


Pascale Roger, La cruauté et le théâtre de Strindberg. Du "meurtre psychique" aux maladies de l'âme, L'Harmattan, coll. Univers théâtral, 2004, 278 p.
ISBN : 2-7475-6406-1
Prix Editeur : 24.00 euros
Résumé
Mettre en rapport la cruauté et le théâtre de Strindberg, c'est tenter d'articuler le discours des sciences humaines sur la question du mal, de l'inhumanité et de la souffrance avec une oeuvre dramatique qui revendique une expression lucide et rigoureuse de l'existence. La rencontre est d'autant plus féconde que l'auteur lui-même n'a eu de cesse de questionner l'inhumain hors du champ de la dramaturgie en s'intéressant à la philosophie, à la psychologie, à la spiritualité, à l'ésotérisme, ainsi qu'à sa propre histoire au travers d'une importante autobiographie. Tout en interrogeant les liens qui rapprochent Strindberg de ces trois experts de la cruauté que sont Nietzsche, Freud et Artaud, l'étude se propose d'éclaircir les notions de " meurtre psychique " et de " maladie de l'âme ". En évoluant de la sphère de l'intersubjectivité vers celles de l'intrapsychique et de la métaphysique, tour à tour meurtre, souillure, culpabilité et volonté de puissance, la cruauté travaille en profondeur autant l'écriture de Strindberg que sa propre vie. Ainsi, afin de rendre compte des différentes dimensions de ce thème, il créé une forme théâtrale fondée à la fois sur la subjectivité et sur un entrelacement du naturalisme et du symbolisme qu'il nomme supranaturalisme. De Père et Créanciers au Songe et à La Sonate des Spectres, la cruauté met en crise le drame en instaurant une dramaturgie complexe, novatrice et protéiforme qui entre en correspondance avec certaines des questions les plus brûlantes d'hier et d'aujourd'hui : la mort de Dieu ainsi que celle de l'homme et de la raison ; soi et l'autre, l'échec de la relation intersubjective ; la perversion morale et la fragilité du moi ; les exigences des pulsions dans leur rapport à l'interdit mais aussi face à l'absolu narcissique du désir ; la culpabilité et la violence de la dette ; l'angoisse et la mort ; l'art et la vie.
Biographie
Pascale Roger est comédienne et doctorante en Etudes Théâtrales à l'Université Paris III (Sorbonne-Nouvelle), formée à l'école du Théâtre du Rond-Point, dirigée par Marcel Maréchal.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
M. Crouzet, M. Myself ou La Vie de Stendhal (nouvelle version)
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma