Fabula, la recherche en littérature (appels)

Les Biennales de la Littérature de jeunesse:" La Littérature de jeunesse: un ou des objet(s) en éducation?  "

Appel à contribution

Information publiée le samedi 14 septembre 2013 par Vincent Ferré (source : Christine Mongenot)

Date limite : 31 janvier 2014

APPEL À COMMUNICATIONS

Les biennales de la Littérature de jeunesse  

Premier colloque international

avec le soutien des unités de recherche EMA et CRTF (Université Cergy-Pontoise)

 

Site universitaire de Gennevilliers

Mercredi 2 et jeudi 3 avril 2014

La littérature de jeunesse : un ou des objet(s) en éducation ?

 

L’émergence d’un champ de recherche pluridisciplinaire autour de la littérature de jeunesse est un phénomène que le colloque organisé en partenariat avec la BnF le 22 juin 2011 a clairement confirmé. Lors de cette rencontre dont il a été rendu compte dans un ouvrage collectif[1], les travaux de recherche consacrés à la littérature de jeunesse se sont révélés foisonnants, les espaces de formation multiples et les manifestations scientifiques ou publications qui lui sont consacrés désormais abondants.

Mais si l’on veut dépasser ce premier constat, déjà bien étayé, comment « lire » et « interpréter » ce développement exponentiel ? La diversité des acteurs autant que celle des discours ou des pratiques sociales, culturelles et scolaires devraient attirer notre attention. Peut-on se contenter d’observer, voire de recenser ces discours hétérogènes, pour l’instant souvent tenus dans des sphères indépendantes les unes des autres et reposant sur des savoirs de référence eux-mêmes très divers ? Notre projet est précisément de prolonger ces premières réflexions.

Alors que la littérature de jeunesse s’affirme comme un objet de réflexions, d’analyses, de recherches au croisement de disciplines différentes (littérature, sociologie, histoire de l’art, histoire, sciences de l’éducation, psychologie, culture médiatique, étude du jeu, etc.), il nous semble important de réfléchir à ce qui fonde les discours des chercheurs dans ces différents champs : comment considèrent-ils les usages, les pratiques, scolaires ou non, liées à cet objet ? Quels enjeux éducatifs assignent-ils à son approche ou à sa transmission ? Comment inscrivent-ils leurs réflexions et leurs analyses dans des traditions elles-mêmes disciplinaires ou non ? Que valorisent-ils, minorent-ils ou occultent-ils et pourquoi ?

Une question centrale est celle de la place et de la définition qu’accordent les recherches de toute nature à la « jeunesse » destinataire de cette littérature, qu’il s’agisse de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune adulte. Qu’entendent donc didacticiens, bibliothécaires, éditeurs, créateurs, sociologues, psychologues ou militants associatifs lorsqu’ils parlent des jeunes lecteurs et des actions artistiques et éducatives élaborées à leur intention ?

Par leur ampleur, ces réflexions nous paraissent donc mériter plus qu’une journée pour confronter des points de vue argumentés, d’autant que les évolutions sont, dans ce domaine, continues. Nous nous proposons donc d’instaurer tous les deux ans des rencontres régulières de chercheurs afin d’analyser comment autour de la littérature de jeunesse le champ de réflexions, de recherche et de formation se construit et se reconfigure continûment, contribuant à redéfinir l’objet « littérature de jeunesse » lui-même.

       Dans le cadre de la première biennale intitulée « La littérature de jeunesse : un ou des objet(s) en éducation ? », il sera fait appel à des contributions autour des axes suivants :

                              - Axe 1 : La littérature de jeunesse comme objet d'éducation

La problématique pourra être abordée dans une perspective tant diachronique que synchronique et être alimentée par une confrontation des points de vue. On se demandera par exemple si cette spécificité est inscrite dans l'acte de naissance de la littérature de jeunesse, si elle a perduré et à quelles conditions.

Il conviendra également de s'interroger sur la polysémie du mot « éducation » en relation avec cette diversité de points de vue : quelles significations attribuer au mot « éducation » dans ce contexte, en particulier dans les discours qui accompagnent la valorisation de l’objet « littérature de jeunesse » dans les différents champs culturels ou sociaux où il est créé, diffusé, transmis ?

On investiguera donc les valeurs, les prises de position idéologiques qui sous-tendent, explicitement ou non, les discours tenus.

 

- Axe 2 : Littérature de jeunesse et finalité éducative : circulation entre formes et effets visés

       En prenant en compte la diversité des supports de lecture liée à la nature particulière du lectorat, on pourra s’interroger sur la nature de l'effet « éducatif » produit sur le lecteur ou du moins recherché sur celui-ci. De nombreuses questions sont à explorer, tant du côté des créateurs que des prescripteurs ou des médiateurs. À titre d’exemples :

       Le livre peut-il avoir une vertu éducative, voire thérapeutique sur le jeune lecteur ? Laquelle ? À quelles conditions ?

       Le livre peut-il paraître comme magique aux yeux du jeune lecteur, favoriser la seule construction de l’imaginaire ? Cet effet est-il lié à la forme du livre, à sa matérialité ou à son absence de matérialité ?

       À quels usages est destiné, en contexte francophone, un livre pour jeune public en langue étrangère : à apprendre une langue ? à découvrir une autre culture ?

       De manière transversale, quels que soient les genres considérés en littérature de jeunesse, on se demandera dans quelle mesure, la prise en compte de telles finalités et de tels usages, plus ou moins larges, peut conduire à des phénomènes d'autocensure de la part des créateurs comme des médiateurs.

 

- Axe 3 : Les représentations du jeune lectorat : diversité des segmentations et des enjeux éducatifs

       La définition du lectorat en fonction de tranches d'âge, répondant à des infléchissements éducatifs, se fait-elle de la même manière selon les différents secteurs professionnels et les différentes aires culturelles ? Ainsi les expressions « niveau de lecture », « tranche d’âge », ou « segment de lectorat» respectivement utilisées par les médiateurs, les éditeurs, les créateurs ou les bibliothécaires rendent-elles compte d’une même réalité ?

       Dans quelle mesure ces découpages ont-ils une influence sur la conception du livre en tant qu'objet ou sur son écriture ? Comment sont-ils corrélés avec des choix thématiques mais aussi esthétiques ou plastiques différents ? Comment s’articulent-ils avec la question des genres littéraires auquel appartient l'œuvre ?

Les propositions de communication comporteront les rubriques suivantes :

Nom(s) et bio-bibliographie(s) de l'auteur-e ou des auteur-e-s (3-4 lignes, 3-4 titres récents). Institution(s) de rattachement de l'auteur-e ou des auteur-e-s. Adresse courriel de l’auteur-e ou des auteur-e-s. Titre de la communication proposée. Résumé de 3000 signes environ (hors bibliographie). Bibliographie (4-5 titres)

Calendrier :

  • Retour des propositions avant le 06/01/2014 à l’adresse suivante :

biennales-litterature-jeunesse@ml.u-cergy

  • Notification d’acceptation aux communicants avant le 31/01/2014.
  • Inscriptions à partir du 13/01/2014 sur le site du colloque.



Comité scientifique :

Sylviane Ahr

Cécile Boulaire

Pierre Bruno

Max Butlen

Nelly Chabrol-Gagne

Virginie Douglas

Patrick Joole

Mathieu Letourneux

Francis Marcoin

Jean-François Massol

Christine Mongenot

Jean Perrot

Christiane Pintado

Nathalie Prince

Annie Renonciat

Jacques Vidal-Naquet

    

Comité d’organisation :

Sylviane Ahr

Françoise Gandois

Patrick Joole

Christine Mongenot

Anne-Marie Petitjean

Christine Plu

Dominique Trumel

Francine Voltz

Hélène Weis
 


Responsable : Sylviane Ahr, Patrick Joole, Christine Mongenot



Dernières annonces d'appels à contribution :

Journées de pausologie. Le point sur la pause

Kateb Yacine : Interactions culturelles, textuelles et artistiques

La Renaissance à Rouen : l’essor artistique et culturel dans la Normandie des décennies 1480-1530

Thomas Ostermeier. La réinvention de la mise en scène à la Schaubühne

L’esthétique de la résistance et de la relation dans les littératures africaine et antillaise

La violence dans le discours

Notion ou concept de passage : quelle pertinence en sciences du langage ?

La philosophie des Lumières aujourd’hui. Bilan et perspectives

Ut pictura poesis :  dialogues entre les arts à l’époque moderne (XVe-XVIIIe s.)    

Roman mystique, mystiques romanesques aux xxe et xxie s.

Études balkaniques, 2014: "interfaces culturelles Orient – Occident"

Identidades inestables. Avatares y evoluciones de la subjetividad en las narrativas ibéricas actuales  

Le cinéma de Jim Jarmusch

Le théâtre In-Yer-Face aujourd’hui : bilans et perspectives

Krypton, 4: "L'argent"

Figures et figurations de l'érotisme dans la poésie contemporaine (projet d'ouvrage collectif)

Between-Journal.it (2014): Technology, Imagination, Narrative Forms

La France en guerre (revue Lublin Studies in Modern Languages and Literatures)    

Les territoires du cinéma - cinéma et numérique

Le corps des émotions. À propos de la performativité des émotions dans l’histoire

De l’écrit à la scène

Autour des formes implicites: (1) argumentation et rhétorique, (2) pathologie, acquisition et didactique, (3) traductologie et linguistique contrastive 

Performing Grief - International Conference

Aux sources de la tradition narrative arabe. Les frontières du littéraire et le rôle des genres religieux, biographiques et historiographiques (VIIe-Xe siècles ap. J-C)

Capture d'écran

Fil d'informations RSS Fil d'information RSS   Fabula sur Facebook Fabula sur Facebook   Fabula sur Twitter Fabula sur Twitter