


Europe n°960, avril 2009
Léon
Chestov
Né à Kiev en 1866, mort à Paris en 1938, Léon Chestov s'inscrit dans une tradition qui trouve en Pascal et Nietzsche deux de ses points culminants. Cette tradition n'a jamais été dominante dans la philosophie occidentale et Chestov est par excellence un de ces nomade de la pensée que les manuels académiques préféreront toujours ignorer. « Celui qui étudie vraiment la vie n'a pas le droit de mener une existence sédentaire et de croire à la vertu de certaines méthodes définies », disait-il. Auteur d'une oeuvre inclassable qui nous fait découvrir le dehors de toute pensée systématique, Chestov a été l'un des premiers commentateurs de la phénoménologie de Husserl en France et s'est trouvé au centre des débats concernant la philosophie existentielle par rapport à Kierkegaard et Heidegger. À la place des évidences d'une philosophie conçue en tant que science rigoureuse, il propose les paradoxes d'une « philosophie de la tragédie ». Son interprétation philosophique des oeuvres littéraires a été plus tard développée par son disciple Benjamin Fondane. De Georges Bataille à Emmanuel Levinas, d'Yves Bonnefoy à Gilles Deleuze, plusieurs écrivains et philosophes contemporains ont également été marqués par cet esprit indomptable qui voulut ouvrir « toutes les portes au large » et s'avancer au-delà des limites habituelles sans l'appui d'aucune idole rassurante.
ÉTUDES ET TEXTES DE
Ramona Fotiade, Alexis Philonenko, Michel Surya, Héléna
Raichman,
Isabelle de Montmollin, Jacques Message, Nicolas Monseu, Gwenaëlle
Aubry, Michel Carassou, Benjamin Fondane, Rachel Bespaloff, Olivier
Salazar-Ferrer, Toby Garfitt, Edmond Lambert, Léon Chestov.
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DOSSIER JEAN-LUC NANCY
Ginette Michaud, Jean-Luc Nancy, Rodolphe Burger, Philippe Beck, Boyan Manchev, Susanna Lindberg, Alfonso Cariolato, Juan Manuel Garrido, Federico Ferrari, Jean-Christophe Bailly.
Sommaire:
LÉON CHESTOV
Ramona FOTIADE : Léon Chestov et la pensée du dehors [reproduit au bas de cette page]
Benjamin FONDANE : Léon Chestov.
Alexis PHILONENKO : Pour un portrait de Chestov.
Michel SURYA : Chestov et Nietzsche
Hélèna RAICHMAN : L'esprit du paradoxe.
Isabelle de MONTMOLLIN : Chestov et son double.
Jacques MESSAGE : L'absolu, l'absurde, l'absence.
Isabelle de MONTMOLLIN : Notes sur la voie de l'amour.
Nicolas MONSEU : Phénoménologie et affectivité.
Gwenaëlle AUBRY : L'audace du soudain
Léon CHESTOV : Les extases de Plotin
Léon CHESTOV : L'héritage fatal.
Michel CARASSOU : Benjamin Fondane, le disciple inespéré.
Benjamin FONDANE : Rencontres avec Léon Chestov.
Olivier SALAZAR-FERRER : « La vérité que nous sommes…
».
Ramona FOTIADE : Faut-il imaginer Sisyphe heureux ?
Léon CHESTOV : Lettres à Boris de Schloezer.
Toby GARFITT : En dehors du jugement des yeux
Edmond LAMBERT : Lettres à Louis Guilloux.
Rachel BESPALOFF : Deux lettres.
Ramona FOTIADE : Repères chronologiques.
JEAN-LUC NANCY
Ginette MICHAUD : Ouverture.
Jean-Luc NANCY : Le désir des formes.
Jean-Luc NANCY : Saisons du monde.
Rodolphe BURGER : La voix de Jean-Luc.
Philippe BECK : Espace.
Ginette MICHAUD : Ek-phraseis de Nancy.
Boyan MANCHEV : La métamorphose du monde.
Susanna LINDBERG : L'inquiétant Hegel de Nancy.
Alfonso CARIOLATO : Création, poésie.
Juan-Manuel GARRIDO : Le corps insacrifiable.
Federico FERRARI : Une distinction aristocratique.
Jean-Christophe BAILLY : La venue, Jean-Luc Nancy.
IVO ANDRIC
Milivoj SREBRO : Un pont entre les mondes.
Ivo ANDRIC : Les ponts.
CAHIERS DE CREATION
Eva STRITTMATTER : Poèmes caucasiens.
Jolanda INSANA : Touches de vernis.
René CORONA : La vie traversière.
Jean-Paul LEROUGE : Crévation.
CHRONIQUES
La machine à écrire
Pierre GAMARRA : Ce que nous sommes.
Les 4 vents de la poésie
Charles DOBZYNSKI : Avant que le monde s'effondre. (Ça,
de Franck Venaille).
Le théâtre
Karim HAOUADEG : Résister.
Le cinéma
Raphaël BASSAN : Cartographies de la déshumanisation.
La musique
Béatrice DIDIER : Philippe Boesmans, Peter Eötvös.
Les arts
Jean-Baptiste PARA : Le livre yiddish au temps de l'avant-garde.
NOTES DE LECTURE
Poésie
Nicolas PESQUÈS : La face nord de Juliau, VI, par Angèle
Paoli.
Patrick WATEAU : Incende noir nominal, par Richard Blin.
François MONTMANEIX : L'abîme horizontal, par Michel
Ménaché.
Pierre DROGI : Tablatures, par François Boddaert.
Bluma FINKELSTEIN : Mare Nostrum et Au commencement, par Michel Ménaché.
Thierry RENARD : Va, respire d'autres lumières, par Michel
Ménaché.
Gilbert BOURSON : Congrès, par Brigitte Donat.
Romans, Nouvelles, Récits, Théâtre
Jean GUEHENNO : La Jeunesse morte, par Pierre Favre.
Michel ARBATZ : Le Maître de l'oubli, par Marie-Claire Dumas.
Philippe SOLLERS : Les Voyageurs du temps, par Aliocha Wald Lasowski.
Tatiana ARFEL : L'Attente du soir, par Pascale Arguedas.
Jacques CHESSEX : Un juif pour l'exemple, par Alain Feutry.
Christian DOUMET : Feu à volonté, par Aliocha Wald Lasowski
David TOSCANA: El último lector, par Max Alhau.
Luciano MARROCU : Fáulas, par Bertrand Tassou.
Frédéric Jacques TEMPLE : Beaucoup de jours, par Bernard
Fournier.
Noëlle RENAUDE : Une belle journée, par Marion Boudier.
Essais
Martial POIRSON, Yves CITTON, Christian BIET (dir.) : Les Frontières
littéraires de l'économie (XVIIe- XIXe siècles),
par Sophie Audidière.
Valérie MICHELET JACQUOD : Le Roman symboliste : un art de l'«
extrême conscience », par Alain Goulet.
Dominique FERNANDEZ : Ramon, par Pierre Favre.
Jean-Luc LANNOY : Langage, perception, mouvement. Félix DUPORTAIL
: Les institutions du monde de la vie, par Francis Wybrands.
Pour saluer Maurice CHAPPAZ, par Jérôme Meizoz.
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Extrait:
Léon
chestov
Et la pensée du dehors
Bien avant Foucault, Deleuze et Derrida, il y eut, au début du
siècle à peine révolu, qui allait si singulièrement
faire basculer nos repères et nos certitudes, un de ces «
partisans », « francs-tireurs » ou « aventuriers
de la pensée1» que les manuels
de philosophie préféreront toujours ignorer. « Ah
Chestov et les questions qu'il sait poser, la mauvaise volonté
qu'il sait montrer, l'impuissance à penser qu'il
met dans la pensée 2 » s'exclamait
Gilles Deleuze dans Différence et répétition, en
rappelant les principes subversifs de toute une lignée de pourfendeurs
de la raison classique dans la période de l'après-guerre,
parmi lesquels on n'hésiterait pas aujourd'hui à
ajouter les noms de Foucault et de Derrida. Mais si la notion de «
nomadisme » rendue célèbre par Deleuze, ou bien
la « déconstruction » rattachée à l'oeuvre
de Derrida, ou encore le concept de « généalogie
» chez Foucault semblent si aptes à traduire l'approche
insolite de Chestov par rapport à l'histoire de la philosophie
classique, pourquoi a-t-on tant de mal de nos jours à trouver
la moindre référence au précurseur non pas seulement
de l'« absurde » mais aussi du postmodernisme dans
la pensée française ? La réponse, selon l'un
des rares commentateurs attentifs aux « marges » de la philosophie
institutionnelle, ne tient qu'à « la peur, la pusillanimité
3 », car la « sauvagerie »
des propos de Léon Chestov (1866-1938) continue à semer
la panique soixante-dix ans après sa disparition. Il y a d'ailleurs
un trait d'union qui relie la démarche controversée
de ces « penseurs du dehors » au XXe siècle : tous,
sans exception, entretiennent un dialogue privilégié avec
Nietzsche et revendiquent l'appartenance à une rupture
inaugurale avec la tradition de la métaphysique. Cependant, Chestov
fait plus peur que n'importe quel autre héritier du «
gai savoir » annonçant la mort de Dieu et le crépuscule
des vérités absolues. Il ne s'agit plus de constater
l'écroulement du fondement ontologique du monde et le renversement
de toutes nos valeurs, il faut encore essayer de s'avancer au-delà
des limites habituelles sans l'appui des idoles rassurantes de
la morale, des sciences et de la raison. Dans ces régions extrêmes
de la pensée, l'homme ne pénètre qu'à
son insu, poussé par on ne sait quel malheur, à la suite
d'un « faux pas » tragique, d'une faille dans
l'ordre apparemment immuable des choses qui se produit de façon
inattendue, comme tout ce qui, selon Chestov, nous ramène au
mystérieux « soudain » de Plotin et à ses
« extases » en dehors de la raison et des lois de la connaissance
rationnelle.
Pendant plus de dix ans, de 1921 à 1934, cette pensée
du dehors séduit et fait des adeptes parmi des intellectuels
et des écrivains français de tous bords. André
Gide est enthousiasmé, le jeune Georges Bataille se met à
traduire L'Idée de bien chez Tolstoï et Nietzsche,
André Malraux lui dédicace sans réserve La Voix
royale, Gabriel Marcel écrit Le Monde cassé sous l'influence
de la pensée de Chestov. Sa réputation de polémiste
redoutable, maniant à souhait le paradoxe et l'argumentation
logique, le suit depuis la Russie qu'il a quittée en 1920.
Dès 1923, grâce aux excellentes traductions de Boris de
Schloezer (son ami de Kiev, exilé à Paris), ses écrits
sur Dostoïevski, Tolstoï et Nietzsche sont publiés
chez Plon, chez Grasset, aux Éditions de la Pléiade. Le
Mercure de France et la NRF contribuent largement à établir
sa réputation avec la publication d'une première
étude sur le bolchevisme russe, non moins controversée
que l'analyse de l'irrationalisme dostoïevskien 4.
Chestov fréquente régulièrement le salon de Jules
de Gaultier ; les revues de philosophie lui ouvrent leurs pages ; ses
articles critiques sur la phénoménologie de Husserl attirent
l'attention du public spécialisé et provoquent des
débats qui devancent de quelques années les interprétations
plus connues de Georges Gurvitch et d'Emmanuel Levinas. Enfin,
la rencontre avec Benjamin Fondane (1898-1944), chez Jules de Gaultier,
marque le début d'une amitié et d'une alliance
philosophique indéfectibles. Jeune écrivain roumain d'origine
juive, Fondane rejoint les cercles d'avant-garde de Paris en 1924
et se sent prêt à s'engager jusqu'au bout sur
les chemins de la pensée sauvage ouverts par Chestov, qu'il
n'hésite pas à qualifier de philosophe méconnu
du « mouvement moderne » dans l'article qu'il
lui consacre dans Europe en janvier 1929.
Les échanges entre Chestov et les plus célèbres
philosophes français et allemands de l'époque se
multiplient : il fait la connaissance de Husserl et de Heidegger dès
1928, il est en relation avec Henri Bergson, Étienne Gilson,
Gabriel Marcel et Lucien Lévy-Bruhl ; il entretient une correspondance
suivie avec Martin Buber qu'il invitera à Paris en 1934.
C'est à partir de cette année, lors de la montée
du nazisme en Europe, que le silence commence à remplacer la
clameur des débats. L'opinion publique, trop préoccupée
par les engagements politiques immédiats, se détourne
des combats philosophiques pour la liberté de pensée que
mène Chestov. Son livre sur Kierkegaard a du mal à trouver
un éditeur. Il sera finalement publié en 1936 chez J.
Vrin, grâce aux efforts de Boris de Schloezer et aux subventions
envoyées par une association d'amis de l'auteur.
Le compte rendu, d'ailleurs très élogieux qu'en
donna Levinas dans la Revue des études juives, passa inaperçu.
La disparition de l'auteur du Pouvoir des clefs et de la Philosophie
de la tragédie en 1938, peu de temps après la mort de
Husserl, suscita à peine plus de commentaires. Par contre, l'attaque
virulente d'Albert Camus contre la pensée existentielle
dans Le Mythe de Sisyphe (1942), un livre revendiquant pourtant son
affiliation à l'absurde, restera longtemps dans les esprits.
La justesse de la réponse que Fondane eut le temps de rédiger
avant son arrestation et sa déportation en camp de concentration
en 1944 se voit inévitablement submergée au moment de
la Libération par la vague triomphale de l'existentialisme
athée de Sartre et de Camus. Pourtant il ne faut pas se méprendre
sur l'importance de cette dernière confrontation philosophique
avant que la pensée existentielle de Chestov et de Fondane ne
sombre dans l'oubli des années d'après-guerre.
Il suffirait par exemple de relire l'éloquente mise en
garde que Maurice Blanchot lançait dès 1943 à travers
un compte rendu du Mythe de Sisyphe, repris dans Faux pas : «
Si le livre de Camus mérite de n'être pas jugé
comme un livre ordinaire, il faut aussi regarder pourquoi à certains
moments sa lecture nous pèse et nous gêne. C'est
que lui-même n'est pas fidèle à sa règle,
c'est qu'à la longue il fait de l'absurde non
pas ce qui dérange et brise tout, mais ce qui est susceptible
d'arrangement et ce qui même arrange tout. Dans son ouvrage,
l'absurde devient un dénouement, il est une solution, une
sorte de salut.5 » Blanchot y reviendra, presque vingt ans après,
dans « Le détour vers la simplicité », article
écrit à la mort de Camus en 1960. Il rappelle en l'occurrence,
à propos de l'« admirable monotonie » dont
l'auteur du Mythe de Sisyphe avait affublé Chestov, que
la répétition n'est autre que « la dimension
de ce monde qui se révèle au retournement. Ce n'est
pas un autre monde, c'est le même devenu étranger
à tout arrangement et comme le dehors de tout monde 6 ».
Cette philosophie du dehors et des marges de la pensée classique
continuera à attirer les poètes et les penseurs (de Czeslaw
Milosz à Yves Bonnefoy, de Cioran à Deleuze) tout au long
des années soixante et pendant les décennies qui suivirent,
jusqu'au début des années quatre-vingt-dix, en dépit
d'un oubli quasi-unanime de la part des revues spécialisées
et des critiques. En 1967, Eugène Ionesco saluait la réimpression
de La Philosophie de la tragédie en déclarant que «
Chestov nous ramène à l'essentiel ». En 1989,
Cioran avouait dans une lettre restée inédite : «
Léon Chestov m'a rendu un service considérable :
il m'a délivré de l'idolâtrie de la
“philosophie”. Je devrais ajouter : de toutes les idolâtries.7
»
Dans ce cahier d'Europe, nous avons essayé de restituer
l'étrangeté de ce discours « nomade »
aussi bien à travers les débats que le penseur existentiel
a su entretenir avec ses contemporains, qu'en retrouvant ses insolites
tête-à-tête avec des auteurs très éloignés
dans le temps 8. La philosophie conçue comme « pérégrination
à travers les âmes » mène, dans les écrits
de Chestov, à des dialogues passionnants avec Socrate et Platon,
avec Plotin, avec Dostoïevski et Nietzsche, sans oublier Pascal,
Descartes, Spinoza et Kierkegaard. Sous sa plume, tout autant que sous
l'effet de sa voix que Fondane s'ingénia à
faire entendre dans les pages des Rencontres avec Léon Chestov,
le musée de cire de la philosophie s'anime à nouveau
et nous permet de découvrir non pas d'arides échanges
intellectuels mais de vrais combats entre des « hommes vivants,
âpres, terribles, sans merci ». Cette dramatisation de l'histoire
de la philosophie nous confronte à des personnages conceptuels
qui atteignent l'intensité d'une réelle présence,
et nous renvoie du même coup au caractère immédiat
et personnel des grandes questions existentielles que chacun devra découvrir
par lui-même, en parcourant les oeuvres et en suivant le chemin
de cet explorateur de l'envers du monde rationnel, parti à
la recherche non pas d'un éternel retour mais d'un
« Dehors du temps 9 ».
Ramona FOTIADE
1. Boris
de Schloezer, « Un penseur russe : Léon Chestov »,
in Mercure de France, 1-X-1922, p. 82-115.
2. Gilles Deleuze, Différence et répétition,
Paris, PUF, 1994, p. 171.
3. Cf. infra le texte de Michel
Surya, « Chestov et Nietzsche ».
4. Léon Chestov,
« Qu'est-ce que le bolchevisme ? », Mercure de France
n° 533, 1 septembre 1920, p. 257-290 ; « Dostoïevsky
et la lutte contre les évidences », La Nouvelle Revue française
n° 101, février 1922, p. 134-158.
5. Maurice Blanchot,
« Le Mythe de Sisyphe », in Faux pas, Paris, Gallimard,
1943, p. 70.
6. Maurice Blanchot,
« Le détour vers la simplicité », in L'Amitié,
Paris, Gallimard, 1971, p. 217.
7. Émile Cioran,
lettre inédite à Alice Laurent (petite-fille de Sophia
Balachovskaïa, soeur de Chestov), Paris, le 2 avril 1989.
8. Nous tenons à
remercier tous ceux qui ont contribué par leur travail et leur
bienveillance à ce dossier consacré à l'oeuvre
et à la vie de Léon Chestov. Nous sommes tout particulièrement
reconnaissants à l'ayant droit de Chestov, Mme Catherine
Scob (petite-fille du philosophe) qui nous a autorisés à
reproduire des textes inédits et des documents iconographiques,
à son arrière-petite-nièce, Mme Anne Laurent, à
l'ayant droit de Benjamin Fondane, M. Michel Carassou, qui nous
a permis de reproduire des extraits des Rencontres avec Léon
Chestov, à Noemi Levinson, fille de Rachel Bespaloff, qui nous
a confié deux lettres inédites de l'auteur de Cheminements
et carrefours, ainsi qu'à la directrice du Service des
manuscrits de la Bibliothèque de la Sorbonne, Mme Jacqueline
Artier, qui nous a communiqué plusieurs fichiers du Fonds d'archives
Léon Chestov.
9. Maurice Blanchot, Le
Pas au-delà, Paris, Gallimard, 1973, p. 34.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté