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    <title>Fabula : Appels à contribution</title>
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    <description>Appels à contribution</description>
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    <copyright>Copyright 2026, Fabula</copyright>
    <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 21:00:02 +0200</pubDate>
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      <title>La figure du migrant dans la littérature de jeunesse (revue Strenae)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135699/la-figure-du-migrant-dans-la-litterature-de-jeunesse.html</link>
      <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 11:42:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>La figure du migrant dans la littérature de jeunesseRemise des propositions avant le 15 novembre 2026Dir. Patricia Mothes et Audrey Robitaillié  Depuis le début de la « crise migratoire » en Europe, dans les années 2010, le sort des enfants qui passent les frontières en quête de sécurité et d’apaisement ne cesse de faire la une des médias et d’émouvoir l’opinion publique. En témoigne l’histoire, qui n’est malheureusement pas unique, d’Alan Kurdi, mort à 3 ans entre la Turquie et la Grèce en 2015. Pourtant, malgré l’émotion suscitée par ces destins tragiques, un rapport du comité des droits de l’enfant de l’ONU, relayé par Human Rights Watch, pointe les “violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés” par la France en 2025. L’UNICEF alerte qu’un enfant par jour est mort en tentant de traverser la Méditerranée depuis dix ans. La fiction pour la jeunesse s’est emparée de ces récits tant et si bien que les risques et conditions inhumaines de survie auxquels ces enfant sont exposés sont désormais décrits dans de nombreux textes, à l’instar du roman graphique Illegal d’Eoin Colfer, Andrew Donkin et Giovanni Rigano (2017), ou des romans Le Petit prince de Calais de Pascal [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135699_ded52d83ab3c4456433311b2a1fe10d8.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135699_ded52d83ab3c4456433311b2a1fe10d8.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>La figure du migrant dans la littérature de jeunesse</strong><br />Remise des propositions avant le 15 novembre 2026<br />Dir. Patricia Mothes et Audrey Robitaillié </p> <p>Depuis le début de la « crise migratoire » en Europe, dans les années 2010, le sort des enfants qui passent les frontières en quête de sécurité et d’apaisement ne cesse de faire la une des médias et d’émouvoir l’opinion publique. En témoigne l’histoire, qui n’est malheureusement pas unique, d’Alan Kurdi, mort à 3 ans entre la Turquie et la Grèce en 2015. Pourtant, malgré l’émotion suscitée par ces destins tragiques, un rapport du comité des droits de l’enfant de l’ONU, relayé par Human Rights Watch, pointe les “violations graves et systématiques des droits des enfants migrants non accompagnés” par la France en 2025. L’UNICEF alerte qu’un enfant par jour est mort en tentant de traverser la Méditerranée depuis dix ans. La fiction pour la jeunesse s’est emparée de ces récits tant et si bien que les risques et conditions inhumaines de survie auxquels ces enfant sont exposés sont désormais décrits dans de nombreux textes, à l’instar du roman graphique <em>Illegal </em>d’Eoin Colfer, Andrew Donkin et Giovanni Rigano (2017), ou des romans <em>Le Petit prince de Calais</em> de Pascal Teulade (2016) et <em>Boy Giant: Son of Gulliver</em> de Michael Morpugo (2019).</p> <p>Ce numéro spécial propose d’étudier la figure du migrant dans la littérature de jeunesse. Par “migrant” nous entendons toute personne qui traverse des frontières nationales, peu importent les raisons de ce déplacement et le statut administratif ou juridique des protagonistes. Comment sont décrits ces personnages ? Est-il fait référence à leur statut de réfugié.e, de demandeurs.ses d’asile, d’immigré.e, etc. ? Sont-ils nommés ? Décrits ? Comment ? Que dit, dans la littérature pour la jeunesse, la figure de la personne en contexte migratoire du réel de la migration ? Quelles dimensions du parcours migratoire met-elle en exergue ou élude-t-elle ? Pourquoi ? Autant de questions que ce dossier souhaite investiguer, dans une dynamique qui interroge à la fois les personnages en contexte migratoire et les personnages dit « postmigrants » dans leur acception générationnelle de personnages issus de familles en contexte migratoire et dont l’héritage migrant continue d’influencer la vie, de manière sociale ou culturelle par exemple (Geiser, 2008 ; Kopf, 2023 ; Martiniello &amp; Simon, 2005 ; Gaonkar et al, 2021, 13), comme dans <em>Sapore Italiano</em> (2010) de Valérie Losa.</p> <p><br />La migration n’est pas l’apanage du XXIe siècle : il convient donc d’ouvrir l’étude de la figure du migrant à toutes les périodes historiques et à toutes les aires géographiques, afin d’envisager son éventuelle évolution dans la littérature de jeunesse. Il sera particulièrement intéressant d’ouvrir la réflexion à toutes les migrations, intra-africaines ou asiatiques notamment, afin d’essayer de sortir d’un point de vue européanocentré. De même, toutes les formes de livres et de littérature d’enfance et de jeunesse sont concernées par cet appel : fiction, poésie, documentaire, bandes dessinées, albums, romans graphiques et manga, théâtre…</p> <p>En janvier 2025, l’INSEE pointe que près de 25 % des enfants scolarisés sont migrants ou issus de familles migrantes, et que plus d’un élève de CM1 sur cinq parle une autre langue que le français à la maison. Dans ces conditions, enseigner sans prendre en compte les enjeux interculturels de la circulation des savoirs contrevient fondamentalement à la fois à l’éthique professionnelle des enseignants et aux dispositions des lois sur l’école inclusive (Code de l’éducation, lois de 2005 sur l’égalité des chances, pour la refondation de l’école de la République de 2013, loi de 2019 pour une école de la confiance, et décret de 2021 sur la maison commune). Ce constat posé, il convient de s’interroger sur les moyens mis à disposition des enseignants pour s’assurer de cet accueil inconditionnel et hospitalier (Derrida, 2021), dans une démarche à la fois holistique et pragmatique. Il s’agit en effet d’une part de prendre en compte le contexte migratoire dans son aspect systémique, celui des enjeux de tensions qui agissent sur les sujets concernés, qu’ils soient enfants migrants, issus de familles migrantes, natifs ou enseignants, eux-mêmes potentiellement en contexte migratoire ou issus de familles migrantes. D’autre part, nous n’éludons pas les aspects contextuels qui encadrent l’activité didactique (effets établissement, cadre légal, effets des contextes spécifiques), et ceux qui contraignent l’action enseignante (rapport au temps, hétérogénéité des niveaux d’apprentissage, rapports aux familles et à la communauté éducative, instructions officielles par exemple).</p> <p>Ce dossier thématique s’articule donc autour de deux axes : une approche littéraire et critique d’une part, pouvant inclure une analyse iconographique et/ou du rapport texte / image, et une approche plus centrée sur les aspects didactiques et pédagogiques d’utilisation des supports d’autre part. Ce dossier se penche donc à la fois sur l’objet-livre et sur son contenu littéraire pour discuter des représentations des migrations dans la littérature de jeunesse et la façon dont ces dernières peuvent être exploitées dans le cadre éducatif, qu’il soit (péri-)scolaire ou familial par exemple. Seront privilégiés les articles d’analyse littéraire et/ou visuelle mettant en perspective et en contexte les œuvres étudiées ainsi que les travaux de synthèse proposant des perspectives larges et des corpus solidement constitués.</p> <p><strong>Axe 1 : Analyse littéraire et critique</strong></p> <p>Les contributions relevant de cet axe pourront notamment porter sur :</p> <ul> <li>Les termes et catégories employés pour désigner les personnages en contexte migratoire (réfugié·e-s, demandeur·se-s d’asile, immigré·e-s, etc.) : attribution ou appropriation de ces désignations, enjeux lexicaux et symboliques.</li> <li>Les portraits de la figure migrante : diversité des parcours et des identités migratoires, stéréotypes ou contre-représentations, modalités descriptives.</li> <li>La médiation animale et ses fonctions dans la figuration de la migration : potentiel empathique, risques de réduction ou de métaphorisation.</li> <li>La voix et la langue des personnages en contexte migratoire : place accordée aux langues migrantes, effets du choix linguistique sur la construction du personnage, place donnée / laissée au plurilinguisme.</li> <li>Les visées et objectifs idéologiques et émotionnels des représentations : articulation entre empathie, espoir et effacement des différences ; attentes à l’égard du lectorat jeunesse.</li> <li>Les perspectives comparatives entre différentes littératures nationales ou aires géographiques.</li> <li>L’influence de l’actualité sur les représentations fictionnelles des migrations.</li> <li>Les objets associés à la figure migrante (livre-objet, effets personnels, symboles matériels) et leur rôle dans la construction narrative et identitaire.</li> </ul> <p><strong>Axe 2 : Aspects didactiques</strong></p> <p>Les contributions relevant de ces axes pourront notamment concerner :</p> <p>La littérature jeunesse comme ressource didactique face aux questions migratoires : pertinence, limites et risques (reproduction des préjugés vs restitution de la dignité).<br />Les mécanismes identificatoires offerts par ces textes à l'ensemble des élèves : enfants migrants, issus de familles migrantes ou natifs.<br />La place de la littérature jeunesse dans la construction identitaire des élèves en lien avec les migrations.<br />Les dispositifs et approches didactiques permettant une lecture critique et inclusive de ces œuvres en classe.<br />L'outillage des enseignants pour aborder les thématiques migratoires par la littérature : ressources disponibles, formation initiale et continue.<br />Les effets de contexte (profil des établissements, territoires, composition des classes) sur l'utilisation de ces supports.<br />Les rapports entre littérature jeunesse et école inclusive : en quoi ces textes peuvent-ils étayer une pédagogie interculturelle ou transculturelle ?</p> <p><strong>Calendrier</strong></p> <p>Les propositions (2000 à 3000 signes espaces compris) accompagnées d’une courte biographie et bibliographie sont à envoyer à <a href="mailto:strenae@revues.org">strenae@revues.org</a> pour le <strong>15 novembre 2026</strong> au plus tard.</p> <p>Date de remise des articles complets (30 000 signes espaces et notes compris) : <strong>juin 2027</strong>.</p> <p>Date de mise en ligne du numéro : <strong>printemps 2028</strong>.</p> <p>Appel en ligne : <br />VF : <a href="https://journals.openedition.org/strenae/13164">https://journals.openedition.org/strenae/13164</a><br />VA : <a href="https://journals.openedition.org/strenae/13185">https://journals.openedition.org/strenae/13185</a></p> <p><strong>Bibliographie</strong></p> <p>Arizpe, E. (2021). Introduction to Special Issue on Childrens’ Books. <em>Migration Studies</em>, 9(2), 311‑316. <a href="https://doi.org/10.1093/migration/mnab012">https://doi.org/10.1093/migration/mnab012</a></p> <p>Arizpe, E. (2021b). Migrant shoes and forced walking in children’s literature about refugees: Material testimony and embodied simulation. <em>Migration Studies</em>, 9(3), 1343–1360. <a href="https://doi.org/10.1093/migration/mnz047">https://doi.org/10.1093/migration/mnz047</a></p> <p>Baby-Collin, V. et al. (2022). <em>Enfances et jeunesses en migration</em>. Le Cavalier Bleu, « MiMed ».</p> <p>Brownlie, S. &amp; Abouddahab, R. (2021). <em>Figures of the Migrant: the Role of Literature and the Arts in Representing Migration</em>. Routledge.</p> <p>Declercq, E. (2011). « Écriture migrante », « littérature (im)migrante », « migration literature » : réflexions sur un concept aux contours imprécis. <em>Revue de littérature comparée</em>, 339(3), 301-310. <a href="https://doi.org/10.3917/rlc.339.0301">https://doi.org/10.3917/rlc.339.0301</a>.</p> <p>Delahaie, J. &amp; Canut, E. (2020). Accompagner les jeunes étrangers isolés en France : enjeux de communication et d’intercompréhension. <em>Migrations Société</em>, 181 (3), 15-22. <a href="https://doi.org/10.3917/migra.181.0015">https://doi.org/10.3917/migra.181.0015</a>.</p> <p>Derrida, J. (2021). <em>Hospitalité: Volume I. Séminaire (1995-1996)</em>. Seuil. Réédition de l’ouvrage de 1995.</p> <p>Diaz, D. (2021). <em>En exil : les réfugiés en Europe, de la fin du XVIIIe siècle à nos jour</em>s. Gallimard, « Folio Histoire ».</p> <p>Fleuret, C. &amp; Auger, N. (2021). Didactisation et plurilinguisme : l’apport de la littérature de jeunesse pour approcher la norme scolaire. <em>Le français aujourd'hui</em>, 215 (4), 89-104. <a href="https://doi.org/10.3917/lfa.215.0089">https://doi.org/10.3917/lfa.215.0089</a>.</p> <p>Fleuret, C. &amp; Sabatier, C. (2019). La littérature de jeunesse en contextes pluriels : perspectives interculturelles, enjeux didactiques et pratiques pédagogiques. <em>Le Français dans le Monde - Recherches et applications</em>, 65, 95-111.</p> <p>Gaonkar, A. M., Hansen, A. S. Ø., Post, H. C., &amp; Schramm, M. (2021). Introduction. In <em>Postmigration: Art, Culture, and Politics in Contemporary Europe</em> (p. 11–42). Transcript Verlag. <a href="http://www.jstor.org/stable/j.ctv371bzgk.4">http://www.jstor.org/stable/j.ctv371bzgk.4</a></p> <p>Geiser, M. (2008). La « littérature beur » comme écriture de la post-migration et forme de « littérature monde ». <em>Expressions Maghrébines</em>, 7 (1), 121-139.</p> <p>Gosselin-Lavoie, C. &amp; Charette, J. (2024). Quand l’école promeut des albums plurilingues de littérature jeunesse pour soutenir des pratiques inclusives de collaboration avec les familles en milieu pluriethnique et plurilingue. <em>Revue hybride de l’éducation</em>, 8 (2), 1-26. <a href="https://doi.org/10.1522/rhe.v8i2.1566">https://doi.org/10.1522/rhe.v8i2.1566</a>.</p> <p>Kopf, M. (2023). Postmigration – Changer le regard sur la migration ? In <em>L’Europe transculturelle dans le monde global / Transcultural Europe in the Global World</em> (p. 71-86). Presses universitaires de Paris Nanterre.</p> <p>Lardeux, L. (2016). <em>Engagement transnational des descendants de migrants. Carrières militantes et mémoire des « origines »</em>. Rapport d’étude, INJEP.</p> <p>Martiniello, M. &amp; Simon, P. (2005). Les enjeux de la catégorisation. In <em>Revue européenne des migrations internationales</em>, 21 (2), 7-18. <a href="https://journals.openedition.org/remi/2484">https://journals.openedition.org/remi/2484</a></p> <p>Nel, P. (2018). Introduction: Migration, Refugees, and Diaspora in <em>Children's Literature. Children's Literature Association Quarterly</em> 43 (4), 357-362.</p> <p>Noiriel, G. (1992). <em>Le Creuset français. Histoire de l'immigration (XIXe – XXe siècle)</em>. Seuil, coll. « L'Univers Historique ». réédition de l’ouvrage de 1988.</p> <p>Orgad, S., Lemish, D., Rahali, M., &amp; Floegel, D. (2021). Representations of Migration in U.K. and U.S. Children’s Picture Books in the Trump and Brexit Era. <em>Journal of Children and Media</em>, 15(4), 549–567.</p> <p>Péraud-Puigségur, S. (2024). Éthique et politique de la littérature de jeunesse consacrée aux enfants migrants. À partir d’une remarque de Martha Nussbaum. <em>RELIANCE. Revue de recherche &amp; pratiques en éducation</em>, 3, 87-111.</p> <p>Picard, J., Bossis, C. (2024). Enseigner les migrations avec la littérature de jeunesse : regard géographique et expérimentations en classe avec la bande dessinée. <em>RELIANCE</em>, 3, 155-169.</p> <p>Poslaniec, C. (2008). <em>(Se) former à la littérature de jeunesse</em>. Hachette Éducation.</p> <p>Robles-Mendelez, W. &amp; Henry, A. (2023). <em>Immigration and Children’s Literature: Stories, Social Justice, and Critical Consciousness</em>. Bloomsbury.</p> <p>Scutaru B., Paoli S. (2020). <em>Child Migration and Biopolitics, old and new experiences in Europe</em>. Routledge.</p> <p>Schneider, A. (2013). <em>La littérature de jeunesse migrante: récits d’immigration de l’Algérie vers la France</em>. L’Harmattan.</p> <p>Poinsot, M. (ed). (2021). L'enfance en exil : Jeunes en exil. <em>Hommes &amp; Migrations</em>, 1333 (2). <a href="https://shs.cairn.info/revue-hommes-et-migrations-2021-2?lang=fr">https://shs.cairn.info/revue-hommes-et-migrations-2021-2?lang=fr</a>.</p> <p><em>Eudocratia, Learning Teachers Training ALlophone Teacher Academy (ALTA). Creatività, innovazione didattica e inclusione di qualità per un nuovo paradigma educativo</em>. (2024). <a href="https://educrazia.com/wp-content/uploads/2025/11/Educrazia_Supplemento-n.1-2024.pdf">https://educrazia.com/wp-content/uploads/2025/11/Educrazia_Supplemento-n.1-2024.pdf</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)</title>
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      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 12:37:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026) 2-3 juin 2027 Sorbonne Université – Université Paris 8 Appel à communication   Depuis une vingtaine d’années, les études concernant l’épopée et l’épique se sont multipliées, avec des publications, des colloques, souvent dans une démarche comparatiste, autour de cette question[1]. Elles accompagnent la création de projets et de réseaux de recherches importants, comme le « Projet Epopée », fondé en 2015 à l’Université Grenoble Alpes par Florence Goyet, ou les rencontres récentes du Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Épopées (REARE). Florence Goyet parle d’une « véritable révolution critique[2] », dont un des premiers résultats a été de mettre au centre de l’attention l’épique moderne, soit des textes aux antipodes de ce que décrivaient les travaux sur Homère ou Virgile. Elle évoque ainsi une « approche par les marges[3] ». L’approche critique la plus répandue a en effet consisté à interroger les frontières floues du genre : il s’est agi, pour des spécialistes du XIXè et du XXè siècles, de se pencher sur la relation très ambiguë que ces siècles entretenaient avec l’épopée, entre nostalgie, refus véhément et tentative de recréation. En somme, l’épique relaie alors l’épopée, « [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>2-3 juin 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Sorbonne Université – Université Paris 8</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à communication</strong></p> <p style="text-align:center;"> </p> <p>Depuis une vingtaine d’années, les études concernant l’épopée et l’épique se sont multipliées, avec des publications, des colloques, souvent dans une démarche comparatiste, autour de cette question[1]. Elles accompagnent la création de projets et de réseaux de recherches importants, comme le « Projet Epopée », fondé en 2015 à l’Université Grenoble Alpes par Florence Goyet, ou les rencontres récentes du Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Épopées (REARE). Florence Goyet parle d’une « véritable révolution critique[2] », dont un des premiers résultats a été de mettre au centre de l’attention l’épique moderne, soit des textes aux antipodes de ce que décrivaient les travaux sur Homère ou Virgile. Elle évoque ainsi une « approche par les marges[3] ». L’approche critique la plus répandue a en effet consisté à interroger les frontières floues du genre : il s’est agi, pour des spécialistes du XIXè et du XXè siècles, de se pencher sur la relation très ambiguë que ces siècles entretenaient avec l’épopée, entre nostalgie, refus véhément et tentative de recréation. En somme, l’épique relaie alors l’épopée, « il s’offre pour la relayer et, comme un génotype latent, nourrir des phénotypes (textes) variés, mutants, magnétisés par la démesure et l’immensité d’un épos qui trouve ainsi de multiples relais et des ‘‘seconds souffles’’[4] ».</p> <p>Ce flou mérite que l’on s’y arrête et qu’on l’interroge. Il est certain que l’épopée n’est pas facile à prendre sous l’objectif. Mais peut-être faudrait-il retourner la perspective et se dire que ce qui est un danger, une difficulté, pour la recherche, est une chance pour l’écriture : nous entendons par là que ce continuum entre l’épique au sens le plus vague et l’épopée au sens strict, s’il empêche de définir l’épopée, permet en revanche d’en recycler en ensemble unitaire des éléments virtuellement contradictoires.  </p> <p>Un corpus reste à constituer. Les nouvelles épopées en vers libres d’Anne Weber, Antoine Wauters, et Laura Vazquez ; le Cycle des exils de Patrick Beurard-Valdoye (soit un ensemble de livres enchevêtrant les strates d’une histoire de l’Europe) ; Centre épique de Jean-Michel Espitallier ; Porte du soleil de Christophe Manon, paru chez Verdier ; les textes de Pierre Vinclair et Jacques Darras, ainsi que leurs travaux théoriques sur l’épique et le réinvestissement dans leur propre écriture de cette réflexion. Il faudrait aussi évoquer Jacques Darras – auteur de La Maye[5], poème fleuve composé de 1988 à 2016, et de l’essai aux allures de manifeste Épique ! Le poète dans le temps[6].</p> <p>Dans le domaine des poésies francophones postcoloniales, on a volontiers décelé un horizon épique dans le Cahier d’un retour au pays natal de Césaire, Les Indes de Glissant ou dans certaines pièces des Éthiopiques de Senghor. On trouve aussi des échos nets de l’épique dans la poésie québécoise de la deuxième moitié du xxe siècle, que l’on pense à la cartographie lyrique du pays dans L’Homme rapaillé de Gaston Miron[7] ou au souvenir de la guerre qui hante Mémoirede Jacques Brault[8]. Cette catégorie semble moins mobilisée pour des corpus plus récents, tandis que la geste anticoloniale a fait place à la désillusion ou au soupçon, qui s’actualisent plutôt dans le lyrisme ou la satire. Pourtant les textes contemporains, en se confrontant aux questions de la migration (Ananda Devi, Ceux du large[9] ; Tanella Boni, Insoutenable frontière[10]) ou de l’écologie (Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique[11] ; Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre[12]) réactivent une dimension épique, notamment dans sa veine odyséenne. </p> <p>Le flou précédemment évoqué n’est donc pas seulement un problème théorique : il constitue véritablement une chance pour l’écriture contemporaine, qui peut puiser dans l’épopée des éléments hétérogènes — ampleur, tension collective, rapport à l’histoire, voix de récitation, motifs de voyage ou de catabase — sans reconduire ses normes anciennes.</p> <p>Parmi les premiers traits définitoires des textes composant le corpus d’études, un premier point à souligner est que nous avons une qualification générique qui n’est pas seulement affaire de réception. Il y a, chez plusieurs auteurs contemporains une intention explicite d’inscription dans la lignée de la poésie épique. Elle peut apparaître dans des titres ou des sous-titres comme chez Anne Weber[13], Mochoachi[14] ou Sylvie Kandé[15]. Parfois, un discours d’escorte est amené à faire le lien comme chez Christophe Manon[16].</p> <p>Tous ces textes vont bien sûr se caractériser par la reprise, l’actualisation, voire le détournement d’un certain nombre d’éléments précis du code de l’épopée (comme l’ampleur du style ; l’oralité, via la présence d’un récitant) ; ils vont également se caractériser par leur relecture de certains thèmes et motifs classiques de l’épopée (ainsi le bellicisme, ou le motif de la descente aux enfers...). Mais là n'est peut-être pas l’essentiel. Un point qui nous semble autrement plus important, c’est que ces œuvres, en recommençant l’épopée de manière souvent plus modeste et plus humble, nous conduisent, à partir de cette ambition épique renouvelée, à repenser les relations entre poésie et histoire. </p> <p>Ces textes peuvent en effet permettre de réfléchir à la façon propre à la poésie de dire l’histoire, les événements collectifs ; à la façon, notamment, dont la poésie peut exprimer les traumatismes de l’histoire. Dans son essai Épique ! Le poète face au temps, à partir d’une méditation sur la première guerre mondiale et l’impossibilité de « regonfler le genre épique au lendemain de cette saignée[17] », Jacques Darras explique son désir de composer une épopée qui, tout en abandonnant la fascination pour la guerre, garderait l’ambition totalisante du genre, au service de la paix européenne : « Éparpillé jusqu’à l’éclat, le sujet européen ne peut se satisfaire quant à lui ni des anciennes idéologies nationales, ni d’aucune forme de totalitarisme sommaire.  Comment faire un tout sans hypothéquer les parties serait notre manière à nous de poser le problème. C’est un problème politique, assurément, mais tout autant un problème poétique[18]. »</p> <p>Le cycle des livres de Monchoachi sous-titrés « Lémisté »[19], cycle qui se déploie depuis plus d’une dizaine d’années, revient quant à lui sur le peuplement de la Caraïbe et des Amériques en interrogeant la naissance de la culture et de la langue créole, dans sa diversité. Les odyssées collectives entrent en écho avec les entremêlements des pratiques culturelles et linguistiques, dont le texte rend compte dans une langue privilégiant les effets de rupture et les glissements d’une langue à l’autre, notamment du français au créole (et inversement). </p> <p>En revenant sur le passé, ces textes entendent donc aussi interroger voire servir le présent ; ils s’inscrivent tout à fait, de ce point de vue-là, dans la tradition de l’épopée – puisque comme le rappelle Florence Goyet, à travers un récit du passé, il s’agit toujours, pour l’épopée, de réinterpréter le présent, de l’éclairer. Même quand les poètes se tournent vers le passé – que ce soit la période de la seconde guerre mondiale ou celles, plus lointaines, des conquêtes coloniales– nous avons bien un travail au présent, pour le présent, et aussi avec des outils formels du présent. En effet, ces textes dialoguent avec le genre de l’épopée tout en entendant inventer des formes artistiques nouvelles pour rendre compte du témoignage des anciens et des traces du passé : le narré chez Patrick Beurard-Valdoye, la réminiscence du récit de voyage chez Sylvie Kandé, les élégies documentaires chez Muriel Pic ; la langue hybride de Monchoachi… Songeons aussi au travail formel de Christophe Manon pour que le flux narratif de l’épopée trouve à s’allier avec la stase définitoire du poème moderne, ou encore à celui d’Oliver Rohe, pour parvenir à écrire, avec Chant balnéaire, « une épopée de la vie ordinaire, de la vie ordinaire en temps de guerre[20] ».</p> <p>Ces œuvres nous renvoient par ailleurs à la question de la distance ou de l’adhésion au présent que pose la récupération de l’épopée par la poésie moderne. Porte du soleil de Christophe Manon trace un double pèlerinage filial et épique, en se plaçant d’emblée sous le patronage littéraire de Virgile et de Dante, mais il n’en est pas moins un livre aux prises avec son époque, avec la politique de son époque. Dans un entretien pour Diacritik, Manon a recours au terme de « chronique[21] » pour justifier cette inscription des représentants du pouvoir politique au sein de son récit. Or associé à un désir d’épopée clairement assumée et revendiquée, le mot « chronique » vient ancrer le genre dans une actualité brûlante au lieu de le renvoyer à la distance de l’histoire. On trouve également des échos de l’actualité internationale chez Samar Chaaban, avec l’évocation du conflit israélo-palestinien[22], ou chez Joëlle Sambi, avec la logique extractiviste à l’œuvre en Afrique centrale[23]. </p> <p>Autre point récurrent dans plusieurs de ces « nouvelles épopées » : la façon dont elles se font épopée d’un moi pluriel, exploration d’une histoire personnelle élargie, qui inclue l’histoire d’une région, d’une nation, d’un espace... Avec le long poème narratif La Maye, Jacques Darras passe contrat avec un lieu géographique précis, et sinueux, soit le fleuve qui donne son titre au poème, fleuve cheminant dans ce territoire du Nord qui fut ouvert à toutes les invasions militaires ; et il retisse, à partir de son cours, les liens entre mémoire individuelle et mémoire commune [24]. Apparaît ainsi un nouveau mode d’épopée où l’autobiographique, le narratif et le rythmique se croisent et dialoguent dans la conscience plus ou moins intense du temps et de l’espace. Dans ce type de démarche, l’inscription du « moi » dans un collectif plus large peut prendre des allures de parodie épique, comme dans Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed de Selim·a Atallah Chettaoui[25].</p> <p>L’épopée pourrait sembler incompatible avec le prosaïsme du monde moderne. Or force est de constater que l’acte d’inscription dans la tradition épique peut être mis au service de la représentation d’un univers contemporain marqué par ce « prosaïsme de la modernité », avec des épopées résolument au et du présent, embrassant sans réserve leur époque et leur espace. Avec son Livre du large et du long, Laura Vazquez raconte le voyage d’une voix et d’un corps pluriel dans le magma du monde qui les entoure, des choses les plus intérieures (sensations) aux plus larges (guerre, populations humaines)[26]. Cette tentation de déborder le lyrisme par une dimension cosmogonique qui inscrit un prolongement épique au projet poétique peut se lire dans certains recueils d’Amina Saïd, comme Gisements de lumière[27], qui fait coïncider l’émergence du sujet lyrique avec une représentation de la naissance du monde. Songeons également à l’initiation à la vie en milieu naturel à laquelle nous invite Gabrielle Filteau-Chiba dans La Forêt barbelée[28]. Cette dimension cosmogonique où le sujet lyrique se situe par rapport à un collectif est également très présente dans la poésie contemporaine autochtone au Québec, comme chez Natasha Kanapé Fontaine[29].</p> <p>D’ailleurs, on pourrait s’essayer à une sorte de classification des tentations épiques contemporaines, avec des tentations plutôt homériques, des tentations plutôt bibliques, le modèle Whitman, aussi, qui imprègne l’œuvre de Pierre Vinclair, proche d’une certaine prosodie visuelle américaine. </p> <p>On pourra donc se demander quelles épopées les poètes du XXIème siècle tendent à écrire. Une épopée des petits, avec le choix de se tourner vers des vies plus « minuscules » ? L’épopée d’un corps, d’une voix, le « je », confronté à la violence du monde, étant, chez Laura Vazquez, Selim·a Atallah Chettaoui ou Oliver Rohe, comme un centre atomique, atomisé dans ses sensations ? Des épopées mettant l’ambition totalisante du genre au service de la paix européenne ou mondiale ? Bien sûr, se demander quelle épopée ces poètes veulent écrire, quel récit collectif ils et elles tendent à construire, c’est réfléchir aux valeurs qu’ils et elles veulent proposer à la société et, partant, nécessairement interroger la place et le rôle de la poésie dans la cité. Tanella Boni s’interroge ainsi : « Explorons les accidents de la grande histoire / Afin d’apercevoir notre place incongrue[30] ». Cette place et ce rôle pourront aussi être étudiés en se penchant sur ces performances qui tendent à rendre le texte épique à son statut originel de co-construction entre public et récitant, le public physiquement présent influant par ses réactions sur la récitation et la composition. </p> <p>Il sera également intéressant de réfléchir à la tension ou à la porosité avec le récit, et d’inscrire cette réamplification du format du poème dans l’histoire de la poésie. Il y a eu, chez plusieurs écrivains modernistes, un « renouvellement du poème qui s’est effectué par un ressourcement narratif et épique », ainsi que le montre bien Emilien Sernier dans son ouvrage Une saison dans le roman[31]. On peut trouver ce type d’ambivalence générique chez Laura Vazquez, Antoine Wauters, Dany Laferrière ou Jacques Darras. </p> <p>Ailleurs, au contraire, l’épopée peut apparaître en filigrane dans des pièces plus brèves, à l’état de question, de prolongement possible ou d’horizon du texte, notamment quand les créateurs ou créatrices pratiquent aussi des performances qui donnent à leurs phrases l’ampleur et le rapport au collectif de certaines pratiques traditionnelles épiques. On pense ici, entre autres, à la poésie slam de Marc Alexandre Oho Bambe[32] ou de Joëlle Sambi. </p> <p>Enfin, plusieurs de ces nouvelles épopées du XXIème siècle brouillent les frontières entre fiction et non fiction, montrant que la poésie est traversée par les mêmes tensions que la production contemporaine dans son ensemble. Il y a une tension, chez certains auteurs, entre des textes procédant à partir de sources documentaires et des récits fictionnels ; leurs écrits permettent alors aussi de réfléchir à la ligne de partage entre invention et documentation. On pourrait trouver des exemples chez Anne Weber, Patrick Beurard-Valdoye et bien d’autres. </p> <p> </p> <p>            Il nous semble donc qu’il faut prendre au sérieux l’aspiration de plusieurs poètes du XXIème siècle à établir un dialogue avec la tradition épique, à se l’approprier, la réélaborer, dans leur propre perspective.  </p> <p> </p> <p>            Le colloque aura lieu à Paris les 2-3 juin 2027. Les propositions de communications (titre, résumé d’environ 300 mots et brève notice bio-bibliographique) sont à adresser <strong>avant le 28 septembre 2026</strong> à Pauline Flepp (<a href="mailto:pauline.flepp@gmail.com">pauline.flepp@gmail.com</a>) et à Florian Alix (<a href="mailto:florian.alix.13@gmail.com">florian.alix.13@gmail.com</a>). </p> <p> </p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>·      Benoît Auclerc (Université Lyon 3)</p> <p>·      Olivier Belin (Sorbonne Université) </p> <p>·      Maxime Del Fiol (Université Montpellier Paul Valéry) </p> <p>·      Laure Michel (Université Lyon 2 Lumière)</p> <p>·      Delphine Rumeau (Université Grenoble Alpes)</p> <p>·      Nathalie Watteyne (Université de Sherbrooke) </p> <p> </p> <p>***<br /> <br />[1] Saulo Neiva, Désirs et débris d’épopée au XXe siècle, Bern, Peter Lang, 2009 ; Delphine Rumeau, Chants du Nouveau Monde. Épopée et modernité, Paris, Classiques Garnier, 2009 ; Cédric Chauvin, Référence épique et modernité, Paris, Honoré Champion, 2012 ; Vincent Dussol, Elle s’étend l’épopée. Relecture et ouverture du corpus épique, Bruxelles / New York, Peter Lang, 2012 ; Inès Cazalas et Delphine Rumeau (dir.), Épopées postcoloniales, poétiques transatlantiques, Paris, Classiques Garnier, 2020 ; <br />[2] Florence Goyet, "L'Épopée (première partie)", Bibliothèque comparatiste, n. 5, 2009, URL : <a href="https://sflgc.org/bibliotheque/goyet-florence-lepopee-premiere-partie/">https://sflgc.org/bibliotheque/goyet-florence-lepopee-premiere-partie/</a>, page consultée le 15 avril 2026.<br />[3] Ibid.<br />[4] Daniel Madelénat, « Présence paradoxale de l’épopée : hors d’âge et sur le retour », Désirs &amp; débris d’épopée au XXe siècle, op. cit., p. 383.<br />[5] Jacques Darras, La Maye, Pantin, Le Castor Astral / In’hui, 2016. <br />[6] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 185. <br />[7] Gaston Miron, L’Homme rapaillé, Montréal, Typo, 1996 [1970]. <br />[8] Jacques Brault, Mémoire [1965], dans Œuvres, ed. François Dumont, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2023. <br />[9] Ananda Devi, Ceux du large, Paris, Bruno Doucey, 2017.<br />[10] Tanella Boni, Insoutenable Frontière, Paris, Bruno Doucey, 2022. <br />[11] Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique, Paris, L’Harmattan, 2020. <br />[12] Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre, Paris, Bruno Doucey, 2017. <br />[13] Anne Weber, Annette, une épopée, Paris, Seuil, 2020. <br />[14] Monchoachi, L’Espère-geste, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2002. <br />[15] Sylvie Kandé, Gestuaire, Paris, Gallimard, 2016 ; La Quête infinie de l’autre rive, Paris, Gallimard, coll. « Continents noirs », 2011. <br />[16] Christophe Manon, Porte du soleil, Lagrasse, Verdier, 2023. <br />[17] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 129. <br />[18] Ibid., p. 157. <br />[19] Monchoachi, Lémistè, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2013 ; Partition noire et bleue, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2016 ; Fugue vs fug, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2021 ; Stretti : la confrontation, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2024. <br />[20] Oliver Rohe, Chant balnéaire, Paris, Allia, 2023, quatrième de couverture. <br />[21] Christophe Manon, « Tout le livre est la légende dorée d’une banale famille de ritals », entretien avec Johan Faerber, Diacritik, en ligne, 22 mars 2023, URL : <a href="https://diacritik.com/2023/03/22/christophe-manon-tout-le-livre-est-la-legende-doree-dune-banale-famille-de-ritals-porte-du-soleil/">https://diacritik.com/2023/03/22/christophe-manon-tout-le-livre-est-la-legende-doree-dune-banale-famille-de-ritals-porte-du-soleil/</a>, consulté le 14 avril 2026. <br />[22] Samar Chaaban, Des montagnes sous la langue, Toulouse, Blast, 2025. <br />[23] Joëlle Sambi, Et vos corps seront caillasses, Montreuil, L’Arche, 2024. <br />[24] Jacques Darras, « Entretien de Marie Étienne avec Jacques Darras », En attendant Nadeau, 3 juillet 2018, URL : <a href="https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/07/03/entretien-darras/">https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/07/03/entretien-darras/</a>, consulté le 15 avril 2026.<br />[25] Selim·a Atallah Chettaoui, Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed, Paris, 10 pages au carré, 2022.<br />[26] Laura Vazquez, Le Livre du large et du long, Paris, Éditions du sous-sol, 2023.<br />[27] Amina Saïd, Gisements de lumière, Paris, La Différence, coll. « Clepsydre », 1998. <br />[28] Gabrielle Filteau-Chiba, La Forêt barbelée, Montréal, Éditions XYZ, 2022. <br />[29] Voir par exemple Natasha Kanapé Fontaine, Manifeste Assi, Montréal, Mémoire d’encrier, 2010. <br />[30] Tanelle Boni, « L’eau sans âge », Insoutenable frontière, op. cit., p. 123. <br />[31] Émilien Sernier, Une saison dans le roman. Explorations modernistes d’Apollinaire à Supervielle (1917-1930), Paris, José Corti, coll. « Les essais », 2022. <br />[32] Voir Marc Alexandre Oho Bambe, Carnet de vertiges. Anthologie à fleur d’encre, Paris, Points, coll. « Poésie », 2025 [2017]. </p>]]></content:encoded>
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      <title>Journée d'étude CPEG "Les arcanes de la création". V. Woolf, E. Zola, Platon (Angers)</title>
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      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 11:03:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>LES ARCANES DE LA CREATION  Journée d’étude universitaire CPGE Lycée Henri Bergson Angers Mercredi 20 janvier 2027 Dans le cadre de la préparation aux concours d’entrée aux Grandes Écoles d’ingénieur, le lycée Henri Bergson d’Angers, organise une journée d’étude universitaire sur les œuvres au programme 2027 : 1.    Plaron, Ion, traduction de Monique Canto, et La République, livre X, 595a-608b, traduction de Georges Leroux, Paris, Flammarion, coll. GF, 2026.2.    Émile Zola, L’Œuvre.3.    Virginia Woolf, Un lieu à soi, traduction de Marie Darrieussecq, Paris, Gallimard, coll. Folio classiques, 2026.  Journée d’étude pluridisciplinaire (lettres, philosophie, études théâtrales, etc.) Les intervenants disposeront de 30 minutes de communication, à destination des étudiants de première et deuxième années des sections scientifiques (Maths sup et Maths spé), pour présenter une des œuvres, un aspect de l’une des œuvres ou bien pour proposer une étude comparée des œuvres, à partir de l’entrée imposée par le programme officiel.  Vous pouvez envoyer vos propositions de communication (titre + une page de présentation problématisée) à gael.prigent@gmail.com, avant le 25 octobre 2026. Réponse du comité scientifique début novembre.  Les frais de déplacement (tarif SNCF 2nde classe en France métropolitaine) et le repas du mercredi midi seront pris en charge [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>LES ARCANES DE LA CREATION </strong></p> <p style="text-align:center;">Journée d’étude universitaire</p> <p style="text-align:center;">CPGE Lycée Henri Bergson</p> <p style="text-align:center;">Angers</p> <p style="text-align:center;">Mercredi 20 janvier 2027</p> <p>Dans le cadre de la préparation aux concours d’entrée aux Grandes Écoles d’ingénieur, le lycée Henri Bergson d’Angers, organise une journée d’étude universitaire sur les œuvres au programme 2027 :</p> <p>1.    Plaron, <em>Ion</em>, traduction de Monique Canto, et <em>La République</em>, livre X, 595a-608b, traduction de Georges Leroux, Paris, Flammarion, coll. GF, 2026.<br />2.    Émile Zola, <em>L’Œuvre</em>.<br />3.    Virginia Woolf, <em>Un lieu à soi</em>, traduction de Marie Darrieussecq, Paris, Gallimard, coll. Folio classiques, 2026. <br /> <br />Journée d’étude pluridisciplinaire (lettres, philosophie, études théâtrales, etc.)</p> <p>Les intervenants disposeront de 30 minutes de communication, à destination des étudiants de première et deuxième années des sections scientifiques (Maths sup et Maths spé), pour présenter une des œuvres, un aspect de l’une des œuvres ou bien pour proposer une étude comparée des œuvres, à partir de l’entrée imposée par le programme officiel. </p> <p>Vous pouvez envoyer vos propositions de communication (titre + une page de présentation problématisée) à <a href="mailto:gael.prigent@gmail.com">gael.prigent@gmail.com</a>, avant le 25 octobre 2026. Réponse du comité scientifique début novembre.</p> <p> Les frais de déplacement (tarif SNCF 2nde classe en France métropolitaine) et le repas du mercredi midi seront pris en charge par l’établissement.</p> <p> Comité scientifique :</p> <p>-       Lorine Bost, professeur CPGE, Agrégée de Lettres modernes, Docteur en littératures et poétiques comparées.</p> <p>-       Gaël Prigent, professeur CPGE, Agrégé de Lettres modernes, Docteur en littérature et civilisation françaises.</p>]]></content:encoded>
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      <title>"Mì parli nò !". Représentations de la criminalité, entre esthétique et éthique (revue Balthazar)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135693/mi-parli-no-representations-de-la-criminalite-entre-esthetique-et-ethique.html</link>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 10:55:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>« “Mì parli nò!” ». Représentations de la criminalité, entre esthétique et éthique La représentation de la criminalité — dans les médias, la littérature, le cinéma, la musique et les arts visuels — constitue un point nodal pour comprendre la relation complexe entre imaginaire collectif, pouvoir et transgression. Depuis des siècles, les figures du bandit, du mafieux, du délinquant urbain peuplent les récits artistiques, oscillant entre l’emblème de l’anti-héros romantique et l’icône pop charismatique, entre la dénonciation sociale et la fascination esthétique. Ce dualisme — entre condamnation et séduction, critique et idéalisation — soulève des questions profondes sur le rôle de l’art dans la construction du sens et dans la gestion de l’ambiguïté morale. Que se passe-t-il lorsque la violence devient belle ? Lorsque l’illégalité devient style ? Lorsque le récit criminel devient spectacle ? Au cœur de cette réflexion se trouve le nœud éthique de la représentation : comment distinguer entre compréhension et complicité, entre narration critique et célébration ? Quelles responsabilités incombent à ceux qui produisent des contenus impliquant des réalités criminelles, et à ceux qui les consomment ? La représentation de la criminalité n’est jamais neutre : elle est traversée par des tensions idéologiques, esthétiques et éthiques [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135693_8fc4ab75cda7bb6e9b932b3e47b80de1.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135693_8fc4ab75cda7bb6e9b932b3e47b80de1.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>« “Mì parli nò!” ». Représentations de la criminalité, entre esthétique et éthique</strong></p> <p>La représentation de la criminalité — dans les médias, la littérature, le cinéma, la musique et les arts visuels — constitue un point nodal pour comprendre la relation complexe entre imaginaire collectif, pouvoir et transgression. Depuis des siècles, les figures du bandit, du mafieux, du délinquant urbain peuplent les récits artistiques, oscillant entre l’emblème de l’anti-héros romantique et l’icône pop charismatique, entre la dénonciation sociale et la fascination esthétique.</p> <p>Ce dualisme — entre condamnation et séduction, critique et idéalisation — soulève des questions profondes sur le rôle de l’art dans la construction du sens et dans la gestion de l’ambiguïté morale. Que se passe-t-il lorsque la violence devient belle ? Lorsque l’illégalité devient style ? Lorsque le récit criminel devient spectacle ?</p> <p>Au cœur de cette réflexion se trouve le nœud éthique de la représentation : comment distinguer entre compréhension et complicité, entre narration critique et célébration ? Quelles responsabilités incombent à ceux qui produisent des contenus impliquant des réalités criminelles, et à ceux qui les consomment ?</p> <p>La représentation de la criminalité n’est jamais neutre : elle est traversée par des tensions idéologiques, esthétiques et éthiques qu’il convient de déconstruire. Dans une perspective pluridisciplinaire, ce numéro de Balthazar entend explorer les multiples formes d’esthétisation du crime et leurs répercussions symboliques, sociales et politiques. L’objectif est d’ouvrir un espace de dialogue entre chercheurs en littérature, philosophie, études médiatiques, arts visuels, sociologie, criminologie et anthropologie culturelle, afin d’analyser les structures narratives et formelles qui transforment l’illégalité en récit, et donc en expérience esthétique. Cette invitation à la réflexion s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent interroger le pouvoir de l’imagination, la fonction du récit et la responsabilité culturelle dans la contemporanéité des séries globalisées, de la nostalgie cinématographique, du true crime et du culte du villain.</p> <p><strong>Thèmes possibles (non exhaustifs) :</strong></p> <p>Narrations littéraires, cinématographiques et télévisuelles de la criminalité organisée <br />Mythe du « méchant fascinant » : construction et déconstruction du héros criminel <br />Langages visuels et sonores du crime dans les différents médias <br />Esthétisation de la violence et des codes criminels dans la culture populaire <br />Implications éthiques de la représentation de la souffrance et des victimes <br />Esthétique de la dégradation urbaine et criminalisation de la marginalité <br />Ambiguïtés morales dans les productions culturelles : consommation, empathie, identification</p> <p>·       Langues acceptées : italien, anglais, français et espagnol.</p> <p>·       Date limite de soumission des contributions : 30 septembre 2026.</p> <p>·       Publication du numéro : décembre 2026.</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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      <title>L’univers littéraire de Cristina Sánchez-Andrade / El universo literario de Cristina Sánchez-Andrade (Nice)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135691/l-univers-litteraire-de-cristina-sanchez-andrade-el-universo-literario-de-cristina-sanchez-andrade.html</link>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 07:33:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>L’univers littéraire de Cristina Sánchez-Andrade Colloque international 1er et 2 octobre 2026  Dans le paysage de la littérature espagnole actuelle, l’œuvre de Cristina Sánchez Andrade propose un univers littéraire singulier fortement ancré dans la ruralité, les présences féminines et les représentations du folklore galicien. Il s’agira de poursuivre des travaux critiques déjà engagés au service d’une ambition monographique qui pourra analyser les caractéristiques de l’écriture de cette autrice, notamment afin d’interroger la portée esthétique et tout à la fois politique. La question de la communauté constitue en effet une ligne de force de la production littéraire de Cristina Sánchez-Andrade : la marginalité rurale et ses traditions, le rapport au vivant, la présence de figures féminines parfois marginalisées ou la prégnance de la mémoire de la Guerre Civile, la tension entre réalisme et merveilleux sont autant de questions qui méritent d’être approfondies par le biais des apports de l’écocritique, des études de genre, de la narratologie ou encore des memory studies. Axes thématiques : Les propositions pourront aborder un ou plusieurs des axes suivants, sans s’y limiter :  1.     Représentations des figures féminines 2.     Ruralité, territorialité et représentations du vivant 3.     Folklore, réalisme et merveilleux [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135691_8882e5f069cc1b7b1b4360e110df6ac3.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135691_8882e5f069cc1b7b1b4360e110df6ac3.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>L’univers littéraire de Cristina Sánchez-Andrade</strong></p> <p>Colloque international</p> <p><strong>1er et 2 octobre 2026</strong></p> <p> Dans le paysage de la littérature espagnole actuelle, l’œuvre de Cristina Sánchez Andrade propose un univers littéraire singulier fortement ancré dans la ruralité, les présences féminines et les représentations du folklore galicien. Il s’agira de poursuivre des travaux critiques déjà engagés au service d’une ambition monographique qui pourra analyser les caractéristiques de l’écriture de cette autrice, notamment afin d’interroger la portée esthétique et tout à la fois politique.</p> <p>La question de la communauté constitue en effet une ligne de force de la production littéraire de Cristina Sánchez-Andrade : la marginalité rurale et ses traditions, le rapport au vivant, la présence de figures féminines parfois marginalisées ou la prégnance de la mémoire de la Guerre Civile, la tension entre réalisme et merveilleux sont autant de questions qui méritent d’être approfondies par le biais des apports de l’écocritique, des études de genre, de la narratologie ou encore des memory studies.</p> <p><strong>Axes thématiques :</strong></p> <p>Les propositions pourront aborder un ou plusieurs des axes suivants, sans s’y limiter : </p> <p>1.     Représentations des figures féminines</p> <p>2.     Ruralité, territorialité et représentations du vivant</p> <p>3.     Folklore, réalisme et merveilleux</p> <p>4.     La tension entre marginalité et communauté</p> <p>5.     La mémoire et les fantômes du passé</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission : </strong></p> <p>Date limite de soumission : 1er septembre 2026</p> <p>Adresses d’envoi : <a href="mailto:lucas.merlos@univ-cotedazur">lucas.merlos@univ-cotedazur</a> ; <a href="mailto:Christine.DI-BENEDETTO@univ-cotedazur.fr">Christine.DI-BENEDETTO@univ-cotedazur.fr</a> ; <a href="mailto:amelie.florenchie@u-bordeaux-montaigne.fr">amelie.florenchie@u-bordeaux-montaigne.fr</a> ; <a href="mailto:isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr">isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr</a>  </p> <p>Les propositions devront comporter : </p> <p>-       Un titre</p> <p>-       Un résumé de 1500 signes environ, espaces incluses</p> <p>-       Une notice bio-bibliographique</p> <p>-       5 mots-clés et les axes choisis</p> <p>—</p> <p>Une publication monographique sera ensuite menée à bien à partir des communications.</p> <p>Les communications doivent être faites en espagnol, qui sera la langue de travail du colloque, lequel se tiendra en présence de Cristina Sánchez Andrade. </p> <p>Nous ne disposons pas de financements propres pour l’hébergement ou le transport.</p> <p>—</p> <p><strong>Responsables scientifiques :</strong></p> <p>Christine Di Benedetto (LIRCES, UniCA)</p> <p>Lucas Merlos (LIRCES, UniCA)</p> <p>Amélie Florenchie (Ameriber, U. Bordeaux Montaigne)</p> <p>Isabelle Touton (Ameriber, U. Bordeaux Montaigne)<br /><br />—</p> <p><strong>El universo literario de Cristina Sánchez-Andrade</strong></p> <p><strong>Coloquio internacional – 1 y 2 de octubre de 2026</strong></p> <p>En el panorama de la literatura española contemporánea, la obra de Cristina Sánchez-Andrade propone un universo literario singular, fuertemente arraigado en la ruralidad, en las presencias femeninas y en las representaciones del folclore gallego. Se trata de dar continuidad a las investigaciones críticas ya iniciadas con vistas a una ambición monográfica que permita analizar las características de la escritura de esta autora, con el fin de interrogar tanto su alcance estético como su dimensión política.</p> <p>La cuestión de la comunidad constituye, en efecto, una línea de fuerza de la producción literaria de Cristina Sánchez-Andrade: la marginalidad rural y sus tradiciones, la relación con lo vivo, la presencia de figuras femeninas a veces marginadas, el peso de la memoria de la Guerra Civil, o la tensión entre realismo y maravilloso son cuestiones que merecen ser profundizadas a partir de las aportaciones de la ecocrítica, los estudios de género, la narratología o los memory studies.</p> <p><strong>Ejes temáticos:</strong></p> <p>Las propuestas podrán abordar uno o varios de los siguientes ejes, sin limitarse a ellos:</p> <p>1.     Representaciones de las figuras femeninas</p> <p>2.     Ruralidad, territorialidad y representaciones de lo vivo</p> <p>3.     Folclore, realismo y maravilloso</p> <p>4.     La tensión entre marginalidad y comunidad</p> <p>5.     La memoria y los fantasmas del pasado</p> <p>—</p> <p><strong>Modalidades de envío:</strong></p> <p>Fecha límite de envío: 1 de septiembre de 2026</p> <p>Direcciones: <a href="mailto:lucas.merlos@univ-cotedazur">lucas.merlos@univ-cotedazur</a>; <a href="mailto:Christine.DI-BENEDETTO@univ-cotedazur.fr">Christine.DI-BENEDETTO@univ-cotedazur.fr</a>; <a href="mailto:amelie.florenchie@u-bordeaux-montaigne.fr">amelie.florenchie@u-bordeaux-montaigne.fr</a>; <a href="mailto:isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr">isabelle.touton@u-bordeaux-montaigne.fr</a> </p> <p>Las propuestas deberán incluir:</p> <p>– Un título<br />– Un resumen de aproximadamente 1 500 caracteres, espacios incluidos<br />– Una nota bio-bibliográfica<br />– Cinco palabras clave y los ejes elegidos</p> <p>Posteriormente se llevará a cabo una publicación monográfica en base a las comunicaciones.</p> <p> Estas deberán presentarse en español, que será la lengua de trabajo del coloquio, el cual se celebrará con la presencia de Cristina Sánchez-Andrade.</p> <p>No contamos con financiación suficiente para el alojamiento o el transporte.</p> <p>—</p> <p><strong>Responsables científicos:</strong><br />Christine Di Benedetto (LIRCES, UniCA)<br />Lucas Merlos (LIRCES, UniCA)<br />Amélie Florenchie (Ameriber, U. Bordeaux Montaigne)<br />Isabelle Touton (Ameriber, U. Bordeaux Montaigne)</p>]]></content:encoded>
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      <title>La construction des récits dans les séries françaises (Montpellier)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135680/appel-a-communication-journee-d-etudes-la-construction-des.html</link>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 01:12:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>AAC – Journée d’études –  La construction des récits dans les séries françaises Vendredi 12 mars 2027 - Université de Montpellier - Paul Valéry Organisée par Clémence Allamand, Isabelle Tournier et Polina Ukhova   Coorganisée par des chercheur·euse.s de plusieurs disciplines (études cinématographiques et audiovisuelles, sciences de l’information et de la communication, linguistique et psychologie) issus des laboratoires RIRRA21, Praxiling et Epsylon de l’université Paul-Valéry, cette journée s’inscrit dans le cadre du projet MIRANDA Sérial’Générations (2025–2028). Ce projet s’intéresse notamment aux publics des séries quotidiennes françaises produites en Occitanie (Demain nous appartient, Un si grand soleil, Ici tout commence), visant à comprendre comment ces séries sont perçues, appropriées et intégrées dans le quotidien des publics. ​ Les séries télévisées, au-delà des séries quotidiennes, constituent un objet de recherche protéiforme particulièrement riche, appelant un dialogue interdisciplinaire. Leur richesse tient à la diversité de leurs écritures scénaristiques, des dispositifs audiovisuels qu'elles mettent en œuvre, des discours qu'elles véhiculent, des pratiques professionnelles dont elles sont issues, ainsi que des usages sociaux et psychosociaux qu'elles suscitent auprès des publics. Cette journée d'étude entend réunir des chercheur·euse·s de différents horizons (sciences du langage, sciences de l'information et de la communication, études cinématographiques et audiovisuelles,  media [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135680_b6aa4ec40acc2e0df8c203fa79be38f8.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135680_b6aa4ec40acc2e0df8c203fa79be38f8.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>AAC – Journée d’études – </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>La construction des récits dans les séries françaises</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Vendredi 12 mars 2027 - Université de Montpellier - Paul Valéry</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Organisée par Clémence Allamand, Isabelle Tournier et Polina Ukhova</strong></p> <p> </p> <p>Coorganisée par des chercheur·euse.s de plusieurs disciplines (études cinématographiques et audiovisuelles, sciences de l’information et de la communication, linguistique et psychologie) issus des laboratoires RIRRA21, Praxiling et Epsylon de l’université Paul-Valéry, cette journée s’inscrit dans le cadre du projet MIRANDA Sérial’Générations (2025–2028). Ce projet s’intéresse notamment aux publics des séries quotidiennes françaises produites en Occitanie (Demain nous appartient, Un si grand soleil, Ici tout commence), visant à comprendre comment ces séries sont perçues, appropriées et intégrées dans le quotidien des publics. ​</p> <p>Les séries télévisées, au-delà des séries quotidiennes, constituent un objet de recherche protéiforme particulièrement riche, appelant un dialogue interdisciplinaire. Leur richesse tient à la diversité de leurs écritures scénaristiques, des dispositifs audiovisuels qu'elles mettent en œuvre, des discours qu'elles véhiculent, des pratiques professionnelles dont elles sont issues, ainsi que des usages sociaux et psychosociaux qu'elles suscitent auprès des publics. Cette journée d'étude entend réunir des chercheur·euse·s de différents horizons (sciences du langage, sciences de l'information et de la communication, études cinématographiques et audiovisuelles,  media studies, sémiologie,  narratologie, sociologie,  psychologie sociale, …) afin d'interroger les enjeux de la mise en récit des séries télévisées à travers l'exploration des conditions et des contraintes de leur élaboration, des représentations qu'elles construisent et véhiculent, ainsi que des modes d'appropriation dont elle font l'objet de la part des publics. </p> <p>En proposant plus spécifiquement d’analyser les enjeux relatifs au processus d’écriture scénaristique et à la construction des récits dans les séries françaises, cette journée d'études invite à interroger les thématiques abordées dans les séries, les modalités de leur traitement, ainsi que les choix narratifs et discursifs qui les sous-tendent. Ainsi, pourquoi certains récits, certaines figures ou certaines intrigues sont-ils privilégiés ? Comment le lien avec le public est-il pensé et construit dans le processus d’écriture ? Quels modes d’identification, d’adhésion ou d’appropriation se développent à travers les récits sériels ? Dans une perspective de dialogue entre disciplines, il s'agira notamment de s'intéresser aux modalités discursives liées aux thématiques investies par les séries, au fonctionnement des écosystèmes de production et aux conditions concrètes du travail des scénaristes. Il conviendra également d’interroger les contraintes éditoriales, les dynamiques de collaboration et les logiques professionnelles qui structurent l’écriture des séries, afin d’éclairer les imaginaires mobilisés dans la fabrique des récits. Si la journée portera une attention particulière aux séries quotidiennes, dont le processus d’écriture présente des spécificités fortes, elle s’inscrit plus largement dans une réflexion sur les pratiques d’écriture scénaristique des séries en France, quels que soient leurs formats ou leurs modes de production.</p> <p>Les propositions de communication pourront s’articuler autour des axes d’études suivants :</p> <p><strong>Axe 1 – Écriture sérielle, narration et construction discursive des enjeux sociaux </strong></p> <p>Le premier axe s'intéresse à la manière dont les séries françaises construisent, configurent et mettent en circulation les enjeux sociaux contemporains à travers leurs dispositifs narratifs et discursifs. Les intrigues consacrées à la santé, à l'écologie, aux relations familiales, au travail, aux violences, aux discriminations ou encore aux rapports intergénérationnels proposent des interprétations du monde social qui se déploient progressivement au fil des arcs narratifs. Les dialogues, les interactions entre les personnages et les choix scénaristiques contribuent ainsi à produire des représentations, à conforter ou à s'inscrire en opposition face à certaines normes et certains comportements, tout en mettant en débat différents modèles de conduite. Ce travail de mise en discours participe au cadrage des enjeux sociaux en façonnant des imaginaires, en légitimant ou en interrogeant les systèmes de valeurs et en proposant des modèles relationnels. Dans cette perspective, les propositions pourront notamment porter sur la structuration des intrigues, les trajectoires narratives associées à une problématique sociale, les positionnements discursifs des personnages, les formes de conflictualité, les processus de légitimation, les mécanismes d'évaluation ou encore les valeurs véhiculées par les dénouements. </p> <p>Cet axe accueille des travaux relevant notamment de la narratologie, de la (socio)linguistique, de l'analyse du discours, de l'analyse des interactions, de la pragmatique, des études sur les représentations sociales, des sciences de la communication ou encore des études cinématographiques, dès lors qu'ils permettent de mieux comprendre comment l'écriture sérielle construit des imaginaires sociaux et participe à la circulation de savoirs, de normes et de modèles relationnels. Dans cette optique, les dialogues de fiction seront envisagés comme des discours écrits répondant à des contraintes scénaristiques et interactionnelles spécifiques, constituant des objets d'analyse à part entière.</p> <p><strong>Axe 2 : La fabrique des récits </strong></p> <p>L'écriture des séries télévisées ne relève pas du seul travail des scénaristes. Elle s'inscrit dans un processus collectif où interviennent de nombreux acteur·ice.s (auteur·ice.s, directeur·ice.s de collection, producteur·ice.s, diffuseur·euse·s, consultant·e·s, expert·e·s, etc.) et où se croisent des contraintes éditoriales, économiques, institutionnelles et organisationnelles qui participent à la construction des récits.</p> <p>Cet axe propose d'interroger les conditions concrètes de production des séries françaises et les logiques qui orientent les choix narratifs. Il s'agira notamment d'analyser les modalités de collaboration entre les différent·e·s professionnel·le·s impliqué·e·s dans l'écriture, les formes de négociation qui accompagnent la fabrication des intrigues, ainsi que le rôle joué par les consultant·e·s ou expert·e·s mobilisé·e·s pour documenter certaines thématiques et garantir la crédibilité des univers fictionnels.</p> <p>Une attention particulière est portée à la manière dont les publics sont anticipés au cours du processus d'écriture. Comment les attentes des spectateur·ice.s sont-elles prises en compte ? Quels rôles jouent les chaînes, les plateformes ou les producteur·ice.s dans la définition des publics visés ? Dans quelle mesure les audiences, les études de réception, les retours des téléspectateur·ice·s ou les échanges sur les réseaux sociaux influencent-ils les orientations narratives ? Les communications pourront également interroger la manière dont les séries s'inscrivent dans l'actualité et cherchent à faire écho aux évolutions de la société, ainsi que les stratégies de promotion et de circulation des contenus qui accompagnent leur diffusion. Les propositions pourront également porter sur les dispositifs de promotion, de médiatisation et de circulation des contenus, en analysant la manière dont ils participent à la mise en visibilité des récits, à leur appropriation et à la construction du lien avec les publics.</p> <p>Enfin, cet axe invite à réfléchir aux spécificités des séries quotidiennes, dont les rythmes de production et de diffusion conduisent à renouveler les pratiques d'écriture. Leur inscription dans une programmation régulière, tout en étant largement accessibles à la demande, invite notamment à questionner leur positionnement entre logique de flux et logique de stock, ainsi que les conséquences de cette hybridation sur les processus de création.</p> <p><strong>Axe 3 : Les séries au prisme des publics : expériences, représentations et appropriations</strong></p> <p>Qu'advient-il de ces récits une fois qu'ils sont mis en circulation ? Les séries ne sont pas seulement des objets de divertissement, elles accompagnent les expériences des spectateur·ices, nourrissent leurs réflexions, et participent à la construction des représentations du monde social.  Les récits et les personnages peuvent devenir ainsi des ressources à partir desquelles les publics interprètent des situations, discutent de questions de société ou élaborent leurs propres expériences. Cet axe propose d'interroger les différentes formes d'engagement et d'identification des publics avec les récits sériels. Les communications pourront notamment s'intéresser aux modalités d'attachement aux univers fictionnels et aux personnages, ainsi qu'aux appropriations individuelles et collectives des récits, ainsi qu'à leur rôle dans la construction des représentations sociales, des normes et des interprétations issues des lectures de ces séries.</p> <p>Cet axe s’intéresse également à l'approche psychologique des publics. Comment les connaissances issues de la psychologie éclairent-elles la conception des personnages, la compréhension des récits ou les choix d'écriture ? Comment le fonctionnement psychologique des publics (cognition, émotion, motivation) est-il anticipé et pris en compte dans la construction des personnages, des intrigues, des dialogues ou du rythme narratif ? Les communications pourront ainsi interroger les enjeux d'accessibilité des récits, qu'il s'agisse de publics en apprentissage, de personnes âgées ou plus largement de la manière dont les séries cherchent à rendre leurs univers compréhensibles et accessibles au plus grand nombre.</p> <p>Au-delà de leur réception par les publics, les séries télévisées peuvent également constituer des ressources mobilisées dans des contextes pédagogiques, professionnels ou scientifiques. Les propositions pourront ainsi interroger les usages des récits sériels dans la médiation, la recherche ou l’enseignement. Bien que les dialogues de séries relèvent de discours fictionnels, soient élaborés et répondent à des contraintes scénaristiques, le corpus sériel peut-il néanmoins constituer une alternative ou du moins un complément aux corpus écologiques pour l'étude du français parlé ? Si tel est le cas, quels phénomènes linguistiques se prêtent le mieux à une analyse fondée sur ce type de corpus ? Quels en sont les apports, mais aussi les contraintes méthodologiques et les limites ?</p> <p>------</p> <p>Les propositions de communication sont à envoyer, sous forme de résumés de 500 mots environ et accompagnées d’une courte bio-bibliographie, aux adresses ci-dessous <strong>avant le 02 novembre 2026 : </strong></p> <p>Clémence Allamand (<a href="mailto:clemence.allamand@umpv.fr">clemence.allamand@umpv.fr</a>)</p> <p>Isabelle Tournier (<a href="mailto:isabelle.tournier@umpv.fr">isabelle.tournier@umpv.fr</a>)</p> <p>Polina Ukhova (<a href="mailto:polina.ukhova@umpv.fr">polina.ukhova@umpv.fr</a>)</p> <p> </p> <p>Afin de favoriser les échanges scientifiques, cette journée d'études se déroulera exclusivement en présentiel.</p> <p><strong>Calendrier :</strong></p> <p>~ Juillet 2026 : Appel à communications</p> <p>~ 02 novembre 2026 : Date limite d’envoi des propositions de communication</p> <p>~ 14 décembre 2026 : Retour des décisions du comité d’évaluation</p> <p>~ 12 mars 2027 : Journée d'études</p> <p> </p> <p>Lieu : Université Paul-Valéry</p> <p>           Site Saint-Charles 2 - Auditorium</p> <p>           71 rue du Professeur Henri Serre</p> <p>           34090 Montpellier</p> <p>    </p> <p>Transport : Depuis la gare Saint-Roch et la gare Montpellier Sud de France - Tram 1 direction Mosson. Arrêt : Albert 1er – Saint-Charles.</p> <p> </p> <p><strong>Bibliographie indicative : </strong></p> <p>Bednarek, M. (2010). The Language of Fictional Television: Drama and Identity. London: Continuum.</p> <p>Bednarek, M. (2018). Language and Television Series: A Linguistic Approach to TV Dialogue. Cambridge: Cambridge University Press.</p> <p>Boudon, H., &amp; Sonet, V. (2017). La créativité dans la production de fictions télévisées en France : une notion en trompe-l’œil ?. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, (21), 99-117.</p> <p>Boudon, H. (2017). Vies privées, problèmes publics : la nouvelle dramaturgie des séries télévisées françaises (Thèse de doctorat, Paris 2 Panthéon-Assas).</p> <p>Breithaupt, F. (2025). The Narrative Brain: The Stories Our Neurons Tell. New Haven and London: Yale University Press. </p> <p>Chalvon-Demersay, S. (1999). « La confusion des conditions. Une enquête sur la série télévisée Urgences ». Réseaux, 17(95), 235-283.</p> <p>Chalvon-Demersay, S. (2011). « Enquête sur l'étrange nature du héros de série télévisée ». Réseaux, 165, 181-214.</p> <p>Chalvon-Demersay, S. (2021). Le troisième souffle. Parentés et sexualités dans les adaptations télévisées. Paris : Presses des Mines.</p> <p>Esquenazi, J.-P. (2014). Séries télévisées : l'avenir du cinéma ? Paris : Armand Colin.</p> <p>Farmer, K. (2015). Sociopragmatic variation in yes/no and wh-interrogatives in hexagonal French: a real-time study of French Films from 1930-2009. Thèse de doctorat. Indiana University.</p> <p>Forchini, P. (2012). Movie language revisited. Evidence from multi-dimensional analysis and corpora. Oxford : Peter Lang.</p> <p>Glevarec, H., Combes, C. &amp; de Saint Maurice, T. (2026). Des séries qui comptent. Sociologie d'un goût contemporain. La Tour-d'Aigues : Éditions de l'Aube.</p> <p>Green, M. C. &amp; Dill, K.E. (2013). «Engaging with Stories and Characters: Learning, Persuasion, and Transportation into Narrative Worlds», in Karen E. Dill (ed.), The Oxford Handbook of Media Psychology, Oxford Library of Psychology. </p> <p>Green, M. C. &amp; Appel, M. (2024). « Narrative Transportation: How Stories Shape How We See Ourselves and the World». Advances in Experimental Social Psychology, 70, 1-82.</p> <p>Jost, F. (2001). La télévision du quotidien. Entre réalité et fiction. Bruxelles : De Boeck Université.</p> <p>Jost, F. (2011). De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ? Paris : CNRS Éditions.</p> <p>Livingstone, S. (1998). Making sense of television: the psychology of audience interpretation (2nd edition). London: Routledge.</p> <p>Maigret, É. (2022). Sociologie de la communication et des médias (4e éd.). Paris : Armand Colin.</p> <p>Maingueneau, D. (2021). Analyser les textes de communication (4e éd.). Malakoff : Armand Colin. </p> <p>Mittell, J. (2015). Complex TV: The Poetics of Contemporary Television Storytelling. New York: New York University Press.</p> <p>Pasquier, D. (1999). La culture des sentiments. L'expérience télévisuelle des adolescents. Paris : Éditions de la Maison des sciences de l'homme.</p> <p>Quaglio, P. (2009). Television dialogue: the sitcom Friends vs. natural conversation. Philadelphia: John Benjamins.</p> <p>Sepulchre, S. (dir.). (2011). Décoder les séries télévisées. Bruxelles : De Boeck.</p> <p>Soulez, G. (2015). Quand le film nous parle : rhétorique, cinéma, télévision. PUF.</p> <p>Soulez, G. (2011). La double répétition. Structure et matrice des séries télévisées. Mise au point. Cahiers de l’association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel, (3).</p>]]></content:encoded>
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      <title>Hack the Game. Game Art, détournements et imaginaires vidéoludiques</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135675/hack-the-game-game-art-detournements-et-imaginaires-videoludiques.html</link>
      <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 02:53:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>English version below Il fut un temps où jouer signifiait suspendre le monde. Un temps hors du temps. Un « cercle magique », dirait Johan Huizinga, protégé de la gravité du réel. Aujourd’hui, ce cercle n’est plus fermé. Né comme divertissement technique, le jeu vidéo s’est progressivement imposé comme l’un des principaux dispositifs culturels de notre époque. Nous ne jouons plus seulement en lui : nous voyons, pensons et habitons le monde à travers des interfaces qui organisent notre expérience selon des logiques de mission, de progression, de récompense et d’avatarisation. Notre regard s’est accoutumé à ce que le jeu vidéo a naturalisé : une insider’s eye view, immersive et opératoire, où l’image n’est plus seulement contemplée mais traversée, et où l’expérience devient un espace d’action. Depuis plusieurs décennies, artistes, hackers, designers et théoriciens déplacent ainsi le jeu vidéo hors de son cadre industriel pour en faire un matériau esthétique, critique et politique. Mods, machinimas, réécritures de code, game art, pratiques de remixing et de reworking, glitch ou détournements interrogent les règles mêmes du dispositif, révélant les idéologies inscrites dans ses architectures techniques. Dans un contexte marqué par la surveillance algorithmique, la gamification des comportements et l’essor de l’intelligence artificielle, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135675_92d65e39131a261332d4b514f918bef9.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135675_92d65e39131a261332d4b514f918bef9.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><em>English version below</em></p> <p>Il fut un temps où jouer signifiait suspendre le monde. Un temps hors du temps. Un « cercle magique », dirait Johan Huizinga, protégé de la gravité du réel. Aujourd’hui, ce cercle n’est plus fermé. Né comme divertissement technique, le jeu vidéo s’est progressivement imposé comme l’un des principaux dispositifs culturels de notre époque. Nous ne jouons plus seulement en lui : nous voyons, pensons et habitons le monde à travers des interfaces qui organisent notre expérience selon des logiques de mission, de progression, de récompense et d’avatarisation. Notre regard s’est accoutumé à ce que le jeu vidéo a naturalisé : une insider’s eye view, immersive et opératoire, où l’image n’est plus seulement contemplée mais traversée, et où l’expérience devient un espace d’action.</p> <p>Depuis plusieurs décennies, artistes, hackers, designers et théoriciens déplacent ainsi le jeu vidéo hors de son cadre industriel pour en faire un matériau esthétique, critique et politique. Mods, machinimas, réécritures de code, game art, pratiques de remixing et de reworking, glitch ou détournements interrogent les règles mêmes du dispositif, révélant les idéologies inscrites dans ses architectures techniques. Dans un contexte marqué par la surveillance algorithmique, la gamification des comportements et l’essor de l’intelligence artificielle, le jeu vidéo apparaît désormais comme un véritable champ de forces où peuvent s’inventer de nouvelles formes de résistance.</p> <p>Au Maroc, cette réflexion accompagne la volonté de faire du jeu vidéo un espace de création, d’innovation et de production d’imaginaires, au-delà de sa seule dimension industrielle. Elle s’inscrit également dans une dynamique méditerranéenne plus large, de Tétouan à Athènes, de Lisbonne à Alexandrie, où institutions artistiques, chercheur·euses et praticien·nes expérimentent de nouvelles formes de circulation des savoirs, de coopération et de création.</p> <p>C’est dans cette perspective que s’inscrit Hack the Game : Game Art, détournements et imaginaires vidéoludiques, première édition du Technology and Art Research International Colloquium (TARIC), organisée dans le cadre de la 17e Biennale des Écoles d’Art en Méditerranée. Le colloque réunira artistes, chercheur·euses, théoricien·nes et praticien·nes afin d’explorer le jeu vidéo comme médium de recherche-création, d’expérimentation esthétique et de pensée critique.</p> <p>Le jeu vidéo peut-il devenir un espace de désobéissance esthétique ? Le code peut-il se faire matière plastique ? L’avatar peut-il devenir un corps agissant ?</p> <p>Plus qu’un simple objet d’étude, le jeu vidéo apparaît aujourd’hui comme un terrain où s’inventent d’autres manières de produire des formes, des récits et des communautés. Là où il y a programme, il existe toujours la possibilité d’une déviation.</p> <p>—</p> <p>There was a time when playing meant stepping outside the world—a suspension of ordinary reality. A time beyond time. A "magic circle", as Johan Huizinga famously described it, sheltered from the gravity of everyday life. Today, however, that circle is no longer closed. Born as a form of technical entertainment, the video game has gradually become one of the defining cultural media of our time. We no longer simply play games; we perceive, think, and inhabit the world through interfaces that shape our experience around systems of missions, progression, rewards, and avatars. Our contemporary gaze has become accustomed to what video games have normalized: an insider's eye view in which images are no longer merely observed but inhabited, and where experience itself becomes a space for action.</p> <p>Over the past decades, artists, hackers, designers, and theorists have moved video games beyond their industrial framework, transforming them into a medium for aesthetic, critical, and political inquiry. Mods, machinima, code interventions, game art, practices of remixing and reworking, glitches, and other forms of détournement challenge the very logic of the medium, exposing the ideologies embedded within its technical architectures. In an era shaped by algorithmic surveillance, the gamification of everyday life, and the rapid expansion of artificial intelligence, video games have become a site where new forms of artistic resistance and critical experimentation can emerge.</p> <p>In Morocco, these questions accompany a growing ambition to position video games not only as an industry, but also as a space for artistic creation, innovation, and the production of new cultural imaginaries. They also resonate within a broader Mediterranean context, stretching from Tetouan to Athens, from Lisbon to Alexandria, where art institutions, researchers, and practitioners are developing new forms of collaboration, knowledge exchange, and creative experimentation.</p> <p>It is within this context that Hack the Game: Game Art, Détournement and Video Game Imaginaries, the first edition of the Technology and Art Research International Colloquium (TARIC), is organised as part of the 17th Mediterranean Biennale of Art Schools. Bringing together artists, researchers, theorists, and practitioners, the colloquium aims to explore video games as a medium for artistic research, aesthetic experimentation, and critical inquiry while fostering dialogue across the Mediterranean region.</p> <p>Can video games become spaces of aesthetic disobedience? Can code become an artistic material? Can the avatar become an acting body?</p> <p>More than a mere object of study, the video game has become a site where new forms, narratives, and communities continue to emerge. Wherever there is a program, there is always the possibility of deviation.</p> <p>—</p> <p><strong>Axes thématiques :</strong></p> <p>Le colloque accueille des propositions s'inscrivant dans les axes suivants, sans s'y limiter :</p> <p><strong>1. Esthétiques du détournement et pratiques du hack</strong>. Mods, Machinimas, glitch art, réécriture de code, interventions dans les moteurs de jeu. Poétiques du dysfonctionnement et stratégies de reworking.</p> <p><strong>2. Game art et recherche-création</strong>. Le jeu vidéo comme langage artistique, médium d’expérimentation esthétique et dispositif de recherche-création dans les pratiques artistiques contemporaines.</p> <p><strong>3. Résistance et imaginaires critiques</strong>. Gamification des comportements sociaux, surveillance algorithmique, jeu et militarisation, contre-narrations et stratégies critiques. Jeu vidéo comme espace de négociation des mémoires collectives et des récits partagés dans l'espace méditerranéen.</p> <p><strong>4. Identités, avatars, corps agissants</strong>. Représentations dans les jeux ; avatar comme espace d'expérimentation identitaire ; postphénoménologie des relations humain-technologie.</p> <p><strong>5. Rétrospective et mémoires du jeu.</strong> Conservation et archivage des pratiques vidéoludiques ; obsolescence technologique ; mémoire des cultures du jeu et tensions esthétiques entre low-poly et photoréalisme face au fétichisme technologique. </p> <p><strong>6. Perspectives décoloniales et scènes émergentes</strong>. Game studies depuis le Sud global et les marges méditerranéennes ; imaginaires postcoloniaux et contre-narrations ; industries créatives locales comme enjeu de souveraineté culturelle ; dynamiques de coopération Nord-Sud et circulations asymétriques des savoirs et des imaginaires vidéoludiques.</p> <p><strong>7. Narrations interactives et imaginaires transmédiatiques.</strong> Narration non linéaire, hypertextualité, co-création narrative, transmedia storytelling et nouvelles formes de récit interactif.</p> <p><strong>8. Serious games et usages culturels du jeu</strong>. Stratégies de médiation culturelle, diffusion et valorisation du patrimoine matériel et immatériel à travers les environnements ludiques.</p> <p><strong>9. Jeu vidéo et pédagogies artistiques</strong>. Expérimentations pédagogiques et pratiques d'enseignement par le jeu et sur le jeu dans les institutions d'enseignement artistique supérieur méditerranéennes.</p> <p>—</p> <p><strong>Types de contributions :</strong></p> <p><strong>1. Communications longues</strong></p> <p>Les communications longues correspondent à des travaux de recherche approfondis en lien avec les axes thématiques du colloque.</p> <p><strong>Article : </strong>4 000 à 6 000 mots (hors notes et bibliographie)</p> <p><strong>Présentation orale :</strong> 15 minutes + 5 min discussion</p> <p><strong>Participation en présentiel requise</strong></p> <p><strong>2. Projets artistiques / œuvres</strong></p> <p>Le colloque accueille également des propositions artistiques explorant le jeu vidéo comme médium de création et d’expérimentation. Les propositions peuvent prendre la forme de :</p> <ul> <li>installations interactives</li> <li>œuvres de game art</li> <li>prototypes expérimentaux</li> <li>performances ou dispositifs ludiques</li> <li>expériences immersives etc..</li> </ul> <p>—</p> <p><strong>Comité d'organisation :</strong></p> <p>Mehdi Zouak, INBA Media Lab, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Mikael Fetri Daoudi, INBA Media Lab, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Chu-Yin Chen, INREV-AIAC, Université Paris 8, France<br />Salma Bahlaouane, INREV-AIAC, Université Paris 8 | INBA Media Lab, France-Maroc<br /><br /><strong>Comité scientifique (en cours de constitution) : </strong></p> <p>Mehdi Zouak, INBA Media Lab, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Hélène Sirven, ACTE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France<br />Chu-Yin Chen, INREV-AIAC, Université Paris 8, France<br />Mohamed Essaaidi, IEEE, ENSIAS, Université Mohammed V, Rabat, Maroc<br />María Inmaculada Rodríguez-Cunill, Periferias CAP, Universidad de Sevilla, Espagne<br />Claire Chatelet, LARA-SEPPIA, ENSAV, Université Toulouse Jean Jaurès, France<br />Peter Sinclair, Locus Sonus Vitae, ESAAix | LESA, Université Aix-Marseille, France<br />Youssef Zaz, Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan, Maroc<br />Houria Kelkoul, Université Ibn Tofail, Maroc<br />Yannick Vernet, La Cellule, ENSP Arles, France<br />Charafdine Majdouline, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Ahmed Mjidou, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Yasser Mesmoudi, ENSA, Université Abdelmalek Essaadi, Tétouan, Maroc<br />Mikael Fetri Daoudi, INBA Media Lab, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Amine Asselman, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc<br />Isabelle Arvers, FBAUL, LARSyS, ITI, Portugal-France<br />Leslie Astier, Locus Sonus Vitae, ESAAix, France</p> <p><strong>Comité artistique :</strong></p> <p>Chu-Yin Chen, INREV-AIAC, Université Paris 8, France<br />Guillaume Stagnaro, ESAAix, France<br />Mikael Fetri Daoudi, INBA Media Lab, Institut National des Beaux-Arts, Tétouan, Maroc</p> <p>—</p> <p><strong>Calendrier et dates clés</strong></p> <p>Date limite d'envoi des résumés des communications et des propositions de projets artistiques pour évaluation en double aveugle : <strong>31 août 2026</strong></p> <p>Notification d'acceptation des communications et des projets artistiques sélectionnés pour l'exposition : <strong>7 septembre 2026</strong></p> <p>Date limite de paiement des frais d'inscription : <strong>du 07 au 30 septembre 2026 (inclus)</strong></p> <p>Publication du programme définitif : <strong>05 octobre 2026</strong></p> <p>Publication des actes du colloque (catalogue de l'exposition, liste des participants et résumés des communications) : <strong>9 novembre 2026</strong></p> <p>17e Biennale des Écoles d'Art en Méditerranée : <strong>du 9 au 13 novembre 2026</strong></p> <p>Date limite d'envoi des textes définitifs pour évaluation en double aveugle et publication ultérieure sous forme de chapitres d'ouvrage : <strong>du 5 octobre 2026 au 10 janvier 2027 (inclus)</strong></p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission :</strong></p> <p>Les propositions doivent être soumises exclusivement via la plateforme <strong>sciencesconf</strong> (<a href="https://taric26.sciencesconf.org/"><strong>https://taric26.sciencesconf.org/</strong></a>), <strong>avant</strong> le <strong>1 septembre 2026</strong>, en suivant les rubriques du formulaire (titre, résumé, mots-clés, axe thématique, type de contribution, affiliation et courte notice biographique des auteur·es). </p> <p><strong>Instructions aux auteurs : <a href="https://taric26.sciencesconf.org/resource/page/id/4">Ici…</a></strong></p> <p>—</p> <p><strong>Lieu du colloque :<br /></strong>Les sessions du colloque se tiendront à l'<strong>Auditorium de l'<a href="https://maps.app.goo.gl/x77r2pshbDFvBrnk7">Institut National des Beaux-Arts (INBA)</a></strong>, Avenue Mohammed V, Cité Scolaire, BP 89, Tétouan, Maroc.</p> <p><strong>Lieu de l'exposition : </strong><br />Les œuvres et projets artistiques sélectionnés seront présentés au <a href="https://maps.app.goo.gl/Qps53TcZtYtB4j4D9"><strong>Centre d'Art Moderne de Tétouan</strong></a>.</p> <p>—</p> <p><strong>Frais d'inscription :</strong></p> <p>Chercheur·euses senior (inclus hébergement) - 300€<br />Doctorant·es (inclus hébergement) - 150€<br />Participant·es de la 17e Biennale des Écoles d'Art en Méditerranée - 60€<br />Participant·es du Maroc (sans hébergement) - 60€<br />5 Boursier·ères du Maroc et du Maghreb (inclus hébergement) - 60€</p> <p><strong>Bourses : </strong>5 bourses couvrant l'hébergement sont disponibles pour les participant·es du Maroc et du Maghreb non invité·es dans le cadre de la Biennale. L'attribution des bourses relève du comité scientifique.</p> <p>Les frais d'inscription incluent (60€) :</p> <ul> <li>L'accès aux sessions du colloque</li> <li>L'accès à l'exposition collective</li> <li>Le programme et les « actes du colloque » (catalogue, liste des participants et résumés)</li> <li>Le certificat de participation</li> <li>Les pauses café</li> <li>La possibilité de publication dans l'ouvrage collectif</li> </ul> <p><strong>Contact : </strong><a href="mailto:hackthegame@inba.ma">hackthegame@inba.ma</a></p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie :</strong></p> <p>Aarseth, Espen. “Computer Game Studies, Year One.” Game Studies 1, no. 1 (2001). <a href="http://www.gamestudies.org/0101/editorial.html">Source</a>.<br />Barnabé, Fanny. “Les détournements de jeux vidéo par les joueurs: Une incarnation du play.” RESET: Recherches en Sciences Sociales sur Internet 4 (2015). <a href="https://doi.org/10.4000/reset.527">DOI</a>.<br />Barnabé, Fanny. “Video Game Détournement: Playing Across Media.” In Proceedings of DiGRA 2019: Game, Play and the Emerging Ludo-Mix. DiGRA, 2019. <a href="https://doi.org/10.26503/dl.v2019i1.1064">DOI</a>.<br />Bey, Hakim. T.A.Z.: The Temporary Autonomous Zone, Ontological Anarchy, Poetic Terrorism. Brooklyn, NY: Autonomedia, 1991.<br />Bittanti, Matteo, and Domenico Quaranta, eds. Gamescenes: Art in the Age of Videogames. Milan: Johan &amp; Levi Editore, 2006.<br />Brin, Sarah E. Artists' Game Mods and the New Public Sphere. Master's thesis, University of Southern California, 2011.<br />Mitchell, Grethe, and Andy Clarke. “Videogame Art: Remixing, Reworking and Other Interventions.” In Level Up: Proceedings of the 1st International Digital Games Research Conference, edited by Marinka Copier and Joost Raessens, 338–348. Utrecht: Utrecht University Press, 2003.<br />Dyer-Witheford, Nick, and Greig de Peuter. Games of Empire: Global Capitalism and Video Games. Minneapolis: University of Minnesota Press, 2009.<br />Flusser, Vilém. Filosofia da Caixa Preta: Ensaios para uma Futura Filosofia da Fotografia. São Paulo: Hucitec, 1985.<br />Flusser, Vilém. “Games.” Translated by Nancy Roth. Flusser Studies, 2019. Originally published as “Jogos,” O Estado de São Paulo, December 9, 1967.<br />Flusser, Vilém. Towards a Philosophy of Photography. London: Reaktion Books, 2000.<br />Galloway, Alexander R. Gaming: Essays on Algorithmic Culture. Minneapolis: University of Minnesota Press, 2006.<br />Huizinga, Johan. Homo Ludens. Boston: Beacon Press, 1955. First published 1938.<br />Ihde, Don. Technology and the Lifeworld: From Garden to Earth. Bloomington: Indiana University Press, 1990.<br />Quaranta, Domenico. “Game Aesthetics: How Videogames Are Transforming Contemporary Art.” In Gamescenes: Art in the Age of Videogames, edited by Matteo Bittanti and Domenico Quaranta, 297–307. Milan: Johan &amp; Levi Editore, 2006.<br />Schleiner, Anne-Marie. “Parasitic Interventions: Game Patches and Hacker Art.” OpenSorcery, 1999. <a href="http://opensorcery.net/patchnew.html">Source</a>.<br />Schleiner, Anne-Marie, Brody Condon, and Joan Leandre. Velvet-Strike [mod for Counter-Strike]. 2002. <a href="http://www.opensorcery.net/velvet-strike/">Source</a>.<br />Wiener, Norbert. Cybernetics: Or Control and Communication in the Animal and the Machine. Cambridge, MA: MIT Press, 1948.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>IVe Congrès international sur la perspective de genre et la didactique des langues et de leurs littératures (Univ. de Castille- La Manche)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135667/ive-congres-international-sur-la-perspective-de-genre-et-la.html</link>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:55:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>IVe Congrès international sur la perspective de genre et la didactique des langues et de leurs littératures les 19 et 20 novembre 2026 à la Faculté d’Éducation d’Albacete de l’Université de Castille-La Manche. Cette quatrième édition aura pour titre : Mémoires traduites, altérité et plurilinguisme Le congrès se veut un espace de rencontre, de réflexion et d’échange scientifique autour des relations entre mémoire, traduction, genre, altérité et diversité linguistique et culturelle. Dans une perspective interdisciplinaire, il s’agira d’examiner les différentes manières dont les mémoires individuelles et collectives s’écrivent, se traduisent, se transmettent et se reconstruisent à travers les langues, les littératures, les discours culturels et les pratiques éducatives. La thématique permettra d’accueillir des recherches, des expériences pédagogiques et des propositions portant notamment sur : — la représentation et la traduction des mémoires individuelles et collectives ;— les écritures de l’identité, de l’altérité, de l’exil, de la migration et du déplacement ;— la perspective de genre dans les langues, les littératures et leur enseignement ;— les voix réduites au silence, minoritaires ou traditionnellement invisibilisées ;— le plurilinguisme, l’interculturalité et la médiation linguistique et culturelle ;— la traduction littéraire et culturelle comme espace de transmission, de transformation ou de résistance ;— la [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135667_67170911148a5f998be433a1345ed769.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135667_67170911148a5f998be433a1345ed769.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>IVe Congrès international sur la perspective de genre et la didactique des langues et de leurs littératures</strong></p> <p><strong>les 19 et 20 novembre 2026 </strong></p> <p><strong>à la Faculté d’Éducation d’Albacete de l’Université de Castille-La Manche.</strong></p> <p>Cette quatrième édition aura pour titre :</p> <p><strong>Mémoires traduites, altérité et plurilinguisme</strong></p> <p>Le congrès se veut un espace de rencontre, de réflexion et d’échange scientifique autour des relations entre mémoire, traduction, genre, altérité et diversité linguistique et culturelle. Dans une perspective interdisciplinaire, il s’agira d’examiner les différentes manières dont les mémoires individuelles et collectives s’écrivent, se traduisent, se transmettent et se reconstruisent à travers les langues, les littératures, les discours culturels et les pratiques éducatives.</p> <p>La thématique permettra d’accueillir des recherches, des expériences pédagogiques et des propositions portant notamment sur :</p> <p>— la représentation et la traduction des mémoires individuelles et collectives ;<br />— les écritures de l’identité, de l’altérité, de l’exil, de la migration et du déplacement ;<br />— la perspective de genre dans les langues, les littératures et leur enseignement ;<br />— les voix réduites au silence, minoritaires ou traditionnellement invisibilisées ;<br />— le plurilinguisme, l’interculturalité et la médiation linguistique et culturelle ;<br />— la traduction littéraire et culturelle comme espace de transmission, de transformation ou de résistance ;<br />— la didactique des langues et des littératures selon des approches inclusives, plurielles et critiques.</p> <p>La date limite d’envoi des propositions de communication est fixée au 30 septembre 2026.</p> <p>Nous encourageons tout particulièrement la participation des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, des doctorantes et doctorants, des jeunes chercheuses et chercheurs, des enseignantes et enseignants de langues et de littératures, ainsi que de toutes les personnes intéressées par les études de genre, la traduction, la mémoire, la diversité culturelle et l’éducation plurilingue.</p> <p>Toutes les informations concernant les axes thématiques, les modalités d’envoi des propositions, les dates, les inscriptions et le programme sont disponibles sur le site officiel du congrès :</p> <p><a href="https://eventos.uclm.es/153861/dates/iv-congreso-internacional-sobre-perspectiva-de-genero-y-didactica-de-las-lenguas-y-sus-literaturas.html">https://eventos.uclm.es/153861/dates/iv-congreso-internacional-sobre-perspectiva-de-genero-y-didactica-de-las-lenguas-y-sus-literaturas.html</a>.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Fabrique narrative et politique du fait divers : regards littéraires et historiques, XIXe - XXIe s. (Paris)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135666/fabrique-narrative-et-politique-du-fait-divers-regards-litteraires.html</link>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 10:41:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Colloque  Fabrique narrative et politique du fait divers  : regards littéraires et historiques (XIXe - XXIe siècles) les 15-16 février 2027 à l’Université Paris Cité  &amp; à l’Université Paris-Est Créteil  Comité d’organisation :  Guillaume Arancibia (UBM Plurielles) ; Lucile Bordes (UBM Plurielles) ; Clara Chauvel-Thébault (UPC Cerilac/Echelles) ; Alice Selenati (UPEC CRHEC) Au croisement de l’Histoire et de la Littérature, le fait divers constitue un observatoire privilégié des mécanismes de mise en récit - et en intrigue - d’un événement. Comme le souligne Laetitia Ganon, « le fait divers rencontre [dès le] XIXe siècle d’autres formes d’écriture, étroitement liées elles-mêmes au journalisme, comme le conte ou le roman-feuilleton, avec lesquelles il échange certains procédés » (Ganon, 2011). En effet, son développement dans la presse s’accompagne d’un lien fort avec le genre romanesque. Relatant des événements à la fois banals et singuliers, il dépasse une fonction qui pourrait être purement informative par l’élaboration d’une narration spécifique. Cette structure narrative du fait divers repose sur des schémas récurrents qui favorisent sa circulation et sa réappropriation. Il devient ainsi un outil d’analyse des processus de production du sens, de l’émotion et des formes de légitimation. Dans les discours médiatiques, le fait divers participe [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Colloque </p> <p style="text-align:center;"><strong>Fabrique narrative et politique du fait divers  : </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>regards littéraires et historiques (XIXe - XXIe siècles)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>les 15-16 février 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>à l’Université Paris Cité  &amp;</strong><strong> à l’Université Paris-Est Créteil </strong></p> <p style="text-align:center;">Comité d’organisation : </p> <p style="text-align:center;"><strong>Guillaume Arancibia (UBM Plurielles) ; Lucile Bordes (UBM Plurielles) ; </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Clara Chauvel-Thébault (UPC Cerilac/Echelles) ; Alice Selenati (UPEC CRHEC)</strong></p> <p><br />Au croisement de l’Histoire et de la Littérature, le fait divers constitue un observatoire privilégié des mécanismes de mise en récit - et en intrigue - d’un événement. Comme le souligne Laetitia Ganon, « le fait divers rencontre [dès le] XIXe siècle d’autres formes d’écriture, étroitement liées elles-mêmes au journalisme, comme le conte ou le roman-feuilleton, avec lesquelles il échange certains procédés » (Ganon, 2011). En effet, son développement dans la presse s’accompagne d’un lien fort avec le genre romanesque. Relatant des événements à la fois banals et singuliers, il dépasse une fonction qui pourrait être purement informative par l’élaboration d’une narration spécifique. Cette structure narrative du fait divers repose sur des schémas récurrents qui favorisent sa circulation et sa réappropriation. Il devient ainsi un outil d’analyse des processus de production du sens, de l’émotion et des formes de légitimation. Dans les discours médiatiques, le fait divers participe à la fabrique de l’actualité et à la hiérarchisation de l’information ; dans les discours politiques, il peut être instrumentalisé comme exemplum, alimentant des stratégies argumentatives et des logiques de persuasion.</p> <p>S’il a longtemps été relégué aux marges du champ légitime de la recherche, le fait divers s’impose depuis plusieurs années comme un observatoire des formes narratives, de leurs effets de réception et des imaginaires sociaux et sensibilités collectives qu’il crée (Ambroise-Rendu, 2004). Objet polymorphe et transversal, le fait divers constitue enfin un terrain pour expérimenter des approches interdisciplinaires et interroger les frontières entre Histoire et Littérature. La numérisation de la presse comme de la littérature nous invite également à réfléchir à la manière dont elle renouvelle les manières d’aborder, de traiter et d’analyser ces archives, tout en conservant une vision critique notamment concernant le choix des corpus numérisés. Le fait divers ne se contente donc pas d’être un objet d’étude : il constitue un véritable outil critique pour penser les régimes de vérité, de narration et de réception des sociétés contemporaines. Dès lors, il convient de s’interroger sur les continuités et les mutations des formes narratives du fait divers du XIXe au XXIe siècle. Comment ses structures évoluent-elles selon les contextes historiques et médiatiques ? Quels effets produisent-elles sur les publics et sur les représentations sociales ? Et de quelle manière le fait divers, en tant que récit, contribue-t-il à configurer des imaginaires collectifs, à construire des figures de l’altérité ou à cristalliser des tensions sociales et politiques ?</p> <p>Ce colloque propose ainsi d’examiner les interactions entre discours littéraires, médiatiques et politiques, en analysant leurs pratiques narratives du fait divers et leurs influences réciproques. Notre réflexion s’étendra du XIXe siècle jusqu’à l’époque contemporaine, et portera plus spécifiquement sur la France, mais des études comparatives entre ce pays et d’autres sont tout à fait encouragées pour mettre en évidence des spécificités. Les communications devront prêter une attention particulière aux méthodologies employées et à la question de l’approche (pluri-)disciplinaire. Les contributions attendues pourront mobiliser des approches issues de l’analyse du discours, de la narratologie, de la littérature, de l’histoire et des sciences politiques et de l’information. Les propositions pourront s’inscrire dans les axes suivants :</p> <p><strong>Dimension littéraire et historique du fait divers</strong></p> <p>En tant qu'événement à la fois banal et marginal, ordinaire et extraordinaire, relevant de « l'inclassable » (Barthes, 1964), le fait divers entretient avec la forme littéraire un rapport à la fois étroit et ambigu. S’il renvoie à un événement historiquement situé, il se distingue par une structure particulière, tendant à se refermer sur elle-même. Il se comporte ainsi comme un événement autosuffisant, dont le contexte politique, économique ou social s'efface pour devenir un simple arrière-plan. C’est en ce sens que Barthes le qualifie d’« information totale », car, comme le rappelle Georges Auclair, la structure du fait divers contient « les unités d’information » propres à une rhétorique classique des circonstances (Auclair, 1970). On portera alors une attention particulière d’une part à cette inscription du fait divers à la croisée de l’histoire et de la littérature et d’autre part à cette structure narrative spécifique qui le caractérise (Baroni, 2007). Car, depuis le XIXe siècle, le fait divers constitue un objet de prédilection pour la fiction littéraire. Des œuvres telles que Le Rouge et le Noir de Stendhal ou La Bête humaine de Zola s’inspirent respectivement de l’affaire Berthet (1827) pour le premier roman, de l’affaire Fenayrour (1882) et de l’affaire Barrême (1886) pour le second. Au XXe siècle, l’affaire Blanche Monier et le procès de Blanche Canaby servent respectivement de canevas à Les Séquestrés de Poitiers (1930) d’André Gide et à Thérèse Desqueyroux (1927) de François Mauriac. Plus récemment, Laëtitia ou la fin des hommes (2016) de Ivan Jablonka ou L’Adversaire (2000) d’Emmanuel Carrère puisent également leur matière dans des faits divers. Une étude du fait divers comme matériau littéraire sera donc la bienvenue. </p> <p>Objet littéraire, le fait divers constitue ainsi, pour la littérature, un matériau de base essentiel, tout en contribuant, au sein des œuvres, à une forme d’élaboration de l’Histoire. En effet, il ne se réduit pas à un simple ressort narratif : il permet d’ancrer la fiction dans une réalité située. En intégrant des événements réels, souvent perçus comme ordinaires, la littérature rend visibles des fragments du passé qui échappent parfois aux récits historiques dominants. Le fait divers devient dès lors un point d’entrée vers une histoire « par le bas », attentive aux expériences individuelles et aux dynamiques du quotidien. Des contributions autour de cette pluralité fonctionnelle du fait divers, entre matériau pour l’intrigue romanesque et pour la documentation historique, sont encouragées. Les communications pourront également s’interroger sur ce qu’implique réellement un passage du fait divers (comme événement historique) aux formes et aux structures du récit ? et plus généralement en quoi le fait divers met en lumière le lien paradoxal entre l’Histoire et la Littérature.</p> <p><strong>Dimension politique du fait divers</strong></p> <p>S’il s’inscrit pleinement dans une dimension littéraire, le fait divers s’inscrit également sans conteste dans une dimension politique. Celle-ci se manifeste dès les choix de sélection opérés : certains événements sont mis en récit, tandis que d’autres sont passés sous silence. On pourra ainsi s’interroger sur la façon et les raisons pour lesquelles ces événements sont choisis. Une attention particulière sera donc donnée aux variations, sur un temps long, des événements mis en récit par le fait-divers, dans une perspective diachronique. En effet, ces choix tracent une frontière entre ce qui peut (ou veut) être dit et ce qui demeure invisible, entre ce qui capte l’attention et ce qui suscite l’indifférence, entre les événements interrogés et ceux qui restent tus. La forme du fait divers variant en fonction des modalités de traitement de ce dernier, entre nuances, torsions et déformations, erreurs, omissions, amplifications, voire exagérations (Ringoot, 2014), on accordera une attention à la mise en mots ou en images d’un événement. La mise en récit ne produit pas des significations politiques identiques pour un même fait divers. Ces significations varient selon qu’elle privilégie l’événement en lui-même ou l’enquête, selon le niveau de précision des détails retenus, ainsi que l’ancrage dans un espace et un contexte déterminés. Le fait divers peut également faire l’objet de réappropriations dans les sphères politiques et militantes, où il devient support de critique ou, à l’inverse, de légitimation d’un régime politique (Boltanski et Esquerre, 2022). À une échelle plus large, il participe également à la construction du national. On sera alors attentif aux circulations des faits divers : la circulation d’un événement local à l’échelle nationale tendant à produire une version partagée du réel, tandis que les faits divers internationaux contribuent, en miroir, à définir et à interroger les contours de l’espace national. Enfin, la mise en récit d’événements, par le fait divers, peut servir de levier pour revendiquer des transformations sociales et politiques : réformes législatives, dispositifs de protection et/ou reconnaissance de groupes vulnérabilisés et invisibilisés. Les communications pourront ainsi aborder les effets et les conséquences politiques d’un fait divers sur le long terme. Il conviendra d’interroger alors les effets concrets de ces discours politiques sur le ressenti et les pratiques des individus.</p> <p><strong>Histoire des réceptions du fait divers</strong></p> <p>À la croisée du discours médiatique, du récit littéraire et de l’énonciation politique, le fait divers constitue un objet hybride dont les fonctions (informative, émotionnelle, morale, économique, politique) contribuent à orienter, voire à configurer des modes spécifiques de lecture, d’interprétation et d’appropriation. En mettant l’accent sur la réception, cet axe vise à comprendre comment les faits divers participent à la construction de normes, de peurs, d’émotions et de formes d’engagement, rejoignant ainsi les perspectives ouvertes par l’histoire des sensibilités (Corbin). Dans le prolongement des travaux de Roland Barthes (1957 ; 1964) sur la structure du fait divers comme forme narrative close et signifiante, cet axe propose donc d’interroger la manière dont les fonctions assignées au fait divers, depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours, déterminent des régimes de réception différenciés et, de fait, contribuent activement à la construction des représentations et des imaginaires. On pourra notamment examiner la tension entre banalité et exceptionnalité, entre exemplarité morale et fascination pour l’irrégulier, qui structure la réception de ces récits (Kalifa, 1995). Enfin, une attention particulière pourra être portée aux dispositifs narratifs et médiatiques : formes brèves de la presse du XIXe siècle, chroniques judiciaires, romans inspirés de faits divers, reportages contemporains ou formats numériques. Comment ces dispositifs encadrent-ils l’interprétation ? Quels effets produisent les variations d’échelle (du local au global), de temporalité (immédiateté médiatique ou réélaboration littéraire) ou encore de focalisation ? On s’attachera aussi à analyser les émotions suscitées par la connaissance des événements rapportés (indignation, colère, peur, insécurité ou indifférence…) : quels types d'émotions sont ressenties, sur quelle durée (persistance éventuelle dans les imaginaires sur plusieurs générations) et comment ces sensibilités influent concrètement sur les pratiques des individus ?</p> <p>Enfin, l’étude du fait divers engage un dialogue fécond entre histoire et études littéraires, mais soulève également des enjeux méthodologiques et épistémologiques majeurs. Pour l’historien comme pour le littéraire, il s’agit de travailler sur des récits déjà construits, médiatisés, souvent retravaillés, qui brouillent la distinction entre fait et fiction, document et mise en intrigue. Les communications sont ainsi invitées à aborder pleinement ces questions méthodologiques et épistémologiques. Comment articuler le regard de l’historien.ne et celui du littéraire ? Quel statut accorder au fait-divers comme source ? Quels outils mobiliser pour penser la réception ? Comment penser la porosité entre discours médiatique et littéraire, propre au fait-divers ? Interroger la réception du fait divers revient ainsi à questionner les cadres mêmes de nos disciplines : cela invite à décloisonner les approches, à croiser les méthodes (analyse de discours, narratologie, histoire culturelle, études médiatiques) et à réfléchir aux conditions de production des savoirs sur des objets situés à la frontière du réel et du récit.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission :</strong></p> <p>Les propositions de communication devront être envoyées <strong>avant le 1er octobre 2026 </strong>à l’adresse mail suivante : <a href="mailto:">guillaume.arancibia@gmail.com</a>.</p> <p>Elles devront comporter un titre, un résumé de la communication (500 mots maximum), accompagnés d’une courte présentation de l’auteur·rice et d’une bibliographie de 5 références maximum. </p> <p>Les communications dureront 25 minutes.</p> <p><strong>Lieu : Université Paris Cité ; Université Paris-Est Créteil </strong></p> <p><strong>Calendrier :</strong></p> <p><strong>Fin juin 2026 : publication de l’appel à propositions ; </strong><br /><strong>1er octobre 2026 : date limite de soumission des propositions ;</strong><br /><strong>30 octobre 2026 : réponses et envoi du programme ;</strong><br /><strong>15-16 février 2027 : colloque.</strong></p> <p><strong></strong>—</p> <p><strong>Bibliographie indicative :</strong></p> <p>Jean-Michel Adam, Le Texte narratif, Nathan, 1985 ; « Unités rédactionnelles et genres discursifs : cadre général pour une approche de la presse écrite », Pratiques, 94, 3-18, 1997 ; « Genres de la presse écrite et analyse de discours », Semen, 13, 2001.</p> <p>Anne-Claude Ambroise-Rendu, Petits récits des désordres ordinaires. Les faits divers dans la presse française des débuts de la IIIe République à la Grande Guerre, Seli Arslan, 2004.</p> <p>Georges Auclair, Le Mana quotidien. Structures et fonctions de la chronique des faits divers, Paris, Anthropos, 1970.</p> <p>Raphaël Baroni, La Tension narrative. Suspense, curiosité et surprise, Paris, Seuil, 2007.</p> <p>Roland Barthes, Mythologies, Œuvres complètes, I, 671-870, [1957] 2002 ; « Structure du fait divers », Œuvres complètes, II, 442-451, [1964b] 2002 ; Essais critiques, Essais, Points Essais, [1964] 2015.</p> <p>Luc Boltanski et Arnaud Esquerre, Qu’est-ce que l’actualité politique ? Événements et opinions au XXIe siècle, Paris, Gallimard, coll. « NRF Essais », 2022.</p> <p>Annik Dubied, « L’analyse médiatique au croisement de la narratologie et de l’ethnologie. Confrontations, délocalisations et “bricolage” », Recherches en communication, 7, 151-166, 1997 ; « Invasion péritextuelle et contaminations médiatiques. Le “fait divers”, une catégorie complexe ancrée dans le champ journalistique », Semen, 13, 2004.</p> <p>Franck Evrard, Fait divers et littérature, Nathan, 1997.</p> <p>Philippe Hamon, « Fait divers et littérature », Romantisme, 97, 7-16, 1997.</p> <p>Dominique Kalifa, “Crimes. Fait divers et culture populaire à la fin du XIXe siècle”, Genèses. Sciences sociales et histoire, 19, 1995, pp. 68-82.</p> <p>Sophie Moirand, Les discours de la presse quotidienne. Observer, analyser, comprendre, PUF, 2007.</p> <p>Roselyne Ringoot, Analyser le discours de presse, Armand Colin, Paris, 2014.</p> <p>Marie-Ève Thérenty, La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle, Seuil, 2007.</p> <p>Laetitia Gonon, “De l’influence d’un style du fait divers criminel sur le roman au XIXe siècle”, in. Croisées de la fiction. Journalisme et littérature, 7, 2011 ; Le fait divers criminel dans la presse quotidienne française du XIXe siècle. Presses Sorbonne Nouvelle, 2012.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité d’organisation : </strong></p> <p>Guillaume Arancibia - Doctorant contractuel en littérature française - Plurielles, Université Bordeaux Montaigne - <a href="mailto:guillaume.arancibia@gmail.com">guillaume.arancibia@gmail.com</a></p> <p>Lucile Bordes - Doctorante contractuelle en littérature comparée et en histoire contemporaine - Plurielles, Université Bordeaux Montaigne - <a href="mailto:lucilebordes@hotmail.com">lucilebordes@hotmail.com</a></p> <p>Clara Chauvel-Thébault - Doctorante et ATER en histoire contemporaine - Cerilac/Echelles, Université Paris Cité - <a href="mailto:clara.chauvel@orange.fr">clara.chauvel@orange.fr</a></p> <p>Alice Selenati - Doctorante contractuelle en histoire contemporaine - Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée (CRHEC), Université Paris-Est Créteil - <a href="mailto:aliceselenati123@gmail.com">aliceselenati123@gmail.com</a></p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>"Ricœur, mort ou vif ?" Séminaire mensuel du Fonds Ricœur (ENS Paris)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135672/ricoeur-mort-ou-vif-seminaire-mensuel.html</link>
      <pubDate>Sat, 18 Jul 2026 03:21:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>English version below « Ricœur, mort ou vif ? ». Séminaire mensuel du Fonds Ricœur – ENS, rue d'Ulm, 2026/27 Présentation du séminaire Le séminaire « Actualités de Ricœur » propose d'offrir un espace de discussion et d'élaboration pour la jeune recherche ricœurienne. Organisé à l'École Normale Supérieure pour l'année 2026–2027, il accueillera des propositions de doctorant·es, post-doctorant·es et jeunes chercheur·euses désireux·ses d'explorer, de prolonger ou de mettre à l'épreuve les ressources de la philosophie de Paul Ricœur. La première édition de ce séminaire a pour titre « Ricœur, mort ou vif ? » – une formule délibérément ambiguë, qui nous invite à interroger à la fois la vitalité interne de son œuvre et sa capacité à nourrir les débats philosophiques, éthiques et politiques d'aujourd'hui.  La phénoménologie herméneutique de Ricœur n'est-elle pas définie essentiellement par la défense, et comme le "vœu", en faveur de la vie, du vif et du vivace ? Mais est-il encore un interlocuteur vivant, ou bien sa pensée s'est-elle sédimentée en patrimoine ? Le séminaire se déroulera selon le format suivant : deux intervenants par séance de la durée de deux heures, dont 30 minutes de présentation et 30 minutes de débat chacun.e.   Pour les [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135672_320704db829c142667f9bb680c06e67e.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135672_320704db829c142667f9bb680c06e67e.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><em>English version below</em></p> <p><strong>« Ricœur, mort ou vif ? ». Séminaire mensuel du Fonds Ricœur – ENS, rue d'Ulm, 2026/27</strong></p> <p><strong>Présentation du séminaire</strong></p> <p>Le séminaire « Actualités de Ricœur » propose d'offrir un espace de discussion et d'élaboration pour la jeune recherche ricœurienne. Organisé à l'École Normale Supérieure pour l'année 2026–2027, il accueillera des propositions de doctorant·es, post-doctorant·es et jeunes chercheur·euses désireux·ses d'explorer, de prolonger ou de mettre à l'épreuve les ressources de la philosophie de Paul Ricœur.</p> <p>La première édition de ce séminaire a pour titre « Ricœur, mort ou vif ? » – une formule délibérément ambiguë, qui nous invite à interroger à la fois la vitalité interne de son œuvre et sa capacité à nourrir les débats philosophiques, éthiques et politiques d'aujourd'hui. </p> <p>La phénoménologie herméneutique de Ricœur n'est-elle pas définie essentiellement par la défense, et comme le "vœu", en faveur de la vie, du vif et du vivace ? Mais est-il encore un interlocuteur vivant, ou bien sa pensée s'est-elle sédimentée en patrimoine ?</p> <p>Le séminaire se déroulera selon le format suivant : deux intervenants par séance de la durée de deux heures, dont 30 minutes de présentation et 30 minutes de débat chacun.e.  </p> <p>Pour les propositions d’interventions, nous proposons trois axes de problématisation et thématiques.</p> <p><strong>Axe I. La vie comme résistance – langage, temps et action</strong></p> <p>Comment la vie s'affirme, se narre et se configure-t-elle face à ce qui la nie ? La phénoménologie herméneutique de Ricœur est traversée par une tension fondamentale entre la puissance d'agir et les formes multiples de son entrave. Face au mal, à l'oubli ou encore à la mort, Ricœur explore les diverses formes de résistances au sein de la vie - métaphores, récits, mémoires, histoire. Ces résistances, en tant qu'actions possèdent une logique intrinsèque et continuent de créer le sens de la vie. </p> <p><strong>Suggestions de pistes</strong></p> <p>1. Le langage comme résistance : Comment la « métaphore vive » (<em>La Métaphore vive</em>, 1975) constitue-t-elle une forme de résistance à « l'entropie du langage », figeant le sens ? En quel sens l'innovation sémantique est-elle un acte vital, une « reviviscence » ?</p> <p>2.  Le récit comme résistance : Dans <em>Temps et récit</em> (1983 –1985), la mise en intrigue est présentée comme une victoire provisoire sur la discordance temporelle. Comment penser cette victoire face à la radicalité de l'« être-pour-la-mort » heideggérien ?</p> <p>3. La mémoire comme résistance : <em>La Mémoire, l'Histoire, l'Oubli </em>(2000) distingue oubli de réserve et oubli d'effacement. En quoi cette distinction engage-t-elle une éthique de la mémoire comme forme de fidélité à la vie ? </p> <p><strong>Axe II. Une vie à soi - ipséité, vulnérabilité, éthicité</strong></p> <p>Comment la vulnérabilité, loin d'être une limite de la subjectivité, en est peut-être la condition de possibilité éthique ? L'herméneutique du soi ricœurienne se construit sur la reconnaissance d'une fragilité constitutive : l'identité narrative est toujours exposée à la rupture, à la souffrance, au pâtir de l'autre - l'autre s'inscrivant au cœur même du soi. Cet axe propose d'approfondir la réflexion sur la relation entre le soi et l'autre, et d'explorer les modalités d'accomplissement d'une « vie bonne » à partir des épreuves concrètes de la vulnérabilité : traumatismes, quête de reconnaissance mutuelle et précarité de l'existence. </p> <p><strong>Suggestions de pistes</strong></p> <p>4. L'épreuve de l'identité narrative : <em>Soi-même comme un autre</em> (1990) articule identité-<em>idem</em> et identité-<em>ipse</em> autour du maintien de soi sous l'épreuve. Que devient cette articulation lorsque l'épreuve est celle de l'effondrement identitaire - maladie grave, exil, trauma ? L’herméneutique ricœurienne de l’identité narrative entre aussi en résonance avec les débats sur la performativité de l'identité et les études de genre (Butler).</p> <p>5. La réciprocité de la reconnaissance : Dans <em>Parcours de la reconnaissance</em> (2004), Ricœur passe de la reconnaissance de soi à la reconnaissance mutuelle. Comment ce parcours peut-il dialoguer avec les théories contemporaines de la vulnérabilité (Weil, Levinas) ou du care ?</p> <p>6. La vie éthique : La « visée éthique » définie dans les « Études éthiques » (<em>Soi-même comme un autre</em>, Études 5 à 7) cherche à réaliser une « vie bonne ». Cette notion est-elle opératoire face aux situations de vie empêchée, de précarité ou de désubjectivation ?</p> <p><strong>Axe III. La survie de Ricœur - héritages présents</strong></p> <p>Ricœur a noué une relation singulière avec son époque, marquée aussi bien par des résonances fécondes que par de vifs conflits. Cet axe cherche à interroger l'actualité philosophique de ces débats passés : quels prolongements, quelles corrections, et quelles ruptures la pensée ricœurienne appelle-t-elle aujourd'hui ? Les propositions inscriront les textes de Ricœur dans un dialogue critique avec des problématiques contemporaines, sans se limiter à la reconstitution historique.</p> <p><strong>Suggestions de pistes</strong></p> <p>7. L’altérité radicale dans la phénoménologie : Ricœur a engagé un double dialogue critique avec la déconstruction derridienne et l'éthique lévinassienne - deux contestations distinctes de l'autonomie du soi, l'une par le jeu du langage, l'autre par l'injonction éthique du visage. Comment ces confrontations éclairent-elles, ensemble, les limites et les ressources de l'herméneutique du soi face aux défis contemporains de l'hospitalité, de la communication et de la responsabilité ? </p> <p>8. L’anthropologie philosophique : L’homme, en tant qu’« homme capable » (<em>Du texte à l'action</em>, 1986), est-il en mesure d’accueillir de nouvelles formes d'agentivité – collective, distribuée, numérique – ou ses présupposés anthropologiques le limitent-ils ? À cet égard, la philosophie ricœurienne pourrait établir un dialogue fécond avec les théories de Stiegler (la rétention tertiaire) et d’Arendt (l’action collective).</p> <p>9. Justices actuelles : Comment les réflexions ricœuriennes sur la justice, la mémoire collective et le pardon (<em>La Mémoire, l'Histoire, l'Oubli</em>, Épilogue) peuvent-elles s'articuler aux enjeux contemporains des conflits mémoriels, des politiques de réconciliation ou des réparations post-coloniales ? La philosophie de Ricœur se noue avec des figures telles que Halbwachs, Derrida et Honneth. Sa réflexion sur la mémoire et le pardon éclaire durablement les pratiques de la justice transitionnelle.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Pour l'envoi des propositions ou toute question, nous vous prions de nous écrire à l'adresse suivante : <a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a>. Les propositions sont attendues de doctorant·es, post-doctorant·es et jeunes chercheur·euses, quelle que soit leur discipline (philosophie, études littéraires, théologie, sciences sociales, droit), dès lors qu'elles s'ancrent dans les textes de Ricœur et les débats contemporains pour lesquels la théorie ricoeurienne pourrait être mobilisée de manière féconde. Les propositions comparatistes ou transdisciplinaires sont bienvenues. Nous accueillerons des propositions en français et en anglais.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité d’organisation</strong></p> <p>Tristan Barberousse (ENS)</p> <p>Kexin Hu (ENS)</p> <p>Martina Lodi (Lumsa-ICP)</p> <p>Qiyu Chen (Montpellier III)</p> <p>— </p> <p><strong>Informations pratiques</strong></p> <p>Envoi de soumission : <a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a>. </p> <p>Date limite de soumission : 20.09.2026</p> <p>Lieu : École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, Paris (75005)</p> <p>Fréquence : mensuelle (année 2026–2027), normalement tous les derniers mardi du mois, en commençant toutefois le mardi 6 octobre.</p> <p>Calendrier : 06/10 ; 27/10 ; 24/11 ; 15/12 (en raison des vacances) ; 26/01 ; 23/02 ; 30/03 ; 27/04.</p> <p><strong>Les propositions de communication devront suivre ces consignes :  </strong></p> <p>Résumé anonymisé de 400 à 600 mots au format Word précisant le titre de la communication, l'axe retenu et la thèse défendue, accompagné d'une bibliographie indicative. <br />Une brève bio-bibliographie (nom, affiliation, situation, directeur·rice de thèse le cas échéant) doit être présentée dans le corps du mail. Afin de faciliter l’archivage et le traitement de votre dossier, nous vous prions de bien vouloir nommer l'objet de votre courriel selon le format suivant : [Candidature Séminaire] Nom – Titre de la communication. Consignes de mise en page pour le résumé (anonyme) : Police Times New Roman ou Arial, taille 12, interligne 1,5.<br />Nous souhaitons que les communications se déroulent en présentiel, pour faciliter les discussions qui sont au cœur de l'esprit séminarial de cette initiative. Nous aurons toutefois un lien pour pouvoir suivre l'événement en distanciel, le cas échéant. </p> <p>—</p> <p>Le séminaire ne dispose pas de budget dédié au remboursement des frais de déplacement et d'hébergement, et la participation en présentiel est à la charge des intervenant·es. Nous les encourageons donc à explorer prioritairement les financements disponibles auprès de leur laboratoire, école doctorale ou institution d'appartenance. </p> <p>—</p> <p>Les intervenant·es retenus·es seront invité·es à soumettre un texte préparatoire (25 000 signes maximum) diffusé aux participant·es une semaine avant la séance, ainsi qu'à l'adresse de contact (<a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a>).</p> <p>—</p> <p>(<em>This English version of the call for papers was produced from the French original with the assistance of AI and revised by the organizers.</em>) </p> <p><strong>Presentation of the Seminar</strong></p> <p>The seminar "Actualités de Ricœur" ("Ricœur Studies Today") aims to offer a space for discussion and development for early-career research on Ricœur. Hosted at the École Normale Supérieure for the 2026–2027 academic year, it welcomes proposals from doctoral students, postdoctoral researchers, and early-career scholars who wish to explore, extend, or put to the test the resources of Paul Ricœur's philosophy.</p> <p>The first edition of this seminar is entitled "Ricœur, Dead or Alive?" — a deliberately ambiguous formulation, one that invites us to question both the internal vitality of his œuvre and its capacity to nourish the philosophical, ethical, and political debates of today.</p> <p>Is Ricœur's hermeneutic phenomenology not defined, in essence, by its defense of — and, as it were, its "vow" (vœu) in favor of — life, the living, and the lively? But is he still a living interlocutor, or has his thought sedimented into heritage?</p> <p>The seminar will follow this format: two speakers per two-hour session, with 30 minutes of presentation and 30 minutes of discussion for each speaker.</p> <p>For paper proposals, we welcome submissions engaging with three thematic axes. </p> <p><strong>Axis I. Life as Resistance – Language, Time, and Action</strong></p> <p>How does life affirm, narrate, and configure itself in the face of what negates it? Ricœur's hermeneutic phenomenology is traversed by a fundamental tension between the power to act and the multiple forms of its hindrance. Confronted with evil, forgetting, or indeed death, Ricœur explores the diverse forms of resistance at work within life — metaphors, narratives, memories, history. These resistances, as actions, possess an intrinsic logic and continue to create the meaning of life.</p> <p><strong>Suggested Lines of Approach</strong></p> <p>1. Language as resistance: How does the "living metaphor" (<em>The Rule of Metaphor</em>, 1975) constitute a form of resistance to the "entropy of language," which freezes meaning? In what sense is semantic innovation a vital act, a "revival"?</p> <p>2. Narrative as resistance: In <em>Time and Narrative </em>(1983–1985), emplotment is presented as a provisional victory over temporal discordance. How are we to think this victory in the face of the radicality of Heideggerian "being-towards-death"?</p> <p>3. Memory as resistance: <em>Memory, History, Forgetting</em> (2000) distinguishes between forgetting kept in reserve and forgetting through effacement. In what way does this distinction commit us to an ethics of memory as a form of fidelity to life?</p> <p><strong>Axis II. A Life of One's Own – Selfhood, Vulnerability, Ethicity</strong></p> <p>How might vulnerability, far from being a limit of subjectivity, be its very condition of ethical possibility? Ricœur's hermeneutics of the self is built upon the recognition of a constitutive fragility: narrative identity is always exposed to rupture, to suffering, to undergoing the action of the other — the other inscribing at the very heart of the self. This axis proposes to deepen reflection on the relation between the self and the other, and to explore the modes by which a "good life" may be accomplished, starting from the concrete ordeals of vulnerability: trauma, the quest for mutual recognition, and the precariousness of existence.</p> <p><strong>Suggested Lines of Approach</strong></p> <p>4. The ordeal of narrative identity: <em>Oneself as Another</em> (1990) articulates <em>idem</em>-identity and <em>ipse</em>-identity around the self-constancy under trial. What becomes of this articulation when the trial is that of identity's collapse — serious illness, exile, trauma? Ricœur's hermeneutics of narrative identity also resonates with debates on the performativity of identity and with gender studies (Butler).</p> <p>5. The reciprocity of recognition: In <em>The Course of Recognition</em> (2004), Ricœur moves from self-recognition to mutual recognition. How might this course enter into dialogue with contemporary theories of vulnerability (Weil, Levinas) or of care?</p> <p>6. The ethical life: The "ethical aim" defined in the "ethical studies" (<em>Oneself as Another</em>, Studies 5-7) seeks to realize a "good life." Does this notion remain operative in the face of situations of thwarted life, precarity, or desubjectivation?</p> <p><strong>Axis III. Ricœur’s Survival – Present Legacies</strong></p> <p>Ricœur maintained a singular relationship with his own era, marked as much by fruitful resonances as by sharp conflicts. This axis seeks to interrogate the philosophical actuality of these past debates: what extensions, what corrections, and what ruptures does Ricœurian thought call for today? Proposals will place Ricœur's texts in critical dialogue with contemporary problematics, without confining themselves to historical reconstruction.</p> <p><strong>Suggested Lines of Approach</strong></p> <p>7. Radical alterity in phenomenology: Ricœur engaged in a twofold critical dialogue with Derridean deconstruction and Levinasian ethics — two distinct contestations of the autonomy of the self, the one through the play of language, the other through the ethical injunction of the face. How do these confrontations, taken together, illuminate the limits and the resources of the hermeneutics of the self in the face of the contemporary challenges of hospitality, communication, and responsibility?</p> <p>8. Philosophical anthropology: Is the human being, understood as the "capable human being" (<em>From Text to Action</em>, 1986), in a position to accommodate new forms of agency — collective, distributed, digital — or do its anthropological presuppositions constrain it? In this regard, Ricœurian philosophy could enter into fruitful dialogue with the theories of Stiegler (tertiary retention) and Arendt (collective action).</p> <p>9. Justice today: How might Ricœur's reflections on justice, collective memory, and forgiveness (<em>Memory, History, Forgetting</em>, Epilogue) be articulated with the contemporary stakes of memory conflicts, politics of reconciliation, or postcolonial reparations? Ricœur's philosophy is bound up with figures such as Halbwachs, Derrida, and Honneth. His reflection on memory and forgiveness continues to shed lasting light on the practices of transitional justice.</p> <p>—</p> <p><strong>Submission Guidelines</strong></p> <p>To submit a proposal or for any inquiries, please write to us at the following address: <a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a>. Proposals are welcome from doctoral students, postdoctoral researchers, and early-career scholars of any discipline (philosophy, literary studies, theology, social sciences, law), provided that they are grounded in Ricœur's texts and in contemporary debates for which Ricœurian theory could be fruitfully mobilized. Comparative and transdisciplinary proposals are welcome. We will accept proposals in French and in English.</p> <p>—</p> <p><strong>Organizing Committee</strong></p> <p>Tristan Barberousse (ENS)</p> <p>Kexin Hu (ENS)</p> <p>Martina Lodi (Lumsa-ICP)</p> <p>Qiyu Chen (Montpellier III)</p> <p>—</p> <p><strong>Practical Information</strong></p> <p>Submissions: <a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a></p> <p>Submission deadline: 20 September 2026</p> <p>Venue: École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, Paris (75005)</p> <p>Frequency: monthly (2026–2027 academic year), normally on the last Tuesday of each month, beginning however on Tuesday 6 October.</p> <p>Schedule: 6 October; 27 October; 24 November; 15 December (due to the holiday break); 26 January; 23 February; 30 March; 27 April.</p> <p><strong>Paper proposals must follow these guidelines:</strong></p> <p>An anonymized abstract of 400 to 600 words in Word format, specifying the title of the paper, the chosen axis, and the thesis defended, accompanied by an indicative bibliography.</p> <p>A brief bio-bibliographical note (name, affiliation, current position, thesis supervisor where applicable) should be included in the body of the email. To facilitate the archiving and processing of your submission, we kindly ask you to format the subject line of your email as follows: [Seminar Application] Surname – Title of the Paper. Formatting guidelines for the (anonymous) abstract: Times New Roman or Arial, 12-point font, 1.5 line spacing.</p> <p>We wish for the papers to be delivered in person, in order to facilitate the discussions that lie at the heart of the seminar spirit of this initiative. A link will nevertheless be available for those who wish to follow the event remotely, where applicable.</p> <p> —</p> <p>The seminar has no dedicated budget for the reimbursement of travel and accommodation expenses, and in-person participation is at the speakers' own expense. We therefore encourage them to explore, as a first step, the funding available from their research unit, doctoral school, or home institution.</p> <p>—</p> <p>Selected speakers will be invited to submit a preparatory text (25,000 characters maximum), to be circulated to participants one week before the session, and sent to the contact address (<a href="mailto:seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com">seminaire.actualites.ricoeur@gmail.com</a>).</p>]]></content:encoded>
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      <title>Les Anciens ont-ils inventé la culture ? La notion de culture, hier et aujourd’hui : formes, histoire, représentations (Rouen)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135654/les-anciens-ont-ils-invente-la-culture-la-notion-de.html</link>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 11:31:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à communications Colloque organisé par Catherine Baroin et Anne-Lise Worms  (Université de Rouen Normandie) Les Anciens ont-ils inventé la culture ? La notion de culture, hier et aujourd’hui : formes, histoire, représentations Le concept de « nature » est aujourd’hui abondamment retravaillé, en particulier par des anthropologues, des philosophes, des théoriciens de l’écologie politique[1]. Cette réflexion porte tout particulièrement sur le couple « nature et culture », distinction traditionnelle dans la philosophie occidentale et en anthropologie, que Philippe Descola et Tim Ingold, entre autres, ont proposé de dépasser. En écho à ces recherches, les spécialistes de l’Antiquité grecque et romaine s’interrogent eux aussi sur la nature et sur le concept d’environnement – en prenant en compte les remises en cause actuelles de celui-ci. C’est ce qu’attestent plusieurs travaux récents et en cours, qui réfléchissent sur différents aspects de la « nature » (phusis, natura) pour les Anciens et qui les mettent en débat avec des conceptions modernes et contemporaines. Ainsi, le récent volume intitulé Natura. Approches anciennes, enjeux contemporains, dirigé par Maria Cecilia D’Ercole, Silvia D’Intino et Florence Gherchanoc (2024), rassemble les contributions de spécialistes de divers domaines (la littérature, la philosophie, le droit, la religion, les images, l’agriculture, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135654_93a7cfd395c7d992e7d3e8921a501faf.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135654_93a7cfd395c7d992e7d3e8921a501faf.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Appel à communications</p> <p style="text-align:center;">Colloque organisé par Catherine Baroin et Anne-Lise Worms </p> <p style="text-align:center;">(Université de Rouen Normandie)</p> <p style="text-align:center;"><strong>Les Anciens ont-ils inventé la culture ?</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>La notion de culture, hier et aujourd’hui : formes, histoire, représentations</strong></p> <p style="text-align:left;">Le concept de « nature » est aujourd’hui abondamment retravaillé, en particulier par des anthropologues, des philosophes, des théoriciens de l’écologie politique<sup>[1]</sup>. Cette réflexion porte tout particulièrement sur le couple « nature et culture », distinction traditionnelle dans la philosophie occidentale et en anthropologie, que Philippe Descola et Tim Ingold, entre autres, ont proposé de dépasser.</p> <p>En écho à ces recherches, les spécialistes de l’Antiquité grecque et romaine s’interrogent eux aussi sur la nature et sur le concept d’environnement – en prenant en compte les remises en cause actuelles de celui-ci. C’est ce qu’attestent plusieurs travaux récents et en cours, qui réfléchissent sur différents aspects de la « nature » (<em>phusis</em>, <em>natura</em>) pour les Anciens et qui les mettent en débat avec des conceptions modernes et contemporaines. Ainsi, le récent volume intitulé <em>Natura. Approches anciennes, enjeux contemporains</em>, dirigé par Maria Cecilia D’Ercole, Silvia D’Intino et Florence Gherchanoc (2024), rassemble les contributions de spécialistes de divers domaines (la littérature, la philosophie, le droit, la religion, les images, l’agriculture, etc.) qui s’interrogent, selon des perspectives croisées (philologique, anthropologique, historique, économique), sur ce qu’est la « nature» dans les mondes grec, romain, indien et sumérien. Dans ce volume, les articles d’Alessandro Buccheri (sur Homère et les présocratiques), de Marion Faure (sur Ovide), de Dario Mantovani (sur le Droit romain) et de Pierre Vesperini (sur Lucrèce) notamment montrent que nature et culture sont loin d’être opposées.</p> <p>S’il est important de s’interroger sur le concept de nature chez les Anciens, il est tout aussi essentiel de réfléchir sur la notion de « culture » dans ces mêmes univers antiques. </p> <p>Pour ce faire, on propose de prendre comme point de départ l’étude des termes latins <em>cultus</em> et <em>cultura</em>, qui sont à l’origine des mots français « culture», « culte », etc., et qui sont très riches de sens. Ces deux mots sont dérivés du verbe <em>colo</em>, lui-même polysémique, qui signifie « habiter » ; « soigner », « s’occuper de », d’où le sens de « cultiver » quand il s’agit de la terre, d’un champ ; « orner » des objets ou des êtres humains ; « respecter », « honorer » (des ancêtres, la patrie…) et plus spécifiquement « rendre un culte à » quand il s’agit des dieux. Le substantif <em>cultus</em>, dérivé du verbe <em>colo</em>, désigne l'action de « prendre soin de », qu'il s'agisse de la terre (agriculture), des animaux<sup>[2]</sup>, des êtres humains, notamment de leur corps (en cela, il est lié aux vêtements, aux ornements, à la parure<sup>[3]</sup>), mais aussi des dieux. Complété par les génitifs <em>animi</em> ou <em>litterarum</em>, il désigne la « culture de l’esprit » et la « pratique des lettres ». <em>Cultus</em> désigne également le résultat de l’acte de « prendre soin », exercé sur ces divers objets. En ce sens, le terme peut dénoter les moyens qui servent à embellir et à orner, mais aussi la « civilisation », le « genre de vie ». Les emplois du terme <em>cultura</em> sont beaucoup moins étendus, mais peuvent avoir les mêmes objets : la terre comme l’esprit, <em>animus</em><sup>[4]</sup>.</p> <p>Il s’agit donc, dans un premier temps, de partir de l’exploration des différents emplois des mots latins <em>cultus</em> (surtout) et <em>cultura</em>, en montrant les relations éventuelles entre ces emplois, pour s’interroger sur les conceptions, les représentations et l’imaginaire romains de la « culture » – sans donner de celle-ci une définition préalable et restrictive. La polysémie du substantif et du participe passé <em>cultus</em> peut ainsi constituer le point d’appui de différentes questions :</p> <p>- Quelle est la relation des mots <em>cultus</em> et <em>cultura</em> avec le terme latin <em>natura</em>, qui signifie, pour le dire rapidement, la « naissance », la « nature d'une chose » et « l'ensemble du monde physique », animé et non animé ?</p> <p>- Quelle relation est faite par les auteurs latins entre le culte des dieux et les autres acceptions du mot <em>cultus</em><sup>[5]</sup> ?</p> <p>- Comment s’articulent les notions de <em>cultus</em> et de <em>rusticitas</em> ? </p> <p>- Quelle est la place des animaux au sein de la relation entre nature et (agri)culture ?</p> <p>- L’agriculture est-elle le modèle de la culture de soi, du corps et de l’esprit ?</p> <p>- Où est la place de la nudité dans le partage entre nature et culture ? Et celle de la beauté ?</p> <p>- Quels liens peut-on faire entre <em>cultus</em>, <em>eruditio</em>, <em>humanitas</em>, <em>urbanitas</em> ?</p> <p>- Ceux que les Romains considèrent traditionnellement comme des Barbares ont-ils du <em>cultus</em> ? Si l’on envisage le <em>cultus</em> comme « genre de vie », « mode de vie », cela ne paraît pas impossible.</p> <p>La finalité de ces questions, dont la liste n’est pas exhaustive, n’est pas seulement d’explorer ce qu’est le <em>cultus</em> pour les Romains de l’Antiquité, mais de mettre en perspective la « culture » du point de vue romain avec ce qu’elle peut être dans d’autres civilisations et à d’autres périodes, grâce à de multiples approches (linguistique et sémantique, littéraire, philosophique, anthropologique, historique, artistique…). Ainsi, pour faire référence ici, en amont, au seul monde grec ancien, on se demandera, par exemple, comment s’y organisent le lexique et les concepts de la « culture » au sens large, alors même que la grille des termes latins ne peut être appliquée à la langue grecque. En effet, pour paraphraser Jean-Pierre Vernant qui soulignait que « Le grec ne connaît pas de terme correspondant à celui de “travail” »<sup>[6]</sup>, nous pourrions dire que le grec ne connaît pas non plus de terme correspondant à celui de « culture » (dans ses multiples acceptions en latin comme en français). L’on pourra ainsi s’appuyer sur cette difficulté pour s’interroger, par exemple, sur ce à quoi s’oppose le terme de <em>phusis</em>, sur ce que recouvrent les termes <em>paideia</em>, <em>therapeia/therapeuô</em>, <em>kosmos</em>, <em>schêma</em>, …</p> <p>Les questions proposées ci-dessus peuvent être synthétisées selon quelques orientations ou articulations qui permettent aisément d’aborder d’autres champs de recherche que ceux de l’Antiquité :</p> <p>- culture/nature</p> <p>- culture/urbanité/rusticité</p> <p>- culture, parure, ornement, artifice/état brut, non travaillé</p> <p>- culture/authenticité</p> <p>- culture, civilisation, humanité/monde sauvage/barbare, autre, étranger</p> <p>- culture/éducation, formation, art</p> <p>- culture/nature/beauté, etc.</p> <p>À partir de cette réflexion sur les conceptions antiques de la « culture », et en parallèle avec elle, notre souhait est donc de construire un colloque interdisciplinaire, où le dialogue soit ouvert avec des anthropologues qui puissent faire le point sur la pensée contemporaine de ces questions, mais aussi avec des spécialistes de périodes et d’aires culturelles autres que celles de l’Antiquité<sup>[7]</sup>, relevant de différentes disciplines : littérature, philosophie, histoire, géographie, sociologie, droit, économie, sciences de l’éducation<sup>[8]</sup>…</p> <p> À une époque où la « culture », en un sens certes plus restreint, peut paraître partout menacée<sup>[9]</sup>, il nous semble important de réfléchir et de s’interroger à nouveaux frais sur la notion même de « culture », dans son historicité, ses multiples représentations, et son actualité. </p> <p>—</p> <p><em>Dates</em><strong> : du mercredi 26 mai au vendredi 28 mai 2027</strong></p> <p><em>Lieu</em><strong> : Université de Rouen Normandie</strong></p> <p><em>Organisatrices</em> : Catherine Baroin (Université Rouen Normandie - URN, UR 4705 ERIAC / UMR 8210 ANHIMA) et Anne-Lise Worms (Université Rouen Normandie - URN, UR 4705 ERIAC).</p> <p><em>Modalités de soumission des propositions </em>:</p> <p>les propositions de communication (d’un maximum de 1000 mots) seront envoyées <strong>avant le 15 JANVIER</strong> <strong>2027</strong> à :</p> <p><a href="mailto:catherine.baroin@univ-rouen.fr">catherine.baroin@univ-rouen.fr</a></p> <p><a href="mailto:anne-lise.worms@univ-rouen.fr">anne-lise.worms@univ-rouen.fr</a></p> <p>Cette rencontre donnera lieu à une publication. </p> <p>—</p> <p><strong><em>Comité scientifique</em></strong> :</p> <p>Matthieu Amat (URN) ; Lydie Bodiou (Université de Poitiers) ; Marine Bretin-Chabrol (Université Jean Moulin-Lyon 3) ; Marion Faure (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; Isabelle Gassino (URN) ; Florence Gherchanoc (Université Paris Cité) ; Mélanie Lucciano (URN) ; Véronique Mehl (Université Bretagne Sud) ; Estelle Oudot (Université Bourgogne Europe) ; Veronica Revello (URN) ; Joëlle Soler (Sorbonne Université) ; Jean Trinquier (ENS-PSL) ; Emmanuelle Valette (Université Paris Cité) ; Anne Vial-Logeay (URN).</p> <p>—</p> <p><strong><em>Indications bibliographiques (classement thématique) :</em></strong></p> <p><strong>Sur le <em>cultus</em> et le <em>kosmos</em> : </strong></p> <p>- Baroin Catherine, <em>Beauté et présentation de soi dans le monde romain. Normes, écarts et transgressions</em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025.</p> <p>- Berg Ria, « Wearing Wealth. <em>Mundus Muliebris</em> and <em>Ornatus</em> as Status Markers for Women in Imperial Rome », dans P. Setäla, R. Berg, R. Hälikka, M. Keltanen, J. Pölönen, V. Vuolanto, <em>Women, Wealth and Power in the Roman Empire</em>, Rome, Acta Instituti Romani Finlandiae, 2002, p. 15-72.</p> <p>- Blonski Michel, <em>Se nettoyer à Rome. IIe s. avant J.-C.- IIe s. après J.-C. Pratiques et enjeux</em>, Paris, Les Belles Lettres, 2014.</p> <p>- Bodiou Lydie et Mehl Véronique (dir.), <em>Dictionnaire du corps dans l’Antiquité</em>, Rennes, PUR, 2019.</p> <p>- Boudon-Millot Véronique, « Médecine et esthétique : Nature de la beauté et beauté de la Nature chez Galien », <em>BAGB</em>, 2, 2003, p. 77-91.</p> <p>- Briand Michel, « Esthétique et idéologie du <em>kosmos</em> dans la poésie mélique grecque archaïque », dans L. Bodiou, F. Gherchanoc, V. Huet et V. Mehl (éd.), <em>Parures et artifices : le corps exposé dans l’Antiquité</em>, Paris, L’Harmattan, 2011, p. 217-232.</p> <p>- Brulé Pierre, <em>Les sens du poil (grec)</em>, Paris, Les Belles Lettres, 2015.</p> <p>- Casevitz Michel, « À la recherche du <em>Kosmos</em>. Là tout n’est qu’ordre et beauté », <em>Le temps de la réflexion</em>, 10, 1989, p. 97-119.</p> <p>- Cordier Pierre, « L’ethnographie romaine et ses primitifs : les paradoxes de la préhistoire au présent », <em>Anabases</em>, 3, 2006, p. 173-193. <a href="https://journals.openedition.org/anabases/2716">https://journals.openedition.org/anabases/2716</a></p> <p>- Gherchanoc Florence, « Beauté, ordre et désordre vestimentaires féminins en Grèce ancienne », <em>Clio. Histoire, Femmes et Sociétés, 36 : Costumes,</em> S. Cassagnes-Brouquet C. Dousset-Seiden (dir.), 2012, p. 19-42.</p> <p>- Gherchanoc Florence, « “L’attrait du <em>kosmos</em>, le désir de parure, le plaisir d’être [belle ou] beau” et les dangers de l’éclat. Mode de circulation des parures nuptiales et des présents conjugaux en Grèce ancienne », dans H. Harich-Schwarbauer und C. Scheidegger Lämmle (éd.), <em>Gender Studies in den Altertums Wissenschaften. Women and Objects in Antiquity</em>, Trèves, WVT, 2022, p. 225-240.</p> <p>- Guez Jean-Philippe, Klein Florence, Peigney Jocelyne, Prioux Evelyne (dir.), <em>Dictionnaire des images du poétique dans l’Antiquité</em>, Paris, Classiques Garnier, 2025.</p> <p>- Prêtre Clarisse, Kosmos et kosmena. <em>Les offrandes de parure dans les inscriptions de Délos</em>, Liège, Presses universitaires (Kernos, suppl., 27), 2008.</p> <p>- Puhvel Jaan, « The Origins of Greek <em>Kosmos</em> and Latin <em>Mundus</em> », <em>AJPh</em>, 97-2, 1976, p. 154-167.</p> <p>- Robert Jean-Noël, « Société et <em>cultus</em> à l’époque de Martial », <em>Humanitas. Revista do Instituto de Estudos Clássicos</em>, 56, 2004, p. 49-69.</p> <p><a href="https://www.uc.pt/fluc/eclassicos/publicacoes/humanitas56">https://www.uc.pt/fluc/eclassicos/publicacoes/humanitas56</a></p> <p>- Wilhelm Robert M., « The second <em>Georgic</em>. The Sowing of a Republic », <em>Ziva Antiqua</em>, 26.1, 1976, p. 63-72. <a href="https://antiquitasviva.com/regular-issues/ziva-antika-antiquite-vivante-26-1-1976/">https://antiquitasviva.com/regular-issues/ziva-antika-antiquite-vivante-26-1-1976/</a></p> <p> </p> <p><strong>Sur la culture et l’éducation :</strong></p> <p>- Bonner Stanley F., <em>Education in ancient Rome: from the elder Cato to the younger Pliny</em>, Berkeley/Los Angeles, University of California Press, 1977.</p> <p>- Jaeger Werner, P<em>aideia. La formation de l’homme grec</em>, Paris, Gallimard, 1988 (19341 ; 1954-19592).</p> <p>- Marrou Henri-Irénée, <em>Histoire de l’éducation dans l’Antiquité</em>, Paris, Le Seuil, 19917 (1948).</p> <p> </p> <p><strong>Sur le <em>cultus</em> dans la poésie élégiaque :</strong></p> <p>- Fabre-Serris Jacqueline, « <em>De cultu puellarum</em>. Modélisation et enjeux de la toilette des femmes selon les élégiaques (Tib.3.8, Properce 1.2, Ovide) », dans H. Harich-Schwarbauer und C. Scheidegger Lämmle (éd.), <em>Gender Studies in den Altertums Wissenschaften. Women and Objects in Antiquity</em>, Trèves, WVT, 2022 p. 171-85.</p> <p>- Faure Marion, « Rome au naturel ? Paradoxes poétiques d’Ovide entre nature et... parure », dans M. C. D’Ercole, S. D'Intino, F. Gherchanoc (dir.), <em>Natura. Approches anciennes, enjeux contemporains</em>, Paris, Classiques Garnier, 2024, p. 165-174.</p> <p>- Watson Patricia, « Ovid and <em>cultus</em>: Ars Amatoria 3. 113-28 », <em>TAPhA</em>, 112, 1982, p. 237-244.</p> <p></p> <p><strong>Sur le rapport nature/culture :</strong></p> <p>- Blandenet, Maelys, « Le poète paysan des <em>Géorgiques</em> : un homme de culture », <em>BAGB</em>, 2, 2007, p. 123-146.</p> <p>- Blandenet, Maelys, « Rusticité et identité romaine à l’époque républicaine », <em>Vita Latina</em>, 193-194, 2016. p. 29-44.</p> <p>- Corbeill Anthony, <em>Nature Embodied: Gesture in Ancient Rome</em>, Princeton et Oxford, PUP, 2004.</p> <p>- Descola Philippe, <em>Par-delà nature et culture</em>, Paris, Gallimard, 2005.</p> <p>- Ingold Tim, « Culture, nature et environnement » (édité par P. Charbonnier, trad. P. Madelin), <em>Tracés, 22 : Écologiques. Enquêtes sur les milieux humains</em>, 2012, p. 169-187. <a href="https://journals.openedition.org/traces/5470">https://journals.openedition.org/traces/5470</a></p> <p> </p> <p><strong>Sur les plantes et l’utilisation du lexique et des métaphores végétales pour décrire des réalités et des institutions humaines : </strong></p> <p>- Bretin-Chabrol Marine, « Soigner la terre, matrice des plantes. Agriculture et gynécologie chez Columelle », dans A. Macé et S. Carvallo (éd.), <em>Analogies végétales dans la connaissance de la vie de l’Antiquité à l’âge classique</em>, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté 2023. Volume en ligne : <a href="https://books.openedition.org/pufc/51621">https://books.openedition.org/pufc/51621</a></p> <p>- Buccheri Alessandro, <em>Penser les humains à travers les plantes. Métaphores botaniques du corps et de la parenté dans la poésie grecque archaïque et classique</em>, Grenoble, J. Millon, 2024<sup>10</sup>. </p> <p> </p> <p><strong>Sur les animaux :</strong></p> <p>- Lazaris Stavros, Spruyt Margaux et Trinquier Jean, « Le refus du visage animal durant l’Antiquité et le Moyen Âge », dans É. Baratay (dir.), <em>L’animal désanthropisé. Interroger et redéfinir les concepts</em>, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2024, p. 33-51. <a href="https://books.openedition.org/psorbonne/129708">https://books.openedition.org/psorbonne/129708</a></p> <p>- Le Doze Philippe, <em>Les animaux dans le monde romain</em>, Paris, PUF, 2026.</p> <p>- Pfaff-Reydellet Maud, <em>Le bestiaire des poètes. La mise en scène de l’animal chez Lucrèce, Virgile et Ovide</em>, Paris, Sorbonne Université Presses, 2025.</p> <p> </p> <p><strong>Sur la nature :</strong></p> <p>- d’Ercole Maria Cecilia, D’Intino Silvia et Gherchanoc Florence (dir), <em>Natura. Approches anciennes, enjeux contemporains</em>, Paris, Classiques Garnier, 2024.</p> <p><a href="https://classiques-garnier.com/natura-approches-anciennes-enjeux-contemporains.html">https://classiques-garnier.com/natura-approches-anciennes-enjeux-contemporains.html</a></p> <p>- Macé Arnaud, « La naissance de la nature en Grèce ancienne », dans S. Haber et A. Macé (éd.), <em>Anciens et Modernes par-delà nature et société</em>, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2012, p. 47-84. <a href="https://books.openedition.org/pufc/42387">https://books.openedition.org/pufc/42387</a></p> <p> </p> <p><strong>Sur le spectacle de la nature, en relation avec sa présence dans l’espace domestique, notamment sous forme picturale : </strong></p> <p>-<em> Le spectacle de la nature. Regards grecs et romains</em>, s. dir. Emmanuelle Valette et Stéphanie Wyler, Cahiers Mondes anciens, 2017. <a href="https://journals.openedition.org/mondesanciens/1872">https://journals.openedition.org/mondesanciens/1872</a></p> <p>- <em>Nature/natures : approches anthropologiques</em>, <em>Mètis</em>, N.S.20, 2022.</p> <p> </p> <p><strong>Notes : </strong></p> <p>1. Voir par exemple Philippe Descola et Alessandro Pignocchi, <em>Ethnographies des mondes à venir</em>, Paris, Éditions du Seuil, 2022.</p> <p>2. Notons qu’en français on « élève » des animaux, mais qu’en latin on pratique le <em>cultus</em> des champs et du bétail (Virgile, Columelle) : si l’on se fie au lexique, ce n’est pas le fait de faire grandir qui compte (comme pour des petits humains), c’est d’abord le faire de prendre soin, de veiller sur.</p> <p>3. En ce sens, le nom <em>cultus</em> est proche des substantifs <em>ornatus</em> et <em>ornamentum</em> (ornement), mais aussi <em>mundus</em> (objets de toilette, ornements, en particulier dans l’expression <em>mundus muliebris</em>). Il existe aussi l’adjectif <em>mundus</em>, dont le premier sens est « propre ». On ne sait pas si le substantif « <em>mundus</em> » qui signifie « monde », « univers » et <em>mundus</em> au sens d’objet de toilette ou de parure ont la même origine.</p> <p>4. Cf. Cicéron, <em>Tusculanes</em>, II, 5, 13.</p> <p>Pour ces différents sens et emplois de <em>colo</em>, de <em>cultus</em> et de <em>cultura</em>, nous nous appuyons ici sur le classement du <em>Thesaurus Linguae Latinae</em> – qui peut évidemment être remis en question et retravaillé.</p> <p>5. Voir par exemple Augustin, <em>Cité de Dieu</em>, X, 1.</p> <p>6. J.-P. Vernant, <em>Mythe et pensée chez les Grecs</em>, Éditions François Maspéro, Paris, 1969 (section IV, chap. 2, « Travail et nature dans la Grèce ancienne », p. 197).</p> <p>7. Notamment celles de l’Unité de Recherches ERIAC (UR 4705 Université de Rouen : <a href="https://eriac.univ-rouen.fr/)">https://eriac.univ-rouen.fr/)</a></p> <p>8. Ce colloque s’inscrira également dans les orientations scientifiques de l’axe 2 de l'IRIHS (Fédération de recherche en SHS de l’université de Rouen), Cultures, patrimoines, langages, représentations (<a href="https://irihs.univ-rouen.fr/irihs/">https://irihs.univ-rouen.fr/irihs/</a>).</p> <p>9. Voir, par exemple, le titre du numéro 5 de la revue Analyse, Opinion, Critique (AOC, printemps 2026) : CULTURE.</p> <p>10. Voir le projet ERC Starting Grant (2023-2028) dirigé par A. Buccheri et intitulé « POLYBOTA. Polytheism and Botany: An Experimental Approach to the Environmental Dimensions of Ancient Greek Religion » : <a href="https://anr.fr/Project-ANR-23-AERC-0010">https://anr.fr/Project-ANR-23-AERC-0010</a> </p> <p><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </p> <p><br /> <br /> <br /> <br /> <br /> </p>]]></content:encoded>
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      <title>Le corps à l'épreuve des frontières</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135663/le-corps-a-l-epreuve-des-frontieres.html</link>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:25:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à contributions Chapitres d'ouvrage aux Presses Universitaires Indianocéaniques  LE CORPS À L'ÉPREUVE DES FRONTIÈRES  Dirigé par : Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion) Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion) Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion) Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion) Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion)  ARGUMENTAIRE  L'ouvrage collectif Le corps à l'épreuve des frontières souhaite explorer les multiples manières dont les corps humains, qu'ils soient individuels, collectifs, réels ou représentés (Le Breton et al. 2013; Berthelot, 1997), se confrontent aux limites qui les environnent, affectent leurs déplacements, orientent leurs trajectoires et, partant, les définissent, les contraignent ou les transforment.  Les frontières, comprises au sens large, couvrent l'ensemble de ces limites, qu'elles soient politiques ou territoriales, sociales ou normatives mais aussi esthétiques, médiatiques, temporelles ou perceptives. Elles concernent autant les corps vécus que les corps imaginaires, performés ou médiés par des dispositifs techniques.  Le « corps » et la « frontière » sont deux notions productives en sciences humaines et sociales. De nombreux travaux ont mis à profit ces notions (sans forcément les lier) pour penser, entre autres, le pouvoir, les relations humaines, les mobilités, l'identité, l'altérité, la violence, la beauté, le [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135663_06983dcb57941a9591640f9730550279.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135663_06983dcb57941a9591640f9730550279.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Appel à contributions</strong></p> <p style="text-align:center;">Chapitres d'ouvrage aux Presses Universitaires Indianocéaniques </p> <p style="text-align:center;"><strong><em>LE CORPS À L'ÉPREUVE DES FRONTIÈRES </em></strong></p> <p>Dirigé par : Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion) Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion) Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion) Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion) Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion) </p> <p style="text-align:center;">ARGUMENTAIRE </p> <p>L'ouvrage collectif <em>Le corps à l'épreuve des frontières</em> souhaite explorer les multiples manières dont les corps humains, qu'ils soient individuels, collectifs, réels ou représentés (Le Breton et al. 2013; Berthelot, 1997), se confrontent aux limites qui les environnent, affectent leurs déplacements, orientent leurs trajectoires et, partant, les définissent, les contraignent ou les transforment. </p> <p>Les frontières, comprises au sens large, couvrent l'ensemble de ces limites, qu'elles soient politiques ou territoriales, sociales ou normatives mais aussi esthétiques, médiatiques, temporelles ou perceptives. Elles concernent autant les corps vécus que les corps imaginaires, performés ou médiés par des dispositifs techniques. </p> <p>Le « corps » et la « frontière » sont deux notions productives en sciences humaines et sociales. De nombreux travaux ont mis à profit ces notions (sans forcément les lier) pour penser, entre autres, le pouvoir, les relations humaines, les mobilités, l'identité, l'altérité, la violence, la beauté, le stigmate ou encore la construction de soi. Articuler les notions de « corps » et de « frontière » exige l'examen (et/ou le réexamen) des relations plurielles que ces notions entretiennent et incite à questionner leur opérativité, à prendre en compte les transformations socio-politiques et à être attentif aux spécificités culturelles ainsi qu'aux cadres transnationaux. </p> <p>Qu'est-ce qu'un corps ? Qu'est-ce qu'une frontière ? À quoi servent-ils ? </p> <p>Le corps désigne généralement l'enveloppe matérielle et physique d'un être ; il renvoie à son anatomie, à ses fonctions physiologiques et à la dépouille d'un être inanimé. Le corps fait aussi référence à un ensemble de personnes ou de choses considéré comme une unité. Dans les sociétés humaines, les questions relatives à la formation, à l'évolution et à la représentation des corps tiennent une place centrale ; elles sont au cœur des préoccupations de nombreuses institutions, qu'elles soient politiques, religieuses, ou scolaires, et font l'objet de recherches dans des disciplines variées telles que la sociologie, la médecine, la littérature ou la géographie (Shilling, 2016). </p> <p>« Comme point de départ et d'arrivée, il y a le corps » (Lefebvre, 2000, p. 225 cité par Coëffé, 2014) car au-delà d'être une structure, une entité physique et visible, lieu d'ancrage de nos expériences singulières, le corps (ou encore la corporéité) est un construit social. Le corps constitue un objet pris dans des rapports de pouvoir qui le disciplinent « (...) le marquent, le dressent, le supplicient, l'astreignent à des travaux, l'obligent à des cérémonies, exigent de lui des signes » (Foucault, 1975, p.34). Il est également perçu comme un projet individuel : c'est-à-dire une « matière première » qu'il faut façonner afin d'exprimer pleinement son identité individuelle (Shilling, 2016). En outre, le corps conditionne la manière dont les individus peuvent prendre place dans le monde et se placer proche ou à distance des objets, qu'ils soient humains ou non humains. Ces choix proxémiques (Hall, 1963 [1971]) ordonnent donc les existences en fonction des corps biologiques mais aussi de la manière dont ils s'inscrivent dans le réel selon des codes et normes qui leurs sont propres (Coëffé, 2014). </p> <p>Parlant des sociétés de type individualiste, Le Breton (1992 [2023], p. 34) explique que « (...) le corps fonctionne là à la façon d'une vivante borne frontière pour délimiter face aux autres la souveraineté de la personne » alors que dans les sociétés de type traditionnel ou communautaire, le corps est une partie du collectif, il est lié à l'« énergie collective ». Par ailleurs, le corps, notamment celui des femmes, a fait l'objet de plusieurs études qui ont mis en évidence les formes de contrôle, surveillance et/ou de résistance auxquelles il est soumis (Frigon, Kérisit et al. 2000; Butler, 1993; Butler, 2004 [2016]). De ce point de vue, il est notamment important de réfléchir à la manière dont les corps « abîmés » (Butnaru et Le Breton, 2013), « subalternes », « handicapés », « transgenres » et « migrants » ont bouleversé les frontières (Le Blanc, 2010; Agier 2018; Peiretti-Courtis, 2021; Balibar, 2022). De surcroît, le corps est aussi appréhendé comme capital ou marchandise, c'est-à-dire comme une ressource susceptible d'être possédée, exploitée ou échangée. L'histoire de la traite négrière et l'esclavage sexuel illustrent cette réduction du corps comme objet de propriété et de transaction. Ajoutons également que les organes et la chair des vivants et des morts font l'objet de formes de marchandisation. D'un autre point de vue, le soin apporté à son apparence physique sert en particulier à améliorer son statut social, à favoriser les relations interpersonnelles, et à accroître ses opportunités sur le marché du travail. </p> <p>Les corps, sans forcément rencontrer ou incarner la frontière, font toutefois l'expérience de notre monde saturé de limites, de passages et de contrôles : du portail d'immeuble à la portière d'un véhicule, nos déplacements les plus ordinaires sont rythmés par la traversée d'espaces juxtaposés et segmentés. La multiplication de bornes et de sas matérialise une tomogenèse de l'espace, c'est-à-dire la création de sections et de découpes qui organisent le passage entre le dedans et le dehors, entre le privé et le public (Gay, 2016). Ces seuils ne sont jamais neutres car, même sans traduire la souveraineté d'un État, ils trient, filtrent et hiérarchisent les corps qui les franchissent, ou qui restent tenus à distance. Cette segmentation du territoire s'illustre également par l'interdiction progressive du vagabondage et la restriction des formes de subsistance libre qui ont façonné un monde moins poreux, pour les humains comme pour les autres êtres vivants (Vanuxem et Mathieu, 2025). </p> <p>Dans le cadre d'un ouvrage à ambition transdisciplinaire, il nous semble important d'accueillir des contributions faisant valoir la richesse de la notion de frontière, tout en veillant à ce que le glissement vers l'emploi métaphorique de la notion ne nuise pas à la cohérence d'ensemble. En effet, ce terme renvoie d'abord à une définition classique et westphalienne de la frontière comme limite entre États et compétence territoriale, produit d'une histoire politique et cartographique qui a vu s'imposer la frontière-ligne, continue et juridiquement fixée, au détriment des confins plus flous. Mais elle ne pourra s'y restreindre, le terme lui-même recouvrant, au fil des siècles, des réalités variées. Nous encourageons donc les auteurs de cet ouvrage à adopter une approche qui tienne compte de la richesse du terme, sans exclure les recherches sur les mutations des frontières au XXIe siècle : une approche, en somme, qui fasse valoir la multiplicité des expériences de la frontière. </p> <p>Il convient alors d'articuler les notions de frontières et de limites sans les confondre. Si au Moyen-âge les limites de l'État et celles des autres formes de société humaines n'étaient pas désignées par des termes différents, c'est que la notion de souveraineté territoriale n'était pas encore élaborée et que la limite de l'État n'était pas liée à la militarisation de la nation (Febvre, 1928). Aussi serait-il intéressant d'interroger l'interchangeabilité des deux termes de nos jours en français et d'examiner les situations dans lesquelles elle a lieu. Est-ce dû à des situations où la souveraineté est appelée à être redéfinie, où les notions d'appartenance et d'identification se reconstituent ? </p> <p>Une importance toute particulière sera accordée à la frontière en tant que  « construction historique évolutive » (Groupe Frontière, 2004), résultant entre autres, de pratiques sociales et pouvant entraîner la dissémination loin de la ligne des fonctions attribuées aux frontières, qu'elles soient de contrôle ou de filtrage (Amilhat Szary, 2024). Afin de mieux percevoir la spécificité de la frontière, nous nous reportons au travail du Groupe Frontière qui propose de définir cet objet géographique au-delà de ses expressions matérielles. La construction de la frontière est alors vue comme mettant en œuvre des « dispositifs d'appropriation et de souveraineté à travers une distanciation d'ordre matériel (barrière, fossé, mur, etc.) et idéel (normes, représentations, etc.) » (Groupe Frontière, 2004). </p> <p>Si les frontières, au-delà de leur acception strictement étatique, désignent toute discontinuité entre des espaces, des régimes d'appropriation ou des formes de pouvoir (<em>Géoconfluences</em>, 2025), elles peuvent être coupures aussi bien que coutures, lieux de différenciation et de séparation mais aussi interfaces de contact, de circulation et de friction. Envisagées comme processus, elles illustrent aussi l'exploitation capitaliste des ressources, l'espace de dépossession des populations locales, ou encore les zones de tensions et d'arrangements entre acteurs aux intérêts divergents (Acloque, 2022). Mais à quoi sert la frontière ? </p> <p>« À faire corps ». C'est la réponse que Régis Debray (2010) donne à cette question dans son Éloge des frontières. Aussi la frontière a-t-elle une fonction liée à un élan collectif et exprime-t-elle un principe identitaire qui se forge dans la recherche de l'unité autant que dans le rapport à l'altérité. La frontière, en effet, marque un double mouvement, l'un centripète, l'autre centrifuge, et plus largement encore rappelle « ce qu'il faut d'ailleurs pour qu'un ici prenne et tienne » (Debray, <em>ibi</em>d., p. 62). Indissociable de l'ancrage territorial, la frontière structure l'espace collectif. D'ailleurs, en français, le sens du terme frontière évolue lorsqu'il est question, au moment de la Révolution française, de faire corps en « agglomérant puissamment » l'ensemble des citoyens et d'abolir les barrières intérieures qui organisaient la société d'Ancien Régime caractérisée par une « collection de sujets, de vassaux, de membres de communautés restreintes » (Febvre, 1928). Mais qu'en est-il des conséquences sur le corps propre ? Est-il possible pour une société de faire corps sans violenter les corps ? </p> <p>C'est en prenant en compte ces différents éléments (et dans une perspective transdisciplinaire) que l'ouvrage propose de situer la réflexion sur les corps à l'épreuve des frontières. Les contributions attendues s'attacheront à particulièrement réfléchir à l'opérativité d'une réflexion liant la notion de « corps » à celle de la « frontière ». Voici quelques propositions d'intrication : </p> <p>L'une des intrications possibles de ces deux notions est celle de « corps-frontière », soit un corps humain qui ne franchit pas la frontière mais qui est la frontière, qui l'incarne et la transporte avec lui (Guénif, 2010) auquel on associe le corps-migrant, le corps violé, le corps stigmatisé, le corps du sans-abri, le corps racisé, le corps exilé. Le « corps-frontière » peut donc se définir comme « [...] un corps qui, traversé par les limitations sociales et spatiales, est marginalisé et effacé [...] » (Simard, 2019, p.72); un corps envisagé sous l'angle du néomalthusianisme, un excédent, un corps de trop, qu'on associe aux déchets (Mbembe, 2020), à l'instar des politiques de contrôle démographique opérées par le ventre des femmes racisées à La Réunion. Ces corps mutilés sans consentement sont devenus des objets de gouvernance en faisant l'objet de dispositifs de régulation démographique, médicalisation contrainte et violences institutionnelles, justifiées au nom d'un prétendu équilibre économique et social (Vergès, 2017). </p> <p>On peut aussi s'interroger sur ce que la frontière fait aux corps ou ce que les corps font aux frontières. La première partie de cette interrogation peut particulièrement mobiliser la question de la visibilité ou de l'invisibilité des corps de part et d'autre des frontières (Leclère, 2025). Quant à la seconde, elle peut inviter à réfléchir à l'imaginaire des frontières créé par les corps (par exemple, que nous racontent les corps des migrants qui se heurtent aux frontières nationales ?). On pourra aussi réfléchir à l'incorporation de l'expérience de la limite qui devient alors très intime, dans les cas où les trajectoires dues aux frontières produisent « d'autres spatialités, d'autres seuils, d'autres limites, dans une réorganisation progressive, à des niveaux très infra symboliques », comme l'explique Cédric Parizot dans un entretien avec Corinne Fournier Kiss et Patrick Suter (Amilhat Szary et Parizot, 2021, p. 324). </p> <p>La question de la « frontiérisation 1 » des corps mérite également d'être examinée. Il s'agit ici d'aborder le corps non à partir des frontières territoriales mais plutôt sociales ; entendons par là le processus par lequel des discours et des codes imposent aux corps des limites à ne pas franchir. De fait, la frontière est une institution discursive dans la mesure où elle est l'objet de discussions, délibérations, codifications, en somme objet d'énonciation (politique, littéraire, journalistique etc.). </p> <p>1 De l'anglais bordering, la « frontiérisation » désigne « (...) l'émergence, l'instauration et la consolidation de la frontière en tant qu'objet matériel et symbolique à travers l'instauration de dispositifs d'affirmation et de régulation du pouvoir ». [Source: Lexique de l'institut des frontières et discontinuités (Groupement d'intérêt scientifique transfrontalier Franco-Belge). En ligne : <a href="https://ifd.hypotheses.org/lexique">https://ifd.hypotheses.org/lexique</a> (consulté le 9 janvier 2026)]. </p> <p>À la suite d'une réflexion sur la visibilité, on pourra aborder la médiatisation de ces « corps-frontières » et des « corps aux frontières ». Comment sont-ils représentés ? Quels sont les codes médiatiques utilisés ? Par ailleurs, ces corps peuvent aussi être analysés comme des corps qui communiquent, ou des corps qui font trace (Galinon-Melenec, B. et al., 2017). Lier les notions de « corps » et de « frontière » à celle de la « trace » (données, digitalisation des corps physiques etc.) permet de questionner le corps dans le contexte numérique. On pourra ainsi interroger les frontières que le numérique impose aux corps, le réinvestissement des frontières sociales dans les espaces numériques; ou encore se demander, plus globalement, ce que le numérique fait simultanément aux corps et aux frontières. Les conséquences sont de taille : « Tant que l'on ne prendra pas en compte les mutations de nos espaces et de nos corps, nous n'arriverons pas à comprendre les transformations des frontières, des systèmes de contrôles aux frontières ou encore les modalités de leur contournement » (Parizot in « Entretien avec Corinne Fournier Kiss et Patrick Suter », 2021, p. 327). </p> <p>L'un des enjeux de cet ouvrage est d'explorer ce que la représentation du corps révèle de la frontière et de l'expérience que l'on en fait. Il s'agira notamment d'étudier les éléments constitutifs des poétiques du corps et des frontières dans les textes se référant à l'expérience de la mobilité. A cet égard, le recours aux arts et à la littérature, et l'étude de la poétique des œuvres permettra d'analyser les dynamismes frontaliers (Philippe Antoine &amp; Wolfram, 2015, p. 12.) sous l'angle d'éléments qui échappent aux discours dominants et d'évaluer leur portée subversive. </p> <p>Les propositions qui articulent réflexions théoriques et études contextualisées sont vivement encouragées, en particulier celles portant sur le contexte indianocéanique. Elles permettront notamment d'interroger l'ancrage des corps, des pratiques et des représentations dans cet espace maritime, bordier et insulaire traversé par des circulations, des héritages pluriels et des rapports de pouvoir. À partir de terrains situés dans l'océan Indien, il s'agira notamment d'examiner comment les frontières s'y incarnent, s'y éprouvent et s'y recomposent. Les propositions devront s'inscrire dans l'un des trois axes thématiques proposés ci-dessous.  </p> <p><em><strong>Axe 1: Le corps et le tracé des frontière</strong></em>s </p> <p>Notre premier axe propose d'aborder l'émergence et la création des frontières, ainsi que tout ce qu'implique l'acte de les tracer, dans toute la diversité de leurs acceptions, de la géopolitique à l'intime. Étudier les relations entre corps et frontières sous cet angle pourrait permettre de mettre au jour certains archétypes, rappelant notamment la dimension sacrée qui préside à l'acte de délimitation. Songeons par exemple à la fondation légendaire de Rome au cours de laquelle Romulus trace d'un sillon dans le sol les limites de la ville en prononçant des paroles sacramentelles. Ces limites alors définies par un sillon sacré distinguent deux espaces qu'elles séparent sans appel. Elles sont aussi indissociables de la violence, comme l'indique le meurtre de Rémus qui suit la transgression du tracé symbolique. Plus généralement, les frontières occupent une place importante dans les récits de cosmogonies ou dans les mythes; leur tracé se fait délimitation de l'ordre et du chaos. Ces récits trouvent d'importants échos dans les sociétés contemporaines, notamment au sein de l'actualité internationale et des textes philosophiques et littéraires où des rôles fondamentaux sont accordés aux frontières et où est réinterrogé l'acte de séparation (Suter et Fournier Kiss, 2021). A cet égard, il pourrait être porteur d'interroger les différents mythes fondateurs, et notamment d'étudier les différences entre les récits de fondation de Rome, matrice des villes de l'Empire romain, et la fondation des villes dont les légendes ne sont pas forgées par la culture latine. Les littératures d'Europe centrale et orientale, qui, par ailleurs, mettent en lumière une expérience de la frontière marquée par la domination des empires successifs et la balkanisation - offrant une approche plurielle de la frontière en Europe, pourraient s'avérer être un laboratoire de la poétique des phénomènes de frontiérisation. </p> <p>Le tracé des frontières ne saurait être envisagé seulement comme un geste figé ou purement spatial. Il s'inscrit dans des temporalités multiples, faites de déplacements des corps et des sens ainsi que de reconfigurations symboliques. Les frontières se déplacent, se (re)dessinent, se brouillent, à mesure que les pratiques sociales, artistiques et politiques les investissent voire les définissent. Qu'il s'agisse de frontières géographiques, corporelles ou esthétiques, leur tracé révèle autant un désir d'ordre et de séparation qu'une dynamique de passage et de transformation. Explorer ces lignes, c'est ainsi ouvrir un espace de réflexion sur ce qui distingue, relie et met en tension les corps, les territoires et les imaginaires. </p> <p>Enfin, le tracé des frontières engage une réflexion sur les espaces contemporains, marqués par la multiplication des dispositifs de contrôle, de surveillance et de normalisation des corps. Des frontières nationales aux frontières urbaines, numériques ou administratives, les lignes de démarcation se font parfois invisibles mais n'en demeurent pas moins agissantes. Elles produisent inclusions, exclusions et assignations des individus à des positions différenciées. Cette réflexion s'inscrit également dans un enjeu de place (Lussault, 2009). Les frontières ne séparent donc pas seulement des territoires, elles distribuent des places aux corps, autorisent ou interdisent des présences, orchestrent des luttes inégales pour l'accès aux espaces les plus valorisés. Étudier ces frontières, c'est alors interroger les rapports de pouvoir qu'elles cristallisent. En effet, l'hégémonie (Gramsci, 2003, 2004) a imposé des frontières tangibles et métaphoriques que les corps marginalisés ont dû apprendre à franchir, ou du moins à frôler, pour donner sens à leurs existences.  </p> <p><em><strong>Axe 2 : Le corps et la traversée des frontières </strong></em></p> <p>Les expériences contemporaines de déplacement sont indissociables des tensions que cristallise le passage des frontières. Régi par des règles, ce dernier filtre les individus et dessine une géographie morale des mobilités (Schmoll, 2025). Les différents régimes de mobilité résultent de codes en vigueur sur des territoires donnés ; l'individu passant une frontière est donc directement confronté aux pouvoirs qui s'exercent dans les territoires qu'il traverse. Les normes d'usage de l'espace pour un groupe spécifique et les emplacements concrets qu'il est autorisé ou capable d'occuper s'incarnent en effet dans des institutions, des lois, des normes culturelles et des dispositifs spatiaux et ils organisent très concrètement qui peut être où, avec qui, à quel moment. En quoi les différentes modalités de déplacement affectent-elles les corps, qu'ils soient en mouvement ou assignés, en transit ou immobilisés ? </p> <p>De l'Exode de la Bible aux épreuves contemporaines des migrants, en passant par les aventures d'Ulysse, le corps constitue un motif propre à refléter de manière toute concrète et toute symbolique, en deçà de l'ensemble des données relevant de l'organisation de la collectivité, la singularité de qui fait l'épreuve de la frontière. Si « (...) la frontière est d'abord une affaire intellectuelle et morale » (Debray, 2010, p.17), elle est aussi affaire de corps. La fascination pour la frontière que ressent le personnage d'Aldo dans Le Rivage des Syrtes (Gracq, 1951), et qui l'incite à dépasser le tracé de la frontière, s'exprime en des termes qui renvoient à une expérience qui a trait au corps et à l'altération des limites du sujet : « Ce que je voulais n'avait de nom dans aucune langue. Être plus près. Ne pas rester séparé. Me consumer à cette lumière. Toucher ». Qu'est-ce que les représentations du corps dans les zones frontalières révèlent de la frontière, du corps et de leurs usages ? En quoi ces représentations qui font valoir les relations entre l'intime et le collectif, entre l'identité et l'altérité, entre l'expérience du corps propre et celles des institutions (Foucault, « Le corps utopique », 1966) permettent-elles de dégager un ensemble d'enjeux spécifiques au passage des frontières, de penser un phénomène crucial du monde d'aujourd'hui et d'en appréhender les défis ? </p> <p>Par ailleurs, la frontière annonce l'incertain et son franchissement apparaît comme une confrontation à l'inconnu. Les représentations des passages de frontières mobilisent des éléments liés au mythe d'Orphée franchissant le seuil du monde connu grâce aux pouvoirs de son chant. Quel serait le monde inconnu auquel ouvrent les textes où se tisse la poétique du corps à l'épreuve de la frontière ? En quoi ce monde oscille-t-il entre espace référentiel et « espace littéraire » (Blanchot, 1951)? Est-il à même de fournir des éléments de renouvellement de notre expérience de l'espace et plus encore de recréer notre rapport au territoire, de redéfinir les corps, de les investir de manière inédite ? De tels questionnements sont à la croisée de la littérature et des arts de la scène qui, tout particulièrement, incitent à aborder la porosité entre fiction et réel. </p> <p>En outre, le jeu d'acteur comme certains types de personnages incarnent un franchissement symbolique où l'identité devient surface mobile, et où le corps, volontairement ou malgré lui, transgresse ses assignations. Aussi la scène met-elle en lumière des corps soumis à l'épreuve constante des frontières. Par les jeux de masques, les simulations corporelles et les stratégies de traversée des normes, les frontières, tant sociales que morales, sont envisagées dans leur fragilité. La frontière au théâtre se manifeste également à travers la séparation, plus concrète mais parfois instable, entre la scène et les spectateurs (Suter, 2014). Ce seuil, matérialisé par l'espace scénique ou institutionnalisé sous la forme du « quatrième mur », organise la distribution des regards, des voix et des présences. Pourtant, il demeure une frontière poreuse, sans cesse traversée par les adresses directes, les apartés, les ruptures d'illusion ou les performances qui sollicitent la participation du public. Cette limite, qui sépare fiction et réalité, constitue un espace de tension où se négocient autorité dramatique et liberté interprétative. En jouant avec ce mur symbolique, en le renforçant, en le fissurant ou en le faisant voler en éclats, les dramaturges interrogent les conditions mêmes de la représentation, tout en exposant les corps à une zone de friction où se redéfinissent leurs places respectives.  </p> <p><em><strong>Axe 3: Le corps et les modes d'habiter les frontières </strong></em></p> <p>Au-delà de la prise en compte des modes selon lesquels les frontières sont tracées ou traversées, il nous importe également de valoriser les manières dont nous les habitons. Selon Léonora Miano, la frontière « [...] est l'endroit où les mondes se touchent, inlassablement. C'est le lieu d'oscillation constante: d'un espace à l'autre, d'une sensibilité à l'autre, d'une vision du monde à l'autre » (Miano, 2012, p. 25). Les corps qui habitent cet espace structurent leurs identités à partir du dialogue ou du conflit entre des matrices ou des modèles culturels de nature diverse. </p> <p>Penser la frontière en en tant qu'espace liminaire d'aller-retour favorise une conversation féconde sur les réalités et les imaginaires d'individus ou de groupes sociaux qui ont trouvé le sens de leur existence (Frankl, 1991) dans, au moins, deux contextes géographiquement ou symboliquement séparés. Que signifie habiter la frontière ? Quels sont les avantages et les défis liés au fait de l'habiter ? Les frontières peuvent-elles habiter les corps? </p> <p>Dans quelle mesure les sciences sociales contemporaines ont-elles contribué à répondre à ces interrogations ? Dans quelle mesure l'histoire, la science politique, la géographie, l'anthropologie, la sociologie, la psychologie, les sciences de l'information et de la communication ont-elles apporté un éclairage sur ce sujet ? Quels sont les codes textuels et visuels qui ont permis de représenter les manières d'habiter les frontières ? Comment les études littéraires et les études sur la culture visuelle se sont-elles approchées des imaginaires inhérents aux rapports corps/frontières ? </p> <p>Une fois analysées les manières dont les frontières sont tracées, traversées ou habitées, nous souhaiterions inviter les auteurs à réfléchir à la possibilité de concevoir un monde, réel ou symbolique, sans frontières. Que se passe-t-il lorsque les binarismes se brisent? À quoi ressemblerait le monde si les barrières entre le blanc et le noir disparaissaient ? À quoi ressemblerait le monde si nous oubliions les catégorisations liées à l'origine, la couleur de peau ou le genre ? À quoi ressemblerait un monde sans frontières ? </p> <p>Pour terminer, l'ouvrage invite également à répondre à plusieurs séries de questions : en quoi la frontière affecte-t-elle le corps du voyageur ? Quelles sont les représentations du corps dans les textes évoquant la traversée des frontières ? Le passage de frontière est-il l'occasion d'exprimer, via le corps, une réappropriation de la subjectivité, une perméabilité à l'altérité, une transformation identitaire, une créolisation, une ouverture radicale à l'inconnu ? Comment les corps subalternes ont-ils franchi ou contourné les frontières? Quelles ont été les circonstances ayant motivé les relations conflictuelles avec les frontières ? In fine, les études de cas pourront également questionner les dispositifs au cœur de l'activité de «&lt; frontiérisation » et leurs effets sur les corps. Les analyses (sémiotique, discursive, littéraire, théâtrale, iconique etc.) des mises en scène, des récits de ces corps qui résistent aux frontières sont également bienvenues. </p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission </strong></p> <p>À la suite du colloque Le corps à l'épreuve des frontières, qui s'est tenu les 4 et 5 juin 2026, nous proposons de publier un ouvrage (et non les actes du colloque) portant sur la même thématique. La participation au colloque vaut encouragement mais non pas engagement de publication. </p> <p>Les auteures et auteurs devront soumettre leurs chapitres, avant le 15 décembre 2026, en respectant la feuille de style (<a href="https://drive.google.com/file/d/1r-KIbvJ1uNjSMCqtDha7XjXpFy7qgPh3/view?usp=sharing">https://drive.google.com/file/d/1r-KIbvJ1uNjSMCqtDha7XjXpFy7qgPh3/view?usp=sharing</a>). Merci également de vous présenter dans le mail : nom, prénom, coordonnées et rattachement institutionnel de chaque contributeur.ice. Les contributions sont à envoyer à l'adresse : <a href="mailto:corps.frontieres@gmail.com">corps.frontieres@gmail.com</a>. </p> <p>Les chapitres seront préalablement examinés par les coordinateurs de l'ouvrage, puis évalués anonymement par au moins deux lecteurs externes. Le Comité éditorial des PUI examinera également le manuscrit final. La chaîne d'évaluation est rigoureuse, c'est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir respecter les consignes de l'argumentaire et des PUI. </p> <p><strong>Calendrier </strong></p> <p>Date limite de soumission des chapitres : 15 décembre 2026</p> <p>Retour des évaluateurs (en double aveugle) : 4 mars 2027</p> <p>Remise des chapitres définitifs : 15 mai 2027 </p> <p><strong>Bibliographie </strong></p> <p>Acloque, Delphine (2022), « Frontière désertique, front pionnier et territorialisation. Approche à partir du cas égyptien »,<em> Géoconfluences</em>, mis en ligne en juin 2022. [consulté le 18/12/2025]. </p> <p>Agier, Michel (2018), <em>L'Étranger qui vient : repenser l'hospitalité</em>. Paris, Éditions du Seuil. </p> <p>Amilhat Szary, Anne-Laure (2024), <em>Qu'est-ce qu'une frontière aujourd'hui... et demain ?</em> Presses Universitaires de France. </p> <p>Amilhat Szary, Anne-Laure et Parizot, Cédric (2021), « Entretien avec Corinne Fournier Kiss et Patrick Suter in Suter, Patrick et Fournier Kiss, Corinne (ed.),<em> Poétique des Frontières</em>. Genève, MétisPresses. </p> <p>Antoine, Philippe &amp; Nitsch, Wolfram (dir.) (2015), <em>Le Mouvement des frontières. Déplacement, brouillage, effacement</em>. Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, coll. « Littératures ». </p> <p>Balibar, Etienne (2022), <em>Cosmopolitique : Des frontières à l'espèce humaine</em>. Paris, La Découverte. </p> <p>Berthelot, Francis (1997), <em>Le Corps du héros. Pour une sémiotique de l'incarnation romanesque</em>. Paris, Nathan. </p> <p>Blanchot, Maurice (1955), <em>L'Espace littéraire</em>. Paris, Gallimard. </p> <p>Butler, Judith (1993), <em>Bodies That Matter</em>. New York, Routledge. </p> <p>Butler, Judith (2004 [2016]), <em>Défaire le genre</em>. Traduit de l'anglais par Maxime Cervulle. Paris, Éditions Amsterdam. </p> <p>Butnaru, Denisa et Le Breton, David (ed.) (2013), <em>Corps abîmés</em>. Laval, Presses de l'Université Laval. </p> <p>Coëffé, Vincent (2014), « Le corps, un objet scientifique venu au monde ». <em>L'Information géographique</em>, 78(1), 6-26. </p> <p>Debray, Régis (2010),<em> Éloge des frontières</em>. Paris, Gallimard. </p> <p>Foucault, Michel (1966 [2009]), <em>Le Corps utopique. Les Hétérotopies</em>. Paris, Éditions Lignes. </p> <p>Foucault, Michel (1975 [2014]),<em> Surveiller et punir : Naissance de la prison</em>. Paris, Gallimard. </p> <p>Febvre, Lucien (1928), « Frontière le mot et la notion »,<em> Bulletin du Centre international de synthèse</em>, XLV. </p> <p>Frankl, Viktor E (1991),<em> El hombre en busca de sentido</em>. Barcelona, Editorial Herder. </p> <p>Frigon, Sylvie et Kérisit, Michèle (ed.) (2000), <em>Du corps des femmes : contrôles, surveillances et résistances</em>. Ottawa, University of Ottawa Press. </p> <p>Groupe Frontière (2004), « La frontière, un objet spatial en mutation » in Espaces Temps.net. <a href="https://www.espacestemps.net/articles/la-frontiere-un-objet-spatial-en-mutation/">https://www.espacestemps.net/articles/la-frontiere-un-objet-spatial-en-mutation/</a> [consulté le 18/06/2026]. </p> <p>Galinon-Melenec, Béatrice (éd.) (2017), <em>L'Homme-trace</em>. Paris, CNRS Éditions. </p> <p>Gay, Jean-Christophe (2016), <em>L'Homme et les Limites</em>. Paris, Economica-Anthropos. </p> <p>Géoconfluences (2025), « Frontière, frontières ». Glossaire de géographie en ligne : [consulté le 18/12/2025]. </p> <p>Gracq, Julien (1951), <em>Le Rivage des Syrtes</em>. Paris, Éditions José Corti. </p> <p>Gramsci, Antonio (2003), <em>Notas sobre Maquiavelo, sobre la política y sobre el Estado moderno</em>. Nueva Visión. </p> <p>Gramsci, Antonio (2004), <em>Los Intelectuales y la organización de la cultura</em>. Nueva Visión. </p> <p>Guénif, Nacira (2010), « Le corps-frontière, traces et trajets postcoloniaux ». In Mbembe Achille et al. (2010), <em>Ruptures postcoloniales : Les nouveaux visages de la société française</em>. Paris, La Découverte. </p> <p>Hall Edward (1971),<em> La Dimension cachée.</em> Paris, Éditions du Seuil, coll. « Essais ». </p> <p>Le Blanc, Guillaume (2010), <em>Dedans, dehors: la condition d'étranger</em>. Paris, Éditions du Seuil. </p> <p>Le Breton, David (1992 [2023]), <em>La Sociologie du corps</em>. Paris, Presses Universitaires de France. </p> <p>Le Breton, David et al. (2013), <em>Corps en formes</em>. Paris, CNRS éditions. </p> <p>Leclère, Anaïs (2025), « Les frontières corporelles-affectives dans l'espace public national français et néerlandais ». In Maryam Kolly, Anaïs Leclère, et Sarah Bracke (2025), <em>Reprendre le voir</em>. Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis. </p> <p>Lefebvre, Henri (2000), <em>La Production de l'espace </em>(4° édition). Anthropos, Paris. </p> <p>Lussault, Michel (2009), <em>De la lutte des classes à la lutte des places</em>. Paris, Grasset. </p> <p>Mbembe, Achille (2020), <em>Brutalisme</em>. Paris, La Découverte. </p> <p>Miano, Léonora (2012), <em>Habiter la frontière.</em> Paris, L'Arche Éditeur. </p> <p>Peiretti-Courtis, Delphine (2021), <em>Corps noirs et médecins blancs : La fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles.</em> Paris, La Découverte. </p> <p>Schmoll, Camille (2025), <em>Chacun sa place : une géographie morale des mobilités</em>. Paris, CNRS Éditions. </p> <p>Shilling, Chris (2016), <em>The Body : A very short introduction</em>. Oxford, Oxford university press. </p> <p>Simard, Mélissa (2019), « Poétique et discours du corps-frontière: explorer les frontières sociales et culturelles et le rapport de la corporalité à l'espace », thèse soutenue sous la direction de Liviu Dospinescu et Constanza Camelo Suarez, Université de Laval. </p> <p>Suter, Patrick (2014),<em> Frontières. Théâtre-essai</em>. Guern, passage d'encres. </p> <p>Suter, Patrick et Fournier Kiss, Corinne (ed.) (2021), <em>Poétique des Frontières</em>. Genève, MétisPresses. </p> <p>Vanuxem Sarah, Mathieu Geoffroy (2025), <em>Du droit de déambuler</em>. Marseille, Éditions Wildproject. </p> <p>Vergès, Françoise (2017), <em>Le Ventre des femmes</em>. Capitalisme, racialisation, féminisme. Paris, Albin Michel. </p> <p>Wackermann, Gabriel (2003), <em>Les Frontières dans un monde un mouvement</em>. Paris, Ellipses. </p>]]></content:encoded>
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      <title>Revue Astrolabe, rubrique "Varia"</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135662/appel-a-contribution-astrolabe-rubrique-varia.html</link>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 06:32:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à contribution – Astrolabe, rubrique « Varia »  Astrolabe (ISSN 2102-538X) est une revue en ligne du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (CRLV) fondée il y a plus de vingt ans.  Avec sa nouvelle ligne éditoriale, la revue Astrolabe adopte une perspective interdisciplinaire forte qui associe les approches ressortissant à la fictionnalité, l'histoire, l'anthropologie, la géographie, les arts visuels ou encore l'intermédialité, visant ainsi à explorer le champ des études viatiques dans toute sa diversité, dans la lignée des travel studies anglo-saxonnes. La revue publie deux numéros thématiques annuels, qui comportent une rubrique varia. Les chercheuses et chercheurs qui souhaiteraient contribuer à la rubrique varia du numéro du printemps 2027 sont invité.e.s à soumettre dès à présent leur proposition d'article.  Modalités de soumission : Les articles, aux normes de la revue et d'une longueur comprise entre 25 000 signes et 45 000 signes maximum (espaces comprises), sont à envoyer le 15 octobre 2026 au plus tard pour une parution dans le numéro d'avril 2027, à l'adresse suivante : emmanuel.hourcade[at]ens-lyon.fr.  Les articles seront soumis à une double expertise. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135662_947a544e4842df1b71d17e5aeabacd47.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135662_947a544e4842df1b71d17e5aeabacd47.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Appel à contribution – <em>Astrolabe</em>, rubrique « Varia » </strong></p> <p><em>Astrolabe</em> (ISSN 2102-538X) est une revue en ligne du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (CRLV) fondée il y a plus de vingt ans. </p> <p>Avec sa nouvelle ligne éditoriale, la revue <em>Astrolabe</em> adopte une perspective interdisciplinaire forte qui associe les approches ressortissant à la fictionnalité, l'histoire, l'anthropologie, la géographie, les arts visuels ou encore l'intermédialité, visant ainsi à explorer le champ des études viatiques dans toute sa diversité, dans la lignée des <em><strong>travel studies</strong></em> anglo-saxonnes.</p> <p>La revue publie deux numéros thématiques annuels, qui comportent une rubrique <em>varia.</em> Les chercheuses et chercheurs qui souhaiteraient contribuer à la rubrique <em>varia</em> du numéro du printemps 2027 sont invité.e.s à soumettre dès à présent leur proposition d'article. </p> <p><strong>Modalités de soumission :</strong></p> <p>Les articles, aux normes de la revue et d'une longueur comprise entre 25 000 signes et 45 000 signes maximum (espaces comprises), sont à envoyer le 15 octobre 2026 au plus tard pour une parution dans le numéro d'avril 2027, à l'adresse suivante : emmanuel.hourcade[at]ens-lyon.fr. </p> <p>Les articles seront soumis à une double expertise. </p>]]></content:encoded>
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      <title>Zones humides et zones marécageuses dans les arts hispaniques (XVI-XXIe s.). Littérature, peinture, musique, photographique, cinéma (Boulogne-sur-Mer)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135661/zones-humides-et-zones-marecageuses-dans-les-arts-hispaniques-xvi-xxieme.html</link>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 04:38:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à communication Colloque international Zones humides et zones marécageuses dans les arts hispaniques (XVI-XXIème siècles)  Littérature, peinture, musique, photographique, cinéma 23-24 mars 2027 Organisateurs : Lise Demeyer, Benoît Santini, Florence Toucheron UR 4030, HLLI, en collaboration avec le TVES (ULR 4477). Conférence inaugurale de Xenia Philippenko Université du Littoral Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer) Spanish version… Ce colloque international, sur la représentation des zones humides et marécageuses dans les arts hispaniques du siècle d’or à nos jours, entend s’inscrire dans le cadre de la réflexion entamée au sein de l’UR4030 sur l’espace maritime, et serait un prolongement des manifestations organisées à l’HLLI autour des différents espaces littoraux. La conférence inaugurale sera assurée par Xenia Philippenko, MCF en géographie humaine, spécialiste des risques côtiers, membre de l’ULR 4477 (TVES) afin de proposer une définition pragmatique de ces espaces hybrides, aquatiques et terrestres. Espaces de l’entre-deux, à la fois terrestre et humide et pour cela même frontalier, l’estran, les marais, lagunes et marécages se caractérisent par leur dimension souvent nauséabonde (pensons à la vase et au limon), instable et labyrinthique. Sa représentation et son symbolisme sont pourtant versatiles : lieu de vie d’êtres fantastiques (comme c’est le cas pour Mélusine en France, pour [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135661_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135661_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Appel à communication</p> <p>Colloque international</p> <p><strong>Zones humides et zones marécageuses dans les arts hispaniques (XVI-XXIème siècles) </strong></p> <p><strong>Littérature, peinture, musique, photographique, cinéma</strong></p> <p><strong>23-24 mars 2027</strong></p> <p>Organisateurs : Lise Demeyer, Benoît Santini, Florence Toucheron</p> <p>UR 4030, HLLI, en collaboration avec le TVES (ULR 4477). Conférence inaugurale de Xenia Philippenko</p> <p><strong>Université du Littoral Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer)</strong></p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/documents/135661_de012d31e01389a0d7c9ff670da1312c.pdf"><strong>Spanish version…</strong></a></p> <p>Ce colloque international, sur la représentation des zones humides et marécageuses dans les arts hispaniques du siècle d’or à nos jours, entend s’inscrire dans le cadre de la réflexion entamée au sein de l’UR4030 sur l’espace maritime, et serait un prolongement des manifestations organisées à l’HLLI autour des différents espaces littoraux. La conférence inaugurale sera assurée par Xenia Philippenko, MCF en géographie humaine, spécialiste des risques côtiers, membre de l’ULR 4477 (TVES) afin de proposer une définition pragmatique de ces espaces hybrides, aquatiques et terrestres.</p> <p>Espaces de l’entre-deux, à la fois terrestre et humide et pour cela même frontalier, l’estran, les marais, lagunes et marécages se caractérisent par leur dimension souvent nauséabonde (pensons à la vase et au limon), instable et labyrinthique. Sa représentation et son symbolisme sont pourtant versatiles : lieu de vie d’êtres fantastiques (comme c’est le cas pour Mélusine en France, pour la Roussalka dans la littérature slave, etc.), berceau de la naissance de nouvelles civilisations dans nombres de légendes et de mythologies (pensons à ce que représentent les lagunes de Texcoco et de Catemaco au Mexique ou les rivages du lac Titicaca dans les cosmogonies préhispaniques), lieu du fantastique, lieu de l’épopée ratée (on pourrait étudier l’héritage des chroniques des Indes, notamment celle d’Alvar Núñez Cabeza de Vaca, Naufragios, en proie aux marécages de Floride au XVIème siècle, dans la littérature hispano-américaine contemporaine), lieu où la violence se fait sournoise, car étouffée par les caractéristiques du paysage, lieu où les réflexions sur l’anthropocène se développent de manière prégnante, etc. L’un des axes de ce colloque serait de se demander si cet espace hybride, flou, mystérieux, est propice à certains genres littéraires comme le fantastique, le roman noir, le millénarisme, etc. Cet espace est d’ailleurs présent de manière récurrente au sein des littératures hispaniques : citons Cañas y barro de Vicente Blasco Ibáñez qui ouvre le XXème siècle, Camilo José Cela qui aborde subrepticement Doñana dans Primer viaje andaluz quand Caballero Bonald développe l’intrigue d’Ágata ojo de gato dans ces mêmes marais,  En la orilla de Rafael Chirbes, Distintas formas de mirar el agua de Julio Llamazares pour l’Espagne ou les références de Juan Ramón Jiménez aux marais de Huelva dans Platero y yo et aux zones marécageuses de Floride dans d’autres de ses écrits; Temporada de huracanes de Fernanda Melchor, La estación del pantano de Yuri Herrera, Mugre rosa de Fernanda Trías ou Nuestra parte de noche de Mariana Enríquez etc. pour l’Amérique. Est-ce un espace chanté également par les poètes ? En effet, les eaux stagnantes ne sont pas oubliées dans la poésie latino-américaine : José Santos Chocano consacre un sonnet aux « pantanos », Blanca Varela dans ses poèmes « Casa de cuervos » et « En lo más negro del verano » fait, elle aussi, référence au « pantano » tout comme Piedad Bonnett dans son poème « Abismos ». Que dévoile la constellation sémantique des eaux stagnantes et des zones marécageuses dans la poésie latino-américaine ? Quelle en est la portée symbolique ? </p> <p>La musique reprend également cette thématique, comme dans Marisma cansada, une composition du guitariste Pedro Bacán, ou dans « Aguas estancadas» du groupe d’enfants Brotes de Olivo. La musique fait-elle pour autant du marécage un espace lyrique, poétique, musical?</p> <p>En peinture, citons La pradera de San Isidro de Goya, Barco en la Albufera de Sorolla, Puente en la marisma, de Emil Nolde, Estero manso de Pedro Lira, Paisaje de las salinas d’ Antonio Berni, par exemple. La représentation de ces zones humides et marécageuses est-elle la même qu’en littérature ? Comment et pourquoi représenter de manière picturale cette zone de l’entre-deux ? Par ailleurs, quel est le parti pris des photographes qui s’intéressent à ces espaces ? Pensons par exemple au photographe sevillan Atín Aya Abaurre, connu pour ses séries des Marismas del Guadalquivir (1991-1996). En plus des photographies naturalistes s’intéressant à la flore et à la faune qui habitent ces espaces (celles de Sebatião Salgado étant les plus célèbres), les photographies des eaux stagnantes thématisent-elles le trouble, le silence, le mystère, l’au-delà, etc. ?</p> <p>Au cinéma, le film, El silencio del pantano (2009), choisit précisément la Albufera pour mettre en scène une série d’assassinats dans un contexte où corruption politique et mafia locale s’entremêlent. Les marais, de l’embouchure du Guadalquivir cette fois-ci, sont aussi repris dans un autre film policier espagnol à succès, La isla mínima (2014), marais qui installent une atmosphère asphyxiante tout au long du film. Dans le cinéma latino-américain, les eaux stagnantes qui ambiancent le long-métrage de Jayro Bustamente, La llorona (2019), soulignent le lien entre l’espace marécageux et l’expression du réalisme magique. S’exprime-t-il la même symbolique en cinéma qu’en littérature ? Comment filmer la spécificité des marécages ?</p> <p>Deuxièmement, plus encore que de pointer la présence ou la description de ce topos, il s’agirait d’explorer les liens entre la dimension spatiale, par définition instable et asphyxiante du marécage (et des zones humides en général) et les traits psychologiques attribués aux personnages qui les habitent dans la fiction, à partir de la phénoménologie de l’espace de Gaston Bachelard[1], en particulier la « topo-analyse ». Pourquoi les marécages convoquent-ils en littérature et au cinéma des personnages dont l’attitude est négative ou versatile, des personnages marqués par l’errance, la mélancolie, la maladie, la dépression, la trahison, le meurtre ? Est-ce un invariant de tous les imaginaires ? Ou bien, certaines cultures trouvent-elles dans les zones marécageuses un lieu de bouillons de culture, des symboliques de vie et d’effervescence qui habiteraient leurs personnages (pensons aux lagunes intérieures des Andes et du Mexique) ?  Serait-ce un lieu symbolique pour évoquer certaines formes de maternité, qui transgresseraient les normes établis ? Est-ce un lieu propre à la sorcellerie ou aux phénomènes paranormaux ? Les nouvelles approches géopoétiques pourraient permettre d’explorer les liens entre le topos des espaces humides et marécageux et la construction des personnages qui les habitent ? </p> <p>Par ailleurs, les nouvelles perspectives soulevées par l’éco critique et l’éco poésie permettent d’envisager les zones humides et marécageuses comme des espaces menacés et menaçants, des espaces victimes, par exemple, du réchauffement climatique, de l’érosion des côtes et de la montée des eaux. Peut-on trouver chez certains artistes le reflet de leurs préoccupations climatiques quand ils choisissent l’espace marécageux comme lieu de leur fiction ? Les zones marécageuses, dans ce qu’elles représentent de territoire inhospitalier, sont-elles un lieu idéal pour refléter une certaine anxiété écologique ? </p> <p>Axe 1 : zones humides, espace marécageux et genre et sous-genre littéraires ou artistiques</p> <p>Axe 2 : zones humides, espace marécageux et personnage (phénoménologie de l’espace, topo-analyse et géopoétique).</p> <p>Axe 3 : zones humides, espace marécageux et crise climatique.</p> <p>—</p> <p>Les communications se feront en français et en espagnol.</p> <p>Les propositions d’une dizaine de lignes accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique des auteurs/autrices devront parvenir à  <a href="mailto:lise.demeyer@univ-littoral.fr">lise.demeyer@univ-littoral.fr</a>, benoit.santini@univ-littoral. et <a href="mailto:florence.toucheron@univ-littoral.fr">florence.toucheron@univ-littoral.fr</a>  avant le 18 septembre 2026.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique</strong></p> <p>Macarena Areco, Universidad Pontificia de Chile, CELICH (Chili)</p> <p>José Manuel Camacho Delgado, Universidad de Sevilla (Espagne)</p> <p>Virginia Capote, Universidad de Granada (Espagne)</p> <p>Florence Dumora, Université du Mans</p> <p>Michèle Guillemont, Université de Lille 3</p> <p>Fabrice Guizard, Université du Littoral Côte d’Opale</p> <p>Christine Orobitg, Université de La Réunion </p> <p>Francisca Noguerol, Universidad de Salamanca (España)</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie indicative :</strong></p> <p>BACHELARD Gaston (1961), La poétique de l’espace, Paris, Les Presses universitaires de France, 2010.</p> <p>BLANC, Nathalie, CHARTIER, Denis, PUGHE, Thomas, “Littérature &amp; écologie : vers une écopoétique”, Ecologie &amp; politique, vol. N°36, no 2, 2008.</p> <p>BLASCO IBÁÑEZ, Vicente, Cañas y barro, Madrid, Alianza Editorial, 1998.</p> <p>CABALLERO BONALD, José Manuel, Ágata ojo de gato, Barcelona, Seix Barral, 2007.</p> <p>CABEZA DE VACA, Alvar, Naufragios, Madrid, Alianza Editorial, 1996.</p> <p>CELA, Camilo José, Primer viaje andaluz, Barcelona, Editorial Noguer, 1961. </p> <p>CHIRBES, Rafael, En la orilla, Barcelona, Anagrama, 2013.</p> <p>ENRÍQUEZ, Mariana Nuestra parte de noche, Barcelona, Anagrama, 2019.</p> <p>HERRERA, Yuri, La estación del pantano, Cáceres, Periférica, 2022. </p> <p>JIMÉNEZ, Juan Ramón, Platero y yo, Madrid, Cátedra, 1978.</p> <p>LARSEN, Svend Erik, “Mar, identidad y literatura”, Anuario de literatura comparada, Aarhus University, Ediciones Universidad de Salamanca, 2013, pp. 171-188. </p> <p>LLAMAZARES, Julio, Distintas formas de mirar el agua, Madrid, Alfaguara, 2015.</p> <p>MEILLON, Bénédicte, “Le champ de recherche transdisciplinaire de l’écocritique et de l’écopoétique : définitions et notions”, Perpignan, Ecopoetics Pergignan, 2016, p. 6-7.</p> <p>MELCHOR, Fernanda, Temporada de huracanes, Barcelona, Random House, 2017.</p> <p>OJEDA RIVERA Felipe, VILLA DIAZ Juan, “La Doñana contada. País y paisajes de Doñana en la novela contemporánea”, Ería, 89, 2012, pp. 231-256.</p> <p>SCHOENTJES, Pierre, Ce qui a lieu : essai d'écopoétique, Paris, éditions Wildproject, 2015, 295 p.</p> <p>TRÍAS, Fernanda, Mugre rosa, Barcelona, Random House, 2021.</p> <p>—<br /> <br />[1] Gaston Bachelard (1961), La poétique de l’espace, Paris, Les Presses universitaires de France, 2010.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Traduire les voix minorisées - Translating Minoritised Voices (Toulouse &amp; en ligne)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135660/traduire-les-voix-minorisees-translating-minoritised-voices.html</link>
      <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 04:04:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à communications Traduire les voix minorisées  Le vingtième siècle a été un siècle de bouleversements et de redéfinition des frontières mondiales à bien des égards : conflits, déplacements de population, fin de l’ère coloniale ou encore mouvements de revendication des années 1960-80 ont contribué à une transformation du discours intellectuel occidental, progressivement confronté à des voix longtemps invisibilisées – peuples colonisés, jeunes, ouvriers, minorités ethniques et de genre, personnes en situation de handicap, etc. L’essor des études postcoloniales et décoloniales, de la sociolinguistique, des études de genre ou encore des études critiques du handicap, qui suscitent de plus en plus d’intérêt académique et institutionnel, sont le reflet de ces changements de paradigme. L’inscription désormais centrale de ces enjeux dans le champ de la traduction pose un défi de taille aux traducteur·ices de fiction comme de non-fiction, qui se trouvent confronté·es à une réalité plurielle, bien éloignée des anciennes conceptions monolingues et eurocentrées des langues standard. Langues régionales, accents, dialectes, sociolectes ; langues issues d’anciens espaces colonisés ou des diasporas ; voix associées aux minorités sexuelles et de genre ; parlers jeunes ; ou encore voix des personnes en situation de handicap ou neuroatypiques, représentent autant de voix minorisées qui [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135660_503cafa28e982368a1129a8beaa768af.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135660_503cafa28e982368a1129a8beaa768af.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Appel à communications</p> <p><strong>Traduire les voix minorisées </strong></p> <p>Le vingtième siècle a été un siècle de bouleversements et de redéfinition des frontières mondiales à bien des égards : conflits, déplacements de population, fin de l’ère coloniale ou encore mouvements de revendication des années 1960-80 ont contribué à une transformation du discours intellectuel occidental, progressivement confronté à des voix longtemps invisibilisées – peuples colonisés, jeunes, ouvriers, minorités ethniques et de genre, personnes en situation de handicap, etc. L’essor des études postcoloniales et décoloniales, de la sociolinguistique, des études de genre ou encore des études critiques du handicap, qui suscitent de plus en plus d’intérêt académique et institutionnel, sont le reflet de ces changements de paradigme.</p> <p>L’inscription désormais centrale de ces enjeux dans le champ de la traduction pose un défi de taille aux traducteur·ices de fiction comme de non-fiction, qui se trouvent confronté·es à une réalité plurielle, bien éloignée des anciennes conceptions monolingues et eurocentrées des langues standard. Langues régionales, accents, dialectes, sociolectes ; langues issues d’anciens espaces colonisés ou des diasporas ; voix associées aux minorités sexuelles et de genre ; parlers jeunes ; ou encore voix des personnes en situation de handicap ou neuroatypiques, représentent autant de voix minorisées qui viennent aujourd’hui redéfinir les frontières entre les langues et questionner l’agentivité des sujets traduisants. Nous entendons ici la notion de voix minorisées dans un sens large, comme des formes d’expression dont la légitimité, la visibilité ou la circulation ont été historiquement limitées par des rapports de pouvoir linguistiques et socio-politiques. </p> <p>Créé à la suite du colloque international « Traduire les minorités linguistiques des sphères anglophone et francophone » et actif depuis 2019, le réseau de recherche « Traduire les voix minoritaires » (récemment renommé « Traduire les voix minorisées » pour souligner le caractère construit et imposé de cette marginalité) a proposé, entre 2021 et 2024, un séminaire mensuel dédié à ces thématiques, ainsi qu’une journée d’étude en 2023, dans le but de donner à voir la vitalité des discussions académiques mais aussi des pratiques contemporaines autour de la représentation et de la traduction des voix minorisées. Adoptant une perspective multilingue et englobant une multiplicité de formats (communications, présentation de travaux collaboratifs, ateliers, etc.), le réseau a ainsi abordé des problématiques telles que le rôle du texte hétérolingue dans sa sphère culturelle d’origine, l’organisation de la réception de l’altérité dans la culture-cible, le positionnement éthique des sujets traduisants, ou encore les stratégies à disposition pour rendre plus audibles les voix minorisées en traduction.</p> <p>Dans le prolongement de ces communications et discussions, le réseau de recherche « Traduire les voix minorisées » lance un appel à communications pour une journée d’études qui se tiendra le <strong>23 avril 2027 à l’Université Toulouse Jean-Jaurès</strong>. Pour les collègues n’ayant pas la possibilité de se déplacer à Toulouse, <strong>quelques séances de séminaire en ligne</strong> seront également organisées entre novembre 2026 et mai 2027 en complément de cette journée (dates à définir). Une sélection des communications présentées fera l’objet d’une publication dans un numéro de revue de traductologie (envoi des articles avant le 31 mai 2027). </p> <p>Les propositions doivent porter sur au moins une variété de français ou d’anglais comme langue source ou cible. Nous invitons les personnes intéressées à soumettre des propositions de communication en lien avec les thématiques et problématiques suivantes :</p> <ul> <li>traduction des identités racisées, des héritages coloniaux et des perspectives décoloniales ;</li> <li>traduction des minorités sexuelles et de genre, approches féministes et queer de la traduction ;</li> <li>traduction des langues régionales ou variétés linguistiques minorisées (dialectes, sociolectes, parlers jeunes ou populaires, etc.) ;</li> <li>traduction et expériences du handicap et de la neurodivergence.</li> </ul> <p>Les propositions adoptant une approche intersectionnelle, attentive à l’articulation de plusieurs formes de minorisation, sont particulièrement bienvenues. Les propositions pourront s’appuyer sur des corpus et des pratiques de traduction variés, notamment les textes littéraires, la bande dessinée, le théâtre, les œuvres audiovisuelles, les jeux vidéo, ainsi que la traduction institutionnelle et spécialisée ou l’interprétation. Les communications peuvent porter aussi bien sur la traduction de voix minorisées que sur les approches traductologiques développées pour répondre aux enjeux de leur représentation.</p> <p>De manière transversale, ces thématiques pourront être abordées sous des angles variés, parmi lesquels :</p> <ul> <li>les propriétés du texte hétérolingue : tension entre oral et écrit, questions de standardisation, rapports de force entre les langues, stratégies de représentation de l’altérité, rôle du texte dans la construction de l’identité de la communauté, etc. ;</li> <li>l’organisation de la réception de textes présentant des voix minorisées dans la culture-cible : définition du public-cible, contraintes commerciales influençant le processus de traduction, attentes du lectorat et notion d’authenticité, diffusion auprès des groupes représentés, etc. ;</li> <li>la sociologie du marché littéraire mondialisé ;</li> <li>la retraduction, l’autotraduction ou la non-traduction de textes donnant à entendre des voix minorisées ;</li> <li>les pratiques de traduction collaboratives et décentrées (ex. co-traductions, « sensitivity readers », groupes de lecture, etc.) ;</li> <li>le rôle du militantisme dans les projets de traduction et de recherche portant sur les voix minorisées.</li> </ul> <p>—</p> <p>Les propositions de communication (500 mots), accompagnées d’une courte notice biblio-biographique, sont à soumettre avant le 18 octobre 2026 à l’adresse suivante : <a href="mailto:traduireminorites.tract@gmail.com">traduireminorites.tract@gmail.com</a>.</p> <p>Une réponse sera communiquée avant le 15 décembre 2026.</p> <p><strong>Réseau de recherche « Traduire les voix minorisées » :</strong></p> <p>Charles Bonnot (TRACT/PRISMES, Université Sorbonne Nouvelle)<br />Sophie Chadelle (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Camille Le Gall (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Tiffane Levick (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Juliette Pezaire (TransCrit, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis)</p> <p>—</p> <p><strong>Call for papers: Translating Minoritised Voices</strong></p> <p>In many respects, the twentieth century was a century of upheaval and of redefinition of global borders: conflicts, displacement, the end of the colonial era and the protest movements of the 1960s–80s all contributed to a transformation of Western intellectual discourse, progressively confronted with voices that had long been marginalised – colonised peoples, youth, labourers, ethnic and gender minorities, people with disabilities, etc. The rise of postcolonial and decolonial studies, sociolinguistics, gender studies and disability studies, which continue to attract increasing academic and institutional interest, reflect these paradigm shifts.</p> <p>The now central place of these issues in the field of translation poses a major challenge to translators of both fiction and non-fiction, who find themselves confronted with a plural reality, far removed from former monolingual and Eurocentric conceptions of standard languages. Regional languages, accents, dialects, sociolects; languages of formerly colonised spaces or diasporas; voices associated with gender or sexual minorities, youth and queer speech; or the voices of disabled and neurodivergent people, represent minoritised voices that are contributing to redefining the boundaries between languages and questioning the agency of the translating subject. We use the term “minoritised voices” broadly, to refer to forms of expression whose legitimacy, visibility or circulation have been historically limited by linguistic and socio-political power relations. </p> <p>Created in 2019 following the international conference “Translating linguistic minorities within and between the anglophone and francophone spheres”, the “Translating Minority Voices” research network (recently renamed “Translating Minoritised Voices” to emphasise the constructed and imposed nature of this marginality) organised a monthly online seminar series dedicated to these themes between 2021 and 2024, as well as a one-day symposium in 2023, with the aim of showcasing the vitality of both academic discussions and contemporary practices around the representation and translation of minoritised voices. Adopting a multilingual perspective across a variety of formats (research papers, presentation of collaborative projects, workshops, etc.), the network addressed issues such as the role of heterolingual texts in their original cultural sphere, the reception of otherness in target cultures, the ethical positioning of the translating subject, and the strategies available to increase the audibility of minoritised voices in translation.</p> <p>Building on these presentations, papers, and discussions, the Translating Minoritised Voices research network invites proposals for a one-day symposium to be held on<strong> 23 April 2027 </strong>at <strong>Université de Toulouse Jean-Jaurès in France</strong>. For colleagues unable to travel to Toulouse, a small number of<strong> online seminar sessions</strong> may also be organised between November 2026 and May 2027 in addition to the symposium (dates to be confirmed). A selection of papers will be considered for publication in a special issue of a translation studies journal (full papers expected by 31 May 2027).</p> <p>Proposals should examine at least one variety of French or English as either a source or a target language. We welcome abstracts related to the following themes:</p> <ul> <li>translation of racialised identities, colonial legacies, and decolonial perspectives;</li> <li>translation of marginalised gender and sexual identities, feminist and queer approaches to translation;</li> <li>translation of regional languages or marginalised linguistic varieties (dialects, sociolects, youth speech, vernacular, etc.);</li> <li>translation and experiences of disability and neurodivergence.</li> </ul> <p>Proposals adopting an intersectional approach, attentive to the interplay of multiple forms of marginalisation, are particularly welcome. Contributions may draw on a wide range of corpora and translation practices, including literary texts, comics and graphic novels, theatre, audiovisual works, video games, as well as institutional and specialised translation and interpreting. They may therefore focus on the translation of minoritised voices or on the translation theories and practices developed in response to the challenges of representing them.</p> <p>Across these themes, papers may address, among others, the following issues:</p> <ul> <li>the properties of heterolingual texts: the tension between oral and written forms, issues related to standardisation, power relations between languages, strategies for representing otherness, the role of texts in the construction of community identity, etc.;</li> <li>the reception of texts presenting minoritised voices in target cultures: definition of target audiences, commercial constraints influencing the translation process, readership expectations and the notion of authenticity, dissemination among represented communities, etc.;</li> <li>the sociology of the globalised literary market;</li> <li>retranslation, self-translation or non-translation of texts featuring minoritised voices;</li> <li>the value of de-centred and collaborative practices in translation: e.g. co-translations, sensitivity readers, reading groups, etc.;</li> <li>the role of activism in translation and research projects involving minoritised voices.</li> </ul> <p>Abstracts (500 words), accompanied by a short bio-bibliographical note, should be submitted by<strong> 18 October 2026</strong> to the following address: <a href="mailto:traduireminorites.tract@gmail.com">traduireminorites.tract@gmail.com</a>.</p> <p>Authors will be notified of the outcome of their submission by 15 December 2026.</p> <p><strong>Research Network “Translating Minoritised Voices” :</strong></p> <p>Charles Bonnot (TRACT/PRISMES, Université Sorbonne Nouvelle)<br />Sophie Chadelle (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Camille Le Gall (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Tiffane Levick (CAS, Université Toulouse Jean-Jaurès)<br />Juliette Pezaire (TransCrit, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis)</p> <p> —</p> <p><strong>Bibliographie indicative / Selected bibliography: </strong></p> <p>AFRICA VIDAL CLARAMONTE, Maria Carmen, 2012, “The Map Is Not the Territory: Towards a Minor Translation”, Perspectives, vol. 20, no. 3, London, Routledge.</p> <p>BAKER, Mona, 2006, Translation and Conflict: A Narrative Account, London/New York, Routledge.</p> <p>BAER, Brian J. and KAINDL, Klaus (eds.), 2017, Queering Translation, Translating the Queer, New York, Routledge.</p> <p>BANDIA, Paul F. (ed.), 2014, Writing and Translating Francophone Discourse: Africa, the Caribbean, Diaspora, Amsterdam/New York, Rodopi.</p> <p>BANDIA, Paul F. (ed.), 2016, Orality and Translation, New York, Routledge.</p> <p>BASSNETT, Susan and TRIVEDI, Harish (eds.), 1996, Postcolonial Translation: Theory and Practice, London, Routledge.</p> <p>BOURDIEU, Pierre, 1982, Ce que parler veut dire. L’économie des échanges linguistiques, Paris, Fayard.</p> <p>CASANOVA, Pascale, 2002, « Consécration et accumulation de capital littéraire. La traduction comme échange inégal », Actes de la recherche en sciences sociales, no 144.</p> <p>CRONIN, Michael, 1995, “Altered States: Translation and Minority Languages”, TTR : Traduction, Terminologie, Rédaction, vol. 8, no 1, p. 85-103.</p> <p>CRONIN, Michael, 1998, “The Cracked Looking Glass of Servants: Translation and Minority Languages in a Global Age”, The Translator, vol. 4, no. 2, p. 145-162.</p> <p>DAVIS, Lennard J., 1995, Enforcing Normalcy: Disability, Deafness, and the Body, London, Verso.</p> <p>DELEUZE, Gilles and GUATTARI, Félix, 1983, “What Is a Minor Literature?”, trans. Robert Brinkley, Mississippi Review, vol. 11, no. 3, p. 13-33.</p> <p>FEDERICI, Federico M. (ed.), 2011, Translating Dialects and Languages of Minorities, Oxford, Peter Lang.</p> <p>GAL, Susan, 2015, “Politics of Translation”, Annual Review of Anthropology, vol. 44.</p> <p>GRECO, Gian Maria, 2018, “The Nature of Accessibility Studies”, Journal of Audiovisual Translation, vol. 1, no. 1.</p> <p>GRUNENWALD, Noémie, 2021, Sur les bouts de la langue. Traduire en féministe/s, Lille, La Contre Allée.</p> <p>HALL, Alice, 2016, Literature and Disability, London/New York, Routledge.</p> <p>LIPPI-GREEN, Rosina, 1997, English with an Accent: Language, Ideology, and Discrimination in the United States, London, Routledge.</p> <p>MEYLAERTS, Reine, 2006, “Heterolingualism in/and Translation: How Legitimate Are the Other and His/Her Language? An Introduction”, Target, vol. 18, no. 1.</p> <p>NEVES, Josélia, 2022, “Translation and Accessibility: The Translation of Everyday Things”, in The Routledge Handbook of Translation and Methodology, New York, Routledge.</p> <p>NIRANJANA, Tejaswini, 1992, Siting Translation: History, Poststructuralism and the Colonial Context, Berkeley, University of California Press.</p> <p>PETERSON, Elizabeth, 2019, Making Sense of “Bad English”: An Introduction to Language Attitudes and Ideologies, London/New York, Taylor &amp; Francis.</p> <p>PYM, Anthony, 2012, On Translator Ethics: Principles for Mediation between Cultures, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins.</p> <p>SAMOYAULT, Tiphaine, 2020, Traduction et violence, Paris, Seuil.</p> <p>SAPIRO, Gisèle, 2014, La sociologie de la littérature, coll. « Repères », no 641, Paris, La Découverte.</p> <p>SIMON, Sherry, 1996, Gender in Translation: Cultural Identity and the Politics of Transmission, London, Routledge.</p> <p>SPIVAK, Gayatri Chakravorty, 2008 [1993], “The Politics of Translation”, in Outside in the Teaching Machine, New York, Routledge.</p> <p>SUCHET, Myriam, 2009, Outils pour une traduction postcoloniale. Littératures hétérolingues, Paris, Éditions des Archives contemporaines.</p> <p>TYMOCZKO, Maria, 1999, Translation in a Postcolonial Context: Early Irish Literature in English Translation, Manchester, St. Jerome Publishing.</p> <p>VENUTI, Lawrence (ed.), 1998, “Introduction: Translation and Minority”, The Translator, vol. 4, no. 2.</p> <p>VON FLOTOW, Luise, 1997, Translation and Gender: Translating in the Era of Feminism, Manchester, St. Jerome Publishing.</p> <p>WOLF, Michaela, 2013, “The Sociology of Translation and Its ‘Activist Turn'”, Translation and Interpreting Studies, vol. 7, no. 2, p. 129-143.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Le Premier Raymond Aron, 1924-1947 (revue Les Études Sociales)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135648/le-premier-raymond-aron-1924-1947.html</link>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 08:14:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Appel à contributions  Le premier Raymond Aron (1924-1947) Les Etudes Sociales, n° 185 - 2027/1 Coord. Vincent Genin et Jean-Christophe Marcel Où en sommes-nous avec Raymond Aron ? Qu’en est-il de ses années à l’École Normale Supérieure, dont les discussions contradictoires avec Jean-Paul Sartre appartiennent désormais à une forme de légende, jusqu’à sa rupture avec son ancien camarade, au moment de quitter la rédaction des Temps Modernes (1924-1947) ? Depuis quelques années, la littérature scientifique, et parfois plus grise, se saisit de manière plus décidée de la figure de Raymond Aron. Celle-ci est même convoquée comme celle d’un prophète, d’un homme sage, visionnaire, nuancé. Il y aurait d’ailleurs toute une mythologie actuelle de la « nuance » à analyser, construite en opposition aux jugements parfois péremptoires et idéologiques de notre contemporanéité, ainsi qu’il en fut d’autres présents. Cette image, c’est celle de celui qui a critiqué dans L’opium des intellectuels (1955) la fièvre de ses congénères à l’égard du communisme, de l’auteur critique de Mai dans La Révolution introuvable (1968) ou D’une sainte famille à l’autre. Essai sur le marxisme imaginaire (1969). Les philosophes et les sociologues (Les Étapes de la pensée sociologique, 1967) ont souvent soutenu et critiqué « [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135648_1dd836930ffe06e064d440913aeeb176.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135648_1dd836930ffe06e064d440913aeeb176.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Appel à contributions </p> <p><strong>Le premier Raymond Aron (1924-1947)</strong></p> <p><strong><em>Les Etudes Sociales</em>, n° 185 - 2027/1</strong></p> <p>Coord. Vincent Genin et Jean-Christophe Marcel</p> <p>Où en sommes-nous avec Raymond Aron ? Qu’en est-il de ses années à l’École Normale Supérieure, dont les discussions contradictoires avec Jean-Paul Sartre appartiennent désormais à une forme de légende, jusqu’à sa rupture avec son ancien camarade, au moment de quitter la rédaction des Temps Modernes (1924-1947) ?</p> <p>Depuis quelques années, la littérature scientifique, et parfois plus grise, se saisit de manière plus décidée de la figure de Raymond Aron. Celle-ci est même convoquée comme celle d’un prophète, d’un homme sage, visionnaire, nuancé. Il y aurait d’ailleurs toute une mythologie actuelle de la « nuance » à analyser, construite en opposition aux jugements parfois péremptoires et idéologiques de notre contemporanéité, ainsi qu’il en fut d’autres présents. Cette image, c’est celle de celui qui a critiqué dans L’opium des intellectuels (1955) la fièvre de ses congénères à l’égard du communisme, de l’auteur critique de Mai dans La Révolution introuvable (1968) ou D’une sainte famille à l’autre. Essai sur le marxisme imaginaire (1969). Les philosophes et les sociologues (Les Étapes de la pensée sociologique, 1967) ont souvent soutenu et critiqué « leur » Aron, politique, tout en intervention, véritable « hérétique consacré » (Pierre Bourdieu, Homo academicus, Paris, Minuit, 1984) de l’université française : tête de promotion 1924 de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm – la fameuse génération Sartre, Merleau-Ponty ou Canguilhem –, professeur de lycée, lecteur à Berlin en 1933, avant de basculer vers le journalisme dans le Londres de la Seconde Guerre mondiale et de revenir en France, quadragénaire, dans une position plus qu’ambigüe. Resté journaliste, animateur des Temps Modernes avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (qu’il quitte en 1947 à la suite d’un profond désaccord, pour entrer au Figaro, jusqu’en 1977), il n’est élu à la Sorbonne qu’à l’aube de ses cinquante ans, puis à l’École pratique des Hautes Études, pour intégrer le Collège de France en 1970. Ses Mémoires parues en 1983, peu avant sa mort, constituent comme une boucle finale à ce parcours au départ écrit, et, finalement, très singulier. Des synthèses ou initiations à Aron sont disponibles, comme L’abécédaire Raymond Aron, dirigé par Fabrice Gardel et sa fille Dominique Schnapper (éditions de L’Observatoire, 2019) ou Introduction à Raymond Aron, de Gwendal Châton (2023). Ceci non sans préciser que cette historiographie, dont la consultation demeure nécessaire, est souvent le fruit d’un champ scientifique sensible à l’intellectuel et à la perpétuation de sa mémoire. </p> <p>L’œuvre de Raymond Aron est bien connue, mais il reste beaucoup à faire. Nous disposons de la biographie de Nicolas Baverez (Flammarion, 1997, rééd. 2005), d’un précieux Cahier de L’Herne qui lui a été consacré en 2022, de ses article parus dans Le Figaro (2 volumes aux éditions de Fallois), mais aussi d’actes de colloques, notamment organisés le CESPRA ou par la Société des Amis de Raymond Aron, comme Aron et la démocratie au XXIe siècle (de Fallois, 2005), Aron, philosophe dans l’histoire (2008), Raymond Aron et la défense de la liberté (2016), nombre d’article dans la revue Commentaire, dont il fut un des fondateurs en 1978, non sans ajouter, sans être exhaustif, qu’une semaine de Cerisy-la-Salle lui fut consacrée en juin 2026 sous l’intitulé « Raymond Aron. Raison et liberté au XXIe siècle », sous la direction de Perrine Simon-Nahum, Elisabeth Dutartre-Michaut, Nicolas Baverez et Maxence Bischoux.</p> <p>Cela étant, le très riche fonds d’archives Raymond Aron – parmi d’autres qui appellent défrichage – conservé aux Archives Nationales (NAF 28060) demeure encore largement inexploré pour les années 1920-1950, ainsi que plus d’une contribution du philosophe, dont les titres référencés figurent dans la Bibliographie dressée par Elisabeth Dutartre et Perrine Simon-Nahum parue en 1989 (Julliard/Société des Amis de Raymond Aron). L’article, déjà ancien, de Jean-François Sirinelli, « Raymond Aron avant Raymond Aron 1923-1933 » (Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 1984/2, p. 15-30) peut constituer une base de réflexion. </p> <p>Mais est-il possible de faire dialoguer les travaux de jeunesse de Raymond Aron, alors philosophe ouvert à la sociologie et à la philosophie de l’histoire avec la correspondance qu’il a entretenue alors ? Quelle influence a pu avoir sur sa trajectoire intellectuelle son passage au Centre de Documentation Sociale à partir de 1934, qui lui permet de quitter le lycée et d’entrer dans le monde de l’enseignement supérieur ? Quels sont les traces de son « éducation politique » au cours de cette période ? Peut-on revenir sur la Sociologie allemande contemporaine (1935), qui l’a érigé en introducteur en France de la pensée de Max Weber, ce qui est à nuancer, quand on sait qu’à l’origine il s’agit d’une commande de Célestin Bouglé, qui concevait ce travail comme une actualisation d’une enquête similaire sur les sciences sociales allemande qu’il avait effectuée dans sa jeunesse, et qui était la condition pour l’obtention de son poste d’assistant au Centre ? Ou encore quid de la réception et de la postérité de son Introduction à la Philosophie de l’histoire (1938), issu d’une thèse dirigée par le même Bouglé, autour d’une approche et d’une épistémologie qui furent toujours à la marge de l’histoire et de la philosophie pour n’être abordée que par une minorité d’auteurs (Paul Veyne, Henri-Irénée Marrou, par exemple) ? Qu’en est-il de son rapport à la SFIO, au Front Populaire, au pacifisme d’Alain, de son article « Réflexions sur les problèmes économiques français » paru en 1937 dans la Revue de Métaphysique et de Morale, et qui reçut un certain écho dans les milieux intellectuels et politiques ? Quelles furent les conditions d’existence, de production et de diffusion des œuvres citées ? Cet Aron d’avant la fin des années 1940, c’est celui qui n’a pas encore investi le champ des relations internationales (ce qui fera dire de lui à Henry Kissinger : « He is my teacher »), et qui, après un début de carrière très marqué par une discipline, semble se complexifier, douter, explorer, pour devenir un observateur, sinon un acteur-« spectateur » des sciences sociales. Comment ce qu’on qualifie après la guerre comme une attitude distante à l’égard du monde académique s’est-elle construite ? </p> <p>Telles sont les premières pistes esquissées pour ce dossier.</p> <p>—</p> <p>Taille maximal des contributions : 60.000 signes</p> <p>Propositions d’articles attendues au 30 septembre 2026.</p> <p>Articles attendus au 30 janvier 2027.</p> <p>Publication en juin-juillet 2027.</p> <p>—</p> <p><strong>Contacts :</strong></p> <p>Vincent Genin : <a href="mailto:vincentgenin2023@gmail.com">vincentgenin2023@gmail.com</a></p> <p>Jean-Christophe Marcel : <a href="mailto:jchristophe.marcel66@gmail.com">jchristophe.marcel66@gmail.com</a></p> <p>Laetitia Guerlain : <a href="mailto:laetitia.guerlain@u-bordeaux.fr">laetitia.guerlain@u-bordeaux.fr</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Incertitudes / Certitudes (Univ. de la Manouba, Tunisie)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135647/incertitudes-certitudes.html</link>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 06:08:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>13ème édition du Symposium international interdisciplinaire de l'UMA 3-5 décembre 2026 Incertitudes / Certitudes Argumentaire INTRODUCTION Interroger la tension entre incertitudes et certitudes revient à penser au plus près des turbulences à l’œuvre dans le monde contemporain. Objet d’interprétations contrastées, la certitude a été tantôt appréhendée comme la finalité d’une connaissance rationnelle (du cogito cartésien aux promesses universalistes des Lumières, en passant par la confiance positiviste dans le progrès scientifique…) ; tantôt battue en brèche par des courants philosophiques et scientifiques critiques qui ont mis en évidence les limites de toute prétention à une vérité unique et absolue. Il suffit d’évoquer la remise en cause par F. Nietzsche (1913) des valeurs morales établies au profit d’une conception perspectiviste de la vérité ; la découverte par S. Freud (1915) d’une vie psychique inconsciente qui échappe à la maîtrise du sujet ou encore l’introduction par K. Popper (1973) du caractère provisoire de la vérité scientifique. Dans ce contexte, l’incertitude tend à s’imposer comme un paradigme structurant (E. Morin, 1984), ouvrant la voie à des pensées contemporaines de la complexité (E. Morin, J.-L. Le Moigne et H. Atlan…), du risque (U. Beck, M. Callon, B. Latour, P. Lagadec …) ou du chaos (R. Thom, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135647_dd1dbfc80b1de21a6abd8389c9fbaf23.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135647_dd1dbfc80b1de21a6abd8389c9fbaf23.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>13<sup>ème</sup> édition du Symposium international interdisciplinaire de l'UMA</strong></p> <p><strong>3-5 décembre 2026</strong></p> <p><strong></strong></p> <p><strong>Incertitudes / Certitudes</strong></p> <p><br /><strong>Argumentaire</strong><br /> <br />INTRODUCTION</p> <p>Interroger la tension entre incertitudes et certitudes revient à penser au plus près des turbulences à l’œuvre dans le monde contemporain. Objet d’interprétations contrastées, la certitude a été tantôt appréhendée comme la finalité d’une connaissance rationnelle (du cogito cartésien aux promesses universalistes des Lumières, en passant par la confiance positiviste dans le progrès scientifique…) ; tantôt battue en brèche par des courants philosophiques et scientifiques critiques qui ont mis en évidence les limites de toute prétention à une vérité unique et absolue. Il suffit d’évoquer la remise en cause par F. Nietzsche (1913) des valeurs morales établies au profit d’une conception perspectiviste de la vérité ; la découverte par S. Freud (1915) d’une vie psychique inconsciente qui échappe à la maîtrise du sujet ou encore l’introduction par K. Popper (1973) du caractère provisoire de la vérité scientifique. Dans ce contexte, l’incertitude tend à s’imposer comme un paradigme structurant (E. Morin, 1984), ouvrant la voie à des pensées contemporaines de la complexité (E. Morin, J.-L. Le Moigne et H. Atlan…), du risque (U. Beck, M. Callon, B. Latour, P. Lagadec …) ou du chaos (R. Thom, I. Prigogine et I. Stengers…) en rupture avec les logiques déterministes. Cette interrogation traverse également les traditions de pensée non occidentales, où les rapports entre doute et certitude ont été pensés dans des configurations philosophiques et théologiques propres. Elle invite également à souligner qu’une telle dynamique conduit à penser les certitudes non comme des illusions dépassées, mais comme des formes stabilisées de connaissance en tension permanente avec l’incertitude. Cette tension entre certitudes et incertitudes s’inscrit aussi dans les pratiques sociales, les régimes de savoir et les contextes historiques, en se reconfigurant selon les espaces culturels et géopolitiques. </p> <p>Au-delà de ces ruptures épistémologiques, c’est plus largement le projet moderne de maîtrise du réel qui se trouve interrogé. Les sciences, sous le joug du positivisme, ont longtemps plaidé pour une perspective visant à rendre le monde plus lisible, prévisible et maîtrisable. Les critiques de la modernité (K. Marx, S. Freud, l’École de Francfort) ont mis à nu les illusions qui sous-tendent de telles ambitions. Cette remise en question conduit à reconnaître que l’incertitude n’est pas une simple limite de la connaissance, mais un attribut inhérent à la réalité physique et humaine. Plus on connaît, plus les objets révèlent des zones d’ombre insoupçonnées. Comme l’a montré E. Schatzman (1988), les sciences ne produisent pas seulement des certitudes, mais organisent aussi leurs propres incertitudes.</p> <p>Dépassant le seul cadre de la pratique scientifique, les certitudes et les incertitudes renvoient aux choix de civilisation, aux modèles de société, y compris aux rapports de genre (J. Butler, 2005), aux valeurs politiques et aux projets de vie. Les premières renvoient au besoin de maintenir l’ordre établi en s’appuyant sur des formes de savoir reconnues comme légitimes : scientifiques, politiques, économiques, médicales ou médiatiques. Quant aux secondes, elles demeurent vigilantes vis-à-vis des prétentions et des promesses de ces mêmes discours. C’est dans cette perspective qu’U. Beck, dans La Société du risque (2001), analyse les transformations de la modernité avancée ; l’expansion des richesses et de la maîtrise s’accompagne d’une hausse des risques sanitaires, écologiques, politiques et financiers. L’incertitude s’avère alors constitutive du système plutôt qu’accidentelle. Quantifiée statistiquement, l’incertitude peut ainsi se convertir en probabilité, offrant aux décideurs une échelle de confiance sur laquelle fonder l’action.</p> <p>FORMES CONTEMPORAINES DE L’INCERTITUDE</p> <p>Le contexte contemporain se caractérise par une multiplication des foyers d’incertitude. Les crises sanitaires (Covid-19) et environnementales, les reconfigurations des rapports de force géopolitiques, les incertitudes économiques (crise financière de 2008), les mutations du monde du travail, les bouleversements induits par l’intelligence artificielle ou encore le « réchauffement médiatique » (D. Boullier, 2019) participent à la recomposition des repères sociaux, politiques et culturels. Les sciences juridiques illustrent également ces tensions, notamment à travers la montée d’une incertitude normative et jurisprudentielle liée à la complexification des dynamiques sociales actuelles.</p> <p>Les conflits armés actuels et les incertitudes géopolitiques constituent autant de facteurs incitant à une réflexion profonde sur les notions de souveraineté et, surtout, sur l’ordre international, au cœur des turbulences actuelles. Les enjeux sont multiples et complexes, et appellent des analyses approfondies susceptibles d’éclairer les transformations de l’ordre international ainsi que les débats relatifs à ses fondements éthiques et humanitaires, au-delà des clivages idéologiques, nationalistes et polarisants.</p> <p><em>Incertitudes et sciences du vivant et de la matière</em></p> <p>Au-delà des sciences humaines et sociales, les tensions entre certitudes et incertitudes traversent également d’autres champs disciplinaires. Les sciences exactes elles-mêmes ont profondément renouvelé notre compréhension des rapports entre certitude et incertitude. Qu’il s’agisse des systèmes complexes, des modèles climatiques ou de la physique quantique, les avancées scientifiques contemporaines montrent que l’incertitude n’est pas toujours le signe d’une ignorance provisoire appelée à disparaître. Dans certains cas, elle apparaît comme une dimension constitutive des phénomènes observés. Le principe d’incertitude formulé par Werner Heisenberg en 1927 marque à cet égard une rupture majeure dans l’histoire des sciences, en remettant en question l’idéal déterministe hérité de la physique classique (M. Kumar, 2011 ; J.-M. Lévy-Leblond, 2022). Les débats qu’il a suscités, notamment entre Einstein et Bohr, illustrent la fécondité intellectuelle des tensions entre différentes conceptions du réel et de la connaissance.</p> <p>Dans les sciences du vivant, de l’incommensurabilité des faits expérimentaux (L. Fleck, [1934] 2005) aux dernières avancées de l’épigénétique, les recherches contemporaines mettent en évidence des formes d’incertitude liées à la variabilité du vivant, à la pluralité des échelles d’observation et aux limites de la projection (M.-H. Boucand, 2019). Les mutations qui surviennent de manière aléatoire sur les génomes en sont l’illustration la plus fondamentale : moteur de l’évolution, elles peuvent, selon les contextes, générer la diversité et l’adaptation qui fondent la vie, ou déclencher des processus pathologiques aux conséquences irréversibles. Lorsque ces mutations affectent les gènes qui régulent la prolifération et la différenciation cellulaires, la cellule échappe aux signaux de contrôle de l’organisme et entre dans une dynamique anarchique ; c’est le cancer, où l’incertitude biologique se traduit directement en incertitude diagnostique, pronostique, thérapeutique et clinique (E. Hirsch, 2019).</p> <p>La certitude du déterminisme génétique n’est elle pas elle aussi questionnée aujourd’hui par les avancées en épigénétique, les microsatellites, le rôle des histones et l’éventuelle héritabilité des traumas ? Le microbiote humain illustre la même logique à l’échelle des communautés microbiennes : l’équilibre entre symbiose et dysbiose, entre santé et pathologie, demeure un système dynamique dont les mécanismes causaux résistent encore à toute certitude définitive, malgré des corrélations de plus en plus solides avec des pathologies aussi diverses que les cancers colorectaux, les troubles métaboliques ou les désordres neuropsychiatriques (S. Kouidhi et al., 2023). Pour le vivant, l’incertitude n’est donc pas un défaut de connaissance à combler mais elle constitue le principe même par lequel la vie se transforme, s’adapte et parfois déraille. La biologie contemporaine ne produit pas des certitudes définitives sur le vivant : elle cartographie des probabilités, identifie des régularités, et apprend à naviguer dans la complexité des systèmes biologiques (H. Atlan, 1999).</p> <p><em>L’incertitude, une donnée transversale </em></p> <p>Les sciences économiques et de gestion sont également traversées par ces incertitudes : fluctuations des marchés, instabilité des chaînes de valeur et limites des modèles fondés sur la rationalité parfaite. La tradition économique elle-même, d’A. Smith à J. M. Keynes et F. Hayek, a progressivement intégré l’incertitude comme élément constitutif de la décision et de la connaissance (M. Biziou, 2022). Toutefois, ces disciplines montrent également que les systèmes de connaissance et d’action reposent sur des régimes de certitudes relatives, indispensables à la prise de décision et à la stabilisation des pratiques.</p> <p>Plus largement, des domaines aussi divers que les sciences du sport, les sciences vétérinaires, les sciences de l’information et de la communication, les sciences politiques, les sciences de l’éducation ou encore les arts et les pratiques de design et de conception, où l’incertitude est également envisagée comme un matériau cognitif et une ressource des processus de conception, témoignent, chacun à sa manière, du caractère structurel de cette incertitude. Celle-ci constitue une donnée transversale qui affecte les modes de production des savoirs, les schèmes d’intelligibilité, les pratiques professionnelles et les processus de décision. Chaque jour, de nouvelles incertitudes nuancent les certitudes du jour précédent, alimentant une révision continue des savoirs ; la dialogique certitude/incertitude, entendue comme leur tension constitutive, semble devenir le propre de la production contemporaine de connaissance. Dans ce contexte, l’avènement des technologies informatiques, qui a largement contribué à l’inflation informationnelle et à la multiplication des fausses nouvelles, fait émerger, face à la désinformation, des mécanismes défensifs collectifs et individuels, politiques, professionnels et personnels, qui méritent d’être explorés. Ces dynamiques impliquent également la production et la stabilisation de formes de certitude sociale, institutionnelle et cognitive, sans lesquelles les sociétés contemporaines ne pourraient fonctionner.</p> <p>CERTITUDES ET INCERTITUDES DANS LA PENSEE ARABO MUSULMANE</p> <p>Dans le monde arabo-musulman, l’aventure de la certitude et de l’incertitude gravite, entre autres, autour du texte fondateur qu’est le Coran, présenté comme une parole évidente et sans équivoque, socle à partir duquel se sont édifiées les architectures juridiques, théologiques et éthiques de la civilisation. Toutefois, très tôt, cette certitude fondatrice s’est trouvée confrontée aux tensions de l’interprétation et aux exigences de réalités historiques, sociales et politiques en transformation. La pensée arabo-musulmane ne se réduit ainsi pas à une opposition entre certitude dogmatique et doute marginal ; elle constitue au contraire un espace historique de débats internes sur les conditions de la vérité, la validité des savoirs et les formes légitimes de la certitude. Dans ce cadre, la réflexion sur le shakk (الشك doute) et le yaqîn (اليقين certitude), que l’on retrouve aussi bien chez al-Jāḥiẓ (159–255 H / 776–868), al-Fārābī (257–339 H / 870–950), Ibn Sīnā (370–428 H / 980–1037), ou, plus tard, al-Ghazālī (450–505 H / 1058–1111), de même que les tensions entre le ‘aql (العقل raison) et le naql (النقل révélation), témoigne d’une pensée ancienne des rapports complexes entre vérité, doute et certitude. Les approches philosophiques, théologiques et mystiques de la connaissance, ainsi que les réflexions sur les limites du savoir humain, ont ainsi contribué à faire de l’incertitude non pas une faille du système de pensée, mais une dimension constitutive de toute construction du vrai.</p> <p>Ainsi, la vérité coranique, conçue comme socle épistémique et normatif, n’a cessé d’être travaillée par des tensions internes et des reconfigurations doctrinales, dissidences chiites et kharijites (Ier H / VIIe), d’une part, et rationalisme mu‘tazilite (IIe–Ve H / VIIIe–XIe), d’autre part, qui ont introduit l’incertitude au cœur même des processus d’élaboration de l’orthodoxie. Loin d’un édifice homogène et stable, la tradition apparaît ainsi comme un champ de tensions entre stabilisation des certitudes et ouverture des interprétations. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’aventure intellectuelle de figures majeures telles que le scepticisme existentiel d’at-Tawḥīdī (310–414 H / 922–1023), le doute critique d’al-Maʿarrī (363–449 H / 973–1057), le rationalisme philosophique d’Ibn Rushd (520–595 H / 1126–1198), jusqu’à la synthèse sociologique et historique d’Ibn Khaldūn (732–808 H / 1332–1406) dans la Muqaddima. Ces trajectoires intellectuelles attestent que les certitudes religieuses, théologiques ou politiques ne fonctionnent pas comme des points d’arrêt du savoir, mais comme des pôles de stabilisation provisoire constamment retravaillés par les incertitudes de la pensée critique.</p> <p>Cette dynamique se prolonge dans les reconfigurations de la modernité arabe, où la tension entre héritage et modernité constitue un schème structurant de la pensée arabe contemporaine, traversée par la persistance du tûrath comme espace de référence et par la montée d’incertitudes liées aux mutations politiques et épistémiques du monde contemporain.</p> <p>Dans cette continuité, les ruptures historiques majeures que constituent la Nakba (1948) et la Naksa (1967), envisagées non seulement comme événements politiques mais comme fractures épistémiques et culturelles, ont contribué à mettre en crise les certitudes historiques et les récits de souveraineté intellectuelle. La mondialisation contemporaine prolonge et amplifie ce déplacement, en généralisant un régime d’incertitude qui n’abolit pas les certitudes, mais les reconfigure en permanence dans un espace désormais globalisé de circulation des savoirs, des crises et des formes de légitimation.</p> <p>CERTITUDES / INCERTITUDES ET RECOMPOSITION DES FRONTIERES</p> <p>Certaines réflexions contemporaines, à l’instar de celles de B. Latour (1999) sur les recompositions du rapport entre science, nature et politique, des travaux de D. Fassin (2012, 2014) sur les vulnérabilités, les inégalités et les économies morales ou encore des analyses d’I. Stengers (1997) invitant à repenser les rapports entre savoirs, incertitude et complexité, montrent jusqu’à quel point les limites entre savoirs, croyances, légitimités et expériences vécues deviennent plus difficiles à tracer. Les frontières entre le vrai, le plausible et le faux s’avèrent de plus en plus poreuses, accentuant ainsi le sentiment d’un monde où les repères se déplacent plus rapidement que les cadres analytiques permettant de les appréhender.</p> <p>La construction sociale des certitudes mérite aussi une attention particulière. Comment une connaissance devient-elle « certaine » aux yeux d’une société ? Par quels mécanismes institutionnels, rhétoriques et politiques les certitudes s’imposent-elles et se légitiment-elles ? C’est au cœur des travaux de Latour sur les faits scientifiques comme constructions collectives et de Fleck (2005) sur les styles de pensée des collectifs scientifiques ; une dimension que ce symposium entend explorer dans toute sa complexité.</p> <p>Enfin, les sociétés du Sud global vivent et gèrent l’incertitude dans des conditions spécifiques qui méritent d’être interrogées en tant que telles : fragilité institutionnelle, données statistiques lacunaires, oralité prédominante, imprévisibilité climatique locale, instabilité des systèmes de santé... Ceci rejoint la critique épistémologique développée par des penseurs africains tels que Paulin Hountondji (1994) sur la dépendance théorique du Sud, ou Felwine Sarr (2016) sur la nécessité de construire des cadres d’intelligibilité propres à des sociétés dont l’avenir se construit structurellement dans l’incertitude. Cette perspective, cohérente avec le positionnement africain et méditerranéen de l’UMA, permet d’élargir le débat au-delà des cadres analytiques construits depuis les sociétés du Nord, et d’ouvrir des espaces de dialogue entre des expériences de l’incertitude radicalement différentes.</p> <p>QUESTIONS DIRECTRICES</p> <p>Le symposium invite à interroger les conditions dans lesquelles les sociétés contemporaines peuvent encore produire des formes de légitimité alors que les certitudes collectives s’effritent et que les modes traditionnels d’intelligibilité du réel sont traversés, de manière croissante, par l’incertain ? Comment préserver la liberté de jugement et d’action dans un monde où l’incertitude devient structurelle, voire instrumentalisée ? Dans quelle mesure l’incertitude affecte-t-elle les fondements mêmes de l’éthique, entre relativisation des normes et recherche de principes communs ? Comment les dynamiques d’incertitude reconfigurent-elles les rapports sociaux, notamment les rapports de genre, dans les sphères publiques et privées ? A l’échelle des décisions publiques, de quelles manières l’incertitude liée aux crises climatiques, sanitaires, médiatiques et économiques reconfigure-t-elle les choix collectifs et les politiques de décision ? C’est à cette exigence collective : penser autrement un monde qui résiste aux cadres établis, que ce symposium entend répondre.</p> <p>Cette invitation à (re)penser ensemble le binôme Incertitudes / Certitudes lancée par l’UMA propose au débat quatre axes thématiques interdisciplinaires :</p> <p>1-     Penser l’incertain : épistémologie, sciences et complexité.</p> <p>Comment les disciplines construisent-elles leurs certitudes ? Par quels mécanismes une connaissance devient-elle légitime et stable ? Cet axe couvre les fondements philosophiques et scientifiques de l’incertitude, les approches disciplinaires (mathématique, physique, biologie, médecine, histoire, géographie, sciences informatiques, économie, droit), la pensée de la complexité, et les pédagogies de l’incertitude.</p> <p>2-     Gouverner et agir dans l’incertain : risques, crises, éthique de la décision et responsabilité politique.</p> <p>Comment décide-t-on, gouverne-t-on lorsque les certitudes manquent ? Cet axe couvre la gestion des guerres, des crises sanitaires, climatiques et financières, ainsi que la communication de crise, l’éthique de la décision publique sous incertitude, le management organisationnel face à l’imprévisible, les reconfigurations géopolitiques et l’incertitude de l’ordre international, et les enjeux spécifiques des sociétés du Sud confrontées à une incertitude institutionnelle et environnementale structurelle.</p> <p>3-     Dire et représenter l’incertitude : discours, récits et imaginaires.</p> <p>Comment l’incertitude est-elle mise en forme, racontée, instrumentalisée ? Cet axe couvre les expressions littéraires, artistiques et cinématographiques du doute et de l’ambiguïté, les formes discursives de la certitude et de sa contestation, la « fabrique du doute » comme stratégie délibérée dans les espaces médiatiques et numériques, et les effets de l’IA générative sur la frontière entre information vérifiée et énoncé plausible.</p> <p>4-     Identités, mémoires et croyances à l’épreuve de l’incertitude.</p> <p>Comment les individus et les sociétés maintiennent-ils des certitudes identitaires, religieuses et culturelles dans un monde en recomposition ? Cet axe couvre la déstabilisation des repères collectifs et les réponses identitaires qu’elle engendre, les mémoires fragiles face à la multiplicité des récits concurrents (mémoires disputées), et les ressources intellectuelles, notamment dans la pensée arabo-musulmane et africaine, permettant de penser et d’habiter l’incertitude.</p> <p>Les travaux de Paul Ricœur (2000) invitent, dans cette perspective, à penser l’incertitude au cœur même des récits historiques et des constructions mémorielles.</p> <p>—</p> <p><strong>Quelques orientations bibliographiques</strong></p> <p>Atlan, Henri. La fin du “tout génétique” ? Vers de nouveaux paradigmes en biologie. Paris : Editions INRA, 1999.</p> <p>Ball, Philip. « Incertitudes quantiques ». In Quantique : au-delà de l’étrange. Paris : EPD Sciences, 2019, pp. 111-120.<br />Beck, Ulrich. La société du risque : Sur la voie d’une autre modernité. Paris : Flammarion, 2001.<br />Biziou, Michaël. « Connaissance incertaine du marché et libéralisme économique. D’Adam Smith à la théorie néoclassique, et retour », Noesis [En ligne], 39 | 2022, mis en ligne le 01 décembre 2024, consulté le 25 mai 2026. URL : <a href="http://journals.openedition.org/noesis/7845">http://journals.openedition.org/noesis/7845</a>  ; DOI : <a href="https://doi.org/">https://doi.org/</a> 10.4000/13egw.<br />Black, Deborah L., « Knowledge (‘Ilm) and certitude (Yaqīn) in al-Fārābī’s epistemology », Arabic Sciences and Philosophy, vol. 16 (2006) pp. 11–45, doi:10.1017/S0957423906000221, 2006 Cambridge University Press.<br />Boucand, Marie-Hélène. « L’incertitude en médecine ». In Revue médecine et philosophie. N° 2, 2019, Génétique et liberté, pp. 29-33.<br />Boullier, Dominique. Sociologie du numérique. Paris : Armand Colin, 2019.<br />Butler, Judith. Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité. Paris : La Découverte, 2005.<br />Chailleux, Sébastien. « Incertitude et action publique. Définition des risques, production des savoirs et cadrage des controverses ». Revue internationale de politique comparée, 2016, 23 (4), pp.519. ⟨10.3917/ripc.234.0519⟩. ⟨hal-01985826⟩<br />Dahan, Amy. « Gouvernance climatique, géopolitique et risques globaux ». Raison présente, 230 (2), 19-30. <a href="https://doi.org/10.3917/rpre.230.0019">https://doi.org/10.3917/rpre.230.0019</a>.<br />David, Michel. « Gérard Bronner, Apocalypse cognitive, Paris : PUF, 2021 ». L’information psychiatrique, 98 (7), 591-593, août- septembre 2022. DOI : <a href="https://doi.org/10.1684/ipe.2022.2474">https://doi.org/10.1684/ipe.2022.2474</a>.<br />Fassin, Didier. Sciences sociales par temps de crise. Paris : Collège de France, 2024. <br />Fassin, Didier, et Eideliman,Jean-Sébastien, dir. Économies morales contemporaines. Paris : La Découverte, 2012. <br />Fleck, Ludwik. 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Elles ambitionnent de favoriser la production de connaissances originales et le dialogue entre les différents acteurs de la recherche et de la société.</p> <p><strong>Public concerné</strong></p> <p>Cet appel s’adresse aux enseignant.e.s-chercheur.e.s, chercheur.e.s, doctorant.e.s et jeunes chercheur.e.s, issus de l’Université de la Manouba, des universités tunisiennes ainsi que des établissements universitaires et centres de recherche internationaux.</p> <p>Les propositions peuvent relever de l’ensemble des champs scientifiques en sciences humaines et sociales, sciences expérimentales, sciences exactes ou dans tout autre domaine susceptible d’éclairer, dans une perspective contemporaine ou historique, les dynamiques complexes qui se jouent entre incertitudes et certitudes.</p> <p>Une attention particulière sera accordée aux contributions permettant de mieux comprendre les défis scientifiques, sociaux, économiques, environnementaux, technologiques ou politiques qui caractérisent notre époque marquée par les crises, les mutations et les transformations profondes.</p> <p>La participation des étudiant.e.s, des acteurs socio-économiques, des praticien.ne.s et des décideur.e.s est vivement encouragée, de même que les collaborations interinstitutionnelles et internationales.</p> <p>Par ailleurs, un appel spécifique est ouvert aux étudiant.e.s des universités publiques tunisiennes souhaitant participer à un atelier de réalisation de films documentaires autour de la thématique du symposium.</p> <p><strong>Types de contributions attendues</strong></p> <p>Les participant.e.s sont invité.e.s à soumettre des propositions s’inscrivant dans l’un des axes thématiques du symposium, sous les formats suivants :</p> <p>Communications orales ;<br />Communications affichées (posters) ;<br />Tables rondes ou panels ;<br />Ateliers pratiques (workshops) ;<br />Masterclasses ;<br />Séminaires doctoraux.<br />Les propositions de communications devront être accompagnées d’un résumé, tandis que les propositions de tables rondes, d’ateliers ou de masterclasses devront prendre la forme d’une note conceptuelle.</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Les propositions doivent être soumises en ligne au comité scientifique du symposium au plus tard le 31 août 2026, via le formulaire en ligne dédié. Cliquez ici pour accéder au formulaire <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScFxVxopK4q69EnSZXwO5el4ELaHtd69hXwvFrMz0Hjirgkyw/viewform?usp=header">https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScFxVxopK4q69EnSZXwO5el4ELaHtd69hXwvFrMz0Hjirgkyw/viewform?usp=header</a> </p> <p><strong>Informations complémentaires</strong></p> <p>Pour toute question relative à l’appel ou à l’organisation du symposium, les candidat.e.s sont invité.e.s à contacter le comité d’organisation à l’adresse électronique du symposium : <a href="mailto:symposium.manouba@uma.tn">symposium.manouba@uma.tn</a>.</p> <p>Seules les pauses-café et les pauses déjeuner seront prises en charge pendant les trois jours du symposium.</p> <p>—</p> <p><strong>Les membres du Comité scientifique :</strong></p> <p>Cherif Ameur, Président de l’Université de la Manouba</p> <p>Najar Sihem, Coordinatrice générale du symposium – IPSI</p> <p>Ait Mous Fadma, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ain Chok (université Hassan II de Casablanca) Maroc</p> <p>Aloui Bessem, FLAHM</p> <p>Arfaoui Mongi, ESCT</p> <p>Ben Hassine Lamia, IPSI</p> <p>Ben Yahia Nesrine, ENSI</p> <p>Benamar Imen, ISSEP</p> <p>Catusse Myriam, IRMC</p> <p>Cherif Fayçal, ISHTC</p> <p>Cherni Nabil, FLAHM</p> <p>Denieuil Pierre-Noël, CNRS</p> <p>Dhouib Meriem, FLAHM</p> <p>Di Felice Massimo, University of S. Paolo USP Brésil</p> <p>El Atoum Maysoon, Hashemite University - Zarqa</p> <p>El Bour Hamida, IPSI</p> <p>El Kefi Moez, ISAMM / IPSI</p> <p>Elloumi Rahma Hend, ESSTED</p> <p>Gdoura Wahid, ISD</p> <p>Ghosn Catherine, Université de Toulouse</p> <p>Haydar Najjar Marlène, Institut des sciences sociales à l'Université libanaise</p> <p>Kchaou Sihem, FLAHM</p> <p>Kebaili Sonia, ISES</p> <p>Khammessi Mediha, ENMV</p> <p>Khelifa Samiha, MSE</p> <p>Kotti Faten, ISBST</p> <p>Machikou Nadine, Université de Yaoundé II</p> <p>Mechken Radhia, INTES</p> <p>Rifi Hichem, UMA</p> <p>Sierra Alexis, IRD / CIRAD</p> <p>Skandrani Hamida, ISCAE</p> <p>Zaïem Farah, FLAHM</p> <p><strong>Les membres du Comité d’organisation :</strong></p> <p>Amri Nedia, UMA</p> <p>Balghouthi Hager, UMA</p> <p>Barbar Lilia, UMA</p> <p>Ben Yahia Nesrine, ENSI</p> <p>Berjeb Soumaya, IPSI</p> <p>El Achek Najla, ISD</p> <p>Ezzine Trabelsi Souad, IPSI</p> <p>Gharbi Elhem, ESCT</p> <p>Kchaou Sihem, FLAHM</p> <p>Mestiri Seif, ESSTED</p> <p>Ouelhazi Mouna, UMA</p> <p><strong>Les membres de la Cellule Communication :</strong></p> <p>Gharbi Elhem, ESCT (Coordinatrice de la cellule communication)</p> <p>Barbar Lilia, UMA</p> <p>Berjeb Soumaya, IPSI</p> <p>Ezzine Trabelsi Souad, IPSI</p> <p>Hammouda Ranim, IPSI</p> <p>Kamoun Ons, ESAC Gammarth / Laboratoire MCT - LR25ES01 - IPSI</p> <p>Mestiri Seif, ESSTED</p> <p>Saidi Radhia, IPSI</p> <p><strong>Les membres du Comité Junior :</strong></p> <p>Saidi Radhia, IPSI (Coordinatrice du Comité Junior)</p> <p>Azmi Said, ESAC Gammarth</p> <p>Ben Mohamed Nozha, IPSI</p> <p>Fathalli Hassen, IPSI</p> <p>Hammouda Ranim, IPSI</p> <p>Labiadh Shada, ESSTED</p> <p>Mejri Meriem, ESAC Gammarth</p> <p>Samet Amel, IPSI</p> <p>Sliti Khawla, IPSI</p> <p> —</p> <p><strong></strong></p> <p><strong>13th UMA International Interdisciplinary Symposium</strong></p> <p><strong>3 - 5 December 2026</strong></p> <p><strong>Uncertainties/Certainties</strong></p> <p><strong>CALL FOR PARTICIPATION</strong></p> <p>INTRODUCTION</p> <p>To examine the tension between uncertainties and certainties is to closely engage with the turbulences of the contemporary world. Certainty, a subject of contrasting interpretations, has at times been understood as the ultimate goal of rational knowledge—from the Cartesian cogito to the universalist promises of the Enlightenment, and through positivist confidence in scientific progress. At other times, it has been challenged by critical philosophical and scientific currents that have highlighted the limitations of any claim to a single, absolute truth. Notable examples include F. Nietzsche's (1913) questioning of established moral values in favor of a perspectivist conception of truth, S. Freud's (1915) discovery of an unconscious psychic life beyond the subject's control, and K. Popper's (1973) introduction of the provisional nature of scientific truth.</p> <p>In this context, uncertainty increasingly asserts itself as a structuring paradigm (E. Morin, 1984), paving the way for contemporary ideas of complexity (E. Morin, J.-L. Le Moigne, H. Atlan), risk (U. Beck, M. Callon, B. Latour, P. Lagadec), and chaos (R. Thom, I. Prigogine, I. Stengers), all of which break with deterministic logics. This question also resonates within non-Western thought traditions, where the relationships between doubt and certainty have been explored through their unique philosophical and theological frameworks. This dynamic suggests that certainties should not be viewed as outdated illusions, but rather as stabilized forms of knowledge in constant tension with uncertainty. This tension between certainties and uncertainties is also embedded in social practices, knowledge systems, and historical contexts, reconfiguring itself across diverse cultural and geopolitical spaces.</p> <p>Beyond these epistemological ruptures, the modern project of mastering reality itself invites for broader scrutiny. Sciences, often under the sway of positivism, have long advocated for a perspective aimed at making the world more legible, predictable, and manageable. Critics of modernity (K. Marx, S. Freud, the Frankfurt School) have exposed the illusions underlying such ambitions. This questioning leads to the recognition that uncertainty is not merely a limit of knowledge, but an inherent attribute of both physical and human realities. The more we learn, the more objects reveal unexpected shadow areas. As E. Schatzman (1988) demonstrated, science not only produces certainties but also organizes its own uncertainties.</p> <p>Beyond the mere framework of scientific practice, certainties and uncertainties reflect civilizational choices, societal models—including gender relations (J. Butler, 2005)—political values, and life projects. Certainty, in this context, refers to the need to maintain an established order based on recognized legitimate forms of knowledge: scientific, political, economic, medical, or media-driven. Uncertainty, conversely, encourages vigilance regarding the claims and promises of these same discourses.</p> <p>It is from this perspective that U. Beck, in The Risk Society (2001), analyzes the transformations of advanced modernity. He notes that the expansion of wealth and control is accompanied by an increase in health, ecological, political, and financial risks. Uncertainty, therefore, proves to be constitutive of the system rather than accidental. When statistically quantified, uncertainty can be converted into probability, offering decision-makers a confidence scale upon which to base action.</p> <p>CONTEMPORARY FORMS OF UNCERTAINTY</p> <p>The contemporary context is marked by a proliferation of areas of uncertainty. Health (Covid-19) and environmental crises, reconfigurations of geopolitical power relations, economic uncertainties (2008 financial crisis), changes in the world of work, upheavals induced by artificial intelligence, and "media warming" (D. Boullier, 2019) all contribute to the recomposition of social, political, and cultural benchmarks. Legal sciences also illustrate these tensions, particularly through the rise of normative and jurisprudential uncertainty linked to the complexity of current social dynamics.</p> <p>Current armed conflicts and geopolitical uncertainties further encourage deep reflection on the notions of sovereignty and, crucially, on the international order, which is at the heart of present turbulence. The stakes are multiple and complex, requiring in-depth analyses to illuminate the transformations of the international order and debates on its ethical and humanitarian foundations, transcending ideological, nationalist, and polarizing divides.</p> <p>Uncertainties in Life and Material Sciences</p> <p>Beyond the humanities and social sciences, tensions between certainties and uncertainties also permeate other disciplinary fields. The exact sciences themselves have profoundly renewed our understanding of this relationship. Whether in complex systems, climate models, or quantum physics, contemporary scientific advances demonstrate that uncertainty is not always a sign of temporary ignorance destined to disappear. In some cases, it appears as a constitutive dimension of observed phenomena. The uncertainty principle formulated by Werner Heisenberg in 1927 marked a major break in the history of science by challenging the deterministic ideal inherited from classical physics (M. Kumar, 2011; J.-M. Lévy-Leblond, 2022). The debates it provoked, notably between Einstein and Bohr, illustrate the intellectual fecundity of the tensions between different conceptions of reality and knowledge.</p> <p>In life sciences, contemporary research highlights various forms of uncertainty, from the incommensurability of experimental facts (L. Fleck, [1934] 2005) to the latest advances in epigenetics. This uncertainty stems from the variability of life, the plurality of observation scales, and the limits of projection (M.-H. Boucand, 2019). Random mutations on genomes provide a fundamental illustration: while driving evolution and generating the diversity and adaptation essential for life, they can also, depending on the context, trigger pathological processes with irreversible consequences. When these mutations affect genes regulating cell proliferation and differentiation, the cell escapes the body's control signals and enters an anarchic dynamic. This is cancer, where biological uncertainty directly translates into diagnostic, prognostic, therapeutic, and clinical uncertainty (E. Hirsch, 2019).</p> <p>Advances in epigenetics, microsatellites, the role of histones, and the possible heritability of traumas now challenge the certainty of genetic determinism. The human microbiota illustrates a similar logic within microbial communities: the balance between symbiosis and dysbiosis, between health and pathology, remains a dynamic system whose causal mechanisms still resist definitive certainty. This is despite increasingly strong correlations with diverse pathologies such as colorectal cancers, metabolic disorders, and neuropsychiatric disorders (S. Kouidhi et al., 2023). For living systems, uncertainty is not merely a knowledge gap to be filled; it is the fundamental principle by which life transforms, adapts, and sometimes derails. Contemporary biology does not produce definitive certainties about life; instead, it maps probabilities, identifies regularities, and learns to navigate the complexity of biological systems (H. Atlan, 1999).</p> <p><strong>Uncertainty: A Transversal Datum</strong></p> <p>Economics and management sciences are similarly affected by uncertainty, evidenced by market fluctuations, unstable value chains, and the limitations of models based on perfect rationality. The economic tradition itself, from A. Smith to J. M. Keynes and F. Hayek, has progressively integrated uncertainty as a constitutive element of decision and knowledge (M. Biziou, 2022). However, these disciplines also demonstrate that knowledge and action systems rely on regimes of relative certainty, which are crucial for decision-making and the stabilization of practices.</p> <p>More broadly, diverse fields such as sports sciences, veterinary sciences, information and communication sciences, political sciences, education sciences, and even design and design arts and practices—where uncertainty is also considered a cognitive material and a resource for design processes—each, in their own way, demonstrate the structural nature of this uncertainty. This constitutes a pervasive reality that influences modes of knowledge production, frameworks of intelligibility, professional practices, and decision-making processes. Each day, new uncertainties qualify the certainties of the previous day, fueling a continuous revision of knowledge. The dialogic relationship between certainty and uncertainty, understood as their constitutive tension, seems to be emerging as the hallmark of contemporary knowledge production. In this context, the advent of computer technologies, which has largely contributed to informational inflation and the proliferation of fake news, has led to the emergence of collective and individual defensive mechanisms—political, professional, and personal—in the face of disinformation, all of which warrant further exploration. These dynamics also involve the production and stabilization of forms of social, institutional, and cognitive certainty, without which contemporary societies could not function.</p> <p>CERTAINTIES AND UNCERTAINTIES IN MUSLIM AND ARAB THOUGHT</p> <p>In the Arab-Muslim world, the journey of certainty and uncertainty revolves, among other things, around the foundational text of the Quran. Presented as an obvious and unequivocal word, it served as the basis for the construction of the legal, theological, and ethical architectures of civilization. However, very early on, this foundational certainty was confronted with the tensions of interpretation and the demands of changing historical, social, and political realities. Arab-Muslim thought is thus not reducible to a simple opposition between dogmatic certainty and marginal doubt; on the contrary, it constitutes a historical space for internal debates on the conditions of truth, the validity of knowledge, and the legitimate forms of certainty. In this context, the reflection on shakk (الشك, doubt) and yaqîn (اليقين, certainty), found in the works of al-Jāḥiẓ (159-255 H / 776-868), al-Fārābī (257-339 H / 870–950), Ibn Sīnā (370–428 H / 980–1037), and later, al-Ghazālī (450–505 H / 1058–1111), as well as the tensions between 'aql (العقل, reason) and naql (النقل, revelation), testifies to an ancient consideration of the complex relationships between truth, doubt, and certainty. Philosophical, theological, and mystical approaches to knowledge, along with reflections on the limits of human understanding, have thus contributed to making uncertainty not a flaw in the system of thought, but a constitutive dimension of any construction of truth.</p> <p>Thus, Quranic truth, conceived as an epistemic and normative foundation, has always been subject to internal tensions and doctrinal reconfigurations. Shiite and Kharijite dissent (1st H / 7th century) on the one hand, and Mu'tazilite rationalism (2nd-5th H / 8th-11th century) on the other, introduced uncertainty into the very heart of the processes by which orthodoxy was elaborated. Far from being a homogeneous and stable edifice, tradition thus appears as a field of tension between the stabilization of certainties and the openness of interpretations. It is in this context that we find the intellectual adventures of major figures such as the existential skepticism of al-Tawḥīdī (310-414 H / 922-1023), the critical doubt of al-Maʿarrī (363-449 H / 973–1057), the philosophical rationalism of Ibn Rushd (520-595 H / 1126–1198), and the sociological and historical synthesis of Ibn Khaldūn (732-808 H / 1332–1406) in the Muqaddima. These intellectual trajectories attest that religious, theological, or political certainties do not function as endpoints of knowledge, but as poles of provisional stabilization constantly reworked by the uncertainties of critical thinking.</p> <p>This dynamic continues in the reconfigurations of Arab modernity, where the tension between heritage and modernity constitutes a structuring pattern of contemporary Arab thought. This thought is characterized by the persistence of turath as a space of reference and by the rise of uncertainties related to the political and epistemic changes of the contemporary world.</p> <p>In this continuity, the major historical ruptures of the Nakba (1948) and the Naksa (1967), considered not only as political events but as epistemic and cultural fractures, have contributed to the crisis of historical certainties and narratives of intellectual sovereignty. Contemporary globalization prolongs and amplifies this displacement by generalizing a regime of uncertainty that does not abolish certainties but permanently reconfigures them in a now globalized space of circulation of knowledge, crises, and forms of legitimation.</p> <p>CERTAINTIES / UNCERTAINTIES AND FRONTIER RECOMPOSITION</p> <p>Some contemporary reflections, such as those of B. Latour (1999) on the recomposition of the relationship between science, nature, and politics, the work of D. Fassin (2012, 2014) on vulnerabilities, inequalities, and moral economies, or the analyses of I. Stengers (1997) inviting a rethinking of the relationships between knowledge, uncertainty, and complexity, show the extent to which the boundaries between knowledge, beliefs, legitimacy, and lived experiences are becoming more difficult to draw. The boundaries between the true, the plausible, and the false are proving more and more porous, thus accentuating the feeling of a world where benchmarks move faster than the analytical frameworks available to apprehend them.</p> <p>The social construction of certainties also deserves special attention. How does knowledge become "certain" in the eyes of a society? By what institutional, rhetorical, and political mechanisms are certainties imposed and legitimized? This is at the heart of Latour's work on scientific facts as collective constructions and Fleck's (2005) work on the thought styles of scientific collectives—a dimension that this symposium intends to explore in all its complexity.</p> <p>Finally, societies in the Global South experience and manage uncertainty under specific conditions that warrant critical examination: institutional fragility, incomplete statistical data, predominant orality, local climate unpredictability, and unstable health systems, among others. This aligns with epistemological critiques from African thinkers such as Paulin Hountondji (1994), who addressed the theoretical dependence of the South, and Felwine Sarr (2016), who emphasized the need to develop frameworks of intelligibility specific to societies whose future is structurally built on uncertainty. This perspective, consistent with the African and Mediterranean focus of the University of Manouba, broadens the debate beyond analytical frameworks developed in Northern societies and fosters dialogue between radically different experiences of uncertainty.</p> <p>GUIDING QUESTIONS</p> <p>The symposium invites us to question the conditions under which contemporary societies can still produce forms of legitimacy as collective certainties erode and traditional modes of understanding reality are increasingly permeated by uncertainty. How can freedom of judgment and action be preserved in a world where uncertainty becomes structural, even instrumentalized? To what extent does uncertainty affect the very foundations of ethics, balancing the relativization of norms with the search for common principles? How do the dynamics of uncertainty reconfigure social relations, including gender relations, in both public and private spheres? At the level of public decisions, how do uncertainties related to climate, health, media, and economic crises reshape collective choices and decision-making policies? This symposium aims to address this collective imperative: to think differently about a world that resists established frameworks.</p> <p>This invitation to collectively (re)think the Uncertainty/Certainty binomial, launched by the University of Manouba, proposes four interdisciplinary thematic axes for debate:</p> <p>Thinking the Uncertain: Epistemology, Science, and Complexity.<br />How do disciplines construct their certainties? Through what mechanisms does knowledge become legitimate and stable? This axis covers the philosophical and scientific foundations of uncertainty, disciplinary approaches (mathematics, physics, biology, medicine, history, geography, computer science, economics, law), the conceptualization of complexity, and the pedagogies of uncertainty.<br />Governing and Acting in Uncertainty: Risks, Crises, Decision Ethics, and Political Accountability.<br />How do we make decisions and govern when certainties are lacking? This axis covers the management of wars, health, climate, and financial crises, as well as crisis communication, the ethics of public decision-making under uncertainty, organizational management in the face of the unpredictable, geopolitical reconfigurations and the uncertainty of the international order, and the specific challenges of Southern societies facing institutional and structural environmental uncertainty.<br />Articulating and Representing Uncertainty: Discourse, Narratives, and Imaginary.<br />How is uncertainty shaped, narrated, and instrumentalized? This axis covers the literary, artistic, and cinematographic expressions of doubt and ambiguity, the discursive forms of certainty and its contestation, the "manufacture of doubt" as a deliberate strategy in media and digital spaces, and the effects of generative AI on the boundary between verified information and plausible statements.<br />Uncertainty-Proof Identities, Memories, and Beliefs.<br />How do individuals and societies maintain their identity, religious beliefs, and cultural certainties in a recomposing world? This question explores the destabilization of collective benchmarks and the identity-based responses it generates. It also examines fragile memories in the face of multiple competing narratives (disputed memories) and the intellectual resources, particularly within Arab-Muslim and African thought, that allow us to contemplate and navigate uncertainty.</p> <p>From this perspective, the work of Paul Ricœur (2000) encourages us to consider uncertainty as an inherent part of historical narratives and memorial constructions.</p> <p>Suggested Bibliographical Sources</p> <p>·         Atlan, Henri. La fin du “tout génétique” ? Vers de nouveaux paradigmes en biologie. Paris : Editions INRA, 1999.</p> <p>Ball, Philip. « Incertitudes quantiques ». In Quantique : au-delà de l’étrange. Paris : EPD Sciences, 2019, pp. 111-120.<br />Beck, Ulrich. La société du risque : Sur la voie d’une autre modernité. Paris : Flammarion, 2001.<br />Biziou, Michaël. « Connaissance incertaine du marché et libéralisme économique. D’Adam Smith à la théorie néoclassique, et retour », Noesis [En ligne], 39 | 2022, mis en ligne le 01 décembre 2024, consulté le 25 mai 2026. URL : <a href="http://journals.openedition.org/noesis/7845">http://journals.openedition.org/noesis/7845</a>  ; DOI : <a href="https://doi.org/">https://doi.org/</a> 10.4000/13egw.<br />Black, Deborah L., « Knowledge (‘Ilm) and certitude (Yaqīn) in al-Fārābī’s epistemology », Arabic Sciences and Philosophy, vol. 16 (2006) pp. 11–45, doi:10.1017/S0957423906000221, 2006 Cambridge University Press.<br />Boucand, Marie-Hélène. « L’incertitude en médecine ». In Revue médecine et philosophie. N° 2, 2019, Génétique et liberté, pp. 29-33.<br />Boullier, Dominique. Sociologie du numérique. Paris : Armand Colin, 2019.<br />Butler, Judith. Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité. Paris : La Découverte, 2005.<br />Chailleux, Sébastien. « Incertitude et action publique. Définition des risques, production des savoirs et cadrage des controverses ». Revue internationale de politique comparée, 2016, 23 (4), pp.519. ⟨10.3917/ripc.234.0519⟩. ⟨hal-01985826⟩<br />Dahan, Amy. « Gouvernance climatique, géopolitique et risques globaux ». Raison présente, 230 (2), 19-30. <a href="https://doi.org/10.3917/rpre.230.0019">https://doi.org/10.3917/rpre.230.0019</a>.<br />David, Michel. « Gérard Bronner, Apocalypse cognitive, Paris : PUF, 2021 ». L’information psychiatrique, 98 (7), 591-593, août- septembre 2022. DOI : <a href="https://doi.org/10.1684/ipe.2022.2474">https://doi.org/10.1684/ipe.2022.2474</a>.<br />Fassin, Didier. Sciences sociales par temps de crise. Paris : Collège de France, 2024. <br />Fassin, Didier, et Eideliman,Jean-Sébastien, dir. Économies morales contemporaines. Paris : La Découverte, 2012. <br />Fleck, Ludwik. Genèse et développement d’un fait scientifique. Traduit de l’allemand par Nathalie Jas. Paris : Les Belles Lettres, 2005. 283 p. 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ISBN : 978-2-84876-502-0.<br />Schatzman, Evry. « Certitudes et incertitudes de la science ». In: Raison présente, n°87, 3e trimestre 1988. Actualité du rationalisme. pp. 5-13; doi : <a href="https://doi.org/10.3406/raipr.1988.2690">https://doi.org/10.3406/raipr.1988.2690</a> <a href="https://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_1988_num_87_1_2690">https://www.persee.fr/doc/raipr_0033-9075_1988_num_87_1_2690</a>, Consulté le 25 mai 2026. <br />Schön, Donald A. Le praticien réflexif. À la recherche du savoir caché dans l’agir professionnel. Paris : Éditions Logiques, 1994.<br />Stengers, Isabelle. Cosmopolitiques. Paris : La Découverte / Les Empêcheurs de penser en rond, 1997. <br />·         Taleb, Nassim Nicholas. Le Cygne noir : La puissance de l’imprévisible. Paris : Les Belles Lettres, 2008.</p> <p> </p> <p>Academic Framework and Participation</p> <p>Within the tradition of previous editions, this three-day event of exchange and reflection will provide a unique opportunity to integrate diverse disciplinary perspectives, compare methodological approaches, and explore new research avenues centered on the theme of Uncertainties / Certainties. The aim is to foster the creation of original knowledge and promote dialogue among various stakeholders in research and society.</p> <p>Target Audience</p> <p>This call is open to professors, researchers, doctoral students, and early-career researchers from the University of Manouba, other Tunisian universities, and international academic institutions and research centers.</p> <p>We welcome proposals from all scientific fields within the humanities and social sciences, experimental sciences, exact sciences, or any other discipline that can illuminate, from either a contemporary or historical perspective, the complex dynamics between uncertainties and certainties.</p> <p>Special consideration will be given to contributions that enhance our understanding of the scientific, social, economic, environmental, technological, or political challenges characterizing our era, which is marked by crises, changes, and profound transformations.</p> <p>The participation of students, socio-economic actors, practitioners, and decision-makers is strongly encouraged, as are inter-institutional and international collaborations.</p> <p>Additionally, a specific call is open to students from Tunisian universities who wish to participate in a documentary filmmaking workshop related to the symposium's theme.</p> <p>Form</p> <p>Participants are invited to submit proposals in one of the symposium's thematic areas, in the following formats:</p> <p>·         Oral presentations</p> <p>·         Poster presentations</p> <p>·         Roundtables or panels</p> <p>·         Practical workshops</p> <p>·         Masterclasses</p> <p>·         PhD seminars</p> <p>Proposals for papers should include an abstract, while proposals for roundtables, workshops, or masterclasses should be submitted as a concept note.</p> <p>Submissions </p> <p>Proposals must be submitted online to the Symposium Scientific Committee no later than July 31, 2026, via the dedicated online form. Click here to access the application form <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScFxVxopK4q69EnSZXwO5el4ELaHtd69hXwvFrMz0Hjirgkyw/viewform?usp=header">https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScFxVxopK4q69EnSZXwO5el4ELaHtd69hXwvFrMz0Hjirgkyw/viewform?usp=header</a> </p> <p>Additional Information</p> <p>For any questions related to this call or the symposium's organization, candidates are invited to contact the organizing committee at the symposium email address: <a href="mailto:symposium.manouba@uma.tn">symposium.manouba@uma.tn</a>.</p> <p>Only coffee breaks and lunch breaks will be provided during the three days of the symposium.</p> <p> </p> <p></p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Questionner les frontières et relever le défi des différences. 8e Doctoriales de la SFLGC (Pau)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135643/questionner-les-frontieres-et-relever-le-defi-des-differences-8e.html</link>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 01:39:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>8e Doctoriales de la SFLGC 2027 Organisées par ALTER, la SFLGC, le Master LiLAC et l’ED 481 Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) Pau, mardi 8 et mercredi 9 juin 2027 Questionner les frontières et relever le défi des différences La Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC) organise ses Doctoriales 2027 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), les 8 et 9 juin 2027. Destinées aux doctorantes et doctorants en littérature comparée, ces Doctoriales ont pour ambition de favoriser les échanges scientifiques, la confrontation des approches et la réflexion collective autour d’un thème fédérateur – sans exclure des propositions qui se situent au-delà de ce cadre. À une époque marquée par la multiplication des circulations, mais aussi par le renforcement de diverses formes de cloisonnement, les notions de frontière et de différence se trouvent au cœur des débats intellectuels, politiques, culturels et esthétiques. Les frontières, qu’elles soient géographiques, linguistiques, culturelles, disciplinaires ou symboliques, constituent à la fois des lignes de séparation et des espaces de rencontre, de négociation et de transformation. Elles invitent à repenser les modalités de construction des identités, les dynamiques d’échange et les formes de coexistence dans des sociétés [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135643_9432d146a1d6ef52cda251faa86d8012.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135643_9432d146a1d6ef52cda251faa86d8012.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>8<sup>e</sup> Doctoriales de la SFLGC 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Organisées par ALTER, la SFLGC, le Master LiLAC et l’ED 481</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Pau, mardi 8 et mercredi 9 juin 2027</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Questionner les frontières et relever le défi des différences</strong></p> <p>La Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC) organise ses Doctoriales 2027 à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), les 8 et 9 juin 2027. Destinées aux doctorantes et doctorants en littérature comparée, ces Doctoriales ont pour ambition de favoriser les échanges scientifiques, la confrontation des approches et la réflexion collective autour d’un thème fédérateur – sans exclure des propositions qui se situent au-delà de ce cadre.</p> <p>À une époque marquée par la multiplication des circulations, mais aussi par le renforcement de diverses formes de cloisonnement, les notions de frontière et de différence se trouvent au cœur des débats intellectuels, politiques, culturels et esthétiques. Les frontières, qu’elles soient géographiques, linguistiques, culturelles, disciplinaires ou symboliques, constituent à la fois des lignes de séparation et des espaces de rencontre, de négociation et de transformation. Elles invitent à repenser les modalités de construction des identités, les dynamiques d’échange et les formes de coexistence dans des sociétés traversées par la pluralité.</p> <p>Le thème retenu pour cette 8<sup>e</sup> édition, <strong>« Questionner les frontières et relever le défi des différences »</strong>, propose ainsi d’explorer les multiples manières dont les œuvres, les discours et les pratiques culturelles représentent, traversent, déplacent ou redéfinissent les frontières, tout en interrogeant les formes de l’altérité et de la diversité.</p> <p>Les propositions pourront s’inscrire dans l’un des axes de réflexion suivants, sans que cette liste soit limitative.</p> <p><strong>Altérités et identités</strong></p> <p>Cet axe invite à réfléchir aux constructions de l’identité individuelle et collective à travers la rencontre avec l’autre. Les communications pourront notamment interroger les représentations de l’altérité dans les textes et les arts, les processus d’inclusion et d’exclusion, les identités plurielles, diasporiques ou transnationales, ainsi que les enjeux liés au genre, à la mémoire, à l’appartenance culturelle ou à la reconnaissance des différences.</p> <p><strong>Hybridations, comparaisons et circulations</strong></p> <p>La littérature comparée accorde une attention particulière aux phénomènes de circulation des formes, des idées et des imaginaires. Cet axe propose d’explorer les processus d’hybridation esthétique, générique ou culturelle, les transferts et réceptions, les influences réciproques, les réseaux transnationaux ainsi que les démarches comparatistes permettant de penser les interactions entre œuvres, langues et cultures.</p> <p><strong>Plurilinguisme et interculturalité</strong></p> <p>Le plurilinguisme littéraire constitue aujourd’hui un observatoire privilégié des transformations culturelles contemporaines. Les communications pourront porter sur les auteurs plurilingues, les pratiques multilingues, la traduction, l’autotraduction, les politiques linguistiques, les littératures de migration, les phénomènes de créolisation ou encore les différentes formes d’interculturalité à l’œuvre dans les productions littéraires et artistiques.</p> <p><strong>Mobilités, migrations et exils</strong></p> <p>Les déplacements volontaires ou contraints constituent des expériences privilégiées de la frontière. Les œuvres peuvent témoigner des parcours migratoires, des situations d’exil, des diasporas, des déplacements forcés ou encore des formes contemporaines de mobilité. Comment la littérature et les arts donnent-ils voix à ces expériences ?</p> <p><strong>Frontières disciplinaires et épistémologiques</strong></p> <p>La littérature comparée se construit historiquement à la croisée des disciplines. Comment les frontières entre littérature, histoire, philosophie, anthropologie, sociologie, sciences politiques, arts visuels ou études environnementales sont-elles aujourd’hui repensées ? Quels nouveaux objets, méthodes ou savoirs émergent de ces dialogues ?</p> <p><strong>Territoires, paysages et environnements</strong></p> <p>Les frontières ne concernent pas seulement les communautés humaines. Elles traversent également les relations entre nature et culture, humain et non-humain, local et global. Les approches écocritiques et géocritiques permettent d’interroger les représentations des territoires, des espaces frontaliers et des enjeux environnementaux contemporains.</p> <p><strong>Mémoire, héritages et conflits</strong></p> <p>Les différences et les frontières sont souvent façonnées par des mémoires collectives, des héritages historiques ou des expériences conflictuelles. Les communications pourront examiner les processus de transmission, de réécriture ou de contestation des récits mémoriels, ainsi que les formes de réconciliation ou de dialogue interculturel.</p> <p><strong>Corps, genres et normes</strong></p> <p>Les frontières peuvent également être envisagées comme des constructions sociales et symboliques qui définissent les appartenances, les identités et les exclusions. Les études de genre, les études queer et les approches intersectionnelles offrent des perspectives fécondes pour interroger les normes et leurs transgressions.</p> <p><strong>Humanités numériques et nouvelles frontières culturelles</strong></p> <p>Les technologies numériques redessinent les modes de création, de circulation et de réception des œuvres. Elles produisent de nouveaux espaces de rencontre, mais aussi de nouvelles formes de fragmentation ou d’inégalités culturelles. Comment penser les frontières à l’ère numérique ?</p> <p><strong>Traductions, médiation et transmission</strong></p> <p>La traduction apparaît comme l’un des lieux privilégiés de négociation des différences. Les propositions pourront s’intéresser aux pratiques de traduction, d’adaptation, de réécriture, de médiation culturelle ou de circulation des savoirs entre langues et cultures.</p> <p><strong>Littératures du monde et décentrement des regards</strong></p> <p>Les études comparatistes invitent à dépasser les cadres nationaux et eurocentrés pour envisager des perspectives plurielles. Comment les recherches actuelles contribuent-elles à déplacer les centres de gravité culturels, à faire entendre des voix marginalisées ou à reconfigurer les cartographies littéraires ?</p> <p><strong>Intermédialité, transmédialité</strong></p> <p>La littérature s’écrit au carrefour des arts, traversant les frontières entre les médias : les études comparatistes mettent en regard des textes littéraires et des tableaux, photographies, films, sculptures, œuvres musicales, ballets, etc., pour considérer les déplacements ou les transferts d’un médium l’autre. Les communications pourront considérer ces dynamiques d’échanges et ces points de contact.</p> <p><strong>Cultures savantes et cultures populaires</strong></p> <p>Les frontières qui séparent les cultures savantes ou légitimées et les cultures populaires deviennent aussi poreuses dans les corpus de thèses qui s’intéressent à des productions telles que le jeu vidéo, la bande dessinée ou les séries télévisées. L’étude de ces objets non conventionnels ou qui ne ressortissent pas au canon requiert de forger de nouveaux outils théoriques, que les communications pourront présenter. </p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Les doctorantes et doctorants souhaitant participer sont invité·e·s à soumettre une proposition de communication comprenant :</p> <p>- un titre ; université d’appartenance ; directrice ou directeur de thèse ; début des recherches<br />- un résumé d’environ 300 mots ;<br />- une courte notice bio-bibliographique (100 mots maximum) ;<br />- éventuellement l’indication de l’axe dans lequel s’inscrit la proposition.</p> <p>Les propositions présentées doivent être en lien avec les travaux de recherches doctorales en cours des intervenant·e·s. Les communications retenues feront l’objet d’une présentation orale d’une vingtaine de minutes, suivie d’un temps d’échange. Deux conférences plénières et une ou deux tables rondes contribueront à l’exploration de la thématique ; un temps sera consacré à la présentation des modalités de qualification en 10e section du CNU.</p> <p>Date limite d’envoi des propositions : <strong>15 novembre 2026</strong></p> <p>Notification aux participant·e·s : <strong>15 janvier 2027</strong></p> <p>Adresses de soumission : <a href="mailto:caroline.fischer@univ-pau.fr">caroline.fischer@univ-pau.fr</a> et <a href="mailto:laurence.comut@univ-pau.fr">laurence.comut@univ-pau.fr</a> </p> <p>Nous espérons vous accueillir nombreuses et nombreux à Pau pour ces Doctoriales 2027, qui seront l’occasion de réfléchir collectivement aux enjeux contemporains des frontières, des circulations et des différences dans les littératures, les arts et les cultures du monde.</p> <p>Pour participer à l’événement, il convient d’être membre de la SFLGC.</p> <p>L’UPPA ne demande pas de frais d’inscription. Les participants et participantes seront invité·e·s aux déjeuners des 8 et 9 juin ainsi qu’à un cocktail en ville le 8 juin au soir. Les autres frais (voyage, hébergement) restent à la charge des participant·e·s, qui peuvent solliciter leur unité de recherche et/ ou leur École Doctorale.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique : </strong></p> <p>Yvan Daniel</p> <p>Sylvain Dreyer</p> <p>Caroline Fischer</p> <p>Jean-Louis Haquette</p> <p>Yves Landerouin</p> <p>Laurence Riu-Comut</p> <p>—</p> <p><strong>Comité d’organisation :</strong></p> <p>Caroline Fischer</p> <p>Yves Landerouin</p> <p>Francesca Montanaro</p> <p>Laurence Riu-Comut</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>IIe Congrès International « Le monstre et la méchanceté. Articulations et dérivations de l’idée du Mal dans la culture » (université de León)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135623/iie-congres-international-le-monstre-et-la-mechancete-articulations.html</link>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 11:53:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/135623/iie-congres-international-le-monstre-et-la-mechancete-articulations.html</guid>
      <category>fabula_appel</category>
      <description>La présente rencontre académique, de nature interdisciplinaire, s’inscrit dans le prolongement de la première édition, intitulée «El monstruo y el miedo. Indagaciones sobrela monstruosidad y su relación con lo humano», qui s’est tenue en octobre 2025 à l’Université de León. Si cette première manifestation visait à analyser les multiples modalités selon lesquelles le monstrueux s’articule autour de la terreur et des effets que celle-ci produit sur l’être humain, cette nouvelle édition entend approfondir une autre de ses dérivations fondamentales : sa relation avec la méchanceté et le Mal. Cette association, toutefois, est loin d’être stable ou univoque, comme en témoignent les nombreuses tentatives visant à comprendre le principe du Mal, lequel constitue une préoccupation philosophique, religieuse, sociopolitique et anthropologique traversant l’histoire de l’humanité sous des formes diverses.  Cette année, l’attention se porte sur les articulations du mal : ses représentations, ses imaginaires, ses mécanismes de légitimation et ses liens avec le monstrueux dans lalittérature, le cinéma, les arts, la philosophie ou encore l’histoire — en somme, dans l’ensemble des disciplines relevant des arts et des humanités. L’objectif est de problématiser l’émergence et la délimitation du mal à partir de ces différents champs de savoir ; de penser l’idée du Mal en relation avec le motif [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135623_e88414c2473ae5a3d8c62c718ecf04f5.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135623_e88414c2473ae5a3d8c62c718ecf04f5.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La présente rencontre académique, de nature interdisciplinaire, s’inscrit dans le prolongement de la première édition, intitulée «El monstruo y el miedo. Indagaciones sobre<br />la monstruosidad y su relación con lo humano», qui s’est tenue en octobre 2025 à l’Université de León. Si cette première manifestation visait à analyser les multiples modalités selon lesquelles le monstrueux s’articule autour de la terreur et des effets que celle-ci produit sur l’être humain, cette nouvelle édition entend approfondir une autre de ses dérivations fondamentales : sa relation avec la méchanceté et le Mal. Cette association, toutefois, est loin d’être stable ou univoque, comme en témoignent les nombreuses tentatives visant à comprendre le principe du Mal, lequel constitue une préoccupation philosophique, religieuse, sociopolitique et anthropologique traversant l’histoire de l’humanité sous des formes diverses. </p> <p>Cette année, l’attention se porte sur les articulations du mal : ses représentations, ses imaginaires, ses mécanismes de légitimation et ses liens avec le monstrueux dans la<br />littérature, le cinéma, les arts, la philosophie ou encore l’histoire — en somme, dans l’ensemble des disciplines relevant des arts et des humanités. L’objectif est de problématiser l’émergence et la délimitation du mal à partir de ces différents champs de savoir ; de penser l’idée du Mal en relation avec le motif du monstre qui surgit de l’obscurité pour déstabiliser l’ordre, favoriser le chaos, pervertir les conditions supposées de stabilité et conduire, finalement, à la célébration même de son existence.</p> <p><strong>Axes thématiques</strong><br />Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les champs de connaissance précédemment mentionnés ou interroger l’un ou plusieurs des axes thématiques suivants :<br />1. Parcourir les frontières de l’éthique : la genèse du Mal face à l’idée du Bien.<br />2. Comportements non normatifs : du monstre mythologique à la conduite criminelle.<br />3. Iconographies du mal ou les modes de représentation de l’aberrant.<br />4. Théologies du Mal.<br />5. Le monstre politique : censure, répression, manipulation de l’histoire et institutionnalisation du mal.<br />6. Marginalité et exclusion sociale : relégation et stigmatisation des individus inadaptés ou déviants.<br />7. La construction de l’Autre : le mythe de la civilisation face à la barbarie.<br />8. Technologie, surveillance et formes contemporaines de déshumanisation et de violence.<br />9. La monstruosité féminine et les poétiques de la perversité : de l’ange du foyer à la femme infâme.<br />10. Masculinités en conflit : les liens entre les représentations du masculin et l’exercice du mal.<br />11. Méchants et héros en déconstruction : analyse d’un mythe culturel.<br />12. Monstruosités queer : confrontation entre la norme et la dissidence dans les configurations sexo-genrées.<br />13. Corps monstrueux : maladie, mutation, contamination et difformité.<br />14. Créatures hybrides : perversités non humaines ou plus qu’humaines.<br />15. Écogothique, effondrement climatique et représentations du mal écologique : paysages toxiques, ruines environnementales et imaginaires de l’horreur à l’ère de l’Anthropocène.<br />16. Espaces liminaires et hétérotopies du mal : où habite le monstre ?<br />17. Folk horror : magie, superstition, ritualité et paganisme.<br />18. La domestication de la méchanceté : la construction du monstre à partir des logiques hégémoniques.</p> <p><strong>Soumission des communications</strong><br />Nous invitons toutes les personnes souhaitant participer à cette rencontre à explorer la manière dont l’art, la littérature, le cinéma, la philosophie, l’histoire, l’histoire de l’art ou les sciences humaines au sens le plus large ont abordé la question du mal en relation avec le monstrueux.</p> <p>Cette rencontre se tiendra les 6, 7 et 8 avril 2027 selon un format hybride : à la fois en ligne et en présentiel, au siège de la Faculté de Philosophie et de Lettres de l’Université de León (Espagne).</p> <p>Les propositions de communication, originales et inédites, dont la durée de présentation orale ne devra pas dépasser 20 minutes, devront être envoyées sous la forme d’un seul document PDF à l’adresse e-mail <a href="mailto:congresomonstruoule@gmail.com">congresomonstruoule@gmail.com</a> <strong>avant le 31 octobre 2026</strong>. Les propositions devront inclure les informations suivantes :<br />- Nom et prénom<br />- Adresse e-mail de contact<br />- Affiliation<br />- Titre de la proposition<br />- Brève synthèse de la proposition (300 mots maximum)<br />- Thème(s) auquel/auxquels se rattache la proposition<br />- Brève biographie (300 mots maximum)<br />- Préférence de participation : en présentiel/en ligne<br />Par ailleurs, les propositions de tables rondes, comprenant au maximum 4 propositions de communication, seront également prises en compte ; dans ce cas, le titre de la<br />table ronde devra être précisé dans le document PDF, en plus des informations indiquées précédemment.</p> <p>Les langues acceptées lors du congrès seront l'espagnol, l'anglais et le français.</p> <p>Les propositions individuelles et celles de panels seront évaluées par le comité scientifique. L'organisation du congrès communiquera l'acceptation ou le rejet des propositions à l'adresse e-mail de contact fournie <strong>le 22 décembre 2026</strong>.</p> <p><strong>Inscription</strong><br />Vous trouverez ci-dessous les tarifs d'inscription au congrès :<br />- Docteurs présentant une communication : 60 €<br />- Doctorants/étudiants en master présentant une communication : 40 €<br />- Membres de l'Université de León présentant une communication : 20 €<br />- Étudiants/participants sans communication de l'Université de León : 15 €<br />- Étudiants/participants externes sans communication : 25 €</p> <p>Les dates et les instructions pour finaliser l’inscription, qui s’effectuera via la plateforme de Extensión Universitaria de l’Université de León (plateforme pour la formation<br />continue), seront communiquées ultérieurement.</p> <p>L’inscription en tant qu'auditeur libre et l'obtention du certificat qui en découle impliquent la participation à au moins 80 % des sessions du congrès, ainsi que la remise d'un bref résumé et/ou d'une réflexion (deux pages maximum) sur les thèmes abordés au cours des sessions. Ce résumé devra être envoyé à l'adresse e-mail <a href="mailto:congresomonstruoule@gmail.com">congresomonstruoule@gmail.com </a>après la fin du congrès.</p> <p><strong>Publication</strong><br />À l'issue du congrès, les modalités de publication seront communiquées, ainsi que les dates limites d'envoi des manuscrits, qui feront ensuite l'objet d'une évaluation par les pairs en aveugle.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Penser l’enfant au XIXe siècle : l’enfance au croisement des discours, entre la monarchie de Juillet et la Troisième république (1830-1882)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135619/penser-l-enfant-au-xixe-siecle-l-enfance-au-croisement-des.html</link>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 10:14:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[noemie.rochatnogales@unil.ch (Noémie Rochat Nogales)]]></dc:creator>
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      <description>Penser l’enfant au XIXe siècle : l’enfance au croisement des discours, entre la monarchie de Juillet et la Troisième république (1830-1882). 15 janvier 2027, Université de Montpellier  Le XIXe siècle serait le siècle de l’enfance : « tout se passe comme si, à chaque époque, correspondait un âge privilégié et une périodisation particulière de la vie humaine : la « jeunesse est l’âge privilégié du XVIIe siècle, l’enfance du XIXe siècle, l’adolescence du XXe » (Ariès, p. 51). Certes, il s’agit là de l’« interprétation naïve, que l’opinion donne, à chaque époque, de sa structure démographique » (Ariès, p. 52), mais l’affirmation attire l’attention sur les multiples représentations dont l’enfant est l’objet et qui cherchent à le définir. S’il faut attendre la Troisième République pour qu’un arsenal de lois accordent un statut particulier à l’enfant (lois Ferry sur l’instruction primaire obligatoire, loi de 1889 sur la protection des enfants maltraités ou moralement abandonnés, loi de 1912 sur le statut pénal des enfants), le XIXe siècle ne cesse de penser la condition enfantine, à travers un ensemble profus de discours. Cependant, si les études sont nombreuses pour le début et pour la fin du siècle, au moment où se met en [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Penser l’enfant au XIXe siècle : l’enfance au croisement des discours, entre la monarchie de Juillet et la Troisième république (1830-1882).</strong></p> <p><strong>15 janvier 2027, Université de Montpellier </strong></p> <p>Le XIXe siècle serait le siècle de l’enfance : « tout se passe comme si, à chaque époque, correspondait un âge privilégié et une périodisation particulière de la vie humaine : la « jeunesse est l’âge privilégié du XVIIe siècle, l’enfance du XIXe siècle, l’adolescence du XXe » (Ariès, p. 51). Certes, il s’agit là de l’« interprétation naïve, que l’opinion donne, à chaque époque, de sa structure démographique » (Ariès, p. 52), mais l’affirmation attire l’attention sur les multiples représentations dont l’enfant est l’objet et qui cherchent à le définir.</p> <p>S’il faut attendre la Troisième République pour qu’un arsenal de lois accordent un statut particulier à l’enfant (lois Ferry sur l’instruction primaire obligatoire, loi de 1889 sur la protection des enfants maltraités ou moralement abandonnés, loi de 1912 sur le statut pénal des enfants), le XIXe siècle ne cesse de penser la condition enfantine, à travers un ensemble profus de discours.</p> <p>Cependant, si les études sont nombreuses pour le début et pour la fin du siècle, au moment où se met en place une prise en charge institutionnelle de l’enfance, elles sont lacunaires ou très ponctuelles pour la période allant de la monarchie de Juillet aux grandes lois Ferry de 1881-1882.</p> <p>C’est donc à cette période que cette journée d’étude voudrait s’attacher.</p> <p><strong>L’enfant : entre charité et éducation</strong></p> <p>Jean-Noël Luc (1989) montre qu’émerge, des textes médicaux du début du XIXe siècle, la perception nouvelle d’une « seconde enfance » (de 2 à 6 ans, après le nourrisson et avant l’âge de raison), de plus grande maturité corporelle, « qui peut donner prise à une première éducation où, de manière variable selon les auteurs, se combinent les éléments moraux et religieux (…) » (É. Plaisance, 2000, p.189). Le discours médical vient ici servir les discours pédagogiques, eux-mêmes lieux de relations complexes voire de confrontations, au cours du siècle, entre les institutions familiale, scolaire et ecclésiastique. C’est dans cette dynamique qu’entre la fin des années 1820 et l’instauration de l’école maternelle en 1882, entre paternalisme et philanthropie bourgeoise, s’ouvrent dans tout le pays des salles d’asile pour préparer l’enfant à l’école autant que libérer les mères pour le travail d’usine, à la croisée des discours médicaux et scolaire (J.-N. Luc, 2010).</p> <p>Sur le plan scolaire, les lois Guizot de 1833 ou le développement des méthodes d’enseignement héritées de Jean-Baptiste de La Salle, entendent d’abord prendre en charge les enfants de familles indigentes autant pour conditionner l’aide qui leur est apportée que pour donner des connaissances minimales à ceux qui devront devenir de bons ouvriers et de bons soldats. (Querrien, 2005).</p> <p>Des travaux d’Itard avec l’enfant de l’Aveyron au début du siècle à ceux de Séguin jusqu’à la création du service pour enfants « aliénés et déficients » du Dr Bourneville à l’hôpital Bicêtre à la fin du XIXe, les médecins s’intéressent aussi aux enfants, aux principes de leur développement comme de leurs conditions d’apprentissage (Barrandon, 2019 ; Le Bras, 2018). Si l’intention est médicale, l’ambition est tout autant pédagogique et Bourneville sera à pied d’œuvre dans la constitution des classes de perfectionnement en 1909. Ce n’est qu’à la fin du siècle, une fois l’école républicaine installée dans ses murs, que pourra se mettre en place tout un édifice institutionnel à destination des enfants restés dans ses marges.</p> <p><strong>L’enfant : entre marginalité, vulnérabilité et devoir de protection</strong></p> <p>La prétendue faiblesse constitutive des complexions enfantines, héritée des XVIIe et XVIIIe siècle (Locke, Rousseau, Cambacérès) légitime le retour de la puissance paternelle inscrite dans le code civil de 1804, qui est « vue comme une mesure de protection pour remédier à l’inexpérience de la jeunesse et à l’impétuosité des passions » (Desrayaud, A., 2012, p. 13). Le père dans le Code civil, est un magistrat domestique. Mais dans le même temps, l’État – qui doit s’affirmer face à la famille – favorise progressivement tout un encadrement institutionnel autour de l’enfant. Puisque celui-ci est faible, il faudra que ce soit la société qui lui vienne en aide, dans les différentes situations qu’il peut rencontrer, pour qu’advienne l’individu qu’elle attend. Dans ces différents mouvements, la série de lois concernant l’enfance (sur la pénalité, le travail et plus tard la déchéance paternelle) ouvre des brèches sur la diversité et la spécificité de sa condition, et invite à penser progressivement la nécessité de sa protection et son inscription dans le droit.</p> <p>L’enfant orphelin et souffrant devient par exemple un personnage littéraire central. À côté des héros de Dickens, et bien avant les souffre-douleurs de Daudet ou de Renard, à la fin du siècle, Balzac, Hugo ou Sand donnent ainsi naissance à Pierrette, Fadette, Cosette ou Gwynplaine, personnages nouveaux et complexes dont on peut se demander dans quelle mesure ils éclairent des manières de penser l’enfant. On peut également s’interroger sur la prégnance de ce type de personnages dans la littérature de jeunesse, en plein essor. Certes, celle-ci s’explique par la disponibilité narrative qu’ils offrent, autorisant les récits à se dérouler loin du monde des adultes, ou par les visées proprement éducatives de ce corpus. Cependant, on peut aussi les questionner dans leurs rapports aux discours sociaux : comment les rencontrent-ils et comment, le cas échéant, les reconfigurent- ils ?  Dans quelle mesure, réciproquement, ces représentations fictionnelles mettent-elles au jour la constitution d’un certain nombre d’institutions centrées sur l’enfance qui voient le jour au XIXe siècle ?  </p> <p>Du côté pénitentiaire, en parallèle des premières prisons pour mineurs comme la Petite Roquette, se développent, sous la Restauration et la monarchie de Juillet, les colonies pénitentiaires et les colonies agricoles (Pierre &amp; Dupont-Bouchat, 2001). Institutions publiques et privées où la charité vient prêter main forte aux volontés correctionnelles de l’époque, elles deviendront le point de départ de l’encadrement de l’enfance délinquante par l’administration pénitentiaire à la fin du siècle (Yvorel, 2006 ; Yvorel, 2019).</p> <p><strong>L’enfant : sujet ou enjeu social et politique ? </strong></p> <p>Au cours de la période, la reconnaissance du statut de l’enfant constitue un enjeu social et politique important. C’est le but, par exemple, des jeunes accusés des barricades de 1848. Étudiant les dossiers des procès de ces jeunes prévenus, Alexandre Frondizi montre qu’ils « mettent richement en débat » la notion d’enfance (2023, [En ligne] §5). La question du statut de l’enfant se pose avec la même acuité et la même perplexité dans un tout autre domaine, avec le cas de la troupe enfantine du théâtre Comte. N’ayant pas le privilège de se nommer « théâtre » (le nombre de salles de spectacle étant strictement limité par le décret de 1807), Louis Comte, physicien et prestidigitateur s’impose pourtant parmi les scènes de la Restauration sous le titre de « Théâtre des Jeunes Élèves », « jouant sur la liberté qu’offrent des comédiens enfants ou adolescents pour concurrencer les théâtres secondaires. » (Marc Soléranski, 2021, [En ligne] § 2). Le théâtre est finalement contraint de fermer pour affaires de mœurs. Cet exemple pose donc doublement la question du statut de l’enfant : du point de vue de la réglementation du travail et du point de vue de la protection contre les abus sexuels.</p> <p>Selon une autre perspective, c’est l’histoire politique qui a un impact sur l’appréhension de l’enfance : dans son ouvrage de référence, Librairie de jeunesse et littérature industrielle au XIXe siècles (2006), Francis Marcoin dresse une typologie calquée sur les césures politiques qui scandent le siècle. Ainsi, il distingue « l’enfant des philosophes » (sous la Restauration), « l’enfant de Juillet » (sous la monarchie de Juillet), « l’enfant de la modernité » (sous le second empire) et « l’enfant patriote et anarchiste » (sous la Troisième République). Si l’objet du livre est d’interroger les spécificités de la littérature de jeunesse à l’aune de problématiques d’histoire littéraire, d’histoire des médias et d’histoire sociologique, la typologie adoptée attire l’attention sur les oppositions et les enjeux idéologiques dont l’enfant est la cible. Revendiquant régulièrement le dessein d’éduquer en amusant – et se légitimant par ce double objectif – presse et littérature jeunesse constituent un bon poste d’observation des différentes instances éducatives qui se disputent l’enfant lecteur, des conceptions de l’enfance qui sous-tendent ces discours et des conflits qui les traversent. Par exemple, dans « L’enfant de juillet », le chercheur « souligne à quel point l’enfant est au centre de l’engouement romantique pour la nouveauté, suscitant d’ailleurs, du côté des religions chrétiennes (catholique et protestante) un souci de moralisation par le livre et la fiction » (A. Vaillant, 2008).</p> <p><strong>L’enfant : un sujet ? Quel sujet ?</strong></p> <p>Le discours médiatique dont l’enfant est une cible nouvelle définit également, en creux, par ses adresses, ses titres et ses contenus, ce destinataire singulier : l’enfant n’est pas l’adolescent, et des différences genrées se font jour, à partir de l’adolescence justement (âge pour lequel se développe, par exemple, un Journal des demoiselles). Ces scansions renvoient, sans nécessairement les recouvrir entièrement, aux seuils d’âge des discours médicaux, pédagogiques et juridique. Peut-on, à partir de là, penser l’enfant comme un sujet, comme se le demande Amélie Caldérone (Calderone, 2018) ? Cette question se pose au regard des représentations évoquées plus haut de Balzac, Hugo ou Sand (pour ne citer qu’eux), qu’il s’agisse de textes romanesques ou d’écrits autobiographiques : dans Histoire de ma vie, par exemple, donnant toute leur place au regard et aux perceptions enfantines, George Sand élabore une singularité de la subjectivité enfantine. Le développement de toute une culture matérielle de l’enfance pourrait aller dans ce sens, même si, comme le souligne Alexandre Frondizi, il faut bien avoir à l’esprit la diversité d’expérience sociales que recouvrent les termes « enfant » ou « enfance », qui est aussi « un âge de classe » (A. Frondizi, 2018).</p> <p>Ainsi, dans la temporalité particulière se déployant entre le début de la monarchie de Juillet et avant que l’école ne devienne le centre de gravité autour duquel penser les conditions enfantines sous la Troisième République, tout un ensemble de discours, y compris artistiques, concourt à élaborer une – ou des – figure(s) nouvelle(s) de l’enfance.</p> <p>Dans les quelques exemples évoqués, l’enfance apparait régulièrement comme un espace de tension entre « les droits de l’ordre social » (centrés sur différentes instances institutionnelles, familiale, étatiques et ecclésiastiques), les droits de protection de l’enfant (en développement au XIXe siècle) et « les droits de l’homme » (qui pensent l’émancipation) (D. Youf, 2011), bref, comme un puissant catalyseur de luttes institutionnelles et idéologiques, ce qui n’est sans doute pas si étonnant dans une période politique de tensions et de constructions autour de l’idéal démocratique.</p> <p>L’ambition de cette journée d’étude est de croiser les perspectives disciplinaires pour examiner la manière dont les jonctions ou les conflits entre ces discours éclairent l’institutionnalisation du statut de l’enfant, mettent en lumière des points devenus aveugles dans la pensée de l’enfance, et le cas échéant, configurent une altérité de l’enfance. D’une part, on pourra se demander comment caractériser et cartographier cette abondante « littérature » dans et en dehors de ces champs disciplinaires spécifiques. D’autre part, on pourra questionner la manière de considérer les discours – scientifiques, pédagogiques, juridiques, médicaux et littéraires – qui essaiment autour de l’enfant.</p> <p>Par exemple : comment ces différents discours se croisent-ils ? Dans quels lieux ? Dans quels types de représentations ? Celles-ci font-elles émerger des enfances spécifiques ?  La littérature permet-elle de construire des représentations singulières de l’enfance ? Participe-t-elle à l’élaboration et à la diffusion d’imaginaires institutionnels ? Si oui, dans quelle mesure et selon quelles périodisations ?</p> <p>Plusieurs axes d’étude et plusieurs approches méthodologiques pourront être envisagés (analyse des discours, analyse littéraire, approche historienne, etc.)</p> <p>Les propositions (3000 à 5000 signes), accompagnées d’une courte bio-bibliographie, sont à envoyer avant le 30 septembre 2026 à : <a href="mailto:marion.mas@umontpellier.fr">marion.mas@umontpellier.fr</a> et <a href="mailto:michael.pouteyo@umontpellier.fr">michael.pouteyo@umontpellier.fr</a>.</p> <p>Journée d’étude organisée par Marion Mas et Michaël Pouteyo (Lirdef), à la faculté d’Éducation, Université de Montpellier, 15 janvier 2027.</p> <p><strong>Bibliographie indicative (et non exhaustive)</strong> </p> <p>-              Ariès, P. (1970), <em>L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime</em>, Seuil.</p> <p>-              Barrandon, A. (2019), « La parenthèse médico-pédagogique : une tentative éphémère d’assistance de l’enfant aliéné à la fin du xixe siècle », <em>Revue d'histoire du XIXe siècle</em>, 58 | 2019, p. 229-248.</p> <p>-              Becchi, E., Julia, D. (1998). <em>Histoire de l’enfance</em>. Tome II : <em>Du xviiie siècle à nos jours</em>, Seuil.</p> <p>-              Berthiaud, Emmanuelle, et al. (dir.). (2021), <em>Prévenir, accueillir, guérir. La médecine des enfants de l’époque moderne à nos jours</em>. Presses universitaires du Septentrion.</p> <p>-              Biet, C. (2002), <em>Droit et littérature sous l’Ancien Régime</em>, Honoré Champion.</p> <p>-              Caldérone, A. (2018). « Les voix lointaines du jeune lecteur dans la presse de jeunesse du XIXe siècle : entre lectorat effectif à créer et sujet idéal à former », dans Stiénon V. &amp; Absalyamova É., <em>Les Voix du lecteur dans la presse française du XIXe siècle</em>, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, « Médiatextes », p. 99-115.</p> <p>-              Chauvau, F. (1995), « Gavroche et ses pairs. Aspects de la violence politique dans le groupe enfantin », <em>Culture et conflits. La Violence politique des enfants</em>, 18. <a href="https://journals.openedition.org/conflits/463">https://journals.openedition.org/conflits/463</a></p> <p>-              Chevalier, L. (1958), <em>Classes laborieuses et classes dangereuses</em>, Plon.</p> <p>-              Desrayaud, A. (2012). « Le père dans le Code civil, un magistrat domestique ». <em>Napoleonica. La Revue</em>, 14(2), p. 3-24.</p> <p>-              Frondizi, A. (2023). « Les Gavroches de 1848. Enfance combattante et justice d’exception après les journées de juin », <em>Romantisme</em>, 201, p.79-90.</p> <p>-              Gutman, D. (2003), notice « Enfant », dans D. Salas et S. Rials (dir.), <em>Dictionnaire de la culture juridique</em>, PUF, p. 613-614.</p> <p>-              Jablonka, I. (2006), « Les Droits de l’enfant abandonné (1811-2003), Cahiers de la recherche sur les droits fondamentaux, n°5 « l’Enfant », p. 23-30.</p> <p>-              Le Bras, A. (2018), <em>Un enfant à l’asile - Vie de Paul Taesch (1874-1914)</em>, CNRS Éditions.</p> <p>-              Luc, J.-N. (1989), « A trois ans l’enfant devient intéressant … : la découverte médicale de la seconde enfance (1750-1900) », <em>Revue d’histoire moderne et contemporaine</em>, 36/1, p. 83-112.</p> <p>-              Luc, J.-N. (2010), « Je suis petit mais important. La scolarisation des jeunes enfants en France du début du XIXe siècle à nos jours », <em>Carrefours de l’éducation</em>, 30/2, p. 9-22.</p> <p>-              Manson, M., Renonciat, A. (2012), « La Culture matérielle de l’enfance : un nouvel horizon de recherche », <em>Strenae</em>, 4, <a href="https://journals.openedition.org/strenae/600">https://journals.openedition.org/strenae/600</a>.</p> <p>-              Marcoin, F. (2006), <em>Librairie de jeunesse et littérature industrielle au XIXe siècle</em>, Honoré Champion.</p> <p>-              Perrot, M. (1989), « L’enfance révolutionnée par la révolution ? parents et enfants au XIXe siècle », dans M.-F. Lévy (dir.), <em>L'enfant, la famille et la Révolution française</em>, Plon, p. 401-412.</p> <p>-              Picaper, F. (1995), <em>L’enfant dans le roman français du XIXe siècle (1850-1914)</em>, thèse.</p> <p>-              Pierre, E. &amp; Dupont-Bouchat, M.-P. (2001), <em>Enfance et justice au XIXe siècle</em>, PUF.</p> <p>-              Querrien, A. (2005), <em>L’école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?</em>, Empêcheurs de tourner en rond.</p> <p>-              Plaisance, É. (2000), <em>Revue française de Pédagogie</em>, n°130.</p> <p>-              Soléranski, M. (2021). « Le Théâtre des jeunes élèves de Louis Comte » dans Pauline Beaucé et al., <em>Les espaces du spectacle vivant dans la ville</em>, Presses universitaires Blaise-Pascal, p. 181-202, [https://doi.org/10.4000/13r2m.]</p> <p>-              Vaillant, A. (2008). <em>Littérature de jeunesse Francis Marcoin, Librairie de jeunesse et littérature industrielle au XIXe siècle</em>, Paris, Honoré Champion, coll. « Histoire culturelle de l’Europe », 2006, 893 p. Romantisme, 139(1).</p> <p>-              Vigarello, G. (2005), « L'intolérable de la maltraitance infantile Genèse de la loi sur la protection des enfants maltraités et moralement abandonnés en France », dans P. Bourdelais et É. Fassin (dir.), <em>Les Constructions de l’intolérable</em>, La Découverte, p.111-127.</p> <p>-              Youf, D. (2011), « Seuils juridiques d’âge : du droit romain aux droits de l’enfant », <em>Société et jeunesse en difficulté</em>, n°11.</p> <p>-              Yvorel, J.-J. (2006). Brève histoire de l'hébergement des mineurs de justice. <em>Les Cahiers Dynamiques</em>, 37(1), p. 24-27 ;</p> <p>-              Yvorel, J.-J. (2019). Justice des mineurs et « traitement sanitaire de la question sociale » : une vieille histoire ? Commentaire. <em>Sciences sociales et santé</em>, 37(2), p. 31-38.</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Le lien biologique à l'épreuve : violences, conflits et métamorphoses desrelations familiales dans la fiction espagnole contemporaine (XIX-XX-XXIe siècles) (Colegio de España à Paris)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135634/le-lien-biologique-a-l-epreuve-violences-conflits-et-metamorphoses.html</link>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 06:25:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>                                                                                Appel à communications - Journée d'études doctorales – Narrativa Española Contemporánea                                                                                « Le lien biologique à l'épreuve : violences, conflits et métamorphoses des relations familiales dans la fiction                   espagnole contemporaine (XIX-XX-XXIème siècles) » Organisation :- Adrien Almeida (Université Bordeaux Montaigne, AMERIBER/ Université Gustave Eiffel)- Claire Fabre (Université Bordeaux Montaigne, AMERIBER) La famille, en tant qu'institution sociale et structure affective, constitue depuis longtemps un topos privilégié de la littérature espagnole. Des romans picaresques du Siècle d'Or aux récits familiaux dix-neuvièmistes, en passant par les œuvres ouvrant le XXème siècle et ceux appartenant à la période franquiste et postfranquiste, la représentation des liens familiaux a constamment interrogé les rapports de pouvoir, les mécanismes de transmission [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135634_3a59deac760566f6293667be31ed4f9f.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135634_3a59deac760566f6293667be31ed4f9f.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">                                                                               <strong> Appel à communications - Journée d'études doctorales – Narrativa Española Contemporánea</strong><br /><strong>                                                                                « Le lien biologique à l'épreuve : violences, conflits et métamorphoses des relations familiales dans la fiction                   espagnole contemporaine (XIX-XX-XXIème siècles) »</strong></p> <p><strong>Organisation :</strong><br />- Adrien Almeida (Université Bordeaux Montaigne, AMERIBER/ Université Gustave Eiffel)<br />- Claire Fabre (Université Bordeaux Montaigne, AMERIBER)</p> <p>La famille, en tant qu'institution sociale et structure affective, constitue depuis longtemps un topos privilégié de la littérature espagnole. Des romans picaresques du Siècle d'Or aux récits familiaux dix-neuvièmistes, en passant par les œuvres ouvrant le XXème siècle et ceux appartenant à la période franquiste et postfranquiste, la représentation des liens familiaux a constamment interrogé les rapports de pouvoir, les mécanismes de transmission et les processus d'individuation. Toutefois, la production fictionnelle espagnole contemporaine se caractérise par une intensification remarquable de la représentation des violences intrafamiliales et par une mise en question radicale du lien biologique comme<br />fondement naturel et incontestable de l'appartenance familiale. Cette évolution s'inscrit dans un contexte socio historique marqué par ce que le sociologue Julio Iglesias de Ussel nomme le passage « de una sociedad de familias a una sociedad de individuos ». La démocratisation de l'Espagne, l'émancipation progressive des femmes, la reconnaissance juridique de nouvelles formes de conjugalité et de parentalité, ainsi que la sécularisation accélérée de la société ont profondément transformé les structures familiales traditionnelles. Ces mutations sociologiques trouvent un écho puissant dans la fiction contemporaine, où les œuvres de Camilo José Cela, Almudena Grandes, Sara Mesa, Edurne Portela, Najat El Hachmi, Cristina Morales, ou encore Aixa de la Cruz mettent en scène des familles dysfonctionnelles, des violences transgénérationnelles et des trajectoires de rupture avec les héritages imposés. Comment la fiction espagnole contemporaine représente-t-elle la mise en crise du lien biologique comme fondement de la famille, et quels processus de métamorphose identitaire, corporelle et relationnelle met-elle en scène pour penser l'émergence de nouvelles formes de « faire famille » dans un contexte marqué par l'omniprésence des violences intrafamiliales ?</p> <p>Cette question centrale se décline en plusieurs interrogations subsidiaires :<br />• Quelles formes de violence familiale (directe, structurelle, symbolique) la fiction contemporaine privilégie-t-elle, et comment ces représentations dialoguent-elles avec les transformations sociohistoriques de la famille espagnole post-franquiste ?<br />• Par quels procédés narratifs, symboliques et génériques les auteurs et autrices représentent-ils les trajectoires de rupture, de résilience et de reconstruction identitaire des personnages confrontés à la violence familiale ?<br />• Comment la fiction interroge-t-elle les normes de genre, les injonctions corporelles et les scripts identitaires transmis par la famille, et quelles formes de subversion ou de<br />réappropriation met-elle en scène ?<br />• Quels modèles alternatifs de famille (posfamilia, familles électives, réseaux affinitaires) émergent dans la fiction contemporaine, et comment ces configurations redéfinissent-elles les notions d'appartenance, de filiation et de transmission ?</p> <p>Les propositions peuvent porter sur des œuvres romanesques publiées au XIX, XX et XXIème siècles et, par conséquent, mettre en exergue des familles espagnoles de ces diverses époques.</p> <p><strong>Bibliographie indicative</strong><br />[1] Iglesias de Ussel, J. (1998). La familia y el cambio político en España. Madrid: Tecnos.<br />[2] Galtung, J. (1969). Violence, Peace, and Peace Research. Journal of Peace Research, 6(3), 167-191.<br />[3] Bourdieu, P. (1998). La domination masculine. Paris: Seuil.<br />[4] Beck, U., &amp; Beck-Gernsheim, E. (2002). Individualization: Institutionalized Individualism and its Social and Political Consequences. London: Sage.<br />[5] Ricœur, P. (1990). Soi-même comme un autre. Paris: Seuil.<br />[6] Butler, J. (1990). Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity. New York: Routledge.<br />[7] Cyrulnik, B. (1999). Un merveilleux malheur. Paris: Odile Jacob.<br />[8] Morgan, D. H. J. (1996). Family Connections: An Introduction to Family Studies. Cambridge: Polity Press.<br />[9] Segalen, M. (2010). Sociologie de la famille (8e éd.). Paris: Armand Colin.</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong><br /><strong>Format des propositions</strong><br />Les propositions de communication, rédigées en français ou en espagnol, devront comporter :<br />1. Un titre provisoire de la communication<br />2. Un résumé de 300 à 500 mots présentant :<br />• La problématique et les objectifs de la communication<br />• Le corpus d'œuvres analysées (avec références bibliographiques complètes)<br />• Le cadre théorique et méthodologique mobilisé<br />• Les principaux axes d'analyse<br />• 5 mots-clés maximum<br />3. Une notice biobibliographique de 100 mots maximum (nom, prénom, institution de rattachement, année de thèse, directeur/directrice, titre provisoire de la thèse, principaux axes de recherche)</p> <p><strong>Modalités de participation</strong><br />La journée d’ études se tiendra au Colegio de España à Paris. Les communications en modalité hybride sont possibles mais nous vous prions de privilégier le présentiel. La journée d’études donnera lieu à la publication d’un numéro dans la revue Narradoc de la NEC+ qui est accessible en ligne. La participation à la journée d’études ne vaut pas engagement de publication, les textes remis à l’issue de celle-ci devant être soumis à expertises.</p> <p><strong>Calendrier</strong><br />• Date limite de soumission des propositions : 10 novembre 2026<br />• Notification d'acceptation : 10 décembre 2026<br />• Date de la journée d'études : 15 mai 2027<br />• Durée des communications : 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion</p> <p><strong>Adresse de soumission</strong><br />Les propositions sont à envoyer aux adresses suivantes :<br /><a href="mailto:adrien.almeida@univ-eiffel.fr">adrien.almeida@univ-eiffel.fr</a><br /><a href="mailto:claire.fabre@u-bordeaux-montaigne.fr">claire.fabre@u-bordeaux-montaigne.fr</a></p> <p></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Le cinéma de Teresa Villaverde: poétique des désorientations (Université de Poitiers)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135632/le-cinema-de-teresa-villaverde-poetique-des-desorientations.html</link>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 04:58:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Journée d'étude  "Le cinéma de Teresa Villaverde : poétique des désorientations" Université de Poitiers Organisation : Robert Bonamy et Sandra Teixeira (Laboratoire FORELLIS, Université de Poitiers) Teresa Villaverde est l’une des cinéastes les plus singulières du cinéma européen contemporain. Révélée par A Idade Maior (1991) et reconnue pour plusieurs films marquants, dont Os Mutantes (1998) et Transe (2006), elle a fait l’objet d’une rétrospective intégrale au Centre Pompidou en 2019. Pourtant, cette reconnaissance n’a suscité aucune publication monographique et aucun travail universitaire d’envergure. Cette lacune, surprenante au regard de la densité de son œuvre, nous conduit à l’organisation de cette journée d’étude le 11 mars 2027. Le titre « poétique des désorientations » entend mesurer la pluralité des registres dans lesquels la désorientation opère chez Villaverde. Désorientation des personnages d’abord : jeunes errants, corps en fuite ou en retrait, traversant des espaces urbains et périphériques - banlieues lisboètes, hôtels sans ancrage d’Europe centrale dans Transe, plages fluviales du Tage dans Colo (2017). Désorientation géographique et politique ensuite : les films s’inscrivent dans une histoire du Portugal post-révolutionnaire, tout en interrogeant la pauvreté et la violence des institutions. Son plus récent long métrage, Justa (2025) s’engage sur les terrains calcinés par [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135632_a1907f35648f89fccb8c8be0f761180c.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135632_a1907f35648f89fccb8c8be0f761180c.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Journée d'étude </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>"Le cinéma de Teresa Villaverde : poétique des désorientations"</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Université de Poitiers</strong></p> <p style="text-align:center;">Organisation : Robert Bonamy et Sandra Teixeira (Laboratoire FORELLIS, Université de Poitiers)</p> <p>Teresa Villaverde est l’une des cinéastes les plus singulières du cinéma européen contemporain. Révélée par <strong><em>A Idade Maior</em> (1991)</strong> et reconnue pour plusieurs films marquants, dont <strong><em>Os Mutantes </em>(1998) </strong>et <strong><em>Transe </em>(2006)</strong>, elle a fait l’objet d’une rétrospective intégrale au Centre Pompidou en 2019. Pourtant, cette reconnaissance n’a suscité aucune publication monographique et aucun travail universitaire d’envergure. Cette lacune, surprenante au regard de la densité de son œuvre, nous conduit à l’organisation de cette <strong>journée d’étude le 11 mars 2027</strong>.</p> <p>Le titre « poétique des désorientations » entend mesurer la pluralité des registres dans lesquels la désorientation opère chez Villaverde. Désorientation des personnages d’abord : jeunes errants, corps en fuite ou en retrait, traversant des espaces urbains et périphériques - banlieues lisboètes, hôtels sans ancrage d’Europe centrale dans Transe, plages fluviales du Tage dans <strong><em>Colo</em> (2017).</strong> Désorientation géographique et politique ensuite : les films s’inscrivent dans une histoire du Portugal post-révolutionnaire, tout en interrogeant la pauvreté et la violence des institutions. Son plus récent long métrage, <strong><em>Justa</em> (2025)</strong> s’engage sur les terrains calcinés par l’incendie de Pedrógão Grande. Teresa Villaverde y construit une fiction de la mémoire hantée et des corps brulés, inscrivant le drame dans une réflexion sur la perte et la survivance. La désorientation est ainsi aussi celle du réalisme lui-même. La mise en scène de Villaverde, selon un sens particulièrement remarquable du cadrage et du montage, côtoie des tonalités fantastiques. L’analyse esthétique approfondie de ses films devra s’engager dans la texture même des plans et du montage, sans en rester à des évocations thématiques.</p> <p>Ses réalisations documentaires ne doivent être en aucune manière négligées, notamment dans leur capacité à proposer une réflexion sur la création, y compris dans d’autres disciplines artistiques et à la faveur d’autres médiums (dont la musique et la danse, en articulation avec des terrains politiques). En 2003, elle réalise <em><strong>A Favor da Claridade</strong></em>, documentaire commandé par la 50e Biennale de Venise sur l’artiste plasticien Pedro Cabrita Reis. <strong><em>Six Portraits of Pain</em></strong> (court métrage documentaire expérimental, 2018 ; réalisé à partir d’une composition du musicien portugais António Pinho Vargas) et <strong><em>Où en êtes-vous, Teresa Villaverde ?</em></strong> (court métrage documentaire, 2019) constituent aussi des films décisifs. Pour le film de 2019, commandé par le Centre Pompidou, Teresa Villaverde se rend à Rio de Janeiro, qui fête son carnaval après l’élection de Jair Bolsonaro. Le film se concentre sur l’école de samba de Mangueira, qui dédie son hymne aux communautés oubliées et à Marielle Franco.</p> <p>Cette journée d’étude souhaite réunir des contributions en esthétique du cinéma, en études portugaises et lusophones privilégiant des approches culturelles et historiques ainsi qu’en études de genre, afin de construire un premier espace d’étude à la hauteur de cette œuvre insuffisamment considérée à ce jour. Un partenariat avec le cinéma TAP Castille est à l’étude afin de proposer en parallèle de cette JE une rétrospective de plusieurs films de la cinéaste.</p> <p><br /><strong>Axes possibles :</strong><br />- Analyses filmiques des formes, des modalités figuratives et des récits, dans la fiction et/ou le documentaire.<br />- Teresa Villaverde aux prises avec le Portugal contemporain : portrait d’une jeunesse incomprise, traversée des tensions socio-économiques, interrogation des politiques sociales.<br />- Espaces et paysages dans l’œuvre de Teresa Villaverde.<br />- L’esthétique de Teresa Villaverde : influences et héritages (ou comment les cinéastes se sont inspiré·es de son œuvre).<br />- L’œuvre de Teresa Villaverde au prisme des études de genre</p> <p><br />Les propositions résumées d’articles peuvent être rédigées <strong>en français, anglais ou portugais</strong> et devront comprendre le nom, affiliation, adresse mail et quelques lignes de présentation de l’auteur.e, ainsi qu’une proposition de titre et un résumé de 2 000 à 3 000 caractères (espaces comprises). Elles doivent être envoyées à <a href="mailto:robert.bonamy@univ-poitiers.fr">robert.bonamy@univ-poitiers.fr</a> et <a href="mailto:sandra.teixeira@univ-poitiers.fr">sandra.teixeira@univ-poitiers.fr</a> <strong>avant le 30 septembre 2026.</strong></p> <p><br /><strong>Comité scientifique</strong> : Robert Bonamy, Corinne Maury, Alexandre Moussa et Sandra Teixeira (Université de Poitiers) ; Rémi Fontanel (Université Lumière-Lyon 2) ; Marc Gruas (Université Toulouse-Jean Jaurès); Anabela Oliveira (UTAD-Universidade de Vila Real) ; Agnès Pellerin (chercheuse INET-md/ Universidade Nova de Lisbonne-FCSH).</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Implicites et non-dits dans les discours en langue française : déploiements et implications (Béjaia, Algérie)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135616/implicites-et-non-dits-dans-les-discours-en-langue-francaise-deploiements-et-implications.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 11:02:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Implicites et non-dits dans les discours en langue française : déploiements et implications Le colloque sera organisé les 4 et 5 novembre 2026 Présidents du colloque :  Pr. LANSEUR Soufiane &amp; Dr. BELKESSA Lahlou  Cette deuxième édition du colloque sur l’implicite langagier, organisée par le laboratoire LESMS en collaboration avec la faculté des lettres et des langues de l’université de Bejaia, se veut un espace de réflexion, d’échanges et de débats autour des questions d'implicite et de non-dits dans les discours tenus en langue française. Elle interroge ces deux notions théoriques et heuristiques pour explorer des contextes de communication particuliers, tout en adoptant des approches diverses, parfois spécifiques, et parfois interdisciplinaires.  La portée de cette question est d'autant plus intéressante qu'elle touche à tous les genres du discours et à toutes les situations où la langue française est utilisée. Interroger l'implicite et le non-dit revient à questionner tous les usages de la langue française, car ces deux phénomènes sont diffus et omniprésents, et ils se déploient à différents niveaux langagiers (le mot, la phrase, le texte, le discours, etc.). En effet, quelle que soit la situation, dès qu'on veut dire, on dit et on tait (Kerbrat-Orecchioni, 1986). L'explicite et l'implicite [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135616_33aac4788fb258ad1623d77c8d9b48a3.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135616_33aac4788fb258ad1623d77c8d9b48a3.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Implicites et non-dits dans les discours en langue française : déploiements et implications</strong></p> <p style="text-align:center;">Le colloque sera organisé les 4 et 5 novembre 2026</p> <p style="text-align:center;">Présidents du colloque : </p> <p style="text-align:center;"><strong>Pr. LANSEUR Soufiane &amp; Dr. BELKESSA Lahlou </strong></p> <p>Cette deuxième édition du colloque sur l’implicite langagier, organisée par le laboratoire LESMS en collaboration avec la faculté des lettres et des langues de l’université de Bejaia, se veut un espace de réflexion, d’échanges et de débats autour des questions d'implicite et de non-dits dans les discours tenus en langue française. Elle interroge ces deux notions théoriques et heuristiques pour explorer des contextes de communication particuliers, tout en adoptant des approches diverses, parfois spécifiques, et parfois interdisciplinaires. </p> <p>La portée de cette question est d'autant plus intéressante qu'elle touche à tous les genres du discours et à toutes les situations où la langue française est utilisée. Interroger l'implicite et le non-dit revient à questionner tous les usages de la langue française, car ces deux phénomènes sont diffus et omniprésents, et ils se déploient à différents niveaux langagiers (le mot, la phrase, le texte, le discours, etc.). En effet, quelle que soit la situation, dès qu'on veut dire, on dit et on tait (Kerbrat-Orecchioni, 1986). L'explicite et l'implicite s’imbriquent souvent. Si le dit répond à des intentions, le non-dit est soumis lui aussi à des desseins et à des restrictions. On non-dit pour dissimuler, pour laisser entendre, pour se protéger, pour ne pas assumer, pour mieux dire, pour mieux embellir… Toutefois, le non-dit et l’implicite ne relèvent pas toujours de la stratégie communicative ou discursive : on tait aussi certaines choses parce que c’est tabou, ou parce qu’on refuse de dire. </p> <p>L'implicite et le non-dit présentent divers aspects langagiers et requièrent parfois des outils complexes pour en comprendre et en étudier les subtilités. Leur analyse implique les intentions des instances interlocutives agissant dans un contexte spécifique où le discours prend forme. Les questionnements autour de ces deux notions suscitent un vif intérêt chez de nombreux chercheurs en linguistique, didactique, sociolinguistique, analyse du discours et en sciences des textes littéraires.</p> <p>Nous proposons de regrouper les communications suivant les objets auxquels elles pourraient s'intéresser au-delà des approches théoriques et méthodologiques adoptées. Les 7 axes suivants, sans pour autant prétendre à l'exhaustivité, couvrent un large panel des discours que les chercheurs pourraient analyser :</p> <p><strong>Axe 1 : Implicite et non-dits au quotidien  </strong></p> <p>Dans diverses situations de communication informelle, les locuteurs ont souvent recours à des implicites pour atteindre leurs objectifs de communication. Les genres "conversationnels" (Maingueneau, 2004) sont caractérisés par "leur grande instabilité, liée aux stratégies d’ajustement et de négociations des interlocuteurs" (Delarue-Breton, 2019 : 54), et regorgent d'implicites, de présupposés et de sous-entendus. Comme le souligne Zarate (1985), "derrière la trivialité du quotidien se cache l'implicite ; il est présent derrière l'apparente insignifiance des interactions sociales".</p> <p><strong>Axe 2. Implicite et non-dits dans les genres conventionnels</strong></p> <p>Cet axe englobe les réflexions concernant l'implicite en relation avec les genres de discours “institués” (Maingueneau, 2004). L'analyse se concentre sur la description et la formalisation des implicites en tant qu'éléments constitutifs de genres de discours spécifiques dans lesquels ils se déploient, car l'implicite est avant tout une caractéristique du discours, et son déploiement ainsi que sa compréhension dépendent des enjeux propres à chaque genre discursif.</p> <p><strong>Axe 3. Implicite et non-dits dans les discours politiques </strong></p> <p>L'implicite est omniprésent dans tous types de discours, mais celui du domaine politique est sans doute le plus saturé de sous-entendus, d'allusions et de détournements. Que ce soit lors des meetings, des allocutions présidentielles, ou des débats télévisés, les politiciens, les militants et les commentateurs politiques exploitent largement les implicites. Il y a ceux qui tentent de convaincre les électeurs de la pertinence de leurs projets politiques, ceux qui cherchent à semer le doute dans les propos de leurs rivaux, et d'autres encore qui, parfois, se retranchent derrière les malentendus pour se protéger L’implicite a, en effet, cette particularité de renforcer “l’argumentation en présentant sous forme indirecte et voilée les croyances et opinions qui en constituent les prémisses incontestées, ou encore les éléments qu’il est habile de faire passer par la bande” (Amossy, 2021 : 191). </p> <p><strong>Axe 4. Implicite et non-dits dans les médias</strong></p> <p>Dans les discours de presse, l’implicite y joue plusieurs fonctions déterminantes pour leur compréhension. Sa posture étant très souvent délicate, le journaliste ou le chroniqueur se trouve dans l’obligation d’utiliser l’implicite pour parvenir à son objectif, celui d’être lu et d’être compris. Dans les chroniques, les éditos, les billets et autres genres journalistiques, l’implicite est bien présent et prend des formes diverses. </p> <p><strong>Axe 5. Implicite et non-dits scolaires et situations didactiques </strong></p> <p>La notion d’implicite est fructueuse dans le domaine de l’enseignement-apprentissage. Il est de plus en plus admis qu’il existe une multitude d'éléments implicites et de non-dits dans le contexte de l'enseignement et de l'apprentissage. Ces aspects posent des difficultés pour bon nombre d'apprenants (Bautier et Rochex, 1997 ; Bautier, &amp; Rayou, 2013 ; Lavieu-Gwozdz &amp; Pagnier, 2022), notamment ceux qui sont peu familiarisés avec les standards de l'école et de l'université. Ces éléments peuvent se retrouver dans les manuels scolaires, les ressources pédagogiques, les discours éducatifs, les instructions et durant les activités d'apprentissage. Il est donc pertinent de questionner les diverses situations didactiques qui peuvent favoriser l'émergence de ces non-dits. De plus, il paraît essentiel que les chercheurs identifient et exposent ces éléments, et qu'ils établissent les bases d'une pédagogie explicite afin de diminuer les inégalités.</p> <p><strong> Axe 6.  Implicite et non-dits dans les genres d’expression littéraires</strong></p> <p>Dans cette perspective, il s'agit d'analyser la façon dont les auteurs francophones utilisent les implicites et les non-dits pour enrichir leurs œuvres littéraires. Les subtilités de ces éléments peuvent transcender les différents genres littéraires tels que les romans, la poésie, le théâtre, et autres formes d'expression artistique, offrant ainsi une profondeur et une complexité supplémentaires à leurs créations. Certaines œuvres en font de l’implicite leur principal enjeu :  “toute œuvre qui figure au corpus de la Littérature pousse son lecteur à traquer l’implicite. Il y a même des œuvres (...) qui indiquent nettement au lecteur qu’il faut traquer l’implicite” (Maingeuneau, 2001 : 78).</p> <p><strong>Axe 7. Implicite et non-dits dans les communications médiatisées </strong></p> <p>L'intégration des nouvelles technologies dans tous les aspects de la vie quotidienne crée des contextes favorables à l'émergence d'implicites, lesquels peuvent évoluer pour s'adapter aux innovations de la communication contemporaine. Les réseaux sociaux, à titre d’exemple, donnent forme à de nouvelles pratiques discursives qui nécessitent d'être examinées à travers le prisme de l'implicite.</p> <p> —</p> <p><strong>Bibliographie </strong></p> <p>Amossy, R. (2021). L'argumentation dans le discours . Paris : Armand Colin. <a href="https://doi-org/10.3917/arco.amoss.2021.01.0181">https://doi-org/10.3917/arco.amoss.2021.01.0181</a></p> <p>Bautier, É. et Rayou, P. (2013). Les inégalités d’apprentissage. Programmes, pratiques et malentendus scolaires. Paris : PUF. DOI : 10.3917/puf.bauti.2009.01</p> <p>Bautier, É. et Rochex, J.-Y. (1997). Apprendre, des malentendus qui font la différence. Dans J.-P. Terrail (dir.), La scolarisation de la France. Critique de l’état des lieux (p. 105-122). Paris : La Dispute.</p> <p>Kerbrat-Orecchioni, C. (1986).  L’implicite.  Paris, A. Colin, coll. « Linguistique ».</p> <p>Lavieu-Gwozdz, B. &amp; Pagnier, T. (2022). L’implicite des visées d’apprentissage dans les supports pédagogiques. Le français aujourd'hui, 218, 57-70. <a href="https://doi.org/10.3917/lfa.218.0057">https://doi.org/10.3917/lfa.218.0057</a></p> <p>Maingueneau D. (2004). Le discours littéraire. Paratopie et scène d’énonciation. Paris : Armand Colin.</p> <p>Maingueneau D. (2001). Pragmatique pour le discours littéraire. Nathan, Paris. </p> <p>Zarate, G. (1985). Enseigner une culture étrangère. Hachette, Paris. </p> <p> </p> <p><strong>Modalités de soumission :</strong></p> <p>● Cet appel à communication s’adresse à tous les chercheurs (doctorants et enseignants) travaillant dans les domaines des lettres et des langues.</p> <p>● Les interventions, qui ne devront pas excéder 20 minutes, seront suivies de 10 minutes de discussion avec le public.</p> <p>● Les propositions en français contenant nom, prénom, statut, affiliation, discipline, le titre et le résumé (200-300 mots) de la communication, doivent être transmises au plus tard le 15 aout 2025 à l’adresse suivante : <a href="mailto:laboratoire.lesms@langue.univ-bejaia.dz">laboratoire.lesms@langue.univ-bejaia.dz</a> </p> <p>● Les candidat.e.s seront informé.e.s de l’acceptation ou du refus de leurs propositions au plus tard le 5 septembre 2026.</p> <p>·      Les candidats dont les propositions ont été acceptées doivent soumettre une version intégrale de leurs communications, d’une longueur comprise entre 15 000 et 20 000 caractères (espaces inclus), soit environ 8 à 10 pages au format Word, au plus tard le 15 octobre 2026. </p> <p>·      En l’absence de la communication complète, l’acceptation de la proposition sera automatiquement annulée. </p>]]></content:encoded>
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      <title>Photographie et émerveillement (Paris 8)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135615/photographie-et-emerveillement.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 10:33:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, le département Photographie de l’université Paris 8 Vincennes-St Denis organise un colloque international : « Photographie et émerveillement » Comité scientifique : Clarisse Boromé (Paris 8), Paul Edwards (Paris 8), Manon Dessoudres (Paris 8), Manel Pons (Paris 8), Julien Schuh (Université Paris Nanterre) Lieu : Université Paris 8 Vincennes-St Denis, Maison de la Recherche, Amphithéâtre MR002 Dates : vendredi 23-samedi 24 avril 2027 Depuis Nièpce, écrire avec la lumière est une nouvelle magie de la lumière, mais quels appareils, inventions, procédés chimiques, détournements, jeux, glitchs, clinamens, contraintes heureuses, ou mises en scène ont pu provoquer un émerveillement rappelant les origines mêmes de la photographie ?  Le colloque « Photographie et émerveillement » explorera les ressorts sensibles, esthétiques et critiques de l’expérience photographique.  Le colloque rassemblera des communications sur les inventions et pratiques non issues de l’IA générative, tels que les séances de projection, les appareils photo, les technologies obsolètes, le photobook, ou toute créativité qui stimule l’émerveillement, qui permet d’écrire avec la lumière, de séduire par la narration, de jouer avec le sublime, et, au final, d’interroger notre relation avec le soleil, le monde dit « naturel », et la société. Langue [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135615_96324547574c673f96d95b5f2eed2ab2.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135615_96324547574c673f96d95b5f2eed2ab2.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, le département Photographie de l’université Paris 8 Vincennes-St Denis organise un colloque international :</p> <p style="text-align:center;"><strong>« Photographie et émerveillement »</strong></p> <p><strong>Comité scientifique :</strong> Clarisse Boromé (Paris 8), Paul Edwards (Paris 8), Manon Dessoudres (Paris 8), Manel Pons (Paris 8), Julien Schuh (Université Paris Nanterre)</p> <p><strong>Lieu :</strong> Université Paris 8 Vincennes-St Denis, Maison de la Recherche, Amphithéâtre MR002</p> <p><strong>Dates :</strong> vendredi 23-samedi 24 avril 2027</p> <p>Depuis Nièpce, écrire avec la lumière est une nouvelle magie de la lumière, mais quels appareils, inventions, procédés chimiques, détournements, jeux, glitchs, clinamens, contraintes heureuses, ou mises en scène ont pu provoquer un émerveillement rappelant les origines mêmes de la photographie ? </p> <p>Le colloque « Photographie et émerveillement » explorera les ressorts sensibles, esthétiques et critiques de l’expérience photographique. </p> <p>Le colloque rassemblera des communications sur les inventions et pratiques non issues de l’IA générative, tels que les séances de projection, les appareils photo, les technologies obsolètes, le photobook, ou toute créativité qui stimule l’émerveillement, qui permet d’écrire avec la lumière, de séduire par la narration, de jouer avec le sublime, et, au final, d’interroger notre relation avec le soleil, le monde dit « naturel », et la société.</p> <p><strong>Langue :</strong> Les communications peuvent être en français ou en anglais.</p> <p><strong>Propositions :</strong> Propositions de communication individuelle de vingt minutes, ou propositions de table-ronde, doivent être envoyées au coordinateur pour le 1er novembre 2026. Réponses courant décembre.</p> <p><strong>Format :</strong> Proposition individuelle de 300 à 400 mots, accompagnée d’une courte bibliographie, puis d’une bio-bibliographie de 100 à 200 mots. Pour les tables ronde : 300 à 400 mots par personne, bio-bibliographie de 100 à 200 mots par personne, bibliographie commune, coordonnées de chacun·e et identification de la personne qui coordonne la table ronde.</p> <p><strong>Coordinateur :</strong> Paul Edwards (<a href="mailto:paul.edwards@univ-paris8.fr">paul.edwards@univ-paris8.fr</a>)</p> <p style="text-align:center;">— </p> <p style="text-align:center;"><strong>“Photography and Wonder”</strong></p> <p style="text-align:center;">CALL FOR PAPERS</p> <p><strong>Scientific committee:</strong> Clarisse Boromé (Paris 8), Manon Dessoudres (Paris 8), Paul Edwards (Paris 8), Manel Pons (Paris 8), Julien Schuh (Université Paris Nanterre)</p> <p><strong>Location:</strong> Université Paris 8 Vincennes-St Denis, Maison de la Recherche, Amphithéâtre MR002</p> <p><strong>Dates:</strong> Friday 23-Saturday 24 April 2027</p> <p><strong>Language:</strong> Papers may be given in English or French.</p> <p>With Nièpce, the image in the camera obscura was fixed, permanently, since the celebrated view from his window can still be seen today. In the language of the day, the mirror had a memory. It was magic, wondrous, unsettling. The effervescence known familiarly as la daguerréotypomanie (after Maurisset’s 1839 lithograph) took hold of Paris a dozen years later when the secret of the daguerreotype process was disclosed. The question we ask is: since then, what photography can compare to that frenzy and excitement, what tool, invention, chemistry, application, game, glitch, clinamen, creative constraint, narrative or performance has provoked such wonder that photography itself seems to have been invented anew? </p> <p>The symposium “Photography and Wonder” will be the occasion to explore the emotional, aesthetic and critical energies of the photographic experience.</p> <p>The symposium will gather papers on the inventions and practices of photography before the age of generative AI, such as lantern-slide shows, cameras, obsolete technologies, the photobook, any creativity that stimulates wonder, that writes with light, that seduces with narrative, that engages with or rocks “the sublime”, that interrogates our relationship with society, the sun and with what we call the “natural” world. </p> <p><strong>Submission guidelines</strong></p> <p>Proposals are welcome from researchers at all stages of their careers (PhD candidates, postdoctoral scholars, faculty), as well as from artists, curators and other image professionals.</p> <p>• A title and an abstract of 300-400 words, followed by a short bibliography, </p> <p>• A bio-bibliography of 100-200 words. </p> <p>• For roundtable proposals: a title and an abstract of 300-400 words per speaker, a bio-bibliography of 100-200 words per speaker, a common bibliography, a list of the names and email addresses of all participants specifying who will be the roundtable coordinator.</p> <p><strong>Deadline for submissions:</strong> Proposals for 20-minute papers, or roundtables, to be sent to the coordinator on or before 1st November 2026. Notifications of acceptance will be sent in December.</p> <p><strong>Coordinator:</strong> Paul Edwards (<a href="mailto:paul.edwards@univ-paris8.fr">paul.edwards@univ-paris8.fr</a>).</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>"De l’autre côté du miroir". Poétiques de l’anti-mimétisme dans les textes narratifs de langues française et espagnole du XXIe s. (Salamanque, Espagne)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135614/colloque-international-de-l-autre-cote-du-miroir-poetiques.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 03:26:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Colloque international 2e édition (suite de la journée d'étude organisée à l’Université de Caen Normandie le 1er avril 2026) « De l’autre côté du miroir » Poétiques de l’anti-mimétisme dans les textes narratifs de langues française et espagnole du XXIe siècle Faculté de philologie de l’Université de Salamanque, 5, 6 et 7 mai 2027 « Un roman : c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin » (épigraphe du chapitre XIII du Livre I du Rouge et le Noir, citation attribuée par Stendhal à Saint-Réal). La notion de mimèsis est toute comprise dans la métaphore stendhalienne, qui fait du roman le miroir du réel. L’opération mimétique, par laquelle une œuvre d’art représente le réel, est l’un des objets principaux de la poétique, d’Aristote à nos jours. Pourtant, elle évolue jusqu’à être considérée comme impossible par la critique structuraliste et les dernières avant-gardes, qui, des années 1950 à la fin des années 1970, tiennent à distance le réel et envisagent la littérature comme un système en miroir de lui-même, ne pouvant échapper à la clôture du langage. Cette parenthèse semble s’être refermée au début des années 1980 et la littérature contemporaine se fait de nouveau « transitive », pour reprendre [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135614_e6dd1c801e36d4c780a391c1305b9e58.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135614_e6dd1c801e36d4c780a391c1305b9e58.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Colloque international</p> <p style="text-align:center;">2e édition (suite de la journée d'étude organisée à l’Université de Caen Normandie le 1er avril 2026)</p> <p style="text-align:center;"><strong>« De l’autre côté du miroir »</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Poétiques de l’anti-mimétisme dans les textes narratifs de langues française et espagnole du XXIe siècle</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Faculté de philologie de l’Université de Salamanque, 5, 6 et 7 mai 2027</strong></p> <p>« Un roman : c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin » (épigraphe du chapitre XIII du Livre I du Rouge et le Noir, citation attribuée par Stendhal à Saint-Réal). La notion de mimèsis est toute comprise dans la métaphore stendhalienne, qui fait du roman le miroir du réel. L’opération mimétique, par laquelle une œuvre d’art représente le réel, est l’un des objets principaux de la poétique, d’Aristote à nos jours. Pourtant, elle évolue jusqu’à être considérée comme impossible par la critique structuraliste et les dernières avant-gardes, qui, des années 1950 à la fin des années 1970, tiennent à distance le réel et envisagent la littérature comme un système en miroir de lui-même, ne pouvant échapper à la clôture du langage. Cette parenthèse semble s’être refermée au début des années 1980 et la littérature contemporaine se fait de nouveau « transitive », pour reprendre le terme de Dominique Viart qui tend à rendre compte du « désir d’écrire autour du sujet, du réel, de la mémoire historique ou personnelle » (La Littérature française au présent. Héritage, modernité, mutations, p. 14). En témoignent la multiplicité des écritures introspectives, les récits de filiation, les fictions biographiques, la littérature « de terrain » et dite « engagée », le récit documentaire ou d’enquête, ainsi que les nouvelles formes d’écriture littéraire de l’histoire.</p> <p>Mais qu’en est-il de ceux qui résistent ? En marge de ce « retour au réel », la littérature contemporaine semble également traversée par un élan anti-mimétique. Par « littérature anti-mimétique » nous désignons les œuvres qui transgressent les conventions et présupposés du réalisme et mettent en crise la fonction imitative de la littérature, en proposant des éléments, des situations ou des dispositifs qui sont physiquement, logiquement ou cognitivement impossibles selon les lois du monde réel (vid. Postclassical Narratology, Jan Alber et Monika Fludernik). Ainsi, la littérature anti-mimétique comprendrait aussi bien les récits qui mettent en place d’autres mondes que le nôtre (narrations « non naturelles », fantastiques, magico-réalistes, oniriques, etc.), que les écritures qui refusent ou sabotent la transparence référentielle en ayant recours à l’aporie, la fragmentation, l’autoréflexivité, les temporalités impossibles, l’uchronie...</p> <p>Dans le prolongement de la première journée internationale « "De l’autre côté du miroir" - L’envers du réel dans les textes narratifs contemporains (à partir de 1980) de langue française » (Université de Caen, avril 2026), ce colloque propose de continuer à analyser le refus, la critique ou la subversion du modèle réaliste dans la littérature contemporaine (des années 2000 à nos jours).</p> <p>L’appel est ouvert à des propositions s’interrogeant sur les textes narratifs anti-mimétiques dans la littérature en langue française, mais aussi dans la littérature en langue espagnole pour une approche comparatiste.</p> <p>Sans que cette liste soit restrictive, les chercheurs sont invités à s’interroger sur :</p> <p><strong>- Les genres et modalités anti-mimétiques. </strong>De quelle manière les écritures anti-mimétiques affectent-elles les classifications génériques ? Comment sont revisités les genres historiquement anti-mimétiques (réalisme magique, fantastique, narration surréaliste, etc.) ? Quels autres genres sont aujourd’hui investis par la veine ? Quelles nouvelles modalités génériques contribue-t-elle à faire émerger ? Par ailleurs, la catégorie de « genre » peut-elle résister à cette percée ? Comment s’en trouve-t-elle altérée, modifiée ? Enfin, peut-on considérer l’anti-mimétisme comme un genre, ou plutôt comme une fonction, une modalité discursive, voire une posture ?</p> <p><strong>- Les figures, dispositifs et esthétiques anti-mimétiques. </strong>Si l’anti-mimétisme contemporain transgresse délibérément les lois physiques, logiques et humaines, comment cette transgression s’articule-t-elle à l’échelle de la phrase comme à celle de l’œuvre entière ? Du minimalisme au maximalisme, de l’économie lexicale à l’hypertrophie linguistique, du ressassement aux énonciations plurielles, croisées ou polymorphes : par quels moyens formels et énonciatifs s’expriment les tensions entre le texte et le réel ? Quels dispositifs (la dénarration, les métalepses ontologiques, les temporalités bouclées ou impossibles, l’intertextualité) travaillent cette discordance ? Quelle place est laissée au lecteur ? Quelles figures incarnent cet anti-mimétisme ? Quelles créatures, quels narrateurs, quels personnages l’habitent et comment défient-ils nos biais cognitifs ou anthropomorphiques ? Quelles réflexions et revendications alimentent-ils ? Enfin, quels tonalités, styles, langages investissent-ils ? Quelle place est offerte à l’ironie, la parodie, le pastiche et comment altèrent-ils le processus de représentation ? Quelles esthétiques sont reprises, refusées, déjouées, déformées ? Pourrait-on proprement parler d’une esthétique anti-mimétique ?</p> <p><strong>- Les mondes anti-mimétiques. </strong>Mondes hallucinés, réalités parallèles, espaces oniriques, fantastiques, mythologiques, mondes impossibles, spéculatifs, dystopiques, utopiques, uchroniques : quels mondes la littérature anti-mimétique donne-elle à imaginer ? À quels mondes s’ouvre-t-elle parmi ceux des plantes, des animaux, des autres planètes, des esprits, et même parmi ceux en ruines ? À quelles échelles ces mondes sont-ils explorés ? Que révèlent ces mondes concurrentiels ou radicalement autres sur notre présent, sur notre histoire ou sur notre humanité ? Que spéculent-ils et que dénoncent-ils de notre passé, notre présent, et même de notre avenir ? Peut-on parler d’un usage critique ou politique du dérèglement ou du réenchantement anti-mimétique ? Ces textes peuvent-ils aller jusqu’à défier la possibilité même de représenter un monde, quel qu’il soit ? Existe-t-il des narrations sans monde, des récits qui ne tiennent pas par la force de représentation mais par la mondification de la langue ? Qu’en est-il de ces écosystèmes de mots et de paroles, de ces créatures d’encre qui habitent le texte et font de celui-ci une matière vivante ? Enfin, comment mettent-ils en question les frontières de la fiction ?</p> <p><strong>- Les circulations et écarts entre les littératures anti-mimétiques de langue française et de langue espagnole (perspective comparatiste). </strong>Loin de constituer une particularité de la littérature française, l’anti-mimétisme apparaît comme une tendance traversant plusieurs littératures et plusieurs langues, notamment espagnole, ibérique et hispano-américaine. Cette situation invite à adopter une perspective proprement comparatiste : existe-t-il des traditions anti-mimétiques nationales, régionales ou historiques particulières ? Quels points de contact et quelles différences peut-on observer entre ces écritures en langue française et celles en langue espagnole ? Y a-t-il aujourd’hui des genres, des modalités ou des thèmes qui circulent davantage d’un espace littéraire à l’autre (pensons par exemple au réalisme magique ou au surréalisme du siècle dernier) ? Comment se trouvent-ils réinterprétés dans ces divers contextes historiques, politiques, culturels ou esthétiques ? Peut-on identifier des zones de convergence, des héritages communs, des liens directs ou, au contraire, des pratiques anti-mimétiques divergentes et singulières ? De la même façon, d’un territoire à l’autre, comment les théoriciens et critiques s’emparent-ils de ces questions ? Comment lisent-ils ces phénomènes ? Sur quels concepts s’appuient-ils ?</p> <p>—</p> <p><strong>Informations et inscription</strong></p> <p>Le colloque aura lieu le 5, 6, 7 mai 2027 dans la Faculté de Philologie de l’Université de Salamanque (Salamanque, Espagne). Il se déroulera uniquement en présentiel.</p> <p>Le colloque accueillera des communications concernant la littérature contemporaine anti-mimétique du XXIe siècle en langue française, et dans une perspective comparatiste, en langue espagnole, sans restriction d’aire géographique. Les langues du congrès seront le français, l’espagnol et l’anglais.</p> <p>Les actes seront publiés dans une édition française, et donc en langue française.</p> <p>Les propositions de communication sont à envoyer à l’adresse <a href="mailto:delautrecotedumiroirlitt@gmail.com">delautrecotedumiroirlitt@gmail.com</a> pour le 1 octobre 2026. Elles doivent inclure le titre de la proposition, un résumé (200 - 300 mots) et une brève notice bio-bibliographique avec les informations de filiation.</p> <p>—</p> <p><strong>Coordination du colloque :</strong></p> <p>Lorenzo Piera Martin (Profesor Ayudante Doctor, Université de Salamanque, Groupe ILICIA [Inscripciones Literarias de la Ciencia]).</p> <p>Pauline Adeline (doctorante contractuelle, Université de Caen Normandie, LASLAR [Lettres Arts du Spectacle Langues Romanes])</p> <p>Comité d’organisation :</p> <p>Clemente Leparoux (Université de Salamanque)</p> <p>Candela Salgado Ivanich (Université de Salamanque)</p> <p>Diego Serrano Espegel (Université de Salamanque)</p> <p>Comité scientifique :</p> <p>Anne-Sophie Donnarieix (Université de Saarlandes)</p> <p>Amelia Gamoneda Lanza (Université de Salamanque)</p> <p>Carmen García Cela (Université de Salamanque)</p> <p>Benito Elías García Valero (Université d’Alicante)</p> <p>Marie Hartmann (Université de Caen)</p> <p>Sylvie Loignon (Université de Pau et des Pays d’Adour)</p> <p>Lorenzo Piera Martín (Université de Salamanque)</p> <p>Candela Salgado Ivanich (Université de Salamanque)</p> <p>Cécile Yapaudjian-Labat (Université de Saint-Étienne).</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie indicative (non exhaustive) </strong>:</p> <p>Ouvrages généraux</p> <p>- ALBER, Jan, FLUDERNIK, Monika (dir.), <em>Postclassical Narratology. Approaches and Analyses</em>, Columbus, The Ohio State University Press, 2010, 323 p.</p> <p>- BLANCKEMAN, Bruno, DAMBRE, Marc, MURA-BRUNEL, Aline (dir.), <em>Le Roman français au tournant du XXIème siècle</em>, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2004, 590 p. (voir notamment : BERTHELOT, Francis, « Les fictions transgressives », pp. 349-357). </p> <p>- BLANCKEMAN, Bruno, HAVERCROFT, Barbara (dir.), <em>Narrations d’un nouveau siècle</em>, Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 2013, 324 p. (voir notamment le panorama critique de la première décennie du XXème siècle : ROCHE, Anne, « Lignes occupées », pp. 17-28).</p> <p>- DOMÍNGUEZ, César, O’DWYER, Manus (dir.), <em>Contemporary Developments in Emergent Literatures and the New Europe</em>, Santiago de Compostela, USC Editora, 2014, 297 p.</p> <p>- MILLOIS, Jean-Christophe, BLANCKEMAN, Bruno (dir.), <em>Le roman français aujourd'hui. Transformations, perceptions, mythologies</em>, Paris, Éditions Prétexte, 2004, 123 p.</p> <p>- TADIÉ, Jean-Yves, CERQUIGLINI, Blanche, <em>Le roman d’hier à demain</em>, Paris, Gallimard, coll. « Hors série Connaissance », 2012, 464 p.</p> <p>- VIART, Dominique, VERCIER, Bruno, <em>La Littérature française au présent. Héritage, modernité, mutations</em>, Paris, Bordas, 2005, 511 p. (voir notamment les chapitres « Le roman "impassible" et ludique » (pp. 384-396) et « Malaises du roman » (pp. 397-407)).</p> <p>Les écritures du réel</p> <p>- Collectif d’auteurs contemporains, <em>Devenirs du roman</em>, vol.2, Écritures et matériaux, Paris, Éditions Inculte, coll. « Essais », 2014, 345 p.</p> <p>- BURGELIN, Claude, GRELL, Isabelle, ROCHE, Roger-Yves (dir.), <em>Autofiction(s)</em>, Lyon, Presses universitaire de Lyon, 2010, 536 p.</p> <p>- DION, Robert, <em>Des fictions sans fiction ou le partage du réel</em>, Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 2018, 224 p.</p> <p>- GEFEN, Alexandre (dir.), <em>Territoires de la non-fiction. Cartographie d’un genre émergent</em>, Brill, Leyde, 2020, 377 p.</p> <p>- JAMES, Alison, VIART, Dominique (dir.), « Littératures de terrain », <em>in</em> : <em>Fixxion</em>, n° 18, juin 2019.</p> <p>- LARROUX, Guy, <em>Et moi avec eux. Récit de filiation contemporain</em>, Chêne-Bourg, La Baconnière, coll. « Nouvelle collection Langages », 2020, 230 p.</p> <p>- RUBINO, Gianfranco, VIART, Dominique (dir.), <em>Écrire le présent</em>, Paris, Armand Colin, coll. « Recherches », 2013, 256 p.</p> <p> - RUBINO, Gianfranco, VIART, Dominique (dir.), <em>Le Roman français contemporain face à l’Histoire : thèmes et formes</em>, Rome, Quodlibet, 2015, 528 p.</p> <p>- SAMOYAULT, Tiphaine, <em>Excès du roman</em>, Paris, Maurice Nadeau, 1999, 199 p.</p> <p>D’autres représentations</p> <p>- ALBER, Jan, <em>Unnatural narrative. Impossible Worlds in Fiction and Drama</em>, Lincoln et Londres, University of Nebraska Press, 2016, 310 p.</p> <p>- BERTHELOT, Francis, <em>Bibliothèque de l’Entre-Mondes</em>, Paris, Gallimard, coll. « Folio SF », 2005, 336 p.</p> <p>- BLANCKEMAN, Bruno, <em>Les Fictions singulières, étude sur le roman français contemporain</em>, Sainte-Geneviève-des-Bois, Prétexte éditeur, 2002, 172 p.</p> <p>- BLANCKEMAN, Bruno, <em>Les Récits indécidables : Jean Echenoz, Hervé Guibert, Pascal Quignard</em>, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2008,</p> <p>- CURVAL, Philippe, « Appellation d'origine incontrôlée », URL : <a href="https://www.quarante-deux.org/archives/curval/divers/Appellation_d%27origine_incontrolee/">https://www.quarante-deux.org/archives/curval/divers/Appellation_d%27origine_incontrolee/</a> [consulté le 05/09/2025]. </p> <p>- DONNAREIX, Anne-Sophie, <em>Puissances de l’ombre. Le surnaturel du roman contemporain</em>, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2022, 358 p.</p> <p>- GARCÍA VALERO, Benito-Elías,<em> La naturaleza de la luz en la magia literaria: tramas de la física en la literatura fantástica y el realismo mágico</em>, Cádiz, Universidad de Cádiz, 2020, 174 p.</p> <p>- JOURDE, Pierre, <em>Empailler le toréador. L’incongru dans la littérature française de Charles Nodier à Éric Chevillard</em>, Saint-Denis, José Corti, coll. « Les Essais », 1999, 352 p.</p> <p>- KUKKONEN, Karin, « Fantastic Cognition », <em>in </em>: Michael Burke et Emiliy Troscianko (dir.), <em>Dialogues between Literature and Cognition</em>, New York, Oxford University Press, 2026, pp. 151-176.</p> <p>- ROAS DEUS, David (dir.), <em>Historia de lo fantástico en la cultura española contemporánea (1990-2015)</em>, Madrid, Iberoamericana/Vervuert, 2017, 388 p.</p> <p>- RUFFEL, Lionel, <em>Le dénouement</em>, Rieux-en-Val, Éditions Verdier, 2005, 106 p.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Edgar Morin et la pensée de la complexité: héritages, dialogues et perspectives contemporaines (Revue Complexus)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135609/edgar-morin-et-la-pensee-de-la-complexite-heritages.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 01:06:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Revue Complexus Revue Interdisciplinaire en Littératures, Critique, Histoire de l’art et Didactique Interdisciplinary Journal in Literature, Criticism, Art History and Didactics n° 10, 2027: Appel à contributions « Edgar Morin et la pensée de la complexité: héritages, dialogues et perspectives contemporaines »  « Edgar Morin and the Thought of Complexity: Legacies, Dialogues, and Contemporary Perspectives » Dossier coordonné par Mounir CHAFYQ Date limite de soumission des articles : 30 novembre 2026 Retour d’évaluation : 30 décembre 2026 Parution : 28 février 2027  — La disparition récente d’Edgar Morin, survenue le 29 mai 2026, clôt un parcours intellectuel hors norme, traversé par une curiosité encyclopédique et une inquiétude lucide face aux défis de son temps. Son œuvre, traduite dans le monde entier, a profondément marqué les sciences humaines et sociales, les études culturelles, la philosophie, l’éducation, la communication, l’écologie politique, ainsi que les épistémologies contemporaines. À travers une production monumentale, au cœur de laquelle se déploie La Méthode (six volumes, 1977-2004), Morin a élaboré une pensée de la complexité qui ne se réduit pas à une simple méthode, mais constitue une véritable posture épistémologique. Celle-ci invite à dépasser les cloisonnements disciplinaires, la disjonction des savoirs et la simplification réductrice (héritée du paradigme [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135609_6c964647e0fb42ff6fc7c864194d2b70.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135609_6c964647e0fb42ff6fc7c864194d2b70.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:left;"><strong>Revue <em>Complexus</em></strong></p> <p style="text-align:left;"><em>Revue Interdisciplinaire en Littératures, Critique, Histoire de l’art et Didactique Interdisciplinary Journal in Literature, Criticism, Art History and Didactics</em></p> <p style="text-align:left;"><strong>n° 10, 2027: Appel à contributions</strong></p> <p style="text-align:left;"><strong>« Edgar Morin et la pensée de la complexité: héritages, dialogues et perspectives contemporaines » </strong></p> <p style="text-align:left;"><strong>« Edgar Morin and the Thought of Complexity: Legacies, Dialogues, and Contemporary Perspectives »</strong></p> <p style="text-align:left;">Dossier coordonné par <strong>Mounir CHAFYQ</strong></p> <p style="text-align:left;">Date limite de soumission des articles : <strong>30 novembre 2026</strong></p> <p style="text-align:left;">Retour d’évaluation : <strong>30 décembre 2026</strong></p> <p style="text-align:left;">Parution : <strong>28 février 2027</strong></p> <p style="text-align:left;"> —</p> <p>La disparition récente d’Edgar Morin, survenue le 29 mai 2026, clôt un parcours intellectuel hors norme, traversé par une curiosité encyclopédique et une inquiétude lucide face aux défis de son temps. Son œuvre, traduite dans le monde entier, a profondément marqué les sciences humaines et sociales, les études culturelles, la philosophie, l’éducation, la communication, l’écologie politique, ainsi que les épistémologies contemporaines. À travers une production monumentale, au cœur de laquelle se déploie La Méthode (six volumes, 1977-2004), Morin a élaboré une pensée de la complexité qui ne se réduit pas à une simple méthode, mais constitue une véritable posture épistémologique. Celle-ci invite à dépasser les cloisonnements disciplinaires, la disjonction des savoirs et la simplification réductrice (héritée du paradigme cartésien), pour appréhender les phénomènes humains dans leur multidimensionnalité, leurs interactions en boucle, leurs émergences et leurs dynamiques de transformation.</p> <p>Cette approche, qui refuse l’illusion de la transparence et l’aveuglement de la spécialisation sans mise en relation, est plus que jamais indispensable pour naviguer dans un monde interdépendant, turbulent et incertain.</p> <p>À une époque marquée par des crises enchevêtrées (écologiques, énergétiques, sociales, sanitaires, culturelles, technologiques et géopolitiques), la pensée morinienne apparaît d’une brûlante actualité. Elle fournit des outils conceptuels puissants : la dialogique (articulation des contraires), la récursion (causalité circulaire), le principe hologrammatique (la partie est dans le tout, le tout est dans la partie) ; ce pour penser les interdépendances, les incertitudes, les contradictions, les risques et les rétroactions qui caractérisent la condition historique présente. Son appel à une réforme de la pensée, formulé notamment dans Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur (commandé par l’UNESCO en 1999), continue d’inspirer chercheurs, enseignants, artistes, décideurs et acteurs de la société civile, bien au-delà des seules sphères académiques. Morin nous exhorte à cultiver une « intelligence générale » et une écologie de l’action, seules capables de relier ce qui est disjoint, de surmonter la pensée linéaire et d’embrasser la complexité du réel. Il nous rappelle que « le tout est plus que la somme des parties » (propriétés émergentes), mais aussi que les parties sont contenues dans le tout (principe hologrammatique), dans un mouvement de récursion permanente.</p> <p>Ce numéro 10 de la revue <em>Complexus</em>, dédiée à l’étude et à la diffusion des approches complexes, entend à la fois rendre hommage à l’œuvre d’Edgar Morin et interroger sa fécondité dans les recherches contemporaines. Il s’agit d’explorer les prolongements, les réappropriations créatrices, les critiques internes et externes, ainsi que les renouvellements de la pensée complexe dans les domaines de la littérature, des arts, des sciences humaines, de l’éducation, mais aussi du management, des politiques publiques ou des humanités numériques. Une attention particulière sera portée aux dialogues inattendus que sa pensée a suscités, notamment en Amérique latine, où son approche syncrétique et relationnelle a trouvé un écho profond. Là s’est développée une véritable « pensée du Sud », en dialogue avec des auteurs comme Enrique Leff, Boaventura de Sousa Santos ou les épistémologies décoloniales, qui interroge l’hégémonie des savoirs occidentaux, valorise les qualités des cultures du Sud et promeut une écologie des savoirs. Ces réceptions multiples montrent la plasticité et la puissance heuristique de la pensée morinienne, capable de transcender les frontières géographiques, disciplinaires et épistémologiques, tout en ouvrant la voie à des approches écologiques, décoloniales et éthico-politiques profondément renouvelées.</p> <p>Les contributions pourront adopter des approches théoriques, historiques, critiques, empiriques ou appliquées. Elles porteront aussi bien sur l’œuvre même de Morin que sur les perspectives qu’elle ouvre dans différents champs du savoir, en explorant comment ses concepts peuvent éclairer les grands défis du XXIe siècle : l’Anthropocène et les effondrements écologiques, les mutations numériques et l’intelligence artificielle, les migrations et le cosmopolitisme, les recompositions démocratiques, ou encore les nouvelles formes de vulnérabilité et de reliance.</p> <p><strong>Axes indicatifs </strong>(non limitatifs)</p> <p>-        La pensée complexe : fondements théoriques et évolutions : Retour sur les principes clés (dialogique, récursion, hologrammatique, introduction du désordre, de l’aléatoire et de l’incertitude) et leur généalogie dans l’œuvre morinienne.</p> <p>-        Edgar Morin et l’interdisciplinarité/transdisciplinarité : Analyse des méthodes, des obstacles institutionnels et des enjeux du décloisonnement des savoirs, en lien avec la réforme de la pensée et la formation des chercheurs.</p> <p>-        Complexité et sciences humaines et sociales : Renouvellements apportés en sociologie (complexité du social), en anthropologie (l’homme multidimensionnel), en histoire (l’événement et le temps non linéaire), en psychologie (l’individu-sujet), etc.</p> <p>-        Littérature et pensée de la complexité : La littérature comme laboratoire de la condition humaine, de l’ambiguïté morale et des destins croisés ; lectures moriniennes d’écrivains (Proust, Kafka, Dostoïevski, etc.).</p> <p>-        Arts, création et approches complexes : Contribution des arts à la représentation de la complexité (théâtre, cinéma, arts plastiques, musique) ; influences réciproques entre Morin et les pratiques artistiques contemporaines.</p> <p>-        Complexité, culture et mondialisation : Analyse morinienne des phénomènes culturels globaux : identités métissées, unité/diversité humaine, dialogique du local et du planétaire.</p> <p>-        Éducation, pédagogie et réforme de la pensée : Impact des Sept savoirs sur les curriculums, les pédagogies actives, la formation des enseignants et les éducations à l’environnement et au développement durable.</p> <p>-        Humanisme, éthique et citoyenneté chez Morin : Dimensions éthiques et politiques de la pensée complexe : éthique de la compréhension, anthropo-éthique, concept de Terre-Patrie, citoyenneté planétaire.</p> <p>-        Complexité et défis environnementaux : Écologie de l’action, pensée écologique de Morin, critiques de la technoscience, apports aux théories de la transition, de la résilience et de l’Anthropocène.</p> <p>-        Héritages et critiques de la pensée morinienne : Évaluation de son influence épistémologique, débats critiques (risque de généralisme, tensions avec les sciences dures, réceptions contrastées).</p> <p>-        Actualité d’Edgar Morin dans les recherches contemporaines : Réceptions, réappropriations et malentendus de sa pensée dans les travaux récents en sciences, en philosophie et en ingénierie.</p> <p>-        Dialogues entre la pensée complexe et les approches décoloniales, écologiques ou numériques : Convergences et divergences avec les épistémologies du Sud, les humanités environnementales, l’intelligence artificielle, les big data, les communs numériques et la gouvernance algorithmique.</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie essentielle (Edgar Morin)</strong></p> <p><strong>La Méthode </strong></p> <p>-        <em>La Méthode</em>. Tome 1 : La Nature de la nature (1977) ; Tome 2 : La Vie de la vie (1980) ; Tome 3 : La Connaissance de la connaissance (1986) ; Tome 4 : Les Idées (1991) ; Tome 5 : L’Humanité de l’humanité (2001) ; Tome 6 : L’Éthique (2004). Paris, Seuil. [Rééd. « Points Essais » puis « Opus »]</p> <p><strong>Épistémologie de la complexité</strong></p> <p>-        <em>Introduction à la pensée complexe</em>. Paris, ESF, 1990 ; Seuil, « Points Essais », 2005.</p> <p>-        <em>Science avec conscience</em>. Paris, Fayard, 1982 ; « Points Sciences », 1990.</p> <p><strong>Éducation et réforme de la pensée</strong></p> <p>-       <em> Les Sept Savoirs nécessaires à l’éducation du futur</em>. Paris, Seuil / UNESCO, 2000 ; « Points Essais », 2025.</p> <p>-        <em>La Tête bien faite. Repenser la réforme, réformer la pensée</em>. Paris, Seuil, 1999.</p> <p>-        <em>Enseigner à vivre. Manifeste pour changer l’éducation</em>. Paris, Actes Sud, 2014.</p> <p><strong>Anthropologie, société et culture</strong></p> <p>-        <em>L’Homme et la Mort</em>. Paris, Corréa, 1948 ; Seuil, « Points Essais », 1977.</p> <p>-        <em>Le Cinéma ou l’homme imaginaire</em>. Paris, Minuit, 1956.</p> <p>-        <em>L’Esprit du temps</em>. Essai sur la culture de masse. Paris, Grasset, 1962 (t.1) et 1976 (t.2) ; Armand Colin, 2008.</p> <p>-        <em>La Rumeur d’Orléans</em>. Paris, Seuil, 1969 ; « Points Essais », 1982.</p> <p><strong>Politique, écologie et Terre-Patrie</strong></p> <p>-        <em>Terre-Patrie</em> (avec Anne-Brigitte Kern). Paris, Seuil, 1993 ; « Points », 1996.</p> <p>-        <em>Penser l’Europe</em>. Paris, Gallimard, 1987 ; « Folio », 2022.</p> <p>-        <em>La Voie. Pour l’avenir de l’humanité</em>. Paris, Fayard, 2011 ; « Pluriel », 2012.</p> <p>-        <em>Changeons de voie. Les leçons du coronavirus</em> (avec Sabah Abouessalam). Paris, Denoël, 2020.</p> <p>-        <em>Réveillons-nous !</em> Paris, Denoël, 2022 ; « Folio », 2023.</p> <p> —</p> <p><strong>Modalité de soumission</strong></p> <p>-      Les textes, en français ou en anglais, doivent être soumis directement via la plateforme de la revue :  <a href="https://revues.imist.ma/index.php/Complexus/about/submissions#onlineSubmissions">https://revues.imist.ma/index.php/Complexus/about/submissions#onlineSubmissions</a> (Les auteurs doivent s’inscrire sur la plateforme de la revue) ;</p> <p>-      ou envoyés en fichier attaché au format Word accompagné d’un résumé (en français et en anglais) de 250 à 300 mots et d’un court CV (une dizaine de lignes précisant les coordonnées, statut, institution universitaire, discipline scientifique, orientations de recherche de l’auteur et les principales publications). Le courriel doit être adressé avant le 30 novembre 2026 délai de rigueur, à l’adresse suivante : <a href="mailto:revuecomplexus@gmail.com">revuecomplexus@gmail.com</a></p> <p>-      La rédaction de l'article devra respecter les normes de la revue. Merci de consulter à cette fin : <a href="https://revues.imist.ma/index.php/Complexus/about/submissions#onlineSubmissions">https://revues.imist.ma/index.php/Complexus/about/submissions#onlineSubmissions</a></p> <p>-     Les articles doivent compter de 30 000 à 40 000 signes, incluant les espaces, mais excluant les références. Ils seront évalués en double aveugle par le comité de lecture. Les décisions du comité scientifique seront communiquées aux auteurs avant le 30 décembre 2026.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Écritures de la vulnérabilité dans la littérature latino-américaine contemporaine (MSH Poitiers)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135599/ecritures-de-la-vulnerabilite-dans-la-litterature-latino-americaine-contemporaine.html</link>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 11:43:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Écritures de la vulnérabilité dans la littérature latino-américaine contemporaine.  Journée d'étude des doctorant.e.s du CRLA-Archivos, Université de Poitiers Jeudi 22 octobre 2026 Au cours des deux dernières décennies, la vulnérabilité s'est imposée comme une catégorie essentielle des sciences sociales et de la philosophie politique, au point de constituer ce que certain.es qualifient de « vulnerability turn » (Fineman, 2008). Dans Politiques de la vulnérabilité, Marie Garrau analyse ce concept en soulignant la nécessité d’interroger ses usages institutionnels et idéologiques afin d’en dégager le potentiel critique. La distinction établie par Judith Butler entre precariousness (precaridad en espagnol) et precarity (precariedad) est centrale pour appréhender la notion : la première désigne « une condition générale que l’on peut qualifier d’existentielle », inhérente à toute vie humaine, tandis que la seconde renvoie « à la manière dont la fragilité existentielle du vivant et l’absence de garantie quant à sa continuation s’expriment ou sont exploitées au point de vue social et politique» (Butler, 2009 : 9). Les deux aspects sont interdépendants : la précarité existentielle de toute vie constitue la condition sur laquelle s'exercent les formes sociales et politiques de la précarisation.  Si la notion de vulnérabilité est aujourd’hui largement mobilisée, cette journée d’étude se [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135599_1e5202df4b6e3f143a65854ecbdccc74.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135599_1e5202df4b6e3f143a65854ecbdccc74.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Écritures de la vulnérabilité dans la littérature latino-américaine contemporaine. </strong></p> <p style="text-align:center;">Journée d'étude des doctorant.e.s du CRLA-Archivos, Université de Poitiers</p> <p style="text-align:center;"><strong>Jeudi 22 octobre 2026</strong></p> <p>Au cours des deux dernières décennies, la vulnérabilité s'est imposée comme une catégorie essentielle des sciences sociales et de la philosophie politique, au point de constituer ce que certain.es qualifient de « vulnerability turn » (Fineman, 2008). Dans <em>Politiques de la vulnérabilité</em>, Marie Garrau analyse ce concept en soulignant la nécessité d’interroger ses usages institutionnels et idéologiques afin d’en dégager le potentiel critique.</p> <p>La distinction établie par Judith Butler entre <em>precariousness </em>(<em>precaridad</em> en espagnol) et <em>precarity</em> (<em>precariedad)</em> est centrale pour appréhender la notion : la première désigne « une condition générale que l’on peut qualifier d’existentielle », inhérente à toute vie humaine, tandis que la seconde renvoie « à la manière dont la fragilité existentielle du vivant et l’absence de garantie quant à sa continuation s’expriment ou sont exploitées au point de vue social et politique» (Butler, 2009 : 9). Les deux aspects sont interdépendants : la précarité existentielle de toute vie constitue la condition sur laquelle s'exercent les formes sociales et politiques de la précarisation. </p> <p>Si la notion de vulnérabilité est aujourd’hui largement mobilisée, cette journée d’étude se propose d'interroger les apports de ces renouvellements théoriques dans le champ des études littéraires latino-américaines. La vulnérabilité y sera envisagée comme une manière de repenser le rapport à l’Autre à partir d’un sujet fondamentalement ouvert, perméable et interdépendant. Il s’agira de penser les affects en littérature, puisque la vulnérabilité renvoie à notre capacité constitutive d’être affecté par autrui. Elle constitue ainsi le point de départ de réflexions sur l’interdépendance, la responsabilité, les pratiques du <em>care</em> et les formes de résistance, que nous penserons ici par et dans la littérature. </p> <p>Sortie de son autonomie (Ludmer, 2010 ; Citton, 2007 ; Gefen, 2021), la littérature contemporaine semble renouer avec le monde social, tandis que la théorie littéraire connaît un véritable « moment éthique », nourri notamment par le « tournant affectif » (Berlant, 1997 ; Ahmed, 2004 ; Clough, 2007…) Ces dernières années, de nombreux travaux ont ainsi interrogé les liens entre littérature, affects et vulnérabilités (Puchmüller Andrea et Cristina Patricia Sosa, 2025 ; Boblet, Marie-Hélène, et Anne Gourio. 2020 ; Gamba, 2025…) </p> <p>Ce renouvellement critique invite à penser les « écritures de la vulnérabilité », en considérant la littérature non seulement comme un espace de représentation de la vulnérabilité, mais comme un lieu où se reconfigurent les subjectivités contemporaines (Arfuch, 2002, 2005). Les œuvres ne se contentent pas de rendre visibles des sujets vulnérables,  au risque parfois de reconduire les stigmates qui leur sont associés : elles élaborent des formes capables de les penser. Comme le rappellent Guerrero et Bouzaglo, « La literatura como productora de metáforas tiene la capacidad de inventar, reforzar, invertir, resistir, desconectar o reconectar las metáforas que otras instituciones y hasta la propia literatura instalan » (2007 : 25). La vulnérabilité apparaît ainsi comme un principe poétique qui reconfigure les modalités de narration, les régimes d’énonciation et les rapports entre fiction, témoignage et document ; et la littérature comme un espace de cette reconfiguration des imaginaires de la fragilité, de la souffrance ou de la marginalité. Il s’agira également de penser une « littérature précaire », afin de déplacer la question de la représentation de la vulnérabilité vers les conditions matérielles de l’écriture et les transformations contemporaines de l’objet littéraire, de ses institutions et de ses modes de production (voir axe 5).</p> <p>Les propositions pourront notamment s'inscrire dans les axes suivants, sans que cette liste soit exhaustive :</p> <p><br /><strong>Axe 1 : Corps vulnérables, biopolitique et contre-pédagogies de la cruauté</strong></p> <p><br />Du latin <em>vulnus</em> (« blessure ») et <em>vulnerare </em>(« blesser »), le terme « vulnérable » renvoie d’abord à notre condition corporelle. Le corps constitue une frontière physique entre soi et autrui, séparant le dedans du dehors par l’intermédiaire de la peau : une barrière à la fois protectrice et fragile, une enveloppe poreuse (Le Breton, 2024 ; Anzieu, 1985). Au-delà de cette acception première, « la vulnérabilité (…) définit en creux ce qu’une société considère comme étant un corps intègre » (Cahiers du Genre, n° 58, 2015). Cet axe propose d’interroger la corporéité comme fondement de la gouvernementalité biopolitique (Moraña, 2021), en considérant la matérialité des corps comme le premier lieu d’inscription des normes et des rapports de pouvoir, mais aussi comme l’espace où se construisent et se négocient les processus de subjectivation, de reconnaissance et d’exclusion.</p> <p>Dans le sillage des travaux de Rita Segato sur les « pédagogies de la cruauté », il s’agira d’examiner les mécanismes par lesquels certains corps sont rendus disponibles à la violence, déshumanisés ou transformés en objets : « Llamo pedagogías de la crueldad a todos los actos y prácticas que enseñan, habitúan y programan a los sujetos a transmutar lo vivo y su vitalidad en cosas. » (Segato; 2018 : 11). On pourra ainsi  s’interroger sur la manière dont la littérature élabore de véritables « contre-pédagogies de la cruauté ». Cet axe accueillera des réflexions sur les écritures du corps souffrant, de la maladie et du vieillissement, mais également sur les corps féminisés, queer, racisés, dissidents ou encore sur les corps-cadavres.</p> <p>Nous invitons également à penser les métaphores du corps, afin d’examiner les liens entre vulnérabilité, territoire et pouvoir. À la manière d’Anzaldúa qui fait du territoire lui-même un corps vulnérable en décrivant la frontière entre les États-Unis et le Mexique comme « una herida abierta donde el Tercer Mundo se raspa contra el Primero y sangra » (Anzaldúa, 1987 : 3), les communications pourront explorer les continuités entre les violences exercées sur les corps et les territoires, en s’intéressant aux territoires colonisés soumis aux logiques extractivistes, aux espaces et corps migrants, ou encore aux effets des crises écologiques.</p> <p><br /><strong>Axe 2 : Écritures du traumatisme, (post)mémoire et rhétoriques de la réparation </strong></p> <p><br />« L’expérience du traumatisme et du deuil « exemplifient et exacerbent la vulnérabilité « fondamentale » (Garrau, 2018 : 17). Cet axe invite à penser l’écriture du traumatisme, dans son sens premier de choc, blessure comme dans sa définition la plus répandue de traumatisme psychique. Les <em>Trauma Studies,</em> développées à partir des réflexions sur les violences de masse du XXᵉ siècle, ont renouvelé l’approche des expériences traumatiques en interrogeant leurs conditions de représentation, et enjeux éthiques et esthétiques liés à la mise en récit de l’indicible. Il s’agira de penser les écritures contemporaines du traumatisme, individuel ou collectif, à partir des tensions entre mémoire, oubli et transmission, en mobilisant par exemple les concepts de post-mémoire (Hirsch, 2012), le paradigme de l’après-coup (Laumier, 2023) ou encore les rapports entre fiction et non-fiction dans la définition d’une éthique du témoignage. </p> <p>Dans la mesure où, selon Adriana Cavarero, la condition vulnérable oscille entre deux pôles, « la herida y la cura » (2009: 43) et « En cuanto vulnerable, expuesto al otro, el cuerpo singular se manifiesta irremediablemente en ambas respuestas » (ibid.),  cet axe propose également de questionner les rhétoriques contemporaines de la réparation qui marquent la théorie littéraire contemporaine. Sans les réduire à une conception thérapeutique de l'écriture, il s'agira d’examiner comment certaines œuvres élaborent des pratiques d’attention, d’écoute et de relation, en dialogue avec les éthiques du <em>care</em> (Carol Gilligan, Joan Tronto, Sandra Laugier). Une attention particulière pourra être portée à la question de la voix — qui parle, qui est entendu, qui demeure réduit au silence ? —, aux esthétiques de l'écoute, ainsi qu'aux pratiques d'enquête, de collecte et de travail d'archives qui participent à la transmission de mémoires blessées.</p> <p><br /><strong>Axe 3 : Victimes, vulnérabilité et résistance</strong></p> <p><br />Dans <em>La potencia feminista o el deseo de cambiarlo todo,</em> Verónica Gago rappelle, à partir de Judith Butler, la nécessité de dissocier vulnérabilité et passivité : « Butler propone así desacoplar vulnerabilidad de victimización. Poner el cuerpo en la línea, en la valla, en el frente, no es incompatible con sostener la vulnerabilidad: sólo hay que dejar de lado el paternalismo masculino que opone poder a la vulnerabilidad » (2019 : 179) Dans cette perspective, cet axe propose de penser la vulnérabilité non comme pas comme l’envers de la capacité d’agir ou une faiblesse à dépasser, mais comme condition relationnelle à partir de laquelle peuvent émerger des formes de résistance (Butler, Gambetti, Sabsay, 2016). Dans <em>Résistances affectives,</em> Chowra Makaremi analyse notamment le deuil comme une « technologie de résistance affective », en montrant comment le chagrin, la colère et l’amour peuvent devenir des ressources politiques dans des mobilisations collectives, allant des Mères de la place de Mai au mouvement <em>Black Lives Matter.</em> Cet axe accueillera des réflexions sur les pratiques de résistance féministes, antiracistes et décoloniales, mais également sur les formes littéraires qui interrogent la figure de la victime. Comment la littérature peut-elle déplacer le regard porté sur les sujets vulnérabilisés, en les faisant apparaître non seulement comme des sujets blessés, mais comme des sujets capables d’action et de transformation politique ? </p> <p><br /><strong>Axe 4: Vers une critique de la catégorie de vulnérabilité</strong></p> <p><br />Dans «White Innocence in the Black Mediterranean: Hospitality and the Erasure of History», Ida Danewid met en évidence les limites d’un « nouvel humanisme » fondé sur une vulnérabilité partagée, notamment à partir d’une lecture critique de l’éthique butlérienne du deuil et de la pleurabilité. En substituant à l’histoire des violences une ontologie générale de la vulnérabilité, ces approches risquent d’effacer les rapports historiques de pouvoir, notamment coloniaux, ainsi que les responsabilités politiques qui les sous-tendent. Danewid interroge ainsi la capacité d’une éthique fondée sur la souffrance d’une humanité abstraite à répondre aux formes contemporaines d’injustice : selon elle, une « politique de la lamentation » peut aisément se transformer en une « lamentation de la politique », qui se contente de pleurer la violence plutôt que d’en interroger les conditions historiques et structurelles. En s’appuyant sur Sara Ahmed et Clare Hemmings, elle montre également que cette approche peut conduire à une « cannibalisation of the other masquerading as care » (2012 : 152), où la compassion envers l’autre vulnérable ne fait que reconduire une forme d’innocence blanche. Par ailleurs, pour Florent Coste, cette omniprésence de la catégorie de vulnérabilité dit quelque chose d’un « hyper-individualisme exaltant et marchandant les valeurs indexées sur la singularité ; dans cette société libérale qu’on croit sans classes, la littérature se gargarise assez volontiers d’individualités et de subjectivités » (2024 : 37). Cet axe entend ainsi ouvrir une réflexion épistémologique sur la catégorie de vulnérabilité elle-même. Sans en nier la fécondité heuristique, il s’agira d’en interroger les usages, les impensés et les effets critiques : que rend-elle visible, mais aussi, que risque-t-elle d'invisibiliser ?</p> <p><br /><strong>Axe 5 : Littérature en péril : vulnérabilité de la discipline littéraire ?</strong></p> <p><br />À partir des réflexions d'Annick Louis sur l'objet et la discipline littéraires (2022), cette journée d'étude entend également interroger la vulnérabilité de la littérature en tant que champ de savoir et institution. Dans cette perspective, les outils des sciences humaines et sociales permettent de dépasser une lecture strictement textualiste des œuvres. Ils invitent à penser conjointement les formes littéraires, les conditions de leur production et les régimes de circulation des textes, afin de mieux comprendre comment la vulnérabilité s'inscrit également dans les structures mêmes du champ littéraire mondialisé, sans dissocier les œuvres des rapports de force qui organisent leur production, leur diffusion et leur légitimation. Cette perspective conduit par exemple à interroger les mutations contemporaines de l'auctorialité : loin de la figure du génie romantique, de nombreuses pratiques d'écriture privilégient aujourd'hui des formes de création collaborative ou relationnelle qui font de l'interdépendance et de l'exposition à autrui des conditions mêmes de l'écriture. Les communications pourront ainsi interroger les formes contemporaines de l'auctorialité, les politiques de la publication, les conditions matérielles de production des œuvres, ainsi que les rapports entre création, précarité et institution.</p> <p><br />Les propositions de communication (environ 300 mots), en français ou en espagnol, accompagnées d'une courte notice bio-bibliographique, devront être envoyées, au format PDF, <strong>avant le 7 septembre </strong>à l'adresse suivante : <a href="mailto:CRLAdoctoriales2026@gmail.com">CRLAdoctoriales2026@gmail.com</a>, La journée d’étude aura lieu à l’<strong>Université de Poitiers</strong> le <strong>jeudi 22 octobre 2026</strong>.<strong> </strong>Une seconde journée d’étude est envisagée au courant du mois de mars 2027.</p> <p><br /><strong>Comité d’organisation : </strong></p> <p>Lola Tinevez (Université de Poitiers)</p> <p>Victor Lagos Bascuñan (Université de Poitiers)</p> <p></p> <p><strong>Comité scientifique : </strong></p> <p>Cécile Quintana (Université de Poitiers)</p> <p>Marie-Agnès Palaisi (Université de Toulouse Jean Jaurès)</p> <p>María Martinez Deyros (Université de Valladolid) </p> <p> </p> <p style="text-align:right;">Illustration : Leonilson,<em> Longo caminho de um rapaz apaixonado</em>, 1989</p> <p> </p> <p style="text-align:center;">---</p> <p style="text-align:center;"><strong>Escrituras de la vulnerabilidad en la literatura latinoamericana contemporánea.</strong></p> <p style="text-align:center;">Jornada doctoral del CRLA-Archivos</p> <p style="text-align:center;">Jueves 22 de octubre de 2026 </p> <p> </p> <p><br /><strong>Convocatoria:</strong></p> <p>Durante las dos últimas décadas, la vulnerabilidad se ha impuesto como una categoría esencial de las ciencias sociales y de la filosofía política, hasta constituir el denominado «vulnerability turn» (Fineman, 2008). En <em>Politiques de la vulnérabilité,</em> Marie Garrau analiza este concepto subrayando la necesidad de interrogar sus usos institucionales e ideológicos para extraer su potencial crítico.</p> <p>La distinción establecida por Judith Butler entre <em>precariousness </em>(precariedad) y <em>precarity</em> (precaridad) resulta central para aprehender la noción: la primera designa «más bien una condición general que puede calificarse de existencial», inherente a toda vida humana, mientras que la segunda remite «a la manera en que la fragilidad existencial de lo vivo y la ausencia de garantías respecto de su continuidad se expresan o son explotadas desde el punto de vista social y político» (Butler, 2009: 9). Ambas vertientes son interdependientes: la precariedad existencial de toda vida constituye la condición sobre la cual se ejercen las formas sociales y políticas de precarización.</p> <p>Si la noción de vulnerabilidad es hoy ampliamente movilizada, esta jornada de estudio se propone interrogar los aportes de estas renovaciones teóricas en el campo de los estudios literarios latinoamericanos. La vulnerabilidad será entendida aquí como una forma de repensar la relación con el Otro, a partir de un sujeto fundamentalmente abierto, permeable e interdependiente. Se propone pensar los afectos en la literatura, en la medida en que la vulnerabilidad remite a nuestra capacidad constitutiva de ser afectados por los demás. Constituye así un punto de partida para reflexionar sobre la interdependencia, la responsabilidad, las prácticas del care y las formas de resistencia, que abordaremos aquí desde la literatura.</p> <p>Al desprenderse del paradigma autonomista que durante largo tiempo la definió (Ludmer, 2010; Citton, 2007; Gefen, 2021), la literatura contemporánea parece restablecer sus vínculos con el mundo social. Paralelamente, la teoría literaria atraviesa un verdadero «momento ético», alimentado en particular por el «giro afectivo» (Berlant, 1997; Ahmed, 2004; Clough, 2007...), y en los últimos años, numerosos trabajos se han interesado en los vínculos entre literatura, afectos y vulnerabilidad (Puchmüller y Sosa, 2025; Boblet y Gourio, 2020; Gamba, 2025...).</p> <p>Esta renovación crítica invita a pensar las «escrituras de la vulnerabilidad», considerando la literatura como un espacio donde se reconfiguran las subjetividades contemporáneas (Arfuch, 2002, 2005). Las obras no se limitan a hacer visibles a sujetos vulnerables —a riesgo, en ocasiones, de reproducir los estigmas que se les asocian—: elaboran formas capaces de pensarlos. Como recuerdan Guerrero y Bouzaglo, «La literatura como productora de metáforas tiene la capacidad de inventar, reforzar, invertir, resistir, desconectar o reconectar las metáforas que otras instituciones y hasta la propia literatura instalan» (2007: 25). La vulnerabilidad aparece así como un principio poético que reconfigura las modalidades de la narración, los regímenes de enunciación y las relaciones entre ficción, testimonio y documento; y la literatura como un espacio de esta reconfiguración de los imaginarios de la fragilidad, del sufrimiento o de la marginalidad. Se tratará asimismo de pensar una «literatura precaria», para desplazar la cuestión de la representación de la vulnerabilidad hacia las condiciones materiales de la escritura y las transformaciones contemporáneas del objeto literario, de sus instituciones y de sus modos de producción (véase el eje 5).</p> <p>Las propuestas podrán inscribirse, en particular, en los siguientes ejes, sin que esta lista sea exhaustiva:</p> <p><br /><strong>Eje 1: Cuerpos vulnerables, biopolítica y contra-pedagogías de la crueldad</strong></p> <p>Del latín v<em>ulnus </em>(«herida») y vulnerare («herir»), el término «vulnerable» remite en primer lugar a nuestra condición corporal. El cuerpo constituye una frontera física entre uno mismo y el otro, que separa el adentro del afuera por intermedio de la piel: una barrera a la vez protectora y frágil, una envoltura porosa (Le Breton, 2024; Anzieu, 1985). Más allá de esta acepción primera, «la vulnerabilidad (...) define en negativo lo que una sociedad considera como un cuerpo íntegro» (Cahiers du Genre, n.º 58, 2015). Este eje propone interrogar la corporeidad como fundamento de la gubernamentalidad biopolítica (Moraña, 2021), considerando la materialidad de los cuerpos como el primer lugar de inscripción de las normas y de las relaciones de poder, pero también como el espacio donde se construyen y se negocian los procesos de subjetivación, de reconocimiento y de exclusión.</p> <p>En la línea de los trabajos de Rita Segato sobre las «pedagogías de la crueldad», se propone examinar los mecanismos mediante los cuales ciertos cuerpos son vueltos disponibles para la violencia, deshumanizados o transformados en objetos: «Llamo pedagogías de la crueldad a todos los actos y prácticas que enseñan, habitúan y programan a los sujetos a transmutar lo vivo y su vitalidad en cosas» (Segato, 2018: 11). Podrá interrogarse igualmente la manera en que la literatura elabora verdaderas «contra-pedagogías de la crueldad». Este eje eje acogerá propuestas sobre las escrituras del cuerpo sufriente, de la enfermedad y del envejecimiento, así como sobre los cuerpos feminizados, queer, racializados, disidentes o incluso los cuerpos-cadáveres.</p> <p>Invitamos también a pensar las metáforas del cuerpo para interrogar los vínculos entre vulnerabilidad, territorio y poder. Al igual que Anzaldúa, quien convierte el propio territorio en un cuerpo vulnerable al describir la frontera entre Estados Unidos y México como «una herida abierta donde el Tercer Mundo se raspa contra el Primero y sangra» (Anzaldúa, 1987: 3), las comunicaciones podrán explorar las continuidades entre las violencias ejercidas sobre los cuerpos y los territorios, atendiendo a los territorios colonizados sometidos a lógicas extractivistas, a los espacios y cuerpos migrantes, así como a los efectos de las crisis ecológicas.</p> <p><br /><strong>Eje 2: Escrituras del trauma, (pos)memoria y retóricas de la reparación</strong></p> <p>La experiencia del trauma y del duelo «ejemplifican y exacerban la vulnerabilidad “fundamental”» (Garrau, 2018: 17). Este eje invita a pensar la escritura del trauma, tanto en su sentido primero de choque, de herida, como en su definición más extendida de trauma psíquico. Los <em>Trauma Studies</em>, desarrollados a partir de las reflexiones sobre las violencias de masa del siglo XX, han renovado el abordaje de las experiencias traumáticas interrogando sus condiciones de representación, así como los desafíos éticos y estéticos ligados a la puesta en relato de lo indecible. Se tratará de pensar las escrituras contemporáneas del trauma, individual o colectivo, a partir de las tensiones entre memoria, olvido y transmisión, movilizando por ejemplo los conceptos de posmemoria (Hirsch, 2012), el paradigma del «après-coup» <em>(Nachträglichkeit</em>) (Laumier, 2023) o incluso las relaciones entre ficción y no ficción en la constitución de una ética del testimonio.</p> <p>Según Adriana Cavarero, la condición vulnerable oscila entre dos polos, « la herida y la cura » (2009: 43) y « en cuanto vulnerable, expuesto al otro, el cuerpo singular se manifiesta irremediablemente en ambas respuestas » (ibid.) : este eje propone entonces cuestionar las retóricas de la reparación que atraviesan la teoría literaria contemporánea. Sin reducirlas a una concepción terapéutica de la escritura, se tratará de examinar cómo ciertas obras elaboran prácticas de atención, escucha y relación, en diálogo con las éticas del <em>care</em> (Carol Gilligan, Joan Tronto, Sandra Laugier). Podrá prestarse una atención particular a las cuestiones de la voz —¿quién habla, quién es escuchado, quién permanece reducido al silencio?—, a las estéticas de la escucha, así como a las prácticas de investigación, de recopilación y de trabajo de archivo que participan en la transmisión de memorias heridas.</p> <p><br /><strong>Eje 3: Víctimas, vulnerabilidad y resistencia</strong></p> <p>En <em>La potencia feminista o el deseo de cambiarlo todo</em>, Verónica Gago recuerda, a partir de Judith Butler, la necesidad de disociar vulnerabilidad y pasividad: «Butler propone así desacoplar vulnerabilidad de victimización. Poner el cuerpo en la línea, en la valla, en el frente, no es incompatible con sostener la vulnerabilidad: sólo hay que dejar de lado el paternalismo masculino que opone poder a la vulnerabilidad» (2019: 179). En esta perspectiva, este eje invita a pensar la vulnerabilidad no como el contrapunto de la capacidad de actuar ni como una debilidad que haya que superar, sino como una condición relacional a partir de la cual pueden emerger formas de resistencia (Butler, Gambetti, Sabsay, 2016). En <em>Résistances affectives</em>, Chowra Makaremi analiza en particular el duelo como una «tecnología de resistencia afectiva», mostrando cómo la pena, la rabia y el amor pueden convertirse en recursos políticos dentro de movilizaciones colectivas que van desde las Madres de Plaza de Mayo hasta el movimiento <em>Black Lives Matter. </em>Este eje acogerá reflexiones sobre las prácticas de resistencia feministas, antirracistas y decoloniales, pero también sobre las formas literarias que interrogan la figura de la víctima. ¿Cómo puede la literatura desplazar la mirada dirigida a los sujetos vulnerabilizados, haciéndolos aparecer no solo como sujetos heridos, sino como sujetos capaces de acción y de transformación política? </p> <p><strong>Eje 4: Hacia una crítica de la categoría de vulnerabilidad</strong></p> <p>En «White Innocence in the Black Mediterranean: Hospitality and the Erasure of History», Ida Danewid pone de manifiesto los límites de un «nuevo humanismo» fundado en una vulnerabilidad compartida, en particular a partir de una lectura crítica de la ética butleriana del duelo y de la grievability. Al sustituir la historia de las violencias por una ontología general de la vulnerabilidad, estos enfoques corren el riesgo de borrar las relaciones históricas de poder, particularmente las coloniales, así como las responsabilidades políticas que las sustentan. Danewid cuestiona así la capacidad de una ética fundada en el sufrimiento de una humanidad abstracta para responder a las formas contemporáneas de injusticia: según ella, una «política de la lamentación» puede transformarse fácilmente en una «lamentación de la política», que se limita a llorar la violencia en lugar de interrogar sus condiciones históricas y estructurales. Apoyándose en Sara Ahmed y Clare Hemmings, muestra asimismo que este enfoque puede conducir a una «cannibalisation of the other masquerading as care» (2012: 152), en la que la compasión hacia el otro vulnerable no hace sino reproducir una forma de inocencia blanca. Por otro lado, para Florent Coste, esta omnipresencia de la categoría de vulnerabilidad dice algo de un «hiperindividualismo que exalta y mercantiliza los valores indexados a la singularidad; en esta sociedad liberal que se cree sin clases, la literatura se regodea con bastante gusto en individualidades y subjetividades» (2024: 37). Este eje pretende, así, abrir una reflexión epistemológica sobre la propia categoría de vulnerabilidad. Sin negar su fecundidad heurística, se tratará de interrogar sus usos, sus impensados y sus efectos críticos: ¿qué hace visible, pero también qué corre el riesgo de invisibilizar? </p> <p><strong>Eje 5: La literatura precaria: ¿vulnerabilidad de la disciplina literaria?</strong></p> <p>Siguiendo las reflexiones de Annick Louis sobre el objeto y la disciplina literaria (2022), esta jornada de estudio pretende también interrogar la vulnerabilidad de la literatura como campo de saber e institución. En esta perspectiva, las herramientas de las ciencias humanas y sociales permiten superar una lectura estrictamente textualista de las obras. Se trata, así, de pensar conjuntamente las formas literarias, las condiciones de su producción y los regímenes de circulación de los textos, a fin de comprender mejor cómo la vulnerabilidad se inscribe también en las estructuras mismas del campo literario mundializado, sin disociar las obras de las relaciones de fuerza que organizan su producción, su difusión y su legitimación. Esta perspectiva conduce, por ejemplo, a interrogar las mutaciones contemporáneas de la autoría. Lejos de la figura del genio romántico, numerosas prácticas de escritura privilegian hoy formas de creación colaborativa, relacional o situada, que hacen de la interdependencia y de la exposición al otro las condiciones mismas de la escritura. Las comunicaciones podrán, de este modo, interrogar las formas contemporáneas de la autoría, las prácticas de escritura colectiva,las condiciones materiales de producción de las obras, así como las relaciones entre creación, precariedad e institución.</p> <p>Las propuestas de comunicación, en francés o en español (alrededor de 300 palabras), acompañadas de una breve nota biobibliográfica, deberán enviarse, en formato PDF, <strong>antes del 7 de septiembre</strong> a la siguiente dirección: <a href="mailto:CRLAdoctoriales2026@gmail.com">CRLAdoctoriales2026@gmail.com</a>. La jornada tendrá lugar en la Universidad de Poitiers<strong> el jueves 12 de noviembre de 2026.</strong> Se prevé una segunda jornada de estudio en marzo de 2027.</p> <p><br /><strong>Comité d’organisation : </strong></p> <p>Lola Tinevez (Universidad de Poitiers)</p> <p>Victor Lagos Bascuñan (Universidad de Poitiers)</p> <p></p> <p><strong>Comité scientifique : </strong></p> <p>Cécile Quintana (Universidad de Poitiers)</p> <p>Marie-Agnès Palaisi (Universidad de Toulouse Jean Jaurès)</p> <p>María Martinez Deyros (Universidad de Valladolid) </p> <p> </p> <p style="text-align:right;">Ilustración : Leonilson, <em>Longo caminho de um rapaz apaixonado</em>, 1989</p> <p> </p> <p style="text-align:center;">---</p> <p style="text-align:center;"></p> <p><strong>Bibliographie indicative :  </strong></p> <p><br />Anzaldúa, Gloria, <em>Borderlands/La Frontera. The New Mestiza</em>, Aunt Lute Books, 1987.</p> <p>Anzieu, Didier. <em>Le Moi-peau,</em> Dunod, 1985. </p> <p>Arfuch, Leonor. <em>Identidades, sujetos y subjetividades</em>, Prometeo Libros, 2005. </p> <p>Arfuch, Leonor. <em>El espacio biográfico: dilemas de la subjetividad contemporánea,</em> Fondo de Cultura Económica, 2002.</p> <p>Berlant, Lauren Gail. <em>The Queen of America Goes to Washington City: Essays on Sex and Citizenship,</em> Duke University Press, 1997.</p> <p>Boblet, Marie-Hélène et Anne Gourio. « Dire et lire les vulnérabilités contemporaines. Introduction ». <em>Elfe XX-XXI. Études de la littérature française des XXe et XXIe siècles, no 9, Société d’étude de la littérature de langue française du XXe et du XXIe siècles</em>, 2020. </p> <p>Boehringer, Sandra et Estelle Ferrarese. « Féminisme et vulnérabilité : Introduction ». <em>Cahiers du Genre</em>, vol. 58, no1, 2015, p. 5-19.</p> <p>Butler,  Judith.<em> Bodies that Matter: On the Discursive Limits of « Sex »</em>, Routledge, 2011. </p> <p>Butler, Judith. <em>Frames of war : when is life grievable?,</em> Verso, 2010.</p> <p>Butler, Judith, Zeynep Gambetti, Leticia Sabsay (dir.). <em>Vulnerability in Resistance</em>, Duke University Press, 2016.</p> <p>Carral, Andrea Cobas. <em>Narrar la ausencia: Escritura de Hijas e Hijos de militantes argentinos de los 70</em>, Corregidor, 2024. </p> <p>Cavarero, Adriana. <em>Horrorism: Naming Contemporary Violence,</em> Columbia University Press, 2009. </p> <p>Citton, Yves. <em>Pour une écologie de l’attention</em>, Média Diffusion, 2014. </p> <p>Citton, Yves. <em>Lire, interpréter, actualiser. Pourquoi les études littéraires ?,</em> Amsterdam, 2007.</p> <p>Coste, Florent. <em>L’ordinaire de la littérature. Que peut (encore) la théorie littéraire ?</em>, La Fabrique éditions, 2024.</p> <p>Clough, Patricia Ticineto et Halley, Jean. <em>The Affective Turn: Theorizing the Social, Duke University Press</em>, 2007.</p> <p>Danewid, Ida. <em>« White innocence in the Black Mediterranean: hospitality and the erasure of history »,</em> Third World Quarterly, vol. 38, no 7, 2017, p. 1674-1689.</p> <p>Fineman, Martha Albertson. « The Vulnerable Subject: Anchoring Equality in the Human Condition ». Yale Journal of Law &amp; Feminism, vol. 20, no 1, 2008.</p> <p>Gago, Verónica.<em> La potencia feminista o el deseo de cambiarlo todo</em>, Bajo Tierra Ediciones, 2019</p> <p>Gamba, Ana Marina. <em>Escrituras de la vulnerabilidad. Precariedad, afecto y heteronomía en la narrativa contemporánea de autoras latinoamericanas,</em> 2025. Thèse de doctorat soutenue à l’Université de Lausanne, non publiée. </p> <p>Garrau, Marie. <em>Politiques de la vulnérabilité</em>, CNRS éditions, 2018. </p> <p>Gefen, Alexandre.  <em>L’Idée de littérature. De l’art pour l’art aux écritures d’intervention,</em> Corti, coll. « Les Essais », 2021.</p> <p>Gefen, Alexandre. <em>Réparer le monde : la littérature française face au XXIe siècle,</em> Corti, coll. « Les Essais », 2017.</p> <p>Gilligan, Carol. <em>Une voix différente : pour une éthique du care,</em> Flammarion, coll. « Champs », 2008.</p> <p>Gorton, Kristyn. « Theorizing emotion and affect: Feminist engagements », <em>Feminist Theory,</em> vol. 8, no 3, 2007, p. 333-348.</p> <p>Hemmings, Clare. « Affective solidarity: Feminist reflexivity and political transformation », F<em>eminist Theory</em>, vol. 13, 21, 2012, p. 147-161.</p> <p>Hirsch, Marianne. <em>The Generation of Postmemory: Writing and Visual Culture After the Holocaust</em>, Columbia University Press, 2012.</p> <p>Laumier, Alice<em>. L’après-coup: temporalité de l’événement et approches critiques du trauma</em>, Presses Sorbonne Nouvelle, 2023.</p> <p>Le Breton, David. <em>Cicatrices: l’existence dans la peau,</em> Éditions Métailié, 2024.</p> <p>Louis, Annick. <em>Sin objeto: por una epistemología de la disciplina literaria,</em> Colihue, 2022. </p> <p>Ludmer, Josefina. <em>Aquí América Latina. Una especulación</em>. Eterna Cadencia, 2010.</p> <p>Moraña, Mabel. <em>Pensar el cuerpo: historia, materialidad y símbolo</em>, Herder Editorial, 2021. </p> <p>Meizoz, Jérôme, <em>Faire l’auteur en régime néo-libéral. Rudiments de marketing littéraire,</em> Éditions Slatkine, 2020. </p> <p>Nussbaum, Martha C. <em>The Fragility of Goodness: Luck and Ethics in Greek Tragedy and Philosophy</em>, Cambridge University Press, 2001.</p> <p>Pelluchon, Corine. <em>Éléments pour une éthique de la vulnérabilité: les hommes, les animaux, la nature,</em> Cerf, 2011.</p> <p>Puchmüller, Andrea et Sosa, Cristina Patricia. « Introducción al dossier: Poéticas de la vulnerabilidad en la literatura contemporánea », Cuadernos del CILHA, no 42, 2025, p. 1-9.</p> <p>Rivera Garza, Cristina. <em>Dolerse: textos desde un país herido,</em> Sur+, 2011.</p> <p>Rivera Garza, Cristina. <em>Los muertos indóciles. Necroescrituras y desapropiación,</em> Tusquets, 2013. </p> <p>Segato, Rita Laura. <em>Expuesta a la muerte: escritos acerca de la pandemia</em>, Metales Pesados, coll. « Colección Pasado mañana », 2023.</p> <p>Segato, Rita Laura. <em>Contra-pedagogías de la crueldad,</em> Prometeo Libros, 2018. </p> <p>Tronto, Joan C. <em>Un monde vulnérable : pour une politique du care.</em> La Découverte,  coll. « Les Textes à l’appui », 2009.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Femmes et cartographie du Moyen Âge au XXe s. (Le Havre)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135598/femmes-et-cartographie-du-moyen-age-au-xxe-siecle.html</link>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:36:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Colloque "Femmes et cartographie du Moyen Âge au XXe siècle" Université du Havre — 12 et 13 mars 2027 Organisation Comité Français de cartographie Université Le Havre Normandie, UFR Humanités &amp; Sociétés, Groupe de Recherche Identités et Cultures, Bibliothèque patrimoniale du Havre En partenariat avec  Institut universitaire de France Bibliothèque nationale de France EPHE (Histara) CNRS (Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris) —  « Indépendamment de l'ordre qu'on peut et qu'on doit même mettre dans une correspondance, [comment] pourrois-je, Madame, vous parler de l'Amérique, sans que la géographie se présentât pour faire le sujet de cette lettre. Cette science est la première que l'on ait fait entrer de nos jours dans l'éducation d'une demoiselle. » — Marie Le Masson Le Golft, Lettres sur l'éducation, 1788, p. 95. Ce colloque se propose de réinterroger la place des femmes dans la fabrique, la circulation et la réception des savoirs cartographiques jusqu’au XXe siècle, en prenant en compte les différentes modalités de leur participation, les biais documentaires inhérents aux sources et les enjeux méthodologiques contemporains. Il s'inscrit dans le champ plus large de l'histoire des femmes dans les sciences et de l'étude de la construction genrée des savoirs. Un champ de recherche émergent Si l'historiographie [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135598_c32e56d3124efd74445d4bfc3a13a7e4.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135598_c32e56d3124efd74445d4bfc3a13a7e4.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Colloque "Femmes et cartographie du Moyen Âge au XXe siècle"</strong></p> <p><strong>Université du Havre — 12 et 13 mars 2027</strong></p> <p><em>Organisation</em></p> <p>Comité Français de cartographie</p> <p>Université Le Havre Normandie, UFR Humanités &amp; Sociétés, Groupe de Recherche Identités et Cultures,</p> <p>Bibliothèque patrimoniale du Havre</p> <p><em>En partenariat avec </em></p> <p>Institut universitaire de France</p> <p>Bibliothèque nationale de France</p> <p>EPHE (Histara)</p> <p>CNRS (Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris)</p> <p>—</p> <p style="text-align:right;"> « Indépendamment de l'ordre qu'on peut et qu'on doit même mettre dans une correspondance, [comment] pourrois-je, Madame, vous parler de l'Amérique, sans que la géographie se présentât pour faire le sujet de cette lettre. Cette science est la première que l'on ait fait entrer de nos jours dans l'éducation d'une demoiselle. » — Marie Le Masson Le Golft, <em>Lettres sur l'éducation</em>, 1788, p. 95.</p> <p>Ce colloque se propose de réinterroger la place des femmes dans la fabrique, la circulation et la réception des savoirs cartographiques jusqu’au XXe siècle, en prenant en compte les différentes modalités de leur participation, les biais documentaires inhérents aux sources et les enjeux méthodologiques contemporains. Il s'inscrit dans le champ plus large de l'histoire des femmes dans les sciences et de l'étude de la construction genrée des savoirs.</p> <p><strong>Un champ de recherche émergent</strong></p> <p>Si l'historiographie s'intéresse aux femmes de sciences, avant les années 1970, et si l'histoire des femmes et des voyages est régulièrement investie, leur rôle dans la cartographie et leur intérêt pour les cartes n'ont commencé à faire l'objet de recherches qu'au tournant des années 2000, soit près de trente ans plus tard. Ces travaux pionniers ont émergé principalement dans le monde anglo-saxon (Shefrin, 1999 ; Hudson, Ritzlin, 2000 ; Dando, 2018, 2024 ; Tyner, 1997 ; 1999 ; 2001) et en Italie (Rossi, 2005). L'article de synthèse « Women and Cartography » de Christine Petto (2020) a davantage ouvert des perspectives qu'il ne les a closes.</p> <p>Cette latence historiographique s'avère encore plus marquée dans la recherche française. Si cette dernière s'est intéressée aux femmes cartographes du XXe siècle (Robic, 1997, 2009), ainsi qu'au rôle important qu'elles ont joué dans les institutions de recherche et les bibliothèques (Ginsburger, 2015 ; Ginsburger, Robic, 2017 ; Antonutti, 2020), les études portant sur leur place dans la construction du savoir cartographique avant le XXe siècle demeurent trop rares.</p> <p><strong>Une invisibilisation systémique</strong></p> <p>Comme pour les autres champs scientifiques, plusieurs facteurs concourent à l'invisibilisation de l'implication des femmes dans la géographie et la cartographie. Les femmes sont difficiles à repérer dans les archives en raison de leur existence juridique limitée. Les conventions nient leurs compétences ou les assignent à l'anonymat par modestie. Leur identité se dissout dans des initiales en lieu et place du nom complet, ou dans la qualification de « veuve » qui les présente comme de simples continuatrices de l'œuvre de leur époux.</p> <p>Les femmes sont aussi exclues de l'historiographie de la reconnaissance auctoriale en cartographie du fait d'une exigence paradoxale : la maîtrise complète de l'ensemble des compétences liées à la production cartographique (conception intellectuelle, dessin, gravure). Pourtant, cette maîtrise totale n'est détenue quasiment par aucun géographe, la production cartographique étant, par nature, un travail collaboratif. Ainsi, lorsqu'une femme conçoit intellectuellement une carte sans la graver elle-même (la Carte de Tendre de Madeleine de Scudéry), les critiques actuels attribuent l'auctorialité au graveur masculin (François Chauveau). Inversement, les femmes graveuses sont cantonnées au statut d'exécutante.</p> <p><strong>AXES DE RECHERCHE</strong></p> <p><strong>Axe 1 — Trajectoires et productions des femmes cartographes</strong></p> <p>La journée sera l'occasion de s'intéresser aux femmes cartographes :</p> <p>•      En retraçant des parcours individuels, sans mettre de côté le rôle des veuves dans la continuité des ateliers familiaux, qui mérite une attention particulière. Si les veuves ne dirigent généralement l'atelier de leur défunt époux que durant une période limitée (Barker, 1997, p. 90-92), il existe plusieurs exceptions remarquables, comme Mary Senex, qui dirige l'atelier pendant quinze ans après la mort de son époux, Marie Desmaretz, veuve de Duval, Geneviève Hourlier, veuve d'Antoine de Fer, ou encore Marie Darbisse, veuve de Guillaume Delisle, pour ne donner que quelques exemples.</p> <p>•      En établissant les conditions d'accès à la pratique cartographique et les réseaux professionnels et familiaux mobilisés.</p> <p>•      En interrogeant les spécificités éventuelles de leur production : recours privilégié à certaines formes cartographiques comme les cartes allégoriques ou thématiques (Carte de Tendre, carte de Marie Le Masson Le Golft, productions de l'astronome Nicole-Reine Lepaute), ou encore les cartes « informelles » produites dans un cadre ludique ou pédagogique.</p> <p><strong>Axe 2 — Les « petites mains » de la cartographie</strong></p> <p>Dans la lignée des travaux récents de Françoise Waquet (2015, 2022) sur les « petites mains » des sciences, ou encore de Delphine Gardey sur le travail féminin dans les tâches de bureau (2001), cette journée pourrait être l'occasion de mettre au jour le travail invisible des femmes, largement à exhumer : informatrices, copistes, dessinatrices, graveuses, enlumineresses, secrétaires, ouvrières d'atelier. Cet effort a été déployé pour la première moitié du XXe siècle (Swab, 2025), mais il pourrait tout aussi bien être mené pour des périodes antérieures, les femmes étant parfois repérables dans les représentations d’atelier.</p> <p><strong>Axe 3 — Femmes lectrices et réception cartographique</strong></p> <p>La question des femmes lectrices de cartes, qu'il s'agisse de femmes issues des élites, de maîtresses d'école, de libraires, d'écolières ou d'étudiantes, ouvre un champ d'investigation particulièrement fécond. À quelle occasion ces femmes sont-elles confrontées aux cartes ? Sur quels supports ? Et selon quelles modalités de lecture ?</p> <p>Cette interrogation engage également la question de l'enseignement, puisque la lecture cartographique suppose une initiation préalable, et invite donc à s'intéresser à l'ensemble des pratiques éducatives féminines liées à la carte. </p> <p>Enfin, Christine Petto évoque également la piste des périodiques et de la publicité destinée aux femmes, ainsi que les usages ludiques de la carte : jeux, romans, cartes brodées, entre autres formes d'appropriation. À titre d'exemple, la carte de l'île de France (actuelle île Maurice) intégrée au roman Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre, succès éditorial majeur de la fin du XVIIIe siècle auprès d'un lectorat largement féminin, illustre cette dimension encore sous-exploitée de la réception cartographique.</p> <p>La journée, en adoptant un cadre chronologique étendu, du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle, est ouverte à l'ensemble des aires géographiques. Elle s'adresse aux chercheurs et chercheuses en histoire, histoire des sciences, histoire de l'art, littérature, géographie et disciplines connexes.</p> <p>—</p> <p><strong>MODALITÉS PRATIQUES</strong><br /><strong></strong></p> <p><strong>Les propositions de communication (environ 1500 signes), accompagnées d'une courte bio-bibliographie, sont à envoyer avant le 30 septembre 2026</strong> à l'adresse suivante : <a href="mailto:lucile.haguet@lehavre.fr">lucile.haguet@lehavre.fr</a></p> <p>Le comité de sélection se réunira début octobre et communiquera les résultats de l'appel à communication au plus tard dans la 2e quinzaine d’octobre.</p> <p>Le colloque aura lieu les 12 et 13 mars 2027 à l’université Le Havre Normandie. Une présentation des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque municipale du Havre est prévue.</p> <p>Les communications retenues auront vocation à être publiées dans un numéro de la revue du Comité français de cartographie, <em>Cartes &amp; Géomatique</em>, au cours de l'année 2028.</p> <p>—</p> <p><strong>OUVRAGES CITÉS ET BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE</strong></p> <p>Antonutti, Isabelle (dir.). 2020. Figures de bibliothécaires. Villeurbanne : Presses de l'Enssib, coll. « Papiers ». (voir l'entrée Myriam Foncin)</p> <p>Baigent, Elizabeth. 2025. « 'Octavia Always Enjoyed a Map': Octavia Hill, Maps, and Victorian Women Reformers ». The Cartographic Journal 62 (3–4) : 190–204. <a href="https://doi.org/10.1080/00087041.2025.2627791">https://doi.org/10.1080/00087041.2025.2627791</a></p> <p>Barker, Hannah. 1997. « Women, Work and the Industrial Revolution: Female Involvement in the English Printing Trades, c. 1700–1840 ». In Gender in Eighteenth-Century England: Roles, Representations and Responsibilities, éd. Hannah Barker et Elaine Chalus, 81–100. Londres : Longman.</p> <p>Costa, Shelley. 2002. « The Ladies' Diary: Gender, Mathematics, and Civil Society in Early-Eighteenth-Century England ». Osiris, 2e série, 17 : 49–73.</p> <p>Dando, Christine E. 2018. Women and Cartography in the Progressive Era. Londres/New York : Routledge, coll. « Studies in Historical Geography ». Nouvelle édition en 2024.</p> <p>Findlen, Paula. 1995. « Translating the New Science: Women and the Circulation of Knowledge in Enlightenment Italy ». Configurations 3 : 167–206.</p> <p>Gardey, Delphine. 2001. La Dactylographe et l'expéditionnaire. Histoire des employés de bureau, 1890-1930. Paris : Belin, coll. « Modernités ».</p> <p>Ginsburger, Nicolas. 2015. « Les premières géographes universitaires en France : enquête sur les débuts d'une féminisation disciplinaire (1913–1928) ». Cybergeo: European Journal of Geography.</p> <p>Ginsburger, Nicolas et Marie-Claire Robic. 2017. « Portrait en groupe de femmes-géographes. La féminisation du champ disciplinaire au milieu du XXe siècle, entre effets de contexte et de structure (1938–1960) ». Annales de géographie, 2017/1.</p> <p>Hudson, Alice C. et Mary McMichael Ritzlin. 2000. « Preliminary Checklist of Pre-Twentieth-Century Women in Cartography ». Cartographica 37 (3) : 3–24.</p> <p>Longchamps, Denis. 2014. « Political Tourism: Elizabeth Simcoe's Maps and Views of Canada (1791–1796) ». Imago Mundi 66 : 213–223.</p> <p>Pastoureau, Mireille. 1984. Les atlas français, XVIe–XVIIe siècles : répertoire bibliographique et étude. Paris : Bibliothèque nationale, Département des cartes et plans.</p> <p>Pedley, Mary Sponberg. 1979. « The Subscription List of the 1757 Atlas Universel: A Study in Cartographic Dissemination ». Imago Mundi 31 : 66–77.</p> <p>Petto, Christine M. 2009. « Playing the Feminine Card: Women of the Early Modern Map Trade ». Cartographica 44 (2) : 67–81.</p> <p>Petto, Christine M. 2020. Women and Enlightenment: Women as Producers and Consumers of Maps, 1650–1800. History of Cartography, vol. 4. Chicago : University of Chicago Press.</p> <p>Robic, Marie-Claire. 1997. « Exclusion, régression... Du "Ladies' Program" au "sans femme" ? ». Strates : Matériaux pour la recherche en sciences sociales, n° 9.</p> <p>Robic, Marie-Claire. 2009. « Beaujeu-Garnier, J. ». In International Encyclopedia of Human Geography, dir. Rob Kitchin et Nigel Thrift, 275–276. Elsevier.</p> <p>Rossi, Luisa. 2005. L'altra mappa. Esploratrici, viaggiatrici, geografe. Reggio Emilia : Diabasis, 351 p.</p> <p>Shefrin, Jill. 1999. « "Make it a Pleasure and Not a Task": Educational Games for Children in Georgian England ». Princeton University Library Chronicle 60 : 251–275.</p> <p>Shevelow, Kathryn. 1989. Women and Print Culture: The Construction of Femininity in the Early Periodical. Londres : Routledge.</p> <p>Skedd, Susan. 1997. « Women Teachers and the Expansion of Girls' Schooling in England, c. 1760–1820 ». In Gender in Eighteenth-Century England: Roles, Representations and Responsibilities, éd. Hannah Barker et Elaine Chalus, 101–125. Londres : Longman.</p> <p>Swab, Jack. 2025. « Beyond 'Clerical Cartography': Gender and the (Re)Production of Sanborn Fire Insurance Maps ». The Cartographic Journal 62 (3–4) : 177–189. <a href="https://doi.org/10.1080/00087041.2025.2627789">https://doi.org/10.1080/00087041.2025.2627789</a></p> <p>Tyacke, Sarah. 1978. London Map-Sellers, 1660–1720: A Collection of Advertisements for Maps Placed in the London Gazette, 1668–1719, with Biographical Notes on the Map-Sellers. Tring : Map Collector Publications.</p> <p>Tyner, Judith A. 1997. « The Hidden Cartographers: Women in Mapmaking ». Mercator's World 2 (6) : 46–51.</p> <p>Tyner, Judith A. 1999. « Millie the Mapper and Beyond: The Role of Women in Cartography since World War II». Meridian 15 : 23–28.</p> <p>Tyner, Judith A. 2001. « Following the Thread: The Origins and Diffusion of Embroidered Maps ». Mercator's World 6 (2) : 36–41.</p> <p>Waquet, Françoise. 2015. L'Ordre matériel du savoir. Comment les savants travaillent, XVIe-XXIe siècle. Paris : CNRS Éditions (rééd. coll. « Biblis », 2022).</p> <p>Waquet, Françoise. 2022. Dans les coulisses de la science. Techniciens, petites mains et autres travailleurs invisibles. Paris : CNRS Éditions, coll. « Histoire », 347 p.</p> <p>White, Cynthia L. 1970. Women's Magazines, 1693–1968. Londres : Michael Joseph.</p> <p> </p> <p> </p>]]></content:encoded>
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      <title>Cinéma libanais histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques (Caen)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135587/cinema-libanais-histoires-enjeux-et-patrimoines-cinematographiques.html</link>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:33:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <description>Colloque international    Cinéma libanais histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques Caen - 12-13-14 avril 2027 En 1897, Alexandre Promio, opérateur pour les frères Lumières, pose son cinématographe à Beyrouth. Sur la place des canons (Sahet El Bourj), Promio filme ce qui restera comme la plus ancienne trace animée de la ville. Cette « vue lumière » n’est pas seulement le premier jalon technique du cinéma au Liban ; elle est l’acte de naissance du regard cinématographique sur un territoire qui, pendant 130 ans, ne cessera d'être filmé, modelé et reconstruit par les images. À deux ans du centenaire officiel du cinéma national, marqué par Les Aventures d’Elias Mabrouk (Giordano Pidutti, 1929), ce colloque se veut être une étape préparatoire de réflexion. Entre ce premier film de l'italien Giordano Pidutti et l’échéance symbolique de 2029, le cinéma libanais aurait traversé des cycles de création, d’interruption, de destruction et de renaissance. Comment penser cette histoire lorsque ses premières images ont été produites depuis un regard extérieur, dans un contexte où les conditions de production, de diffusion et de réception du cinéma étaient déjà étroitement liées à des enjeux politiques coloniaux ? Se réunir en 2027 permet de poser les fondements d’une réflexion critique [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Colloque international   </p> <p style="text-align:center;"><strong>Cinéma libanais</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>histoires, enjeux et patrimoines cinématographiques</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Caen - 12-13-14 avril 2027</strong></p> <p>En 1897, Alexandre Promio, opérateur pour les frères Lumières, pose son cinématographe à Beyrouth. Sur la place des canons (Sahet El Bourj), Promio filme ce qui restera comme la plus ancienne trace animée de la ville. Cette « vue lumière » n’est pas seulement le premier jalon technique du cinéma au Liban ; elle est l’acte de naissance du regard cinématographique sur un territoire qui, pendant 130 ans, ne cessera d'être filmé, modelé et reconstruit par les images.</p> <p>À deux ans du centenaire officiel du cinéma national, marqué par Les Aventures d’Elias Mabrouk (Giordano Pidutti, 1929), ce colloque se veut être une étape préparatoire de réflexion. Entre ce premier film de l'italien Giordano Pidutti et l’échéance symbolique de 2029, le cinéma libanais aurait traversé des cycles de création, d’interruption, de destruction et de renaissance. Comment penser cette histoire lorsque ses premières images ont été produites depuis un regard extérieur, dans un contexte où les conditions de production, de diffusion et de réception du cinéma étaient déjà étroitement liées à des enjeux politiques coloniaux ? Se réunir en 2027 permet de poser les fondements d’une réflexion critique sur ce siècle d’images avant les célébrations officielles, dans un moment où la question de la mémoire nationale est plus brûlante que jamais.</p> <p>Organiser ce colloque répond à un besoin de comprendre les bouleversements artistiques, culturels et politiques contemporains au Liban. Comme Promio qui, en 1897, a saisi le mouvement à Beyrouth, nous cherchons aujourd’hui à saisir les mouvements cinématographiques qui, malgré l’instabilité persistante, refusent de s’éteindre.</p> <p><strong>Notre colloque s'articulera autour de quatre axes complémentaires :</strong></p> <p><strong>I) Le cinéma national et international : Filmer Beyrouth</strong></p> <p>« Beyrouth a longtemps joué le rôle d’orientale favorite de l’Occident. Une favorite sans rivale au Proche-Orient. Ville de toutes les cultures, de toutes les affaires, de tous les plaisirs, mais aussi ville de tous les drames, Beyrouth sera la ville de tous les mythes ».</p> <p>C’est avec ces mots que Jocelyne Saab et Roland-Pierre Paringaux présentent la capitale libanaise dans leur projet Beyrouth, mille et une images. Ce projet est né de la volonté de créer une Cinémathèque à Beyrouth[1] en regroupant les films occidentaux et orientaux qui ont façonné l’image de la ville. Saab et Paringaux ont programmé en 1993 à la Cinémathèque française et à l’Institut du monde arabe une cinquantaine de films tournés à Beyrouth. En suivant leurs pas, ce premier axe propose d'étudier les images de Beyrouth. Il s'agit d'analyser comment la ville, dépourvue d'identité stable et invariable, devient, à travers les regards des cinéastes, un espace hétéroclite façonné par les affects, plutôt qu'un terrain géographique neutre. Du « simulacre » produit par le cinéma international, pour reprendre les mots du chercheur Elie Yazbek[2], à la « subjectivisation » opérée par le cinéma libanais, Beyrouth apparaît comme une ville-fantôme, sans cesse réinventée par l'objectif.</p> <p>Pour ouvrir la réflexion et guider les futur·e·s intervenant·e·s, cet axe propose quelques pistes de réflexion non exhaustives :</p> <p>·      L'évolution de l'image de Beyrouth dans le cinéma</p> <p>·      Analyse comparative des méthodes de représentation (cinéma occidental / cinéma libanais, fiction / documentaire, cinéma libanais / cinéma au Liban)</p> <p>·      Fragmentation urbaine et cartographie d'une ville sans repères : espace labyrinthique</p> <p><strong>II) Histoire du Liban et Histoire du cinéma : enjeux d’écritures et de représentations</strong></p> <p>Cet axe de recherche examine la relation entre la production filmique et le récit historique au Liban à travers deux approches complémentaires : l’écriture cinématographique de l’histoire du pays et l’écriture de l’histoire du cinéma libanais. Dans un contexte où l’enseignement de l’histoire nationale présente des lacunes et s’arrête officiellement à l’indépendance de 1943, le cinéma occupe une fonction de représentation essentielle. Il permet de documenter une histoire contemporaine souvent absente des programmes scolaires, devenant ainsi un support pédagogique et social capable de proposer un récit là où le manuel fait défaut. Cette démarche s'inscrit dans les réflexions actuelles, notamment portées par l’Association libanaise d'histoire (ALH), sur la nécessité de former les jeunes générations à l’analyse critique des sources. En apprenant à distinguer l’information de son interprétation tout en respectant la pluralité des expériences vécues, le cinéma peut contribuer à la construction d'une mémoire collective intégrant les différentes réalités d’un pays où l'histoire varie souvent d'une communauté à l'autre.</p> <p>Parallèlement, cet axe étudie les défis méthodologiques liés à la rédaction d’une histoire du cinéma libanais. La production cinématographique nationale se caractérise par son aspect fragmenté et éparpillé, ce qui rend complexe la constitution d’une chronologie unifiée. Bien que des chercheurs et chercheuses tels que Mohamed Soueid, Ibrahim al-Ariss, Hady Zaccak, Lina Khatib, Elie Yazbek ou Raphaël Millet, aient publié des ouvrages de référence pour structurer cette mémoire, l’éparpillage des films et des sources primaires demeure un obstacle majeur. Il s’agira ici de rassembler ces fragments de patrimoine pour établir une historiographie du cinéma libanais. L'objectif est de comprendre comment ces deux formes d'écritures s'influencent mutuellement pour définir l'identité culturelle et historique du Liban.</p> <p>Pour guider les communications, cet axe propose quelques pistes de réflexion non exhaustives :</p> <p>·      La représentation cinématographique de l’histoire du Liban</p> <p>·      L'historiographie du cinéma libanais : défis et méthodes</p> <p>·      Cinéma libanais et mémoire collective</p> <p><strong>III) Pratiques artistiques contemporaines</strong></p> <p>Les pratiques contemporaines de l’image nous invitent à penser le cinéma libanais actuel dans d’autres espaces que celui de la salle de projection traditionnelle : lieu d’exposition, réseaux sociaux, plateformes en ligne sont autant de zones - réelles ou virtuelles - au sein desquelles le cinéma libanais se transforme. Des installations multimédia de Lamia Joreige aux films-performances de Rabih Mroué et Lina Saneh, l’objet-film dépasse le cadre classique de la narration pour devenir un lieu d’expérimentation et de recherches. Irriguées par des pratiques d’hybridation, de « trafiquage », de fragmentation, les démarches des cinéastes libanais contemporains (tels que Sirine Fattouh, Ghassan Salhab, Akram Zaatari, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, etc) nous invitent à repenser notre rapport aux images, au réel et à la fiction.</p> <p>Les communications pourront proposer tous types d’approches méthodologiques (analyse filmique, approche génétique, recherche-création, études culturelles). Pour orienter les futur•es intervenant•es, nous proposons quelques pistes de réflexion non exhaustives :</p> <p>·      Hybridation des formes : l’image comme terrain d’expérimentation</p> <p>·      Les représentations filmiques contemporaines face aux représentations médiatiques</p> <p>·      Politiques des images, éthiques du regard et nouveaux récits</p> <p><strong>IV)  Les pratiques archivistiques autour du cinéma libanais</strong></p> <p>Des documents de travail en amont du tournage à ceux qui accompagnent la diffusion des œuvres, les archives non-film du cinéma libanais constituent des ressources majeures pour la recherche en études cinématographiques. Appliquées au cas libanais, elles offrent la possibilité de retracer la circulation des films tout en éclairant les conditions matérielles, institutionnelles et discursives de leur production et de leur réception à différentes époques. À partir de la critique de presse, des affiches, des photographies de plateau et de promotion, des carnets de notes, des scénarios annotés, de la correspondance professionnelle ou de tout autre document afférent à la fabrique et à la circulation des œuvres, cet axe invite à interroger les archives non-film du cinéma libanais afin d'en dégager les régimes de réception successifs, ainsi que les modalités d'accès, différenciées selon les aires géographiques et les périodes historiques, tant aux films eux-mêmes qu'aux savoirs qui s'élaborent à leur sujet.</p> <p>Parallèlement, la préservation de ces fonds mobilise au Liban un ensemble de structures engagées dans un travail soutenu de collecte, d’indexation, de restauration, de numérisation et de valorisation. L'Association Jocelyne Saab, UMAM Documentation and Research, Nadi lekol el Nas, Cinémathèque Beyrouth, l'Arab Image Foundation (AIF), la Bibliothèque Orientale, les Non-Aligned Film Archives, ainsi que plusieurs collections privées (Abboudi Abou Jaoudé, Hady Zaccak, etc.) constituent autant d'instances à partir desquelles se reformulent aujourd'hui les enjeux de conservation, de restitution et de transmission des archives.</p> <p>—</p> <p>Les communications pourront mobiliser une pluralité d'approches méthodologiques (analyse filmique, approche génétique, recherche-création, inventaire et valorisation de corpus au sein des organisations, études culturelles). Afin d'orienter les futur·es intervenant·es, nous proposons quelques pistes de réflexion, à titre non exhaustif :</p> <p>·      La restitution des archives non-films et l’enjeu de leur circulation</p> <p>·      Pratiques Archivistiques : Collecte, Préservation, conservation, restauration et valorisation des archives </p> <p>·      Politiques des archives : le patrimoine libanais, les institutions nationales et les structures culturelles indépendantes</p> <p>Les propositions de communication, d’une longueur de 300 à 500 mots, accompagnées d’une courte biographie de l’auteur (150 mots), sont à envoyer avant le <strong>30 septembre 2026</strong> à <a href="mailto:colloquecinemalibanais@gmail.com">colloquecinemalibanais@gmail.com</a>  </p> <p>Les communications ne devront pas dépasser les 20 minutes. Une réponse sera communiquée avant le <strong>31 octobre 2026.</strong></p> <p>Les frais de déplacement seront à la charge des participants.</p> <p> —</p> <p><strong>Comité d’organisation : </strong></p> <p><strong>Evelyne Hlais</strong> Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Caen - Normandie, </p> <p><strong>Michael Issa El Helou</strong> Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Caen - Normandie,</p> <p><strong>Rosalie Tenaillon Chackal </strong>Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université de Poitiers, </p> <p><strong>Hady Zaccak</strong> Université Saint-Joseph de Beyrouth, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.</p> <p> —</p> <p><strong>Comité scientifique : </strong></p> <p><strong>Robert Bonamy </strong>Professeur des universités en études cinématographiques (Université de Poitiers)</p> <p><strong>Fabien Boully</strong> Maître de conférences en études cinématographiques (Université Paris Nanterre)</p> <p><strong>Mathilde Rouxel</strong> Docteure en études cinématographiques</p> <p><strong>Ghada Sayegh</strong> Professeure associée en études cinématographiques (Université Saint-Joseph de Beyrouth) </p> <p><strong>Michel Tabet </strong>Anthropologue, Chargé de recherche CNRS - Centre national de la recherche scientifique</p> <p><strong>Laurent Véray</strong> Professeur des universités en études cinématographiques et audiovisuelles (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3)</p> <p><strong>Valérie Vignaux</strong> Professeur des universités en études cinématographiques (Université de Caen-Normandie)</p> <p><strong>Elie Yazbek</strong> Professeur des universités en études cinématographiques (Université Saint-Joseph de Beyrouth).</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie indicative :</strong></p> <p>BEDJAOUI, Ahmed et SERCEAU, Michel (dir.). Les cinémas arabes et la littérature. Paris : L’Harmattan, 2019.</p> <p>COLLECTIF. Le livre pour sortir au jour de Jocelyne Saab. Marseille : Éditions Commune, 2023.</p> <p>EL HORR, Dima. Mélancolie libanaise : le cinéma après la guerre civile. Paris : L’Harmattan, 2016.</p> <p>EL KHOURY, Tania. « Les Cinémas Libanais et Leurs Publics ». L'Homme &amp; la Société, vol. 154, n° 4, 2004, p. 131-144. DOI : <a href="https://doi.org/10.3917/lhs.154.0131">https://doi.org/10.3917/lhs.154.0131</a>.</p> <p>FAYAD, Gaelle. L’économie du cinéma libanais : Production et distribution. Paris : L’Harmattan, 2021.</p> <p>KALAKECH, Samar. « La guerre civile libanaise vue par le cinéma libanais ». Thèse de doctorat en Sciences de l'information et de la communication. Lyon : Université Jean Moulin Lyon 3.</p> <p>KORKOMAZ, Joseph. Présence du cinéma libanais. Paris : L’Harmattan, 2019.</p> <p>MEVEL, Quentin. Le cinéma de Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige. Paris : Independencia, 2013.</p> <p>ROUXEL, Mathilde. Jocelyne Saab : la mémoire indomptée. Beyrouth : Dar An-nahar, 2015.</p> <p>SALHAB, Sabine. « Esthétique de la « ligne verte » dans le cinéma libanais de la guerre civile à nos jours ». Beyrouth : Centre d'études et de recherches sur le Proche-Orient, 2012.</p> <p>SAYEGH, Ghada. « Images d’après : l’espace-temps de la guerre dans le cinéma au Liban, du nouveau cinéma libanais (1975) aux pratiques artistiques contemporaines (de 1990 à nos jours) ». Thèse en études cinématographiques. Paris : Université Paris Ouest Nanterre la Défense, 2013.</p> <p>YAZBECK, Elie. Regard sur le cinéma libanais. Paris : L’Harmattan, 2013.</p> <p>ZACCAK, Hady. Le cinéma libanais : itinéraire d’un cinéma vers l’inconnu (1929-1996). Beyrouth : Dar el-Machreq, 1997.</p> <p> </p> <p>***<br /> <br />[1]La Cinémathèque a vu le jour officiellement en 1999 sous le nom de CNL (Cinémathèque nationale libanaise), notamment grâce à ce que Saab avait déposé au Ministère de la Culture.<br />[2] YAZBEK, Elie. « La représentation de la ville de Beyrouth au cinéma ». Communication présentée lors de la journée d'étude à l'Université de Nice - Sophia Antipolis, Chaire Unesco Cinéma et Imaginaire(s) , 5-6 novembre 2009.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Author-Audience Politics in Minority Literature (Hybrid Panel, 58th NeMLA Conventi, Newport, RI)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/135596/hybrid-panel-author-audience-politics-in-minority-literature.html</link>
      <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:13:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>58th NeMLA Convention Newport, RI |  March 6–9, 2027  Hybrid Panel: "Author-Audience Politics in Minority Literature" Gilles Deleuze’s and Félix Guattari’s definition of minor literature extends beyond the literature of a minority language to the literature a minority writes in a dominant tongue, a literature in which language is deterritorialized, the individual is immediately political, and everything takes on collective value. This definition raises a question that requires critical attention: who reads minor literature, and how does it make itself legible, or deliberately illegible, to its audience? This panel examines the descriptive and narrative strategies that minority writers deploy to negotiate a doubled audience: the insider community whose lived reality is being represented, and the outsider reader who arrives without a map. Central among these strategies is code-switching, which functions as a stylistic texture and as a political act of audience construction. Drawing on Deleuze and Guattari alongside Gloria Anzaldúa's theorization of languaging and Geneva Smitherman's work on African American linguistic politics, I argue that to switch codes within a dominant-language text is to address the insider reader in a language of belonging simultaneously and to confront the outsider reader with the limits of their comprehension, enacting, at the level [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/135596_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="135596_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>58th NeMLA Convention</strong></p> <p><strong>Newport, RI |  March 6–9, 2027 </strong></p> <p><strong>Hybrid Panel: "Author-Audience Politics in Minority Literature"</strong></p> <p>Gilles Deleuze’s and Félix Guattari’s definition of minor literature extends beyond the literature of a minority language to the literature a minority writes in a dominant tongue, a literature in which language is deterritorialized, the individual is immediately political, and everything takes on collective value. This definition raises a question that requires critical attention: who reads minor literature, and how does it make itself legible, or deliberately illegible, to its audience?</p> <p>This panel examines the descriptive and narrative strategies that minority writers deploy to negotiate a doubled audience: the insider community whose lived reality is being represented, and the outsider reader who arrives without a map. Central among these strategies is code-switching, which functions as a stylistic texture and as a political act of audience construction. Drawing on Deleuze and Guattari alongside Gloria Anzaldúa's theorization of languaging and Geneva Smitherman's work on African American linguistic politics, I argue that to switch codes within a dominant-language text is to address the insider reader in a language of belonging simultaneously and to confront the outsider reader with the limits of their comprehension, enacting, at the level of form, the social asymmetries the text describes.</p> <p>Code-switching is one instrument within broader descriptive grammar: untranslated language, hyperspecific local geography, embodied cultural ritual, and the strategic withholding of explanation all work to position the outsider reader as a tourist and as a learner. Rather than failures of assimilation, these strategies are instruments of empowerment: ways minority writers claim ownership of their representational worlds and, by the same gesture, define the conditions of entry into them.</p> <p>I invite scholars with papers that engage with the politics of belonging, the politics of language, and the politics of transaction that structure the relationship between minority writers, their communities, and their readers, and that together constitute the emancipatory work of minor literature.</p> <p>Upload your Abstract on the NeMLA website <a href="https://cfplist.com/nemla/Home/S/22382">https://cfplist.com/nemla/Home/S/22382</a>.  </p> <p>Send in your questions on <a href="mailto:patience.odeh@uconn.edu">patience.odeh@uconn.edu</a> </p>]]></content:encoded>
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