


Vient de paraître:
Anthologie de la poésie romantique brésilienne, édition bilingue. Poèmes choisis par I. Patriota, P. Carneiro, présentés par D. Lameson et préfacée par A. Bueno. Traduits du brésilien par A. Alvarez de Azevedo Macedo, D. Lamaison et C. Tricoire, Paris, Éditions Carvalho - Éditions Unesco, 2002. 251 p. 27,45 Euros.
Note de lecture (Fabula): Première du genre, cette anthologie bilingue réunit des textes de huit représentants du romantisme brésilien, accompagnés de textes de présentation ordonnés dans leur ensemble à l'interrogation suivante, qui fait sens aussi bien pour un lecteur français que pour un lecteur brésilien: "pourquoi le Brésil a-t-il choisi la poésie romantique pour inaugurer sa littérature propre"?
Prière d'insérer:
Dans la décennie consécutive à l'Indépendance obtenue en 1822, arriva au Brésil la révolution des sensibilités qui déjà soufflait sur l'Europe depuis le début du siècle. Le romantisme brésilien apparaît avec la publication, à Paris, en 1836 des Soupirs poétiques et saudadesde Gonçalves de Magalhàes.
Mais c'est avec Gonçalves Dias que naît véritablement la grande poésie brésilienne, notamment avec la publication en 1848 de Chanson de l'exil dont la notoriété l'élève au rang de symbole national.
Cet ouvrage présente des poètes comme Álvares de Azevedo qui, sous l'influence de Byron et de Musset, introduit le spleen en l'exacerbant d'une manière effrayante, comme dans le célèbre Noite da taberna. Casimiro de Abreu donne une poésie populaire dont la musicalité et le dépouillement font de lui un des poètes chers au coeur des Brésiliens. Fagundes Varela, auteur du Cantique du calvaire, élégie considérée comme la plus grande de toute la langue portugaise, offre tous les registres du romantisme avec en plus celui du poète engagé contre l'esclavage.
À travers cette anthologie, les poètes les plus célèbres du romantisme brésilien permettent de découvrir et d'approcher l'âme de ce peuple dont la sensibilité particulière a trouvé dans ce genre littéraire un mode d'expression idéal.
Sommaire:
Gonçalves Dias (1823-1864)
* Présentation
* Chanson de l'exil
* Chanson du Tamoio
* Le chant du Piaga
* Marabá
* I-juca-pirama
* Désespoir
* Si tu veux que je rêve
Alvares de Azevedo (1831-1852)
* Présentation
* Souvenir de mort
* Si je mourais demain !
* Sonnet
* Mon rêve
Casimiro de Abreu (1839-1860)
* Présentation
* Mes huit ans
* Saudades
* La valse
* Dieu
* Secrets
* Amour et peur
Fagundes Varela (1841-1875)
* Présentation
* Cantique du calvaire
* L'esclave
* La mer
* La fleur de la passion
Castro Alves (1847-1871)
* Présentation
* Dédicace
* La jeunesse et la mort
* Jésuites, p. 173
* Ode au deux juillet
* Quand je mourrai
* La croix du sentier
* Le bandit nègre
* Antithèse
* Le voyant
* Le brûlis
* Salutation à Palmares
* Voix d'Afrique
* Le navire négrier
Lexique
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage