


Benedict ANDERSON, Les Bannières de la révolte. Anarchisme, littérature et imaginaire anticolonial. La naissance d'une autre mondialisation
(Essai sur la circulation mondiale des idées, traduit de l'anglais par Émilie L'HÔTE)
Paris, La Découverte, collection "Textes à l'appui", série Lab. Sciences Sociales, janvier 2009, 264 p.
Présentation de l'éditeur :
« Dans les années 1890, le plus grand contingent armé jamais dépêché par l'Espagne dut traverser l'Atlantique pour tenter d'écraser l'insurrection cubaine lancée par José MartÃ. Aux Philippines, l'Espagne s'opposa à un soulèvement nationaliste sans pouvoir en venir à bout. En Afrique du Sud, les Boers ébranlèrent le vieil Empire britannique comme jamais auparavant. » À la fin du XIXe siècle, une fièvre anti-impérialiste nourrit le rêve d'indépendance des peuples colonisés. Comment ce rêve leur est-il venu dès la fin du XIXe siècle ? Comment se sont structurés leur imaginaire national et leur discours anticolonial ? Pour répondre à ces questions, l'historien britannique Benedict Anderson nous entraîne sur les traces d'un des pères de l'indépendance des Philippines, le grand écrivain José Rizal. Il invite le lecteur à un voyage littéraire et politique et à suivre Rizal de Manille à Madrid, en passant par Hong Kong, Rio, Yokohama, Vienne, Macao, Barcelone, Paris, Cadix, Singapour, etc. Il enquête sur ses influences politiques et littéraires, du soulèvement armé à Cuba aux manifestations anti-impérialistes en Chine et au Japon en passant par les milieux anarchistes espagnols, les cercles littéraires parisiens et le monde universitaire allemand. Il montre notamment à quel point l'anarchisme européen eut une influence déterminante – plus que le marxisme – sur la formation intellectuelle des militants anticolonialistes de l'époque.
Benedict Anderson décrit ainsi un monde
en pleine ébullition, où les idées circulent, du Nord au Sud et du Sud
au Nord, au gré de rencontres, de lectures et de combats politiques
partagés. Les Bannières de la révolte se lit ainsi tout à la fois comme
une biographie, une enquête littéraire et une histoire de la
circulation mondiale des idées à la fin du XIXe siècle. Mais elle est
avant tout une oeuvre puissamment originale et atypique, un grand récit
de la première mondialisation.
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison Â
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage