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B. Pascal, "Il faut parier". Pensées sur le pari, le jeu et le divertissement

Parution livre (édition)

Parution : 2 septembre 2009.

Information publiée le samedi 12 septembre 2009 par Alexandre Gefen (source : Yannis Constantinidès)



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Blaise Pascal, "Il faut parier". Pensées sur le pari, le jeu et le divertissement

Mille et une nuits,  "La Petite Collection", 2009, 120 p.
 ISBN / EAN : 9782755501346 3,00 € Présentation de l'éditeur :

Parier sur l'existence de Dieu ? La proposition associée au nom de Blaise Pascal (1623-1662) demeure provocatrice par-delà les siècles. Car le « pari » résume une conception tragique de l'homme : misère, finitude et incertitude aux prises avec le hasard et l'infini.

Pascal le philosophe dévoile une issue possible à l'existence humaine, que vient étayer la théorie des probabilités démontrée par Pascal le mathématicien : « Il faut parier. » L'homme « doit travailler pour l'incertain ». Il doit prendre parti pour cette seule option qui vaille, rationnelle et logique : tout miser sans hésiter dans l'espoir de gagner la vie éternelle.

Yannis Constantinidès a rassemblé pour la première fois de la sorte les fragments des Pensées qui ont trait au pari, au jeu et au divertissement.

Sommaire :

La nature corrompue de l'homme

Le règne sans partage de l'imagination

Jouer et se divertir de la vérité

Sagesse inconsciente du divertissement

L'oubli de l'essentiel

De la nécessité de parier

Un pari fou ? (Postface de YC)

Faites vos jeux !

S'adressant aux esprits joueurs, Pascal s'efforce dans les Pensées de les convaincre de parier résolument sur l'infini plutôt que de vivre sans fin dans le divertissement. On n'a pas d'autre choix que de parier sur ce qui suit la vie : « il faut parier ; cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué. » Faire tout pour esquiver cette nécessité du pari revient en réalité à opter tacitement pour cette vie-ci, pourtant éphémère.

Si Pascal dramatise tant ce choix existentiel à faire, c'est pour faire reconnaître de force aux libertins, qui préfèrent spontanément la chasse à la prise, l'enjeu essentiel du jeu de dupes de la vie, à savoir le salut. Il est positivement outré par la nonchalance coupable de ceux qui passent leur temps à se fuir eux-mêmes et à se dérober à l'obligation de choisir. Ce sont au fond de petits joueurs qui craignent de miser le tout pour le tout.

Pascal ne cache pas en effet que l'issue du pari est par définition incertaine. Il faut accomplir ici un salto mortale : on doit renoncer sans hésitation aux attraits trompeurs de ce monde en s'aidant de la pensée que ce que l'on perd n'est rien par rapport à ce que l'on pourrait gagner. Mais il n'est pas certain que Pascal ait été bien avisé de railler le « vivre à propos » de Montaigne, qui se satisfait volontiers pour sa part d'une existence finie, sans autre horizon que la mort. Ne tombe-t-il pas lui-même sous le coup de sa critique du divertissement en invitant ainsi à rejeter le présent au nom d'une immortalité hypothétique ? L'espérance chrétienne du salut conduit à l'oubli délibéré de cette vie au profit de la vie éternelle, la récompense promise au parieur raisonnable plus qu'audacieux. En mettant aussi franchement en jeu la foi, Pascal ne s'exposait-il pas inévitablement à perdre son pari ?

YC


Url de référence :
http://www.1001nuits.com/livre/1001-nuits-342064-Il-faut-parier-Blaise-Pascal-hachette.html



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