organisations syndicales qui
n'ont pas combattu les décrets est considérable devant les futures
générations d'élèves et de jeunes enseignants. Comment, en l'absence de
véritable formation professionnelle avant le recrutement, avec une
année de stage réduite à un tiers de temps de service dont on ne sait
pas grand chose, le gouvernement peut-il imaginer faire croire que les
futurs professeurs seront en mesure d'assumer les missions qui sont les
leurs ?La
lecture attentive des conclusions des groupes d'experts atteste que la
logique en oeuvre dès la rédaction de ces textes ne pouvait conduire
qu'à cette catastrophe annoncée. Les groupes d'experts n'ont d'ailleurs
même pas été suivis dans leur volonté de « limiter les dégâts » : par
exemple l'agrégation ne pourra être accessible qu'après l'obtention du
M2 et les épreuves d'admissibilité qu'ils proposaient en novembre pour
le second degré n'auraient lieu qu'en décembre.
Le
Sgen-CFDT va dès aujourd'hui prendre les contacts nécessaires avec
l'ensemble des partenaires qui s'étaient opposés à la parution des
décrets le 20 mai dernier, pour faire en sorte que le ministère
reprenne sa copie depuis le début.
Paris, le 16 novembre 2009
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- Communiqué de la La FNEC FP-FO, 16 novembre 2009:
Mastérisation : rien n'est réglé ! Plus que jamais, abrogation des décrets du 29 juillet 2009 et de la circulaire du 20 août 2009
Les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont présenté aux organisations syndicales, le vendredi 13 novembre, leurs décisions après que les groupes de travail mis en place par le gouvernement ont remis leurs rapports.
Les orientations contenues dans les décrets sont totalement confirmées :
Le concours serait maintenu en deuxième année de master,
Des étudiants en master seraient utilisés en lieu et place des personnels titulaires de l'éducation nationale.
La formation professionnelle serait réduite à un 1/3 temps après le concours ; lui serait substituée une formation « sur le tas » qui ruine la formation disciplinaire au profit de notions aussi vagues que la « maîtrise de la compétence » ou « l'action éthique et responsable comme fonctionnaire d'Etat ».
La FNEC FP-FO a fait part du rejet qui s'exprime dans les écoles, collèges, lycées et IUFM et a remis au directeur de cabinet de M. Chatel les 5000 premières signatures réalisées à son initiative qui exigent :
abrogation des décrets sur la mastérisation, retrait de la circulaire du 28 août 2009 qui envoie 150 000 étudiants en stages « d'apprentissage »,
recrutement à Bac + 3 (Bac + 4 pour l'agrégation),
maintien des concours sous leur forme actuelle avec le maintien de la qualification disciplinaire,
maintien de tous les sites IUFM et de tous leurs postes.
La FNEC FP-FO constate que le projet des ministres n'a reçu l'approbation d'aucune organisation syndicale.
La FNEC FP-FO prend acte du fait que le secrétaire général de la FSU a fait part aux représentants des ministres de son exigence que soit « abandonnée cette réforme et retirés les textes d'application déjà publiés ».
La FNEC FP-FO a rappelé que la réforme de la formation des maîtres présentée par le gouvernement avait dès son annonce rencontré l'opposition des personnels, en particulier exprimée par la grève à l'Université en 2009.
Le directeur de cabinet du ministre et le secrétaire général du ministère de l'éducation nationale ont manifesté leur incompréhension et leur énervement face à ce refus des organisations. Ils ont regretté la disparition du consensus et ont annoncé vouloir reprendre les discussions pour le rétablir.
Rien n'est donc réglé.
La FNEC FP-FO s'adresse à toutes ses sections départementales, à ses syndicats, à leurs militants, à tous leurs syndiqués pour qu'ils amplifient les prises de position dans les établissements et les instances paritaires ainsi que les signatures sur la pétition fédérale.
Partout où cela est possible, doit s'exprimer dans l'unité syndicale, l'exigence d'abrogation des décrets et de la circulaire.
Montreuil, le 16 novembre 2009
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- Communiqué du SNPI-FSU - Les Lilas, le dimanche 22 novembre 2009
Réforme de la formation des enseignants : une véritable menace contre l'avenir de l'École !
Les choix opérés par le ministre de l'Éducation nationale et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en matière de recrutement et de formation des enseignants ont été portés à la connaissance de toutes les organisations syndicales ce vendredi 13 novembre 2009. Ce jour restera dans l'histoire comme celui de la plus grande menace qui aura été faite, jusqu'à aujourd'hui, à l'avenir de l'École en France.
En effet, les choix opérés sont inspirés par deux orientations radicales : faire des économies budgétaires drastiques, supprimer les IUFM et tout ce qui peut s'apparenter à de la pédagogie dans l'enseignement. Les idéologues les plus réactionnaires ont pris le pouvoir dans l'appareil de décision de l'État.
La réforme annoncée est accompagnée d'une rhétorique particulièrement spécieuse qui veut faire passer l'immense régression dont elle est porteuse pour un progrès de la formation et de la reconnaissance des enseignants.
En réalité, tous les professionnels de l'enseignement ont compris que l'on va droit à la destruction de la formation professionnelle des enseignants tout en mettant en danger notre système universitaire.
Les inspecteurs pédagogiques, qui connaissent les enjeux de la formation des enseignants et la difficulté des équilibres de notre système lorsqu'il accueille de nouveaux professeurs, perçoivent l'ébranlement considérable que cette réforme engage et ne manquera pas de provoquer si elle s'appliquait. La réalité de l'École va changer, dans son esprit, dans son organisation, dans sa qualité. Ce changement, fondé sur une baisse générale de la formation didactique et pédagogique, n'améliorera pas ses résultats ni, à l'évidence ceux des élèves en particulier les plus fragiles. Il risque au contraire d'en compromettre sérieusement et durablement l'efficacité. Il est évident que le travail quotidien de tous les inspecteurs sera rapidement confronté aux effets de cette mutation affligeante.
Le SNPI-FSU appelle tous les responsables politiques soucieux de l'avenir de notre système scolaire à prendre la mesure de ce processus délétère. Il appelle tous les inspecteurs à mobiliser leur expertise pour faire comprendre au ministère à quel point le jeu engagé est porteur de dangers majeurs pour notre pays, et tous les militants et sympathisants en accord avec le contenu de ce communiqué à les soutenir. Il s'associera aux démarches et actions qui seront engagées dans le sens d'une formation des enseignants permettant à l'École de tenir ses promesses, celle d'une « École plus juste avec chacun ».
La commission administrative nationale
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- Motion unitaire sur les stages en responsabilité proposée par le SNUIPP, le SE et le SGEN
http://www.snuipp.fr/spip.php?article6745
Le SNUIPP, le SE et le SGEN demandent au conseil des maitres de chaque école d'adopter une motion "pour signifier le refus de cette réforme, et tout particulièrement sur la mise en place des stages en responsabilité pour les PE1 en cette année transitoire".
MOTION du CONSEIL des MAITRES : Stages en responsabilité Le ministère de l'Education nationale propose désormais, dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, des stages en responsabilité aux étudiants inscrits en préparation au concours à l'IUFM ou en première année de master à l'université.
Nous sommes résolument aux côtés des étudiants qui veulent devenir professeur des écoles et qui souhaitent une formation en alternance comprenant des stages préparés, correctement accompagnés et faisant l'objet d'un véritable travail de formation.
Nous dénonçons vigoureusement l'organisation de ces stages en responsabilité qui pourraient mettre les étudiants en difficulté dans le cadre d'une découverte brutale de la classe sans véritable formation professionnelle. Cette organisation va à l'encontre du bon fonctionnement de l'école et de la réussite des élèves.
Nous dénonçons également l'utilisation des étudiants en stage comme moyens d'enseignement pour compenser les insuffisances de postes budgétaires (compensation des décharges de direction d'école, remplacement des maîtres absents, …).
Nous demandons le maintien d'une année de formation professionnelle (stagiaire) organisée par l'IUFM pour les lauréats au concours de façon à garantir une formation professionnelle de qualité aux étudiants qui ne désorganise pas le fonctionnement des écoles.
Lettre d’A. Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 à F. Hollande (7/2/2012)
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)
Dialogue rompu au sein du CA de l'Université de Haute-Alsace (DNA, 19/12/11)