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    <title>Fabula : Appels à contribution</title>
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    <copyright>Copyright 2026, Fabula</copyright>
    <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 04:00:04 +0200</pubDate>
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      <title>Enfances et adolescences dans la littérature médiévale (Revue Bien Dire et Bien Aprandre)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134934/enfances-et-adolescences-dans-la-litterature-medievale.html</link>
      <pubDate>Fri, 05 Jun 2026 12:37:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <description>Enfances et adolescences dans la littérature médiévale Appel à contribution Revue Bien Dire et Bien Aprandre, n°42, 2027 Numéro dirigé par Clara de Raigniac et Matthieu Marchal             Depuis l’ouvrage contesté L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime de Philippe Ariès (1960), les études sur l’enfance et l’adolescence au Moyen Âge ont bien évolué. Le livre de Didier Lett, Enfants au Moyen Âge. XIIe-XVe s. (2025) propose une synthèse historiographique sur la question. Alors que Philippe Ariès soutenait que le « sentiment de l’enfance » n’existait pas avant le XVIIIe siècle à cause de la très forte mortalité infantile, dès les années 1970-1980, les travaux des historiens médiévistes, en exploitant de nouvelles sources textuelles, iconographiques et archéologiques, ont permis de montrer que les médiévaux avaient bien de l’affection pour leurs enfants. Plus récemment, les médiévistes du XXIe siècle ont mis en avant une pluralité d’enfances médiévales, en prenant en compte la famille dans un sens large, l’environnement matériel de la petite enfance (infantia) ou encore le passage de la pueritia à l’âge de l’adolescence, vers 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. Libéré du cadre imposé par les travaux de [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134934_d2147774b5351add616e9204c5fa255d.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134934_d2147774b5351add616e9204c5fa255d.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Enfances et adolescences dans la littérature médiévale</strong></p> <p style="text-align:center;">Appel à contribution</p> <p style="text-align:center;">Revue <em>Bien Dire et Bien Aprandre</em>, n°42, 2027</p> <p style="text-align:center;">Numéro dirigé par Clara de Raigniac et Matthieu Marchal</p> <p style="text-align:center;"></p> <p>            Depuis l’ouvrage contesté <em>L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime</em> de Philippe Ariès (1960), les études sur l’enfance et l’adolescence au Moyen Âge ont bien évolué. Le livre de Didier Lett, <em>Enfants au Moyen Âge</em>. <em>XII<sup>e</sup>-XV<sup>e</sup> s. </em>(2025) propose une synthèse historiographique sur la question. Alors que Philippe Ariès soutenait que le « sentiment de l’enfance » n’existait pas avant le XVIII<sup>e</sup> siècle à cause de la très forte mortalité infantile, dès les années 1970-1980, les travaux des historiens médiévistes, en exploitant de nouvelles sources textuelles, iconographiques et archéologiques, ont permis de montrer que les médiévaux avaient bien de l’affection pour leurs enfants. Plus récemment, les médiévistes du XXI<sup>e</sup> siècle ont mis en avant une pluralité d’enfances médiévales, en prenant en compte la famille dans un sens large, l’environnement matériel de la petite enfance (infantia) ou encore le passage de la pueritia à l’âge de l’adolescence, vers 14 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. Libéré du cadre imposé par les travaux de Philippe Ariès, on se questionne désormais sur le genre des enfants, les accidents, maladies et handicaps qui les touchent, leur mort, les violences et abus (maltraitance, pédocriminalité, inceste) dont ils sont victimes. On est alors passé « de l’enfance aux enfants » (Lett 2025, p. 14).</p> <p>            Dans ces travaux, l<strong>es textes littéraires font office de sources historiques</strong> : le lai du <em>Frêne</em> de Marie de France est utilisé pour savoir comment les médiévaux considéraient les grossesses gémellaires ; les chansons de geste et les romans témoignent de la pratique aristocratique du fosterage « qui consiste à confier un jeune noble à un autre seigneur pour son éducation, souvent son oncle maternel », à l’image de Tristan élevé par Marc, ou de l’affection que Gauvain et Roland portent respectivement à Arthur et Charlemagne (Lett 2025, p. 174-175). Le fabliau De celui qui bota la pierre prouve quant à lui l’amour d’un père pour son enfant, lorsque le paysan du récit retrouve son fils après sa journée de travail : </p> <p><em>Et quant li enfes voit venant </em><br /><em>Son père, si li saut encontre. </em><br /><em>A l’entree de l’uis l’encontre, </em><br /><em>Si li fait joie, si li saut, </em><br /><em>Et dist : « Biaus peres, Deus vos saut </em><br /><em>Et doint joie et enneur vos face ! »</em><br /><em>Li preudom son effant encrace</em><br /><em>Si l’emporte joie faisant. (v. 76-83) </em></p> <p> Si les apports de l’histoire sont fondamentaux pour les médiévistes littéraires – ils leur permettent notamment d’éviter les anachronismes –, une telle lecture des textes amoindrit aussi leur sens. Derrière la source historique, il est nécessaire d’étudier la profondeur du texte. La critique ne s’y est d’ailleurs pas trompée, et d’autres approches ont permis d’aborder différemment les enfances et adolescences dans ces corpus. Dès les années 1970-1980, la critique littéraire s’est elle aussi positionnée face aux travaux de Philippe Ariès. Tout en admettant que la maternité et l’enfance ne sont pas le sujet principal de la centaine de romans et épopées qu’elle étudie, Doris Desclais Berkvam note, dans <em>Enfance et maternité dans la littérature française des XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles</em> (1981), que ces deux thèmes sont représentés dans 80% de son corpus, avec des marques d’affection. En 1997, Jens N. Faaborg amplifie ce travail dans un vaste volume descriptif, qui entend relever et classer les références aux enfants dans la littérature française médiévale. Une telle <strong>approche lexicographique et poétique</strong> se retrouve dans des articles plus récents comme celui de Carine Bouillot, « Existe-t-il une isotopie de l’enfance chez Chrétien de Troyes ? » (2006), ou encore « Les enfants sauvages dans quelques textes narratifs du Moyen Âge. Le nice et le lait de la sirène » de Christine Ferlampin-Acher (2017). Les médiévistes littéraires ont également envisagé l<strong>es enfants et d’un point de vue narratologique, en pensant leur rôle dans le récit</strong>. Dans les textes épiques comme dans les romans, l’enfant s’inscrit dans une famille et un lignage ; ces derniers constituent un « cadre essentiel [qui] permet aux personnages de s’intégrer et d’organiser des réseaux relationnels qui conditionnent souvent l’action » (<em>Lignes et lignages</em>, p. 15 ; Ribémont ; Serp).</p> <p>La réflexion sur « les âges de la vie », rythmée par des visions médicales et théologiques qui perçoivent l’enfance et l’adolescence comme des étapes d’imperfection et d’inconstance à dépasser, a par ailleurs amené la critique littéraire à considérer l’enfance comme <strong>un temps à part dans la vie des héros</strong>. La fiction en fait un véritable moteur narratif. C’est particulièrement le cas dans les chansons de geste, où le sous-genre des <em>Enfances</em> relate les premiers exploits des héros épiques, annonçant leur grandeur future (Gaffney). Dans le corpus arthurien, les articles de recueil <em>Enfances arthuriennes</em> (2006) se concentrent sur l’enfance et l’éducation de figures comme Arthur, Gauvain, Tristan, Merlin le puer senex. Élevés dans un « autre monde » par un ermite ou des fées, tous se révèlent, dès leurs débuts, exceptionnels ; le héros devient ensuite adulte en rejoignant la cour d’Arthur et en maîtrisant la parole. Dès lors, entre traités moraux qui s’en méfient et récits chevaleresques qui les idéalisent, l’enfance et l’adolescence oscillent constamment entre la fragilité d’un état transitoire et l’âge d’or des possibles, de l’apprentissage et de l’initiation héroïque. L’enfance et l’adolescence médiévales sont ainsi indissociables d’une <strong>réflexion sur l’éducation</strong> car elles sont perçues comme le moment charnière où l’enfant devient un membre utile et vertueux de la société chrétienne. Loin d’être l’apanage exclusif des futurs chevaliers, cette formation concerne les deux sexes, bien qu’elle réponde à des finalités de genre distinctes. Pour les garçons, l’accent est souvent mis sur l’instruction morale, politique et militaire ; dans les traités d’éducation des princes, par exemple, il s’agit de former le jugement et la maîtrise de soi. Pour les filles, l’éducation vise principalement la piété, la gestion domestique et les vertus morales. Un texte majeur illustre cette attention : <em>Le Livre du Chevalier de la Tour Landry</em>, écrit par un père pour l’instruction de ses filles, mêle récits exemplaires et conseils pratiques pour leur apprendre à naviguer dans le monde sans faillir. Parler de l’enfance et de l’éducation devient alors, plus largement, <strong>une manière de fédérer d’autres questionnements sur ce qui fait l’humain</strong>, à l’image de  la mise en scène de couple de frères (Valentin et Orson, Lovel et Marin dans Guillaume d’Angleterre, Brac et Lyon dans La Belle Hélaine de Constantinople, Florent et Octavien dans Octavien ou encore Jehan et Gérard dans Gillion de Trazegnies) qui permet aux auteurs de réfléchir sur les thèmes de l’altérité et de l’identité (Lett 2011, p. 191-192 ; Bohler).</p> <p>Enfin, l<strong>’émergence des <em>studies</em> </strong>laisse voir deux nouvelles manières d’aborder l’enfance et l’adolescence dans les textes littéraires médiévaux. Issue des <strong><em>subaltern studies</em></strong>, la notion d’agentivité (<em>agency</em>) est sollicitée dans le titre du récent article « The Agency of Children in Nordic Medieval Hagiography » (2020). L’autrice Rakel Igland Diesen entend mettre l’enfant au centre de sa recherche, et conclut que les enfants des miracles nordiques sont, bien que les textes soient écrits par des adultes, « in several ways presented as active individuals with agency and autonomy » (p. 207). En se fondant sur le même corpus, dans son article « Audible Children: The Sounds of Children in Medieval Miracles » (2024), l’autrice se concentre sur la parole et les sons que produisent les enfants. Si sa réflexion ne fait pas explicitement référence au texte fondateur de Gayatri Chakravorty Spivak « Can the Subaltern Speak ? » (1988), nul doute que de telles analyses découlent des subaltern et poscolonial studies, où l’on met en avant l’effacement, la modification ou la récupération de la parole des groupes subalternes dans un contexte de domination. </p> <p>D’autres travaux s’inscrivent au sein des gender studies, et abordent les enfances et adolescences médiévales par le<strong> prisme du genre.</strong> Le colloque « Genre et âge dans les littératures médiévales », organisé par le groupe de recherche LIMA·GE (Littératures du Moyen Âge et Genre), aura lieu à l’automne 2026 ; il se propose d’étudier à la fois la manière dont les temps de la vie se construisent selon le genre, et réciproquement, les impacts du genre et de l’âge sur la poétique des textes médiévaux. On peut y rattacher des travaux antérieurs sur l’éducation des filles, notamment dans <em>Le Livre du Chevalier de la Tour Landry</em> (Trachsler, Tassone, Velissariou) et chez Christine de Pizan (Trachsler). Croisant la question du care, les nombreuses publications de Yasmina Foehr-Janssen ont abouti à la somme <em>Allaiter de l’Antiquité à nos jours. Histoire(s) et cultures d’une pratique en Europe</em> (2023) ; l’ouvrage aborde la question de l’allaitement de manière pluridisciplinaire, mettant en regard les textes littéraires médiévaux avec d’autres dimensions biologiques, sociales, physiologiques, politiques, symboliques ou matériels. </p> <p></p> <p>Dans le cadre du présent numéro sur les <em>Enfances et adolescences dans la littérature médiévale</em>, à la suite des travaux récents, une approche résolument pluridisciplinaire est privilégiée. <strong>L’ambition des recherches est de proposer une (re)lecture de textes littéraires médiévaux canoniques ou marginaux, traitant de l’enfance et/ou de l’adolescence. </strong>Nous encourageons vivement les propositions qui explorent de nouveaux outils et grilles d’analyse et s’interrogent sur la manière dont ils peuvent (ou non) s’appliquer à un corpus médiéval.</p> <p>Différents <strong>axes thématiques</strong> pourront ainsi être explorés, parmi lesquels :</p> <ul> <li>Les relations dans la famille (entre sœurs, mère/fille, père/fille…) ;</li> <li>Le passage de la pueritia à l’adolescence ;</li> <li>L’agentivité des enfants ;</li> <li>Les violences sexuelles commises contre les enfants ;</li> <li>Les enfants envisagés comme public du texte littéraire…</li> <li></li> </ul> <p><strong>Les projets d’article (entre 3000 et 5000 caractères, avec bibliographie primaire et secondaire indicative, 5-10 mots-clés, et un bref curriculum-vitae de 5-10 lignes) </strong><strong>sont à adresser avant le 6 septembre 2026 à : </strong><strong><a href="mailto:contact-revue-bdba@univ-lille.fr">contact-revue-bdba@univ-lille.fr</a></strong><br /><strong> </strong></p> <p><strong> Bibliographie indicative : </strong></p> <p><strong>-       En général et approche historique</strong></p> <p>P. Ariès, <em>L’Enfant et la vie familiale sous l’ancien régime</em>, Paris, Plon, 1960.</p> <p><em>The Oxford Handbook of the Archaeology of Childhood</em>, dir. S. Crawford, M. H. Dawn et G. Shepherd, Oxford, Oxford University Press, 2018.</p> <p><em>A Cultural History of Education in the Medieval Age</em>, dir. M. Cruz, et J. A. Hoeppner, Londres/New York/Oxford/New Dehli/Sidney, Bloomsbury Publishing, 2023.</p> <p>S. Fourcade, « De l’université au château : les précepteurs des enfants nobles en France à la fin du Moyen Âge », dans <em>Universitas scolarium : mélanges offerts à Jacques Verger par ses anciens étudiants</em>, dir. C. Giraud et M. Morard, Genève, Droz, 2011, p. 549-582.</p> <p>D. Lett, <em>L’Enfant des miracles : enfances et sociétés au Moyen Âge (XII<sup>e</sup>-XIII<sup>e</sup> siècle)</em>, Paris, Aubier, 1997.</p> <p>D. Lett et D. Alexandre-Bidon, <em>Les enfants au Moyen Âge, V<sup>e</sup>-XV<sup>e</sup> siècles</em>, Paris, Hachette, 1997.</p> <p>D. Lett, « L’éducation et les conceptions pédagogiques au Moyen Age », <em>Revue des politiques sociales et familiales</em>, t. 57-58, 1999, p. 85-89.</p> <p>D. Lett, « L’histoire des frères et des sœurs », <em>Clio,</em> t. 34, 2011, p. 182-202.</p> <p>D. Lett, <em>Viols d’enfants au Moyen Âge. Pédocriminalité et genre à Bologne (XIV<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup> siècles)</em>, Paris, Presses Universitaires de France, 2021.</p> <p>D. Lett, « "Tu seras un homme mon fils". Apprendre la masculinité à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) », <em>Histoire de l’éducation</em>, t. 162, no 2, 2024), p. 73‑86.</p> <p>D. Lett, <em>Enfants au Moyen Âge, XII<sup>e</sup>-XV<sup>e</sup> siècle</em>, Paris, Taillandier, 2025.</p> <p>N. Orme, <em>Medieval Children</em>, Yale, Yale University Press, 2003.</p> <p><em>Kids Those Days: Children in Medieval Culture</em>, dir. L. Preston-Matto et M. A. Valante, Leiden, Brill, 2022.</p> <p>P. Riché et D. Alexandre-Bidon, <em>L’Enfance au Moyen Âge</em>, Paris, Bibliothèque nationale de France/Seuil (Catalogue d’exposition), 1994.</p> <p> </p> <p><strong>-       Expositions</strong></p> <p>« L’enfance au Moyen âge », Paris, Bibliothèque nationale de France, du 26/10/1994 au 15/01/1995.</p> <p>Dossier « L’enfant au Moyen Âge », BnF essentiels, URL : <a href="https://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/moyen-age/">https://essentiels.bnf.fr/fr/histoire/moyen-age/</a>  </p> <p> </p> <p><strong>-       Approche littéraire</strong></p> <p>D. Bohler, « Fantasmes de l’indivision : la gémellité métaphorique dans la culture littéraire médiévale », dans <em>La parenté spirituelle</em>, dir. F. Héritier-Augé, É. Copet-Rougier, Paris, Bâle, Éditions des archives contemporaines, 1995, p. 205-263. </p> <p>M.-M. Castellani, « Le rôle de l’enfant dans les différentes versions », dans <em>Du conte populaire à l’exemplum : La Manekine de Philippe de Beaumanoir</em>, CEMD de Lille III (sd), p. 79-88</p> <p>D. Desclais Berkvam, <em>Enfance et maternité dans la littérature française des XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles</em>, Paris, Honoré Champion, 1981.</p> <p>R. I. Diesen, « Audible Children: The Sounds of Children in Medieval miracles », <em>Collegium medievale</em>, t. 37, 2024, p. 59‑78.</p> <p>R. I. Diesen, « The Agency of Children in Nordic Medieval Hagiography », dans <em>Approaches to the Medieval Self : Representations and Conceptualizations of the Self in the Textual and Material Culture of Western Scandinavia, c. 800-1500</em>, dir. S. G. Eriksen, K. Langsholt Holmqvist, B. Bandlien, Berlin/Boston, De Gruyter, 2020, p. 195-211.</p> <p>J. N. Faaborg, <em>Les enfants dans la littérature française du Moyen Âge</em>, Copenhague, Museum Tusculanum Verlag, 1997.</p> <p>Ch. Ferlampin-Acher, « Les enfants sauvages dans quelques textes narratifs du Moyen Âge. Le nice et le lait de la sirène », dans E<em>nfants sauvages. Représentations et savoirs</em>, dir. M. Lévêque et D. Lévy-Bertherat. Paris, Hermann, 2017.</p> <p><em>Allaiter de l’Antiquité à nos jours. Histoire et pratiques d’une culture en Europe</em>, dir. Y. Foehr-Janssen et D. Solfaroli Camillocci, Turnhout, Brepols, 2022.</p> <p>P. Gaffney, <em>Constructions of Childhood and Youth in Old French Narrative</em>, Farnham/Burlington, Ahsgate, 2011.</p> <p><em>Fratries. Frères et sœurs dans la littérature et les arts de l’Antiquité à nos jours,</em> dir. F. Godeau et W. Troubetzkoy, Paris, Kimé, 2003.</p> <p><em>Enfances arthuriennes</em>, dir. D. Hüe et C. Ferlampin-Acher, Orléans, Paradigme, 2006.</p> <p><em>Lignes et lignages dans la littérature arthurienne</em>, dir. D. Hüe et C. Ferlampin-Acher, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2007.</p> <p>J. Lods, « Le thème de l’enfance dans l’épopée française », <em>Cahiers de Civilisation Médiévale</em>, t. 9, 1960, p. 58-62.</p> <p>A. Petit, <em>La Mère au Moyen Âge. Bien dire et bien apprendre, Revue de médiévistique</em>, t. 16, Lille, Centre d’études médiévales et dialectales de Lille 3, 1998.</p> <p>B. Ribémont, « Père, mère, mari, épouse et enfants : fonctions narratives de la famille nucléaire dans la chanson de geste », dans <em>Oltre la mer salée. Proceedings of the 21st International Congress of the Société Rencesvals</em>, dir. D. Kullmann et A. Fredette, Toronto, PIMS, 2022, p. 48‑61.</p> <p>C. Serp, <em>Identité, filiation et parenté dans les romans du Graal en prose</em>, Turhnout, Brepols, 2015.</p> <p>A. Sobczyk, <em>L’Érotisme des adolescents dans la littérature française du Moyen Âge</em>, Louvain/Paris, Peeters, Synthema 5, 2008.</p> <p>C. Tassone, « Amour et norme : Le discours érotique d’empreinte ovidienne caché dans les lignes du Livre du Chevalier de la Tour Landry pour l’enseignement de ses filles », <em>Cahiers de Recherches médiévales et humanistes</em>, t. 42, 2021, p. 33-52.</p> <p>R. Trachsler, « L’éducation par l’exemple : <em>Le Chevalier de la Tour Landry</em> et Christine de Pizan pédagogues », <em>Cahiers de Recherches médiévales et humanistes</em>, t. 42, 2021, p. 53-68.</p> <p>A. Velissariou. « Comment elles se doyvent contenir : règles de conduite et codes gestuels dans le Livre du Chevalier de la tour Landry pour l’enseignement de ses filles », <em>Le Moyen Français</em>, t. 65, 2009, p. 53-79.</p> <p><em>L’Enfant au Moyen Âge, Senefiance</em>, 9, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 1980. URL :   <a href="https://books.openedition.org/pup/2691">https://books.openedition.org/pup/2691</a> </p> <p>  </p> <p><strong>Procédure d’évaluation :</strong> évaluation par double expertise.</p> <p> </p> <p><strong>Calendrier :</strong></p> <p>- 6 septembre 2026 : réception des projets d’article.</p> <p>- 19 octobre 2026 : notification des décisions d’acceptation ou de refus aux auteurs.</p> <p>- 1er mars 2027 : réception de la première version des articles, puis début de la double évaluation.</p> <p>- 13 juin 2027 : livraison des textes définitifs par les auteurs dont les articles ont été acceptés, après les éventuelles corrections d’ordre scientifique ou de forme.</p> <p>- Octobre 2027 : publication du numéro de la revue.</p> <p> </p> <p>La <strong>revue <em>Bien Dire et Bien Aprandre</em></strong> est caractérisée par l’alliance de la littérature, de la philologie et de la dialectologie. Elle couvre l’étude de la langue, de la littérature, de l’histoire et de l’art du Moyen Âge, ainsi que l’étude de la langue et de la littérature picardes (anciennes et modernes). La revue se consacre également aux réécritures et adaptations de la littérature médiévale à l’époque moderne et contemporaine et au médiévalisme.</p> <p>Bien Dire et Bien Aprandre est une revue mixte, diffusée en version imprimée et numérique, en accès libre différé (après un délai de restriction d’un an) : <a href="https://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/">https://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/</a></p> <p> </p> <p>La revue contient également une <strong>section « Miscellanées » </strong>incluant des articles originaux de Varia, qui peuvent aussi être envoyés à : <a href="mailto:contact-revue-bdba@univ-lille.fr">contact-revue-bdba@univ-lille.fr</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>The Politics of Affect in Literary Translation</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134913/the-politics-of-affect-in-literary-translation.html</link>
      <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 11:57:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>The Politics of Affect in Literary Translation Edited by Sofía Monzón (Utah State University) and Lucie Spezzatti (University of Geneva) Scholarship on affect, emotion, embodiment, and feeling has significantly reshaped debates across the humanities and social sciences, while Translation Studies has increasingly turned toward the situated, embodied, relational, and socially embedded nature of translational practice (Koskinen 2020; Robinson 2023; Elsherif and Sobesto 2025; Monzón, Spezzatti, and Goemans 2026). Despite this growing interest, the specific role of affect in literary translation remains underexplored, particularly in relation to questions of creative labor, style, circulation, reception, institutional mediation, and cultural politics. The Politics of Affect in Literary Translation seeks to address this gap by asking how affect operates in, through, and around literary translation: as a force that shapes creative and interpretive processes; as a dimension of translational labor; as a relational dynamic among translators, authors, editors, publishers, readers, critics, institutions, and literary systems; as a mode through which translated literature circulates, is received, resisted, canonized, marginalized, or transformed. Rather than treating affect as an individual or purely psychological experience, the volume approaches affect as culturally, materially, historically, and politically situated. Its central claim is that literary translation is not only a textual, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134913_ecc3153fdab48374feba42dd926c1a74.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134913_ecc3153fdab48374feba42dd926c1a74.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>The Politics of Affect in Literary Translation</strong></p> <p style="text-align:center;">Edited by Sofía Monzón (Utah State University) and Lucie Spezzatti (University of Geneva)</p> <p>Scholarship on affect, emotion, embodiment, and feeling has significantly reshaped debates across the humanities and social sciences, while Translation Studies has increasingly turned toward the situated, embodied, relational, and socially embedded nature of translational practice (Koskinen 2020; Robinson 2023; Elsherif and Sobesto 2025; Monzón, Spezzatti, and Goemans 2026). Despite this growing interest, the specific role of affect in literary translation remains underexplored, particularly in relation to questions of creative labor, style, circulation, reception, institutional mediation, and cultural politics. The Politics of Affect in Literary Translation seeks to address this gap by asking how affect operates in, through, and around literary translation: as a force that shapes creative and interpretive processes; as a dimension of translational labor; as a relational dynamic among translators, authors, editors, publishers, readers, critics, institutions, and literary systems; as a mode through which translated literature circulates, is received, resisted, canonized, marginalized, or transformed. Rather than treating affect as an individual or purely psychological experience, the volume approaches affect as culturally, materially, historically, and politically situated. Its central claim is that literary translation is not only a textual, aesthetic, or intercultural practice, but also an affective process through which bodies, texts, institutions, and publics are moved, attached, regulated, and transformed.</p> <p>Although the definition of “affect” varies across fields and theoretical traditions, this volume takes as one of its points of departure Koskinen’s understanding of affect as a “body-mind complex that directs a person towards a desired state of affairs through a process of change” (2020, 13). Affect, in this sense, is not abstract or disembodied, but materially and sensorially grounded, i.e., we are affected from within particular bodies, locations, histories, and relations. This understanding resonates with Ahmed’s account of emotions and affect as “a form of cultural politics and world making” (2004, 12) that are “sticky” as they move between subjects and objects, accumulating value, charge, and direction. Such a notion aligns with Massumi’s view of affect as “a dimension of life—including of writing, including of reading—which directly carries a political valence” (2015, vii). </p> <p>At a moment when Translation Studies is increasingly attentive to questions of technology, labor, agency, circulation, and institutional mediation, this volume aims to examine literary translation as an embodied and affective practice. It is interested not only in how affect is represented in literary texts, but also in how affective forms, charges, attachments, intensities, moods, and atmospheres move between bodies, languages, texts, institutions, and publics. Affect may condition what is translated, how it is translated, who translates it, how literary translation is valued, and how translated works are received within specific cultural and historical contexts. The expression “politics of affect” therefore foregrounds how literary translation participates in broader affective domains by shaping attachment, exclusion, identification, resistance, intimacy, and forms of cultural circulation. To that end, we welcome theoretical, methodological, historical, ethnographic, practice-based, and case-study contributions that examine literary translation through the lens of affect and affect studies as both process and product. We are particularly interested in chapters that engage affect as a central analytical category for understanding literary and creative translation, including the translator’s embodied and emotional labor, the affective charge of style and voice, and the social or political consequences of translated literature across different literary systems. We also welcome contributions by literary translators who theorize their own practice, as well as work situated at the intersection of literary translation, creative writing, self-translation, multilingual writing, and research-creation.</p> <p>The volume’s primary focus is on human literary translation, understood as an embodied, creative, relational, affective, and situated practice. We aim to explore the links between the individual and the social by attending to the emotional, embodied, material, and physiological dimensions of literary translation. Contributions addressing technological mediation are welcome if they remain centrally concerned with affect, embodiment, agency, creativity, or literary practice. However, the volume is not primarily concerned with machine translation, post-editing, or the impact of artificial intelligence on the literary translation industry. We invite contributions offering diverse perspectives, methodologies, language combinations, and cultural or historical contexts. In line with Vidal Claramonte’s recent article, we consider that translators “translate not only with our intellect but also with our body, emotions and senses” (2026, 5). Drawing primarily on affect theory (Deleuze and Guattari 1980; Flatley 2008; Ahmed 2004; Massumi 2002, 2015),  we invite scholars to broaden the topic through feminist and queer translation studies, postcolonial and decolonial approaches, genetic translation studies, ecotranslation, sociology of translation, literary reception studies, archival research, translator studies, comparative literature, creative writing studies, and translation process research. Possible topics include, but are not limited to:</p> <ul> <li>Theoretical approaches to affect, emotion, embodiment, and feeling in literary and creative translation;</li> <li>The politics of affect in translated literature and literary circulation;</li> <li>Relational, processual, sociological, network-based, and phenomenological approaches to affect in literary translation;</li> <li>Affective labor, emotional labor, and the embodied work of literary translators;</li> <li>Translators’ agency, subjectivity, voice, positionality, and stylistic choices—including form, rhythm, genre, mood, atmosphere, and emotional register—through the lens of affect theory;</li> <li>Affective responses to translation as process, product, relationship (e.g., translators’ archives, correspondence, drafts, paratexts, etc.);</li> <li>Affective dimensions of self-translation, multilingual writing, or creative translation (e.g., vulnerability, intimacy, desire, shame, grief, anger, joy, attachment, etc.);</li> <li>Affect, censorship, ideology, and the regulation of translated literature;</li> <li>Affective liminalities between literary translation, creative writing, and authorship;</li> <li>The role of editors, publishers, agents, reviewers, institutions, prizes, and markets in shaping the affective politics of literary translation.</li> </ul> <p><br /><strong>Abstract submissions</strong></p> <p>Please send your abstract (500-750 words) and bio (150 words) to <a href="mailto:affectintranslation@gmail.com">affectintranslation@gmail.com</a>, by 15 August 2026.</p> <p>—</p> <p><strong>Prospective dates</strong></p> <p>15 August 2026 - Abstract submission deadline (500-750 words) and author’s bio (150 words)</p> <p>15 September 2026 - Notification of acceptance</p> <p>15 January 2027 - Chapter submission deadline (6000-8000 words, including notes and references)</p> <p>Spring 2028 - Estimated publication</p> <p>—</p> <p><strong>Selected bibliography</strong></p> <p>Ahmed, Sara. 2004. <em>The Cultural Politics of Emotion</em>. Edinburgh: Edinburgh University Press.</p> <p>Deleuze, Gilles, and Félix Guattari. 1980. <em>Mille Plateaux</em>. Paris: Éditions de Minuit.</p> <p>Elsherif, Garda, and Joanna Sobesto. (eds.) 2025. <em>Positionalities of Translation Studies. On the Situatedness of Translation Research</em>. London: Bloomsbury. </p> <p>Flatley, Jonathan. 2008. <em>Affective Mapping</em>. Cambridge: Harvard University Press.</p> <p>Koskinen, Kaisa. 2020. <em>Translation and Affect: Essays on Sticky Affects and Translational Labour</em>. Amsterdam: John Benjamins.</p> <p>Monzón, Sofía, Lucie Spezzatti, and Elisabeth Goemans. 2026. <em>Affect in Translation and Interpreting</em>. Leuven: Leuven University Press.</p> <p>Massumi, Brian. 2002. <em>Parables for the Virtual: Movement, Affect, Sensation</em>. Durham: Duke University Press.</p> <p>Massumi, Brian. 2015. <em>Politics of Affect</em>. Cambridge, UK: Polity Press.</p> <p>Robinson, Douglas. 2023. <em>Priming Translation. Cognitive, Affective, and Social Factors</em>. London: Routledge.</p> <p>Vidal Claramonte, M. Carmen África. 2026. “Sensing Translation through the body: the case of Caroline Bergvall”. <em>Feminist Translation Studies</em>, 1-14.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Écrire à plusieurs voies. Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations (Sorbonne Université)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134909/ecrire-a-plusieurs-voies-jeux-et-enjeux-materiels-des-recits.html</link>
      <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 10:22:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Écrire à plusieurs voies.  Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations Colloque – 2-4 décembre 2026 Salle des Actes – Sorbonne Université 1 rue Victor Cousin 75005 Paris Organisateur·rices :  Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF), Clément Sigalas (CELLF) Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM). Toute expérience narrative repose sur une tension fondamentale entre ce qui est raconté et ce qui aurait pu l’être. Comme l’a montré Hilary Dannenberg, le récit fonctionne à la manière d’une « matrice de possibilités, ontologiquement instable » (2008, p. 13) : le/la lecteur·rice anticipe, conjecture, envisage des dénouements alternatifs qui demeurent pourtant, dans la fiction linéaire, de simples hypothèses mentales.  Mais que se passe-t-il lorsque ces virtualités acquièrent une existence matérielle ? Jeux de rôle, jeux vidéo narratifs, récits multiversels, uchronies, fanfictions, livres dont vous êtes le héros, fictions arborescentes, fictions génératives et usages littéraires des LLM sont autant de dispositifs qui font de la bifurcation un principe organisateur explicite de l’œuvre. Dans ces différents objets médiatiques [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134909_a7495d458bc75580984c277c55ba87f6.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134909_a7495d458bc75580984c277c55ba87f6.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Écrire à plusieurs voies. </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Jeux et enjeux matériels des récits à bifurcations</strong></p> <p style="text-align:center;">Colloque – 2-4 décembre 2026</p> <p style="text-align:center;">Salle des Actes – Sorbonne Université</p> <p style="text-align:center;">1 rue Victor Cousin 75005 Paris</p> <p style="text-align:center;"><strong>Organisateur·rices : </strong></p> <p style="text-align:center;">Anne Ducrey (CRLC), Cindy Gervolino (CRLC), Anaïs Goudmand (CELLF), Servanne Monjour (CELLF), Clément Sigalas (CELLF)</p> <p style="text-align:center;"><em>Avec le soutien du Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature Francophone (CELLF), </em></p> <p style="text-align:center;"><em>et de l’Association pour la recherche en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).</em></p> <p>Toute expérience narrative repose sur une tension fondamentale entre ce qui est raconté et ce qui aurait pu l’être. Comme l’a montré Hilary Dannenberg, le récit fonctionne à la manière d’une « matrice de possibilités, ontologiquement instable » (2008, p. 13) : le/la lecteur·rice anticipe, conjecture, envisage des dénouements alternatifs qui demeurent pourtant, dans la fiction linéaire, de simples hypothèses mentales. </p> <p>Mais que se passe-t-il lorsque ces virtualités acquièrent une existence matérielle ? Jeux de rôle, jeux vidéo narratifs, récits multiversels, uchronies, fanfictions, livres dont vous êtes le héros, fictions arborescentes, fictions génératives et usages littéraires des LLM sont autant de dispositifs qui font de la bifurcation un principe organisateur explicite de l’œuvre. Dans ces différents objets médiatiques et littéraires, le choix – souvent délégué au·à la lecteur·ice/joueur·se – est généralement inscrit dans l’architecture du texte, ou plus précisément dans la matérialité de ce texte, qui vient reconfigurer à la fois la structure du récit et les modalités de sa réception. Parcourir ces objets, c’est accumuler des trajectoires, rejouer des embranchements, habiter plusieurs versions d’un même monde.</p> <p>La bifurcation narrative peut être envisagée suivant une approche scalaire, des dispositifs dans lesquels la multiplicité reste corrélée à la planification auctoriale (Marti et Baroni, 2014) aux formes les plus explicitement interactives, où l’agentivité et l’encapacitation du/de la récepteur·rice infléchissent directement le cours du récit . Dans les premiers cas, la bifurcation ne résulte pas d’un choix du/de la récepteur·rice, mais constitue le noeud  de la mise en intrigue, qu’il s’agisse de versions alternatives à des événements historiques dans les uchronies (victoire des Nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale dans <em>The Man in The High Castle</em>, course à la lune gagnée par les Soviétiques en 1969 dans <em>For all Mankind</em>…), ou de versions alternatives à des événements fictionnels dans les récits contrefictionnels et/ou multiversels (Ryan 2024, Goudmand 2026). Dans les seconds cas, le/la lecteur·rice/joueur·se agence à sa guise des éléments préétablis, dans les limites des règles fixées, par une série de manipulations et de transformations : Emmanuelle Lescouët parle ainsi de « narrations modulaires » (2025).</p> <p>Ce colloque invite à interroger l’ensemble de ce spectre et à en examiner les enjeux théoriques, poétiques et culturels : en quoi l’expérience des bifurcations transforme-t-elle notre conception du récit, de l’auteur·rice, du/de la récepteur·ice ? Quels outils – théories du transmédia et des mondes possibles, approches intermédiales, études de la réception – permettent d’en rendre compte ? Et comment penser la notion même de choix, entre expérience vécue par procuration et question d’encapacitation, dans les cultures contemporaines de l’imaginaire ? </p> <p>Le colloque s’articulera autour de quatre axes de recherche.</p> <p><strong>1. Matérialités : penser la place des supports et des formats dans l’élaboration des récits à bifurcation</strong></p> <p>Les formes des récits à bifurcations sont indissociables de leurs conditions de production et de diffusion matérielles et médiatiques. Du livre-jeu imprimé aux <em>visual novels</em>, des fictions hypertextuelles aux jeux vidéo, chaque support impose des contraintes spécifiques qui orientent la structure des embranchements, les modalités de leur exploration et, plus largement, le potentiel poétique des œuvres. Cet axe invite à croiser diverses approches méthodologiques : narratologie et ludologie, histoire matérielle et archéologie des médias, intermédialité, pour interroger ce que les dispositifs font au récit – et, inversement, ce que le récit fait aux dispositifs.</p> <p>Un premier ensemble de questions porte sur la genèse et les outils de création. Que nous apprennent les brouillons, les schémas préparatoires, les logiciels de conception arborescente sur la façon dont s'élaborent ces récits ? Comment se déploie matériellement le « tissage narratif  » (Breda 2019) des récits à mondes parallèles ou à lignes temporelles multiples, et comment se préservent-ils du risque de « décohérence  » (Duprat 2026) ? Existe-t-il des modèles d’invention narrative propres aux formes bifurquantes, irréductibles aux logiques linéaires traditionnelles ? Les outils numériques de scénarisation et de <em>worldbuilding</em>, mais aussi les pratiques d’écriture collaborative ou assistée, constituent à cet égard un terrain d’enquête particulièrement fécond.</p> <p>Un second ensemble de questions concerne les processus de remédiation et d’éditorialisation. Comment une même structure d’embranchements se transforme-t-elle lorsqu’elle migre d’un support à un autre, du texte imprimé à l’écran, du jeu de plateau au jeu vidéo, de la fiction sérielle à la fanfiction en ligne ? Dans quelle mesure ces passages reconfigurent-ils le sens des œuvres et les gestes de lecture qu’elles sollicitent ?</p> <p>Se pose enfin la question de ce que l’intelligence artificielle générative fait au récit à bifurcation et à la notion même de bifurcation. Les LLM introduisent une forme d’indétermination inédite dans la chaîne de création : leur effet « boîte noire » implique une déprise comme jamais les récits à bifurcation n’en avaient connue jusque-là. Emmanuelle Lescouët (2023) suggère ainsi que leur usage en contexte fictionnel implique une littéracie spécifique, fondée sur un ensemble de gestes d’écriture et de négociation avec la machine qu'il s’agira de décrire et d’analyser.</p> <p><strong>2. Réceptions et expériences matérielles des bifurcations</strong></p> <p>La bifurcation n’est jamais abstraite : elle s’incarne toujours dans un support, un format, un dispositif qui en conditionne les modalités et en oriente l’expérience. Cet axe invite à interroger ce que la matérialité des récits à embranchements fait à ses récepteur·rices (lecteur·rices, joueur·ses,spectateur·rices) – et en particulier à leur agentivité  –  et comment ces dernier.ères s'en emparent/négocient avec elle ?</p> <p>Un premier enjeu est celui de la liberté et de la contrainte. Comme le rappelle Fanny Barnabé, « s’il est vrai que la part prise par le joueur dans la création du jeu doit être relativisée (les choix qui lui sont proposés à chaque partie restent profondément déterminés puisqu’ils sont prévus par la programmation), on ne peut ignorer, à l’inverse, l’influence réelle qu’il exerce sur la matérialité du récit vidéoludique : ses décisions influencent rarement l’histoire (sauf si plusieurs arborescences ont été programmées par les concepteurs) mais agissent tout de même sur le rythme et l’ordre dans lesquels celle-ci sera activée » (2014, p. 17). Faut-il dès lors parler d’agentivité ou simplement d’un sentiment d’agentivité ? La question se pose différemment selon les formats : le livre-jeu, le jeu vidéo narratif, la fiction générative ou la fanfiction n’offrent pas le même répertoire de gestes possibles, ni le même régime de contraintes. La fanfiction, en apparence plus libre, n’échappe pas pour autant à des formes de détermination (contraintes d’'écriture, normes socioculturelles du canon, pratiques de bêta-lecture) qui méritent d'être examinées à nouveaux frais, au-delà de l’idée de « braconnage » créatif (Lata 2016). C’est précisément cette tension que Jenkins (2011) formule en distinguant interactivité et participation : la première renverrait à des dispositifs technologiquement préprogrammés, la seconde à des pratiques culturelles à l'initiative des usager·es. Cette distinction, opératoire, mérite cependant d’être éprouvée et discutée : dans quelle mesure permet-elle de cartographier les différents régimes d’<em>agency </em>à l’œuvre dans les récits à bifurcation ? </p> <p>Cet axe accueillera également des réflexions sur les effets cognitifs et affectifs liés aux choix selon les supports : certains formats favorisent-ils des formes spécifiques d’engagement – choix stratégiques, identification empathique, dissonance narrative ? Comment penser les phénomènes d’empathie négative, ou la posture réflexive que certains dispositifs induisent à l’égard des choix eux-mêmes ? La matérialité du récit bifurquant n'est pas neutre : elle programme, ou rend possibles, des modes d’habiter la fiction.</p> <p><strong>3. Bifurcations transmédiales</strong></p> <p>Ces narrations à bifurcation ne se limitent évidemment pas aux frontières d’une œuvre unique : elles appellent des formes de transmédialité. Dans un contexte de circulation intense des récits entre supports, médias, plateformes et communautés, la bifurcation peut se déployer à l’échelle d’écologies médiatiques plus larges, et inviter à repenser les phénomènes d’adaptation et de transmédialité comme autant de formes de ramifications narratives. </p> <p>C’est l’une des hypothèses que cet axe propose d’explorer : peut-on envisager les adaptations et les circulations médiatiques comme des bifurcations ? Selon Saint-Gelais, l’adaptation se distingue de la transfiction dans la mesure où elle exclut en principe l’expansion, l’extrapolation, ou la contrefiction  (2011, p. 35).  Pourtant, les modifications qu’elle introduit inévitablement – ajouts, suppressions, réaménagements chronologiques, transformations liées au passage d’un média à un autre – lui confèrent souvent une portée transfictionnelle. En ce sens, l’adaptation pourrait bien constituer une forme de bifurcation transmédiale : non pas un simple transfert, mais une version parmi d’autres d’un monde fictionnel partagé.</p> <p>Cet axe pourra accueillir des travaux portant sur les franchises et les univers étendus, où la multiplication des œuvres sur différents supports construit une architecture narrative ramifiée qu’aucun·e récepteureur·ice ne peut vraiment appréhender dans sa totalité. Il s’agira d’interroger les logiques qui président à ces expansions : comment s’articulent canon et variations, cohérence diégétique et liberté créative, qu’elle soit auctoriale ou fanique ?</p> <p>Une attention particulière pourra être portée aux pratiques de réception et de participation qui témoignent d'une appropriation collective des mondes fictionnels qui excède les bifurcations programmées par les auteur·rices et les industries culturelles, et qui constitue à sa façon une forme de narration multiple distribuée.</p> <p><strong>4. Approches critiques de la bifurcation : réappropriations participatives ou captation de l’attention ?</strong></p> <p>Dans un contexte de « surcharge informationnelle », des critiques émergent à l’encontre d’une économie de l’attention dévoyée à des fins purement capitalistes. Au moment où le PDG de Netflix, Reed Hastings, prétend que son principal concurrent est notre sommeil, et dans un contexte de captation de l’attention, des chercheur·ses encouragent de nouvelles écologies de l’attention (Citton, 2014). Les concepts de la culture participative (autour du choix, de l’agentivité, etc.) sont aujourd’hui nuancés et donnent lieu à des alternatives en faveur d’une sobriété attentionnelle. Plusieurs travaux attirent par ailleurs notre attention sur l’incidence des modèles économiques déployés qui façonnent à leur tour ces objets culturels (Letourneux, 2017, sur la création sérielle). Peut-on alors considérer que des usages comme celui du « forensic fandom » (Mittel, 2013) qui désigne les pratiques de décodage et d’analyses des récits complexes – dont les récits à embranchements font partie – contribuent dès lors à capter une partie de notre attention au profit d’un « <em>free labor </em>» (Citton, 2014) ?</p> <p>La tension entre prédiction et prescription, que l’on retrouve au sein des algorithmes des grandes plateformes de diffusion des contenus culturels, invite ainsi à nuancer l’idéal de personnalisation un temps vanté par la culture numérique. Mireille Berton (2023) souligne également les stratégies susceptibles d’encourager l’investissement des spectateur·rices et fans de séries par des moyens propices à du <em>data mining</em> : le revisionnage et la manipulation du récit à embranchements génèrent  une multiplication des traces numériques dont l'exploitation commerciale entre en tension avec la liberté présupposée des consommateur-rices.</p> <p>Cet axe encourage ainsi une réflexion critique de la bifurcation et l’étude de médias alternatifs qui questionnent la bifurcation : le choix n’est-il pas souvent illusoire ? N’encourage-t-il pas un capitalisme attentionnel qui dévoie les utopies du paradigme participatif ?</p> <p>—</p> <p><strong>Les propositions (500 mots maximum) doivent être envoyées avant le vendredi 4 septembre 2026  à l’adresse suivante : <a href="mailto:plusieurs-voies@protonmail.com">plusieurs-voies@protonmail.com</a>.</strong> Elles doivent être accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique.</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie</strong></p> <p>AARSETH, Espen, <em>Cybertext: Perspectives on Ergodic Literature</em>, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1997.</p> <p>BARNABÉ, Fanny, <em>Narration et jeu vidéo. Pour une exploration des univers fictionnels</em>, Liège, Bebooks, coll. « Culture contemporaine », 2014.</p> <p>BERTON, Mireille, « L’impact du streaming sur l’écriture sérielle : Dark (2017-2020) et les séries à énigme », <em>Cahiers de narratologie </em>[en ligne], n°43,  2023. URL : <a href="http://journals.openedition.org/narratologie/14224">http://journals.openedition.org/narratologie/14224</a></p> <p>BESSON, Anne, <em>Constellations. Des mondes fictionnels dans l’imaginaire contemporain</em>, Paris, Éditions du CNRS, 2015.</p> <p>BESSON Anne, PRINCE, Nathalie et BAZIN, Laurent (dir.), <em>Mondes fictionnels, mondes numériques, mondes possibles Adolescence et culture médiatique</em>, PUR, Rennes, 2016.</p> <p>BIONDA, Romain et MAIGNANT, Aurélien, « Fictions multiverselles, fictions multiversions : pour une poétique des mondes fictionnels parallèles », Appel à communications, <em>Fabula</em> [en ligne], 2024. URL :  <a href="https://www.fabula.org/actualites/123583/fictions-multiverselles-fictions-multiversions-pour-une-poetique-des-mondes-fictionnels-paralleles.html">https://www.fabula.org/actualites/123583/fictions-multiverselles-fictions-multiversions-pour-une-poetique-des-mondes-fictionnels-paralleles.html</a></p> <p>BOILLAT, Alain, <em>Cinema as a Worldbuilding Machine in the Digital Era: Essay on Multiverse Films and TV Series</em>, Bloomington, Indiana University Press, 2022.</p> <p>BOOTH, Paul (dir.) <em>Entering the Multiverse: Perspectives on Alternate Universes and Parallel Worlds</em>, New York et Londres, Routledge, 2025.</p> <p>BOUCHARDON, Serge, <em>Littérature numérique : le récit interactif</em>, Paris, Hermès Lavoisier, 2009.</p> <p>BREDA, Hélène, « De l’œuvre au(x) “monde(s)” : ce que le tissage narratif apporte à une adaptation science-fictionnelle sur petit écran », <em>TV/Series </em>[en ligne], n°15, 2019. URL: <a href="http://journals.openedition.org/tvseries/3531">http://journals.openedition.org/tvseries/3531</a></p> <p>CAÏRA, Olivier, <em>Jeux de rôle. Les forges de la fiction</em>, Paris, CNRS Editions, 2007.</p> <p>CAÏRA, Olivier, « Jouer avec ou sans monde : le cas du jeu de rôle sur table », <em>¿ Interrogations ? Revue pluridisciplinaire de sciences humaines et sociales</em>, 2016.</p> <p>CAÏRA, Olivier, « Gotham City livrée aux rôlistes : une franchise majeure adaptée en jeu de rôle », <em>Belphégor </em>[en ligne], ,n°23-2, 2025. URL : <a href="http://journals.openedition.org/belphegor/7677">http://journals.openedition.org/belphegor/7677</a></p> <p>CITTON, Yves, <em>Pour une écologie de l'attention</em>, Paris, Seuil, coll. « Le temps des idées », 2014. </p> <p>DANNENBERG, Hilary P., « Ontological Plotting : Narrative as a Multiplicity of Temporal Dimensions », dans PIER John (dir.), <em>The Dynamics of Narrative Form. Studies in Anglo-American Narratology</em>, Berlin &amp; New York, Walter de Gruyter, 2004, p. 159-189.</p> <p>DANNENBERG, Hilary P., <em>Coincidence and Counterfactuality. Plotting Time and Space in Narrative Fiction</em>, Lincoln, University of Nebraska Press, 2008.</p> <p>DELUERMOZ, Quentin et SINGARAVÉLOU, Pierre, <em>Pour une histoire des possibles : analyses contrefactuelles et futurs non advenus</em>, Paris, Éditions du Seuil, 2016.</p> <p>DUPRAT, Anne, « Univers en expansion : le récit de fiction contemporain à l’épreuve de la machine à mondes »,<em> Communications</em>, n°118, 2026, p. 17-30.</p> <p>FEVRY, Sébastien et MARION, Philippe, « Récit et projection lumineuse. Regard épistémologique sur la narrativité de la lanterne », <em>Cahiers de narratologie</em> [en ligne], n°41, 2022. URL: <a href="http://journals.openedition.org/narratologie/13397">http://journals.openedition.org/narratologie/13397</a> </p> <p>GERVAIS, Bertrand, ARCHIBALD, Samuel, « Le récit en jeu : narrativité et interactivité », <em>Protée</em>, 34 (2–3), 2006, p. 27–29.</p> <p>GOFFMAN, Erving, <em>Interaction Ritual. Essays on Face-to-Face Behavior,</em> New York, Pantheon Books, 1967.</p> <p>GOUDMAND, Anaïs, « Le Multivers dans l’Univers Cinématographique Marvel, entre stratégies narratives et stratégies industrielles », <em>Communications,</em> n°118, 2026, p. 77-88.</p> <p>HAYLES, Katherinne N., <em>Electronic Literature: New Horizons for the Literary</em>, Indiana, Notre Dame University Press, 2008</p> <p>HUTCHEON, Linda et O’FLYNN, Siobhan, <em>A Theory of Adaptation </em>(2ème éd.), Londres, New York, Routledge 2013. </p> <p>JENKINS, Henry,  <em>La Culture de la convergence : des médias au transmédia</em>, trad. 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    </item>
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      <title>La mer Noire comme espace littéraire et culturel (4) et au-delà : réflexions croisées sur la traduction et la littérature (Batoumi, Géorgie)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134924/la-mer-noire-comme-espace-litteraire-et-culturel-4-et.html</link>
      <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 08:14:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à communications Le colloque, qui aura lieu les 29 et 30 septembre 2026 à Batoumi, vise à examiner comment les parcours littéraires et traductologiques donnent naissance à ce que l’on pourrait appeler systèmes inter-réflexifs : configurations dans lesquelles les traductions interagissent non seulement avec les textes sources, mais aussi avec d’autres traductions, des imaginaires historiques et des schémas cognitifs ancrés dans les contextes culturels spécifiques de la région de la mer Noire et au-delà.  Edith W. Clowes conceptualise la culture post-soviétique dans Russia on the Edge: Imagined Geographies and Post-Soviet Identity (Cornell University Press, 2011) et dans « The Return of Eurasia: Imagining Empire in Post-Soviet Russia » (Ab Imperio, 3 (2005), 69-96). L’article de Clowes remet en question les imaginaires impériaux et présente la mer Noire comme un espace culturel dynamique plutôt que comme une périphérie.  Située au carrefour des empires, des langues et des hégémonies culturelles en constante évolution, la mer Noire constitue un espace de transition complexe, façonné par des flux asymétriques, une circulation régulée et des dépendances multiples. Par conséquent, une littérature de la région de la mer Noire serait typiquement une « petite » littérature, comme le dit Yordan Lyutskanov (« A ‘Small’ Literature, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134924_dc989e8c370f6e9a573bcbb96a600296.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134924_dc989e8c370f6e9a573bcbb96a600296.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à communications</strong><strong></strong></p> <p>Le colloque, qui aura lieu les 29 et 30 septembre 2026 à Batoumi, vise à examiner comment les parcours littéraires et traductologiques donnent naissance à ce que l’on pourrait appeler systèmes inter-réflexifs : configurations dans lesquelles les traductions interagissent non seulement avec les textes sources, mais aussi avec d’autres traductions, des imaginaires historiques et des schémas cognitifs ancrés dans les contextes culturels spécifiques de la région de la mer Noire et au-delà. </p> <p>Edith W. Clowes conceptualise la culture post-soviétique dans Russia on the Edge: Imagined Geographies and Post-Soviet Identity (Cornell University Press, 2011) et dans « The Return of Eurasia: Imagining Empire in Post-Soviet Russia » (Ab Imperio, 3 (2005), 69-96). L’article de Clowes remet en question les imaginaires impériaux et présente la mer Noire comme un espace culturel dynamique plutôt que comme une périphérie. </p> <p>Située au carrefour des empires, des langues et des hégémonies culturelles en constante évolution, la mer Noire constitue un espace de transition complexe, façonné par des flux asymétriques, une circulation régulée et des dépendances multiples. Par conséquent, une littérature de la région de la mer Noire serait typiquement une « petite » littérature, comme le dit Yordan Lyutskanov (« A ‘Small’ Literature, that is : Literature with Limited Translational Opportunities, of Structural Undercapacity and Voluntary Self-diminishment », 2024) : une littérature nationale soumise à la dépendance vis-à-vis des canaux linguistiques dominants, ce qui perpétue une subordination structurelle. Susanna Witt (2011 : 150-151) explore les thèmes essentiels à l’étude de la traduction littéraire dans le contexte de la culture soviétique, soulignant qu’il existe des lacunes dans la recherche sur ce sujet. Cet argument peut tout à fait s’étendre à l’espace de traduction de la mer Noire. </p> <p>Les travaux de Bela Tsipuria mettent en lumière la position « intermédiaire » de la Géorgie, où les textes culturels révèlent à la fois les récits impériaux imposés et les efforts locaux visant à préserver l’autonomie (2021). Son travail examine souvent la manière dont la représentation littéraire sert de terrain où le pouvoir colonial est reproduit, remis en question ou réinventé dans le contexte post-soviétique (2016). </p> <p>Hayate Sotome considère les Lettres d’un voyageur (2019) d’Ilia Chavchavadze comme une œuvre résolument postcoloniale, et Gül Mükerrem Öztürk (2025), dans le même esprit, aborde le thème de la traduction et du pouvoir en Géorgie, en explorant le passage du réalisme socialiste aux pressions du marché post-soviétique. </p> <p>Dans son ouvrage Black Sea, Trilingual Reflections : Georgian and Russian Literature (2022-2023), Khatuna Beridze met en évidence une « »condition trilingue » dans la littérature géorgienne, qui oscille entre les langues et les passages interlinéaires. Son approche théorique de l’analyse explore les théories de la linguistique cognitive (Lacoff, Johnson, 1989, 1999), de l’habitus (Bourdieu, 1991) et des archives culturelles (Said, 1993).</p> <p>Une étude ukrainienne, menée par Lada Kolomiyets (2023), met en lumière l’anatomie politique de la traduction sous un régime totalitaire. Ses recherches archivistiques sur la « Renaissance avortée » des années 1930 montrent comment les purges staliniennes ont anéanti la culture ukrainienne de la traduction directe vers l’Occident.</p> <p>La recherche bulgare, de Boyko Penchev (2012) à Alexander Kiossev (1995, 2004) et Miglena Nikolchina (2013), déplace l’accent mis sur la coercition vers l’émulation volontaire.</p> <p>Les théoriciens roumains mettent en avant la traduction comme à la fois refuge et moyen de résistance. La notion de « la traduction comme asile », développée par Lidia Vianu (1998), décrit la manière dont les écrivains ont utilisé la traduction pour survivre à la censure, préservant ainsi la langue littéraire au-dessous du « langage figé » de la propagande. Maria Sass (2018) redéfinit la traduction comme un dialogue interne entre les traditions allemande et roumaine de la Roumanie, le modèle transylvanien où la traduction devient un moyen d’auto-identification européenne plutôt que de subordination.</p> <p>Les travaux de recherche turcs, représentés par Şehnaz Tahir Gürçağlar et Saliha Paker (2015), mettent en avant la traduction comme outil de planification étatique et de refonte idéologique. </p> <p>La diffusion mondiale de la littérature géorgienne constitue un exemple particulièrement révélateur de la manière dont les « petites littératures » évoluent au sein de systèmes de traduction asymétriques et négocient leur visibilité dans l’espace littéraire mondial. Dans ce contexte, la traduction n’apparaît pas simplement comme un transfert mais comme un acte stratégique de positionnement culturel, où les choix traductifs déterminent la manière dont la littérature nationale est présentée au public international.</p> <p>Alexis Nuselovici (Nouss) (2022) prône une éthique paratranslationnelle, qui considère le seuil comme un espace de tension créative, où la traduction est un acte d’hospitalité envers l’étranger sans pour autant effacer sa différence. Elle invite les traducteurs à reconnaître leur rôle d’acteurs actifs et critiques qui génèrent de nouvelles formes linguistiques et culturelles par le biais même de l’acte de traduction au seuil.</p> <p>L’article de Mzago Dokhtourichvili intitulé « La représentation linguistique de différentes cultures à travers une même langue » (2021), consacré à Assia Djebar (Algérie), Tahar Ben Jelloun (Maroc) et Andrei Makine (Russie), montre comment ces écrivains utilisent le français, langue étrangère, pour exprimer des identités culturelles distinctes tout en remettant en question les notions figées d’appartenance. Dans ce contexte, l’analyse de la situation des écrivains de la mer Noire est intéressante à examiner : il existe d’autres modèles d’exil et de traduction culturelle. </p> <p>Qu’est-ce qui unit les littératures de la région de la mer Noire à travers la traduction ?</p> <p>Shakespeare apparaît comme un axe commun, tant sur le plan de la traduction que sur le plan culturel, pour les cultures de la mer Noire. Circulant dans toute la région grâce à des traductions directes et indirectes, les œuvres de Shakespeare offrent une occasion unique de retracer les évolutions diachroniques, les influences intermédiaires et les pratiques de traduction inter-réflexives. Dans de nombreux cas, Shakespeare, dans le contexte de la mer Noire, n’est pas une rencontre directe avec l’original anglais, mais une construction de palimpseste, façonnée par des traductions antérieures et des filtres linguistiques dominants.</p> <p>Les avancées récentes dans le domaine des études de traduction corpus-based et corpus-driven offrent des outils puissants pour étudier de manière systématique l’espace de traduction de la mer Noire, notamment en ce qui concerne la médiation asymétrique, la traduction indirecte et la stratification diachronique. Les approches de la linguistique de corpus, s’appuyant sur des corpus multilingues alignés, permettent de déterminer de manière empirique si les traductions sont produites directement à partir des textes sources ou par l’intermédiaire de langues dominantes, et de retracer l’évolution de ces trajectoires au fil du temps. Les chercheurs peuvent mettre en évidence des schémas récurrents dans le choix lexical, la normalisation stylistique, les changements pragmatiques et la persistance d’influences intermédiaires. Parallèlement, l’intégration de la linguistique cognitive permet une analyse plus approfondie de la manière dont le sens n’est pas simplement transféré mais restructuré dans la traduction. Cette dimension cognitive s’articule de manière fructueuse avec le concept d’habitus de Bourdieu, qui met en avant les dispositions conditionnées par l’histoire et la société qui guident les choix des traducteurs. Dans le contexte de la mer Noire et au-delà, l’habitus de la traduction peut refléter des contraintes idéologiques, des normes institutionnelles et des modèles littéraires hérités. Ce colloque propose de repenser la mer Noire comme un laboratoire dynamique de traduction, où les textes ne se contentent pas de passer d’une langue à l’autre mais sont continuellement reconstitués à travers des processus de médiation, de réinterprétation et de recadrage idéologique. Les participants sont invités à présenter des études de cas de traductions modernes, explorant comment les œuvres contemporaines sont recadrées au-delà des frontières linguistiques et culturelles, ainsi que comment elles négocient entre spécificité locale et lisibilité mondiale.  </p> <p><strong>Les principaux thèmes du colloque sont les suivants :</strong></p> <p>• La mer Noire, littérature nationale et traduction</p> <p>• Au-delà de la mer Noire : la pratique de la traduction littéraire (études empiriques)</p> <p>• Comprendre Shakespeare dans l’espace culturel et de traduction commun de la mer Noire</p> <p>• De la linguistique cognitive aux études de traduction cognitive</p> <p>• Réflexions croisées sur la littérature et la traduction à la lumière des schémas iconiques, de l’habitus et des archives culturelles</p> <p>• Modèles de recherche en linguistique de corpus appliqués à la traduction littéraire</p> <p>• Impérialisme culturel et censure</p> <p>• Exil linguistique et traduction culturelle</p> <p>— </p> <p>Parmi les éditions précédentes du colloque, on peut citer :</p> <p>·        25-27 octobre 2018, <em>La mer Noire comme espace littéraire et culturel</em>, <a href="https://blacksea.iliauni.edu.ge/fr/">https://blacksea.iliauni.edu.ge/fr/</a> , <a href="https://blacksea.iliauni.edu.ge/en/">https://blacksea.iliauni.edu.ge/en/</a>, qui s’est tenu à l’Université d’État Ilia, en Géorgie ;</p> <p>·        30 mars – 1 avril 2020, <em>La mer Noire comme espace littéraire et culturel (II) : peuples et communautés</em>, <a href="https://afelsh.org/la-mer-noire-comme-espace-litteraire-et-culturel-ii-peuples-et-communautes/">https://afelsh.org/la-mer-noire-comme-espace-litteraire-et-culturel-ii-peuples-et-communautes/</a>,  <a href="https://www.bas.bg/?tribe_events=25923&amp;lang=en">https://www.bas.bg/?tribe_events=25923&amp;lang=en</a>, qui s’est tenu en ligne du 26 au 28 avril 2020 à l’Université de Sofia « Saint Clément d’Ohrid », en Bulgarie ;</p> <p>·        20-21 novembre, 2025, <em>La mer Noire comme espace littéraire et culturel (III) : ruines (anciennes et modernes) et mobilités</em>, <a href="https://www.fabula.org/actualites/127987/la-mer-noire-comme-espace-litteraire-et-culturel-3.html">https://www.fabula.org/actualites/127987/la-mer-noire-comme-espace-litteraire-et-culturel-3.html</a>, qui s’est tenu à l’Université Ovidius de Constanța, en Roumanie. </p> <p>Parmi les autres colloques pertinents, on peut citer : </p> <p>·        5-6 octobre 2018 : “East European Multicultural Space” à l’Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, en Géorgie, <a href="https://bsu.edu.ge/sub-41/page/2-246/index.html?lang=en">https://bsu.edu.ge/sub-41/page/2-246/index.html?lang=en</a> ; <a href="https://www.bsu.edu.ge/main/page/10932/index.html">https://www.bsu.edu.ge/main/page/10932/index.html</a></p> <p>·        29-30 mars 2024 : “Re-envisioning the Black Sea in Literature and Historiography: Backwater or oikoumenē?”, qui s’est tenu à l’Université de Virginie, aux États-Unis, <a href="https://classics.as.virginia.edu/symposium-re-envisioning-black-sea-literature-and-historiography">https://classics.as.virginia.edu/symposium-re-envisioning-black-sea-literature-and-historiography</a></p> <p> —</p> <p><strong>Références bibliographiques :</strong></p> <p>Beridze, Khatuna. (2023). Black Sea, trilingual reflections: Georgian and Russian literature. Transponticae: Journal and Book Series for Black Sea Literary and Cultural Studies, 1(3), 356–422.</p> <p>Beridze, Khatuna. (2026). Inter-reflexive Theory of Translation (forthcoming). </p> <p>Beridze, Khatuna, Nana Kajaia. (2025). Exploring Shakespeare Speaking Old and Modern Georgian. Journal of Narrative and Language Studies 13 (27), 19-32. </p> <p>Clowes, Edith W. (2011). Russia on the edge: imagined geographies and post-Soviet identity. Cornell University Press.</p> <p>Dokhtourichvili, Mzago. (2021). La représentation linguistique de différentes cultures à travers une même langue. De Gruyter Brill. <a href="https://doi.org/10.1515/9783110642018-028">https://doi.org/10.1515/9783110642018-028</a></p> <p>Dokhtourichvili, Mzago. (2025). Les problèmes traductologiques ou «trahison créatrice» à la lumière de la traduction de la poésie géorgienne en français (Translation problems or "creative betrayal" in light of the translation of Georgian poetry into French), in : Denis Fadda, Carmen Saggiomo (dir.)  UN COUP DE DÉS Cahier de culture française, francophone et maghrébine, La Renaissance Française ÉDITIONS, №12, p. 57-69.  </p> <p>Gürçağlar, Şehnaz Tahir. (2008). The politics and poetics of translation in Turkey, 1923–1960. Rodopi.</p> <p>Gürçağlar, Şehnaz Tahir, Paker, Saliha, &amp; Milton, John (Eds.). (2015). Tradition, tension and translation in Turkey (Vol. 118). John Benjamins.</p> <p>Hundorova, Tamara. (n.d.). Ukrainian postmodernism of the 1990s (Sergiy Yakovenko, Trans.). Academic Studies Press. 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Volume 3 Discourses on Nations and Identities, edited by Daniel Syrovy, Berlin, Boston: De Gruyter, 2021, pp. 529-542. <a href="https://doi.org/10.1515/9783110642018-041">https://doi.org/10.1515/9783110642018-041</a>. </p> <p>Vianu, Lidia. (1998). Censorship in Romania. Central European University Press.</p> <p>Witt, Susanna. (2011). “Between the lines: totalitarianism and translation in the USSR”, in: Contexts, Subtexts and Pretexts, 89: Literary translation in Eastern Europe and Russia, ed. by Brian James Baer. John Benjamins B.V., pp. 149-170.  </p> <p>Witt, Susanna. (2017). Institutionalized intermediates: conceptualizing Soviet practices of indirect literary translation. Translation Studies 10(2):1-17. DOI: 10.1080/14781700.2017.1281157.</p> <p>  —</p> <p><strong>Conférenciers invités : </strong></p> <p><strong>Diana Roig-Sanz</strong>, coordinatrice de GlobaLS, chercheuse à l’ICREA et titulaire d’une bourse ERC Starting Grant à l’IN3 (UOC), <a href="https://globals.research.uoc.edu/research_lines/global-translation-flows/">https://globals.research.uoc.edu/research_lines/global-translation-flows/</a> </p> <p><strong>Yordan Lyutskanov</strong>, chercheur, HDR, Département de littérature comparée, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences. Coéditeur de <em>Transponticae</em> (revue et collection d’études littéraires et culturelles sur la mer Noire : <a href="https://sites.google.com/view/transponticae/home?authuser=0)">https://sites.google.com/view/transponticae/home?authuser=0)</a> </p> <p> —</p> <p><strong>Comité d’organisation</strong></p> <p>Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi </p> <p>Centre de traduction et de recherche interdisciplinaire de la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi </p> <p>Chaire UNESCO de l’Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi sur l’internationalisation de l’enseignement supérieur par la recherche et le développement interdisciplinaires ; </p> <p>Co-organisateurs : Association <em>Transpontica</em>, Sofia, dirigée par Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences. </p> <p> —</p> <p><strong>Comité scientifique</strong></p> <p>Khatuna Beridze, Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, Géorgie </p> <p>Bela Tsipuria, Université d’État Ilia, Tbilissi, Géorgie </p> <p>Yordan Lyutskanov, Institut de littérature, Académie bulgare des sciences, Bulgarie</p> <p>Mzago Dokhturishvili, Université d’État Ilia, Tbilissi, Géorgie </p> <p>Alexis Nuselovici (Nouss), Université d’Aix-Marseille, France </p> <p>Monica Vlad, Université Ovidius de Constanța, Roumanie </p> <p>Eyüp Özveren, Université technique d’Ankara, Turquie</p> <p>Hayate Sotome, Université de Tsukuba, Japon </p> <p>Susanna Witt, Université de Stockholm, Suède   </p> <p>Teona Beridze, Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, Géorgie </p> <p>Gül Mükerrem Öztürk, Université Recep Tayyip Erdoğan, Rize, Turquie </p> <p>Lada Kolomiyets, professeure invitée au Dartmouth College (Ukraine, États-Unis)</p> <p>Tamar Siradze, Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, Géorgie </p> <p>Marine Giorgadze, Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, Géorgie </p> <p>Ramaz Khalvashi, Université d’État Chota Roustavéli de Batoumi, Géorgie</p> <p> —</p> <p><strong>Dates importantes : </strong></p> <p>Date limite de soumission des propositions de communication : <strong>le 25 juin 2026</strong>   </p> <p>Notification d’acceptation : du 1er au 15 juillet 2026  </p> <p>Dates du colloque : les 29 et 30 septembre 2026  </p> <p></p> <p><strong>Soumission des propositions de communication :</strong></p> <p>Les propositions de communication sont à soumettre le 25 juin 2026 au plus tard aux adresses suivantes : <a href="mailto:Blacksea4translation@gmail.com">Blacksea4translation@gmail.com</a> et <a href="mailto:beridze@bsu.edu.ge">beridze@bsu.edu.ge</a>. </p> <p>Consignes pour la soumission des propositions de communication :</p> <p>• Volume du résumé : 300 à 350 mots</p> <p>• Langues du colloque : anglais, français et géorgien (dans ces deux derniers cas, les articles complets doivent être soumis deux semaines avant le colloque)</p> <p>• Mots-clés : 5 au maximum</p> <p>Consignes pour mise en forme des propositions de communication :</p> <p>1. Marges : 2 cm. Interligne : 1,25 cm.</p> <p>2. Le corps du texte du résumé doit être rédigé en police Sylfaen pour la version géorgienne et en Times New Roman, 12 points, interligne 1,0 pour les résumés rédigés en anglais.</p> <p>3. Sur la première ligne : nom et prénom de l’auteur en gras et en italique, en haut à droite de la page. Sur la ligne suivante, en caractères normaux, dans l’ordre suivant : première ligne – titre universitaire ; deuxième ligne – fonction universitaire complète avec le nom de la faculté ; troisième ligne – nom de l’établissement ; quatrième ligne – ville, pays.</p> <p>4. Identifiant ORCID – <a href="https://orcid.org/">https://orcid.org/</a></p> <p>5. Sur la ligne suivante, le titre du résumé doit être placé en gras et centré. Adresse e-mail de l’auteur.</p> <p>6. Références : en bas de page, Times New Roman, 12 pt. Style APA (American Psychological Association). </p> <p> </p> <p>Site web du colloque : <a href="https://sites.google.com/view/bslc4">https://sites.google.com/view/bslc4</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Entre langues et identités : l’autotraduction littéraire aux XXe et XXIe siècles (Madrid)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134920/colloque-international-entre-langues-et-identites-l-autotraduction-litteraire.html</link>
      <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 03:12:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>L’autotraduction littéraire, définie comme la traduction de sa propre œuvre dans une autre langue (Grutman, 2009 ; Hokenson &amp; Munson, 2007), est loin de constituer une simple transposition linguistique : elle implique une série de processus de réécriture créative (Tanqueiro, 2000) et de positionnement dans de multiples champs littéraires (Grutman, 2013). Comme l’a souligné Dasilva (2011, 2013), la distinction entre autotraduction « transparente » (qui vise l’équivalence maximale) et autotraduction « opaque » (qui introduit des changements significatifs) met en évidence quelques-unes des multiples stratégies employées par l’auteur-traducteur dans sa double tâche créative. L’autotraduction revêt par ailleurs une pertinence particulière dans les contextes de plurilinguisme et de contact culturel, comme les contextes migratoires. L’auteur autotraducteur y agit en tant que sujet bilingue et biculturel qui navigue constamment entre systèmes linguistiques, littéraires et culturels (Codo, 2018). Dans le contexte de la péninsule Ibérique, l’autotraduction entre les langues co-officielles de l’Espagne répond à des dynamiques complexes qui dépassent le simple élargissement du nombre de lecteurs. Les écrivains habitent simultanément de multiples systèmes littéraires et se traduisent eux-mêmes vers le castillan (ou depuis le castillan) pour signifier leur position dans un champ littéraire marqué par des asymétries de pouvoir, où les langues minorisées [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134920_30b0aba7751ccbfdcddec5607f9c8515.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134920_30b0aba7751ccbfdcddec5607f9c8515.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>L’autotraduction littéraire, définie comme la traduction de sa propre œuvre dans une autre langue (Grutman, 2009 ; Hokenson &amp; Munson, 2007), est loin de constituer une simple transposition linguistique : elle implique une série de processus de réécriture créative (Tanqueiro, 2000) et de positionnement dans de multiples champs littéraires (Grutman, 2013). Comme l’a souligné Dasilva (2011, 2013), la distinction entre autotraduction « transparente » (qui vise l’équivalence maximale) et autotraduction « opaque » (qui introduit des changements significatifs) met en évidence quelques-unes des multiples stratégies employées par l’auteur-traducteur dans sa double tâche créative. L’autotraduction revêt par ailleurs une pertinence particulière dans les contextes de plurilinguisme et de contact culturel, comme les contextes migratoires. L’auteur autotraducteur y agit en tant que sujet bilingue et biculturel qui navigue constamment entre systèmes linguistiques, littéraires et culturels (Codo, 2018).</p> <p>Dans le contexte de la péninsule Ibérique, l’autotraduction entre les langues co-officielles de l’Espagne répond à des dynamiques complexes qui dépassent le simple élargissement du nombre de lecteurs. Les écrivains habitent simultanément de multiples systèmes littéraires et se traduisent eux-mêmes vers le castillan (ou depuis le castillan) pour signifier leur position dans un champ littéraire marqué par des asymétries de pouvoir, où les langues minorisées jouissent d’une visibilité éditoriale moindre, avec toutes les conséquences que cela entraîne, notamment un accès à des circuits de distribution plus restreints (Ramis, 2014 ; Rodríguez Vega, 2013). L’autotraduction devient alors une stratégie de survie littéraire, mais aussi un acte d’affirmation identitaire, car elle permet de revendiquer la légitimité de la langue propre tout en accédant au marché hispanophone, pour des raisons de pragmatisme éditorial (Dasilva, 2011).</p> <p>D’autre part, pour l’écrivain migrant, l’autotraduction constitue fréquemment une pratique inhérente à sa condition transnationale et à son habiter entre deux ou plusieurs langues (Kellman, 2000). Les auteurs translingues écrivent et se traduisent eux-mêmes entre la langue d’origine et la langue d’accueil, remettant souvent en question la notion même de langue maternelle ou première face à la langue adoptive (Grutman, 2011). L’autotraduction migrante matérialise linguistiquement l’expérience du déplacement, de l’hybridité identitaire et de l’entre-deux culturel. Comme le soulignent Grutman et Van Bolderen (2014), ces auteurs ne se limitent pas à traduire : ils réécrivent leurs textes à partir de référents culturels différents et remettent souvent en cause la hiérarchie implicite entre « original » et « traduction », les deux versions étant également « originales ».</p> <p>Ce colloque invite à explorer les multiples dimensions de l’autotraduction en tant que pratique littéraire, culturelle et identitaire aux XXe et XXIe siècles. À cet effet, nous proposons les axes thématiques suivants :</p> <p>-        Autotraduction et plurilinguisme dans la péninsule Ibérique : écrivains qui créent et se traduisent eux-mêmes entre les langues co-officielles de l’Espagne, en explorant des questions d’(in)visibilité, d’asymétries de pouvoir et de marché éditorial, ainsi que le rôle des langues majoritaires/minorisées dans la décision de s’autotraduire.</p> <p>-        Littérature migrante et autotraduction : l’autotraduction comme pratique caractéristique de la littérature interculturelle ou du déplacement, ainsi que des écritures de l’exil, de la diaspora ou de la migration, où se représentent des identités translinguistiques et transculturelles.</p> <p>-        Identités et réécritures : l’autotraduction comme espace de transformation créative où le texte n’est pas reproduit à l’identique, mais recrée des expériences d’identité hybride ou plurielle.</p> <p>-        Études de cas : analyses de corpus et d’œuvres spécifiques (classiques ou contemporaines) qui illustrent les possibilités de l’autotraduction.</p> <p><strong>Format des propositions</strong> :</p> <p>Nous acceptons des propositions de communications de 25 minutes portant sur :</p> <p>-        Des études de cas sur des auteurs et autrices autotraducteurs/-trices.</p> <p>-        Des analyses comparatives de versions autotraduites.</p> <p>-        Des réflexions théoriques sur l’autotraduction et l’identité.</p> <p>-        Des approches interdisciplinaires issues d’autres domaines (linguistique, didactique de la traduction, sociologie du texte littéraire, études culturelles).</p> <p><strong>Langues du colloque </strong>: espagnol, catalan, galicien, français, anglais. (Les communications pourront être présentées dans l’une quelconque de ces langues. Il est recommandé que les présentations comprennent un support visuel pour en faciliter le suivi.)</p> <p><strong>Modalité du colloque </strong>: Mixte (en présentiel et en ligne). Des sessions en présentiel se tiendront à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université d’Alcalá (Colegio de Málaga) ; une participation à distance sera également possible.</p> <p><strong>Calendrier </strong>:</p> <p>-        Envoi des propositions (titre, résumé de 300-400 mots et brève notice biographique, en format .doc ou .docx, en précisant également si la participation souhaitée est en présentiel ou à distance) : <strong>31 octobre 2026</strong></p> <p>-        Notification d’acceptation : 15 novembre 2026</p> <p>-        Tenue du colloque : 12-13 février 2027</p> <p><strong>Inscription </strong>: 50 euros (les modalités de paiement seront communiquées en temps utile, après notification de l’acceptation des propositions)</p> <p><strong>Envoi </strong>des propositions à : <a href="mailto:autotraduccion2027@gmail.com">autotraduccion2027@gmail.com</a></p> <p><strong>Comité d’organisation :</strong></p> <p>Pilar Arnau Segarra (LiCETC-UIB)</p> <p>Diego Muñoz Carrobles (UAH)</p> <p> </p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>Dr. Mohamed Abrighach, Université Ibn Zohr d’Agadir (Maroc).</p> <p>Dr. Karlos Cid Abasolo, Université Complutense de Madrid (Espagne).</p> <p>Dra. Maya García de Vinuesa de la Concha, Université d’Alcalá (Espagne).</p> <p>Dra. Khadija Karzazi, Université Hassan II de Mohammedia (Maroc).</p> <p>Dr. Marco Kunz, Université de Lausanne (Suisse).</p> <p>Dr. Michel Martinez, Université de la Sorbonne (France).</p> <p>Dr. Mario Santana, Université de Chicago (États-Unis d’Amérique).</p>]]></content:encoded>
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      <title>Les intrigues de la traduction / The twists and turns of translation (Cahiers de littérature orale)</title>
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      <pubDate>Wed, 03 Jun 2026 17:08:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[ciel@unil.ch (Centre interdisciplinaire d’étude des littératures (CIEL) Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à contributions pour le numéro 104 (2028) des Cahiers de littérature orale Les intrigues de la traduction Coordonné par Laurent Legrain et Katell Morand English version… [Intrigue (subs. fém.): combinaison de circonstances et d'incidents, enchaînement d'événements qui forment le noeud de l'action] Ce numéro invite les anthropologues, les linguistes, les spécialistes de la littérature orale, les philologues et les ethnomusicologues à se pencher sur leurs pratiques de la traduction. Il part d’un constat: les aléas de la traduction, bien que constitutifs d’un processus de recherche, sont souvent peu visibles dans les publications finales. Les anthropologues, par exemple, éprouvent un certain plaisir à se mettre en scène à leur désavantage: désemparés, incompétents, légèrement ridicules. Mais s’il est une matière à dérision qui persiste rarement au-delà des premières pages, c’est bien leur compétence linguistique. Alors que beaucoup d’ethnographes se trouvent au départ assez mal engagés, leur acquisition de la langue à marche forcée ne fait ensuite aucun doute. De sujet de risée à leur arrivée sur le terrain, ils se transforment, à l’image de Malinowski, en locuteurs avertis, attentifs aux nuances les plus fines de ce qu’ils entendent. Beaucoup des paroles entendues, dûment notées, s’ajoutent à la masse des matériaux d’enquête; [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134899_5ec51f951bb6fb37e9c3a37a99e8b5b6.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134899_5ec51f951bb6fb37e9c3a37a99e8b5b6.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à contributions pour le numéro 104 (2028) des <em>Cahiers de littérature orale</em></strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Les intrigues de la traduction</strong></p> <p style="text-align:center;">Coordonné par Laurent Legrain et Katell Morand</p> <p style="text-align:center;"><a href="https://www.fabula.org/actualites/documents/134899_f0416228d3950932af954e1f957d7204.pdf">English version…</a></p> <p>[Intrigue (subs. fém.): combinaison de circonstances et d'incidents, enchaînement d'événements qui forment le noeud de l'action]</p> <p>Ce numéro invite les anthropologues, les linguistes, les spécialistes de la littérature orale, les philologues et les ethnomusicologues à se pencher sur leurs pratiques de la traduction. Il part d’un constat: les aléas de la traduction, bien que constitutifs d’un processus de recherche, sont souvent peu visibles dans les publications finales.</p> <p>Les anthropologues, par exemple, éprouvent un certain plaisir à se mettre en scène à leur désavantage: désemparés, incompétents, légèrement ridicules. Mais s’il est une matière à dérision qui persiste rarement au-delà des premières pages, c’est bien leur compétence linguistique. Alors que beaucoup d’ethnographes se trouvent au départ assez mal engagés, leur acquisition de la langue à marche forcée ne fait ensuite aucun doute. De sujet de risée à leur arrivée sur le terrain, ils se transforment, à l’image de Malinowski, en locuteurs avertis, attentifs aux nuances les plus fines de ce qu’ils entendent. Beaucoup des paroles entendues, dûment notées, s’ajoutent à la masse des matériaux d’enquête; certaines, parmi les plus saillantes et les plus intrigantes, seront traitées comme objets à part entière (chants, poèmes, contes, proverbes, énonciations rituelles, épopées, etc.).</p> <p>Or transcrire et traduire des énoncés, a fortiori lorsqu’ils appartiennent au grand ensemble des arts verbaux, est une affaire complexe qui ne repose pas sur les seules compétences durement acquises des enquêteurs. Les énoncés, textes, ou chants conservent une opacité; ne se dévoilant qu’en partie, ils résistent à l’interprétation. Le circuit de leur traduction, jamais court, multiplie les acteurs, les malentendus, les erreurs, les bifurcations et les péripéties (Fabian 1995, Caton 2005). Chercher à traduire, c’est donc entrer de plain-pied dans une intrigue. Et ce sont ces intrigues de la traduction, avec leurs ressorts et leurs temporalités, que ce numéro invite à décrire et à analyser.</p> <p>L’aide inestimable apportée par ceux qu’on appelle souvent les "interlocuteurs privilégiés", et dont Ogotêmmeli (Griaule 1975), Muchona (Turner 1967), ou Bito Kassi (Metcalf 2001), représentent des figures exemplaires, a été à juste titre largement mise en lumière. Intercesseurs et compagnons de fortune, "truchements" des anthropologues comme ils le furent des explorateurs ou des administrateurs coloniaux (Lawrence et al 2006 ; Van den Avenne 2017), ces partenaires d’enquête sont, dans certains cas, reconnus comme de véritables co-auteurs (Boas &amp; Hunt 1902, Goody &amp; Gandah 1980; Albaka &amp; Casajus 1992; Humphrey &amp; Onon 1996; Colleyn &amp; Sanogo 2023). Cette relation dyadique, qui laisse une empreinte indéniable, éclipse cependant un maillage complexe de relations et de circonstances. Les textes, ou "tissus de mots" (Barber 2007: 33), sur lesquels les chercheurs portent leur attention, sont souvent criblés d'ellipses, d’allusions, d’échos, de paraphrases, de citations. Ils sont chargés de références à d’autres discours et existent en lien, en réaction ou en soutien à des paroles dites ou écrites ailleurs et en d’autres temps (Bakhtin 1986, Barber 2007). Leur contenu et leur forme sont hautement sensibles à la situation d’énonciation et aux interactions dans lesquelles sont engagés les locuteurs alors même qu’ils parlent, se taisent puis reprennent la parole (Jakobson 1953, Bornand &amp; Leguy 2013, Goody 2014).</p> <p>Transcrire, passage obligé de l’enquête, est déjà un processus délicat d’entextualisation (Mason 2025). On sait à quel point cette matière orale se plie difficilement à la mise par écrit. Franz Boas s’en inquiétait déjà (Joseph &amp; Kalinowski 2022) ; Bronislaw Malinowski le déplorait à sa suite (2022 [1935]: 262-263). Comment rendre compte des intonations, du timbre, des changements de rythme ou des gestes d’un orateur – surtout quand ce dernier, sous influences diverses, adapte le discours et sa prosodie (Finnegan 2007)? Ainsi, la transcription engage souvent l’aide de plusieurs personnes et constitue une première étape, collaborative, de la transposition du sens (Vigouroux 2007). Dans les strates de notes et de ratures, l’ethnographe retrouve les traces des désaccords, des reprises, et des interprétations successives.</p> <p>Se frayer un chemin dans cette matière verbale nécessite donc de se renseigner activement en allant voir de nombreux interlocuteurs (Basso 2016, Riverti 2024). Parfois, il suffit de se laisser conduire par ceux qui poussent vers d’autres personnes qui "elles, sauront !". Ici, on reformule, on commente, on contextualise. Là, on confie à l’enquêteur un ouvrage, un journal intime, un article de presse. Plus loin encore, on donne à entendre un autre enregistrement ou on signale au chercheur l’entrée d’un dictionnaire ancien, une étymologie inattendue. A chaque fois, l’identité de ces "on" reste à déterminer: intellectuels locaux, outsiders, personnalités originales ou passionnées, etc. Leurs intentions propres (y compris politiques), leurs inférences sur les objectifs de l’ethnographe, les conditions de la confiance mutuelle et les pièges possibles de la défiance, restent à mieux circonscrire. Les instruments qu’ils et elles mobilisent pour défléchir le cheminement de la traduction restent à mieux cerner. Mais ce qui apparaît alors, c’est le ballet des rencontres provoquées ou fortuites, répétées ou fugaces, dans le feu de l’action ou au retour du terrain. Car l’intrigue noue des temporalités diverses. Elle se poursuit dans les conversations avec des membres de la diaspora et les discussions "entre-deux-portes" des couloirs des laboratoires. La traduction engage aussi des dialogues à distance entre chercheurs. Il s’agit de s’inscrire dans un champ de connaissance et de se projeter vers un certain public. Là se décident en grande partie le choix d’une norme de présentation, la préférence pour la version unique ou ses variantes, la fidélité au mot-à-mot ou le rendu littéraire.</p> <p>Dans cette affaire, le politique n’est jamais très loin. D’un côté, les recueils, anthologies et corpus des 19ème et 20ème siècles sont aujourd’hui scrutés avec une attention renouvelée. Les spoliations de l’époque coloniale se retrouvent sur le devant de la scène, posant la question des appropriations et du "vol de voix" (Albers et Devevey 2024), ainsi que du devenir de ces textes dans leurs rééditions successives, leurs métamorphoses (Déléage 2016) et leurs usages artistiques. De l’autre côté, le débat sur les restitutions et les collaborations avec les communautés impliquées se connecte aux opportunités offertes par les multimédias pour retrouver un peu de l’interactivité et de l’intertextualité perdues dans le passage à la linéarité de l’écrit (Glowczewski 2008, Rappoport 2009, Foley 2012).</p> <p>Les traductions de la matière orale sont donc le résultat d’un processus social. Toujours dialogiques (Feld 1987, Tedlock &amp; Mannheim 1995), elles sont sous-tendues par un "chorus of voices" (Sato-Rossberg 2012) et portent les traces plus ou moins visibles des multiples voix qui les ont fabriquées. Parmi les questions que ce numéro entend aborder se trouvent donc celles de l’imbrication des voix, des temporalités, et des combinaisons de circonstances qui jouent dans le cours d’une traduction. On se demandera également dans quelle mesure les énoncés objets de l’enquête présentent des particularités (linguistiques, stylistiques, ou performatives) qui orientent l’intrigue sur des chemins spécifiques. On s’interrogera sur le lien entre les trajectoires d’une traduction et l’élaboration d’un projet scientifique plus général: quels types de traductions les chercheurs en oralité produisent-ils au regard des champs et des courants analytiques auxquels ils participent? En quoi leurs efforts de traduction ont-ils fait évoluer leurs disciplines? Enfin, que deviennent ces traductions lorsqu’elles sont réinvesties (avec ou sans la participation active de l’enquêteur) par des artistes ou des communautés?</p> <p>Intrigantes sont parfois les paroles prononcées. Multiples sont souvent les acteurs entraînés dans l’intrigue de leur traduction. Innombrables, enfin, sont les vicissitudes possibles du cheminement. Ce numéro des <em>Cahiers de littérature orale</em> convie ses contributrices et contributeurs à mettre en récit ces trajectoires.</p> <p>—</p> <p><strong>Calendrier et procédure</strong></p> <p>Aux côtés d’articles au format classique (maximum 50'000 signes), la revue offre la possibilité de publier des textes sous le format "document" (10'000 à 12'000 signes). Pour ce numéro, le format document pourra être choisi pour présenter un retour réflexif sur une traduction (publiée ou inédite): une archéologie du processus, à une ou plusieurs voix.</p> <p>Les propositions d’articles et de documents peuvent se contenter du format texte, mais nous encourageons également l’usage de supports audio et/ou vidéos, ainsi que les photographies, croquis ou dessins.</p> <p>Les articles et documents pourront être rédigés en français ou en anglais. <strong>Les propositions</strong> (comportant un titre et un résumé de 2'000 à 3'500 signes, éléments bibliographiques compris)<strong> sont à adresser avant le 15 octobre 2026</strong> à <a href="mailto:laurent.legrain@univ-tlse2.fr">laurent.legrain@univ-tlse2.fr</a><a href="mailto:"> </a>et <a href="mailto:"></a><a href="mailto:kmorand@parisnanterre.fr">kmorand@parisnanterre.fr</a>.</p> <p>Une réponse sera envoyée fin octobre 2026. En cas d’acceptation, <strong>les articles dans une version aboutie devront être transmis avant le 15 mai 2027.</strong> Ils feront l’objet d’une évaluation externe par deux relecteurs, selon la procédure habituelle de la revue. Les détails de cette procédure, les consignes aux autrices et auteurs, les recommandations pour l’écriture inclusive et la charte éthique de la revue sont disponibles sur le site des <em>Cahiers de littérature orale</em>: <a href="https://journals.openedition.org/clo/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://journals.openedition.org/clo/.</a> <em></em></p> <p>La parution du numéro est prévue pour 2028 (n° 104).</p> <p>—</p> <p><strong><a href="https://www.fabula.org/actualites/documents/134899_f0416228d3950932af954e1f957d7204.pdf">English version…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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      <title>Forms of contemporary criticism.actors, functions, and spaces (E|C n. 47, 2026 )</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134894/call-for-paperse-c-n-47-2026-forms-of-contemporary-criticism-actors-functions.html</link>
      <pubDate>Wed, 03 Jun 2026 02:55:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Call for papers E|C n. 47, 2026 Forms of Contemporary Criticism. Actors, Functions, and Spaces edited by Martina Federico (University eCampus) e Francesco Mangiapane (Università di Palermo) This issue examines the modalities in which contemporary criticism currently operates. It aims to elucidate its structural transformations, from the proliferation of sites of enunciation to the diversification of the textual forms it has progressively assumed. Together, these developments contribute to a reconfiguration of the genres and boundaries of paratextuality (Genette 1987), understood as the circulation of discourses surrounding a work. The need for such an investigation appears unavoidable considering the profound transformations the field has undergone. From its traditional domains – literature, cinema, painting, music, theater, cuisine, tourism – criticism as a textual genre now opens up to a growing multiplicity of new fields where everything seems to lend itself to evaluation and – far more significantly – by anyone (see the well-known polemic on the “stupidity” of the web, sparked by a statement by Eco as summarized in Mangiapane 2015). The explosion of Web 2.0 has, in fact, dimantled the barriers that publishing institutions linked to the world of traditional media (print, television) had erected to manage the dissemination of knowledge. This [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134894_b8adac62327acb4020ced9fffcb6f0b8.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134894_b8adac62327acb4020ced9fffcb6f0b8.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Call for papers</p> <p><strong><em>E|C</em> n. 47, 2026</strong></p> <p><strong>Forms of Contemporary Criticism. Actors, Functions, and Spaces</strong></p> <p><strong>edited by Martina Federico (University eCampus) e Francesco Mangiapane (Università di Palermo)</strong></p> <p>This issue examines the modalities in which contemporary criticism currently operates. It aims to elucidate its structural transformations, from the proliferation of sites of enunciation to the diversification of the textual forms it has progressively assumed. Together, these developments contribute to a reconfiguration of the genres and boundaries of paratextuality (Genette 1987), understood as the circulation of discourses surrounding a work.</p> <p>The need for such an investigation appears unavoidable considering the profound transformations the field has undergone. From its traditional domains – literature, cinema, painting, music, theater, cuisine, tourism – criticism as a textual genre now opens up to a growing multiplicity of new fields where everything seems to lend itself to evaluation and – far more significantly – by anyone (see the well-known polemic on the “stupidity” of the web, sparked by a statement by Eco as summarized in Mangiapane 2015).</p> <p>The explosion of Web 2.0 has, in fact, dimantled the barriers that publishing institutions linked to the world of traditional media (print, television) had erected to manage the dissemination of knowledge. This has had enormous consequences for the practice of critical discourse, plunging into crisis first and foremost the very role of the “intellectual,” as it had been defined at least since the time of the Dreyfus Affair. From a position of institutional authority, the intellectual interpreted the present and anticipated the future by means of their ability to recognize patterns and recurrences invisible at first glance (see Sedda 2025), to help shape public opinion as well as the organization of knowledge.</p> <p>Today, things are different. The general feeling is that we are living in an age of commentary, and that such an infrastructural framework has ended up “democratizing” the exercise of criticism to the point of making us all intellectuals (see Marrone 2017), issuing judgments on every aspect of daily life.<br />Social networks certainly play a crucial role in this regard. Today, in fact, the logic of the network prevails, with its forms of agency (“the people of the web,” influencers, communities), distribution (the infamous “Algorithm,” virality), and remuneration (likes, engagement, reputation), predominantly oriented toward a sort of bottom-up validation of judgment regarding art and the arts of living. The very figure of the critic is sometimes validated in its authority even just by the number of followers.<br />Within this same landscape, an equally pivotal role is played by those platforms that have revolutionized the food and hospitality markets and have emerged as the cornerstones and catalysts of the so-called “sharing economy”, notably Airbnb and TripAdvisor (Ventura Bordenca 2022). These platforms connect users and providers and shape a more equal relationship, in which roles can be easily exchanged. This dynamic fosters a kind of metacognitive awareness: as a provider, I offer what I would expect as a user, and vice versa. Websites or apps that have made reviews their core, as well as a double-edged sword: at once a form of tyranny and a form of social control. Portals with a pre-structured evaluation system that dictate from within the parameters through which the judgment  –  and ultimately the experience itself (Eugeni 2010)  – must be “conceived,” and that guide users toward forming a specific taste (an aesthetic competence regarding daily life), thereby determining the rules of sociality and living together (Peverini, Pezzini, Polidoro, eds., 2025).</p> <p>We are witnessing dynamics often underpinned by the logic of algorithms or virality, which affect the circulation and visibility of content on the web in ways that are not entirely transparent, decisively influencing the choices of users who are not necessarily aware of this. In some cases, this involves textuality directly driven by the quintessential collective actor of our times, namely artificial intelligence, which produces an averaged response based on what the user wants to hear. This new actor meets their needs, configuring an object of desire shaped in the image and likeness of the user (Federico 2024). It disintegrates and reassembles itself depending on its interlocutor (Eco 1962): it is the product, as semiologists have always known (see Marrone 2007), that constructs the target, and not the other way around.</p> <p>On the other hand, even the more traditional forms of criticism – literary and film criticism, above all – have undergone a realignment in the wake of the upheaval brought about by this new trend. Similarly, we have witnessed the emergence of critical experiments via Telegram, led by new literary or film critics with their own, highly followed YouTube channels (such as Fulvio Abbate’s TeleDurruti, or the late Federico Frusciante, who passed away at a very young age), where the body itself comes to the fore through acting, mimicry, prosody, intonation, and tone, and, finally, by using a syncretic language that often draws on satirical and ironic registers. We have nonetheless witnessed the proliferation of countless online critical journals that have complemented and often supplanted their print counterparts, thanks in part to the ability to accompany their pieces with audiovisual material (on the video essay, see Dusi and Spaziante, 2018). How do these new configurations engage with the old criticism that, in the mid-1970s, Francesco Casetti (1975) – focusing on cinema – defined in plural terms (“text,” “ensemble,” “norm,” “instance”)?</p> <p>Almost forty years after the first original edition of a seminal work such as Seuils (Genette 1987), what tools can semiotics mobilize today as a methodology of textual and sociocultural analysis to investigate the forms of contemporary paratextuality (Federico 2017), especially when understood as operating in novel ways amid the proliferation of spaces dedicated to this (Montani, Pezzini 2024)? At this crossroads of media transformations, artificial intelligence, marketing, etc., the semiotic approach aims to investigate the cross-cutting field of action of criticism as a discursive genre in its various manifestations, seeking to gather contributions that explore these directions and account for its evolutions – including in a historical sense – without forgetting that much of semiotic activity takes place or has taken place through the practice of criticism in newspapers and magazines; one need only think of scholars such as Barthes, Eco, Fabbri, Calabrese (whose critical essays have recently been published in a collection, 2024), and the fact that seminal texts such as Apocalypse Postponed (Eco 1964), on the one hand, and Mythologies (Barthes 1957), on the other, are essentially texts of social criticism tout court.</p> <p><strong>Possible areas of research</strong></p> <p><em>1. Forms of life: subjectivity, authorship, delegation, forms of hybridization</em></p> <p>This section ideally accommodates essays that investigate the forms of life emerging from the relationships surrounding the texts of contemporary criticism. In particular, attention is focused on the way in which new and old thematic roles already recognized in the media landscape – influencers, bloggers, professional critics, YouTubers, TikTokers (Marino, Surace, eds., 2023) – and their respective competencies – interact with figures of reception, as well as on the inquiry prompted by the hybrid textualities of artificial intelligence, which nonetheless possess their own distinct characteristics.</p> <p><em>2. Circular, Genetic and Intermedial Dynamics</em></p> <p>When criticism is understood as an intermediary between product and audience, the dynamics set in motion – for example by recommendation systems (Federico 2025; Santangelo, Botta, Ferraro 2021 – become central, as these systems intervene in structuring practices of access, orientation and valorization of content (Re 2026), following constantly shifting flows between intermedial and genetic ‘fandom’ logics (Dusi, Eugeni 2025; Dusi, Grignaffini 2021).</p> <p><em> 3. Functions (advertising vs. criticism)</em></p> <p>If we consider the functions of criticism, it might prove useful to investigate the positioning of new forms of criticism from a comparative perspective with respect to other rhetorical forms, focusing in particular on the distinction between propaganda or promotion and review writing, and on their relationships, oppositions, and hybridizations (Perullo 2019).</p> <p><em>4. Boundaries between criticism and semiotics, analysis and synthesis</em></p> <p>What are the boundaries between semiotics and criticism in terms of the accuracy of an analytical framework? While texts of great depth and analytical precision, such as S/Z (Barthes 1970) or Maupassant (Greimas 1976), analyze a narrative in depth and indirectly engage in criticism, the review operates by mobilizing disciplinary critical tools without the depth, precision, and accuracy of analysis. What, then, is the distinction between semiotic analysis and critical activity (see Mangiapane 2022, 2024)? Here, artificial intelligence still plays a distinct role, if understood as an analytical tool useful for reflecting on texts through deconstruction practices, for example, by reshaping the prompt (Burgio, Manchia 2024).</p> <p>— </p> <p><strong>Bibliographic References</strong></p> <p>Barthes R., 1970, S/Z, Paris, Seuil; eng. trans. S/Z, Maldem, Blackwell Publishing 1974.<br />Barthes, R., 1957, Mythologies, Paris, Seuil; eng. trans. Mythologies, New York, The Noonday Press 1972.<br />Burgio, V., Manchia, V., a cura, 2024, “Interfacce. Forme dell’accesso e dispositivi dell’intermediazione”, in Carte Semiotiche. Rivista internazionale di semiotica e teoria dell’immagine.<br />Calabrese, O., 2024, Ladri di virgolette. Interventi 1978 – 2007, Palermo, Museo Pasqualino.<br />Casetti, F., 1975, “Per una definizione di critica cinematografica”, in Ikon. Cinéma, Télévision, Communication and Social Communities, HCII, Brill, Leiden.<br />Dusi, N, Eugeni, R., a cura, 2025, Il meme della rosa. Riletture e trasposizioni del nome della rosa, Milano, La nave di Teseo.<br />Dusi, N., Grignaffini, G., 2020, Capire le serie tv. Generi, Stili, Pratiche, Roma, Carocci.<br />Dusi, N., Spaziante, L., 2018, “Editing is anything: pratiche di video essays tra semiotica ed estetica”, in Cinergie – Il cinema e le altre arti, 13.<br />Eco, U., 1962, Opera aperta, Milano, Bompiani; eng. trans. The Open Work, Cambridge, Harvard University Press.<br />Eco, U., 1964, Apocalittici e integrati, Milano, Bompiani; eng. trans. Apocalypse Posponed, Bloomington : Indiana University Press 1994.<br />Eugeni, R., 2010, Semiotica dei media, le forme dell’esperienza, Roma, Carocci.<br />Federico, M., 2017, Trailer e film. Strategie di seduzione cinematografica nel dialogo tra i due testi, Milano-Udine, Mimesis.<br />Federico, M., 2025, “Errore di raccomandazione. Densità del testo e ampliamento del senso: percorsi di visione all’epoca degli algoritmi”, in C. Bianchi, M. Boero e R. Ragonese, a cura, 2025, Nuove forme di testualità nella comunicazione pubblicitaria. Discorsi, pratiche e narrazioni, Ocula. Semiotic Eye on media,33<br />Ferraro, G., Santangelo, A., Botta, A., 2021, “Il significato di un suggerimento di visione. Riflessioni semiotiche sul sistema di raccomandazione di Netflix”, in DigitCult, 6, pp. 37-50.<br />Genette, G., 1987, Seuils, Paris, Seuil.<br />Greimas, A.J., 1976, Maupassant. La sémiotique du texte : exercises pratiques, Paris, Seuil; eng. trans. Maupassant. The Semiotics of the Text, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamin Publishing Company 1988.<br />Mangiapane, F., 2015, “Eco e gli imbecilli”, in Doppiozero, 26 giugno.<br />Mangiapane, F., 2022, “On Peppa Pig’s Method”, in Metodo e testualità. Costruzioni analitiche e modi di fare, E/C, n. 34.<br />Mangiapane, F., 2024, “Presentazione – Il potere inafferrabile del desiderio”, in O. Calabrese, 2024.<br />Marino, G., Surace, B., a cura, 2023, Tik Tok. Capire le dinamiche della comunicazione ipersocial, Milano, Hoepli.<br />Marrone, G., 2007, Il discorso di marca, Laterza, Roma-Bari.<br />Marrone, G., 2017, “Social media e comunione fàtica: verso una tipologia delle pratiche in rete”, in Versus, 125(2), 249-272.<br />Montani, P., Pezzini, I., a cura, 2024, Scrittura estesa. Versus, 138(1).<br />Perullo, N., 2019, Del giudicar veloce e vacuo. Metacritica della critica gastronomica, Roma, Edizioni estemporanee.<br />Peverini, P., Pezzini, I., Polidoro, P., a cura, 2025, Come vivere insieme. Semiotica dei collettivi, Milano-Udine, Mimesis.<br />Re, V., 2026, Che cos’è Netflix, Roma, Carocci.<br />Sedda, F., 2025, L’imprevedibile accade, Milano, Bompiani.<br />Ventura Bordenca, I., 2022. “Raccontare lo street food in viaggio: critica del giudizio turistico”, in E|C n. 36, pp. 97-110.</p> <p>—</p> <p><strong>Deadline for submission of abstracts </strong>(max 2000 characters): 15 June 2026</p> <p>Acceptance of abstracts: 25 June 2026</p> <p>Deadline for submission of final essays: 5 September 2026</p> <p>Publication: November 2026</p> <p>Papers should have a maximum length of 40000 characters and may be submitted together with an abstract in English of a maximum of 1000 characters.</p> <p>Send proposals to:<br /><a href="mailto:martina.federico@uniecampus.it">martina.federico@uniecampus.it</a><br /><a href="mailto:francesco.mangiapane@unipa.it">francesco.mangiapane@unipa.it</a></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Les 50 visages de l'autofiction (1977-2027) : genèses, mutations, devenirs</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134857/les-50-visages-de-l-autofiction-1977-2027-genese-mutations-devenirs.html</link>
      <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 07:27:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>APPEL A COMMUNICATION / CALL FOR PAPERS Les 50 visages de l'autofiction (1977-2027) : genèses, mutations, devenirs  Colloque international 3 et 4 juin 2027  Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE, UR 4363) Université de Haute-Alsace, F-Mulhouse, Campus Illberg autofiction50.ille@uha.fr  www.ille.uha.fr   Voilà 50 ans, Serge Doubrovsky publiait la première autofiction consciente d’elle-même. Avec Fils (Galilée, 1977), l’écrivain-professeur répondait à un article que le théoricien de l’autobiographie, Philippe Lejeune, avait publié en 1973 et dans lequel il définissait le célèbre « pacte autobiographique(1) ». Dans cet article puis dans un essai du même titre qui fit date, Philippe Lejeune s’interrogeait : « Le héros d’un roman déclaré tel, peut-il avoir le même nom que l’auteur ? Rien n’empêcherait la chose d’exister, et c’est peut-être une contradiction interne dont on pourrait tirer des effets intéressants. Mais dans la pratique aucun exemple ne se présente à l’esprit d’une telle recherche(2). » Dans une lettre personnelle que Serge Doubrovsky lui adressa, il avoua qu’il avait été fortement influencé par son travail théorique, déclarant qu’il avait voulu « très profondément remplir cette ‘case’ que votre analyse laissait vide, et c’est un véritable désir qui a soudain lié votre texte critique et ce que [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134857_b401c4c0ac51cbfa4bc14fc760db21e7.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134857_b401c4c0ac51cbfa4bc14fc760db21e7.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">APPEL A COMMUNICATION / CALL FOR PAPERS</p> <p style="text-align:center;"><strong>Les 50 visages de l'autofiction (1977-2027) : genèses, mutations, devenirs</strong></p> <p style="text-align:center;"> Colloque international 3 et 4 juin 2027</p> <p style="text-align:center;"> Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE, UR 4363)</p> <p style="text-align:center;">Université de Haute-Alsace, F-Mulhouse, Campus Illberg</p> <p style="text-align:center;"><a href="mailto:autofiction50.ille@uha.fr">autofiction50.ille@uha.fr</a> <br /> <a href="https://www.ille.uha.fr">www.ille.uha.fr</a>  </p> <p>Voilà 50 ans, Serge Doubrovsky publiait la première autofiction consciente d’elle-même. Avec <em>Fils</em> (Galilée, 1977), l’écrivain-professeur répondait à un article que le théoricien de l’autobiographie, Philippe Lejeune, avait publié en 1973 et dans lequel il définissait le célèbre « pacte autobiographique(1) ». Dans cet article puis dans un essai du même titre qui fit date, Philippe Lejeune s’interrogeait : « Le héros d’un roman déclaré tel, peut-il avoir le même nom que l’auteur ? Rien n’empêcherait la chose d’exister, et c’est peut-être une contradiction interne dont on pourrait tirer des effets intéressants. Mais dans la pratique aucun exemple ne se présente à l’esprit d’une telle recherche(2). » Dans une lettre personnelle que Serge Doubrovsky lui adressa, il avoua qu’il avait été fortement influencé par son travail théorique, déclarant qu’il avait voulu « très profondément remplir cette ‘case’ que votre analyse laissait vide, et c’est un véritable désir qui a soudain lié votre texte critique et ce que j’étais en train d’écrire(3) ». </p> <p>« Auto-fiction ». C’est ainsi que le mot apparaît une première fois dans le tapuscrit originel de <em>Fils</em>, <em>Le Monstre</em>(4). Puis, c’est dans le prière d’insérer de <em>Fils</em> que figure la première définition du genre : </p> <p>Autobiographie ? Non, c’est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style. Fiction, d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau. Rencontres, fils des mots, allitérations, assonances, dissonances, écriture d’avant ou d’après littérature, concrète, comme on dit en musique. Ou encore, autofriction, patiemment onaniste, qui espère faire maintenant partager son plaisir(5).</p> <p>L’aventure de l’autofiction est alors lancée et Serge Doubrovsky découvre a postériori que « la chose » existait déjà : </p> <p>En fait, ce type d’autobiographie romancée foisonnait depuis longtemps. Et chez de grands auteurs. <em>La Naissance du jour</em> de Colette, <em>D’un château l’autre</em> de Céline, <em>Journal du voleur</em> de Genet, <em>Nadja </em>d’André Breton. Ces textes fonctionnent, chacun à sa façon, selon le principe contradictoire d’un récit donné comme autobiographique par l’identité de l’auteur-narrateur-protagoniste et intitulé dans les deux premiers livres, roman(6).</p> <p>Le terme gagne rapidement une légitimité académique et suscite des débats qui structurent la recherche littéraire des décennies suivantes. En 1989, Vincent Colonna(7) en élargit la définition en y intégrant toutes les formes de « fictionnalisation de soi », tandis que des chercheurs comme Philippe Lejeune, Jacques Lecarme ou Philippe Gasparini affinent et contestent tour à tour les contours du genre. Les années 2000 marquent un véritable essor critique, avec une multiplication de colloques (Cerisy, l'ENS, Mulhouse…), de monographies et de thèses. Le concept s’internationalise progressivement, s’appliquant aux littératures espagnole, québécoise, brésilienne ou serbe, et s’étend à d'autres arts, notamment le cinéma. L’autofiction s’impose ainsi, en quelques décennies, comme une des notions les plus fécondes et les plus débattues de la théorie littéraire contemporaine. </p> <p>En cinq décennies, le mot est entré dans le vocabulaire de la critique littéraire ainsi que dans la langue courante. Il a même donné son nom à une collection des Presses universitaires de Lyon, « Autofictions, etc. », dirigée par Roger-Yves Roche. La diffusion massive du terme « autofiction » dans la critique littéraire et journalistique a paradoxalement fragilisé le concept. En quittant le cercle restreint des théoriciens qui l’avaient forgé, le mot s’est vidé d'une partie de sa substance, appliqué à tout récit à la première personne mêlant, de près ou de loin, éléments biographiques et fictionnels. Cette vulgarisation a brouillé les frontières que Doubrovsky avait soigneusement posées entre autobiographie, roman autobiographique et autofiction au sens strict. Le glissement terminologique a eu des effets concrets : des œuvres très différentes se retrouvent rangées sous la même étiquette, rendant le genre difficile à circonscrire et à enseigner. Gasparini (<em>Est-il je ?</em> 2004) soulignait déjà cette confusion entre des formes d'écriture de soi pourtant distinctes. Pire, le mot est parfois devenu un argument marketing, apposé sur des romans pour leur conférer une aura de sincérité ou d'audace littéraire, sans que la démarche créatrice ou réflexive qui fonde le genre soit véritablement présente. Ce mésusage a conduit certains critiques à rejeter purement et simplement la notion, jugée trop floue pour être opératoire.</p> <p>Cependant, le concept perdure. Bien ou mal employé, on ne peut plus en faire l’économie dès lors que l’on cherche à cartographier les écrits de soi. L’usage initialement strictement littéraire du terme a investi progressivement les autres arts : « L’autofiction a dépassé le seul cadre de la littérature pour contaminer le genre pictural, plastique mais aussi scénique et performatif(8) » déclare à juste titre Eugénie Péron-Douté. De son côté, Elise Hugueny-Léger a récemment mis en lumière la manière dont « la présence de pratiques intermédiales au sein de l’autofiction mène au renouvellement de problématiques centrales de l’écriture de soi(9) ». Le roman graphique, la bande-dessinée explorent aussi les possibles du genre…</p> <p>L’actualité de l’autofiction montre que le concept s’est transformé, diversifié et mondialisé. L’autofiction est aujourd’hui moins un genre fermé qu’un mode d’écriture dominant dans de nombreuses littératures contemporaines. Si l’autofiction de la fin du vingtième siècle était souvent centrée sur le récit de soi, la fragmentation du sujet et le jeu entre vérité et fiction, depuis les années 2000, elle s’élargit et conquiert de nouveaux territoires littéraires : le « je » permet désormais de mener des enquêtes sur le social, le politique et l’histoire. De cette manière, l’intime se relie au collectif, comme en témoigne le « nous » générationnel d’Annie Ernaux. Depuis plus d’une décennie, une tendance forte articule autofiction et mémoire, qu’elle soit individuelle, familiale, traumatique ou collective (Edouard Louis, Delphine de Vigan, Didier Eribon), si bien que raconter sa vie devient parfois aussi une modalité d’exploration de la condition sociale et historique des individus. De même, l’autofiction est devenue un espace d’intervention politique où le « je » fait office d’outil critique. Elle interroge, par ailleurs, les questions de genre, dans un champ très dynamique – exploration des identités fluides, autobiographies trans, narrations queer –, où elle se fait fréquemment espace de déconstruction et/ou de reconstruction identitaire. Preuve de cette hybridation des formes, l’autofiction contemporaine mélange essai, roman, autobiographie, documentaire, archives et photographie, rendant la frontière entre roman et document de plus en plus poreuse. Enfin, l’essor des réseaux sociaux et des formes numériques a profondément modifié la perception du « moi », produisant une sorte d’« autofiction permanente » (au même titre que le flux d’information), qui brouille les frontières entre personne privée et personne publique, mais aussi qui joue sur les représentations d’un « je » démultiplié et constamment mis en scène. Cette nouvelle modalité d’écriture du « je », de sa mise en circulation, de son exposition, désormais accessible à tous et non plus réduit aux seuls espaces artistiques, constitue ce que l’on pourrait appeler la « post-autofiction ». </p> <p>En conséquence, des critiques soulignent une saturation(10) du « moi » quand d’autres soulèvent la question éthique(11) du traitement de l’entourage (famille, proches, anonymes) dans l’autofiction. L’autofiction contemporaine ne consiste plus simplement à « écrire sa vie » : elle est devenue un outil d’exploration identitaire, une forme critique du présent, un laboratoire des frontières entre mémoire, fiction et politique. En d’autres termes, l’autofiction est passée du récit de soi à une poétique du sujet dans le monde.</p> <p>Ainsi, le cinquantenaire de la création du néologisme est l’occasion de dresser un bilan critique du concept d’autofiction. L’ ILLE (Université de Haute-Alsace) qui avait déjà, en 2008, consacré un colloque à Serge Doubrovsky(12) (le premier en France sur l’auteur) souhaite interroger le genre depuis ses premières manifestations (précurseurs, pionniers…) jusqu’à ses accomplissements les plus contemporains ou expérimentaux, que ce soit dans l’espace littéraire ou dans les autres domaines artistiques dans lesquels le genre s’est développé, en langue française ou étrangère. Le colloque souhaiterait explorer l’autofiction autour des quatre axes suivants :</p> <p><strong> * Genèses autofictionnelles</strong></p> <p>Cet axe invite à remonter aux origines du genre, avant que Doubrovsky ne forge le néologisme en 1977. Il s'agit d’identifier les précurseurs qui, sans nommer leur démarche, pratiquaient déjà une écriture de soi hybride, jouant sur ce qui relève d’une mise en fiction de l’écriture de soi. On interrogera également les conditions historiques, psychanalytiques et littéraires qui ont rendu possible l’émergence du concept, ainsi que les premiers textes qui en ont posé les jalons fondateurs dans l'espace francophone et au-delà.</p> <p><strong> * Pratiques autofictionnelles en France et à l’étranger dans l’extrême contemporain</strong></p> <p>Cet axe propose un panorama comparatiste des usages de l'autofiction selon les contextes nationaux et culturels. Si le genre est né en France, il s’est rapidement développé dans d'autres littératures en se transformant au contact de traditions narratives différentes. Il s’agira alors d’examiner comment des auteurs français ou étrangers, chacun dans son contexte, se sont appropriés, ont déplacé ou réinventé les codes du genre, révélant ainsi sa plasticité et sa dimension transculturelle.</p> <p><strong> * Mutations et intermédialité du genre</strong></p> <p>L’autofiction n'est plus seulement une affaire littéraire : elle a migré vers le cinéma, la photographie, la bande dessinée, la performance, les blogs et les réseaux sociaux, se reconfigurant à chaque fois au contact d’un nouveau médium. Cet axe explore ces mutations formelles et médiatiques, en interrogeant ce que le genre gagne ou perd dans ces translations. On s’intéressera notamment à la façon dont l’image, le corps ou le numérique redéfinissent les frontières entre le moi intime et sa mise en représentation publique.</p> <p><strong>* Théories et glissements théoriques de l’autofiction</strong></p> <p>Depuis les premières auto-théorisations de Doubrovsky jusqu’aux débats les plus récents, le concept n’a cessé d'être redéfini, contesté, élargi ou restreint. Cet axe retrace les grandes étapes de la théorisation en mettant en lumière les tensions et contradictions qui traversent le champ critique. Il s’agira d’examiner les glissements sémantiques du terme, les impasses auxquelles sa vulgarisation a conduit, et de réfléchir à la pertinence ou à l'obsolescence de la notion dans le paysage théorique contemporain.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission : </strong></p> <p>Les propositions de communication (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 01 / 11 / 2026 à <a href="mailto:autofiction50.ille@uha.fr">autofiction50.ille@uha.fr</a></p> <p>Les communications seront présentées en français. Une sélection des contributions fera l’objet d’une publication ultérieure.</p> <p>— </p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>Régine Battiston, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363)</p> <p>Arnaud Genon, Université de Strasbourg, ILLE (UR 4363)</p> <p>Carole Martin, Université Haute-Alsace, ILLE (UR 4363)</p> <p>Elise Hugueny-Léger, University of St Andrews</p> <p>Fabio Libasci, Università degli Studi dell'Insubria</p> <p><strong></strong></p> <p><strong>Bibliographie indicative</strong></p> <p>Alary, Viviane, Corrado, Corrado et Mitaine, Benoît, dir. <em>Autobio-graphismes : bande dessinée et représentation de soi</em>. Georg Éditeur, coll. « L'Équinoxe », 2015.</p> <p>Battiston, Régine, et Weigel, Philippe, dir. <em>Autour de Serge Doubrovsky</em>. Orizons, 2010.</p> <p>Battiston, Régine, et Genon, Arnaud, dir. : « Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse », <em>RELIEF – Revue électronique de littérature française</em>, Vol. 19, no 2, Novembre 2025.</p> <p>Burgelin, Claude, Grell, Isabelle et Roche, Roger-Yves, dir. <em>Autofiction(s)</em>. Actes du colloque de Cerisy (2008). Presses universitaires de Lyon, 2010.</p> <p>Camet, Sylvie, et Nourredine Sabri, dir. <em>Les Nouvelles Écritures du moi dans les littératures française et francophone</em>. L'Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 2012.</p> <p>Casas, Ana, dir. <em>La autoficción : reflexiones teóricas</em>. Arco / Libros, 2012.</p> <p>Chabat, Guillaume.<em> Le Verbe ou la vie</em>. <em>Doubrovsky et la dialectique de l'autofiction.</em> Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2025.</p> <p>Colonna, Vincent. <em>Autofiction et autres mythomanies littéraires</em>. Tristram, 2004.</p> <p>Darrieussecq, Marie. « L'autofiction, un genre pas sérieux. »<em> Poétique</em>, nº 107, 1996, p. 372-373.</p> <p>Delaume, Chloé. <em>La Règle du je</em>. Presses universitaires de France, 2010.</p> <p>Devésa, Jean-Michel, dir. <em>Littérature du moi, autofiction et hétérographie dans la littérature française et en français du XXe et du XXIe siècles</em>. Presses universitaires de Bordeaux, 2015.</p> <p>Doubrovsky, Serge, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, dir. <em>Autofictions &amp; Cie</em>. RITM, nº 6, Université Paris X Nanterre, 1993.</p> <p>Esquenazi, Jean-Pierre, et André Gardies, dir. <em>Le Je à l'écran</em>. L'Harmattan, coll. « Champs visuels », 2006.</p> <p>Federman, Raymond. <em>Surfiction </em>[1993]. Traduit par Nicole Mallet, Le Mot et le Reste, 2006.</p> <p>Gasparini, Philippe. <em>Est-il je ? Roman autobiographique et autofiction</em>. Seuil, 2004.</p> <p>---. <em>Autofiction. Une aventure du langage</em>. Seuil, coll. « Poétique », 2008.</p> <p>Genon, Arnaud dir. « Enjeux et frontières de l'autofiction. » <em>@nalyses</em>, vol. 9, nº 2, printemps-été 2014, Université d'Ottawa.</p> <p>---. <em>Autofiction : pratiques et théories</em>. Mon Petit Éditeur, 2013.</p> <p>Genon, Arnaud, et Isabelle Grell, dir. L<em>isières de l'autofiction : enjeux géographiques, artistiques et politiques</em>. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2016.</p> <p>Grell, Isabelle. <em>L'Autofiction</em>. Armand Colin, coll. « 128 », 2014.</p> <p>Herrou, Laurent, et Arnaud Genon. <em>L'Inconfort du je : dialogue sur l'écriture de soi</em>. Jacques Flament Éditions, 2017.</p> <p>Hilali Bacar, Darouèche. <em>Des autofictions arabes</em>. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2019.</p> <p>Hugueny-Léger, Elise. <em>Projections de soi. Identités en mouvement dans l'autofiction</em>. Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2022.</p> <p>Jeannelle, Jean-Louis, et Catherine Viollet, dir. <em>Genèse et Autofiction.</em> Academia Bruylant, 2007.</p> <p>Lecarme, Jacques, et Éliane Lecarme-Tabone. <em>L'Autobiographie</em>. Armand Colin, coll. « U », 1997.</p> <p>Lejeune, Philippe. <em>Le Pacte autobiographique</em> [1975]. Seuil, coll. « Points essais », 1996.</p> <p>Martin, Carole, et Battiston, Régine, dir. <em>Développement de l’écriture de soi : identité, forme et discours</em>. Orizons, coll. « Comparaisons », 2025.</p> <p>Meaux, Danièle, et Jean-Bernard Vray, dir. <em>Traces photographiques, traces autobiographiques</em>. Publications de l'université de Saint-Étienne, coll. « Lire au présent », 2004.</p> <p>Noronha, Jovita, dir<em>. Ensaios sobre a autoficção</em>. UFMG, 2014.</p> <p>Uhl, Magali.<em> Les Récits visuels de soi</em>. Presses universitaires de Paris Nanterre, 2015, <a href="https://doi.org/10.4000/books.pupo.7680">https://doi.org/10.4000/books.pupo.7680</a>.</p> <p>Vilain, Philippe. <em>Défense de Narcisse</em>. Grasset, 2005.</p> <p>---. <em>L'Autofiction en théorie</em>. La Transparence, 2009.</p> <p>—</p> <p> <strong>Notes </strong></p> <p>1.     Philippe Lejeune, « Le pacte autobiographique, » <em>Poétique</em>, nº 14, 1973.</p> <p>2.     Philippe Lejeune, <em>Le Pacte autobiographiqu</em>e (1975), coll. « Points Essais », Seuil, 1996, p. 31.</p> <p>3.     Lettre citée dans Serge Doubrovsky, Jacques Lecarme et Philippe Lejeune, dir., <em>Autofictions &amp; Cie</em>, RITM, nº 6, Université Paris X Nanterre, 1993, p. 6.</p> <p>4.     Serge Doubrovsky, <em>Le Monstre</em>, Paris, Grasset, 2017.</p> <p>5.     Serge Doubrovsky, <em>Fils</em> [1977], Gallimard, coll. « Folio », 2001, p. 10.</p> <p>6.     Serge Doubrovsky, « Le dernier moi, » <em>Autofiction(s)</em>, dir. Claude Burgelin et al., Presses universitaires de Lyon, 2010, <a href="https://doi.org/10.4000/books.pul.3723">https://doi.org/10.4000/books.pul.3723</a>. </p> <p>7.     Vincent Colonna, <em>Autofiction et autres mythomanies littéraires</em>, Auch, Tristram, 2004.</p> <p>8.     Eugénie Péron-Douté, « L'autofiction, médium artistique interdisciplinaire », <em>Voix contemporaines</em> [En ligne], nº 2, 2020, mis en ligne le 11 mars 2022, consulté le 13 mai 2026, <a href="https://publications-prairial.fr/voix-contemporaines/index.php?id=153">https://publications-prairial.fr/voix-contemporaines/index.php?id=153</a>. </p> <p>9.     Elise Hugueny-Léger, <em>Projections de soi. Identités en mouvement dans l'autofiction</em>, Presses universitaires de Lyon, coll. « Autofictions, etc. », 2022, p. 45.</p> <p>10.   Cf. notamment Géraldine Mosna-Savoye, « Autofiction : est-ce qu'on n'en peut plus ? », <em>Sans oser le demander,</em> France Culture, 12 décembre 2022, <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/autofiction-est-ce-qu-on-n-en-peut-plus-9364651">https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/autofiction-est-ce-qu-on-n-en-peut-plus-9364651</a>, consulté le 18/05/2026.  </p> <p>11. Shirley Jordan, « Autofiction, Ethic and Consent : Christine Angot’s Les Petits », <em>Revue critique de fixxion française contemporaine </em>[En ligne], 4 | 2012, mis en ligne le 15 juin 2012, consulté le 18 mai 2026. URL : <a href="http://journals.openedition.org/fixxion/6326">http://journals.openedition.org/fixxion/6326</a> ; DOI : <a href="https://doi.org/10.4000/fixxion.6326">https://doi.org/10.4000/fixxion.6326</a>.</p> <p>12. « Masculin, féminin, pluriel ? Autour de Serge Doubrovsky », colloque en présence de l'auteur, 6-8 mars 2008. Actes parus dans : Régine Battiston et Philippe Weigel, dir., <em>Autour de Serge Doubrovsky</em>, Orizons, 2010.</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
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      <title>Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique (revue Aleph)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134866/ecopoetiques-et-discours-antillais-ecrire-et-traduire-l-ile-monde-face.html</link>
      <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 05:10:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Revue Aleph. Langues, Médias &amp; Sociétés Numéro thématique : « Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique ». Coordination du numéro : Pr. Lamia Mecheri (Université Badji Mokhtar Annaba) et Pr. Antonio Gurrieri (Université G. D'Annunzio de Chieti-Pescara) — Aleph. Langues, Médias &amp; Sociétés est une revue scientifique à comité de lecture, en accès libre, exigeant un haut niveau de rigueur théorique et méthodologique. Elle accueille des travaux en sciences du langage, études littéraires, traductologie, sciences de l’information et de la communication et disciplines connexes, avec une attention particulière aux dynamiques linguistiques, culturelles et médiatiques dans les espaces arabophones, francophones et méditerranéens. Argumentaire du numéro La crise écologique transforme en profondeur nos manières de penser et d’habiter le monde. Réchauffement climatique, pollutions multiples, effondrement de la biodiversité, Anthropocène : ces réalités bien documentées n’en continuent pas moins de fissurer les imaginaires et de reconfigurer les cadres de pensée. Les sciences humaines et sociales, comme les arts et la littérature, sont directement interpellés par ces mutations. Dans ce contexte, l’ecocriticism anglo-saxon et, en contexte francophone, l’écopoétique ont mis en évidence le rôle décisif des œuvres littéraires dans la manière dont les sociétés se représentent le [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134866_26bb49d8581cd7d61fe9f51a66cb9c85.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134866_26bb49d8581cd7d61fe9f51a66cb9c85.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Revue <em>Aleph. Langues, Médias &amp; Sociétés</em></strong></p> <p><strong>Numéro thématique : « Écopoétiques et discours antillais : écrire et traduire l’île-monde face à l’urgence écologique ».</strong></p> <p>Coordination du numéro :</p> <p>Pr. Lamia Mecheri (Université Badji Mokhtar Annaba) et Pr. Antonio Gurrieri (Université G. D'Annunzio de Chieti-Pescara)</p> <p>—</p> <p>Aleph. Langues, Médias &amp; Sociétés est une revue scientifique à comité de lecture, en accès libre, exigeant un haut niveau de rigueur théorique et méthodologique. Elle accueille des travaux en sciences du langage, études littéraires, traductologie, sciences de l’information et de la communication et disciplines connexes, avec une attention particulière aux dynamiques linguistiques, culturelles et médiatiques dans les espaces arabophones, francophones et méditerranéens.</p> <p>Argumentaire du numéro</p> <p>La crise écologique transforme en profondeur nos manières de penser et d’habiter le monde. Réchauffement climatique, pollutions multiples, effondrement de la biodiversité, Anthropocène : ces réalités bien documentées n’en continuent pas moins de fissurer les imaginaires et de reconfigurer les cadres de pensée. Les sciences humaines et sociales, comme les arts et la littérature, sont directement interpellés par ces mutations.</p> <p>Dans ce contexte, l’ecocriticism anglo-saxon et, en contexte francophone, l’écopoétique ont mis en évidence le rôle décisif des œuvres littéraires dans la manière dont les sociétés se représentent le vivant, l’environnement et la crise écologique. La littérature apparaît comme un laboratoire d’« écologies du langage » où s’expérimentent de nouvelles formes de sensibilité au monde non humain et où se redéploient les liens entre esthétique, éthique et politique.</p> <p>Les littératures antillaises constituent un terrain privilégié pour cette réflexion. Dans le sillage d’Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et d’autres auteur·es caribéen·nes, la figure de l’île-monde propose une vision de l’archipel comme condensé du monde : espace insulaire fragile, traversé par les héritages de la plantation, de l’esclavage et de la colonisation, mais aussi par les vulnérabilités écologiques contemporaines (cyclones, pesticides, pollutions, extraction, etc.). L’archipel devient ainsi un observatoire des tensions entre local et global, entre mémoire coloniale et urgence écologique.</p> <p>Par ailleurs, les imaginaires écologiques caribéens circulent au-delà des œuvres littéraires : dans les discours médiatiques, les prises de parole militantes, les textes institutionnels et, de manière décisive, à travers la traduction(français / créoles / anglais / espagnol…). Traduire une écopoétique, ce n’est pas seulement déplacer des mots, mais faire voyager des cosmologies, des rapports au territoire, des formes d’oralité et des savoirs écologiques locaux.</p> <p>Sans se limiter aux Antilles, ce numéro entend accueillir des contributions portant sur d’autres espaces francophones (Afrique, Maghreb, océan Indien, Québec, Pacifique, etc.) qui élaborent eux aussi des écopoétiques situées, en lien avec des contextes environnementaux spécifiques (sécheresse, désertification, montée des eaux, extractivisme…). Il s’agira de mettre en regard ces contextes pour interroger les notions d’écologie postcoloniale, d’écologie décoloniale et de justice environnementale, et de poser la question – encore ouverte – d’une éventuelle « écopoétique francophone ».</p> <p>L’objectif du numéro est ainsi de croiser écopoétique, littératures antillaises, traduction et discours sociaux afin de mieux comprendre comment s’écrivent, se traduisent et se diffusent les récits de l’urgence écologique depuis les « périphéries » du monde globalisé.</p> <p><strong>Axes thématiques (indicatifs)</strong></p> <p>Les propositions pourront s’inscrire, entre autres, dans les axes suivants :</p> <p>1.       Écopoétique, plantation et mémoire de l’esclavage</p> <p>•          Représentations de la plantation, de ses héritages environnementaux et sociaux.</p> <p>•          Figures du marronnage, forêts-refuges, paysages de résistance.</p> <p>2.       Motifs du vivant dans les littératures antillaises</p> <p>•          Mer, cyclone, volcan, mangrove, biodiversité menacée.</p> <p>•          Temporalités écologiques, cycles naturels et formes narratives/poétiques.</p> <p>3.       Traduire l’écopoétique : langues, créolisation, circulation</p> <p>•          Traductions entre français, créoles, anglais, espagnol, etc.</p> <p>•          Gains, pertes, déplacements dans la traduction des imaginaires écologiques.</p> <p>•          Oralité, créolisation et « écologie du langage ».</p> <p>4.       Discours sociaux, médiatiques et politiques de l’écologie aux Antilles</p> <p>•          Analyse du discours (médias, institutions, ONG, militantismes).</p> <p>•          Dialogues et écarts entre récits littéraires et récits publics de l’écologie.</p> <p>5.       Écopoétiques francophones comparées</p> <p>•          Antilles / Afrique / Maghreb / océan Indien / Québec / Pacifique…</p> <p>•          Savoirs écologiques locaux, écologies postcoloniales et justice environnementale.</p> <p>6.       Catastrophes, ruines écologiques et imaginaires de la réparation</p> <p>•          Récits de catastrophes et de désastres (naturels, technologiques, toxiques).</p> <p>•          Poétiques de la réparation, de la survie, de la consolation.</p> <p>Cette liste est indicative : toute proposition entrant clairement en résonance avec l’argumentaire du numéro sera examinée.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>•          Langues du numéro : La revue accueille en priorité des articles en français, mais peut accepter des contributions en anglais ou en arabe (et, le cas échéant, en espagnol), après accord de la coordination du dossier. Dans tous les cas, les auteur·es fourniront au minimum des résumés en français et en anglais (et, si possible, en arabe), accompagnés de mots-clés dans les mêmes langues.</p> <p>•          Format des articles : Les articles proposés devront compter environ 35 000 à 50 000 signes (espaces compris, notes et bibliographie incluses). Ils devront être inédits, ne pas avoir été publiés ni soumis simultanément à une autre revue. </p> <p>•          Normes éditoriales : Les auteur·es sont invité·es à respecter scrupuleusement les consignes aux auteur·es de la revue (présentation du texte, système de références, bibliographie, translittérations, etc.), disponibles sur le site d’Aleph. Tout article ne respectant pas ces normes pourra être retourné pour mise en conformité avant évaluation.</p> <p>•          Évaluation : Les articles seront soumis à une expertise en double aveugle.<br />L’acceptation définitive dépendra des rapports d’évaluation et, le cas échéant, de la prise en compte des demandes de révision formulées par le comité de lecture.</p> <p>—</p> <p><strong>Calendrier</strong></p> <p>•          Date limite d’envoi des propositions d’articles complets : 01/10/2026.</p> <p>•          Mise en ligne du numéro (prévision) : décembre 2026.</p> <p>—</p> <p>Modalités d’envoi</p> <p>Les articles complets (au format .docx de préférence) sont à envoyer à :</p> <p>Soumission en ligne : <a href="https://asjp.cerist.dz/en/login">https://asjp.cerist.dz/en/login</a><br />Site de la revue : <a href="https://asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/226">https://asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/226</a></p> <p>mail: <a href="mailto:revue.aleph@gmail.com">revue.aleph@gmail.com</a></p> <p>En objet du message, indiquer :  </p> <p>Soumission – Numéro « Écopoétiques antillaises » – Nom Prénom.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Revue Télévision n°17 : "Télévision : du trucage aux intelligences artificielles"</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134863/appel-a-articles-pour-la-revue-television-n-17-television-du-trucage-aux-intelligences-artificielles.html</link>
      <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 02:02:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à articles du numéro 17 de la revue Télévision (CNRS éditions) Ce dossier, intitulé « Télévision : du trucage aux intelligences artificielles », propose d’interroger les usages contemporains de l’artificiel dans les productions audiovisuelles, des trucages aux dispositifs immersifs en passant par les intelligences artificielles génératives. Les propositions d’articles (2 000 signes maximum, hors bibliographie) sont attendues pour le 30 juin 2026. Voir le détail en pièce jointe.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Appel à articles du numéro 17 de la revue Télévision (CNRS éditions)</p> <p>Ce dossier, intitulé « Télévision : du trucage aux intelligences artificielles », propose d’interroger les usages contemporains de l’artificiel dans les productions audiovisuelles, des trucages aux dispositifs immersifs en passant par les intelligences artificielles génératives.</p> <p>Les propositions d’articles (2 000 signes maximum, hors bibliographie) sont attendues <strong>pour le 30 juin 2026.</strong></p> <p><strong>Voir le détail en pièce jointe.</strong></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Au-delà de Game of Thrones : Un tournant dans les séries depuis les années 2010 ?</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134834/au-dela-de-game-of-thrones-un-tournant-dans-les.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 11:15:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134834/au-dela-de-game-of-thrones-un-tournant-dans-les.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>Au-delà de Game of Thrones : Un tournant dans les séries depuis les années 2010 ? Appel à contributions : revue Saison (Classiques Garnier)   Quinze ans après la première saison de Game of Thrones (2011-2019), treize ans après celle de Vikings (2013-2020), deux séries au succès international qui lors de leur diffusion ont souvent été présentées comme des changements de paradigmes, qu’en est-il véritablement dans le panorama actuel des séries ? Dans le sillage de ces productions, les années 2010 et le début des années 2020 ont-elles véritablement entraîné une modification des séries de fantasy ou des séries consacrées à la représentation du Moyen Âge ? Ont-elles eu un impact sur les autres productions sérielles ? Alors qu’en 2026 les œuvres dérivées de Game of Thrones, en particulier House of the Dragon et A Knight of the Seven Kingdoms, continuent de susciter un certain engouement populaire et critique – certes moins marqué que dans le cas de leur série-mère –, d’autres séries de fantasy médiévalistes ne connaissent pas le même succès ni la même durabilité : Cursed : La Rebelle, L’Écuyer du roi, tout comme Willow ont été annulées après une seule saison ; La Roue du Temps n’a [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134834_7fdc1a630c238af0815181f9faa190f5.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134834_7fdc1a630c238af0815181f9faa190f5.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Au-delà de Game of Thrones :</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Un tournant dans les séries depuis les années 2010 ?</strong></p> <p style="text-align:center;">Appel à contributions : revue <em>Saison </em>(Classiques Garnier)</p> <p style="text-align:center;"> </p> <p>Quinze ans après la première saison de <em>Game of Thrones</em> (2011-2019), treize ans après celle de <em>Vikings </em>(2013-2020), deux séries au succès international qui lors de leur diffusion ont souvent été présentées comme des changements de paradigmes, qu’en est-il véritablement dans le panorama actuel des séries ? Dans le sillage de ces productions, les années 2010 et le début des années 2020 ont-elles véritablement entraîné une modification des séries de fantasy ou des séries consacrées à la représentation du Moyen Âge ? Ont-elles eu un impact sur les autres productions sérielles ?</p> <p>Alors qu’en 2026 les œuvres dérivées de <em>Game of Thrones</em>, en particulier <em>House of the Dragon</em> et <em>A Knight of the Seven Kingdoms</em>, continuent de susciter un certain engouement populaire et critique – certes moins marqué que dans le cas de leur série-mère –, d’autres séries de fantasy médiévalistes ne connaissent pas le même succès ni la même durabilité : <em>Cursed : La Rebelle</em>, <em>L’Écuyer du roi</em>, tout comme <em>Willow </em>ont été annulées après une seule saison ;<em> La Roue du Temps </em>n’a pas été renouvelée au-delà de sa troisième saison, de même que <em>Vikings : Valhalla</em> ; etc. D’autres se poursuivent mais voient leurs ambitions à la baisse, comme <em>The Witcher</em> pour laquelle Netflix a réduit ses projets de « Witcher-verse ».</p> <p>Pourtant, en parallèle, de nouvelles séries médiévalistes comme des séries de fantasy sont toujours autant proposées au public sur diverses chaînes et plateformes : de <em>King &amp; Conqueror</em> en prises de vue réelles, à la série animée<em> La Quête d’Ewilan</em>, en passant par de nombreuses autres créations originales, les séries du milieu des années 2020 ne suggèrent pas l’existence d’une lassitude du public ou des producteurs vis-à-vis de ces sujets. À première vue, même les scandales et les figures clivantes ne semblent avoir eu qu’un impact limité sur les productions sérielles de ces dernières années – pensons à <em>Good Omens </em>qui peut s’achever sans participation de son auteur, ou au reboot sériel de <em>Harry Potter </em>en préparation.</p> <p>Pour un prochain numéro de la revue <em>Saison </em>(Classiques Garnier) à paraître fin 2027, nous invitons des propositions d’études de cet héritage, réel ou non, de <em>Game of Thrones </em>et de <em>Vikings</em>. Le corpus abordé portera sur trois approches principales, qui se croisent régulièrement mais ne relèvent pas nécessairement des mêmes enjeux :</p> <p>1.     Les séries de fantasy, y compris les productions pour enfants.</p> <p>2.     Les séries médiévalistes, y compris les productions qui incluent des échos à d’autres périodes historiques.</p> <p>3.     Les séries a priori plus éloignées de <em>Game of Thrones</em> et <em>Vikings</em>, dans leur sujet, leur esthétique ou leur genre, mais qui auraient été influencées par ces œuvres spécifiques.</p> <p> </p> <p>Dans tous les cas, les séries étudiées pourront être animées ou en prises de vue réelles, achevées ou encore en cours, et être issues de toutes les sphères linguistiques et culturelles. Les articles pourront porter sur des études de cas ou sur des approches plus théoriques, transversales ou surplombantes ; ils pourront analyser les séries dans tous leurs aspects : narratifs, esthétiques, marketings, enjeux de production/diffusion, questions de réception ou de traduction, relation aux fans, etc. D’autres formats, comme des entretiens, des analyses de presse, des études de réception ou autres, sont également les bienvenus.</p> <p>Les articles n’auront pas de volume attendu, mais devront suivre les normes des éditions Classiques Garnier, qui seront transmises aux auteur.rice.s. L’inclusion de visuels sera, comme souvent hélas, assez compliquée, et le cas échéant uniquement en noir et blanc ; il est donc déconseillé de prévoir des illustrations pour accompagner l’article.</p> <p>Les propositions d’articles, entretiens ou autres formats sont à envoyer à Justine Breton (<strong>justine.breton [at] univ-lorraine.fr</strong>) pour le vendredi<strong> 4 septembre 2026</strong> au plus tard. La proposition inclura le résumé de l’article d’environ 1500 signes (espaces comprises), son format envisagé, une bibliographie indicative et une brève présentation biographique de l’auteur.rice. Les demandes de renseignements peuvent être transmises à la même adresse.</p> <p>Les propositions générées entièrement ou partiellement par IA ne seront pas acceptées.</p> <p> </p> <p><strong>Calendrier prévisionnel :</strong></p> <p>4 septembre 2026 : Date limite d’envoi des propositions</p> <p>14 septembre 2026 : Notification d’acceptation ou de refus des propositions</p> <p>1e février 2027 : Remise des articles dans leur première version</p> <p>Juin 2027 : Remise des versions finales des articles</p> <p>Décembre 2027 : Parution</p>]]></content:encoded>
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    </item>
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      <title>Ecrire la Russie… sans le russe : traduire la fiction et la non-fiction, entre anglais et français</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134830/ecrire-la-russie-sans-le-russe-traduire-la-fiction.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 10:42:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Ecrire la Russie… sans le russe : traduire la fiction et la non-fiction, entre anglais et français (vendredi 4 décembre 2026) Depuis le début de la guerre en Ukraine, les critiques sont vives à l’encontre de la Russie et dépassent le champ de la politique. Dans le domaine culturel, des débats ont fait rage sur la nécessité de boycotter la culture russe (en 2025, Victoire Feuillebois publiait un livre faisant le point sur cette question : Faut-il brûler Pouchkine ?) ou, à l’inverse, de soutenir les artistes russes qui, bien souvent, ne s’alignent pas sur la politique de Vladimir Poutine, au point où l’on pourrait se demander, avec Gisèle Shapiro (Peut-on dissocier l’œuvre de l’auteur ? 2020), si l’on peut dissocier les œuvres russes de l’homme politique russe.  Le conflit a eu des répercussions qui se sont également cristallisées sur la langue russe. Ainsi, on note une insistance pour écrire Kyiv plutôt que Kiev, qui est relayée en anglais encore plus qu’en français. Par ailleurs, si l’Ukraine est historiquement bilingue, de nombreux Ukrainiens ont décidé de délaisser la langue russe, maintenant perçue comme celle de l’envahisseur, et d’apprendre l’ukrainien (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/en-ukraine-resister-grace-a-la-langue-1140538). Un auteur comme Andrei Kourkov, qui écrivait sa fiction en [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Ecrire la Russie… sans le russe : traduire la fiction et la non-fiction, entre anglais et français </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>(vendredi 4 décembre 2026)</strong></p> <p>Depuis le début de la guerre en Ukraine, les critiques sont vives à l’encontre de la Russie et dépassent le champ de la politique. Dans le domaine culturel, des débats ont fait rage sur la nécessité de boycotter la culture russe (en 2025, Victoire Feuillebois publiait un livre faisant le point sur cette question : Faut-il brûler Pouchkine ?) ou, à l’inverse, de soutenir les artistes russes qui, bien souvent, ne s’alignent pas sur la politique de Vladimir Poutine, au point où l’on pourrait se demander, avec Gisèle Shapiro (Peut-on dissocier l’œuvre de l’auteur ? 2020), si l’on peut dissocier les œuvres russes de l’homme politique russe. </p> <p>Le conflit a eu des répercussions qui se sont également cristallisées sur la langue russe. Ainsi, on note une insistance pour écrire Kyiv plutôt que Kiev, qui est relayée en anglais encore plus qu’en français. Par ailleurs, si l’Ukraine est historiquement bilingue, de nombreux Ukrainiens ont décidé de délaisser la langue russe, maintenant perçue comme celle de l’envahisseur, et d’apprendre l’ukrainien (https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/en-ukraine-resister-grace-a-la-langue-1140538). Un auteur comme Andrei Kourkov, qui écrivait sa fiction en russe et sa non-fiction en ukrainien, a écrit ses deux derniers livres sur la guerre directement en anglais, et ces ouvrages ont été traduits en français (le premier par Johann Bihr, le deuxième par Bihr et Odile Demange).</p> <p>Pour cette journée d’études, on s’intéressera à l’histoire avec un petit ou un grand H, sous le prisme de la traduction entre anglais et français. </p> <p>On pourra interroger la manière dont des historiens anglophones ont écrit sur la Russie et la raison qui a mené à leur traduction en français, mais aussi sur les thèmes les plus porteurs pour un éditeur : les Américains sont-ils plus intéressés par les livres sur la Guerre froide, puisqu’elle touchait aussi à leur histoire ? On pourra remonter dans le temps et penser par exemple à Andreï Kozovoi, professeur de russe spécialisé dans l’histoire soviétique qui a traduit deux livres écrits en anglais sur l’histoire pré-révolutionnaire (Histoire de la Russie des Tsars par Richard Pipes et La fin de l’empire des Tsars : Vers la Première Guerre mondiale et la révolution par Dominic Lieven).  </p> <p>En littérature, on pourra se pencher sur des auteurs de romans sur la Guerre froide, John Le Carré étant le plus connu (depuis La Maison Russie, il a été traduit par Mimi et Isabelle Perrin, cette dernière poursuivant seule à partir des années 2010). Il sera également possible d’étudier des auteurs d’origine russe ayant une riche production en anglais (et plusieurs traducteur·ices vers le français) comme Vladimir Nabokov ou Gary Shteyngart ou, plus récemment, des écrivaines contemporaines comme Sana Krasikov, autrice née en Ukraine qui écrit en anglais et qui a remporté en France le Prix du premier roman étranger en 2019 pour Les Patriotes (trad. Sarah Gurcel). </p> <p>L’audiovisuel pourra également être étudié sous l’angle de la traduction : ainsi, la série The Americans (2013-2018) met en scène deux espions russes du KGB sous couverture aux Etats-Unis et que l’on n’entend presque jamais parler russe, puisque cette langue les trahirait. Plus récemment, le livre Le Mage du Kremlin (2022), de l’auteur français Giuliano da Empoli, a été adapté en film par Olivier Assayas et Emmanuel Carrère (qui a lui aussi écrit sur la Russie) : les réalisateurs sont donc deux Français, mais le film est en langue anglaise, avec Jude Law dans le rôle de Poutine. </p> <p>Les propositions de communication (env. 300 mots) devront être envoyées <strong>avant le 20 juin 2026</strong> à l’adresse suivante : <a href="mailto:julie.loison-charles@sorbonne-nouvelle.fr">julie.loison-charles@sorbonne-nouvelle.fr</a> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Section Fragments - Philologia antiqua. An International Journal of Classics, 20-2027</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134829/section-fragments-philologia-antiqua-an-international-journal-of-classics-20-2027.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 09:32:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134829/section-fragments-philologia-antiqua-an-international-journal-of-classics-20-2027.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>La section « Fragments » de la revue PHILOLOGIA ANTIQVA. An International Journal of Classics souhaite informer les membres de la communauté scientifique qu’un appel à contribution est ouvert pour le numéro 20-2027 de la revue. La section accueille des articles inédits (en français, anglais, italien).  Inaugurée en 2024, la section thématique « Fragments » est consacrée aux textes fragmentaires antiques et s’adresse aux chercheurs de l’Antiquité qui s’interrogent sur le fragment en tant qu’objet d’étude, en prenant en compte ses implications matérielles et épistémologiques. La section « Fragments » accueille des textes issus de toutes les disciplines de l’Antiquité dans une volonté de croiser plusieurs perspectives (d’historiens, de littéraires, de philosophes, de philologues, d’archivistes...) et différentes approches méthodologiques, face aux nombreuses questions que les fragments antiques posent, entre autres, celles du statut du « fragment » et de la « compilation », de la conservation et de la transmission des textes antiques, de la ré-écriture, de la « fidélité » de la citation et plus largement des pratiques savantes antiques. En plus d’accueillir des contributions portant sur ces thématiques habituelles, nous souhaiterions également ouvrir les pages du numéro 20-2027 aux études qui exploreront les questions éditoriales relatives aux textes [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La section « Fragments » de la revue PHILOLOGIA ANTIQVA. An International Journal of Classics souhaite informer les membres de la communauté scientifique qu’un appel à contribution est ouvert pour le numéro 20-2027 de la revue. La section accueille des articles inédits (en français, anglais, italien). </p> <p>Inaugurée en 2024, la section thématique « Fragments » est consacrée aux textes fragmentaires antiques et s’adresse aux chercheurs de l’Antiquité qui s’interrogent sur le fragment en tant qu’objet d’étude, en prenant en compte ses implications matérielles et épistémologiques. La section « Fragments » accueille des textes issus de toutes les disciplines de l’Antiquité dans une volonté de croiser plusieurs perspectives (d’historiens, de littéraires, de philosophes, de philologues, d’archivistes...) et différentes approches méthodologiques, face aux nombreuses questions que les fragments antiques posent, entre autres, celles du statut du « fragment » et de la « compilation », de la conservation et de la transmission des textes antiques, de la ré-écriture, de la « fidélité » de la citation et plus largement des pratiques savantes antiques.</p> <p>En plus d’accueillir des contributions portant sur ces thématiques habituelles, nous souhaiterions également ouvrir les pages du numéro 20-2027 aux études qui exploreront les questions éditoriales relatives aux textes fragmentaires, qu’il s’agisse de s’interroger sur le travail érudit de fichage et de catalogage accompli par les philologues antiques ou sur les critères qui guident les éditions modernes. Nous espérons que cette thématique plus ciblée sur les choix méthodologiques et exégétiques sur lesquels sont fondées les collections antiques et modernes contribuera, à son tour, à faire avancer la recherche collective sur les fragments antiques.</p> <p><strong>Responsable de la section « Fragments » </strong></p> <p>Luciana Romeri (Université de Caen Normandie)</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Envoi des articles complets à <a href="mailto:luciana.romeri@unicaen.fr">luciana.romeri@unicaen.fr</a></p> <p>L’appel à contribution est permanent. </p> <p>Pour une publication dans le numéro 20-2027, les textes doivent être soumis <strong>au plus tard le 20 septembre 2026.</strong></p> <p>Les normes éditoriales de la revue PhA peuvent être demandées en envoyant un mail  à <a href="mailto:luciana.romeri@unicaen.fr">luciana.romeri@unicaen.fr</a></p> <p><strong>Évaluation</strong></p> <p>Comme pour l’ensemble des articles qui composent la revue PHILOLOGIA ANTIQVA, les textes soumis à la section « Fragments » seront évalués selon la procédure du double blind peer review. Les rapporteurs sont indépendants des auteurs et ne sont pas rattachés aux mêmes institutions scientifiques.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Penser le fabliau au prisme du numérique. Genre, transmission et variations</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134851/penser-le-fabliau-au-prisme-du-numerique-genre-transmission-et-variations.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 09:23:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134851/penser-le-fabliau-au-prisme-du-numerique-genre-transmission-et-variations.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description> Penser le fabliau au prisme du numérique Genre, transmission et variations   Lyon, les 17-19 juin 2027  Appel à communications Le corpus Fabliaux, hébergé sur la Base de Français Médiéval[1], offre un accès libre et gratuit à 202 textes édités et traduits en français moderne. Cet ensemble narratif de plus de 55 000 octosyllabes est plus fourni que les répertoires antérieurs car il intègre tous les récits qui, depuis la fin du XIXe siècle et l’édition de Montaiglon et Raynaud, ont été considérés comme des fabliaux par au moins un spécialiste, ainsi que tous les contes à rire insérés dans une œuvre littéraire plus vaste – l’Isopet de Marie de France, les Fables Pierre Aufort, le Chastoiement d’un pere a son fils, le Roman de Renart le Contrefait. Ce corpus élargi permet de réinterroger les frontières du genre, les phénomènes de variation, les logiques de transmission et les thématiques traditionnellement associées aux fabliaux, par le biais des matériaux mis à la disposition des utilisateurs de la BFM (archives numériques, référentiels bibliographiques, notices…) et des outils en libre accès (lexique, index, concordancier, recherches sur l’ensemble des textes édités ou sur un sous-corpus sélectionné).    1 — Définir le fabliau : centralité, périphéries, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134851_ecff51620ebf9fe4b4c46dfcc178918b.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134851_ecff51620ebf9fe4b4c46dfcc178918b.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"> <strong>Penser le fabliau au prisme du numérique</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Genre, transmission et variations </strong> </p> <p style="text-align:center;">Lyon, les 17-19 juin 2027 </p> <p style="text-align:center;"></p> <p style="text-align:center;">Appel à communications</p> <p>Le corpus Fabliaux, hébergé sur la Base de Français Médiéval[1], offre un accès libre et gratuit à 202 textes édités et traduits en français moderne. Cet ensemble narratif de plus de 55 000 octosyllabes est plus fourni que les répertoires antérieurs car il intègre tous les récits qui, depuis la fin du XIXe siècle et l’édition de Montaiglon et Raynaud, ont été considérés comme des fabliaux par au moins un spécialiste, ainsi que tous les contes à rire insérés dans une œuvre littéraire plus vaste – l’Isopet de Marie de France, les Fables Pierre Aufort, le Chastoiement d’un pere a son fils, le Roman de Renart le Contrefait. Ce corpus élargi permet de réinterroger les frontières du genre, les phénomènes de variation, les logiques de transmission et les thématiques traditionnellement associées aux fabliaux, par le biais des matériaux mis à la disposition des utilisateurs de la BFM (archives numériques, référentiels bibliographiques, notices…) et des outils en libre accès (lexique, index, concordancier, recherches sur l’ensemble des textes édités ou sur un sous-corpus sélectionné).   </p> <p><strong>1 — Définir le fabliau : centralité, périphéries, frontières</strong></p> <p>Si de nombreux critiques ont remis en question la notion même de genre littéraire au Moyen Âge, les travaux de Patrick Moran ont renouvelé cette réflexion et ouvert des pistes d’analyse susceptibles d’être appliquées au genre fabliesque. On se demandera donc s’il existe des bornes catégorielles nettes du fabliau et s’il est possible d’identifier un noyau définitoire stable. Les critères traditionnels — métrique, brièveté, ruse, comique, autonomie littéraire — demeurent-ils opératoires ? Si l’on devait recourir à une échelle de centralité, quels textes occuperaient une position centrale ? Lesquels se situeraient à la périphérie et pour quelles raisons ? Quelle serait leur place par rapport au noyau central et comment penser ces textes hybrides ? Une fois les bornes catégorielles établies, quels contes du corpus Fabliaux de la BFM se situent indubitablement hors de la catégorie fabliesque, et pourquoi ? On pourra ainsi vérifier les hypothèses d’Isabelle Delage-Béland (2024) concernant le vocabulaire générique apparaissant dans les fabliaux et repenser la question de leurs frontières avec le dit, le lai, l’exemplum et le conte pieux[2]. Le corpus élargi proposé sur la BFM facilitera l’étude des cas limites plutôt que celle des seuls textes canoniques. Ces analyses mettront en lumière la manière dont les critères éditoriaux ont façonné notre perception du genre fabliesque et invisibilisé certains textes, pourtant majeurs.</p> <p><strong>2 — Les fabliaux et leurs manuscrits </strong></p> <p>Le corpus Fabliau de la BFM favorise une approche fine de la variance manuscrite et de la mouvance textuelle puisqu’il permet de visualiser, sur une même page, les différentes versions d’un même fabliau et le manuscrit qui les contient. À partir de juillet 2026, plus de soixante-dix témoins secondaires seront édités en ligne et la totalité d’entre eux sera accessible en juin 2027[3]. Il sera ainsi possible de reprendre et prolonger les travaux fondateurs menés par Jean Rychner (1960) afin d’observer comment un même fabliau se transforme d’un manuscrit à l’autre et quelles variantes affectent, par exemple, le comique, la représentation de la sexualité ou de la violence, les moralités, les noms propres ou les références sociales. On se demandera si ces différents témoins attestent l’existence de stratégies de normalisation ou de censure, si certains d’entre eux accentuent la dimension anticléricale, misogyne ou obscène des récits, et s’il existe des réécritures plus “bourgeoises” ou plus “aristocratiques” que d’autres. On s’interrogera également sur les phénomènes de contamination entre les textes et sur la notion même de « version » puisque, là où tel spécialiste reconnaît une version distincte d’un fabliau, tel autre ne verra qu’un témoin particulier d’une seule et même version. </p> <p>Le corpus numérique de la BFM permet également d’afficher les différents fabliaux contenus dans un seul et même manuscrit. Dans le prolongement des travaux menés par Richard Trachsler (2010) ou Gabriele Giannini et Francis Gingras (2016), on se demandera si les notions de “recueils” s’appliquent aux collections de fabliaux et si des logiques d’organisation ou de regroupement y sont perceptibles. Un élargissement de la réflexion aux réseaux de voisinage littéraire est possible. Des études statistiques sur les contextes manuscrits pourraient ainsi s’avérer fécondes[4]. </p> <p><strong>3 — Approches thématiques</strong></p> <p>Grâce à son ampleur inédite, le corpus Fabliaux permet de jeter un éclairage nouveau sur des questions déjà abordées par la critique, car il facilite les recherches sur les réseaux lexicaux, les structures narratives, les motifs récurrents ou encore les personnages. On s’interrogera par exemple, à la suite d’Alain Corbellari (2015), sur le matérialisme des fabliaux en étudiant la représentation du corps et de ses besoins, la place occupée par l’argent, le rapport entre matérialisme et rire, ou encore les liens entre langage et corporéité, afin de déterminer si le fabliau propose une anthropologie spécifique. Les formes, les fonctions et les limites du rire demeurent une question centrale, indissociable de celle du genre fabliesque lui-même. On peut ainsi se demander si certains textes méconnus de Gautier Le Leu n’auraient pas été exclus des répertoires de fabliaux parce que leur auteur privilégie un rire cruel, obscène et subversif. La représentation du féminin et du masculin constitue un autre axe incontournable. Comment les femmes et les corps féminins sont-ils mis en scène ? Comment penser aujourd’hui tel texte profondément misogyne ou tel autre évoquant des violences sexuelles ? Des analyses textométriques permettraient de mesurer la place réelle occupée par ce type de fabliaux dans l’ensemble du corpus.  </p> <p><strong>4 — Circulation européenne et comparatisme</strong></p> <p>Le corpus Fabliaux de la BFM invite enfin à renouveler l’approche comparatiste en confrontant les contes à rire français à leurs homologues allemands, italiens, anglais ou néerlandais[5]. On pourra s’intéresser aux traductions ou adaptations européennes, qui témoignent d’une circulation dont il conviendra d’interroger la nature et les modalités. On cherchera à savoir si les personnages, les structures narratives, les thèmes, les motifs, les valeurs mises en jeu ou la nature même du rire demeurent identiques d’un espace culturel à l’autre. Décèle-t-on des invariants malgré les différences linguistiques ? La circulation d’un fabliau hors des frontières du royaume de France implique-t-elle nécessairement des transformations ? Ces analyses pourraient révéler quels aspects du comique étaient universellement compréhensibles au Moyen Âge et lesquels exigeaient des modifications pour être reçus par un nouveau public. Existait-il un rire typiquement français, allemand, anglais ou néerlandais, ou le rire constituait-il une expérience largement partagée, transcendant les frontières ? </p> <p>—</p> <p>Les propositions de communication relèveront donc aussi bien de l’analyse littéraire, de la philologie, de la codicologie, de l’analyse du discours, des études de genre, de l’histoire culturelle que des humanités numériques. En réunissant des approches méthodologiques diverses autour d’un corpus renouvelé, ce colloque entend favoriser une réflexion collective sur les modes de définition, de transmission et de réception du fabliau, ainsi que sur la place qu’occupe aujourd’hui ce genre dans les études médiévales.</p> <p><strong>Modalités de soumission des communications</strong></p> <p>Il sera possible de présenter les communications en français ou en anglais.</p> <p>Les propositions de communications, sous la forme d’un titre suivi d’un résumé d’une demi-page environ, seront envoyées avant le 31 décembre 2026, à</p> <p><a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a></p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique : </strong></p> <p>Laura Bonanno <a href="mailto:laura.bonanno@unito.it">laura.bonanno@unito.it</a></p> <p>Alain Corbellari <a href="mailto:alain.corbellari@unil.ch">alain.corbellari@unil.ch</a></p> <p>Jean-Marie Fritz <a href="mailto:jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr">jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr</a></p> <p>Francis Gingras <a href="mailto:f.gingras@umontreal.ca">f.gingras@umontreal.ca</a></p> <p>Corinne Pierreville <a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a></p> <p>Richard Trachsler <a href="mailto:richard.trachsler@uzh.ch">richard.trachsler@uzh.ch</a> </p> <p> —</p> <p><em>Les réponses seront transmises au début du mois février 2027 au plus tard.</em></p> <p style="text-align:center;"> — </p> <p style="text-align:center;"><strong>Reconsidering Fabliaux through the Lens of Digital Humanities</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Genre, Transmission, and Variation</strong></p> <p style="text-align:center;"> Lyon, France — June 17-19 2027 </p> <p style="text-align:center;">Call for Papers</p> <p>The Fabliaux corpus, hosted by the Base de Français Médiéval[6] (BFM), provides free and open access to 202 texts edited and translated into modern French. Comprising more than 55,000 octosyllabic lines, this corpus is more extensive than previous catalogues, as it includes all the tales that have been classified as fabliaux by at least one specialist since the late nineteenth century and the landmark edition by Montaiglon and Raynaud. It also incorporates comic narratives embedded within larger literary works, including Marie de France’s Ysopet, the Fables Pierre Aufort, the Chastoiement d’un pere a son fils, and the Roman de Renart le Contrefait. By expanding the boundaries of the corpus, the project opens new perspectives concerning literary genre, textual variation, transmission, and the themes traditionally associated with fabliaux. These issues may now be explored through the resources made available by the BFM — including digital archives, bibliographic databases, and scholarly notices — as well as through a range of open-access research tools such as concordances, lexical indexes, and corpus-wide search functions.  </p> <p><strong>1. Defining Fabliaux: Centres, Margins, and Generic Boundaries</strong></p> <p>Although many scholars have questioned the applicability of modern genre categories to medieval literature, recent works by Patrick Moran have renewed the debate and suggested new approaches that may be fruitfully applied to fabliaux. Do fabliaux possess apparent generic boundaries? Is it possible to define a stable core of characteristics? Do traditional criteria — metrical pattern, brevity, trickery, humour, and textual autonomy — remain useful analytical tools? If we adopt a model based on degrees of generic centrality, which texts belong in the centre of the category, and which in the margins? How should hybrid texts be situated in relation to a putative generic core? Conversely, once such boundaries have been established, which tales included in the Fabliaux corpus can confidently be considered non-fabliaux, and on what grounds?</p> <p>We could therefore test Isabelle Delage-Béland’s (2024) hypotheses concerning generic terminology in fabliaux and reassess the relationships between fabliaux and contiguous narrative forms such as dit, lai, exemplum, and pious tales[7]. The expanded Fabliaux corpus is particularly well suited to the study of borderline and neglected texts rather than solely canonical examples. Such investigations may reveal how editorial practices have shaped modern perceptions of fabliaux while simultaneously marginalising works that played a significant role in the medieval narrative landscape. </p> <p><strong>2. Fabliaux and Their Manuscript Tradition</strong></p> <p>The Fabliaux corpus facilitates detailed investigation of manuscript variance and textual mouvance by allowing users to compare multiple versions of the same fabliau alongside the manuscripts in which they are preserved. From July 2026, more than seventy secondary witnesses will be available online, and the complete corpus of witnesses will be accessible by June 2027[8].</p> <p>This resource allows us to revisit and extend Jean Rychner’s (1960) pioneering study by examining how individual fabliaux evolve across manuscripts and how variants affect comic episodes, representations of sexuality and violence, moralising passages, personal names, and social references. Contributors may explore whether such witnesses reveal strategies of normalisation or censorship, whether certain manuscripts intensify the anticlerical, misogynistic, or obscene dimensions of the tales, and whether some rewritings appear more “bourgeois” or more “aristocratic” than others. The corpus also invites reflection on textual contamination and on the very notion of a “version,” since what one scholar identifies as a distinct version may be regarded by another as a particular witness of a single textual tradition. </p> <p>The BFM platform further enables users to visualise all the fabliaux contained within a given manuscript. Building on the work of Richard Trachsler (2010), and Gabriele Giannini, and Francis Gingras (2016), contributors may investigate whether the notion of “collection” can be meaningfully applied to groups of fabliaux and whether discernible principles of organisation underlie their compilation. Such enquiries may also be extended to broader networks of textual proximity and literary association. Statistical analyses of manuscript contexts may prove especially productive in this regard[9]. </p> <p><strong>3. Thematic Approaches</strong></p> <p>Thanks to its unprecedented extent, the Fabliaux corpus offers new perspectives on topics that have long attracted scholarly attention. It facilitates research into lexical networks, narrative structures, recurring motifs, and character types. Following on from Alain Corbellari’s work (2015), contributors may wish to revisit the question of materialism in fabliaux by examining the representations of the body and its needs, the role of money, the relationship between material concerns and laughter, and the links between language and corporeality. Such studies may help determine whether fabliaux articulate a distinctive medieval anthropology. The forms, functions, and limits of humour remain central to any understanding of the genre. It may be worth considering, for example, whether certain little-studied works by Gautier Le Leu have been excluded from fabliau inventories because they privilege a mode of humour that is particularly cruel, obscene, or subversive. Representations of femininity and masculinity constitute another major area of inquiry. How are women and female bodies portrayed? How should modern scholars approach texts that are overtly misogynistic or that depict sexual violence? Textometric approaches may help assess the actual place occupied by such tropes within the corpus.</p> <p><strong>4. European Circulation and Comparative Perspectives</strong></p> <p>The Fabliaux corpus also encourages renewed comparative approaches by bringing French comic tales into dialogue with their German, Italian, English, and Dutch counterparts[10]. Special attention may be devoted to translations and adaptations, which bear witness to forms of cultural circulation whose mechanisms remain insufficiently understood. Contributors are invited to investigate whether characters, narrative structures, motifs, themes, values, and even forms of humour remain stable across linguistic and cultural boundaries. Can common features be identified despite linguistic diversity? Does the circulation of a fabliau beyond the borders of medieval France necessarily entail transformation? Such studies may shed light on which aspects of comic discourse were universally intelligible in medieval Europe, and which required adaptation to new audiences. Was there a specifically French, German, English, or Dutch form of humour, or was humour a broadly shared cultural experience transcending political and linguistic boundaries? </p> <p>We welcome proposals focusing on literary studies, philology, codicology, discourse analysis, gender studies, cultural history, and digital humanities. By bringing together a wide range of methodological approaches around a newly expanded corpus, the conference aims to foster collective reflection on the definition, transmission, and reception of fabliaux, as well as on their place within contemporary medieval studies. </p> <p> —</p> <p><strong>Submission Guidelines</strong></p> <p>Papers may be presented in either French or English.</p> <p>Proposals should include a title and an abstract of approximately 250–300 words and should be submitted by 31 December 2026 to:</p> <p><a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a> </p> <p><em>Applicants will be notified of the committee’s decision no later than early February 2027. </em></p> <p> —</p> <p><strong>Scientific Committee</strong></p> <p>Laura Bonanno <a href="mailto:laura.bonanno@unito.it">laura.bonanno@unito.it</a></p> <p>Alain Corbellari <a href="mailto:alain.corbellari@unil.ch">alain.corbellari@unil.ch</a></p> <p>Jean-Marie Fritz <a href="mailto:jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr">jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr</a></p> <p>Francis Gingras <a href="mailto:f.gingras@umontreal.ca">f.gingras@umontreal.ca</a></p> <p>Corinne Pierreville <a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a></p> <p>Richard Trachsler <a href="mailto:richard.trachsler@uzh.ch">richard.trachsler@uzh.ch</a> </p> <p style="text-align:center;">—</p> <p style="text-align:center;"><strong>Selected Bibliography/ Bibliographie indicative</strong></p> <p>- Adams-Brown K., “Boccaccio Reading Old French: « Decameron » IX.2 and « La Nonete »”, MLN 125 1, 2010, p. 54-71</p> <p>- Bonanno L., « “Des tresces” e “Berenger au lonc cul”: due fonti per la novella VII 8 del “Decameron” ? », Carte Romanze. Rivista Di Filologia E Linguistica Romanze Dalle Origini Al Rinascimento, 13(1), 2025, p. 277–311</p> <p>- Busby K., Codex and context: reading old French verse narrative in manuscript, Amsterdam New York, Rodopi, 2002</p> <p>- Collet O. et S. Lunardi, « Le récit bref au Moyen Âge et la tradition vernaculaire du fabliau », Il Confronto letterario. Quaderni di Letterature straniere e moderne comparate dell’Università di Pavia, supplemento al vol. 60, 2013, p. 9-47</p> <p>- Collet O, F. Maillet et R. Trachsler, L’Étude des fabliaux après le Nouveau recueil complet des fabliaux, Paris, Classiques Garnier, 2014</p> <p>- Corbellari A., Des fabliaux et des hommes : narration brève et matérialisme au Moyen Âge, Genève, Droz, 2015</p> <p>- Delage-Béland I., Les fabliaux : fiction, vraisemblance et genre littéraire, Paris, Classiques Garnier, 2024</p> <p>- Ferlampin-Acher Christine, « “Des fables fait on les fabliaux […], Et des materes les canchons” : fabliau et matiere », Matières à débat : la notion de matière littéraire dans la littérature médiévale, éd. C. Ferlampin-Acher et G. Cătălina, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, p. 83-102</p> <p>- Fritz J.-M., « Recueillir les fabliaux au siècle des Lumières : poétique du recueil chez Barbazan, Legrand d'Aussy et Imbert », Du nouveau sur le fabliau ?, éd. Ph. Haugeard et S. Menegaldo, Paris, Champion, 2024, p. 373-408</p> <p>- Giannini G. et F. Gingras (éd.), Les centres de production des manuscrits vernaculaires au Moyen Âge, Paris, Classiques Garnier, 2016</p> <p>- Gingras F., « La part du vers dans la définition médiévale des fabliaux », Le recueil au Moyen Âge : le Moyen Âge central, éd. Y. Foehr-Janssens et O. Collet, Turnhout, Brepols, 2010, p. 61-74</p> <p>- Gingras F., « Pour faire court : conscience générique et formes brèves au Moyen Âge », Faire court : l’esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Âge, éd. C. Croizy-Naquet, L. Harf-Lancner et M. Szkilnik, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2011, p. 155-179</p> <p>- Jauss H.-R., « Littérature médiévale et théorie des genres », Poétique, vol. 1, 1970, p. 79-101</p> <p>- Moran P., « La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles », Le Moyen Âge, n°1, De Boeck Supérieur, 2019, p. 21-35</p> <p>- Moran P., « Genres médiévaux et genres médiévistes : l’exemple des termes “chanson de geste” et “épopée” », Romania, vol. 136, 541/542 (1/2), 2018, p. 38-60</p> <p>- Noomen W., « Qu’est-ce qu’un fabliau ? », Atti del XIV Congresso Internazionale di Linguistica e Filologia Romanza, Napoli, Gaetano Macchiaroli Libraio Editore, 1981, p. 421-432</p> <p>- Pearcy Roy J., “Anglo-Norman Fabliaux and Chaucer’s Merchant’s Tale”, Medium Ævum, vol. 69, n°2, 2000, p. 227-260</p> <p>- Pearcy Roy J., « Fabliau intertextuality: Some connections between related comic narratives », Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, vol. 20, n°1, 1er janvier, 2007, p. 51-66</p> <p>- Pierreville C., « De l’intérêt de rééditer les fabliaux », Fabula / Les colloques, « Les fabliaux en réseau », URL : https:// www.fabula.org/colloques/document11636.php, article mis en ligne le 05 Février 2024, consulté le 28 Mai 2026</p> <p>- Pierreville C., « Le goupil et les fabliaux. Les fabliaux insérés dans le ms. fr. 1630 de Renart le Contrefait », Du nouveau sur le fabliau ?, éd. Ph. Haugeard et S. Menegaldo, Paris, Champion, 2024, p. 297-326.</p> <p>- Rossi L., « “In luogo di sollazzo” : I “Fabliaux” del “Decameron”, Leggiadre donne...: novella e racconto breve in Italia, ed. Fr. Bruni, Venezia, Marsilio, 2000, p. 13-27</p> <p>- Rychner J., « Deux copistes au travail. Pour une étude textuelle globale du ms. de la Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne », Medieval French Textual Studies in Memory of T.B. W. Reid, ed. I. Short, The Anglo-Norman Text Society, London, 1984, p. 187-218</p> <p>- Rychner J., Contribution à l’étude des Fabliaux : variantes, remaniements, dégradations, Genève, Droz, 1960</p> <p>- Trachsler R., « Observations sur les “recueils de fabliaux” », Le recueil au Moyen Âge : le Moyen Âge central, éd. Y. Foehr-Janssens et O. Collet, Turnhout, Brepols, 2010, p. 35-46</p> <p>- Wackers P., « There are no Genres : Remarks on the Classification of Literary Texts », Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, vol. 13, n°1, 1er janvier 2000, p. 237-248</p> <p>— <br />[1] Ce projet est réalisé grâce au soutien de l’Institut Universitaire de France et de l’ÉquipEx Biblissima+, qui bénéficie d’une aide de l’Etat gérée par l’ANR au titre du Programme d’investissements d’avenir intégré à France 2030, portant la référence ANR-21-ESRE-0005. <br />[2] Par exemple, par la recherche des concordances ou des contextes, il est possible de saisir toutes les occurrences de ces termes utilisés pour désigner la narration (selon différentes formes orthographiques) pour vérifier leur (ré)emploi.<br />[3] Si des participants au colloque souhaitent accéder à l’ensemble des témoins, avant qu’ils soient accessibles au grand public en juin 2027, ils pourront en faire la demande à <a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a><br />[4] De telles analyses pourront bénéficier de la visualisation du « Graphe » des fabliaux et des manuscrits qui les transmettent, mis à disposition sur la BFM.<br />[5] Dans la lignée, à titre d’exemple, des travaux de Pearcy (2000), Rossi (2000), Adams-Brown (2010) ou Bonanno (2025).<br />[6] This project is supported by the Institut Universitaire de France and by ÉquipEx Biblissima+, funded by the French National Research Agency (ANR) under the France 2030 Investment Programme (grant no. ANR-21-ESRE-0005).<br />[7] For example, by searching concordances or textual contexts, it is possible to retrieve all occurrences of these terms used to designate narrative forms (including their various orthographic variants) and thereby assess their use and reuse.<br />[8] Conference participants who wish to consult the complete set of manuscript witnesses before they become publicly available in June 2027 may request access to <a href="mailto:corinne.pierreville@univ-lyon3.fr">corinne.pierreville@univ-lyon3.fr</a><br />[9] Such analyses may benefit from the Graph tool mapping the relationships between fabliaux and the manuscripts that collect them, which is available through the BFM platform.<br />[10] See, for example, the comparative studies of Pearcy (2000), Rossi (2000), Adams-Brown (2010), and Bonanno (2025).</p>]]></content:encoded>
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      <title>Les perdants à l’écran II : représenter la défaite. Récits, formes et imaginaires cinématographiques (Clermont-Ferrand)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134826/les-perdants-a-l-ecran-ii-representer-la-defaite-recits-formes-et-imaginaires-cinematographiques.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 07:55:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description> Les perdants à l’écran II : représenter la défaite. Récits, formes et imaginaires cinématographiques   Colloque international organisé par Caroline Lardy (CHEC), Thomas Seignez-Hermantier(CHEC) et Hélène Vial (CELIS) Université Clermont Auvergne 4 et 5 novembre 2026 Clermont-Ferrand - France   Présentation générale du projet dans lequel s’inscrit le colloque Ce colloque constitue la quatrième réalisation d’un projet dessiné sur plusieurs années et portant sur la figure du perdant dans la littérature, les arts et l’histoire des idées du monde occidental. Des figures marginales des premiers temps aux anti-héros du cinéma moderne, des vaincus de l’Histoire aux exclus des sociétés contemporaines, des champions déchus aux personnages empêchés dans leurs aspirations les plus intimes, les perdants constituent un ensemble particulièrement riche de représentations à travers lesquelles les sociétés questionnent leurs valeurs et leurs imaginaires. Les œuvres contemporaines semblent accorder une place croissante aux figures de l’échec, de la marginalité, de la défaite ou de l’inachèvement. Cette évolution invite à s’interroger sur les fonctions culturelles, esthétiques et idéologiques du perdant dans les récits cinématographiques, ainsi que sur les transformations des systèmes de valeurs dont ces récits témoignent. Ce colloque s’inscrit dans le prolongement d’une première rencontre en 2025 consacrée aux trajectoires et aux représentations [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134826_27f915ab0e9a3efdabdfb84cac9a6920.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134826_27f915ab0e9a3efdabdfb84cac9a6920.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"> <strong>Les perdants à l’écran II : représenter la défaite. Récits, formes et imaginaires cinématographiques</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong> </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Colloque international organisé par Caroline Lardy (CHEC), Thomas Seignez-Hermantier(CHEC) et Hélène Vial (CELIS)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Université Clermont Auvergne</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>4 et 5 novembre 2026</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Clermont-Ferrand - France</strong><br /> </p> <p><strong> </strong><br /><strong>Présentation générale du projet dans lequel s’inscrit le colloque</strong></p> <p>Ce colloque constitue la quatrième réalisation d’un projet dessiné sur plusieurs années et portant sur la figure du perdant dans la littérature, les arts et l’histoire des idées du monde occidental.</p> <p>Des figures marginales des premiers temps aux anti-héros du cinéma moderne, des vaincus de l’Histoire aux exclus des sociétés contemporaines, des champions déchus aux personnages empêchés dans leurs aspirations les plus intimes, les perdants constituent un ensemble particulièrement riche de représentations à travers lesquelles les sociétés questionnent leurs valeurs et leurs imaginaires.</p> <p>Les œuvres contemporaines semblent accorder une place croissante aux figures de l’échec, de la marginalité, de la défaite ou de l’inachèvement. Cette évolution invite à s’interroger sur les fonctions culturelles, esthétiques et idéologiques du perdant dans les récits cinématographiques, ainsi que sur les transformations des systèmes de valeurs dont ces récits témoignent.</p> <p>Ce colloque s’inscrit dans le prolongement d’une première rencontre en 2025 consacrée aux trajectoires et aux représentations cinématographiques des perdants. Les communications ont mis en évidence la diversité des figures de la défaite à l’écran ainsi que la richesse des enjeux sociaux, esthétiques et politiques dont elles sont porteuses. Elles ont notamment montré que le perdant ne peut être considéré comme un simple contrepoint du vainqueur car il apparaît, au contraire, comme une figure particulièrement productive pour repenser les tensions, les contradictions et les mutations des sociétés contemporaines.</p> <p>Dans cette perspective, cette seconde manifestation entend approfondir la réflexion en déplaçant le regard des seules représentations du perdant vers les formes, les expériences et plus largement vers les imaginaires de la défaite. </p> <p>L’objectif de ce colloque est d’examiner les représentations du perdant et de la défaite au cinéma dans leurs dimensions narratives, esthétiques et culturelles, en tant qu’elles constituent un lieu privilégié d’élaboration, de diffusion et de transformation des imaginaires sociaux (famille, travail, sport, politique, etc.). Une attention particulière sera portée aux relations entre cinéma, histoire, sociologie et littérature, ainsi qu’aux modalités selon lesquelles les œuvres de fiction et les documentaires mettent en récit, en image, en sons et problématisent les catégories du gagnant et du perdant. Les comparaisons entre différentes traditions cinématographiques, y compris extra-occidentales, seront particulièrement bienvenues.</p> <p><strong>Le colloque ambitionne d’explorer les thématiques suivantes :</strong><br />·      Figures et récits de la défaite. Trajectoires individuelles et collectives de perdants et perdantes.</p> <p>·      Imaginaires culturels de la perte et de l’échec. Les processus d’adaptation, de réécriture et de réappropriation des figures.</p> <p>·      Défaites collectives et représentations du monde social (le quotidien, les communautés, les classes sociales, les compétitions sportives, les défis, etc.)</p> <p>·      Mettre en scène la défaite : formes filmiques, dispositifs techniques et esthétiques.<br /> <br />Les spécificités des différents genres et formats pourront être convoquées au travers des films de fiction, documentaires, biopics, mélodrames, comédies, films historiques, essais filmiques ainsi que les variations esthétiques observables selon les périodes et les auteurs. Les propositions pourront s’intéresser aux circulations transnationales des figures du perdant et aux variations de leurs représentations selon les contextes culturels.</p> <p>Le colloque aura lieu à la Maison des Sciences Humaines de Clermont-Ferrand. Le comité organisateur accueillera les propositions de communications de jeunes chercheurs et chercheuses, de chercheurs et chercheuses confirmé.e.s comme de doctorant.e.s. Une publication des actes après une double expertise des textes est prévue. Les propositions de communication, en français ou en anglais, doivent être accompagnées d’un résumé de 300 mots et d’une courte présentation de l’auteur. Merci d’adresser vos propositions <strong>avant le mardi 30 juin </strong>aux adresses suivantes :</p> <p><a href="mailto:helene.vial@uca.fr">helene.vial@uca.fr</a></p> <p><a href="mailto:caroline.lardy@uca.fr">caroline.lardy@uca.fr</a></p> <p><a href="mailto:thomas.seignez-hermantier@doctorant.uca.fr">thomas.seignez-hermantier@doctorant.uca.fr</a></p> <p> <br /> </p>]]></content:encoded>
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      <title>Appel pour le dossier thématique du numéro 61 de Dix-Huitième Siècle (2029)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134844/dossier-thematique-du-numero-61-de-dix-huitieme-siecle-2029.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 07:01:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134844/dossier-thematique-du-numero-61-de-dix-huitieme-siecle-2029.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>Dix-Huitième Siècle est une revue pluridisciplinaire francophone annuelle consacrée au XVIIIe siècle, sans limite de pays ni de domaine de recherche : https://sfeds.fr/revue-18e/ Elle est publiée en format papier par Vrin et disponible sur le portail Cairn. Chacun de ses numéros comporte un Dossier thématique, une section Varia, une section de Notes de lecture ainsi qu'un Grand entretien. Dossier thématique La Revue demande des propositions de Dossier thématique sous la forme d’un sujet problématisé clairement pluridisciplinaire, susceptible de réunir de quinze à vingt articles inédits dans un dossier structuré.  Il est souhaitable que les propositions soient pilotées par au moins deux personnes issues de deux disciplines différentes. La proposition comprendra un argumentaire général assorti des axes de réflexion envisagés, d’une bibliographie indicative et d’une liste de quelques contributeurs et contributrices pressenti.e.s. Il n’est pas attendu, à ce stade, de sommaire fixe ni complet, car la revue prévoit un appel à articles diffusé sur les sites habituels et auprès des membres de la SFEDS. Les propositions de dossier reçues à l'adresse dhs@sfeds.fr feront l’objet d’un échange entre le comité de rédaction et les porteurs et porteuses des propositions avant d'être soumises au vote du Conseil d’Administration de la Société Française d’Étude [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134844_73bcc455fb11a503563f8bc41f26ef02.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134844_73bcc455fb11a503563f8bc41f26ef02.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><em>Dix-Huitième Siècle</em> est une revue pluridisciplinaire francophone annuelle consacrée au XVIIIe siècle, sans limite de pays ni de domaine de recherche : <a href="https://sfeds.fr/revue-18e/">https://sfeds.fr/revue-18e/</a></p> <p>Elle est publiée en format papier par Vrin et disponible sur le portail Cairn. Chacun de ses numéros comporte un Dossier thématique, une section Varia, une section de Notes de lecture ainsi qu'un Grand entretien.</p> <p><strong>Dossier thématique</strong></p> <p>La Revue demande des propositions de Dossier thématique sous la forme d’un sujet problématisé clairement pluridisciplinaire, susceptible de réunir de quinze à vingt articles inédits dans un dossier structuré. </p> <p>Il est souhaitable que les propositions soient pilotées par au moins deux personnes issues de deux disciplines différentes.</p> <p>La proposition comprendra un argumentaire général assorti des axes de réflexion envisagés, d’une bibliographie indicative et d’une liste de quelques contributeurs et contributrices pressenti.e.s. Il n’est pas attendu, à ce stade, de sommaire fixe ni complet, car la revue prévoit un appel à articles diffusé sur les sites habituels et auprès des membres de la SFEDS.</p> <p>Les propositions de dossier reçues à l'adresse <a href="mailto:dhs@sfeds.fr">dhs@sfeds.fr</a> feront l’objet d’un échange entre le comité de rédaction et les porteurs et porteuses des propositions avant d'être soumises au vote du Conseil d’Administration de la Société Française d’Étude du Dix-huitième Siècle qui se réunira à l’automne et élira le projet à paraître en 2029. </p> <p>Les responsables du Dossier assureront l’appel à articles, la sélection des propositions et la constitution du Dossier, en veillant à la qualité scientifique et formelle des articles retenus, lesquels feront ensuite l'objet d'une expertise externe organisée par la Revue. Les responsables du Dossier rédigeront une introduction générale qui soulignera l’angle adopté et l’originalité du Dossier. </p> <p>Pour plus d'informations, contacter Emmanuelle Sempère (Directrice de publication) ou Florence Magnot-Ogilvy (Rédactrice en chef):</p> <p><a href="mailto:sempereemmanuelle@gmail.com">sempereemmanuelle@gmail.com</a> ; <a href="mailto:florence.magnot@sorbonne-nouvelle.fr">florence.magnot@sorbonne-nouvelle.fr</a> </p> <p>Les derniers Dossiers thématiques ont été consacrés aux sujets suivant :</p> <p>« Aux îles ! » (58, 2026, sous presse)<br />« Déboulonner les Lumières ? » (57, 2025)<br />« Choses à savoir » (56, 2024)<br />« Normes et genres dans l’Europe des Lumières » (53, 2023)<br />« Climat et environnement » (54, 2022)<br />« Le peuple en colère » (53, 2021)<br />« Barbaries, sauvageries ? » (52, 2020)</p> <p>Sont en préparation les numéros 59 (« L’Europe à l’épreuve du voyage ») et 60 (« L’alimentation et ses savoirs »), à paraître respectivement en 2027 et 2028.</p> <p> </p> <p><br /> <br /> </p> <p> <br /> <br /> <br /> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Diderot, Voltaire et l’encyclopédisme. Écrire, transmettre et illustrer les savoirs (Genève et Ferney-Voltaire)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134842/journees-internationales-jeunes-chercheuses-et-chercheurs-diderot-voltaire-2027-diderot.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 02:55:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Journées internationales jeunes chercheuses et chercheurs Diderot-Voltaire 2027 “Diderot, Voltaire et l’encyclopédisme : Écrire, transmettre et illustrer les savoirs” Jeudi 27 et vendredi 28 mai 2027  Genève &amp; Ferney-Voltaire Les sociétés Diderot et Voltaire se sont associées pour créer des « Journées internationales jeunes chercheuses et chercheurs Diderot-Voltaire », dont la première édition a eu lieu en 2019 à Langres, la ville natale de Diderot (« Diderot et Voltaire sans frontières »), puis à Ferney et Genève en 2023 (« Etudier Voltaire et Diderot aujourd’hui, nouveaux questionnements ? ») et dont la dernière s’est déroulée, selon un principe d’alternance, à nouveau à Langres en 2025 (« Voltaire, Diderot et les arts »). Ces journées, auxquelles sont associés de nombreux partenaires universitaires et institutionnels, se veulent un moment privilégié d’échange où les jeunes chercheuses et chercheurs intéressés par deux des figures les plus emblématiques des Lumières viennent confronter leur approches et leurs curiosités en profitant de l’éclairage de chercheurs confirmés. Elles s’adressent aux doctorantes et doctorants, ainsi qu’aux docteures et docteurs de toute nationalité ayant soutenu leur thèse dans les cinq années précédant l’événement. Une prise en charge totale des frais d’hébergement est prévue, et, selon la situation des candidates et [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134842_cf30e2220d4ef5ca269396d8d8cbf849.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134842_cf30e2220d4ef5ca269396d8d8cbf849.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:left;"><strong>Journées internationales jeunes chercheuses et chercheurs Diderot-Voltaire 2027</strong></p> <p style="text-align:left;"><strong>“Diderot, Voltaire et l’encyclopédisme : Écrire, transmettre et illustrer les savoirs”</strong></p> <p><strong>Jeudi 27 et vendredi 28 mai 2027 </strong></p> <p><strong>Genève &amp; Ferney-Voltaire</strong></p> <p>Les sociétés Diderot et Voltaire se sont associées pour créer des « Journées internationales jeunes chercheuses et chercheurs Diderot-Voltaire », dont la première édition a eu lieu en 2019 à Langres, la ville natale de Diderot (« Diderot et Voltaire sans frontières »), puis à Ferney et Genève en 2023 (« Etudier Voltaire et Diderot aujourd’hui, nouveaux questionnements ? ») et dont la dernière s’est déroulée, selon un principe d’alternance, à nouveau à Langres en 2025 (« Voltaire, Diderot et les arts »).</p> <p>Ces journées, auxquelles sont associés de nombreux partenaires universitaires et institutionnels, se veulent un moment privilégié d’échange où les jeunes chercheuses et chercheurs intéressés par deux des figures les plus emblématiques des Lumières viennent confronter leur approches et leurs curiosités en profitant de l’éclairage de chercheurs confirmés.</p> <p>Elles s’adressent aux doctorantes et doctorants, ainsi qu’aux docteures et docteurs de toute nationalité ayant soutenu leur thèse dans les cinq années précédant l’événement. Une prise en charge totale des frais d’hébergement est prévue, et, selon la situation des candidates et candidats, notamment étrangers, une prise en charge partielle du transport pourra être envisagée. Les candidats retenus sont invités à anticiper les éventuelles questions relatives aux visas. Seront privilégiés les jeunes chercheuses et chercheurs n’ayant jamais participé à l’une des éditions de ces Journées. La langue de ces rencontre est le français.</p> <p>—</p> <p>Pour leur quatrième édition, les Journées internationales jeunes chercheuses et chercheurs Diderot-Voltaire mettent à l’honneur les rapports qu’entretiennent ces deux écrivains avec l’<em>Encyclopédie</em> et l’encyclopédisme. Dans le sillage des derniers colloques, manifestations et publications portant sur l’un ou l’autre de nos auteurs sur cette question (1), on se propose de baliser sans exclusive cette vaste question.</p> <p>L’étudiant en lettres, en effet, s’étonne d’apprendre la faible contribution de Voltaire à l’œuvre magistrale des Lumières, que Voltaire incarne pourtant, à savoir l’<em>Encyclopédie</em> dirigée par Diderot et D’Alembert. Il s’en étonne plus encore lorsqu’il découvre les nombreuses œuvres alphabétiques de Voltaire et constate même leur multiplication, et leur lien, de contradiction, de réserve ou d’hommage avec l’entreprise pionnière, comme en témoigne éloquemment la dernière production en ce genre, les <em>Questions sur l’Encyclopédie</em> (1770-1772).</p> <p>Cet apparent paradoxe peut-il s’expliquer ? La correspondance échangée entre ces deux grands penseurs l’éclaire-t-elle ? La confrontation des articles donnés par Voltaire pour l’<em>Encyclopédie</em> avec ceux des diverses œuvres alphabétiques apporte-t-elle des éléments de réponse (qu’on pense à « Esprit » ou « Goût » ou encore « Hémistiche », articles de Voltaire pour l’<em>Encyclopédie</em> et entrées des <em>Questions sur l’Encyclopédie</em>) ? Faut-il plutôt avancer des critères matériels, opposant le livre « portatif » à l’in-folio de bibliothèque? ou d’autres relevant de la possible censure de l’Encyclopédie d’abord publiée avec privilège, alors que Voltaire pratique plus souvent la clandestinité? Faut-il envisager des critères intellectuels, le projet encyclopédique engageant une écriture collective, que Voltaire, exilé puis isolé à Ferney, ne put mener plus avant aux côtés de ses « frères » parisiens, mais qu’il déploya autrement, au sein de l’atelier d’écriture que fut aussi Ferney (les <em>Questions sur l’Encyclopédie</em> ont ainsi bénéficié, entre autres, des apports de Christin)?</p> <p>Peut-on lever le paradoxe en rappelant que la discontinuité du dictionnaire, qui n’appelle pas de lecture suivie, relève d’une méthode réfléchie de diffusion des Lumières? ou encore que le « désordre de l’ordre alphabétique » n’est que « prétendu », comme l’affirme Diderot dans le Prospectus de l’<em>Encyclopédie</em>? Ou enfin que les combats de Voltaire contre l’infâme ont pour cible les adversaires mêmes de l’Encyclopédie ? À ce titre, il pourrait être intéressant d’examiner chez les anti-Lumières les éventuelles associations entre Diderot et Voltaire, et de saisir ainsi une réception parallèle de leur œuvre alphabétique. Dans une perspective inverse pourrait être aussi exploré le dialogue de ces deux « encyclopédistes » avec leurs prédécesseurs, Bayle au premier chef (voir notamment l’entrée « Bayle » dans les <em>Questions sur l’Encyclopédie</em>). Les travaux de Marie Leca-Tsiomis ont mis en évidence l’importance de la compilation dans la production d’un dictionnaire, et exemplairement pour l’<em>Encyclopédie</em> l’apport minoré du dictionnaire de Trévoux à côté de celui, ostensible, de la <em>Cyclopaedia</em> de Chambers  ; de même les dernières éditions des <em>Questions sur l’Encyclopédie</em> en ont éclairé la genèse, en particulier l’utilisation de matériaux réunis au fil des lectures.</p> <p>La contribution de Diderot à l’<em>Encyclopédie</em>, quant à elle, a fait l’objet de deux monographies de référence, et son étendue se mesure plus précisément désormais (2). Elle recèle cependant encore de nombreuses perspectives d’étude, surtout si l’on tient compte des attributions nouvelles qu’on a pu lui faire de nombreux articles sous le désignant de « grammaire ». La centralité de l’activité encyclopédique dans la pratique intellectuelle de Diderot peut être explorée aussi bien dans son intérêt pour toutes les dimensions du travail humain (dont les arts et métiers, dans les planches notamment, témoignent éloquemment) qu’à travers la comparaison avec ses autres œuvres (comme les <em>Salons </em>par exemple). L’<em>Encyclopédie</em> trace (et porte la trace de) ses affinités avec ses relations de tête et de cœur (Rousseau, Grimm, mais aussi d’Holbach, Naigeon ou Jaucourt), tant chez Diderot la cause de l’<em>Encyclopédie</em> est devenue une passion.</p> <p>Si les participants sont appelés à creuser l’une de ces propositions, ils peuvent aussi en envisager d’autres : ne serait-il pas pertinent de confronter, par exemple, la pensée de Diderot et celle de Voltaire sur des notions aussi centrales que le goût (on songe à « Laideur », article de Diderot, et à « Goût » dans les <em>Questions sur l’Encyclopédie</em>), les arts, l’autorité politique (fameux article de Diderot), l’histoire de la philosophie (champ balisé par Diderot à partir de Brucker), l’histoire religieuse (« Jésus-Christ », « Mosaïque et chrétienne philosophie », « Jésuite », sont attribués à Diderot), voire sur d’autres notions, telles que les substantifs « intolérance » et « ignorance », ou les adjectifs « vulgaire » ou « véritable » ? De même on peut suivre les intermédiaires de ce dialogue entre Diderot et Voltaire encyclopédistes, en s’intéressant aux figures de D’Alembert ou Damilaville, qui ont été si importants, dans des registres différents, pour l’un et l’autre.</p> <p>—</p> <p>Les propositions de communication, en français (une page environ), seront accompagnées d'une présentation académique. Elles devront nous parvenir <strong>au plus tard le 30 septembre 2026</strong> par mail aux organisateurs aux adresses suivantes : <a href="mailto:stephanie.gehanne-gavoty@sorbonne-universite.fr">stephanie.gehanne-gavoty@sorbonne-universite.fr</a> et <a href="mailto:alain.sandrier@unicaen.fr">alain.sandrier@unicaen.fr</a></p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique et organisation</strong> :  Flávio Borda D'Água (Bibliothèque de Genève), Stéphanie Gehanne Gavoty (Sorbonne Université), Élise Pavy (Univ. Bordeaux-Montaigne), Alain Sandrier (Univ. de Caen Normandie), Charles Vincent (Univ. polytechnique des Hauts-de-France), Caroline Warman (Univ. d'Oxford), Caroline Jacot Grapa (Univ. de Lille) et François Jacob (Univ. de Lyon 3-IUF).</p> <p>—</p> <p>Sont également prévues au programme de ces journées des conférences plénières et une visite des collections des Délices-Biblothèque de Genève. Les revues des Cahiers Voltaire et des Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie sont susceptibles d’accueillir certaines contributions dans leurs prochaines livraisons.</p> <p>en partenariat avec</p> <p>la Société Diderot et la Société Voltaire</p> <p>la Bibliothèque de Genève</p> <p>le Château de Voltaire à Ferney-Voltaire (Centre des Monuments Nationaux)</p> <p>l’Université de Bordeaux-Montaigne (PLURIELLES, UR 24142)</p> <p>l'Université de Caen Normandie (LASLAR, UR 4256)</p> <p>l'University of Oxford</p> <p>l'Université Polytechnique des Hauts-de-France (LARSH)</p> <p>Université de Lille (ALITHILA, ULR 1061)</p> <p>Sorbonne Université (CELLF, UMR 8599)</p> <p>Université de Lyon III Jean Moulin (MARGE)</p> <p>L’Institut universitaire de France (IUF)</p> <p>La Société française d’étude du XVIIIe siècle (SFEDS)</p> <p>—</p> <p>(1)  On peut penser en particulier, en ce qui concerne Voltaire, à l’ouvrage d’Olivier Ferret, Voltaire dans l’« Encyclopédie » (Paris, Société Diderot, coll. « L’atelier autour de Diderot &amp; de l’Encyclopédie », 2016), à l’article de Christiane Mervaud, “Voltaire juge des encyclopédistes” (Revue Voltaire 21, 2021, p. 239-258), ainsi qu’à l’article plus ancien de Larissa L. Albina, « Voltaire lecteur de l'Encyclopédie » (Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, n°6, 1989. p. 119-130; DOI : <a href="https://doi.org/10.3406/rde.1989.1008">https://doi.org/10.3406/rde.1989.1008</a>; www.persee.fr/doc/rde_0769-0886_1989_num_6_1_1008), sans oublier les éditions critiques des articles de Voltaire pour l’Encyclopédie disponibles sur le site de l’ENCCRE (Édition Numérique Collaborative et CRitique de l’Encyclopédie : <a href="https://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/)">https://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/)</a>. Pour l’immense pan diderotien, nous renvoyons également aux éditions critiques d’articles de Diderot sur le site de l’ENCCRE ainsi qu’aux numéros des Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie. Nous citerons seulement deux monographies récentes : Marie Leca-Tsiomis, La Guerre des dictionnaires – Le Trévoux aux sources de l’Encyclopédie, Paris, CNRS Éditions, 2023, 229 p. ; Gerhardt Stenger, Le Triomphe des Lumières. L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, Paris, Perrin, 2024, 448 p.</p> <p>(2)  Jacques Proust, Diderot et l’Encyclopédie, Paris, 1962 [rééd. Albin Michel, 1995] ; Marie Leca-Tsiomis, Écrire l'Encyclopédie: Diderot, de l'usage des dictionnaires à la grammaire philosophique, Voltaire foundation, Oxford, 1999 [rééd. 2008]. Pour les nouvelles attributions à Diderot, on renvoie au dossier transversal de Marie-Leca Tsiomis sur le site de l’ENCCRE : « Nouvelles attributions à Diderot. Articles non signés en « grammaire », vol. VIII à XVII. Critères » (et les deux articles fondateurs de Marie Leca-Tsiomis : « L'Encyclopédie et Diderot : découvertes! » (https://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/dossier/D00-415b0a429cb7/)</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle) / Donne e pratiche del letterario ai margini del canone (Italia, XVII-XX secolo) (Lyon)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134841/colloquefigures-feminines-et-pratiques-du-litteraire-hors-du-canon-italie.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 02:43:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134841/colloquefigures-feminines-et-pratiques-du-litteraire-hors-du-canon-italie.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>In italiano qui sotto Appel à communications  Colloque Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle) Maison des Sciences de l’Homme Lyon – St-Étienne 6 et 7 avril 2027  Ce colloque propose d’étudier des figures féminines dont l’autorité symbolique ne passe pas prioritairement par l’écriture mais par des formes de présence sociale, de médiation culturelle, de performance et de circulation transnationale, et qui participent néanmoins à la production, à l’activation et à la transmission du « littéraire ». Argumentaire Longtemps pensée à partir du texte écrit, du canon et de la figure de l’auteur, la notion de « champ littéraire » a été progressivement élargie, notamment par les études comparatistes, à des formes de production, de médiation et de circulation du sens qui excèdent l’œuvre publiée. Dans cette perspective, les figures féminines, souvent exclues des institutions de l’auctorialité, constituent un observatoire privilégié afin d’interroger les conditions historiques, sociales et symboliques de l’accès au littéraire. Ce colloque se propose d’examiner, du XVIIe au XXe siècle, les modalités par lesquelles des femmes italiennes ou résidant dans la péninsule italienne participent à la production du littéraire sans nécessairement passer par les formes canoniques de l’écriture destinée à la publication. [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134841_446566e1fdc6907747e71f597cc6e2b0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134841_446566e1fdc6907747e71f597cc6e2b0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><em>In italiano qui sotto</em></p> <p style="text-align:center;"><em></em></p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à communications</strong><strong> </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Colloque</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle)</strong></p> <p style="text-align:center;">Maison des Sciences de l’Homme Lyon – St-Étienne</p> <p style="text-align:center;">6 et 7 avril 2027 </p> <p>Ce colloque propose d’étudier des figures féminines dont l’autorité symbolique ne passe pas prioritairement par l’écriture mais par des formes de présence sociale, de médiation culturelle, de performance et de circulation transnationale, et qui participent néanmoins à la production, à l’activation et à la transmission du « littéraire ».</p> <p><strong>Argumentaire</strong></p> <p>Longtemps pensée à partir du texte écrit, du canon et de la figure de l’auteur, la notion de « champ littéraire » a été progressivement élargie, notamment par les études comparatistes, à des formes de production, de médiation et de circulation du sens qui excèdent l’œuvre publiée. Dans cette perspective, les figures féminines, souvent exclues des institutions de l’auctorialité, constituent un observatoire privilégié afin d’interroger les conditions historiques, sociales et symboliques de l’accès au littéraire.</p> <p>Ce colloque se propose d’examiner, du XVIIe au XXe siècle, les modalités par lesquelles des femmes italiennes ou résidant dans la péninsule italienne participent à la production du littéraire sans nécessairement passer par les formes canoniques de l’écriture destinée à la publication. Il s’agira toutefois de ne pas isoler ces pratiques de leurs conditions concrètes d’émergence : une attention particulière sera accordée aux structures de formation, de circulation et de reconnaissance qui les rendent possibles. Seront considérés autant les cadres institutionnels que les initiations informelles, ainsi que les modalités d’accès à une légitimité officielle – même partielle ou indirecte – dans les espaces culturels qui leur sont contemporains.</p> <p>Dans cette perspective, les usages – parfois complémentaires – relevant de la sociabilité diplomatique (ambassadrices, épouses de diplomates, femmes d’État) de la performance scénique (chanteuses, comédiennes, danseuses) ou de la réception critique (journalistes, éditrices, traductrices) invitent à penser le littéraire comme un champ de relations et de transferts, plutôt que comme un corpus stabilisé. Il conviendra ainsi d’en historiciser les formes, en tenant compte des dispositifs matériels, institutionnels et relationnels qui en conditionnent la reconnaissance.</p> <p>En croisant les approches critiques de la littérature comparée, de l’histoire culturelle, des études de genre, décoloniales et queer, et des performance studies, le colloque entend mettre en lumière la diversité des modes d’accession au littéraire et interroger les frontières du littéraire en tant que catégorie historiquement construite. Il s’agira ainsi de réfléchir aux conditions de visibilité et de légitimation de ces pratiques féminines, tout en analysant les tensions qui les traversent : entre oralité et écriture, pratiques sociales et reconnaissance symbolique, centres et marges des espaces culturels européens. Une attention particulière sera accordée aux réseaux des femmes qui écrivent et produisent hors du canon, à l’échelle nationale et transnationale.</p> <p>Le colloque entend en effet expliciter les échelles d’analyse mobilisées – locales, nationales et transnationales – et la manière dont elles s’articulent. Les trajectoires individuelles et les pratiques culturelles envisagées s’inscrivent dans des configurations multiples : réseaux urbains ou curiaux, circulations italiennes internes, mais aussi espaces européens plus vastes (diplomatiques, artistiques, éditoriaux). L’enjeu sera de penser conjointement ces différentes échelles sans les hiérarchiser, afin de restituer la complexité des circulations et des transferts culturels.</p> <p>Avant tout littéraire et comparatiste, la démarche critique du colloque s’appuiera sur des méthodes pluridisciplinaires qui mobilisent notamment les études italiennes, l’esthétique, l’histoire culturelle, l’histoire de l’art, du spectacle et de la musique. Seront privilégiées les propositions à visée synthétique ou fondées sur des corpus pluriels. Dans cette optique, les monographies sur telle ou telle figure sont bienvenues dès lors qu’elles s’inscrivent dans une perspective problématisée et comparatiste, et qu’elles permettent d’éclairer des configurations plus larges. Les contributions des jeunes chercheurs et chercheuses sont encouragées.</p> <p><strong>Axes et thématiques</strong></p> <p>1. Écritures non canoniques et pratiques du quotidien</p> <p>Correspondances, journaux, Mémoires, écrits pédagogiques ou spirituels : ces formes parfois reléguées au second plan constituent pourtant des lieux essentiels d’élaboration du littéraire. On pourra interroger les frontières entre public et privé, entre écritures ordinaires et légitimation culturelle, ainsi que les conditions matérielles de production, de circulation et de conservation de ces textes.</p> <p>2. Stratégies de légitimation, réceptions et redéfinition du canon</p> <p>Dans un contexte d’accès contraint à l’auctorialité, les femmes développent des stratégies de légitimation qui passent par la mise en scène de soi, ou encore des formes indirectes de reconnaissance. Cet axe thématique propose d’analyser conjointement ces stratégies et les modalités de réception (critique, médiatique, historiographique), afin d’interroger les mécanismes d’inclusion et d’exclusion qui structurent le canon et ses marges. </p> <p>3. Sociabilités, réseaux et espaces du littéraire</p> <p>Les espaces de sociabilité (salons, cours, théâtres, cafés-concerts, académies informelles, cercles diplomatiques, circuits éditoriaux) constituent des lieux privilégiés de production et de circulation du littéraire. Investis par des femmes issues d’espaces et de milieux divers, ils reposent sur des pratiques relationnelles qui contribuent à l’élaboration des normes esthétiques et à la construction des réputations. On pourra interroger les formes d’autorité spécifiques qui s’y déploient, à l’échelle de la péninsule, mais aussi européenne, à travers les différents siècles étudiés.</p> <p>4. Oralité, performance et formes incarnées du littéraire</p> <p>Au-delà de l’écrit, le littéraire se manifeste dans les pratiques performatives : lecture à voix haute, chant, récitation, improvisation, déclamation. Ces formes, qui engagent la voix et le corps, constituent des modes d’accès au littéraire et de légitimation publique pour les femmes. On s’intéressera à leurs conditions de production et de réception, ainsi qu’aux tensions entre performance éphémère et transmission stable, entre visibilité et marginalisation.</p> <p> </p> <p><strong>Informations pratiques</strong></p> <p>– Les communications ne devront pas excéder 20 minutes.<br />– Les interventions pourront être présentées en français ou en italien.</p> <p><br /><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Les propositions de communication doivent être envoyées à <a href="mailto:sidonie.pinero@univ-tours.fr">sidonie.pinero@univ-tours.fr</a> et <a href="mailto:malo.maleszka@univ-lyon2.fr">malo.maleszka@univ-lyon2.fr</a> <strong>avant le 12 septembre 2026. </strong></p> <p>Les propositions devront comporter le titre de la communication, d’un résumé (300 mots environ) ainsi que d’une brève notice bio-bibliographique (100 mots environ).</p> <p> </p> <p><strong>Comité d’organisation         </strong></p> <p>Sidonie Pinero, doctorante en littérature comparée en cotutelle entre l’Université de Tours (CESR) et La Sapienza Università di Roma.</p> <p>Malo Maleszka, doctorant en littérature comparée à l’Université Lumière Lyon 2 (IHRIM) et à l’Université Jean Moulin Lyon 3.</p> <p> </p> <p><strong>Comité scientifique</strong></p> <p>Delphine Denis (Sorbonne Université, STIH)</p> <p>Marie Fabre (ENS de Lyon, Triangle)</p> <p>Laura Fournier (Université Grenoble Alpes, LUHCIE)</p> <p>Céline Frigau Manning (Lyon 3, IHRIM)</p> <p>Anne-Madeleine Goulet (CNRS, CESR)</p> <p>Johnny L. Bertolio (Università degli Studi di Torino)</p> <p>Valentina Ponzetto (Université de Lausanne)</p> <p>Silvia Tatti (Università degli Studi di Roma La Sapienza)</p> <p><strong> </strong></p> <p><strong>Calendrier</strong></p> <p>Date limite d’envoi des propositions : 11 septembre 2026 à 23h59</p> <p>Réponse du comité d’organisation : 6 novembre 2026</p> <p>Tenue du colloque : les 6 et 7 avril 2027</p> <p> </p> <p style="text-align:center;">***</p> <p> </p> <p style="text-align:center;">Call for Papers</p> <p style="text-align:center;"> </p> <p style="text-align:center;"><strong>Convegno</strong></p> <p style="text-align:center;"><br /><strong>Donne e pratiche del letterario ai margini del canone (Italia, XVII-XX secolo)</strong></p> <p style="text-align:center;">Maison des Sciences de l’Homme Lyon – St-Étienne</p> <p style="text-align:center;">6 e 7 aprile 2027</p> <p>Questo convegno si propone di studiare donne la cui autorità culturale non passa prioritariamente attraverso la scrittura, bensì attraverso forme di presenza sociale, mediazione culturale, performance e circolazione transnazionale, e che tuttavia partecipano pienamente alla produzione, all’attivazione e alla trasmissione del «letterario».</p> <p><strong>Presentazione</strong></p> <p>A lungo concepita a partire dal testo scritto, dal canone e dalla figura dell’autore, la nozione di «campo letterario» è stata progressivamente ampliata, in particolare dagli studi comparatistici, fino a comprendere forme di produzione, mediazione e circolazione dei significati che vanno oltre l’opera pubblicata. In questa prospettiva le donne, spesso escluse dalle istituzioni dell’autorialità, costituiscono un osservatorio privilegiato per investigare le condizioni storiche, sociali e simboliche dell’accesso al letterario.</p> <p>Questo convegno si propone di esaminare, dal XVII al XX secolo, le modalità attraverso le quali donne italiane o residenti nella penisola italiana partecipano alla produzione del letterario senza necessariamente ricorrere alle forme canoniche della scrittura destinata alla pubblicazione. Non si tratterà tuttavia di isolare quelle pratiche dalle loro concrete condizioni concrete di emersione: particolare attenzione sarà dedicata ai meccanismi di formazione, circolazione e riconoscimento che le rendono possibili. Saranno presi in considerazione tanto i quadri istituzionali quanto le forme di apprendimento informale, così come le modalità di accesso a una legittimità ufficiale – anche parziale o indiretta – negli spazi culturali contemporanei.</p> <p>In questa prospettiva, le prassi, – talvolta compresenti – riconducibili alla socialità diplomatica (donne ambasciatrici, mogli di diplomatici, donne di Stato), alla performance scenica (cantanti, attrici, danzatrici) o alla ricezione critica (giornaliste, editrici, traduttrici) invitano a pensare il letterario come un campo di relazioni e movimenti, anziché come un corpus stabile. Sarà pertanto opportuno storicizzarne le forme, tenendo conto dei dispositivi materiali, istituzionali e relazionali che ne condizionano il riconoscimento.</p> <p>Incrociando gli approcci critici delle letterature comparate, della storia culturale, degli studi di genere, postcoloniali e queer e dei performance studies, il convegno intende mettere in luce la diversità delle modalità di accesso al letterario e investigare i confini del letterario in quanto categoria costruita storicamente. Si tratterà dunque di riflettere sulle condizioni di visibilità e legittimazione di queste pratiche femminili, analizzando al contempo le tensioni che le attraversano: tra oralità e scrittura, tra pratiche sociali e riconoscimento simbolico, tra centri e margini degli spazi culturali europei. Un’attenzione particolare sarà dedicata alle reti delle donne che scrivono e producono fuori dal canone.</p> <p>Il convegno intende inoltre evidenziare il livello di diffusione delle analisi – locale, nazionale e transnazionale – e il modo della loro articolazione. Le traiettorie individuali e le pratiche culturali considerate si inscrivono infatti entro configurazioni multiple: reti urbane o cortigiane, circolazione interna alla penisola, ma anche spazi europei più ampi (diplomatici, artistici, editoriali). La sfida sarà pensare congiuntamente questi diversi livelli senza gerarchizzarli, al fine di restituire la complessità della circolazione e dei movimenti culturali.</p> <p>Pur essendo principalmente letterario e comparatistico, l’approccio critico del convegno si baserà su metodi multidisciplinari che coinvolgono in particolare l’italianistica, l’estetica, la storia culturale, la storia dell’arte, dello spettacolo e della musica. Saranno privilegiate le proposte dotate di una visione d’insieme o fondate su corpora diversificati. In quest’ottica, saranno ben accolti i contribuiti monografici purché si inseriscano in contesto problematizzato, con un approccio comparatistico, e permettano di far luce su configurazioni culturali più ampie. Si sollecitano contributi da parte di giovani ricercatori e ricercatrici.</p> <p><br /><strong>Assi e tematiche</strong></p> <p>1. Scritture non canoniche e pratiche del quotidiano</p> <p>Corrispondenze epistolari, diari, memorie, scritti pedagogici o spirituali: queste forme, talvolta relegate in secondo piano, costituiscono tuttavia degli spazi importantissimi per l’elaborazione del letterario. Si potranno investigare i confini tra pubblico e privato, tra scritture comuni e legittimazione culturale, nonché le condizioni materiali di produzione, circolazione e conservazione di questi testi.</p> <p>2. Strategie di legittimazione, ricezione e ridefinizione del canone</p> <p>In un contesto di accesso limitato all’autorialità, le donne sviluppano strategie di legittimazione che passano attraverso la messa in scena di sé o forme indirette di riconoscimento. Questo asse tematico propone di analizzare congiuntamente tali strategie e le modalità di ricezione (critica, mediatica, storiografica), al fine di investigare i meccanismi di inclusione ed esclusione che strutturano il canone e i suoi margini.</p> <p>3. Sociabilità, reti e spazi del letterario</p> <p>Gli spazi di socialità (salotti, corti, teatri, caffè-concerto, accademie informali, circoli diplomatici, circuiti editoriali) costituiscono luoghi privilegiati di produzione e circolazione del letterario. Frequentati da donne provenienti da ambienti diversi, essi si fondano su pratiche relazionali che contribuiscono all’elaborazione delle norme estetiche e alla costruzione della reputazione individuale o collettiva. Si potranno investigare le forme specifiche di autorità che vi si dispiegano, nella penisola così come nell’intera Europa, nei vari secoli considerati. </p> <p>4. Oralità, performance e forme incarnate del letterario</p> <p>Oltre che nella scrittura, il letterario si manifesta nelle pratiche performative: lettura ad alta voce, canto, recitazione, improvvisazione, declamazione. Queste forme, che coinvolgono la voce e il corpo, costituiscono modalità specifiche di accesso al letterario e di legittimazione pubblica per le donne. Ci si potrà rivolgere alle relative condizioni di produzione e ricezione, così come alle dinamiche tra performance effimera e trasmissione stabile, tra visibilità e marginalizzazione.</p> <p> </p> <p><strong>Informazioni pratiche</strong></p> <p>– Interventi della durata massima di 20 minuti<br />– Lingue degli interventi: francese e italiano</p> <p> </p> <p><strong>Modalità di presentazione delle proposte</strong></p> <p>Le proposte di comunicazione devono essere inviate a <a href="mailto:sidonie.pinero@univ-tours.fr">sidonie.pinero@univ-tours.fr</a> e <a href="mailto:malo.maleszka@univ-lyon2.fr">malo.maleszka@univ-lyon2.fr</a> <strong>entro il 12 settembre 2026.</strong></p> <p>Le proposte devono comprendere il titolo dell’intervento, un abstract (circa 300 parole) e una breve nota bio-bibliografica (circa 100 parole). </p> <p> <br /><strong>Comitato organizzativo</strong></p> <p>Sidonie Pinero, dottoranda in letterature comparate all’Università di Tours (CESR) e alla Sapienza Università di Roma. </p> <p>Malo Maleszka, dottorando in letterature comparate all’Università Lumière Lyon 2 (IHRIM) e all’Università Jean Moulin Lyon 3.</p> <p> </p> <p><strong>Comitato scientifico </strong></p> <p>Delphine Denis (Sorbonne Université, STIH)</p> <p>Marie Fabre (ENS de Lyon, Triangle)</p> <p>Laura Fournier (Université Grenoble Alpes, LUHCIE)</p> <p>Céline Frigau Manning (Lyon 3, IHRIM)</p> <p>Anne-Madeleine Goulet (CNRS, CESR)</p> <p>Johnny L. Bertolio (Università degli Studi di Torino)</p> <p>Valentina Ponzetto (Université de Lausanne)</p> <p>Silvia Tatti (Università degli Studi di Roma La Sapienza)</p> <p> </p> <p><strong>Calendario</strong></p> <p>Termine ultimo per la presentazione delle proposte: 11 settembre 2026, ore 23:59</p> <p>Notifica del comitato organizzatore: 6 novembre 2026</p> <p>Convegno: 6 e 7 aprile 2027</p>]]></content:encoded>
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      <title>Akofena, n° 21 (Varia)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134824/akofena-n-21-varia.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 01:31:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Akofena, n° 21 (Varia) Date limite de soumission des propositions de contribution : 31 Aout 2026 Pour sa 21e itération varia à paraitre en Septembre 2026, Akofena lance un appel à contribution touchant tous les aspects des Sciences du Langage, des Lettres, des Langues et de la Communication, et des disciplines connexes. Les projets d’article peuvent être rédigés en Français, Anglais, Espagnol, Allemand. Recommandations aux auteurs Le nombre de pages minimum : 08 pages ; maximum : 18 pages. Interligne : 1. Numérotation numérique en chiffres arabes, en bas et à droite de la page concernée. Police : Bodoni. Taille de police 12. Orientation : Portrait. Marge : Haut et Bas : 3cm. Droite et Gauche : 3cm. Pour un article issu d’une contribution théorique et fondamentale : Introduction (justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche) ; Développement articulé ; Conclusion ; Références bibliographiques (uniquement la liste des sources présentes dans l’article). Pour un article qui résulte d’une recherche de terrain : Introduction ; Méthodologie ; Résultats ; Discussion ; Conclusion ; Références bibliographiques (uniquement la liste des sources présentes dans l’article)  Comment soumissionner ? La première page doit comporter l’intitulé de l’article, les Prénoms et NOMS des auteurs, leur [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Akofena, n° 21 (Varia)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Date limite de soumission des propositions de contribution : 31 Aout 2026</strong></p> <p>Pour sa 21e itération varia à paraitre en Septembre 2026, Akofena lance un appel à contribution touchant tous les aspects des Sciences du Langage, des Lettres, des Langues et de la Communication, et des disciplines connexes. Les projets d’article peuvent être rédigés en Français, Anglais, Espagnol, Allemand.</p> <p><strong>Recommandations aux auteurs</strong></p> <ul> <li>Le nombre de pages minimum : 08 pages ; maximum : 18 pages. Interligne : 1. Numérotation numérique en chiffres arabes, en bas et à droite de la page concernée. Police : Bodoni. Taille de police 12. Orientation : Portrait. Marge : Haut et Bas : 3cm. Droite et Gauche : 3cm.</li> <li>Pour un article issu d’une contribution théorique et fondamentale : Introduction (justification du thème, problématique, hypothèses/objectifs scientifiques, approche) ; Développement articulé ; Conclusion ; Références bibliographiques (uniquement la liste des sources présentes dans l’article).</li> <li>Pour un article qui résulte d’une recherche de terrain : Introduction ; Méthodologie ; Résultats ; Discussion ; Conclusion ; Références bibliographiques (uniquement la liste des sources présentes dans l’article) </li> </ul> <p><strong>Comment soumissionner ?</strong></p> <ul> <li>La première page doit comporter l’intitulé de l’article, les Prénoms et NOMS des auteurs, leur institution d’affiliation,</li> <li>Identifiant ORCID [https://orcid.org/register], et leur adresse mail, numéro de téléphone WhatsApp (si possible).</li> <li>Le résumé ne doit pas dépasser 350 mots. Il doit être succinct de manière à faire ressortir l’essentiel de l’analyse.</li> <li>Mots-clés 5 maximum.</li> <li>Traduire l’intitulé de l’article en anglais lorsque l’article est rédigé en français. Pour toute autre langue autre que le français, la traduction du titre, du résumé, des mots-clés en français s’impose.</li> <li>L'introduction doit fournir suffisamment d’informations de base, situant le contexte dans lequel l’étude a été entreprise. Elle doit permettre aux lecteurs de juger la valeur qualitative de l’étude et d'évaluer les résultats acquis.</li> <li>Corps du sujet : Les différentes parties du corps du sujet doivent apparaître dans un ordre logique. (Ex : 1. ; 1.1 ; 1.2 ; 2. ; 2.1 ; 2.2 ; etc.).</li> <li>L’introduction, la conclusion et les références bibliographiques ne sont pas numérotées.</li> <li>Notes de bas de page ne renvoient pas aux références bibliographiques, mais aux informations complémentaires.</li> <li>Citations sont intégrées au texte citant selon les normes APA. [https://www.revueakofena.com/normes-editoriales/]</li> </ul> <p><br />Les projets d’article entièrement rédigés en français, en anglais, en allemand ou en espagnol au format A4, et présentés sous forme Word sont attendus à l’une des adresses suivantes avant le <strong>31 Aout 2026</strong> : </p> <ul> <li>Soumission en ligne <a href="https://www.revueakofena.com/soumission/">https://www.revueakofena.com/soumission/</a></li> <li>Soumissions par mail : <a href="mailto:revueakofena@gmail.com">revueakofena@gmail.com</a> ou <a href="mailto:infos@revueakofena.com">infos@revueakofena.com</a></li> </ul> <p><strong>Calendrier</strong></p> <ul> <li>Date limite la soumission: <strong>31 Aout 2026</strong>.</li> <li>Notification et retour d’instruction des articles aux auteurs : <strong>03 Septembre 2026</strong>.</li> <li>Publication : <strong>30 Septembre 2026</strong>.</li> </ul> <p><strong>Comité scientifique et de lecture national</strong></p> <ul> <li>Prof. ABOA Abia Alain Laurent, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Prof. AHOUA Firmin, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Prof. BOGNY Yapo Joseph, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Prof. GOA Kacou, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Dr (MC) HOUMEGA Munseu Alida, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Prof. KOSSONOU Kouabena Théodore,  Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Dr (MC) SIB Sié Justin, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Dr (MC) TAPÉ Jean-Martial, Université Félix Houphouët-Boigny</li> <li>Dr (MC) YEO Kanabein Oumar, Université Félix Houphouët-Boigny</li> </ul> <p> <br /><strong>Comité scientifique et de lecture international</strong></p> <ul> <li>Prof. ADJERAN Moufoutaou, Université d’Abomey-Calavi, Bénin</li> <li>Prof. AINAMON Augustin, Université d’Abomey-Calavi, Bénin</li> <li>Prof. BELGHEDDOUCHE Assia, ENS de Bouzaréah, Algérie</li> <li>Dr (HDR) BENAÏCHA Fatima Zohra, Université de Blida 2, Algérie</li> <li>Dr (HDR) Benamara Mohamed, Université Ibn Khaldoun Tiaret, Algérie</li> <li>Dr (HDR) Brahim Khaled, Université Ibn Khaldoun Tiaret, Algérie</li> <li>Prof. GBAGUIDI Koffi Julien, Université d’Abomey-Calavi, Bénin</li> <li>Prof HAMANE Soraya, University of Oran 2 Mohamed Ben Ahmed</li> <li>Prof. Hemaidia Mohamed, Université Ibn Khaldoun Tiaret, Algérie</li> <li>Dr (HDR) Issad Djamel, Université Ibn Khaldoun Tiaret, Algérie</li> <li>Prof. KABORE Bernard, Université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso</li> <li>Prof. KANTCHOA Laré, Université de Kara, Togo</li> <li>Prof. LOUM Daouda, Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal</li> <li>Dr (HDR) MAHFOUD Zakarya, Université Hassiba Benbouali de Chlef Algérie</li> <li>Prof. MALGOUBRI Pierre, Université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso</li> <li>Dr (HDR) MOUAS Samia, University of Batna 2, Algeria</li> <li>Prof. MOUS Maarten, Université Leyde, Pays-Bas</li> <li>Dr (MC) NJIOMOUO LANGA Carole, Université de Maroua, Cameroun</li> <li>Dr (HDR) NOUREDINE Djamaleddine, Université de Tiaret, Algérie</li> <li>Dr (HDR) OULEBSIR-OUKIL Kamila, École Normale Supérieure de Bouzaréah, Algérie</li> <li>Dr (MC) OUÉDRAOGO Mahamadou Lamine, Université Norbert Zongo, Burkina Faso</li> <li>Prof. PALI Tchaa, Université de Kara, Togo</li> <li>Prof. QUINT Nicolas, Université Paris Villejuif, France</li> <li>Dr (MC) RAKOTOMALALA Jean Robert, Université de Toliara, Madagascar</li> <li>Dr (MC) RAZAMANY Guy, Université de Mahajanga, Madagascar</li> <li>Dr (MC) REDOUANE Rima, Université Abderrahmane MIRA-Bejaia, Algérie</li> <li>Dr (HDR) SAKRANE épse CHOUBANE Fatima-Zohra, Université de Béjaia, Algérie</li> <li>Dr (MC) SAWADOGO Awa 2ème Jumelle, Université Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso</li> <li>Dr (HDR) Soudani Mohammed, Université Ibn Khaldoun Tiaret, Algérie</li> <li>Prof. TCHABLE Boussanlègue, Université de Kara, Togo.<br />—<br /> <br /><strong>Éditeur: CRAC, INSAAC</strong></li> </ul> <p><strong>Informations utiles</strong></p> <ul> <li>Frais de soumission : gratuit.</li> <li>Les frais de publication/ insertion ne sont payés qu’après acceptation de l’article par les experts commis à l’instruction : 71,000FCFA</li> <li>Afin d’encourager et aider les étudiants des Sciences du Langage de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire), une réduction de 10,000fcfa est appliquée pour tout article accepté après évaluation.</li> </ul> <p><br /><em>Depuis l’instauration du système de détection des textes générés par intelligence artificielle, environ 70% des contributions reçues ne peuvent malheureusement pas être évaluées, en raison d’un taux de rédaction automatisée avoisinant parfois les 100 %. Nous encourageons vivement les auteurs à privilégier une production personnelle et authentique afin de préserver la qualité scientifique des publications. Merci pour votre compréhension et votre collaboration</em></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>De las representaciones pre-ecológicas a una conciencia medioambiental en las artes hispánicas de los siglos XVI a XXI (Boulogne-sur-Mer)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134811/de-las-representaciones-pre-ecologicas-a-una-conciencia-medioambiental-en-las.html</link>
      <pubDate>Sat, 30 May 2026 11:11:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>En ocasión del centenario del ciclo de la novela regionalista o de la tierra (1920-1930), nos parece interesante acercarnos a la ecoliteratura y la escritura del antropoceno cuestionando las distintas representaciones de la naturaleza que se han dado desde el siglo de Oro en las Arteshispánicas y señalando algunas tendencias pre-ecológicas. Desiertos, salinas, selvas, bosques, mares, ríos, volcanes, montañas, altiplanos y praderas, en sus representaciones literarias o pictóricas revelan tanto un interés por lo telúrico y lo rural como una preocupación apremiante por su posible destrucción. Las amenazas a romper el ecosistema local (tanto en España como en América) han sido siempre retratadas y conviene interrogarse en las primicias de la conciencia ecologista a través de las artes. La Antigüedad clásica ya había definido cierta representación de la Naturaleza (cf Curtius) como un locus amoenus, un lugar apacible y perfecto. Tal ideal, lo retomó el Renacimiento amoldándolo a las preocupaciones de los pensadores del momento y a las innovaciones técnicas del siglo XVI (cf Panofsky, Garin), lo que confiere una notable plasticidad a la Naturaleza intelectualmente reconstruida (geometría, uso de la perspectiva). En España, Garcilaso fue quien abrió las letras castellanas a los modelos italianos, introduciendo un nuevo lenguaje poético, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134811_b62287f24b45f0198d0783777a1ef610.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134811_b62287f24b45f0198d0783777a1ef610.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>En ocasión del centenario del ciclo de la novela regionalista o de la tierra (1920-1930), nos parece interesante acercarnos a la ecoliteratura y la escritura del antropoceno cuestionando las distintas representaciones de la naturaleza que se han dado desde el siglo de Oro en las Artes<br />hispánicas y señalando algunas tendencias pre-ecológicas. Desiertos, salinas, selvas, bosques, mares, ríos, volcanes, montañas, altiplanos y praderas, en sus representaciones literarias o pictóricas revelan tanto un interés por lo telúrico y lo rural como una preocupación apremiante por su posible destrucción. Las amenazas a romper el ecosistema local (tanto en España como en América) han sido siempre retratadas y conviene interrogarse en las primicias de la conciencia ecologista a través de las artes. La Antigüedad clásica ya había definido cierta representación de la Naturaleza (cf Curtius) como un locus amoenus, un lugar apacible y perfecto. Tal ideal, lo retomó el Renacimiento amoldándolo a las preocupaciones de los pensadores del momento y a las innovaciones técnicas del siglo XVI (cf Panofsky, Garin), lo que confiere una notable plasticidad a la Naturaleza intelectualmente reconstruida (geometría, uso de la perspectiva). En España, Garcilaso fue quien abrió las letras castellanas a los modelos italianos, introduciendo un nuevo lenguaje poético, que da a la Naturaleza un protagonismo hasta entonces inédito. Como muchos artistas, su inspiración neoplatónica elabora una armonía estética nueva que conecta el microcosmos y el macrocosmos, sin que el canto del dolor de la voz poética, de raigambre petrarquista y cancioneril, amenace ni altere el orden natural. Al mismo tiempo ya se sugiere que el hombre tiene una historia personal que lo hace distinto en medio de la Naturaleza cíclica. ¿Serán los límites que anuncian otra postura frente a la Naturaleza: de la contemplación órfica a la curiosidad prometeica? Le voile d'Isis, Hadot) Finalmente, el sentido de la Naturaleza revela una trayectoria que refleja la conciencia que el hombre tiene de sí mismo, convirtiéndose a lo largo de los siglos modernos en el dueño y poseedor del mundo (Descartes). Más tarde, a principios del siglo XX, en Latinoamérica, el ciclo de la novela de la selva (por ejemplo, <em>La vorágine</em> (1924) de José Eustasio Rivera, <em>Doña Bárbara </em>(1929) de Rómulo Gallegos, y luego, <em>Los pasos perdidos</em> (1953) de Alejo Carpentier o <em>La casa verde</em> (1966) de Mario Vargas Llosa, etc.), le concede protagonismo absoluto a la naturaleza tropical, señalando la importancia de su preservación.</p> <p>La Naturaleza, a su vez árida e infértil también es protagonista de El Llano en llamas (1953) y de las fotografías de Juan Rulfo por ejemplo. Las sequías e inundaciones afectan directamente a los personajes marginales del mundo rural de su obra y demuestran que las catástrofes ecológicas tienen consecuencias sociales irremediables. En la poesía latinoamericana, no está ausente el motivo temático de la Naturaleza, cobrando a veces un cariz ecológico. Si bien en la poesía épica colonial se introduce el elemento natural como adorno exótico (<em>La Araucana</em>, Alonso de Ercilla), en el romanticismo se cantan los grandes espacios para rivalizar con Europa y afirmar una especificidad cultural y geográfica (por ejemplo, la agricultura de la zona tórrida; en la poesía de Andrés Bello o la pampa en <em>Martín Fierro</em> de José Hernández). No olvidemos las abundantes referencias a las plantas en la poesía de Alfonsina Storni–cuyo discurso lírico, a veces, se vuelve preanimalista, como en el poema "El león";– en las primeras décadas del siglo XX, el canto a la cordillera en Mistral y Zurita, los océanos en los poemas de Neruda y otra vez de Zurita. En la música de América latina, se cantan asimismo los territorios y su vegetación: citemos las canciones tradicionales "Alma llanera" y "Guantanamera" así como composiciones de la chilena Violeta Parra que introduce el elemento natural para transmitir su mensaje acusador. </p> <p>Ejes temáticos<br />Las propuestas podrán inscribirse, entre otros, en los siguientes ejes temáticos:<br /> El locus amoenus y las representaciones pre-ecológicas de la Naturaleza en el Siglo de Oro y el Renacimiento hispánico<br /> La novela de la tierra y de la selva: naturaleza, territorio y preservación en la narrativa latinoamericana del siglo XX<br /> Catástrofes ecológicas y mundo rural: sequías, inundaciones y sus consecuencias sociales en la literatura<br /> Naturaleza y poesía hispanoamericana: del adorno exótico al compromiso ecológico<br /> Territorio, música y canto popular en las artes hispánicas<br /> De la contemplación a la posesión: trayectorias filosóficas del hombre frente a la Naturaleza<br /> Ecología y destrucción ambiental: espacio geográfico (Glotfelty), materialidad medioambiental (Buell) y contexto ecológico (Binns)<br /> Ecofeminismos y perspectivas de género en la ecoliteratura<br /> Ontologías territoriales y giro rural<br /> Memoria cultural, espacial y territorial<br /> Violencia ambiental, violencia política y violencia social<br /> Comunidades indígenas y afrodescendientes: voces y territorios<br /> Disidencias, subversiones y epistemologías alternativas<br /> Animalidad y relaciones interespecies: perspectivas posthumanistas y preanimalistas</p> <p></p> <p><strong>Fecha límite de solicitud: 01 de julio de 2026</strong><br />Virginia Capote: <a href="mailto:virginiacd@ugr.es">virginiacd@ugr.es</a><br />Lise Demeyer: <a href="mailto:lise.demeyer@univ-littoral.fr">lise.demeyer@univ-littoral.fr</a><br />Benoît Santini : <a href="mailto:benoit.santini@univ-littoral.fr">benoit.santini@univ-littoral.fr</a><br />Florence Toucheron : <a href="mailto:florence.toucheron@univ-littoral.fr">florence.toucheron@univ-littoral.fr</a></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Les francophonies littéraires au XIXe siècle (revue Studia Historico Litteraria).</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134810/les-francophonies-litteraires-au-xixe-siecle.html</link>
      <pubDate>Fri, 29 May 2026 11:17:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>La notion de francophonie est surtout utilisée de nos jours par les vingtièmistes et vingt-et-unièmistes. Or, des littératures francophones existent bel et bien au XIXe siècle, car le français constitue la langue d’écriture non seulement d’auteur.e.s belges, suisses, canadien.ne.s ou haïtien.ne.s, mais aussi, plus rarement bien sûr, polonais.es, russes, tchèques ou roumain.e.s. En effet, dans de nombreux pays et régions, cet idiome reste la langue des élites sociales et intellectuelles dont certain.e.s représentant.e.s se servent comme d’un moyen d’expression littéraire. Comment ces littératures se situent-elles par rapport aux lettres françaises ? À l’époque, sont-elles perçues comme périphériques ou bien leurs créateurs et créatrices participent-ils de plein droit à la vie littéraire française ? Leurs œuvres sont-elles recensées dans la presse ? Si oui, quelle appréciation y est portée sur elles ? Quelle est la circulation de ces textes au niveau international ? Quels sont leurs publics ? De quelle façon se trouvent-ils inscrits au sein des textes ? Comment l’expression littéraire en français s’articule-t-elle à la question nationale qui reste centrale dans ce siècle des nationalismes qu’est le XIXe ? Existe-t-il une littérature « internationale » en français et est-elle à distinguer des œuvres françaises ayant remporté un succès international [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134810_b3266d1adf4751b48e49bf9533fc0879.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134810_b3266d1adf4751b48e49bf9533fc0879.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La notion de francophonie est surtout utilisée de nos jours par les vingtièmistes et vingt-et-unièmistes. Or, des littératures francophones existent bel et bien au XIXe siècle, car le français constitue la langue d’écriture non seulement d’auteur.e.s belges, suisses, canadien.ne.s ou haïtien.ne.s, mais aussi, plus rarement bien sûr, polonais.es, russes, tchèques ou roumain.e.s. En effet, dans de nombreux pays et régions, cet idiome reste la langue des élites sociales et intellectuelles dont certain.e.s représentant.e.s se servent comme d’un moyen d’expression littéraire.</p> <p>Comment ces littératures se situent-elles par rapport aux lettres françaises ? À l’époque, sont-elles perçues comme périphériques ou bien leurs créateurs et créatrices participent-ils de plein droit à la vie littéraire française ? Leurs œuvres sont-elles recensées dans la presse ? Si oui, quelle appréciation y est portée sur elles ? Quelle est la circulation de ces textes au niveau international ? Quels sont leurs publics ? De quelle façon se trouvent-ils inscrits au sein des textes ?</p> <p>Comment l’expression littéraire en français s’articule-t-elle à la question nationale qui reste centrale dans ce siècle des nationalismes qu’est le XIXe ? Existe-t-il une littérature « internationale » en français et est-elle à distinguer des œuvres françaises ayant remporté un succès international ?</p> <p>Dans une perspective immanente, quelles sont les particularités historiques, linguistiques, génériques de ces littératures ? Quel.le.s restent les auteur.e.s à redécouvrir ? Que-ce que la notion de francophonie peut apporter à l’étude de leurs œuvres ? Le concept de francographie ne serait-il pas plus approprié ? De quelle façon les variétés du français parlées dans l’espace francophone sont-elles transcrites dans ces littératures ?</p> <p>Voici quelques-unes parmi les questions qui pourraient être abordées dans les articles du prochain numéro de notre revue. Leurs auteur.e.s pourront donc s’intéresser aussi bien à des questions historiques, géographiques, linguistiques ou génériques qu’à celles de poétique ou de réception. Comme il s’agit d’un sujet assez peu étudié, plus la variété des perspectives adoptées sera grande, plus elle sera à même d’apporter un éclairage multidimensionnel du phénomène des francophonies littéraires au XIXe siècle.</p> <p>Les personnes intéressées peuvent se procurer les consignes éditoriales en écrivant à: <a href="mailto:przemyslaw.szczur@uken.krakow.pl">przemyslaw.szczur@uken.krakow.pl</a></p> <p>La date limite pour l'envoi des articles est le 31 janvier 2027.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Les relations interspécifiques à la croisée des disciplines : enjeux théoriques et méthodologiques (Université Jean Monnet, Saint Etienne)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134799/les-relations-interspecifiques-a-la-croisee-des-disciplines.html</link>
      <pubDate>Fri, 29 May 2026 09:43:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Journée d’étude interdisciplinaire« Les relations interspécifiques à la croisée des disciplines : enjeux théoriques et méthodologiques » Organisé par le laboratoire junior GRRIS (Groupe de Recherche sur les Relations InterSpécifiques)Université Jean Monnet, Saint-Étienne, jeudi 5 novembre 2026 À l’aube de bouleversements climatiques et environnementaux majeurs, et de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la sixième extinction de masse des espèces, la question de la diversité et de la richesse des relations interspécifiques au sein des écosystèmes revêt une importance capitale. Dans Les Conséquences écologiques et sociétales de la perte de biodiversité, les écologues Michel Loreau, Andy Hector et Forest Isbell soulignent la profonde et complexe interdépendance entre les écosystèmes définis par les interactions entre les différentes espèces qui les composent et les paramètres régulant les conditions de vie sur Terre. Ce faisant, ils nous rappellent l’importance des relations qui lient tous les êtres vivants, à travers la barrière de l’espèce. Plus largement, les connaissances écologiques en évolution et les exigences liées aux enjeux climatiques et environnementaux contemporains traversent les sciences et conduisent à un mouvement de désanthropisation des savoirs. Ce mouvement éthique, mais également épistémologique, vient questionner le paradigme anthropocentrique ainsi que la séparation entre sciences humaines et naturelles. C’est [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134799_cfb7c8e05fd45d1b177281d111abe42f.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134799_cfb7c8e05fd45d1b177281d111abe42f.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Journée d’étude interdisciplinaire</strong><br /><strong>« Les relations interspécifiques à la croisée des disciplines : enjeux théoriques et méthodologiques »</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Organisé par le laboratoire junior GRRIS (Groupe de Recherche sur les Relations InterSpécifiques)</strong><br /><strong><em>Université Jean Monnet, Saint-Étienne, jeudi 5 novembre 2026</em></strong></p> <p style="text-align:left;"><br />À l’aube de bouleversements climatiques et environnementaux majeurs, et de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la sixième extinction de masse des espèces, la question de la diversité et de la richesse des <em>relations interspécifiques</em> au sein des écosystèmes revêt une importance capitale. Dans <em>Les Conséquences écologiques et sociétales de la perte de biodiversité</em>, les écologues Michel Loreau, Andy Hector et Forest Isbell soulignent la profonde et complexe interdépendance entre les écosystèmes définis par les interactions entre les différentes espèces qui les composent et les paramètres régulant les conditions de vie sur Terre. Ce faisant, ils nous rappellent l’importance des relations qui lient tous les êtres vivants, à travers la barrière de l’espèce. Plus largement, les connaissances écologiques en évolution et les exigences liées aux enjeux climatiques et environnementaux contemporains traversent les sciences et conduisent à un mouvement de désanthropisation des savoirs. Ce mouvement éthique, mais également épistémologique, vient questionner le paradigme anthropocentrique ainsi que la séparation entre sciences humaines et naturelles.</p> <p>C’est dans cette situation que pour sa première manifestation scientifique, le laboratoire junior interdisciplinaire GRRIS (Groupe de Recherche sur les Relations InterSpécifiques), formé par des doctorant.e.s, organise une journée d’étude intitulée « Les relations interspécifiques à la croisée des disciplines : enjeux théoriques et méthodologiques ». Cette première journée d’étude entend réunir des chercheur.euse.s provenant des différentes disciplines des sciences naturelles, humaines, juridiques et sociales afin de réfléchir collectivement à la conceptualisation des relations interspécifiques et d’interroger la possibilité de concevoir des outils d’analyses transdisciplinaires. Dans cette perspective, les contributions pourront porter sur l’opérabilité du concept de <em>relations interspécifiques</em> dans leurs disciplines respectives mais aussi sur d’autres concepts analogues qui font directement écho à une réflexion interdisciplinaire. Celle-ci problématisera les relations interspécifiques à travers ses différentes définitions et usages heuristiques, dans le domaine des sciences de la nature comme celui des sciences humaines. La journée d’étude souhaiterait également mettre en lumière les enjeux méthodologiques propres à l’étude des relations entre espèces, en interrogeant la possibilité de concevoir des outils d’analyse transdisciplinaires. </p> <p>Face à la « crise de la sensibilité » (Morizot, 2022) contemporaine, on observe en effet une dynamique de renouvellement des études académiques sur la question des relations entre espèces, à l’aune de l’urgence écologique actuelle. Rompant avec une longue tradition intellectuelle (Schaeffer, 2007), de nombreuses initiatives scientifiques décident de tourner le dos à l’anthropocentrisme traditionnel de leurs disciplines (Baratay, 2012), afin de concentrer le regard analytique sur les sujets non-humains, désormais considérés comme de véritables acteurs à part entière, doués d’une agentivité et d’une sensibilité propre et digne d’intérêt. Ce mouvement de désanthropisation des sciences déborde même le cadre de la stricte animalité pour aborder des objets relativement délaissés par la recherche, comme les végétaux, ou encore la vie dans les cours et étendues d’eau, dans le cadre des <em>blue studies</em>, issues du courant écocritique (Chiari, 2024). </p> <p>Encouragées en cela par les récentes découvertes en sciences de la vie, les sciences dites « de l’Homme » (re)découvrent la complexité et la subtilité de l’être non-humain, en se défaisant des grandes catégories de l’entendement, du « grand partage » entre nature et culture, tel que décrit par Philippe Descola (2005). La question des relations interspécifiques, instaurée dans le champ scientifique par les travaux de Charles Darwin, connaît aujourd’hui une évolution sensible. On revient désormais sur les approches évolutionnistes néo-darwiniennes, qui ont simplifié voire caricaturé les découvertes de Darwin, et qui expliquent les relations entre individus d’espèces différentes à partir de stratégies fondées sur une quête permanente de rentabilisation. Les récents développements des recherches anglo-saxonnes d’orientation involutionniste mettent ainsi au jour une part sensible et affective dans la manière dont chaque être vivant conduit son rapport à l’autre (Hustak et Myers, 2020). On peut également évoquer les développements autour du concept « Une seule santé » ou <em>One Health</em>, lequel invite à penser ensemble les santés humaine, animale et végétale en raison de leurs relations d’interdépendance, et suppose un dialogue entre sciences humaines, juridiques, naturelles et médicales. </p> <p>Dans cette perspective, les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants : </p> <p><strong>Axe 1 : Définitions et lexiques</strong></p> <p>Prenant acte de la dynamique de renouvellement des connaissances sur les relations interspécifiques dans les différents champs scientifiques, il s’agira de tenter de définir cet objet dans une perspective à la fois diachronique et synchronique. Cette entreprise définitionnelle serait l’occasion d’enrichir les regards grâce à l’apport de l’interdisciplinarité. À cette entreprise de travail synchronique pourrait s’ajouter celui d’historicisation des concepts en présence (<em>espèce, relation, cohabitation, </em>etc.) afin de mieux percevoir les enjeux posés par leur évolution. La prise en compte de l’évolution diachronique des acceptions terminologiques pourrait s’accompagner d’une réflexion historiographique sur la manière dont les « représentations » humaines des non‑humains (Despret, 2020) ont, au fil du temps, orienté les modes d’appréhension des relations interspécifiques, et sur la façon dont, en retour, ces non‑humains ont contribué à transformer « la manière dont les scientifiques s’adressent à eux » (<em>idem</em>).</p> <p>Outre cette perspective diachronique, l’entreprise définitionnelle pourra rendre compte de la variabilité des conceptualisations issus des savoirs autochtones et vernaculaires, qui proposent des modalités de rupture vis-à-vis des catégories occidentales (en particulier l’opposition classique entre nature et culture). Enfin, un changement d’échelle permettrait de reconsidérer certaines notions, telles celles d’organisme et d’individu. Sur le plan macroscopique, on les conçoit de manière unitaire, tandis qu’à l’échelle microbiologique, l’organisme est un assemblage de cellules eucaryotes et de bactéries, soit un ensemble relationnel (Margulis, 1998 et 2022).</p> <p><strong>Axe 2 : Méthodologies</strong></p> <p>Loin de se réduire à l’examen du rôle de chaque espèce au sein de la chaîne trophique, l’étude des relations interspécifiques se décline de différentes manières en fonction des champs disciplinaires. Revenant sur une interprétation dévoyée de Darwin, selon laquelle « l’agressivité » serait  « le moteur premier de la vie dans la nature comme dans la société », les sciences du vivant mettent aujourd’hui en lumière le fait que « l’évolution n’a cessé de mettre en œuvre, les équilibrant du même coup, des mécanismes et des comportements coopératifs, […] solidarités [qui] apparaissent en fait comme le vrai moteur de la vie. » (Pelt, 2006). Les communications pourraient ainsi décrire les enjeux, les modalités, les méthodologies et les protocoles scientifiques mobilisés pour aborder les interactions — de coopération ou d’une autre nature — entre espèces. Elles offriraient également l’occasion d’en interroger les limites heuristiques, voire les impasses, et de mettre en lumière les obstacles épistémologiques auxquels ces approches se heurtent. Elles pourraient enfin rendre compte des postes d’analyse privilégiés par les différents champs disciplinaires pour l’étude des relations interspécifiques, ainsi que des précautions et des présupposés (éthiques, philosophiques, etc.) que ces méthodologies impliquent.</p> <p><strong>Axe 3 : Ambivalence et diversité des relations interspécifiques</strong></p> <p>Derrière le terme parapluie de relations interspécifiques se cache un ensemble d’interactions qui varient de la symbiose à la compétition ou prédation, en passant par le commensalisme et le parasitisme. Il conviendrait d’interroger de manière interdisciplinaire ces différentes modalités de relations et de mesurer la manière dont leur compréhension est voilée notamment par des représentations et modèles issus d’autres disciplines. Il s’agirait également de mener un examen critique des différents qualificatifs apposés aujourd’hui au nom « espèce » (<em>domestique, nuisible, protégée, invasive,</em> etc.) dans le domaine du droit et de la protection de l’environnement.</p> <p>Cet axe prolongerait ainsi la visée définitionnelle à travers des enjeux de catégorisation et de modélisation des relations, en mesurant les ambivalences qui les traversent. Il souhaite également s’ouvrir à des communications portant sur la gestion des espèces par les politiques publiques — qu’il s’agisse du contrôle des espèces dites nuisibles, de la protection de la faune sauvage ou du traitement des espèces domestiques féralisées. Des communications pourraient ainsi analyser la manière dont les sciences humaines, sociales, juridiques ou du vivant construisent, hiérarchisent ou contestent ces catégories, et montrer comment ces cadres conceptuels influencent à la fois les pratiques de terrain, les politiques publiques et les dispositifs de protection, ainsi que les décisions — éthiques et politiques — de gestion, de contrôle ou de mise à distance des non‑humains.</p> <p>Les communications pourront ainsi aborder, de manière non limitative, les questionnements suivants :</p> <ul> <li>Analyse lexicologique des termes les plus usités : espèce, relations, agentivité des non-humains, anthropocène, anthropocentrisme, écosystème, interspécificité, santé environnementale, crise de la biodiversité, etc. ;</li> <li>Comment les différents apports scientifiques ont influencé la manière de définir et percevoir les relations entre espèces dans les champs biologique ? philosophique ? anthropologique ? littéraire ? juridique ?</li> <li>Comment et par quels protocoles les disciplines traitent respectivement les relations interspécifiques ?</li> <li>Ce faisant, comment peut-on envisager le transfert d’un concept d’une discipline à l’autre ? Assiste-t-on à de simples insertions ? des déviations ?<br /> </li> </ul> <p><strong>Les propositions de communication, de 500 mots maximum, accompagnées d’un titre ainsi qu’une brève bio-bibliographie, seront à envoyer avant le  17 juillet 2026 à l’adresse suivante : <a href="mailto:labo.grris@gmail.com">labo.grris@gmail.com</a>. Les auteur.e.s des propositions retenues seront prévenu.e.s au plus tard le 7 septembre 2026. </strong></p> <p> </p> <p><strong>Comité d’organisation</strong></p> <p>Allan Bernon–Mabboux (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités, Université Jean Monnet)</p> <p>Claire Mottion (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités, Université Jean Monnet)</p> <p>Agathe Faranda (Centre de recherches critiques sur le droit, Université Jean Monnet)</p> <p>Aimé Guex (Fonds National Suisse, Université de Lausanne)</p> <p>Thomas Barrière (Centre de recherche en littérature et poétique comparées, Université Paris Nanterre)</p> <p>Aurélie Perrin (Centre de Recherches Historiques, École des hautes études en sciences sociales)</p> <p> </p> <p><strong>Bibliographie indicative</strong></p> <p>Baratay Éric, <em>Le Point de vue animal. Une autre version de l’histoire</em>, Paris, Le Seuil, 2012.</p> <p>—, « Pourquoi croiser les sciences ? », dans <em>Croiser les sciences pour lire les animaux</em>, Paris, Éditions de la Sorbonne, « Homme et société », 2020, p. 7-17.</p> <p>—, <em>L’Animal désanthropisé. Interroger et redéfinir les concepts</em>, Paris, Éditions de la Sorbonne, « Histoire environnementale », 2021.</p> <p>—, <em>Les Animaux historicisés. Pourquoi situer leurs comportements dans le temps et l’espace ?</em>, Paris, Éditions de la Sorbonne, « Homme et société », 2022.</p> <p>Chiari Sophie, <em>L’Écocritique: repenser l’environnement au prisme de la littérature</em>, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2024.</p> <p>Delord Julien, <em>L’Extinction d’espèce. Histoire d’un concept et enjeux éthiques</em>, Paris, Presses Universitaires de France, 2010.</p> <p>Descola Philippe, <em>Par‑delà nature et culture</em>, Paris, Gallimard, 2005.</p> <p>Despret Vinciane, <em>Quand le loup habitera avec l’agneau</em>, Paris, La Découverte, 2020.</p> <p>Dittmar Pierre-Olivier, <em>L’Invention de l’animal. Essai d’anthropologie médiévale</em>, Paris, Gallimard, 2026.</p> <p>Hustak Carla et Myers Natasha, <em>Le Ravissement de Darwin. Le langage des plantes </em>[2012], Philippe Pignarre (trad.), Paris, La Découverte, « Les Empêcheurs de penser en rond », 2020.</p> <p>Kohler Florent, « Sociabilités Animales: Introduction », dans <em>Études rurales</em>, n° 189, 2012, p. 11-31.</p> <p>—, <em>Les Sociétés animales. Un regard sociologique</em>, Paris, Armand Colin, 2025.</p> <p>Lherminier Philippe et Solignac Michel, <em>De l’espèce</em>, Paris, Éditions Syllepse, « Matériologiques », 2005.</p> <p>Loreau Michel, Hector Andy et Forest Isbell, <em>Les conséquences écologiques et sociétales de la perte de biodiversité</em>, Londres, ISTE éditions, 2024.</p> <p>Margulis Lynn et Sagan Dorion, <em>The Symbiotic Planet: A New Look at Evolution</em>, New York, Basic Books, 1998.</p> <p>Margulis Lynn, <em>Microcosmos. 4 milliards d’années de symbiose terrestre</em>, trad. Gérard Blanc et Anne de Beer, Marseille, Wild Project, 2022 [1987]. </p> <p>Morizot Baptiste, <em>Manières d’être vivant. Enquêtes sur la vie à travers nous</em>, Arles, Actes Sud, 2020.</p> <p>Pelt Jean-Marie, <em>La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains</em>, Paris, Librairie générale française, 2006.</p> <p>Schaeffer Jean-Marie, <em>La Fin de l’exception humaine</em>, Paris, Gallimard, « nrf essais », 2007.</p> <p>Tort Patrick, <em>L’Effet Darwin. Sélection naturelle et naissance de la civilisation</em>, Paris, Le Seuil, « Points Sciences », 2008.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Nature et spiritualité au XIXe s. (revue Romantisme)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134805/nature-et-spiritualite-au-xixe-siecle.html</link>
      <pubDate>Fri, 29 May 2026 05:18:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134805/nature-et-spiritualite-au-xixe-siecle.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à contributions Revue Romantisme n°221  Nature et spiritualité au XIXe siècle Depuis les années 2000, la connaissance du rapport des Français à leur environnement a considérablement progressé, à la faveur de l’essor de l’histoire environnementale, née dans les années 1970 aux États-Unis. La récente synthèse d’envergure sur l’Histoire environnementale de la France[1] en témoigne. Mais la dimension religieuse est restée relativement à l’écart de ce foisonnement de travaux. La question des interactions entre nature et religion a pourtant été soulevée précocement et avec fracas par Lynn White, dans un article retentissant de 1966 intitulé Les Racines historiques de notre crise écologique[2], qui défendait l’idée que le judéo-christianisme avait une responsabilité particulière dans les dommages environnementaux, du fait de son anthropocentrisme. Le sujet a depuis été maintes fois repris, en particulier lors du colloque « Religion et écologie », organisé à Paris en 1991[3], et a pendant longtemps aimanté la réflexion sur la relation entre religion et nature. En outre, les chercheurs en sciences sociales[4] ou les théologiens[5] ont surtout exploré le XXe siècle et le début du XXIe. Sur le XIXe siècle, les études éclairant les liens entre nature et religion demeurent relativement peu nombreuses. En littérature, quelques travaux [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134805_6a369cdaf9d388638317940147119b56.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134805_6a369cdaf9d388638317940147119b56.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Appel à contributions</p> <p style="text-align:center;"><strong>Revue <em>Romantisme</em> n°221 </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Nature et spiritualité au XIXe siècle</strong></p> <p>Depuis les années 2000, la connaissance du rapport des Français à leur environnement a considérablement progressé, à la faveur de l’essor de l’histoire environnementale, née dans les années 1970 aux États-Unis. La récente synthèse d’envergure sur l’Histoire environnementale de la France[1] en témoigne. Mais la dimension religieuse est restée relativement à l’écart de ce foisonnement de travaux. La question des interactions entre nature et religion a pourtant été soulevée précocement et avec fracas par Lynn White, dans un article retentissant de 1966 intitulé Les Racines historiques de notre crise écologique[2], qui défendait l’idée que le judéo-christianisme avait une responsabilité particulière dans les dommages environnementaux, du fait de son anthropocentrisme. Le sujet a depuis été maintes fois repris, en particulier lors du colloque « Religion et écologie », organisé à Paris en 1991[3], et a pendant longtemps aimanté la réflexion sur la relation entre religion et nature. En outre, les chercheurs en sciences sociales[4] ou les théologiens[5] ont surtout exploré le XXe siècle et le début du XXIe. Sur le XIXe siècle, les études éclairant les liens entre nature et religion demeurent relativement peu nombreuses. En littérature, quelques travaux ont bien analysé la propension des auteurs romantiques à présenter les spectacles de la nature comme des images de Dieu[6], mais les historiens se sont rarement penchés sur cette question et l’on peine à saisir les rapports entre religion et nature à l’échelle de la société. La relation des chrétiens à leur environnement n’est guère saisie que par les travaux d’Éric Baratay, qui a décrit les rapports de l’Église à l’animal sur le temps long[7] ou par les recherches de Samuel Gicquel[8] sur les clercs naturalistes. Elle n’est donc connue que de façon fragmentaire.</p> <p>L’ambition de ce dossier est d’élargir le spectre de la connaissance en rassemblant des études issues de différents champs disciplinaires (arts visuels, histoire, lettres, théologie…) dans le but de comprendre dans quelle mesure les représentations de la nature et la foi s’interpénètrent dans la France du XIXe siècle. C’est la question qui est au cœur de ce dossier. L’entreprise doit finalement permettre d’améliorer la connaissance des liens entre religions et culture, en prolongeant les travaux de Michel Lagrée qui avaient éclairé la relation entre religion, société et technique[9], mais qui avaient laissé la perspective environnementale dans l’ombre de la réflexion sur la modernité. Ce dossier la place au centre des investigations. </p> <p>La nature envisagée ici n’est bien sûr pas la nature humaine ou la nature philosophique, mais l’environnement biophysique, à savoir le vivant, les paysages, les milieux qui constituent le cadre de vie. Les communications pourront porter sur le clergé comme sur les laïcs, dès lors que ces derniers développent un discours sur la nature qui s’appuie sur un référentiel religieux et qui permet d’observer l’influence de la culture religieuse sur la manière dont les acteurs du XIXe siècle pensent leur environnement. Ces dernières années, plusieurs auteurs ont défendu l’idée qu’il y avait une sensibilité environnementale protestante plus marquée[10]. Il serait particulièrement intéressant que les contributions assemblées permettent d’évaluer la pertinence de ce constat dans le contexte de la France du XIXe siècle. Aussi les travaux qui éclairent ce débat seront-ils appréciés. Mais ce dossier pourra rassembler des études qui portent sur d’autres religions, y compris lorsqu’elles concernent la découverte de courants spirituels peu présents en France métropolitaine, que ce soit à travers les voyages ou la lecture. </p> <p>Plus précisément, les contributions pourraient explorer les pistes suivantes :</p> <p><strong>1-      En quête de transcendance</strong></p> <p>L’importance que représente la publication du Génie du christianisme de Chateaubriand est bien connue[11]. Mais, au-delà de cette œuvre emblématique, la manière dont la vision romantique pénètre les discours chrétiens sur la nature demeure à préciser. À quel rythme se fait-elle ? Par quels canaux ? Avec quelle force ? Dans quelle mesure la vision romantique concurrence-t-elle l’approche classique, qui demeure longtemps dominante dans les séminaires ruraux de la période concordataire[12] ? Il serait précieux de disposer d’études qui documentent cette évolution méconnue. En la matière, les œuvres littéraires, les correspondances ou les récits de voyages peuvent être des sources utiles. L’intérêt nouveau pour les montagnes paraît nécessiter une attention toute particulière, à en juger par la littérature naturaliste, dans laquelle les récits épiques en milieu escarpés sont fréquents. </p> <p>Les contributeurs sont invités à faire dialoguer la dimension culturelle et religieuse, notamment en montrant que la description de la nature comme un théâtre d’émotion permet de réintroduire le mystère et que la quête de transcendance peut mener vers une lecture sentimentale de la nature. L’essor des pèlerinages en milieu naturel, l’érection de croix ou la construction de lieux de culte dans des paysages jugés sublimes en témoignent et peuvent naturellement constituer de beaux révélateurs.</p> <p>La dimension romantique et sentimentale pourra en particulier être observée sur le terrain des arts[13]. Peinture, sculpture, arts décoratifs ou encore musique, tous les arts pourront être mobilisés pour tenter de repérer des formes de sacralisation poétique ou une esthétique qui valorise une harmonie entre l’humanité, la nature et le divin. Les compositions de Félicien David, par exemple, mériteraient d’être analysées à travers ce prisme, tout comme les représentations de saint François d’Assise.   </p> <p><strong>2-      Voir Dieu dans la nature</strong></p> <p>La question qui se pose ici est de savoir comment on passe d’une observation du monde sensible à la représentation de Dieu et ce que cela induit sur l’image que l’on se fait de Dieu. Les discours institutionnels peuvent bien sûr être scrutés pour saisir les évolutions culturelles et théologiques, mais il est tout aussi intéressant d’analyser les positions d’acteurs qui reflètent une éventuelle prise de distance par rapport aux normes et qui traduisent la volonté de construire une forme de religion personnelle, en s’appuyant sur l’observation de la nature. </p> <p>La dimension transcendantale de la poésie est connue[14] mais on mesure mal le degré de pénétration de cette lecture appliquée à la nature dans la société française du XIXe siècle. Pour éclairer cette question, on pourra par exemple en chercher la trace dans les exercices réalisés en milieu scolaire ou dans les écrits du for privé qui traduisent les expériences religieuses[15]. Par ailleurs, il convient d’être attentif aux sources qui permettent d’apporter un éclairage indirect sur la manière dont les personnes éloignées de l’écrit articulent observation de la nature et représentation de Dieu.</p> <p>Ces interrogations amènent à se saisir de la question de la théologie naturelle, qui a surtout été traitée par les spécialistes de l’époque moderne[16]. Par conséquent, toute approche qui permet de comprendre comment se perpétue ce courant au XIXe siècle en se recomposant, notamment sous l’effet du romantisme, est la bienvenue. Les arguments mobilisés pour réfuter la religion naturelle, qui s’articule autour de la raison et de la nature humaine, dès lors qu’ils mettent en jeu les éléments de la nature au sens biophysique du terme, ont toute leur place dans ce dossier. C’est aussi le cas des réflexions qui touchent à l’évangélisation par la nature, dont on peut guetter les signes dans les assemblées du Réveil protestant ou dans l’émergence des colonies de vacances ou des retraites religieuses. </p> <p><strong>3-      Nature, religion et politique</strong></p> <p>L’un des apports de l’histoire environnementale est d’avoir démontré l’intrication de la pensée politique et de la représentation du monde sensible[17]. La nature est politique, comme l’ont rappelé les auteurs de la récente synthèse sur l’Histoire environnementale de la France[18]. Dans cette perspective, il paraît judicieux d’ausculter les discours religieux sur la nature pour tenter de discerner la vision politique qu’ils portent. Y a-t-il une lecture ultramontaine de la nature, qui masquerait une critique de la modernité ? L’abondante production de Louis Veuillot mériterait par exemple d’être considérée sous ce prisme. À l’inverse, les lectures utilitaristes de la nature sont-elles plutôt portées par des acteurs de sensibilité gallicane ? D’autres interrogations pourront être soulevées dans ce cadre de réflexion, en particulier parmi les suggestions suivantes : existe-t-il dès le XIXe siècle une défense des espèces ou des milieux qui est motivée par des considérations religieuses ? Comment les pollutions sont-elles perçues par les croyants ? Comment ceux-ci articulent-ils leur vision de la Création avec le concept d’espèce nuisible, particulièrement répandu au XIXe siècle ? Chez les catholiques, y a-t-il une critique de la traduction paysagère de l’État-nation portée par la IIIe République, alors que celle-ci mène une offensive anticléricale ? Là encore, l’approche peut aussi bien être entreprise par le versant littéraire qu’historique.  </p> <p><strong>4-      Sciences naturelles et religion</strong></p> <p>Longtemps considérée comme conflictuelle[19], la relation entre sciences et religion apparaît aujourd’hui plus nuancée qu’on ne l’a longtemps cru[20]. De nombreux clercs se passionnent en effet pour les sciences, que ce soit par goût ou dans une perspective apologétique, mais les rapports entre foi et sciences naturelles ne demeurent connus que de manière partielle. On sait peu de choses en particulier sur la manière dont cette discipline est enseignée dans les établissements d’enseignement catholique, que ce soit au niveau primaire, secondaire ou supérieur. D’une façon générale, les articles qui illustrent les tensions ou les tentatives de conciliation entre foi et sciences naturelles sont les bienvenues. Les articles relatifs à la réception du darwinisme ont toute leur place dans ce dossier, surtout lorsqu’ils dépassent les simples portraits d’acteurs engagés dans les controverses intellectuelles du temps et qu’ils donnent à voir la diversité des positions au sein de groupes ou d’institutions. </p> <p>—</p> <p>Les propositions d’article sont à adresser à Samuel Gicquel (<a href="mailto:samuel.gicquel@univ-rennes2.fr">samuel.gicquel@univ-rennes2.fr</a>) pour le 15 décembre 2026. Elles doivent comporter un titre, un résumé d’une demi-page de texte rédigé environ et une bio-bibliographie de quelques lignes. La date de remise des articles qui auront été acceptés est fixée au 15 décembre 2027.</p> <p>— <br />[1] Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Thomas Le Roux, Corinne Marache, Julien Vincent, La Nature en révolution. Une histoire environnementale de la France, 1780-1870, Paris, La Découverte, 2025 ; Pierre Cornu, Stéphane Frioux, Anaël Marrec, Charles-François Mathis, Antonin Platrier, Les Natures de la République. Une histoire environnementale de la France, 1870-1940, Paris, La Découverte, 2025.  <br />[2] Lynn White, « The Historical Roots of our Ecological Crisis », Science, 10 mars 1967, vol. 155, n° 3767, p. 1203-1207.<br />[3] Danièle Hervieu-Léger (dir.), Religion et écologie, Paris, Éditions du Cerf, 1993.<br />[4] Denis Pelletier, « Le "réenchantement" du monde : les chrétiens et l'écologie. Écologie politique, 1992, n° 3-4, p. 61-78 ; Olivier Landron, Le Catholicisme vert. Histoire des relations entre l’Église et la nature au XXe  siècle, Paris, Éditions du Cerf, 2008 ; Ludovic Bertina, La "conversion" écologique de l’Église catholique en France : sociologie politique de l'appropriation du référent écologiste par une institution religieuse, thèse de sociologie, EPHE, 2017.<br />[5] François Euvé, Théologie de l’écologie, Paris Salvator, 2021 ; Fabien Revol, La Création continuée. Science, philosophie et théologie, Cerf, 2023.<br />[6] Claude Rétat, « Le "Dieu vivant" romantique », Romantisme, 2011/4, n° 154, p. 21-34, Philippe Dufour, La littérature des images, Genève, Éditions la Baconnière, 2016.<br />[7] Éric Baratay, L’Église et l’animal, Paris, Éditions du Cerf, 1996.<br />[8] Samuel Gicquel, La faune, la flore et Dieu. Les clercs naturalistes français des années 1850 aux années 1930, mémoire inédit d’habilitation, EPHE, 2025. <br />[9] Michel Lagrée, Religion et cultures en Bretagne, 1850-1950, Paris, Fayard, 1992 et La Bénédiction de Prométhée. Religion et technologie, Paris, Fayard, 2000.<br />[10] Michael S. Northcott, “Reformed Protestantism and the Origins of Modern Environmentalism”, Philosophia Reformata, n° 83(1), 2018, p. 19-33.<br />[11] Dossier « Chateaubriand et le monde sensible », Littératures, 2018, n° 79. Voir tout particulièrement Piero Toffano, « Quelle valeur a la beauté de la nature dans l’œuvre de Chateaubriand ? », p. 85-94. <br />[12] Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Paris, Gallimard, Folio, 1983 [1e édition : 1883]. <br />[13] Isabelle Saint-Martin, Art chrétien/art sacré. Regards du catholicisme sur l’art (France XIXe-XXe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014. <br />[14] Aurélie Foglia-Loiseleur, « Le monde signé Dieu », dans Nicolas Wanlin (dir.), Le poème fait signe, 2004 [https://www.fabula.org/colloques/document378.php], consulté le 9/12/2025.<br />[15] Michel Despland, « L’expérience religieuse au XIXe siècle : le for intime et l’esthétisation de l’existence », Problèmes d’éthique contemporaine, 1994/3, vol. 50, p. 601-618. <br />[16] Kaspar Von Greyerz, « La physico-théologie (ca 1650-1750) comme phénomène européen : un nouveau regard », Bulletin annuel de l’institut d’histoire de la Réformation, vol. 41, 2020, p. 19-29 ; Ann Blair et Kaspar Von Greyerz (dir.), Physico-theology. Religion and science in Europe, 1650-1750, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2020.<br />[17] Pierre Charbonnier, Abondance et liberté. Une histoire environnementale des idées politiques, Paris, La Découverte, 2020 ; Joachim Radkau, Nature and Power. A Global History of the Environment, Cambridge, Cambridge University Press, 2008.<br />[18] Jean-Baptiste Fressoz et al., La nature en révolution…, op. cit.  <br />[19] Georges Minois, L’Église et la science. Histoire d’un malentendu, Paris, Fayard, 1991.<br />[20] Olivier Perru, Sciences, raison et religion en France au XIXe siècle, vol. 2 : Savants naturalistes chez les prêtres diocésains et les frères des écoles chrétiennes, Lyon, Vrin, 2016.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Histoires de fleuves et rivières. Amérique latine, continent fluvial, XIXe-XXIe s. (Sorbonne nouvelle)</title>
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      <pubDate>Thu, 28 May 2026 10:57:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>CFP  Histoires de fleuves et rivières. Amérique latine, continent fluvial (XIX-XXI) 28-29 janvier 2027 XIXe colloque international du CRICCAL    ¿Y fue por este río de sueñera y de barro  que las proas vinieron a fundarme la patria?  J.L. Borges       L'Amérique latine est un continent de fleuves superlatifs, vecteurs d'imaginaires puissants : du Río de la Plata, considéré comme le plus large du monde et, à ce titre, classé comme estuaire par certains géographes, en passant par l'Amazone, le fleuve au plus grand débit de la planète, jusqu'au Río Bravo/Grande, archétype de la frontière fluviale s'il en est. Au-delà de ces trois géants, le continent est sillonné par un réseau fluvial dense à partir duquel nous pouvons dépeindre la diversité des territoires, des sociétés et des histoires qui composent l’Amérique latine. Les fleuves et rivières influencent de manière déterminante la toponymie, l’architecture, les populations, les espaces et les identités de nombreux pays de la région. L’Uruguay et le Paraguay doivent leur nom à des fleuves ; les habitants de la ville de Buenos Aires sont des « porteños » avant d’être des « bonaerenses » en raison de leur lien historique avec le port du Río de [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134778_9fa313524f3852703ccbbe554ec568c6.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134778_9fa313524f3852703ccbbe554ec568c6.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>CFP </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Histoires de fleuves et rivières. Amérique latine, continent fluvial (XIX-XXI)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>28-29 janvier 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>XIXe colloque international du CRICCAL</strong><br /> </p> <p> </p> <p style="text-align:right;">¿Y fue por este río de sueñera y de barro </p> <p style="text-align:right;">que las proas vinieron a fundarme la patria? </p> <p style="text-align:right;">J.L. Borges</p> <p style="text-align:right;"> </p> <p> </p> <p> </p> <p>L'Amérique latine est un continent de fleuves superlatifs, vecteurs d'imaginaires puissants : du Río de la Plata, considéré comme le plus large du monde et, à ce titre, classé comme estuaire par certains géographes, en passant par l'Amazone, le fleuve au plus grand débit de la planète, jusqu'au Río Bravo/Grande, archétype de la frontière fluviale s'il en est. Au-delà de ces trois géants, le continent est sillonné par un réseau fluvial dense à partir duquel nous pouvons dépeindre la diversité des territoires, des sociétés et des histoires qui composent l’Amérique latine. Les fleuves et rivières influencent de manière déterminante la toponymie, l’architecture, les populations, les espaces et les identités de nombreux pays de la région. L’Uruguay et le Paraguay doivent leur nom à des fleuves ; les habitants de la ville de Buenos Aires sont des « porteños » avant d’être des « bonaerenses » en raison de leur lien historique avec le port du Río de la Plata ; il existe une Mésopotamie argentine et neuf pays d’Amérique du Sud sont traversés par l’Amazonie, une écorégion articulée autour du bassin de l’Amazone.</p> <p>Parallèlement, les fleuves d’Amérique latine sont le théâtre de profondes tragédies humaines et constituent un point d’entrée privilégié pour les raconter. La guerre de la Triple Alliance (1864-1870), la plus meurtrière du continent, s’est déroulée autour des zones stratégiques des fleuves Paraná, Uruguay et Paraguay. Au XIXe et au XXe siècles, ces cours d’eau ont servi de voies de fuite à des exilés de toutes sortes. L’accélération des flux migratoires au milieu du XXe siècle a entraîné la mort d’innombrables migrants dans les eaux du Rio Bravo ou du Rio Suchiate, tandis que ceux qui parviennent à survivre portent le surnom d’« espaldas mojadas » (dos mouillés), en référence à la traversée. De même, les fleuves ont été utilisés comme moyens de disparition. Au milieu du Río de la Plata, l’œuvre semi-submergée Reconstruction du portrait de Pablo Minguez de Claudia Fontes rend hommage à tous les corps jetés dans les fleuves lors des « vols de la mort » de la dictature civico-militaire argentine. Dans le contexte du conflit armé colombien, tant de disparus et d’assassinés ont fini dans les rivières que l’artiste visuelle Erika Diettes affirme, à travers son projet « Río abajo », que les rivières de Colombie constituent « le plus grand cimetière du monde ». (https://erikadiettes.com/rio-abajo-ind).</p> <p>Tout comme plusieurs fleuves d'Amérique latine sont des lieux de construction identitaire ou de mémoire, d'autres tombent dans un oubli qui mérite d'être analysé. Rares sont les Péruviens qui savent que le fleuve Rimac (du quechua rimaq, « celui qui parle »), qui se jette dans la capitale, a été hispanisé pour donner son nom à Lima, une ville qui s’est construite en regardant vers l’océan Pacifique bien plus que vers son fleuve né dans les Andes. D'autres fleuves peuvent passer d'un statut central à une disparition du champ d'intérêt des investisseurs et des pouvoirs publics lorsque des projets d'infrastructure échouent. C'est le cas du fleuve San Juan, au Nicaragua, considéré depuis le milieu du XIXe siècle comme le site d'un canal interocéanique, avant que l'option du canal de Panama ne s'impose. Barranquilla, bien que située à l’embouchure du Magdalena, s’est historiquement tournée vers la mer des Caraïbes en tant que liaison avec l’espace atlantique et a délaissé son potentiel de connexion avec l’intérieur du pays via l’axe historique de colonisation et de peuplement de la Colombie. Ce n'est que depuis 2017 qu'un processus de revalorisation de son front de mer a été engagé grâce à des projets d'urbanisme tels que le malecón, ce qui invite à envisager le rapport entre le fleuve et la ville comme un moteur d'infrastructures et d'architectures spécifiques. Ces oublis peuvent s'expliquer par la difficulté de percevoir un fleuve dans sa globalité et non par tronçons. Dans le cas du Magdalena, le projet « El Río Magdalena. Conflits territoriaux et projets de développement : vers une vision de la durabilité » (CREDA / Université nationale de Colombie) vise précisément à inverser cette tendance, en proposant une lecture globale du système fluvial.</p> <p>La négation du fleuve peut, en soi, revêtir une importance particulière, comme le suggère le roman de Selva Almada No es un río (2020), dont le titre constitue une clé de lecture du texte. Dans ce récit qui se déroule à Entre Ríos, centré sur la vie riveraine et la pêche, les rivières ne sont jamais indifférenciées : « Ce n’est pas un fleuve, c’est ce fleuve », affirme un personnage. Avec ce titre, Selva Almada nous invite également à nous demander ce qu’est – ou ce qui définit – un fleuve, reprenant la réflexion de Juan José Saer dans son traité imaginaire El río sin orillas (1991). En contemplant le Río de la Plata, Saer fait remarquer que l'observateur voit d'abord une « surface lisse, sans le moindre pli, [...] incolore et vide » avant de remarquer qu’ « en levant les yeux vers l’horizon, dans le vide singulier de l’étendue qui se déploie sous ses yeux, il manque aussi ce qui, dans la configuration de tous les fleuves, apaise le regard et rassure, complétant l’idée, l’archétype de la notion même de “fleuve” : la rive opposée ». À l’inverse, pour l’écrivain péruvien César Calvo, « les fleuves peuvent exister sans eaux, mais pas sans rives ». Cette citation tirée de Las tres mitades de Ino Moxo y otros brujos de la Amazonía (1981) fait allusion à un phénomène climatique caractéristique de l’Amazonie des basses terres, l’alternance entre périodes de crue et de décrue qui régule la flore et la faune. Selon la saison, la forêt s’inonde, les poissons triomphent et le marcheur devient navigateur, ou bien le fleuve s’assèche, des plages émergent et les mammifères étendent leur territoire. L’Amazone et ses affluents sont ainsi les architectes déterminants d’écosystèmes complexes, aujourd’hui menacés par la crise climatique, qui dérègle des cycles autrefois si précis.</p> <p>Aujourd’hui, l’image d’un fleuve à sec évoque immédiatement les sécheresses, dont la fréquence et l’intensité n’ont cessé d’augmenter au cours de la dernière décennie, au point de transformer une des plus grandes réserves d’eau douce du monde en un désert. Les images du lit du fleuve Solimões, où des pêcheurs désemparés abandonnaient leurs embarcations pour marcher au milieu des cadavres de dauphins roses et d’autres animaux fluviaux, ont fait le tour du monde en 2024 (en particulier la série « Sécheresses en Amazonie » du photographe péruvien Musuk Nolte). Quelques années auparavant, les pêcheurs du fleuve Paraná avaient vécu des scènes similaires, contraints d’abandonner leurs bateaux au milieu du lit asséché du fleuve. Ces phénomènes ont également des implications territoriales et géopolitiques. Les bornes frontalières fixées en fonction de certains niveaux d’eau deviennent progressivement obsolètes, ouvrant la voie à de nouveaux conflits. Le traité frontalier colombo-péruvien de 1922 qui a accordé à la Colombie l’accès au fleuve Amazone — et, par là même, au commerce transatlantique fluvial jusqu’alors dominé par le Pérou et le Brésil —, ne correspond plus tout à fait à la réalité d’un fleuve de moins en moins navigable sur son tronçon colombien. Ces changements s'accélèrent, redéfinissant tant les relations internationales que les politiques nationales d'aménagement du territoire, héritées des longs processus de territorialisation des États latino-américains au XIXe siècle, au cours desquels ingénieurs, militaires ou géographes ont joué un rôle central au sein de commissions chargées de l'exploration des voies navigables ou de la délimitation des frontières.</p> <p>Parallèlement, les discours développementalistes prônant l'exploitation de l'énergie fluviale et la maîtrise des cours d'eau ont été contestés à maintes reprises par les actions et les discours issus du militantisme environnemental et autochtone. D'autre part, les activités extractives, en particulier l'exploitation minière et le forage pétrolier, sont devenues synonymes de pollution des eaux. On ne s’étonne plus de voir des fleuves et rivières charrier des métaux lourds, des résidus miniers et des tâches de pétrole. Face à ces dangers, les philosophies autochtones qui considèrent les cours d’eau comme des « personnes » ont permis à ceux-ci d’obtenir une personnalité juridique et d’être considérés comme des sujets de droit dans plusieurs pays andins. Ces conceptions ont dépassé le cadre latino-américain, devenant une force motrice des courants écologistes à l’échelle mondiale. Des personnalités telles qu’Ailton Krenak nous invitent à « sortir d’un effondrement affectif » et à repenser notre relation avec les fleuves. Comme il l’écrit dans Futuro ancestral (2025), « nous avons toujours été proches de l’eau, mais il semble que nous apprenions très peu du langage des rivières. Cet exercice consistant à écouter ce que communiquent les cours d’eau engendre une sorte d’observation critique des villes […] qui s’étendent sur les corps des fleuves d’une manière si irrévérencieuse ».</p> <p>De nombreux poètes se laissent interpeller par cette voix des fleuves. Comme Juan L. Ortiz, qui a su incarner la voix de l’eau qui coule dans son poème fluvial inspiré par le Gualeguay. Ce même fleuve a été contemplé des années plus tard par un autre poète de cette terre appelée Entre Ríos, Miguel Angel Frederick : « Quand le Gualeguay baissera son niveau, / quand il cessera de courtiser les nids glacés / et qu’il retournera, parmi des radeaux de petites feuilles, vers son lit d’argile… ». Les poètes s’expriment aussi en prose, comme José Coronel Urtecho, depuis le Río San Juan au Nicaragua, dans sa longue, minutieuse et vivante « Lettre-Préface » à El estrecho dudoso d’Ernesto Cardenal, cette épopée tragique et dérisoire de la quête vaine d’un fleuve illusoire. Histoire, géographie et mémoire se rejoignent également dans Los ríos profundos de José María Arguedas, où le yawar mayu, le fleuve de sang, est révolution et poétique. Le fleuve est plus qu’une métaphore, il est la matrice même de l’écriture poétique dans sa quête incessante, dans son écoulement apaisé ou tumultueux, dans son passage incessant à travers une géographie illuminée, transitoire, en mouvement.</p> <p>Le XIXe congrès du CRICCAL invite les historiens, les spécialistes en littérature, arts visuels, cinéma ou études culturelles à réfléchir sur le continent latino-américain à travers la voix des fleuves, du XIXe siècle à nos jours. Il s'agit de réfléchir à la relation entre les fleuves et les modes de vie riverains (commerce, transport, pêche, loisirs…) ; d'envisager les cours d’eau en lien avec les activités extractives ou en tant qu'agents constructeurs et modificateurs du territoire (débordements et sécheresses, connexions fluviales, obstacles, frontières, ports et barrages…). De même, il est proposé d’aborder les fleuves et rivières comme des lieux de mémoire et des témoins de conflits, mais aussi comme des « personnes » selon diverses cosmovisions autochtones et leurs traductions dans les législations nationales. Les communications pourront également se concentrer sur les récits et les imaginaires nés des fleuves, depuis les récits d’exploration à connotation coloniale qui parcourent les rivières et fleuves comme des voies de pénétration vers des territoires indomptés jusqu’aux contes, mythes, poèmes et romans qui font des fleuves des entités vivantes, protagonistes de leur propre histoire, sans oublier la représentation des fleuves dans les arts visuels et le cinéma.</p> <p>En ce sens, le fleuve peut être considéré à la fois comme un acteur et un objet de(s) histoire(s) de l’Amérique latine à l’époque contemporaine. Si de nombreuses études invitent à penser les masses d’eau de manière articulée — sous des notions telles que les « waterscapes » —, ce colloque propose également d’interroger les dynamiques historiques, sociales, artistiques et sensorielles générées spécifiquement par les fleuves et rivières. Il convient de s’inspirer du destin du fleuve avant qu’il n’atteigne la mer, ou, pour reprendre les mots du poète péruvien Javier Heraud : « L’heure viendra / où je devrai / déboucher dans les / océans, / mêler mes / eaux claires à ses / eaux troubles, / où je devrai / faire taire mon chant / lumineux, /où je devrai faire taire /mes cris furieux à /l’aube de chaque jour, /que je devrai éclaircir mes yeux /avec la mer […]/ et dans les mers immenses /je ne verrai plus mes champs /fertiles, /je ne verrai plus mes arbres /verts, […] et tout se dissoudra dans /une plaine d’eau. »</p> <p> </p> <p><strong>Les communications pourront s'inscrire dans les axes de réflexion suivants :</strong></p> <p>1. Le fleuve en tant qu'entité vivante, acteur de l'histoire et/ou protagoniste d'imaginaires</p> <p>2. Le fleuve exploité et dompté</p> <p>3. Le fleuve dans sa dimension spatiale, en tant que frontière et/ou voie de circulation</p> <p>4. Le fleuve en tant que lieu de mémoire</p> <p>Langues de communication : espagnol ou français</p> <p>Les résumés, d'une longueur de 250 mots + titre et 5 mots-clés, ainsi qu'une biographie de 5 lignes, doivent être envoyés à : <a href="mailto:morgana.herrera@sorbonne-nouvelle.fr">morgana.herrera@sorbonne-nouvelle.fr</a></p> <p><strong>Date limite d'envoi des résumés : 01 juillet 2026</strong></p> <p>Durée des communications : 20 min</p> <p></p> <p>***</p> <p><em><strong>Versión en español</strong></em></p> <p style="text-align:center;"><strong>CFP </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Historias de ríos. Latinoamérica, continente fluvial (XIX-XXI)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>28-29 de enero 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>XIXe coloquio internacional del CRICCAL</strong><br /> </p> <p style="text-align:right;">¿Y fue por este río de sueñera y de barro </p> <p style="text-align:right;">que las proas vinieron a fundarme la patria? </p> <p style="text-align:right;">J.L. Borges</p> <p> </p> <p> </p> <p>Latinoamérica es un continente de ríos superlativos y soportes de imaginarios potentes: desde el Río de la Plata, considerado el más ancho del mundo y por ello clasificado como estuario por algunos geógrafos, pasando por el Amazonas, el más caudaloso del planeta, hasta el Río Bravo/Grande, arquetipo de frontera fluvial si es que lo hay. Fuera de estos tres gigantes, el continente está atravesado por una densa red fluvial desde la cual podemos retratar la diversidad de territorios, sociedades e historias que configuran América Latina. Los ríos influyen de manera determinante en la toponimia, la arquitectura, las poblaciones, los espacios, las identidades de numerosos países de la región. Uruguay y Paraguay deben sus nombres a ríos; los habitantes de la ciudad de Buenos Aires son “porteños” antes que bonaerenses por su vínculo histórico con el puerto del Río de la Plata; existe una Mesopotamia argentina y nueve países de América del Sur son atravesados por la Amazonía, una ecorregión articulada en torno a la cuenca del Río Amazonas.</p> <p>Al mismo tiempo, los ríos latinoamericanos son escenarios de profundas tragedias humanas y constituyen un punto de entrada privilegiado para narrarlas. La Guerra de la Triple Alianza (1864–1870), la más mortífera del continente, giró en torno a los escenarios estratégicos de los ríos Paraná, Uruguay y Paraguay. En los siglos XIX y XX fueron rutas de escape para exiliados de todo tipo. La aceleración de los flujos migratorios a mediados del siglo XX supuso la muerte de incontables migrantes en las aguas del Río Bravo o Río Suchiate, mientras que quienes logran sobrevivir cargan con el apelativo de “espaldas mojadas”, en alusión a la travesía. Asimismo, los ríos han sido utilizados como dispositivos de desaparición. En medio del Río de la Plata, la obra semi sumergida “Reconstrucción del retrato de Pablo Minguez” de Claudia Fontes homenajea a todos los cuerpos arrojados en los ríos en los llamados “vuelos de la muerte” de la dictadura cívico-militar argentina. En el contexto del conflicto armado colombiano, cantidad de desaparecidos y asesinados terminaron en los ríos hasta el punto de que la artista visual Erika Diettes afirma con su proyecto “Río abajo” que los ríos de Colombia son “el cementerio más grande del mundo.” (https://erikadiettes.com/rio-abajo-ind). </p> <p>Así como varios ríos latinoamericanos son lugares de construcción de identidades o de memoria, otros caen en olvidos que merecen ser analizados. Son pocos los peruanos que saben que el río Rímac (del quechua rimaq, “el hablador”), que desemboca en la capital, se castellanizó para darle su nombre a Lima, una ciudad que se ha construido mirando hacia el océano Pacífico mucho más que hacia su río nacido en los Andes. Otros ríos pueden pasar de ser centrales a desaparecer del foco de interés de inversionistas y poderes públicos cuando fracasan proyectos de infraestructura. Es el caso del río San Juan, en Nicaragua, considerado desde mediados del siglo XIX como base para un canal interoceánico, antes de que se impusiera la opción del Canal de Panamá. Barranquilla, pese a situarse en la desembocadura del Magdalena, se ha proyectado históricamente hacia el mar Caribe en tanto que conexión con el espacio atlántico y ha dejado de lado su potencial conexión con el interior del país a través del eje histórico de colonización y población de Colombia. Recién desde el 2017 se ha iniciado un proceso de revalorización de su frente fluvial mediante proyectos urbanísticos como el malecón, lo que invita a pensar el contacto entre río y ciudad como generador de infraestructuras y arquitecturas específicas. Estos olvidos pueden relacionarse con la dificultad de percibir un río en su totalidad y no por tramos. En el caso del Magdalena, el proyecto El Río Magdalena. Conflictos territoriales y proyectos de desarrollo: hacia una visión de la sustentabilidad (CREDA / Universidad Nacional de Colombia) busca precisamente revertir esta tendencia, proponiendo una lectura integral del sistema fluvial.</p> <p>La negación del río puede, en sí misma, resultar significativa, como lo sugiere la novela de Selva Almada No es un río (2020), cuyo título es una clave de interpretación del texto. En este relato ambientado en Entre Ríos, centrado en la vida ribereña y la pesca, los ríos nunca son indiferenciados: “no es un río, es este río” afirma un personaje. Con ese título, Selva Almada nos invita también a preguntarnos, qué es – o qué define – un río, retomando la reflexión de Juan José Saer en su tratado imaginario El río sin orillas (1991). Al contemplar el Río de la Plata, Saer advierte que el observador ve primero una “superficie lisa, sin una sola arruga, [...] incolora y vacía” antes de advertir que “al alzar la vista hacia el horizonte, en la vaciedad singular de la extensión que se despliega ante sus ojos, falta también aquello que, en la configuración de todos los ríos, descansa la mirada y tranquiliza, completando la idea, el arquetipo de la noción misma de “río”: la orilla opuesta”. De manera inversa, para el escritor peruano César Calvo, “los ríos pueden existir sin aguas, pero no sin orillas”. Esta cita extraída de Las tres mitades de Ino Moxo y otros brujos de la Amazonía (1981) alude a un fenómeno climático característico de la Amazonía de tierras bajas, la variación entre periodos de creciente y de vaciante que regula la flora y fauna. Según la temporada, el bosque se inunda, triunfan los peces y el caminante se vuelve navegante o el río se vacía, emergen playas y los mamíferos amplían su territorio. El Amazonas y sus afluentes son así arquitectos determinantes de ecosistemas complejos, hoy amenazados por la crisis climática, que desregula ciclos antes tan precisos.</p> <p>En la actualidad, la imagen de un río sin aguas remite de inmediato a las sequías, cuya frecuencia e intensidad no han dejado de aumentar en la última década, hasta el punto de transformar una de las mayores reservas de agua dulce en el mundo en un desierto. Las imágenes del lecho del Río Solimões, donde pescadores desamparados abandonaban sus embarcaciones para caminar en medio de cadáveres de delfines colorados y de otros animales fluviales, dieron la vuelta al mundo en el 2024 (en particular la serie “Sequías en la Amazonía” del fotógrafo peruano Musuk Nolte). Unos años antes, los pescadores del Río Paraná habían vivido escenas similares, forzados a dejar sus barcos en medio del lecho del río seco. Estos fenómenos tienen también implicaciones territoriales y geopolíticas. Hitos fronterizos fijados según determinados niveles de agua se vuelven progresivamente obsoletos, abriendo la puerta a nuevos conflictos. El tratado de límites de 1922, que otorgó a Colombia acceso al Río Amazonas —y, con ello, al comercio transatlántico por vía fluvial hasta entonces dominado por Perú y Brasil— ya no se corresponde plenamente con la realidad de un río cada vez menos navegable en su tramo colombiano. Estos cambios se aceleran, reconfigurando tanto las relaciones internacionales como las políticas nacionales de ordenamiento territorial, heredadas de largos procesos de territorialización de los Estados latinoamericanos en el s.19, en los que ingenieros, militares o geógrafos desempeñaron un papel central a través de comisiones de exploración de vías navegables o de comisiones de límites.</p> <p>Paralelamente, los discursos desarrollistas de explotación de la energía fluvial y de control de los ríos se han visto confrontados más de una vez por las acciones y discursos provenientes del activismo ambiental e indígena. Por otro lado, las actividades extractivas, en particular la minería y la perforación petrolera, se han vuelto sinónimos de contaminación de las aguas. Se ha normalizado que los ríos arrastren metales pesados, relaves mineros y crudo derramado. Ante estos peligros, las filosofías indígenas que consideran a los ríos como “gente”, han logrado que los ríos obtengan personalidad jurídica y sean considerados sujetos de derecho en varios países andinos. Estas concepciones han trascendido el ámbito latinoamericano, convirtiéndose en fuerza motriz de corrientes ecologistas a escala global. Figuras como Ailton Krenak invitan a “salir de un colapso afectivo” y a replantear nuestra relación con los ríos. Como escribe en Futuro ancestral (2025), “siempre estuvimos cerca del agua, pero parece que aprendemos muy poco del habla de los ríos. Este ejercicio de oír lo que comunican los cursos de agua gener[a] una suerte de observación crítica de las ciudades […] que se propagan sobre los cuerpos de los ríos de una manera tan irreverente”.</p> <p>Varios son los poetas que se dejan convocar por esta voz del río. Como Juan L. Ortiz que supo ser la voz del agua que corre en su poema fluvial inspirado por el Gualeguay. El mismo río fue contemplado años después por otro poeta de esta tierra llamada Entre Ríos, Miguel Angel Frederick: “Cuando baje el Gualeguay,/cuando deje de cortejar nidales ateridos / y regrese entre balsas de hojitas a su caja de greda..”. Los poetas hablan también en prosa, como José Coronel Urtecho, desde el Río San Juan de Nicaragua, en su  larga, minuciosa y vivida “Carta-Prólogo” al Estrecho dudoso de Ernesto Cardenal, esa trágica e irrisoria épica de la inútil búsqueda de un río ilusorio. Historia, geografía y memoria confluyen asimismo en Los ríos profundos de José María Arguedas, donde el yawar mayu, el río de sangre, es revolución y poética. El río es más que metáfora, es la matriz misma de la escritura poética en su búsqueda incesante, en su fluir apaciguado o revoltoso, en su incesante transitar por una geografía iluminada, transitoria, caminante. </p> <p>El congreso XIX del CRICCAL invita a historiadores, especialistas en literatura, artes visuales, cine o estudios culturales a pensar el continente latinoamericano a partir del “habla de los ríos”, desde el siglo XIX hasta la actualidad. Se convoca a reflexionar sobre la relación entre los ríos y los modos de vida ribereños (comercio, transporte, pesca, prácticas recreativas …); a pensar los ríos en vinculación con las actividades extractivas o como agentes constructores y modificadores del territorio (desbordes y sequías, conexiones fluviales, obstáculos, fronteras, puertos y malecones…). Asimismo, se propone abordar los ríos como lugares de memoria y testigos de conflictos, pero también como “gente” siguiendo varias cosmovisiones indígenas y sus traducciones en legislaciones nacionales. Las ponencias podrán asimismo centrarse en los relatos e imaginarios que nacen de los ríos, desde las narrativas de exploración de sesgo colonial que navegan los ríos como vías de penetración a territorios indómitos hasta cuentos, mitos, poemas y novelas que hacen de los ríos entidades vivas, protagonistas de su propia historia, sin olvidar la representación de los ríos en las artes visuales y el cine.</p> <p>En ese sentido, el río podrá ser considerado tanto actor como objeto de la(s) historia(s) de Latinoamérica en la época contemporánea. Si bien numerosos estudios invitan a pensar los cuerpos de agua de manera articulada —bajo nociones como waterscapes—, este congreso propone igualmente interrogar las dinámicas históricas, sociales, artísticas y sensibles que generan específicamente los ríos. Cabe inspirarse en el destino del río antes de llegar al mar o dicho en las palabras del poeta peruano Javier Heraud: “Llegará la hora/ en que tendré que /desembocar en los /océanos, /que mezclar mis /aguas limpias con sus /aguas turbias, /que tendré que /silenciar mi canto /luminoso, /que tendré que acallar /mis gritos furiosos al /alba de todos los días, /que clarear mis ojos /con el mar […]/ y en los mares inmensos/ no veré más mis campos / fértiles,/ no veré mis árboles / verdes, […] y todo se disolverá en /una llanura de agua.”</p> <p><strong>Las ponencias podrán inscribirse en los siguientes ejes de reflexión:</strong></p> <p>1. El río como entidad viva, actor de la historia y/o protagonista de imaginarios</p> <p>2. El río explotado y domado</p> <p>3. El río en su dimensión espacial, como frontera y/o vía de circulación</p> <p>4. El río como lugar de memoria</p> <p> </p> <p>Lenguas de comunicación: español o francés</p> <p>Se mandarán los resúmenes, de una extensión de 250 palabras + título y 5 palabras claves además de una biografía de 5 líneas a: <a href="mailto:morgana.herrera@sorbonne-nouvelle.fr">morgana.herrera@sorbonne-nouvelle.fr</a></p> <p><strong>Fecha límite para mandar los resúmenes: 01 de julio 2026</strong></p> <p> </p> <p> </p> <p>Duración de las comunicaciones: 20min</p>]]></content:encoded>
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      <title>Colloque du Salon du Livre des Premières Nations 2026. "Lire, écrire, penser avec le cœur : l’amour à travers les littératures autochtones" (Québec)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134796/colloque-du-salon-du-livre-des-premieres-nations-2026-lire.html</link>
      <pubDate>Thu, 28 May 2026 10:34:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>English follows Lire, écrire, penser avec le cœur : l’amour à travers les littératures autochtones APPEL À COMMUNICATIONS Colloque organisé par la Chaire de leadership en enseignement sur les littératures autochtones au Québec - Maurice Lemire, dans le cadre de la 15e édition du Salon du livre des Premières Nations à la Maison de la littérature, Québec, 19 novembre 2026. J’écris parce que j’ai aimé et été aimé. Je veux découvrir un nous dans lequel me glisser, un nous autour duquel me bâtir un toit, je veux tendre la main aux autres. Pour être moins seul.(Belcourt, 2025, 25) Je sens dans tout mon corps que mon ADN a aimé ces choses bien longtemps avant moi  (Gill, 2026, 89)   Dans la citation de la poète innue Marie-Andrée Gill en exergue, l’amour se dessine comme un lien avec le monde, une connexion qui nous habite et qui, pourtant, nous précède. L’amour apparaît aussi, dans l’extrait de Chœur infime de Billy Ray Belcourt, comme le geste fondateur de l’écriture, une main tendue vers les autres qui tente la possibilité d’un « nous », d’une identité collective. Dans un contexte de violence coloniale, l’acte d’aimer et de faire place à des créations d’amour [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134796_1669f82256a5bf962c95dca6c873b7af.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134796_1669f82256a5bf962c95dca6c873b7af.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><em>English follows</em></p> <p></p> <p style="text-align:center;"><strong>Lire, écrire, penser avec le cœur : l’amour à travers les littératures autochtones</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>APPEL À COMMUNICATIONS</strong></p> <p style="text-align:center;">Colloque organisé par la Chaire de leadership en enseignement sur les littératures autochtones au Québec - Maurice Lemire, dans le cadre de la 15e édition du Salon du livre des Premières Nations à la Maison de la littérature, Québec, 19 novembre 2026.</p> <p style="text-align:center;"></p> <p style="text-align:right;"><em>J’écris parce que j’ai aimé et été aimé. Je veux découvrir un nous dans lequel me glisser, un nous autour duquel me bâtir un toit, je veux tendre la main aux autres. Pour être moins seul.</em><br />(Belcourt, 2025, 25)</p> <p style="text-align:right;"><em>Je sens dans tout mon corps</em></p> <p style="text-align:right;"><em>que mon ADN a aimé ces choses</em></p> <p style="text-align:right;"><em>bien longtemps avant moi </em></p> <p style="text-align:right;">(Gill, 2026, 89)</p> <p> </p> <p>Dans la citation de la poète innue Marie-Andrée Gill en exergue, l’amour se dessine comme un lien avec le monde, une connexion qui nous habite et qui, pourtant, nous précède. L’amour apparaît aussi, dans l’extrait de <em>Chœur infime</em> de Billy Ray Belcourt, comme le geste fondateur de l’écriture, une main tendue vers les autres qui tente la possibilité d’un « nous », d’une identité collective. Dans un contexte de violence coloniale, l’acte d’aimer et de faire place à des créations d’amour ou issues de l’amour peut également devenir un geste de résurgence créant des « îles d’amour décolonial » (Betasamosake Simpson, 2015) comme à la fois des refuges et des bastions de résistance. En même temps, ces créations invitent à une pratique amoureuse de la lecture et à une critique bienveillante, consciente et respectueuse de la relation qui se tisse au moment de lire et d’étudier ces manifestations littéraires. Ainsi, dans le cadre du colloque du Salon du Livre des Premières Nations, nous souhaitons nous interroger sur la place de l’amour dans les littératures autochtones, autant dans la représentation que dans les pratiques créatives, mais aussi sur les manières dont l’amour peut devenir un geste de lecture et d’étude de ces textes.</p> <p><strong>Se (sa)voir c’est s’aimer ou les représentations littéraires de l’amour </strong></p> <p>Plusieurs œuvres littéraires interrogent le cadre hétéronormatif imposé et renforcé par les discours coloniaux et occidentaux. La littérature <em>indigiqueer</em> remet en cause les connaissances, les identités et les comportements normatifs; elle peut être envisagée comme une action, une pratique décoloniale (Hunt et Holmes, 2015) qui s’oppose à la sédentarisation des sens et des identités (Poirier-Lemelin, 2025). Pensons, par exemple, au roman <em>Jonny Appleseed</em> (2019), à l’album jeunesse <em>Phoenix Ani' Gichichi-i/ Phoenix Gets Greater</em> (2023) ou encore au récit <em>Un parcours bispirituel : récit d'une aînée ojibwé-crie lesbienne </em>(2019). Nous pouvons penser aussi aux bandes dessinées et aux courts-métrages d’Obom, qui sont un autre exemple d’amour de l’image, de l’humour et de l’importance des représentativités amoureuses qui apparaissent hors du cadre hétéronormatif. Comment ces représentations queers de l’amour contestent les relations de pouvoir établies et renforcées par le colonialisme ? </p> <p>La littérature peut agir comme un espace de réclamation de la souveraineté des langues et des corps autochtones. Les corps fragmentés, violés et altérés par le colonialisme sont réappropriés dans des œuvres comme <em>L’amant du lac </em>de Virginia Pesemapeo Bordeleau (2013), célébrant une sensualité complexe et le droit à la sexualité. Dans l’anthologie <em>Without Reservation: Indigenous Erotica</em>, Kateri Akiwenzie-Damm (2003) revendique l’expression de l’érotisme autochtone tout en affirmant sa puissance politique et affective. Une telle manifestation littéraire, affirme Akiwenzie-Damm, « parle de la nature curative de l’amour, de l’amour qui nous célèbre en tant que personnes entières, de l’amour qui est ouvertement sexuel, sensuel, émotionnel et spirituel. L’amour, et l’expression de celui-ci, est une médecine pour guérir la douleur de l’oppression, de la haine, du manque d’affect et de la colonisation » (2000, 103, notre traduction). Quelle est donc la place de l’érotisme dans les créations littéraires autochtones aujourd’hui? Puis, si l’on tient compte des affirmations de Tomson Highway (2008) par rapport au lien entre les langues autochtones et la sexualité, comment peut-on penser le rôle de la (des) langue(s) dans l’écriture érotique autochtone?</p> <p><strong>L’amour comme principe de création, de savoir et de résistance</strong></p> <p>En s’appuyant sur des récits fondateurs de la tradition nishnaabe, Leanne Betasamosake Simpson donne à lire l’amour comme origine du monde: « Avant l’idée du monde, avant le rêve, avant la fabrication, le savoir-faire, les créations intercommunales, il y avait du soin. Il y avait de l’amour » (2024, 26, notre traduction). Envisager l’amour comme principe de création nous amène à dépasser les conceptions individualistes ou romantiques afin de le comprendre comme lien collectif, « une force organisatrice, un mouvement et une éthique du soin » (Simpson, 2024, 27, notre traduction). L’amour en tant que fondement relationnel incarne ainsi des manières d’être au monde qui nous précèdent, comme l’exprimait le poème de Marie-Andrée Gill en exergue. À travers le littéraire se déploie alors cette force créatrice qui excède les limites conceptuelles de l’amour romantique, une force qui traverse le temps et l’espace, portant des savoirs relationnels spécifiques qui peuvent aider à contrecarrer les violences coloniales. Comment donc les littératures autochtones peuvent-elles nous apprendre des façons d’aimer ancrées dans des récits, des territoires et des visions du monde spécifiques qui participent à la (re)construction de nos relations au vivant et aux autres?</p> <p>L’amour de la terre, de la famille et des communautés constitue la colonne vertébrale de la résurgence autochtone (Betasamosake Simpson, 2017, 18). Dans un contexte d’extractivisme et de violence, l’acte de se relever, de se rebeller et même de se mettre en colère sont issus d’une connexion amoureuse. Comme l’affirme Rachel Flowers (Leey’qsun), « c’est à cause du profond amour que nous avons les un·es pour les autres, et pour nos territoires, que nous sommes rempli·es de rage » (2015, 40, notre traduction). Dans l’essai d’An Antane Kapesh, par exemple, l’amour de la langue et la culture innue, mais aussi l’amour d’une mère pour ses enfants à qui l’on a arraché le droit à vivre pleinement ces aspects de leur identité, s’exprime par le biais d’une colère qui constitue un moyen de dénonciation et d’autoaffirmation (Bradette, 2024, 23). Chez Maya Cousineau Mollen, la poésie exprime une « colère émancipatrice » (Caravecchia, 2020, 60) qui permet de se réapproprier le corps féminin autochtone et son érotisme. Quelle est alors la relation entre amour et colère et comment s’exprime-t-elle au sein des récits autochtones?</p> <p><strong>L’amour comme relation de lecture</strong></p> <p>Dans sa <em>Lettre d’amour au territoire</em>, Joshua Whitehead entrevoit les histoires, même celles qui sont écrites, comme des oratoires –au sens de Maracle (2015)– qui « nécessitent des animations pour prendre vie » (2024, 79). À travers ce processus d’animation, les histoires deviennent des êtres aimés et animés, des « proches envers lesquels on est redevables » (Ibid.). Cette relation avec la création guide nécessairement les méthodes et les pratiques de l’artiste, qui « refuse de [s]e lier par le traumatisme aux histoires qu’il caresse comme des amants » (Ibid.), mais aussi celles du lectorat et de la critique. Comment construit-on des liens <em>amoureux </em>avec les récits et les textes dès qu’on les conçoit comme des proches ? Est-ce qu’une telle relation d’amour dans l’acte critique est suffisante ou bien court-elle le risque de reconduire les relations de pouvoir ?</p> <p>Élise Couture-Grondin et Isabella Huberman (2024) interrogent la possibilité d’une critique littéraire bienveillante. En reprenant les travaux de Warren Cariou (Métis), elles pensent également la rencontre d’un texte comme celle d’un être vivant, ce qui implique d’envisager le travail critique comme une relation. Pour que cette relation soit bienveillante, elle doit se manifester comme « un souci de l’autre (avec qui nous entrons en relation), de la parole de l’autre (avec qui nous pensons) et comme une préoccupation concernant la violence envers la différence (qui affecte la qualité du monde dans lequel nous vivons) » (Couture-Grondin et Huberman, 2024, 90). Or, dans un contexte de colonialisme de peuplement, la « bienveillance du colon » doit être considérée avec suspicion. Le public (autant le lectorat que les institutions éditoriales ou universitaires) peut entretenir une relation univoque avec les littératures autochtones teintant ainsi leurs lectures ou leurs interprétations d’un certain « imaginaire colonial » et entrevoyant ces littératures « comme romantiques et idylliques » (Whitehead, 2024, 99). Que pouvons-nous entreprendre comme actions et pratiques à travers nos lectures afin de demeurer dans un rapport bienveillant et averti ?</p> <p>Nous invitons donc des propositions de communications qui abordent, sans s’y limiter, les axes de réflexion suivants :</p> <p>●       la représentation de l’amour dans les littératures autochtones; </p> <p>●       l’amour au-delà des conceptions coloniales et hétéronormatives;</p> <p>●       le corps, la sensualité et l’érotisme en littératures autochtones;</p> <p>●       l’amour comme geste fondateur de l’écriture et de la création de manière générale;</p> <p>●       la lecture et la critique bienveillante en études littéraires autochtones;</p> <p>●       l’étude, la critique et la traduction comme des formes de relation avec les textes;</p> <p>●       les liens entre l’amour, la colère et la résistance au sein des littératures autochtones;</p> <p>●       le motif de l’amour comme émotion complexe et porteuse d’autres affectes au cœur des textes.</p> <p>Ce colloque se veut une occasion de réunir autant des praticien·nes autochtones d’art narratif (littérature, théâtre, bande dessinée, etc.) que la communauté universitaire dont les intérêts de recherche sont tournés vers les sensibilités artistiques autochtones. Il s’agit d’une rencontre ouverte et empathique entre différents acteurs du milieu littéraire, de la recherche et aussi de leurs publics. C’est dans une perspective de vulgarisation des savoirs et des pratiques que nous vous invitons à soumettre une proposition de communication afin de nous réunir et partager notre amour des littératures autochtones.</p> <p>Les personnes intéressées à soumettre une proposition de communication sont invitées à envoyer un résumé en français ou en anglais (300 mots) accompagné d’une notice biobibliographique (150 mots) <strong>au plus tard le 15 juillet 2026 </strong>à l’adresse courriel <a href="mailto:chairelitteraturesautochtones.lit@ulaval.ca">chairelitteraturesautochtones.lit@ulaval.ca</a>. </p> <p><br /><strong>Bibliographie</strong></p> <p>AKIWENZIE-DAMM, Kateri (dir.), Without Reservation: Indigenous Erotica, Cape Croker, Kegedonce Press, 2003, 213 p.</p> <p>BELCOURT Billy-Ray, Chœur infime, trad. par Mishka Lavigne, Montréal, Triptyque, coll. « Queer »,2025, 187 p.</p> <p>BRADETTE, Marie-Ève. Langue(s) en portage : résurgence littéraire et langagière dans les écritures autochtones féminines, Montréal, coll. « Expressions autochtones », Presses de l’Université de Montréal, 2024, 188 p. </p> <p>CARAVECCHIA, Emilie Sarah, « Se redéfinir dans la langue colonisatrice : Nouvelles voix autochtones francophones: Chroniques de Kitchike de Picard-Sioui et Bréviaire du matricule 082 de Cousineau-Mollen », Canadian Literature, no 241, 2020, p. 59-74. </p> <p>COUTURE-GRONDIN, Élise, et Isabella HUBERMAN. « Rapport bienveillant à la lecture et à l’autre dans La bienveillance des ours », Voix et Images, vol. 49, no 2, 2024, p. 75‑90.</p> <p>FLOWERS, Rachel. « Refusal to Forgive: Indigenous Women’s Love and Rage ». Decolonization: Indigeneity, Education &amp; Society, vol. 4, no 2, 2015, p. 32-49.</p> <p>GILL, Marie-Andrée. Uashtenamuu: allumer quelque chose, Saguenay, Éditions de La Peuplade, 2025, 128 p.</p> <p>HIGHWAY, Tomson, « Why Cree is the Sexiest of All Languages », dans Drew Hayden Taylor (dir.), Me Sexy: An Exploration of Native Sex and Sexuality, Vancouver, Douglas &amp; McIntyre, 2008, p. 33-40.</p> <p>HUBERMAN, Isabella, Histoires souveraines : poétiques du personnel dans les littératures autochtones au Québec, Montréal, coll. « Expressions autochtones », Presses de l’Université de Montréal, 2023, 280 p. </p> <p>HUNT, Sarah, et Cindy HOLMES, « Everyday Decolonization: Living a Decolonizing Queer Politics », Journal of Lesbian Studies, vol. 19, nº 2, 2015, p. 154‑72.</p> <p>POIRIER-LEMELIN, Maxime, « L’ambiguïté comme résistance indigiqueer à la sédentarisation du sens », Post-Scriptum, nº38, 2025. p. 1-13.</p> <p>SIMPSON, Leanne Betasamosake, Theory of Water : Nishnaabe Maps to the Times Ahead, Toronto, Knopf Canada, 2025, 240 p.</p> <p>SIMPSON, Leanne Betasamosake, Cartographie de l’amour décolonial, trad. par Natasha Kanapé Fontaine et Arianne Des Rochers, Montréal, Mémoire d’encrier, 2018, 152 p.</p> <p>SIMPSON, Leanne Betasamosake, Islands of Decolonial Love. Stories &amp; Songs, Winnipeg, ARP Books, 2015, 143 p.</p> <p>WHITEHEAD, Joshua, Lettre d’amour au territoire, trad. par Arianne Des Rochers, Montréal, Mémoire d’encrier, 2024, 210 p. </p> <p style="text-align:center;"><br /> ***</p> <p style="text-align:center;"><strong>Reading, Writing, Thinking with the Heart: Love Through Indigenous Literatures</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>CALL FOR PAPERS</strong></p> <p style="text-align:center;">Conference organized by Chaire de leadership en enseignement sur les littératures autochtones au Québec - Maurice Lemire, as part of the 15th edition of the First Nations Book Fair at the Maison de la littérature, Quebec City, November 19, 2026.</p> <p> </p> <p style="text-align:right;"><em>I write because I've loved and been loved. I want to find out what ‘we’ or ‘us’ I can walk into or build a roof over. To hold hands with others, really. To be less alone.</em><br />(Belcourt, 2022, 15)</p> <p style="text-align:right;"><em>I feel in every fiber of my being</em><br /><em>that my DNA loved these things</em><br /><em>long before I did</em>[1]<br />(Gill, 2026, 89)</p> <p> </p> <p>In the opening quote by Innu poet Marie-Andrée Gill, love emerges as a bond with the world, a connection that dwells within us and yet predates us. Love also appears, in the excerpt from <em>A Minor Chorus</em> by Billy Ray Belcourt, as the founding act of writing, a hand extended toward others that explores the possibility of a “we,” of a collective identity. In a context of colonial violence, the act of loving and making space for creations of love or born of love can also become a gesture of resurgence, creating “islands of decolonial love” (Betasamosake Simpson, 2015) that serve as both refuges and bastions of resistance. At the same time, these works encourage a loving approach to reading and a critical engagement that is mindful, conscious, and respectful of the relationship that forms as we read and study these literary expressions. Thus, as part of the First Nations Book Fair, we wish to explore the place of love in Indigenous literatures – both in representation and in creative practices – as well as the ways in which love can inform the act of reading and studying these texts.</p> <p><strong>Self-Knowledge Is Self-Love: Literary Representations of Love </strong></p> <p>Many literary works challenge the heteronormative framework imposed and reinforced by colonial and Western discourses. Indigiqueer literature challenges normative knowledge, identities, and behaviors; it can be viewed as an action, a decolonial practice (Hunt and Holmes, 2015) that opposes the settling of meanings and identities (Poirier-Lemelin, 2025). To illustrate this, we can consider the novel <em>Jonny Appleseed</em> (2019), the children’s book <em>Phoenix Ani' Gichichi-i/ Phoenix Gets Greater (</em>2023), or the memoir <em>A Two-Spirit Journey: The Autobiography of a Lesbian Ojibwa-Cree Elder </em>(2019). We can also consider the graphic novels and short films by Obom, which are another example of a love of imagery, humor, and the importance of romantic representations that emerge outside of the heteronormative framework. How do these queer representations of love challenge the power relations established and reinforced by colonialism? </p> <p>Literature can also serve as a space for reclaiming the sovereignty of Indigenous languages and bodies. Bodies that have been fragmented, violated, and altered by colonialism are reclaimed in works such as Virginia Pesemapeo Bordeleau’s <em>L’amant du lac</em> (2013), thereby celebrating a complex sensuality and the right to sexuality. In the anthology <em>Without Reservation: Indigenous Erotica</em>, Kateri Akiwenzie-Damm (2003) advocates for the expression of Indigenous eroticism while affirming its political and emotional power. Such a literary expression “speaks about the healing nature of love, about love that celebrates us as whole people, about love that is openly sexual, sensual, emotional, and spiritual. Love, and the expression of it, is a medicine to heal the pain of oppression, hatred, lovelessness, and colonization” (Akiwenzie-Damm, 2000, 103). What is the place of eroticism in Indigenous literary works today? Furthermore, if we consider Tomson Highway’s (2008) statements regarding the link between Indigenous languages and sexuality, how might we conceptualize the role of languages in Indigenous erotic writing?</p> <p><strong>Love as a principle of creation, knowledge and resistance</strong></p> <p>Drawing on foundational narratives from the Nishnaabe tradition, Leanne Betasamosake Simpson presents love as the origin of the world: “Before the idea of the world, before the dreaming, before the making, before the inspiration, the know-how, the intercommunal creations, there was care. There was love” (2024, 26). Viewing love as a principle of creation leads us to move beyond individualistic or romantic conceptions to understand it as a collective bond, “an organizing force, a motion, and an ethic of caring” (Simpson, 2024, 27). Love as a relational foundation thus embodies ways of being in the world that precede us, as expressed in the opening poem by Marie-Andrée Gill. Through literature, this creative force unfolds, transcending the conceptual limits of romantic love, a force that traverses time and space, carrying specific relational knowledge that can help counteract colonial violence. How, then, can Indigenous literatures teach us ways of loving rooted in specific narratives, territories, and worldviews that contribute to the (re)construction of our relationships with the living world and with others?</p> <p>Love for the land, family, and communities forms the backbone of the Indigenous resurgence (Betasamosake Simpson, 2017, 18). In a context of extractivism and violence, the act of rising, rebelling, and even getting angry stems from a loving connection. As Rachel Flowers (Leey’qsun) states, “it is because of our profound love for one another and our lands that we are full of rage” (2015, 40). In An Antane Kapesh’s narrative, for example, love for the Innu language and culture, as well as a mother’s love for her children, for whom the right to fully experience these aspects of their identity has been stripped awa«, is expressed through anger, which serves as a means of denunciation and self-affirmation (Bradette, 2024, 23). In Maya Cousineau Mollen’s work, poetry expresses an “emancipatory anger” (Caravecchia, 2020, 60) that allows for the reappropriation of the Indigenous female body and its eroticism. What is the relationship between love and anger, and how is it expressed within Indigenous narratives?</p> <p><strong>Love as a Reading Relationship</strong></p> <p>In <em>Making Love with the Land</em> (2022), Joshua Whitehead views stories, even written ones, as oratories, in the sense used by Maracle (2015), that “require animations in order to live” (2022, 83). Through this process of animation, stories become beloved and animated beings, “kin we are accountable to” (Ibid.). This relationship with creation necessarily guides the artist’s methods and practices, as he “refuse[s] to trauma-bond with stories [he] hold[s] like lovers” (Ibid.), but it also informs the relation between the readership and the text: how do we build loving bonds with narratives and texts once we conceive of them as loved ones? Is such a loving relationship in the act of criticism sufficient, or does it runs the risk of perpetuating power relations?</p> <p>Élise Couture-Grondin and Isabella Huberman (2024) explore the possibility of a compassionate literary critique. Drawing on the work of Warren Cariou (Métis), they also view the encounter with a text as akin to an encounter with a living being, which implies conceiving of critical work as a relationship. For this relationship to be compassionate, it must manifests as “a concern for the other (with whom we enter into a relationship), for the other’s words (with whom we think), and as a concern regarding violence toward difference (which affects the quality of the world in which we live)[2]” (Couture-Grondin and Huberman, 2024, 90). However, in a context of settler colonialism, the “settler’s compassion” must be viewed with suspicion. The public (including both readers and publishing or academic institutions) may maintain a one-sided relationship with Indigenous literatures, thereby coloring their readings or interpretations with a certain “colonial imagination” and viewing these literatures “as romantic and idyllic” (Whitehead, 2024, 99). What actions and practices can we undertake through our reading to maintain a caring and informed relationship?</p> <p>We therefore invite proposals for papers that address, but are not limited to, the following areas of inquiry:</p> <p> </p> <p>● the representation of love in Indigenous literatures;</p> <p>● love beyond colonial and heteronormative conceptions;</p> <p>● the body, sensuality, and eroticism in Indigenous literatures;</p> <p>● love as a foundational act of writing and creation in general;</p> <p>● compassionate reading and criticism in Indigenous literary studies;</p> <p>· study, critical reading and translation as forms of relationships with the text; </p> <p>● the relationship between love, anger, and resistance in Indigenous literature;</p> <p>● the motif of love as a complex emotion that carries other affections at the heart of texts.</p> <p> </p> <p>This conference aims to bring together both Indigenous practitioners of narrative arts (literature, theater, comics, etc.) and the academic community whose research interests focus on Indigenous artistic sensibilities. It is an open and empathetic gathering of various stakeholders from the literary and research communities, as well as their audiences. With a view to making knowledge and practices accessible to a wider audience, we invite you to submit a proposal for a presentation so that we may come together and share our love of Indigenous literature.</p> <p> </p> <p>Those interested in submitting a proposal are invited to send an abstract in French or English (300 words) accompanied by a bio-bibliographical notice (150 words) no later than <strong>July 15, 2026</strong>, to the email address <a href="mailto:chairelitteraturesautochtones.lit@ulaval.ca">chairelitteraturesautochtones.lit@ulaval.ca</a>. </p> <p><br /> <br />[1] Our translation.<br />[2] Our translation. cf Élise, COUTURE-GRONDIN et Isabella HUBERMAN. « Rapport bienveillant à la lecture et à l’autre dans La bienveillance des ours », Voix et Images, vol. 49, no 2, 2024, p. 75‑90.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Les intrigues de la traduction (Cahiers de littérature orale)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134789/les-intrigues-de-la-traduction.html</link>
      <pubDate>Thu, 28 May 2026 06:23:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à contributions pour le numéro 104 (2028) des Cahiers de littérature orale Les intrigues de la traduction Coordonné par Laurent Legrain et Katell Morand    [Intrigue (subs. fém.) : combinaison de circonstances et d'incidents, enchaînement d'événements qui forment le nœud de l'action]                Ce numéro invite les anthropologues, les linguistes, les spécialistes de la littérature orale, les philologues et les ethnomusicologues à se pencher sur leurs pratiques de la traduction. Il part d’un constat : les aléas de la traduction, bien que constitutifs d’un processus de recherche, sont souvent peu visibles dans les publications finales.  Les anthropologues, par exemple, éprouvent un certain plaisir à se mettre en scène à leur désavantage : désemparés, incompétents, légèrement ridicules. Mais s’il est une matière à dérision qui persiste rarement au-delà des premières pages, c’est bien leur compétence linguistique. Alors que beaucoup d’ethnographes se trouvent au départ assez mal engagés, leur acquisition de la langue à marche forcée ne fait ensuite aucun doute. De sujet de risée à leur arrivée sur le terrain, ils se transforment, à l’image de Malinowski, en locuteurs avertis, attentifs aux nuances les plus fines de ce qu’ils entendent. Beaucoup des paroles entendues, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134789_3a6f031339709c0c0a8ab30452ff0a89.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134789_3a6f031339709c0c0a8ab30452ff0a89.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à contributions pour le numéro 104 (2028) des Cahiers de littérature orale</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Les intrigues de la traduction</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Coordonné par Laurent Legrain et Katell Morand</strong></p> <p>  </p> <p>[Intrigue (subs. fém.) : combinaison de circonstances et d'incidents, enchaînement d'événements qui forment le nœud de l'action] </p> <p> </p> <p>            Ce numéro invite les anthropologues, les linguistes, les spécialistes de la littérature orale, les philologues et les ethnomusicologues à se pencher sur leurs pratiques de la traduction. Il part d’un constat : les aléas de la traduction, bien que constitutifs d’un processus de recherche, sont souvent peu visibles dans les publications finales. </p> <p>Les anthropologues, par exemple, éprouvent un certain plaisir à se mettre en scène à leur désavantage : désemparés, incompétents, légèrement ridicules. Mais s’il est une matière à dérision qui persiste rarement au-delà des premières pages, c’est bien leur compétence linguistique. Alors que beaucoup d’ethnographes se trouvent au départ assez mal engagés, leur acquisition de la langue à marche forcée ne fait ensuite aucun doute. De sujet de risée à leur arrivée sur le terrain, ils se transforment, à l’image de Malinowski, en locuteurs avertis, attentifs aux nuances les plus fines de ce qu’ils entendent. Beaucoup des paroles entendues, dûment notées, s’ajoutent à la masse des matériaux d’enquête ; certaines, parmi les plus saillantes et les plus intrigantes, seront traitées comme objets à part entière (chants, poèmes, contes, proverbes, énonciations rituelles, épopées, etc.).</p> <p>Or transcrire et traduire des énoncés, a fortiori lorsqu’ils appartiennent au grand ensemble des arts verbaux, est une affaire complexe qui ne repose pas sur les seules compétences durement acquises des enquêteurs. Les énoncés, textes, ou chants conservent une opacité ; ne se dévoilant qu’en partie, ils résistent à l’interprétation. Le circuit de leur traduction, jamais court, multiplie les acteurs, les malentendus, les erreurs, les bifurcations et les péripéties (Fabian 1995, Caton 2005). Chercher à traduire, c’est donc entrer de plain-pied dans une intrigue. Et ce sont ces intrigues de la traduction, avec leurs ressorts et leurs temporalités, que ce numéro invite à décrire et à analyser.</p> <p>L’aide inestimable apportée par ceux qu’on appelle souvent les « interlocuteurs privilégiés », et dont Ogotêmmeli (Griaule 1975), Muchona (Turner 1967), ou Bito Kassi (Metcalf 2001), représentent des figures exemplaires, a été à juste titre largement mise en lumière. Intercesseurs et compagnons de fortune, « truchements » des anthropologues comme ils le furent des explorateurs ou des administrateurs coloniaux (Lawrence et al 2006 ; Van den Avenne 2017), ces partenaires d’enquête sont, dans certains cas, reconnus comme de véritables co-auteurs (Boas &amp; Hunt 1902, Goody &amp; Gandah 1980 ; Albaka &amp; Casajus 1992 ; Humphrey &amp; Onon 1996; Colleyn &amp; Sanogo 2023). Cette relation dyadique, qui laisse une empreinte indéniable, éclipse cependant un maillage complexe de relations et de circonstances. Les textes, ou « tissus de mots » (Barber 2007: 33), sur lesquels les chercheurs portent leur attention, sont souvent criblés d'ellipses, d’allusions, d’échos, de paraphrases, de citations. Ils sont chargés de références à d’autres discours et existent en lien, en réaction ou en soutien à des paroles dites ou écrites ailleurs et en d’autres temps (Bakhtin 1986, Barber 2007). Leur contenu et leur forme sont hautement sensibles à la situation d’énonciation et aux interactions dans lesquelles sont engagés les locuteurs alors même qu’ils parlent, se taisent puis reprennent la parole (Jakobson 1953, Bornand &amp; Leguy 2013, Goody 2014). </p> <p>Transcrire, passage obligé de l’enquête, est déjà un processus délicat d’entextualisation (Mason 2025). On sait à quel point cette matière orale se plie difficilement à la mise par écrit. Franz Boas s’en inquiétait déjà (Joseph &amp; Kalinowski 2022) ; Bronislaw Malinowski le déplorait à sa suite (2022 [1935]: 262-263). Comment rendre compte des intonations, du timbre, des changements de rythme ou des gestes d’un orateur – surtout quand ce dernier, sous influences diverses, adapte le discours et sa prosodie (Finnegan 2007) ? Ainsi, la transcription engage souvent l’aide de plusieurs personnes et constitue une première étape, collaborative, de la transposition du sens (Vigouroux 2007). Dans les strates de notes et de ratures, l’ethnographe retrouve les traces des désaccords, des reprises, et des interprétations successives.</p> <p>Se frayer un chemin dans cette matière verbale nécessite donc de se renseigner activement en allant voir de nombreux interlocuteurs (Basso 2016, Riverti 2024). Parfois, il suffit de se laisser conduire par ceux qui poussent vers d’autres personnes qui “elles, sauront !”. Ici, on reformule, on commente, on contextualise. Là, on confie à l’enquêteur un ouvrage, un journal intime, un article de presse. Plus loin encore, on donne à entendre un autre enregistrement ou on signale au chercheur l’entrée d’un dictionnaire ancien, une étymologie inattendue. A chaque fois, l’identité de ces « on » reste à déterminer : intellectuels locaux, outsiders, personnalités originales ou passionnées, etc. Leurs intentions propres (y compris politiques), leurs inférences sur les objectifs de l’ethnographe, les conditions de la confiance mutuelle et les pièges possibles de la défiance, restent à mieux circonscrire. Les instruments qu’ils et elles mobilisent pour défléchir le cheminement de la traduction restent à mieux cerner. Mais ce qui apparaît alors, c’est le ballet des rencontres provoquées ou fortuites, répétées ou fugaces, dans le feu de l’action ou au retour du terrain. Car l’intrigue noue des temporalités diverses. Elle se poursuit dans les conversations avec des membres de la diaspora et les discussions « entre-deux-portes » des couloirs des laboratoires. La traduction engage aussi des dialogues à distance entre chercheurs. Il s’agit de s’inscrire dans un champ de connaissance et de se projeter vers un certain public. Là se décident en grande partie le choix d’une norme de présentation, la préférence pour la version unique ou ses variantes, la fidélité au mot-à-mot ou le rendu littéraire.</p> <p> Dans cette affaire, le politique n’est jamais très loin. D’un côté, les recueils, anthologies et corpus des 19ème et 20ème siècles sont aujourd’hui scrutés avec une attention renouvelée. Les spoliations de l’époque coloniale se retrouvent sur le devant de la scène, posant la question des appropriations et du « vol de voix » (Albers et Devevey 2024), ainsi que du devenir de ces textes dans leurs rééditions successives, leurs métamorphoses (Déléage 2016) et leurs usages artistiques. De l’autre côté, le débat sur les restitutions et les collaborations avec les communautés impliquées se connecte aux opportunités offertes par les multimédias pour retrouver un peu de l’interactivité et de l’intertextualité perdues dans le passage à la linéarité de l’écrit (Glowczewski 2008, Rappoport 2009, Foley 2012).</p> <p>Les traductions de la matière orale sont donc le résultat d’un processus social. Toujours dialogiques (Feld 1987, Tedlock &amp; Mannheim 1995), elles sont sous-tendues par un « chorus of voices » (Sato-Rossberg 2012) et portent les traces plus ou moins visibles des multiples voix qui les ont fabriquées. Parmi les questions que ce numéro entend aborder se trouvent donc celles de l’imbrication des voix, des temporalités, et des combinaisons de circonstances qui jouent dans le cours d’une traduction. On se demandera également dans quelle mesure les énoncés objets de l’enquête présentent des particularités (linguistiques, stylistiques, ou performatives) qui orientent l’intrigue sur des chemins spécifiques. On s’interrogera sur le lien entre les trajectoires d’une traduction et l’élaboration d’un projet scientifique plus général : quels types de traductions les chercheurs en oralité produisent-ils au regard des champs et des courants analytiques auxquels ils participent ? En quoi leurs efforts de traduction ont-ils fait évoluer leurs disciplines ? Enfin, que deviennent ces traductions lorsqu’elles sont réinvesties (avec ou sans la participation active de l’enquêteur) par des artistes ou des communautés ?</p> <p>Intrigantes sont parfois les paroles prononcées. Multiples sont souvent les acteurs entraînés dans l’intrigue de leur traduction. Innombrables, enfin, sont les vicissitudes possibles du cheminement. Ce numéro des Cahiers de littérature orale convie ses contributrices et contributeurs à mettre en récit ces trajectoires.</p> <p> </p> <p><strong>Calendrier et procédure</strong> </p> <p>Au côté d’articles au format classique (maximum 50 000 signes), la revue offre la possibilité de publier des textes sous le format “document” (10 000 à 12 000 signes). Pour ce numéro, le format document pourra être choisi pour présenter un retour réflexif sur une traduction (publiée ou inédite) : une archéologie du processus, à une ou plusieurs voix. </p> <p>Les propositions d’articles et de documents peuvent se contenter du format texte, mais nous encourageons également l’usage de supports audio et/ou vidéos, ainsi que les photographies, croquis ou dessins.</p> <p>Les articles et documents pourront être rédigés en français ou en anglais. Les propositions (comportant un titre et un résumé de 2 000 à 3 500 signes, éléments bibliographiques compris) sont à adresser <strong>avant le 15 octobre 2026</strong> à <a href="mailto:laurent.legrain@univ-tlse2.fr">laurent.legrain@univ-tlse2.fr</a> et <a href="mailto:kmorand@parisnanterre.fr">kmorand@parisnanterre.fr</a>.</p> <p>Une réponse sera envoyée fin octobre 2026. En cas d’acceptation, les articles dans une version aboutie devront être transmis avant le 15 mai 2027. Ils feront l’objet d’une évaluation externe par deux relecteurs, selon la procédure habituelle de la revue. Les détails de cette procédure, les consignes aux autrices et auteurs,  les recommandations pour l’écriture inclusive et la charte éthique de la revue sont disponibles sur le site des Cahiers de littérature orale : <a href="https://journals.openedition.org/clo/">https://journals.openedition.org/clo/</a>.</p> <p>La parution du numéro est prévue pour 2028 (n° 104).</p> <p> </p> <p><strong>Références</strong></p> <p>Albaka Moussa &amp; Casajus Dominique, 1992, Poésies et chants touaregs de l'Ayr, Paris : L'Harmattan, 304 p.</p> <p>Albers Irene &amp; Devevey Éléonore, 2024, « Appropriation, provenance, restitution. Le cas des arts verbaux », Gradhiva. Revue d'anthropologie et d'histoire des arts, n° 38, p. 10-27.</p> <p>Bakhtin Mikhail, 1986, Speech genres and other late essays. Austin : University of Texas press, 203 p.</p> <p>Barber Karin, 2007, The anthropology of texts, persons and publics, Cambridge, New York, Melbourne : Cambridge University Press, 276 p.</p> <p>Basso Keith Hamilton, 2016, L'eau se mêle à la boue dans un bassin à ciel ouvert: paysage et langage chez les Apaches occidentaux, Bruxelles : Zones sensibles, 187 p.</p> <p>Boas Franz &amp; George Hunt, 1902, Kwakiutl Texts, New York : Knickerbocker Press, 402 p.</p> <p>Bornand Sandra &amp; Leguy Cécile, 2013, Anthropologie des pratiques langagières, Paris : Armand Colin, 208 p.</p> <p>Caton Steven C., 2005, Yemen chronicle: an anthropology of war and mediation, New York : Hill &amp; Wang Pub, 341 p.</p> <p>Colleyn Jean-Paul &amp; Sanogo Mingoro, 2023, Les «dit-on» et quelques autres récits plus sérieux, Paris : Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 248 p.</p> <p>Deleage Pierre, 2016, Repartir de zéro, Paris : Éditions Mix.</p> <p>Fabian Johannes, 1995, « Ethnographic misunderstanding and the perils of context », American Anthropologist vol 97, n°1, p 41-50.</p> <p>Feld Steven, 1987, « Dialogic editing: Interpreting how Kaluli read Sound and sentiment », Cultural Anthropology vol 2, n°2, p 190-210.</p> <p>Finnegan Ruth, 2007, The oral and beyond: doing things with words in Africa, Oxford : James Currey / Chicago : Chicago University Press, 258 p.</p> <p>Foley John M., 2012, Oral tradition and the Internet: Pathways of the mind, University of Illinois Press, 292 p.</p> <p>Glowczewski Barbara, 2008, « Des connexions orales et visuelles aux connexions numériques. Entretien avec Cécile Leguy », Cahiers de littérature orale n°63-64, p 319-335.</p> <p>Goody Jack, 2014, Mythe, Rite &amp; Oralité, Nancy : Presses universitaires de Nancy, 202p. </p> <p>Goody Jack &amp; Gandah S. W. D. K., 1980, Une récitation du Bagré. Paris : Classiques Africains, Armand Colin, 405 p.</p> <p>Griaule Marcel, 1975, Dieu d’eau: entretiens avec Ogotemmeli. Paris, Fayard, 222 p.</p> <p>Humphrey Caroline &amp; Onon Urgunge, 1996, Shamans and elders: Experience, knowledge, and power among the Daur Mongols, Oxford : Oxford University Press, 396 p.</p> <p>Jakobson Roman, 1953, « Discussion », in Lévi-strauss Claude, Jakobson Roman Voegelin Carl F. &amp; Sebeok Thomas, Results of the Conference of Anthropologists and Linguists, International Journal of American Linguistics Memoir, Chicago : University of Chicago Press, p 11-21.</p> <p>Joseph Camille &amp; Kalinowski Isabelle, 2022, La parole inouïe. Franz Boas et les textes indiens, Toulouse : Anacharsis, 188 p.</p> <p>Lawrance Benjamin N., Osborn Emily Lynn &amp; Roberts Richard L. (dir.), 2006, Intermediaries, interpreters, and clerks: African employees in the making of colonial Africa. Madison : University of Wisconsin Press, 332 p.</p> <p>Malinowski Bronislaw, 2002 [1935], Les jardins de corail, Paris : La Découverte, 432 p.</p> <p>Mason Catharine, 2025, « Entextualization and Interpellation as Human-Centered Language Models: an Ethnopoetic Approach » in Chloé Laplantine, Cécile Leguy &amp; Valentina Vapnarsky (dir.), Ethnolinguistique – Anthropologie linguistique : histoires et études de cas, Paris : Société d’histoire et d’épistémologie des sciences du langage, p 375-411.</p> <p>Metcalf Peter, 2003, They lie, we lie: Getting on with anthropology, London/New York : Routledge, 168 p.</p> <p>Sato-rossberg Nana, 2012, « Conflict and dialogue: Bronisław Piłsudski's ethnography and translation of Ainu oral narratives », Translation Studies, Vol 5, n°1, p 48-63.</p> <p>Tedlock Dennis &amp; Mannheim Bruce (dir.), 1995, The dialogic emergence of culture, Urbana : University of Illinois Press, 302 p.</p> <p>Turner Victor, 1967, The forest of symbols: Aspects of Ndembu ritual, Ithaca : Cornell University Press, 405 p.</p> <p>Rappoport Dana, 2009, Chants de la terre aux trois sangs : musiques rituelles des Toraja de l’île de Sulawesi (Indonésie), Paris : Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2 volumes et 1 DVD.</p> <p>Riverti Camille, 2022, Humour et érotisme dans les Andes. Une ethnographe à marier, Paris : Les Indes savantes, 262 p.</p> <p>Van Den Avenne Cécile, 2017, De la bouche même des indigènes. Échanges linguistiques en Afrique coloniale, Paris : Vendémiaire, 268 p. </p> <p>Vigouroux Cécile B., 2007, « Trans-scription as a social activity: An ethnographic approach », Ethnography, Vol 8 n°1, p 61-97.</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Proust et les écrans II (Revue Quaderni Proustiani 2027)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134787/proust-et-les-ecrans-iirevue-quaderni-proustiani-2027.html</link>
      <pubDate>Thu, 28 May 2026 03:26:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>L'appel à contribution est en pièce jointe Modalité de présentation des contributionsDate d’échéance pour l’envoi des articles définitifs : le 30 mars 2027• Résumé de 500 signes, espaces comprises.• Biobibliographie de 300 signes, espaces comprises.• Article de maximum 50.000 signes, espaces comprises.• Bibliographie en fin d’article.• Mise en page selon le modèle Word et les normes de la revue (téléchargeable sur le site dePadova University Press : http://www.padovauniversitypress.it/riviste).Révision en double aveugleRetour des avis : pour le 30 mai 2027.Réponse de la revue : le 15 juin 2027.Les articles approuvés par la révision en double aveugle et remis dans leur version définitivepour le 20 août 2027 seront publiés dans le numéro 2027 des Quaderni proustiani.Correction des épreuves : mi-octobre 2027.Publication : mi-novembre 2027.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134787_7e43b9500a2155dbda22e78ac7a69391.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134787_7e43b9500a2155dbda22e78ac7a69391.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>L'appel à contribution est en pièce jointe</p> <p><br />Modalité de présentation des contributions<br />Date d’échéance pour l’envoi des articles définitifs : le 30 mars 2027<br />• Résumé de 500 signes, espaces comprises.<br />• Biobibliographie de 300 signes, espaces comprises.<br />• Article de maximum 50.000 signes, espaces comprises.<br />• Bibliographie en fin d’article.<br />• Mise en page selon le modèle Word et les normes de la revue (téléchargeable sur le site de<br />Padova University Press : <a href="http://www.padovauniversitypress.it/riviste)">http://www.padovauniversitypress.it/riviste)</a>.<br />Révision en double aveugle<br />Retour des avis : pour le 30 mai 2027.<br />Réponse de la revue : le 15 juin 2027.<br />Les articles approuvés par la révision en double aveugle et remis dans leur version définitive<br />pour le 20 août 2027 seront publiés dans le numéro 2027 des Quaderni proustiani.<br />Correction des épreuves : mi-octobre 2027.<br />Publication : mi-novembre 2027.</p>]]></content:encoded>
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      <title>L’affable destruction. Journée d’étude du groupe 19-21 du CIELAM (Aix-Marseille Univ.)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134770/journee-d-etude-du-groupe-19-21-du-cielam-aix-marseille-universite-l-affable-destruction.html</link>
      <pubDate>Wed, 27 May 2026 09:50:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à communications Journée d’étude du groupe 19-21 du CIELAM « L’Affable destruction » 25 juin 2026 – Aix-Marseille Université – Maison de la recherche – Aix-en-Provence Propositions de communication à envoyer avant le 5 juin 2026 La journée d’étude « L’Affable destruction » s’inscrit dans le prolongement direct des réflexions développées au sein du séminaire du groupe 19-21 du CIELAM « Affables destructions : explorations des fractures narratives et esthétiques de la modernité à l’extrême contemporain ».  Certes, la notion de destruction peut suggérer – comme le problématisait Derrida – une annihilation ou une réduction négative, là où la déconstruction désigne une opération interne de déplacement des structures conceptuelles, sans effacement pur ni sortie hors du champ qu’elle travaille. Toutefois, les formes contemporaines de fragmentation, de déplacement et de reconfiguration des cadres esthétiques et narratifs – telles qu’elles ont été explorées au fil des séances du séminaire, allant de la scène décoloniale aux poétiques de la ruine jusqu’aux écritures hybrides et fragmentées à l’ère des intelligences artificielles – semblent excéder cet écart conceptuel. Dans ces pratiques, l’acte de détruire ne relève plus, en effet, d’une simple annihilation des structures, mais d’un principe actif de création.  C’est précisément dans cette [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134770_e7d8333f5e9d45a9f6cec59a4e2d1666.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134770_e7d8333f5e9d45a9f6cec59a4e2d1666.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à communications</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Journée d’étude du groupe 19-21 du CIELAM</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>« L’Affable destruction »</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>25 juin 2026 – Aix-Marseille Université – Maison de la recherche – Aix-en-Provence</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Propositions de communication à envoyer avant le 5 juin 2026</strong></p> <p>La journée d’étude « L’Affable destruction » s’inscrit dans le prolongement direct des réflexions développées au sein du séminaire du groupe 19-21 du CIELAM « Affables destructions : explorations des fractures narratives et esthétiques de la modernité à l’extrême contemporain ». </p> <p>Certes, la notion de destruction peut suggérer – comme le problématisait Derrida – une annihilation ou une réduction négative, là où la déconstruction désigne une opération interne de déplacement des structures conceptuelles, sans effacement pur ni sortie hors du champ qu’elle travaille. Toutefois, les formes contemporaines de fragmentation, de déplacement et de reconfiguration des cadres esthétiques et narratifs – telles qu’elles ont été explorées au fil des séances du séminaire, allant de la scène décoloniale aux poétiques de la ruine jusqu’aux écritures hybrides et fragmentées à l’ère des intelligences artificielles – semblent excéder cet écart conceptuel. Dans ces pratiques, l’acte de détruire ne relève plus, en effet, d’une simple annihilation des structures, mais d’un principe actif de création. </p> <p>C’est précisément dans cette suite de réflexions que l’affable destruction s’est imposée comme une modalité critique de transformation des formes où la destruction des cadres – de la pensée, de la narration et de l’esthétique - ne se réduit ni à une négation ni à une simple démolition, mais s’articule à un déplacement interne des logiques de pensée. L’acte de défaire produit alors une fracture tout en ouvrant des possibilités de réagencement et d’invention, entendues simultanément comme pratiques narratives, gestes politiques et opérations esthétiques de reconfiguration du réel.</p> <p>Ainsi, à partir de ce déplacement théorique, la journée d’étude propose d’interroger la notion même d’affable destruction, en tant qu’outil opératoire permettant de penser les pratiques littéraires, artistiques et performatives de l’époque moderne à l’extrême contemporain. </p> <p>Pour ce faire, la réflexion sera structurée autour de trois axes principaux :</p> <p><strong>AXE 1 : RUINER (Théâtre et performance)</strong></p> <p>Saidiya Hartman dans son article Venus in Two Acts demande face à l’archive : « Est-il possible de construire une histoire depuis « le lieu de la parole impossible » ou de ressusciter des vies depuis les ruines ? » À sa suite, nous nous interrogeons : comment le théâtre ou la performance, s’emparent-ils de figures de la ruine, littérales ou métaphoriques, pour faire advenir une parole ? Comment face aux destructions matérielles du présent, le théâtre ou la performance répondent-ils, en ruinant à leur tour les formes anciennes, les évidences, pour faire de la ruine un pivot de l’imaginaire ?</p> <p><strong>AXE 2 : FABULER (Poésie, oralité et cultures narratives)</strong></p> <p>Fabuler explore la manière dont les créations littéraires et orales réagencent leur narration afin de proposer différentes modalités de re-création singulières. Ce deuxième volet de l’« affable destruction » s’intéresse aux apports de la culture populaire, qu’elle soit de masse ou issue du folklore, envisagée comme une matrice discursive féconde. Il s’agit d’analyser les formes de circulation, de transformation et de réécriture des récits dans des espaces où la fiction se reconfigure sans cesse.</p> <p><strong>Axe 3 : RÉINVENTER (Pratiques et théories de la création)</strong></p> <p>Réinventer s’articule autour des processus par lesquels les formes narratives se reconfigurent à partir de leurs propres fragments et limites. Il s’agit moins de « produire du nouveau » que de décentrer, recomposer et réactiver des matériaux déjà existants. Cette modalité de l’« affable destruction » explore notamment les pratiques intermédiales, hybrides et expérimentales, où la création devient le lieu d’une réinvention à partir de ce qui a été altéré, effacé ou rendu incertain.</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie indicative</strong></p> <p>Bhabha, Homi K., The Location of Culture, London, Routledge, 1994.</p> <p>Deleuze, Gilles et Guattari, Félix, Mille plateaux, Paris, Minuit, 1980.</p> <p>Derrida, Jacques, De la grammatologie, Paris, Minuit, 1967.</p> <p>Derrida, Jacques, L’Écriture et la différence, Paris, Seuil, 1967.</p> <p>Didier, Béatrice, L’Écriture-femme, Paris, Presses universitaires de France, 1981.</p> <p>Ernaux, Annie, L’Écriture comme un couteau, Paris, Gallimard, 2011.</p> <p>Sarraute, Nathalie, L’Ère du soupçon, Paris, Gallimard, 1956.</p> <p>Spivak, Gayatri Chakravorty, Can the Subaltern Speak? , 1988.</p> <p>Stengers, Isabelle, In Catastrophic Times, Open Humanities Press, 2015.</p> <p>Zumthor, Paul, Introduction à la poésie orale, Paris, Seuil, 1983.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de contribution </strong></p> <p>Les propositions devront être envoyées au plus tard le 5 juin aux adresses suivantes : <a href="mailto:ibtihel.ghourabi@univ-amu.fr">ibtihel.ghourabi@etu.univ-amu.fr</a> , <a href="mailto:marie.yan@univ-amu.fr">marie.yan@univ-amu.fr</a> , <a href="mailto:corinne.flicker@univ-amu.fr">corinne.flicker@univ-amu.fr</a> et <a href="mailto:theo.blauwart@univ-amu.fr">theo.blauwart@univ-amu.fr</a> </p> <p>Elles comprendront : </p> <p>– le nom et l’affiliation de l’intervenant·e,</p> <p>– un résumé de 300 mots maximum, </p> <p>– une courte bibliographie.</p> <p>Les communications se tiendront prioritairement en présentiel ; le distanciel ne sera autorisé qu’à titre exceptionnel.</p> <p>Adresse : 29, avenue Robert-Schuman, 13100 Aix-en-Provence.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique et d’organisation </strong></p> <p>Théo Blauwart</p> <p>Corinne Flicker</p> <p>Ibtihel Ghourabi</p> <p>Marie Yan. </p>]]></content:encoded>
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      <title>Silences flaubertiens (Revue Flaubert 22, 2027)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134769/silences-flaubertiens.html</link>
      <pubDate>Wed, 27 May 2026 06:32:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à contributions : Revue Flaubert 22, 2027 : Silences flaubertiens Dans la perspective de la publication du prochain numéro de la Revue Flaubert, hébergée sur le site du Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie, nous souhaiterions rassembler une série de textes portant sur les « silences flaubertiens ». Il y a 60 ans, en 1966, Gérard Genette faisait paraître dans Figures I son article « Silences de Flaubert ». Sans prétendre à l’exhaustivité, au-delà de cette étude programmatique, on peut suggérer les pistes suivantes : parler des silences flaubertiens, de leurs voix, mais aussi des voies qu’ils empruntent, de leurs natures, rôles, places, effets ou modes (choisi, éloquent, gardé, imposé, mis en scène, solennel, résistant…). Pourquoi taire ou se taire, passer sous silence, laisser entendre, réduire au silence ? Loin de la parole ou du bruit, on cherchera à interpréter un silence, comme suspension, nécessité, volonté, stratégie, insuffisance de la communication…  Comment le mesurer, du soupir à la pause ? Comment comprendre ce que se taire veut dire, ce qui arrête la parole, ce qui ne parle pas, ce qui refuse de parler, ce qui ne peut se dire, ce qui fait figure de silence ? Les silences [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134769_f023ac646302cfa181bcdd623e788421.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134769_f023ac646302cfa181bcdd623e788421.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Appel à contributions : <em>Revue Flaubert</em> 22, 2027 : <em>Silences flaubertiens</em></strong></p> <p>Dans la perspective de la publication du prochain numéro de la Revue Flaubert, hébergée sur le site du Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie, nous souhaiterions rassembler une série de textes portant sur les « silences flaubertiens ». Il y a 60 ans, en 1966, Gérard Genette faisait paraître dans Figures I son article « Silences de Flaubert ». Sans prétendre à l’exhaustivité, au-delà de cette étude programmatique, on peut suggérer les pistes suivantes : parler des silences flaubertiens, de leurs voix, mais aussi des voies qu’ils empruntent, de leurs natures, rôles, places, effets ou modes (choisi, éloquent, gardé, imposé, mis en scène, solennel, résistant…). Pourquoi taire ou se taire, passer sous silence, laisser entendre, réduire au silence ?</p> <p>Loin de la parole ou du bruit, on cherchera à interpréter un silence, comme suspension, nécessité, volonté, stratégie, insuffisance de la communication…  Comment le mesurer, du soupir à la pause ? Comment comprendre ce que se taire veut dire, ce qui arrête la parole, ce qui ne parle pas, ce qui refuse de parler, ce qui ne peut se dire, ce qui fait figure de silence ? Les silences de la nature, du vivant, des animaux, des paysages ou des tableaux nous parlent, il convient de voir comment. Par ailleurs, faut-il négliger les dessins de Flaubert, les alliés de ses silences, de la solitude à l’immobilité, voire les dépôts hybrides de la parole dans les silences de l’écriture ? Toutes les approches critiques, de la génétique aux Sound Studies, seront considérées, pour autant qu’elles s’attachent aux silences flaubertiens.</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Date limite de remise des propositions : 31 août 2026.</p> <p>Les articles, d'une longueur approximative de 6000 mots (soit 35 000 signes) seront à remettre avec un bref résumé (en français seulement) fin décembre 2026.</p> <p><em>Personnes responsables à contacter : Christophe Ippolito &amp; Éric Le Calvez</em></p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
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      <title>Héritages antiques et fable du monde : la fable ésopique en Asie/ Ancient Legacies and Fable of the World: Aesop’s Fables in Asia (Paris)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134753/heritages-antiques-et-fable-du-monde-la-fable-esopique.html</link>
      <pubDate>Wed, 27 May 2026 01:47:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à communications  Colloque international « Héritages antiques et fable du monde : la fable ésopique en Asie » Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale  École Pratique des Hautes Études Grand programme de recherche « Les fabriques de l’antique » 24-25 septembre 2026 Salle de conférence Françoise Héritier, Institut des Civilisations du Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris Les fables d’Ésope sont sans doute les fables les plus diffusées, surtout si l’on prend en compte leurs nombreuses réécritures par des écrivains dans des langues et des contextes culturels divers. Le modèle ésopique de la fable, avec notamment l’usage de l’allégorie, de l’anthropomorphisme et l’énoncé d’une morale explicite, peut ainsi sembler dominer le genre à travers le monde. De nombreuses autres traditions liées à la fable existent pourtant, y compris dans des environnements culturels où la fable ésopique est aujourd’hui largement diffusée : fables indiennes, arabes, persanes ou chinoises, peuvent ainsi revendiquer une très longue histoire. Ce colloque abordera la réception des fables ésopiques en Asie, afin de proposer une réflexion à la fois historique et comparatiste sur la place d’Ésope dans les langues et cultures d’Asie. Ce colloque s’intéressera ainsi non seulement à [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134753_4b331975664a485cd2de4447adce0177.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134753_4b331975664a485cd2de4447adce0177.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à communications </strong></p> <p style="text-align:center;">Colloque international</p> <p style="text-align:center;"><strong>« Héritages antiques et fable du monde : la fable ésopique en Asie »</strong></p> <p style="text-align:center;">Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale </p> <p style="text-align:center;"><strong>École Pratique des Hautes Études</strong></p> <p style="text-align:center;">Grand programme de recherche « Les fabriques de l’antique »</p> <p style="text-align:center;"><strong>24-25 septembre 2026</strong></p> <p style="text-align:center;">Salle de conférence Françoise Héritier, Institut des Civilisations du Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris</p> <p>Les fables d’Ésope sont sans doute les fables les plus diffusées, surtout si l’on prend en compte leurs nombreuses réécritures par des écrivains dans des langues et des contextes culturels divers. Le modèle ésopique de la fable, avec notamment l’usage de l’allégorie, de l’anthropomorphisme et l’énoncé d’une morale explicite, peut ainsi sembler dominer le genre à travers le monde. De nombreuses autres traditions liées à la fable existent pourtant, y compris dans des environnements culturels où la fable ésopique est aujourd’hui largement diffusée : fables indiennes, arabes, persanes ou chinoises, peuvent ainsi revendiquer une très longue histoire.</p> <p>Ce colloque abordera la réception des fables ésopiques en Asie, afin de proposer une réflexion à la fois historique et comparatiste sur la place d’Ésope dans les langues et cultures d’Asie. Ce colloque s’intéressera ainsi non seulement à la diffusion des fables d’Ésope en Asie, mais aussi à leurs influences dans les cultures asiatiques, et à la façon dont elles correspondent ou entrent en dialogue avec des traditions particulières de fables. Ce colloque voudrait en cela réévaluer et recontextualiser les héritages culturels d’Ésope et du genre qu’il pratiquait – ou qu’on lui a attribué –, particulièrement en Asie, aussi bien comme figure d’auteur antique que comme représentant d’un genre toujours actuel. Ce faisant, on pourra aussi montrer comment la réception du genre ésopique a parfois pu permettre la résurgence ou la redéfinition d’une tradition particulière de fables, dans une grande diversité de contextes, de la Méditerranée au Pacifique. </p> <p>Quelques pistes de réflexion, sans ambition d’exhaustivité :</p> <p>-       Les réceptions générales : quand est-ce que les fables d’Ésope sont traduites dans les pays asiatiques ? Dans quels buts et de quelles manières ? Le sont-elles par le biais d’une langue ou d’un auteur intermédiaire ? </p> <p>-       La notion du genre « fable » : quelles notions existent dans les différentes langues et cultures d’Asie pour définir la « fable » ? Comment sont-elles caractérisées ?</p> <p>-       La « concurrence » des fables : la diffusion des fables ésopiques a-t-elle provoqué une redécouverte ou réévaluation d’une tradition de fables particulière à un certain contexte ? A-t-elle au contraire imposé son modèle ?</p> <p>-       Les traductions : peut-on esquisser un panorama des traductions des fables d’Ésope ? Celui-ci pourrait être abordé à travers une histoire de la traduction jusqu’à aujourd’hui, ou par des études de cas.</p> <p>-       L’influence des fables d’Ésope : les fables ésopiques sont souvent perçues comme constituant un genre de fables animales ; comment ce genre s’est-il développé dans les pays asiatiques ? Y préexistait-il à la diffusion d’Ésope ?</p> <p>-       Les adaptations : y a-t-il des imitations de fables ésopiques dans les pays asiatiques ? Quels seraient leurs objectifs et leurs publics ? La satire, l’éducation ? Un lectorat politique, lettré, scolaire ?</p> <p>-       Les illustrations : comment les fables sont-elles illustrées en Asie ? Selon quels codes ou quels styles ?</p> <p>-       Les autres fabulistes influencés par Ésope traduits en Asie : Jean de La Fontaine, Ivan Krylov, d’autres qui restent peut-être à identifier.</p> <p>— </p> <p><strong>Propositions de communication </strong></p> <p>Les propositions de communication devront être rédigées <strong>en français ou en anglais</strong>, d’une longueur d’environ 400 mots, et accompagnées d’une brève biobibliographie. Chaque intervention aura une durée d’environ 25 minutes et sera suivie d’un échange. </p> <p>Date limite d’envoi des propositions : <strong>12 juin 2026.</strong></p> <p>Réponse aux propositions : fin juin 2026.</p> <p>Dates du colloque : 24 et 25 septembre 2026.</p> <p>Envoi et contact : Jingjing Han, <a href="mailto:jingjing.han@ephe.psl.eu">jingjing.han@ephe.psl.eu</a></p> <p>Il sera possible de participer<strong> en ligne</strong>, plus de détails seront communiqués lors de la constitution du programme.</p> <p>—</p> <p><strong>Organisation :  </strong></p> <p>Jingjing Han (FAn/CRCAO/EPHE-PSL)</p> <p> —</p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>Jean-Charles Darmon (ENS-PSL), Matthias Hayek (EPHE-PSL), Daniel Petit (ENS-PSL/EPHE-PSL).</p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p style="text-align:center;"><strong>Call for papers</strong></p> <p style="text-align:center;"> </p> <p style="text-align:center;">International conference </p> <p style="text-align:center;"><strong>Ancient Legacies and Fable of the World: Aesop’s Fables in Asia</strong> </p> <p style="text-align:center;">Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale<br />École Pratique des Hautes Études<br />Grand programme de recherche « Les fabriques de l’antique »</p> <p style="text-align:center;"><strong>24–25 September 2026</strong></p> <p style="text-align:center;">Conference room Françoise Héritier, Institut des Civilisations du Collège de France,<br />52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris</p> <p><br />Aesop’s fables are undoubtedly the most widely circulated around the world, particularly when one considers the numerous adaptations by writers in various languages and cultural contexts. The Aesopian model of the fable, notably featuring the use of allegory, anthropomorphism and an explicit moral, may thus appear to dominate the genre across the globe. However, many other traditions linked to the fable exist, including in cultural environments where the Aesopian fable is now widely disseminated: Indian, Arabic, Persian and Chinese fables can all claim a very long history.</p> <p>This conference will examine the reception of Aesop’s fables in Asia, with the ambition to offer a historical and comparative analysis of Aesop’s place within Asian languages and cultures. The conference will thus focus not only on the dissemination of Aesop’s fables in Asia, but also on their influence on Asian cultures, and on how they correspond with or engage in dialogues with specific fable traditions. In doing so, this conference aims to re-evaluate and recontextualise the cultural legacies of Aesop and the genre he practised – or which has been attributed to him – particularly in Asia, both as a figure of ancient authorship and as a representative of a genre that remains relevant today. In doing so, we could also be able to demonstrate how the reception of the Aesopian genre has at times enabled the resurgence or redefinition of a particular tradition of fables, across a wide variety of contexts, from the Mediterranean to the Pacific.</p> <p>Some topics suggestions, among other possibilities:</p> <ul> <li>General reception: when were Aesop’s fables translated in Asian countries? For what purposes and in what ways? Were they translated via an intermediary language or author?</li> <li>The concept of the ‘fable’ genre: what concepts exist in the various languages and cultures of Asia to define the ‘fable’? How are they characterised?</li> <li>The ‘competition’ between fables: has the spread of Aesop’s fables led to a rediscovery or re-evaluation of a particular fable tradition within a specific context? Or, on the contrary, has it imposed its own model?</li> <li>Translations: is it possible to outline an overview of the translations of Aesop’s fables? This could be approached through a history of translation up to the present day, or through case studies.</li> <li>The influence of Aesop’s fables: Aesopian fables are often regarded as a type of animal fable; how did this genre develop in Asian countries? Did it exist before Aesop’s works were introduced?</li> <li>Adaptations: what kind of adaptations of Aesop’s fables exist in Asian countries? What might their aims and target audiences be? Satire, education? A politically-minded, educated, or school-age readership?</li> <li>Illustrations: how are fables illustrated in Asia? What conventions or styles are used?</li> <li>Other fabulists influenced by Aesop whose works have been translated in Asia: Jean de La Fontaine, Ivan Krylov, and others who may yet be identified.<br /> </li> </ul> <p>Abstract submission:</p> <p>Abstracts for papers should be written in<strong> French or English</strong>, of approximately 400 words in length, and accompanied by a brief biographical note. Each presentation will last approximately 25 minutes and will be followed by a discussion.</p> <p>Deadline for submission of abstracts: <strong>12 June 2026</strong>.<br />Notification of acceptance: late June 2026.<br />Conference dates: 24 and 25 September 2026.</p> <p>For abstract submission or general enquiries, please write to: Jingjing Han, <a href="mailto:jingjing.han@ephe.psl.eu">jingjing.han@ephe.psl.eu</a></p> <p><br />It will be possible to participate <strong>online</strong>, further details will be provided after the selection process.</p> <p> </p> <p>Organisation:</p> <p>Jingjing Han (FAn/CRCAO/EPHE-PSL)</p> <p> </p> <p>Scientific Committee:</p> <p>Jean-Charles Darmon (ENS-PSL)</p> <p>Matthias Hayek (EPHE-PSL)</p> <p>Daniel Petit (ENS PSL/EPHE-PSL)</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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