


Martha C. Nussbaum, La Connaissance de l'amour. Essais sur la philosophie et la littérature Paris, Editions du Cerf, coll. "Passages", 2010.
Traduit de l'anglais par Solange Chavel
592 pages - 68 €
ISBN : 978-2-204-09180-0
Présentation de l'éditeur:
Sur certains sujets, la quête de connaissance ne peut se passer de la littérature. Quand il s'agit de réfléchir sur ce qu'est la vie bonne pour un être humain, sur ce que les émotions — et l'amour tout particulièrement — peuvent avoir de déconcertant et d'éclairant, la philosophie ne peut se satisfaire d'un style plat et analytique. Elle doit se mettre à l'école d'une forme littéraire qui cherche à capturer, dans son mouvement même, la surprise, la confusion, l'illumination propre à une vie humaine et à la richesse des sentiments qui y trouvent place.
Dans « La Connaissance de l'amour », Martha Nussbaum entreprend ainsi un
double exercice. Il s'agit d'abord de défendre une thèse de philosophie
morale. Une thèse qui insiste sur la complexité irréductible des
situations, sur l'importance des choses et des êtres particuliers, sur
le fait que la vie humaine bonne n'est ni réductible à un critère unique
du bien, ni exempte de vulnérabilité et de conflits. La « connaissance
de l'amour » consiste à la fois à tenter de comprendre quelle place
occupe l'amour dans une vie humaine accomplie, mais également à être
attentif à l'enseignement propre de l'amour, parce qu'il est sensible à
ce que les choses et les êtres ont d'irréductiblement singulier. Mais il
s'agit, ensuite, de mettre en lumière l'importance du style pour la
connaissance philosophique : au fil de ces essais, qui interrogent
successivement les oeuvres de Platon et d'Aristote, les romans de Henry
James, de Proust ou encore de Beckett, se dessine une philosophie
attentive à la narration, à la pluralité des voix, à la diversité de
leur adresse au lecteur.
L'auteur :
Professeur de philosophie à la Law School de l'université de Chicago, Martha Craven Nussbaum est une figure majeure de la philosophie politique et morale américaine contemporaine et l'auteur d'une oeuvre considérable. Spécialiste de philosophie antique, elle a d'abord interrogé les enseignements concurrents de la philosophie et de la tragédie grecque dans « The Fragility of Goodness ». Son engagement dans la philosophie morale s'est construit dans un dialogue étroit avec la littérature, comme le montrent « La Connaissance de l'amour » ou encore « Cultivating Humanity ». Elle a également étudié avec originalité la place des émotions dans nos vies morales (« Upheavals of Thought »). En philosophie politique, elle a développé avec Amartya Sen l'approche dite des « capabilités », infléchissant l'approche politique libérale par une attention aux possibilités concrètes de vie offertes aux individus (« Frontiers of Justice »).
A. Matei, Jean Echenoz et la distance intérieure
P. Citti, Taine, philosophe du récit
F. Parisot (dir.), Alejo Carpentier à l'aube du XXIème siècle
Chr. Chaulet Achour (dir.), À l'aube des Mille et Une Nuits. Lectures comparatistes
M. Méricam-Bourdet, Voltaire et l’écriture de l’histoire: un enjeu politique
J.-P. Cléro, E. Faye (dir.), Descartes, des principes aux phénomènes
D. Bellos, Le Poisson et le bananier. L'histoire fabuleuse de la traduction
J. Rancière, La Leçon d'Althusser
E. Zola, Mes haines (GF-Flammarion)
E. Zola, Correspondance (GF-Flammarion)
R. Le Menthéour, La Manufacture de maladies. La dissidence hygiénique de J.-J. Rousseau
C. Hammann, Déplaire au public : le cas Rousseau
A. Biancofiore, Pasolini - Devenir d'une création
N. Sabri, La Kahéna - Un mythe à l'image du Maghreb
N. Aubert, Christian Dotremont. La Conquête du monde par l'image
B. Joly, Descartes et la chimie
A. Dominguez Leiva, S Hubier, F. Toudoire-Surlarpierre, Le comparatisme, un univers en 3D?
L. Boltanski, Enigmes et complots - Une enquête à propos d'enquêtes