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    <title>Fabula : Points de vue et débats</title>
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    <description>Points de vue et débats</description>
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    <copyright>Copyright 2026, Fabula</copyright>
    <pubDate>Tue, 19 May 2026 05:00:02 +0200</pubDate>
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      <title>Danny Trom, Norbert Elias, une politique de la sociologie</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134558/danny-trom-norbert-elias-une-politique-de-la-sociologie.html</link>
      <pubDate>Sat, 16 May 2026 14:18:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Comment aborder la crise que traverse la sociologie, tiraillée entre exigence scientifique et engagement politique ? La trajectoire de Norbert Elias, penseur majeur du XXe siècle, permet de revisiter ce débat. L’abandon du militantisme sioniste de ses jeunes années pour la sociologie le conduit à en élaborer une version intrinsèquement politique. Ses écrits de jeunesse, dont on trouve dans ce volume une sélection traduite, attestent que sa vocation savante, qu’il voulait exclusive, s’est édifiée sur un renoncement à la politique, tout en la transportant dans ce geste de substitution. La politique de la sociologie de Norbert Elias se présente alors aujourd’hui comme un puissant antidote aux dérives d’une sociologie qui peine à articuler pratique des sciences sociales et engagement politique. — Sommaire Liminaire Politique de la sociologie du jeune Elias Introduction La politique de la sociologie 1 Sous la tache blanche, l’interpolation 2 D’Elias à Oppenheimer 3 D’Elias à Mannheim 4 Une autre École à Francfort 5 D’Elias à la sociologie 6 De l’expulsion et de l’extermination 7 Retour sur la politique de la sociologie Conclusion Retour sur l’interpolation Relire le jeune Norbert Elias dans son contexte Julia Christ (trad.) 1 Lettre à Martin Bandemann Norbert Elias, 1920 Danny Trom (trad.) [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134558_63025903236f9e66c2b91575f57c42a4.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134558_63025903236f9e66c2b91575f57c42a4.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Comment aborder la crise que traverse la sociologie, tiraillée entre exigence scientifique et engagement politique ? La trajectoire de Norbert Elias, penseur majeur du XX<sup>e</sup> siècle, permet de revisiter ce débat. L’abandon du militantisme sioniste de ses jeunes années pour la sociologie le conduit à en élaborer une version intrinsèquement politique. Ses écrits de jeunesse, dont on trouve dans ce volume une sélection traduite, attestent que sa vocation savante, qu’il voulait exclusive, s’est édifiée sur un renoncement à la politique, tout en la transportant dans ce geste de substitution. La politique de la sociologie de Norbert Elias se présente alors aujourd’hui comme un puissant antidote aux dérives d’une sociologie qui peine à articuler pratique des sciences sociales et engagement politique.</p> <p>—</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86344"><strong>Sommaire</strong></a></p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86239">Liminaire</a></p> <p class="m-0 summary__title">Politique de la sociologie du jeune Elias</p> <p class="m-0 summary__suptitle">Introduction</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86246">La politique de la sociologie</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">1</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86253">Sous la tache blanche, l’interpolation</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">2</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86260">D’Elias à Oppenheimer</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">3</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86267">D’Elias à Mannheim</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">4</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86274">Une autre École à Francfort</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">5</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86281">D’Elias à la sociologie</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">6</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86288">De l’expulsion et de l’extermination</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">7</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86295">Retour sur la politique de la sociologie</a></p> <p class="m-0 summary__suptitle">Conclusion</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86302">Retour sur l’interpolation</a></p> <p class="m-0 summary__title">Relire le jeune Norbert Elias dans son contexte</p> <p class="m-0 summary__persons">Julia Christ (trad.)</p> <p class="m-0 summary__suptitle">1</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86309">Lettre à Martin Bandemann</a></p> <p class="m-0 summary__subtitle">Norbert Elias, 1920</p> <p class="m-0 summary__persons">Danny Trom (trad.)</p> <p class="m-0 summary__suptitle">2</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86316">L’antisémitisme à la lumière de la sociologie</a></p> <p class="m-0 summary__subtitle">Franz Oppenheimer, 1925</p> <p class="m-0 summary__persons">Mathurin Schweyer (trad.)</p> <p class="m-0 summary__suptitle">3</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86323">Contribution à la discussion de Karl Mannheim</a></p> <p class="m-0 summary__subtitle">« De la concurrence et de sa signification dans le domaine de l’esprit », Norbert Elias, 1928</p> <p class="m-0 summary__persons">Danny Trom (trad.)</p> <p class="m-0 summary__suptitle">4</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86330">Sociologie de l’antisémitisme allemand</a></p> <p class="m-0 summary__subtitle">Norbert Elias, 1929</p> <p class="m-0 summary__persons">Julia Christ (trad.)</p> <p class="m-0 summary__suptitle">5</p> <p><a href="https://books.openedition.org/editionsehess/86337">L’expulsion des huguenots de France</a></p> <p class="m-0 summary__subtitle">Norbert Elias, 1935</p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Marc Bloch entre au Panthéon</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/132095/marc-bloch-25-03.html</link>
      <pubDate>Sat, 16 May 2026 08:15:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Le 16 juin 2026, Marc Bloch (1886-1944) entrera au Panthéon. L’historien, assassiné par les nazis, rejoint ainsi le cortège des résistants honorés par la Nation. Peter Schöttler brosse son portrait intellectuel dans Marc Bloch, une biographie intellectuelle (Gallimard), dont Fabula donne à lire un extrait… Les mêmes éditions Gallimard rééditent Les rois thaumaturges. Étude sur le caractère surnaturel attribué à la puissance royale, particulièrement en France et en Angleterre, avec une préface inédite de Carlo Ginzburg et la postface signée par Jacques Le Goff pour la première édition de 1983. Paraît aux éditions du Seuil un volume supervisé par Florian Mazel et Yann Potin sous le titre Marc Bloch. L'histoire en résistance, qui revient sur les travaux et le parcours du fondateur, avec Lucien Febvre des Annales d’histoire économique et sociale (1929). On peut lire sur la viedesidees.fr un dossier "Marc Bloch, l'histoire au Panthéon". Alya Aglan s'interroge de son côté sur La double mort de Marc Bloch (Champs Flammarion), en faisant valoir que l'entrée au panthéon se double dans le cas du juif alsacien d’une réparation symbolique : la patrie réintègre celui qu’elle a elle-même expulsé. Car avant d’être exécuté, Marc Bloch fut rejeté hors de la communauté nationale par [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/132095_f0b4efec11e71e4b0e22a96c8f25fb7a.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="132095_f0b4efec11e71e4b0e22a96c8f25fb7a.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Le 16 juin 2026, Marc Bloch (1886-1944) entrera au Panthéon. L’historien, assassiné par les nazis, rejoint ainsi le cortège des résistants honorés par la Nation. <a href="https://www.fabula.org/actualites/134457/peter-schottler-marc-bloch-une-biographie-intellectuelle.html">Peter Schöttler brosse son portrait intellectuel dans <em>Marc Bloch, une biographie intellectuelle</em></a><em> (</em>Gallimard), dont Fabula donne à <a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODI4NzMzL3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1lcHViJnNpZ2lkPTE3MjYzMTY1MzYmc2lnbmF0dXJlPWIyMzI1OWIzZDJkYzVkNWNkODRjZTNjZjc5NDdkYzE4M2NjNmI2MWI5N2NiMDk3YWY0YTUyN2U1MjI5OWJhODQ">lire un extrait…</a> Les mêmes éditions Gallimard rééditent <a href="https://www.fabula.org/actualites/133792/marc-bloch-les-rois-thaumaturges-etude-sur-le-caractere-surnaturel.html"><em>Les rois thaumaturges. Étude sur le caractère surnaturel attribué à la puissance royale, particulièrement en France et en Angleterre</em>, avec une préface inédite de Carlo Ginzburg et la postface signée par Jacques Le Goff</a> pour la première édition de 1983. Paraît aux éditions du Seuil un <a href="https://www.fabula.org/actualites/133769/florian-mazel-yann-potin-dir-marc-bloch-l-histoire-en-resistance.html">volume supervisé par Florian Mazel et Yann Potin sous le titre <em>Marc Bloch. L'histoire en résistance</em>, qui revient sur les travaux et le parcours du</a><a href="https://www.fabula.org/actualites/133769/florian-mazel-yann-potin-dir-marc-bloch-l-histoire-en-resistance.html"> fondateur, avec Lucien Febvre des <em>Annales d’histoire économique et sociale</em></a> (1929). On peut <a href="https://www.fabula.org/actualites/134456/marc-bloch-l-histoire-au-pantheon-dossier-laviedesidees-fr.html">lire sur la viedesidees.fr un dossier "Marc Bloch, l'histoire au Panthéon"</a>.</p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/133771/alya-aglan-la-double-mort-de-marc-bloch.html">Alya Aglan s'interroge de son côté sur <em>La double mort de Marc Bloch</em> (Champs Flammarion), en faisant valoir que l'entrée au panthéon se double dans le cas du juif alsacien d’une réparation symbolique : la patrie réintègre celui qu’elle a elle-même expulsé. Car avant d’être exécuté, Marc Bloch fut rejeté hors de la communauté nationale par les lois antisémites de Vichy : exclu de l’École des Annales qu’il avait fondée, privé de ses droits, spolié de tous ses biens. À la violence de l’occupant s’était ajoutée celle de l’État français, sa mort physique étant précédée d’une mort civique largement absente du récit commémoratif</a>. Aucune célébration ne saurait effacer l’Histoire. Fabula vous invite à <a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODIxMjg5L3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1lcHViJnNpZ2lkPTE3MjYzMTY1MzYmc2lnbmF0dXJlPTJmN2Y5MTg4NGQxMGJhY2I2ODcwZjljZDUyYTg5YTRjNzViMGQ1MzRkZmExZTgyOGQzZDdkNGFjODgwMzM1MzE">feuilleter l'ouvrage</a>, ou à découvrir son <a href="https://shs.cairn.info/la-double-mort-de-marc-bloch--9782080144607?lang=fr">sommaire en ligne via Cairn…</a></p> <p></p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Injustice épistémique</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134531/injustice-epistemique.html</link>
      <pubDate>Sat, 16 May 2026 06:27:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Pourquoi certaines voix sont-elles écoutées, quand d’autres sont systématiquement mises en doute, ignorées ou réduites au silence? Et si l’injustice se jouait aussi dans notre façon d’écouter, de croire, de comprendre les autres ? Dans Injustice épistémique. Le pouvoir et l’éthique du savoir (Elliot), Miranda Fricker met au jour une forme d’injustice aussi discrète que destructrice : l’injustice épistémique – celle qui frappe les individus en tant que sujets de connaissance. À travers deux concepts centraux – l’injustice testimoniale (lorsqu’on ne croit pas une personne en raison de sa couleur de peau, de son genre ou de sa classe sociale) et l’injustice herméneutique (lorsqu’on ne peut exprimer ce que l’on vit faute de mots reconnus dans l’espace public) – Miranda Fricker offre une grille de lecture puissante pour comprendre les mécanismes qui réduisent certaines personnes au silence.  L'injustice épistémique était aussi au sommaire du premier des sommaires Fiducia (I). Crédibilité, confiance, crédit dans les récits de soi accueilli parmi les Colloques en ligne de Fabula : "Le discrédit du témoignage en littérature. Un exemple d injustice épistémique", par Charlotte Lacoste, et "Que vaut la parole d’un accusé noir ? Un réexamen de la notion d’injustice testimoniale à la lumière du procès de Tom [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134531_9c8f7ced00f11984fea70f35c8bf983c.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134531_9c8f7ced00f11984fea70f35c8bf983c.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Pourquoi certaines voix sont-elles écoutées, quand d’autres sont systématiquement mises en doute, ignorées ou réduites au silence? Et si l’injustice se jouait aussi dans notre façon d’écouter, de croire, de comprendre les autres ? <a href="https://www.fabula.org/actualites/134530/miranda-fricker-injustice-epistemique-le-pouvoir-et-l-ethique-du-savoir.html">Dans <em>Injustice épistémique. Le pouvoir et l’éthique du savoir</em> (Elliot), Miranda Fricker met au jour une forme d’injustice aussi discrète que destructrice : l’injustice épistémique – celle qui frappe les individus en tant que sujets de connaissance. À travers deux concepts centraux – l’injustice testimoniale (lorsqu’on ne croit pas une personne en raison de sa couleur de peau, de son genre ou de sa classe sociale) et l’injustice herméneutique (lorsqu’on ne peut exprimer ce que l’on vit faute de mots reconnus dans l’espace public) – Miranda Fricker offre une grille de lecture puissante pour comprendre les mécanismes qui réduisent certaines personnes au silence</a>. </p> <p>L'injustice épistémique était aussi au sommaire du premier des sommaires <a href="https://www.fabula.org/colloques/sommaire12224.php">Fiducia (I). Crédibilité, confiance, crédit dans les récits de soi</a> accueilli parmi les Colloques en ligne de Fabula : <a href="https://www.fabula.org/colloques/document12246.php">"Le discrédit du témoignage en littérature. Un exemple d injustice épistémique", par Charlotte Lacoste</a>, et <a href="https://www.fabula.org/colloques/document12269.php">"Que vaut la parole d’un accusé noir ? Un réexamen de la notion d’injustice testimoniale à la lumière du procès de Tom Robinson dans <em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em>", par Frédérique Leichter-Flack</a>.</p> <p class="mb-0">Rappelons encore le <a href="https://www.fabula.org/revue/document10521.php">compte rendu donné par Chloé Chaudet, sous le titre "Repenser les approches &amp; les représentations de l’injustice sociale"</a>, du volume supervisé par <a href="https://doi.org/10.58282/acta.10521"></a>Raphaëlle Guidée et Patrick Savidan, <a href="https://www.fabula.org/actualites/raphaelle-guidee-et-patrick-savidan-dirs-dire-les-inegalites-representations-figures-savoirs_79525.php"><em>Dire les inégalités. Représentations, figures, savoirs</em></a> (Presses universitaires de Rennes). Mais aussi les deux essais séminaux <a href="https://www.fabula.org/actualites/81421/e-renault-l-39-experience-de-l-39-injustice-essai-sur-la-theorie-de-la-reconnaissance.html">d'Emmanuel Renaut parus aux éditions de La Découverte, <em>L'expérience de l'injustice. Essai sur la théorie de la reconnaissance</em></a> (La Découverte), dont Fabula donne à <a href="https://fr.calameo.com/read/00021502260f5658c99c9">lire un extrait</a>, et plus haut dans le temps, <a href="https://shs.cairn.info/l-experience-de-l-injustice--9782707144386">désormais accessible en ligne via Cairn, <em>L'expérience de l'injustice. Reconnaissance et clinique de l'injustice</em></a>.</p> <p class="font-light text-5xl !text-4xl leading-10"><em>(Illustr. : </em>Du silence et des ombres (To Kill a Mockingbird)<em>, réalisé en 1962 par Robert Mulligan sur un scénario de Horton Foote, avec Gregory Peck dans le rôle de l'avocat Atticus Finch, Mary Badham dans celui de "Scout" Finch, d'après </em>Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur<em> </em>(To Kill a Mockingbird)<em> de Harper Lee paru en 1960)</em></p> <p class="font-bold text-xl !font-normal leading-6"></p>]]></content:encoded>
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      <title>Saines activités</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134475/cahier-d-activites.html</link>
      <pubDate>Fri, 15 May 2026 10:24:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Pour vos prochains voyages en train, Fabula vous invite à pratiquer le nouveau cahier d'activités du collectif "Les linguistiques atterrés", quitte à tirer un peu la langue en pratiquant ces exercices conçus pour nous faire changer de regard sur l’orthographe : 80 pages de jeux pour découvrir en riant que ses "règles" les plus raides peuvent être détournées, retournées et voler en éclats. Quelle sera l’orthographe de demain ? À vos stylos rouges ! Rappelons que le collectif des Linguistes atterrées, composé de linguistes et de spécialistes du langage de France, de Belgique, de Suisse, du Québec, s’est formé en 2023 autour de la rédaction d’un texte-manifeste, Le français va très bien, merci (Gallimard, "Tracts"), qu'on peut toujours feuilleter sur Fabula…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134475_910c5fab489c169921fe490f2997c03b.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134475_910c5fab489c169921fe490f2997c03b.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Pour vos prochains voyages en train, Fabula vous invite à pratiquer <a href="https://www.fabula.org/actualites/134474/le-cahier-d-activites-des-linguistes-atterrees-vol-2-orthografe.html">le nouveau cahier d'activités du collectif "Les linguistiques atterrés", quitte à tirer un peu la langue en pratiquant ces exercices conçus pour nous faire changer de regard sur l’orthographe : 80 pages de jeux pour découvrir en riant que ses "règles" les plus raides peuvent être détournées, retournées et voler en éclats. Quelle sera l’orthographe de demain ?</a> À vos stylos rouges ! Rappelons que le collectif des Linguistes atterrées, composé de linguistes et de spécialistes du langage de France, de Belgique, de Suisse, du Québec, s’est formé en 2023 autour de la rédaction d’un <a href="https://www.fabula.org/actualites/114419/les-linguistes-atterres-le-francais-va-tres-bien-merci.html">texte-manifeste, <em>Le français va très bien, merci</em> (Gallimard, "Tracts"),</a> qu'on peut toujours <a href="https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F784581.js&amp;oid=3&amp;c=&amp;m=&amp;l=&amp;r=&amp;f=pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">feuilleter sur Fabula…</a></p> <p></p> <p class="product_comment"><em></em></p> <p class="product_comment"></p>]]></content:encoded>
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      <title>Nadezda Plavinskaia, Le Nakaz de Catherine II</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134544/nadezda-plavinskaia-le-nakaz-de-catherine-ii.html</link>
      <pubDate>Fri, 15 May 2026 09:23:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[perrine.coudurier@fabula.org (Perrine Coudurier)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Le Nakaz (1767) représente une tentative originale du pouvoir suprême de l’Empire russe d’introduire dans la pratique législative certaines idées des Lumières européennes. Au début de son règne, dans cette instruction aux députés de la Commission législative, Catherine II a exposé ses principes politiques et proposé un vaste programme de modernisation de la Russie. Les origines manifestement « philosophiques » du Nakaz, qui intégrait de larges emprunts aux penseurs du xviiie siècle, ont assuré à l’ouvrage de l’impératrice une place parmi les textes les plus libéraux des Lumières russes. Imprégné de plusieurs concepts forgés en Occident, le Nakaz les a révisés et remis au centre d’une vaste discussion philosophique, en présentant un exemple remarquable de transfert culturel et de circulation des idées en Europe dans la seconde moitié du xviiie siècle. La présente édition critique jette un éclairage nouveau sur l’histoire de la rédaction du Nakaz, sur ses sources, sur ses traductions et leur diffusion en Europe. — Sommaire Préface Liste des abréviations Avant-propos PREMIÈRE PARTIE. LA PREMIÈRE ÉBAUCHE DU NAKAZ Introduction Publication DEUXIÈME PARTIE. « DE LA SERVITUDE » BROUILLON DU CHAPITRE XI Introduction Publication TROISIÈME PARTIE. LES SOURCES DU NAKAZ Introduction Le texte de Catherine II Les ajouts de [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134544_2365f35011084f101a5560832922f277.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134544_2365f35011084f101a5560832922f277.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Le <em>Nakaz</em> (1767) représente une tentative originale du pouvoir suprême de l’Empire russe d’introduire dans la pratique législative certaines idées des Lumières européennes. Au début de son règne, dans cette instruction aux députés de la Commission législative, Catherine II a exposé ses principes politiques et proposé un vaste programme de modernisation de la Russie. Les origines manifestement « philosophiques » du <em>Nakaz</em>, qui intégrait de larges emprunts aux penseurs du xviiie siècle, ont assuré à l’ouvrage de l’impératrice une place parmi les textes les plus libéraux des Lumières russes. Imprégné de plusieurs concepts forgés en Occident, le <em>Nakaz</em> les a révisés et remis au centre d’une vaste discussion philosophique, en présentant un exemple remarquable de transfert culturel et de circulation des idées en Europe dans la seconde moitié du xviiie siècle. La présente édition critique jette un éclairage nouveau sur l’histoire de la rédaction du <em>Nakaz</em>, sur ses sources, sur ses traductions et leur diffusion en Europe.</p> <p>—</p> <p><strong>Sommaire</strong></p> <p>Préface</p> <p>Liste des abréviations</p> <p>Avant-propos</p> <p>PREMIÈRE PARTIE. LA PREMIÈRE ÉBAUCHE DU NAKAZ</p> <p>Introduction</p> <p>Publication</p> <p>DEUXIÈME PARTIE. « DE LA SERVITUDE » BROUILLON DU CHAPITRE XI</p> <p>Introduction</p> <p>Publication</p> <p>TROISIÈME PARTIE. LES SOURCES DU NAKAZ</p> <p>Introduction</p> <p>Le texte de Catherine II</p> <p>Les ajouts de Catherine II</p> <p>EL et Luzac</p> <p>Beccaria/Morellet</p> <p>Bielfeld</p> <p>Encyclopédie</p> <p>Desnitski</p> <p>Betskoï</p> <p>Index des sources</p> <p>QUATRIÈME PARTIE. LES TRADUCTIONS DU NAKAZ AU XVIIIe SIÈCLE</p> <p>Introduction</p> <p>Les éditions en langue allemande</p> <p>Les traductions françaises faites en Russie</p> <p>Les traductions françaises parues à l’étranger</p> <p>L’interdiction en France</p> <p>Les échos dans la presse francophone</p> <p>Les Observations sur le Nakaz de Diderot</p> <p>Les traductions italiennes</p> <p>Les traductions en d’autres langues</p> <p>Liste chronologique</p> <p>CINQUIÈME PARTIE. LES TEXTES RUSSE ET FRANÇAIS DU NAKAZ</p> <p>Principes de publication des textes russe et français du Nakaz</p> <p>Instruction pour la Commission chargée de dresser le projet d’un nouveau code de lois (traduction française)</p> <p>Наказ, данный Комиссии о сочинении проекта нового уложения (texte russe)</p> <p>Variantes de la traduction française de certains articles du Nakaz</p> <p>Bibliographie</p> <p>Liste des illustrations</p> <p>Index des noms</p> <p></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Hervé Joly, Se déplacer malgré tout. Transports et mobilités dans la France occupée (1940-1944)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134543/herve-joly-se-deplacer-malgre-tout-transports-et-mobilites-dans-la-france-occupee-1940-1944.html</link>
      <pubDate>Fri, 15 May 2026 09:12:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>La défaite de juin 1940 entraîne une perturbation considérable des transports de voyageurs en France. Il y a bien sûr des obstacles géopolitiques – les conventions d’armistice, la division du pays en zones et la domination maritime britannique –, mais la principale contrainte est la pénurie de carburants, liquides en particulier. L’entre-deux-guerres a été marqué par un recours massif au pétrole, avec le développement de l’automobile, de l’autobus urbain, de l’autocar rural, de l’autorail ferroviaire, des paquebots au Diesel et de l’aviation commerciale. Toutes ces nouvelles motorisations sont remises en cause par l’interruption des approvisionnements pétroliers extérieurs, dont la France est entièrement dépendante. Il lui faut faire avec de maigres stocks quand ils ne sont pas confisqués par l’occupant. Hervé Joly retrace ici la manière dont les différents modes de transport se sont adaptés et celle dont les Français se sont, malgré tout, beaucoup déplacés, pour le meilleur ou pour le pire.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134543_4b1c125bed26f74ec50df1263c9383d5.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134543_4b1c125bed26f74ec50df1263c9383d5.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La défaite de juin 1940 entraîne une perturbation considérable des transports de voyageurs en France. Il y a bien sûr des obstacles géopolitiques – les conventions d’armistice, la division du pays en zones et la domination maritime britannique –, mais la principale contrainte est la pénurie de carburants, liquides en particulier. L’entre-deux-guerres a été marqué par un recours massif au pétrole, avec le développement de l’automobile, de l’autobus urbain, de l’autocar rural, de l’autorail ferroviaire, des paquebots au Diesel et de l’aviation commerciale. Toutes ces nouvelles motorisations sont remises en cause par l’interruption des approvisionnements pétroliers extérieurs, dont la France est entièrement dépendante. Il lui faut faire avec de maigres stocks quand ils ne sont pas confisqués par l’occupant. Hervé Joly retrace ici la manière dont les différents modes de transport se sont adaptés et celle dont les Français se sont, malgré tout, beaucoup déplacés, pour le meilleur ou pour le pire.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Miranda Fricker, Injustice épistémique. Le pouvoir et l’éthique du savoir</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134530/miranda-fricker-injustice-epistemique-le-pouvoir-et-l-ethique-du-savoir.html</link>
      <pubDate>Thu, 14 May 2026 19:25:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Préface de Gloria Origgi Traduit de l’anglais (G. B.) par Sébastien Réhault &amp; Lou Thomine Pourquoi certaines voix sont-elles écoutées, quand d’autres sont systématiquement mises en doute, ignorées ou réduites au silence? Et si l’injustice se jouait aussi dans notre façon d’écouter, de croire, de comprendre les autres ?  Dans cet essai lumineux et percutant, Miranda Fricker met au jour une forme d’injustice aussi discrète que destructrice : l’injustice épistémique – celle qui frappe les individus en tant que sujets de connaissance. À travers deux concepts centraux – l’injustice testimoniale (lorsqu’on ne croit pas une personne en raison de sa couleur de peau, de son genre ou de sa classe sociale) et l’injustice herméneutique (lorsqu’on ne peut exprimer ce que l’on vit faute de mots reconnus dans l’espace public) – Miranda Fricker offre une grille de lecture puissante pour comprendre les mécanismes qui réduisent certaines personnes au silence.  Un livre essentiel pour quiconque s’interroge sur les injustices, les discriminations et les inégalités, le pouvoir du langage et les conditions d’une société véritablement démocratique. — Miranda Fricker est professeure de philosophie à l’Institut de Philosophie de l’Université de New York (NYU). Spécialiste reconnue de philosophie morale et d’épistémologie sociale, elle développe [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134530_5918bdba78dd00b196a46bffbfacb2bb.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134530_5918bdba78dd00b196a46bffbfacb2bb.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Préface de Gloria Origgi</strong></p> <p><strong>Traduit de l’anglais (G. B.) par Sébastien Réhault &amp; Lou Thomine</strong></p> <p>Pourquoi certaines voix sont-elles écoutées, quand d’autres sont systématiquement mises en doute, ignorées ou réduites au silence? Et si l’injustice se jouait aussi dans notre façon d’écouter, de croire, de comprendre les autres ? </p> <p>Dans cet essai lumineux et percutant, Miranda Fricker met au jour une forme d’injustice aussi discrète que destructrice : l’injustice épistémique – celle qui frappe les individus en tant que sujets de connaissance. À travers deux concepts centraux – l’injustice testimoniale (lorsqu’on ne croit pas une personne en raison de sa couleur de peau, de son genre ou de sa classe sociale) et l’injustice herméneutique (lorsqu’on ne peut exprimer ce que l’on vit faute de mots reconnus dans l’espace public) – Miranda Fricker offre une grille de lecture puissante pour comprendre les mécanismes qui réduisent certaines personnes au silence. </p> <p>Un livre essentiel pour quiconque s’interroge sur les injustices, les discriminations et les inégalités, le pouvoir du langage et les conditions d’une société véritablement démocratique.</p> <p>—</p> <p><strong>Miranda Fricker </strong>est professeure de philosophie à l’Institut de Philosophie de l’Université de New York (NYU). Spécialiste reconnue de philosophie morale et d’épistémologie sociale, elle développe une réflexion à la croisée de l’éthique, de la théorie de la connaissance et des études féministes.</p> <p><strong>Gloria Origgi</strong>, philosophe, Directrice de Recherche au CNRS –Institut Nicod, est l’auteure de <em>La vérité est une question politique</em> (2024).</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Le contemporain et l'intempestif</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134548/le-contemporain-et-l-intempestif.html</link>
      <pubDate>Thu, 14 May 2026 15:19:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>L'époque contemporaine a substitué au futur – horizon ultime de la modernité – la promesse d'une expérience à jamais conjuguée au présent. Mais à force de vouloir être de son temps et de rester en phase avec l'actualité, l'actuel a pris le pas sur le possible. Le régime présentiste du contemporain nous a paradoxalement enfermés dans un hors-temps qui nous prive de recul et nous rend aveugles à ce qui peut advenir. Dans Le contemporain, l'intempestif et l'imminent. Petits arrangements avec une époque (Les Presses du Réel), Emmanuel Alloa explore les contre-temps de notre époque : ses désynchronisations et ses écarts, dont l'art révèle aujourd'hui toute la nécessité. À travers neuf portraits d'artistes contemporains aux pratiques hétérogènes – photographie, dessin, film, performance, installation – se dessine une interrogation commune  : comment toucher à ce qui (nous) arrive ? Fabula vous invite à lire quelques pages de l'ouvrage sur le site de l'éditeur…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134548_da0f7a7dfd682d4b8e6543c5f5fbdb13.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134548_da0f7a7dfd682d4b8e6543c5f5fbdb13.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>L'époque contemporaine a substitué au futur – horizon ultime de la modernité – la promesse d'une expérience à jamais conjuguée au présent. Mais à force de vouloir être de son temps et de rester en phase avec l'actualité, l'actuel a pris le pas sur le possible. Le régime présentiste du contemporain nous a paradoxalement enfermés dans un hors-temps qui nous prive de recul et nous rend aveugles à ce qui peut advenir. <a href="https://www.fabula.org/actualites/134547/emmanuel-alloa-le-contemporain-l-intempestif-et-l-imminent-petits-arrangements-avec-une-epoque.html">Dans <em>Le contemporain, l'intempestif et l'imminent. Petits arrangements avec une époque</em> (Les Presses du Réel), Emmanuel Alloa explore les contre-temps de notre époque : ses désynchronisations et ses écarts, dont l'art révèle aujourd'hui toute la nécessité. À travers neuf portraits d'artistes contemporains aux pratiques hétérogènes – photographie, dessin, film, performance, installation – se dessine une interrogation commune  : comment toucher à ce qui (nous) arrive ?</a> Fabula vous invite à <a href="https://www.lespressesdureel.com/sommaire.php?id=7010&amp;menu=">lire quelques pages de l'ouvrage sur le site de l'éditeur…</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Donatien Grau, Musées vivants</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134515/donatien-grau-musees-vivants.html</link>
      <pubDate>Thu, 14 May 2026 10:43:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Le monde des musées est devenu un enjeu public. Or les musées sont de formidables machines de leur propre oubli : ils n’écrivent pas leur histoire, de sorte qu’il est impossible de retracer les origines de ce qui a lieu aujourd’hui, de se souvenir des noms et des actions de qui les a dirigés. Pour ce livre de théoricien et de praticien du musée, Donatien Grau est allé voir dix visionnaires qui ont inventé le musée d’aujourd’hui, les cherchant à Paris, New York, Moscou, Londres, Berlin, Vienne, dans le Massachussetts, dans le Kent, pour qu’ils transmettent au public contemporain leurs témoignages, les leçons de leurs actions. Chacun d’entre eux a marqué les destinées du Louvre, du musée d’Orsay, du Metropolitan Museum of Art, du Guggenheim, des musées de Berlin et du Kunsthistorisches Museum de Vienne, du musée Pouchkine, du Victoria &amp; Albert Museum, des Galeries nationales d’Écosse et de la Tate. Ils racontent leurs succès, leurs doutes, évoquent leurs propres parcours et les récits intimes qui ont présidé à leurs actions. Ils donnent accès à un temps désormais lointain et nous invitent à comprendre comment les musées sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, dans une approche européenne et transatlantique. Se [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134515_d48cf2bdfc5634ebffe555ee2b7339ec.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134515_d48cf2bdfc5634ebffe555ee2b7339ec.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Le monde des musées est devenu un enjeu public. Or les musées sont de formidables machines de leur propre oubli : ils n’écrivent pas leur histoire, de sorte qu’il est impossible de retracer les origines de ce qui a lieu aujourd’hui, de se souvenir des noms et des actions de qui les a dirigés.</p> <p>Pour ce livre de théoricien et de praticien du musée, Donatien Grau est allé voir dix visionnaires qui ont inventé le musée d’aujourd’hui, les cherchant à Paris, New York, Moscou, Londres, Berlin, Vienne, dans le Massachussetts, dans le Kent, pour qu’ils transmettent au public contemporain leurs témoignages, les leçons de leurs actions. Chacun d’entre eux a marqué les destinées du Louvre, du musée d’Orsay, du Metropolitan Museum of Art, du Guggenheim, des musées de Berlin et du Kunsthistorisches Museum de Vienne, du musée Pouchkine, du Victoria &amp; Albert Museum, des Galeries nationales d’Écosse et de la Tate.</p> <p>Ils racontent leurs succès, leurs doutes, évoquent leurs propres parcours et les récits intimes qui ont présidé à leurs actions. Ils donnent accès à un temps désormais lointain et nous invitent à comprendre comment les musées sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, dans une approche européenne et transatlantique.</p> <p>Se confiant certains pour la première fois, ils offrent un mode d’emploi pour comprendre la politique des musées, faisant de ce livre à la fois un ouvrage d’histoire et un manuel pour quiconque s’intéresse à l’art, à la politique, et à l’invention de nouvelles voies pour travailler avec le présent et le patrimoine.<br /><br />Avec la participation d’<em>Irina Antonova ; Alan Bowness ; Timothy Clifford ; Mark Jones ; Thomas Krens ; Michel Laclotte ; Henri Loyrette ; Philippe de Montebello ; Peter-Klaus Schuster ; Wilfried Seipel.</em></p> <p><strong><a href="https://www.calameo.com/read/005295962f64cd849bda8?page=1">Lire un extrait…</a></strong></p> <p>—</p> <p>Donatien Grau est ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé des lettres, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur de l’Université Paris-Sorbonne. Par deux fois chercheur invité au Getty Research Institute, Los Angeles, il est notamment l’auteur de Tout contre Sainte-Beuve, en 2013, et de Néron en Occident, en 2015. Il a été le récipiendaire du Prix François-Victor Noury de l’Institut en 2013. Aux Belles Lettres ont été publiés Le Roman romain, généalogie d’un genre français (2017), La Mémoire numismatique de l'Empire romain (2022) et avec Pietro Pucci La Parole au miroir. Dans la poésie grecque archaïque et classique (2022). </p> <p>—</p> <p><strong>Table des matières</strong></p> <p>Avant-propos<br /><strong>Première partie<br />Le musée du regard</strong><br />Première conversation. Michel Laclotte – « Le musée est un organisme vivant. »<br />Deuxième conversation. Sir Alan Bowness – « Alors que la ville était en pleine mutation, j’ai pensé que la Tate devait assumer un rôle de leader. »<br />Troisième conversation. Sir Timothy Clifford – « Un musée est une forme de paradis sur terre ! »<br />Quatrième conversation. Philippe de Montebello – « Les musées n’ont d’autre choix que de fournir<br />un récit. »<br /><strong>Deuxième partie<br />Le musée politique</strong><br />Première conversation. Irina Antonova – « Ma politique était celle de l’art. »<br />Deuxième conversation. Peter-Klaus Schuster – « Que faire ? »<br />Troisième conversation. Sir Mark Jones – « J’ai toujours considéré le travail dans les musées comme une forme de service public. »<br /><strong>Troisième partie<br />Le musée dans le monde globalisé</strong><br />Première conversation. Thomas Krens – « S’il y avait une méthodologie, elle ne pouvait être décrite que comme une accumulation d’expériences. »<br />Deuxième conversation. Wilfried Seipel – « Le vol de la salière, le seul chef-d’oeuvre en or conservé de Benvenuto Cellini, a été l’événement le plus radical de mon mandat de dix-huit ans. »<br />Troisième conversation. Henri Loyrette – « Au Louvre, ce n’est pas un récit que vous proposez, c’est une encyclopédie. »<br />À la fin de ce parcours</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Le Cahier d'activités des Linguistes atterrées, vol. 2 : Orthografe</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134474/le-cahier-d-activites-des-linguistes-atterrees-vol-2-orthografe.html</link>
      <pubDate>Tue, 12 May 2026 10:22:51 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Vous aimez la langue française, mais pas les bonnets d’âne ? Vous en avez marre d’entendre que « le niveau baisse » et que « notre belle langue est en train de mourir » ? Alors tirez la langue (de Molière) et ouvrez ce cahier ! Les Linguistes atterrées vous invitent à changer de regard sur l’orthographe : 80 pages de jeux pour découvrir en riant que ses « règles », parfois raides et arbitraires, sont aussi passionnantes et peuvent être détournées, retournées et voler en éclats. Depuis quand l’orthographe du français est-elle fixée ? Comment a-t-elle évolué ? Faut-il la « réformer » ? Comment l’enseigner sans zéros pointés ? Et quelle sera l’orthographe de demain ? À vos stylos rouges ! — Le collectif des Linguistes atterrées, composé de linguistes et de spécialistes du langagede France, de Belgique, de Suisse, du Québec, s’est formé autour de la rédaction d’un texte-manifeste, Le français va très bien, merci (Gallimard, « Tracts », 2023) et a publié en 2025 un premier Cahier d’activités (Éditions de l’Atelier). Ce collectif est composé de : Anne Abeillé, Julie Auger, Christophe Benzitoun, Heather Burnett, Maria Candea, Françoise Gadet, Médéric Gasquet-Cyrus, Antoine Gautier, Arnaud Hoedt, Jean-Marie Klinkenberg, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134474_b4f2814093a0e2fb7d063e0f8b2b4394.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134474_b4f2814093a0e2fb7d063e0f8b2b4394.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Vous aimez la langue française, mais pas les bonnets d’âne ? Vous en avez marre d’entendre que « le niveau baisse » et que « notre belle langue est en train de mourir » ?</p> <p>Alors tirez la langue (de Molière) et ouvrez ce cahier !</p> <p>Les Linguistes atterrées vous invitent à changer de regard sur l’orthographe : 80 pages de jeux pour découvrir en riant que ses « règles », parfois raides et arbitraires, sont aussi passionnantes et peuvent être détournées, retournées et voler en éclats.</p> <p>Depuis quand l’orthographe du français est-elle fixée ? Comment a-t-elle évolué ? Faut-il la « réformer » ? Comment l’enseigner sans zéros pointés ? Et quelle sera l’orthographe de demain ?</p> <p>À vos stylos rouges !</p> <p>—</p> <p>Le <strong>collectif des Linguistes atterrées</strong>, composé de linguistes et de spécialistes du langagede France, de Belgique, de Suisse, du Québec, s’est formé autour de la rédaction d’un texte-manifeste, Le français va très bien, merci (Gallimard, « Tracts », 2023) et a publié en 2025 un premier Cahier d’activités (Éditions de l’Atelier).</p> <p>Ce collectif est composé de : <em>Anne Abeillé, Julie Auger, Christophe Benzitoun, Heather Burnett, Maria Candea, Françoise Gadet, Médéric Gasquet-Cyrus, Antoine Gautier, Arnaud Hoedt, Jean-Marie Klinkenberg, Michel Launey, Florent Moncomble, Julie Neveux, Jérôme Piron, RF Monté de Linguisticae, Corinne Rossari, Gilles Siouff, Dan Van Raemdonck et Laélia Véron.</em></p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Peter Schöttler, Marc Bloch, une biographie intellectuelle</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134457/peter-schottler-marc-bloch-une-biographie-intellectuelle.html</link>
      <pubDate>Mon, 11 May 2026 10:37:33 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134457/peter-schottler-marc-bloch-une-biographie-intellectuelle.html</guid>
      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Spécialiste du Moyen Âge européen, fondateur des Annales d’histoire économique et sociale — une revue devenue le porte-étendard du renouveau de la pratique historienne au XXᵉ siècle —, combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire dans l’armée en 1939, figure de la Résistance, mort en martyr sous les balles de la Gestapo en juin 1944 : Marc Bloch, l’un des historiens les plus connus et les plus cités au monde, est un symbole d’intelligence et de probité autant que d’engagement. Un « grand homme », dans toute la plénitude de l’expression. Celui dont le propre fils, Étienne Bloch, disait la biographie « impossible » demeure néanmoins, à bien des égards, un mystère. À distance de toutes les tentatives visant à l’accaparer ou à le mettre au goût du jour, ce portrait intellectuel complet, riche et nuancé, s’attache à reconstituer et à replacer dans leur contexte le parcours, le style et la pensée d’un savant chez lequel théorie et pratique ont été, jusqu’à la dernière heure, étroitement unies. Lire un extrait…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134457_6b6be8400e18eda1e3a0961f17393952.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134457_6b6be8400e18eda1e3a0961f17393952.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Spécialiste du Moyen Âge européen, fondateur des <em>Annales d’histoire économique et sociale</em> — une revue devenue le porte-étendard du renouveau de la pratique historienne au XXᵉ siècle —, combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire dans l’armée en 1939, figure de la Résistance, mort en martyr sous les balles de la Gestapo en juin 1944 : Marc Bloch, l’un des historiens les plus connus et les plus cités au monde, est un symbole d’intelligence et de probité autant que d’engagement. Un « grand homme », dans toute la plénitude de l’expression.</p> <p>Celui dont le propre fils, Étienne Bloch, disait la biographie « impossible » demeure néanmoins, à bien des égards, un mystère. À distance de toutes les tentatives visant à l’accaparer ou à le mettre au goût du jour, ce portrait intellectuel complet, riche et nuancé, s’attache à reconstituer et à replacer dans leur contexte le parcours, le style et la pensée d’un savant chez lequel théorie et pratique ont été, jusqu’à la dernière heure, étroitement unies.</p> <p><strong><a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODI4NzMzL3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1lcHViJnNpZ2lkPTE3MjYzMTY1MzYmc2lnbmF0dXJlPWIyMzI1OWIzZDJkYzVkNWNkODRjZTNjZjc5NDdkYzE4M2NjNmI2MWI5N2NiMDk3YWY0YTUyN2U1MjI5OWJhODQ">Lire un extrait…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Marc Bloch, l’histoire au Panthéon (dossier laviedesidees.fr)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134456/marc-bloch-l-histoire-au-pantheon-dossier-laviedesidees-fr.html</link>
      <pubDate>Mon, 11 May 2026 10:33:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Un dossier réuni par Pauline Guéna et Julien Le Mauff pour laviedesidees.fr Le 23 juin prochain, Marc Bloch fera son entrée au Panthéon. Derrière l’hommage solennel, voire consensuel, le rite républicain, qui élève pour la première fois un historien de métier au rang de « grand homme », agit comme un révélateur. Il expose, en effet, les tensions accumulées depuis près d’un siècle entre l’œuvre savante et multiforme du médiéviste, les témoignages de l’intellectuel d’une guerre à l’autre, la mémoire héroïque du résistant mort pour la France, et des usages politiques toujours disputés. Aussi paraît-il nécessaire d’explorer ces tensions, en partant du postulat que la célébration ne saurait y suffire, et se présente comme un moment propice pour revisiter, avec les outils de l’historien, la fabrique et les enjeux d’un tel héritage. Figure tutélaire du métier, co-fondateur des Annales, résistant fusillé par la Gestapo, Marc Bloch incarne une certaine idée de l’historien engagé. De son vivant, cette stature n’allait pas de soi : intellectuel éminent, son tempérament ambitieux agaçait certains pairs. Plus encore, l’antisémitisme des années 1930 n’épargne pas son parcours. Ce n’est qu’après sa mort et la fin de la Seconde Guerre mondiale que commence le travail de « canonisation » relevé par Olivier Dumoulin dès [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134456_a02e5348479464123d41f059d1451c65.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134456_a02e5348479464123d41f059d1451c65.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-l-histoire-au-Pantheon">Un dossier réuni par </a><a href="https://laviedesidees.fr/_Guena-Pauline_">Pauline Guéna et</a><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-l-histoire-au-Pantheon"> </a><a href="https://laviedesidees.fr/_Le-Mauff-Julien_">Julien Le Mauff </a><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-l-histoire-au-Pantheon">pour laviedesidees.fr</a></strong></p> <p>Le 23 juin prochain, Marc Bloch fera son entrée au Panthéon. Derrière l’hommage solennel, voire consensuel, le rite républicain, qui élève pour la première fois un historien de métier au rang de « grand homme », agit comme un révélateur. Il expose, en effet, les tensions accumulées depuis près d’un siècle entre l’œuvre savante et multiforme du médiéviste, les témoignages de l’intellectuel d’une guerre à l’autre, la mémoire héroïque du résistant mort pour la France, et des usages politiques toujours disputés. Aussi paraît-il nécessaire <a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-memoires-croisees">d’explorer ces tensions, en partant du postulat que la célébration ne saurait y suffire</a>, et se présente comme un moment propice pour revisiter, avec les outils de l’historien, la fabrique et les enjeux d’un tel héritage.</p> <p>Figure tutélaire du métier, co-fondateur des <em>Annales</em>, résistant fusillé par la Gestapo, Marc Bloch incarne une certaine idée de l’historien engagé. De son vivant, cette stature n’allait pas de soi : intellectuel éminent, son tempérament ambitieux agaçait certains pairs. Plus encore, l’antisémitisme des années 1930 n’épargne pas son parcours. Ce n’est qu’après sa mort et la fin de la Seconde Guerre mondiale que commence le travail de « canonisation » relevé par Olivier Dumoulin dès 2000, et avant tout mené dans le cadre éditorial des Annales et sous la conduite de son collègue et ami Lucien Febvre.</p> <p>La redécouverte progressive de l’œuvre de Marc Bloch, rééditée en particulier par la maison Gallimard à partir des années 1980, n’a pas épuisé les débats sur sa spécificité. […]</p> <p><strong><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-l-histoire-au-Pantheon">Lire la suite…</a></strong></p> <p>—</p> <p><strong>Les articles du dossier</strong></p> <p class="titre"><strong><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-memoires-croisees">Marc Bloch, mémoires croisées</a></strong></p> <p><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-memoires-croisees">Entretien avec Agnès Graceffa &amp; Nicolas Offenstadt</a> <a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-memoires-croisees">Le 23 juin 2026, Marc Bloch entre au Panthéon. Entre héritage savant, usages mémoriels et civiques, et postérité de l’œuvre : (…)</a></p> <p class="titre"><strong><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-et-la-reforme-de-l-enseignement">Marc Bloch et la réforme de l’enseignement</a></strong></p> <p><a href="https://laviedesidees.fr/Marc-Bloch-et-la-reforme-de-l-enseignement">Face à la défaite de 1940, Marc Bloch mettait en accusation le système d’enseignement. Notre temps appelle à relire son (…)</a></p> <p class="titre"><strong><a href="https://laviedesidees.fr/Qu-est-ce-qu-un-classique-de-sciences-sociales">Qu’est-ce qu’un classique de sciences sociales ?</a></strong></p> <p><a href="https://laviedesidees.fr/Qu-est-ce-qu-un-classique-de-sciences-sociales">Autour des <em>Rois Thaumaturges</em> de Marc Bloch</a> <a href="https://laviedesidees.fr/Qu-est-ce-qu-un-classique-de-sciences-sociales">Paru en 1924, Les Rois thaumaturges de Marc Bloch est devenu une référence, un classique. Comment se construit une œuvre (…) </a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Frédéric Lebaron, Le capital linguistique. Une sociologie du langage</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134442/frederic-lebaron-le-capital-linguistique-une-sociologie-du-langage.html</link>
      <pubDate>Sun, 10 May 2026 14:25:57 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Comment expliquer la diversité des formes du langage, invariant d’Homo sapiens et principale ressource de la vie en société ? À la lumière des multiples disciplines qui ont contribué à éclairer le développement des langues depuis un siècle, ce livre propose un effort théorique nouveau pour unifier les sciences sociales autour du langage. Il invite à analyser les interactions les plus ordinaires à partir des normes incorporées par tout un chacun, sans nier leur potentialité créatrice. Il nous renseigne sur les liens entre variations langagières, inégalités (de classe, de genre, de champs) et ensemble des facteurs sociodémographiques différenciant les individus et les groupes. Le capital linguistiqueest ainsi plus ou moins source de profit, de la salle de classe au système international où les 7 000 langues planétaires se voient implicitement hiérarchisées. De la dimension cognitive du langage aux rapports entre langues et cultures, en passant par la production des normes et leurs enjeux de pouvoir, ou encore les modes d’expression non langagiers, Frédéric Lebaron offre une synthèse rare des savoirs sur le langage en même temps qu’un essai critique original. Voir la vidéo de présentation… —</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134442_c609284e0e11d1ee9f58c688aaaf319d.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134442_c609284e0e11d1ee9f58c688aaaf319d.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Comment expliquer la diversité des formes du langage, invariant d’<em>Homo sapiens</em> et principale ressource de la vie en société ? À la lumière des multiples disciplines qui ont contribué à éclairer le développement des langues depuis un siècle, ce livre propose un effort théorique nouveau pour unifier les sciences sociales autour du langage. Il invite à analyser les interactions les plus ordinaires à partir des normes incorporées par tout un chacun, sans nier leur potentialité créatrice. Il nous renseigne sur les liens entre variations langagières, inégalités (de classe, de genre, de champs) et ensemble des facteurs sociodémographiques différenciant les individus et les groupes. Le <em>capital linguistique</em>est ainsi plus ou moins source de profit, de la salle de classe au système international où les 7 000 langues planétaires se voient implicitement hiérarchisées.</p> <p>De la dimension cognitive du langage aux rapports entre langues et cultures, en passant par la production des normes et leurs enjeux de pouvoir, ou encore les modes d’expression non langagiers, Frédéric Lebaron offre une synthèse rare des savoirs sur le langage en même temps qu’un essai critique original.</p> <p><strong><a href="https://youtu.be/HN2VI1x4juY">Voir la vidéo de présentation…</a></strong></p> <p>—</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Christophe Premat, L’autonomie improbable. Fragilité et contingence d’une invention humaine</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134415/christophe-premat-christophe-premat-l-autonomie-improbable-fragilite-et-contingence-d-une-invention-humaine.html</link>
      <pubDate>Sat, 09 May 2026 04:42:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions historiques, politiques et anthropologiques de l’autonomie. Loin de défendre une conception abstraite ou simplement morale de la liberté individuelle, il s’attache à montrer combien l’autonomie constitue une création humaine à la fois rare, fragile et continuellement menacée. Le livre s’inscrit dans le sillage de la pensée de Cornelius Castoriadis, dont il reprend la thèse fondamentale : les sociétés humaines ne reposent sur aucun fondement transcendant. Les lois, les normes et les institutions ne procèdent ni de la nature ni d’une autorité divine ; elles sont des créations historiques produites par les hommes eux-mêmes. L’autonomie apparaît dès lors lorsque les individus et les collectivités prennent conscience de cette puissance instituante et acceptent d’en assumer lucidement la responsabilité. À l’inverse, l’hétéronomie désigne le mouvement par lequel les sociétés attribuent leurs règles à une instance extérieure — religion, tradition, histoire, technique ou bureaucratie — afin de se soustraire à cette épreuve de la responsabilité collective. L’une des forces du livre réside dans l’analyse du caractère profondément improbable de l’autonomie. Rien, ni dans la structure psychique des individus ni dans l’histoire des sociétés, ne conduit spontanément les êtres humains vers une telle lucidité. En mobilisant la psychanalyse, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134415_ac7e66a3248655f072d9ebbf5c9b3702.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134415_ac7e66a3248655f072d9ebbf5c9b3702.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions historiques, politiques et anthropologiques de l’autonomie. Loin de défendre une conception abstraite ou simplement morale de la liberté individuelle, il s’attache à montrer combien l’autonomie constitue une création humaine à la fois rare, fragile et continuellement menacée.</p> <p>Le livre s’inscrit dans le sillage de la pensée de Cornelius Castoriadis, dont il reprend la thèse fondamentale : les sociétés humaines ne reposent sur aucun fondement transcendant. Les lois, les normes et les institutions ne procèdent ni de la nature ni d’une autorité divine ; elles sont des créations historiques produites par les hommes eux-mêmes. L’autonomie apparaît dès lors lorsque les individus et les collectivités prennent conscience de cette puissance instituante et acceptent d’en assumer lucidement la responsabilité. À l’inverse, l’hétéronomie désigne le mouvement par lequel les sociétés attribuent leurs règles à une instance extérieure — religion, tradition, histoire, technique ou bureaucratie — afin de se soustraire à cette épreuve de la responsabilité collective.</p> <p>L’une des forces du livre réside dans l’analyse du caractère profondément improbable de l’autonomie. Rien, ni dans la structure psychique des individus ni dans l’histoire des sociétés, ne conduit spontanément les êtres humains vers une telle lucidité. En mobilisant la psychanalyse, notamment à travers les œuvres de Piera Aulagnier et de Castoriadis, l’auteur décrit une psyché d’abord enfermée dans une forme de narcissisme primaire, rétive à l’altérité et portée au repli sur soi. La socialisation apparaît alors comme un processus conflictuel par lequel l’individu est progressivement arraché à cette clôture imaginaire pour entrer dans un monde partagé de significations, de règles et d’institutions. L’autonomie ne saurait ainsi être confondue avec une indépendance absolue : elle suppose au contraire une transformation continue du rapport à soi, aux autres et au monde commun.</p> <p>Cette réflexion anthropologique débouche sur une interrogation politique centrale. L’ouvrage revient longuement sur l’expérience grecque, et plus particulièrement sur l’Athènes du Ve siècle avant notre ère, envisagée comme le moment historique où une société a commencé à se penser explicitement comme auto-institution. La démocratie y est définie moins comme une forme juridique stabilisée que comme une pratique collective de mise en question des normes établies. Autonomie et démocratie deviennent alors indissociables : il n’existe d’autonomie véritable qu’à partir du moment où une collectivité reconnaît qu’elle produit elle-même ses lois et qu’elle peut toujours les transformer.</p> <p>L’un des apports les plus stimulants de l’ouvrage tient également à sa critique de la modernité contemporaine. L’auteur voit dans la bureaucratisation du monde une nouvelle figure de l’hétéronomie. La domination ne passe plus exclusivement par la religion ou les formes classiques de l’autorité politique, mais par la gestion technique, l’administration des procédures et la séparation croissante entre dirigeants et exécutants. Cette logique bureaucratique tend à neutraliser le pouvoir instituant des sociétés en réduisant le politique à une simple administration de l’existant. Dans cette perspective, l’autonomie apparaît comme une pratique de résistance contre cette dépossession silencieuse de la capacité collective d’agir.</p> <p>Le livre dialogue enfin avec les pensées d’Emmanuel Levinas, de Georg Wilhelm Friedrich Hegel et d’Axel Honneth afin de montrer que l’autonomie ne peut jamais être pensée sous la forme d’un isolement individuel. La reconnaissance de l’altérité apparaît au contraire comme l’une des conditions essentielles de l’émancipation. Le sujet autonome n’est pas celui qui se suffit à lui-même, mais celui qui accepte la relation aux autres, la conflictualité et l’inachèvement constitutif de toute existence collective.</p> <p>À travers cette traversée de la philosophie politique, de la psychanalyse et de la littérature, L’autonomie improbable élabore ainsi une pensée exigeante de la liberté. À rebours des célébrations contemporaines de l’individu souverain, le livre rappelle que l’autonomie demeure une conquête toujours précaire, sans garantie historique ni fondement définitif. Elle ne peut survivre qu’à travers des pratiques de lucidité, de participation et de contestation capables de maintenir ouvertes les possibilités d’une auto-institution démocratique des sociétés.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Être une femme noire</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133457/etre-une-femme-noire-07-05.html</link>
      <pubDate>Fri, 08 May 2026 08:41:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Que signifie concrètement être une femme noire en France aujourd’hui ? Sarah Fila-Bakabadio, historienne de l’Atlantique noir, livre le résultat de ses recherches et de son enquête dans un essai sous le titre Être une femme noire en France (Seuil). Elle a recueilli la parole de quatre femmes : Maëlys, une étudiante de l'autrice et la première à l'interroger sur sa vie d'universitaire métisse ; Ayana, Afro-américaine, professeure de Pilates et mannequin ; Pélagie, Congolaise et fille de diplomate ; Marie-Anne, une Martiniquaise de Saint-Joseph. Chacune raconte son ordinaire – le poids du patriarcat, le racisme genré, mais aussi la diversité des mondes afro et la sororité – rarement décrit, et jamais avec leurs mots. Elles incarnent pourtant une condition caractéristique d’une double modernité : être femme et noire. Elles vivent concrètement "l’intersectionnalité", cette notion souvent mal comprise mais essentielle pour saisir simultanément les discriminations raciales, sociales et de genre, mais aussi la beauté et la fierté d’être ce qu’on est. Paraît dans le même temps l'essai de Nana Darkoa Sekyiamah sur La vie sexuelle des femmes africaines (éd. Philippe Rey). Depuis plus de dix ans, Nana Darkoa Sekyiamah parle de sexe avec des femmes africaines de tous horizons. Dans un monde où [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133457_3722f6dbc3d04bd38a3bea5625c478b3.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133457_3722f6dbc3d04bd38a3bea5625c478b3.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Que signifie concrètement être une femme noire en France aujourd’hui ? <a href="https://www.fabula.org/actualites/134276/sarah-fila-bakabadio-etre-une-femme-noire-en-france-recits.html">Sarah Fila-Bakabadio, historienne de l’Atlantique noir, livre le résultat de ses recherches et de son enquête dans un essai sous le titre <em>Être une femme noire en France</em> (Seuil). Elle a recueilli la parole de quatre femmes : Maëlys, une étudiante de l'autrice et la première à l'interroger sur sa vie d'universitaire métisse ; Ayana, Afro-américaine, professeure de Pilates et mannequin ; Pélagie, Congolaise et fille de diplomate ; Marie-Anne, une Martiniquaise de Saint-Joseph. Chacune raconte son ordinaire – le poids du patriarcat, le racisme genré, mais aussi la diversité des mondes afro et la sororité – rarement décrit, et jamais avec leurs mots. Elles incarnent pourtant une condition caractéristique d’une double modernité : être femme et noire. Elles vivent concrètement "l’intersectionnalité"</a>, cette notion souvent mal comprise mais essentielle pour saisir simultanément les discriminations raciales, sociales et de genre, mais aussi la beauté et la fierté d’être ce qu’on est.</p> <p>Paraît dans le même temps<a href="https://www.fabula.org/actualites/134310/nana-darkoa-sekyiamah-la-vie-sexuelle-des-femmes-africaines.html"> l'essai de Nana Darkoa Sekyiamah sur <em>La vie sexuelle des femmes africaines </em>(éd. Philippe Rey). Depuis plus de dix ans, Nana Darkoa Sekyiamah parle de sexe avec des femmes africaines de tous horizons. Dans un monde où les femmes noires, qu’elles soient du continent ou afro-descendantes, ont rarement accès à une véritable éducation sexuelle, où la société leur répète qu’elles doivent se plier à des normes, parler de sexualité en public est un acte politique. Une trentaine de femmes issues du continent et de sa diaspora racontent avec franchise leurs histoires intimes et sexuelles</a>. Qu’il s’agisse d’assumer une vie polyamoureuse au Sénégal, de trouver une communauté queer en Égypte, de concilier religion et plaisir au Cameroun, ou de retrouver son intégrité par l’abstinence aux États-Unis, ces récits révèlent le chemin singulier de chaque femme vers sa propre sexualité.</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Progrès et régression</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133768/progres-et-regression-07-05.html</link>
      <pubDate>Thu, 07 May 2026 18:24:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/133768/progres-et-regression-07-05.html</guid>
      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>L’idée de progrès semble aujourd’hui désuète, aussi bien au regard de l’état du monde qu’en termes de mot d’ordre ou de dynamique politique. Pourtant, il est bien difficile de nier la réalité de certaines avancées : l’abolition de l’esclavage, la construction des systèmes de sécurité sociale, la pénalisation du viol conjugal sont des exemples de progrès largement reconnus. Mais le constat de progrès locaux coexiste avec celui de nombreuses régressions – recul démocratique, montée en puissance des autoritarismes, xénophobie croissante… Dans Progrès et Régression (Seuil), Rahel Jaeggi défend le couple progrès/régression comme un outil socio-philosophique indispensable pour développer une approche lucide de l’époque contemporaine. Mais cela implique une conception nouvelle du progrès : d’une part, loin d’être un mouvement linéraire vers un bien posé d’avance, celui-ci serait plutôt un processus d’acquisition d’expérience et de résolution de problèmes. D’autre part, il se traduit par une transformation des formes de vie et des pratiques qui n’est jamais achevée. En renouvelant ainsi les interrogations de la Théorie critique à l’aide de la tradition pragmatiste et à la lumière de sa propre contestation du progressisme naïf, Rahel Jaeggi nous offre les moyens de porter un jugement affûté sur les tendances émancipatrices et oppressives à l’œuvre aujourd’hui. (Illustr. : Central [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133768_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133768_68d5535b971d558f594f10a5affd0a71.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>L’idée de progrès semble aujourd’hui désuète, aussi bien au regard de l’état du monde qu’en termes de mot d’ordre ou de dynamique politique. Pourtant, il est bien difficile de nier la réalité de certaines avancées : l’abolition de l’esclavage, la construction des systèmes de sécurité sociale, la pénalisation du viol conjugal sont des exemples de progrès largement reconnus. Mais le constat de progrès locaux coexiste avec celui de nombreuses régressions – recul démocratique, montée en puissance des autoritarismes, xénophobie croissante… <a href="https://www.fabula.org/actualites/134275/rahel-jaeggi-progres-et-regression.html">Dans <em>Progrès et Régression</em> (Seuil), Rahel Jaeggi défend le couple progrès/régression comme un outil socio-philosophique indispensable pour développer une approche lucide de l’époque contemporaine. Mais cela implique une conception nouvelle du progrès : d’une part, loin d’être un mouvement linéraire vers un bien posé d’avance, celui-ci serait plutôt un processus d’acquisition d’expérience et de résolution de problèmes. D’autre part, il se traduit par une transformation des formes de vie et des pratiques qui n’est jamais achevée. En renouvelant ainsi les interrogations de la Théorie critique à l’aide de la tradition pragmatiste et à la lumière de sa propre contestation du progressisme naïf, Rahel Jaeggi nous offre les moyens de porter un jugement affûté sur les tendances émancipatrices et oppressives à l’œuvre aujourd’hui</a>.</p> <p><em>(Illustr. : Central téléphonique de Brugg, photographie des PTT ca. 1930, Musée de la communication, Berne).</em></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Patrick Chastenet, Penser le XXIe siècle avec Jacques Ellul</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134360/patrick-chastenet-penser-le-xxie-siecle-avec-jacques-ellul.html</link>
      <pubDate>Thu, 07 May 2026 11:03:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>La pensée de Jacques Ellul offre des clés d’interprétation des progrès fulgurants de l’intelligence artificielle, du développement des NBIC et du transhumanisme, de la crise écologique, des fake news et de la post-vérité, de la surveillance et du profilage des populations, de l’omniprésence des réseaux sociaux, de la montée des populismes et de la fatigue démocratique, du réenchantement du monde et de la poussée des intégrismes. Historien du droit, agrégé de droit romain, théologien et éthicien protestant, Jacques Ellul s’est d’abord fait connaître dans le monde anglophone à l’occasion de la publication de The Technological Society (1964). Ses travaux sur la propagande sont venus s’inscrire dans le droit fil de sa sociologie du phénomène technicien. Sa trilogie sur la révolution et les révoltes est apparue comme une approche originale du changement social combinant les sciences humaines et sociales avec les préoccupations éthiques. Auteur de près de soixante-dix livres, traduits en une quinzaine de langues, et de 1200 articles, les analyses de Jacques Ellul suscitent toujours la réflexion et le débat et continuent d’inspirer des centaines de chercheurs de par le monde. Ce livre atteste de la vitalité de sa pensée. Avec les contributions de : Frédérique Ballion, Vincent Beaulac, Olivier Boucheron, Daniel Cérézuelle, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134360_45bcf00a3b266a8722598b1a4b7324f0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134360_45bcf00a3b266a8722598b1a4b7324f0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La pensée de Jacques Ellul offre des clés d’interprétation des progrès fulgurants de l’intelligence artificielle, du développement des NBIC et du transhumanisme, de la crise écologique, des fake news et de la post-vérité, de la surveillance et du profilage des populations, de l’omniprésence des réseaux sociaux, de la montée des populismes et de la fatigue démocratique, du réenchantement du monde et de la poussée des intégrismes.</p> <p>Historien du droit, agrégé de droit romain, théologien et éthicien protestant, Jacques Ellul s’est d’abord fait connaître dans le monde anglophone à l’occasion de la publication de <em>The Technological Society</em> (1964). Ses travaux sur la propagande sont venus s’inscrire dans le droit fil de sa sociologie du phénomène technicien. Sa trilogie sur la révolution et les révoltes est apparue comme une approche originale du changement social combinant les sciences humaines et sociales avec les préoccupations éthiques.</p> <p>Auteur de près de soixante-dix livres, traduits en une quinzaine de langues, et de 1200 articles, les analyses de Jacques Ellul suscitent toujours la réflexion et le débat et continuent d’inspirer des centaines de chercheurs de par le monde. Ce livre atteste de la vitalité de sa pensée.</p> <p>Avec les contributions de : <em>Frédérique Ballion, Vincent Beaulac, Olivier Boucheron, Daniel Cérézuelle, David Colon, Fabrice Colomb, Xavier Daverat, Guillaume Drouot, Sylvain Dujancourt, Benjamin Dzierlatka, Jean-Sébastien Ingrand, Agnès James, Badr Karkbi, Théo Lapière-Bourrely, Matthew Prior, Patrick Rödel, Frédéric Rognon, Olivier Rey, Christian Roy, Benoit Sibille, Hélène Tordjman.</em></p> <p>Ouvrage publié sous la direction de <strong>Patrick Chastenet</strong>, professeur émérite en science politique à l’université de Bordeaux, ancien élève de Jacques Ellul, est l’un des meilleurs spécialistes de son œuvre. Président fondateur de l’Association internationale Jacques-Ellul et de l’International Jacques Ellul Society, directeur des <em>Cahiers Jacques-Ellul</em> et secrétaire général du prix Jacques-Ellul, il lui a consacré de nombreux travaux qui font autorité en France et aux États-Unis. Il a notamment publié <em>Introduction à Jacques Ellul</em> (La Découverte, 2019), <em>Les Racines libertaires de l’écologie politique</em> (L’Échappée, 2023), <em>À contre-courant. Entretiens avec Jacques Ellul</em> (La Table ronde, 2023). Il est l’éditeur du volume <em>Jacques Ellul, Entre technique et liberté</em> (Bouquins/Mollat, 2026).</p> <p><em>—</em></p> <p><a href="https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/05/07/en-bref-chronique-des-oublies/"><strong>On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un billet sur cet ouvrage…</strong></a></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Nana Darkoa Sekyiamah, La vie sexuelle des femmes africaines</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134310/nana-darkoa-sekyiamah-la-vie-sexuelle-des-femmes-africaines.html</link>
      <pubDate>Tue, 05 May 2026 07:39:52 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Depuis plus de dix ans, Nana Darkoa Sekyiamah parle de sexe avec des femmes africaines de tous horizons. Dans un monde où les femmes noires, qu’elles soient du continent ou afro-descendantes, ont rarement accès à une véritable éducation sexuelle, où la société leur répète qu’elles doivent se plier à des normes, parler de sexualité en public est un acte politique fort. Obligation du mariage hétérosexuel, interdiction de certaines pratiques, contrôle du choix des femmes en cas de grossesse non désirée, violences physiques — les diktats de la religion et du patriarcat sont nombreux. Dans ce contexte, affirmer sa sexualité relève d’un combat au long cours. Dans cet ouvrage, une trentaine de femmes issues du continent et de sa diaspora racontent avec franchise leurs histoires intimes et sexuelles à Nana Darkoa Sekyiamah. Qu’il s’agisse d’assumer une vie polyamoureuse au Sénégal, de trouver une communauté queer en Égypte, de concilier religion et plaisir au Cameroun, ou de retrouver son intégrité par l’abstinence aux États-Unis, ces récits révèlent le chemin singulier de chaque femme vers sa propre sexualité.Un livre nécessaire, où les femmes se confrontent aux injonctions de la société, les questionnent pour mieux leur résister, et conquérir leur liberté sexuelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134310_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134310_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Depuis plus de dix ans, Nana Darkoa Sekyiamah parle de sexe avec des femmes africaines de tous horizons. Dans un monde où les femmes noires, qu’elles soient du continent ou afro-descendantes, ont rarement accès à une véritable éducation sexuelle, où la société leur répète qu’elles doivent se plier à des normes, parler de sexualité en public est un acte politique fort. Obligation du mariage hétérosexuel, interdiction de certaines pratiques, contrôle du choix des femmes en cas de grossesse non désirée, violences physiques — les diktats de la religion et du patriarcat sont nombreux. Dans ce contexte, affirmer sa sexualité relève d’un combat au long cours.</p> <p>Dans cet ouvrage, une trentaine de femmes issues du continent et de sa diaspora racontent avec franchise leurs histoires intimes et sexuelles à Nana Darkoa Sekyiamah. Qu’il s’agisse d’assumer une vie polyamoureuse au Sénégal, de trouver une communauté queer en Égypte, de concilier religion et plaisir au Cameroun, ou de retrouver son intégrité par l’abstinence aux États-Unis, ces récits révèlent le chemin singulier de chaque femme vers sa propre sexualité.<br />Un livre nécessaire, où les femmes se confrontent aux injonctions de la société, les questionnent pour mieux leur résister, et conquérir leur liberté sexuelle.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Le Sartre de Günther Anders</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134214/g-anders.html</link>
      <pubDate>Sat, 02 May 2026 11:17:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Bien qu’ils se soient sans doute croisés physiquement, notamment au cours d’Alexandre  Kojève, ou qu’ils aient publié dans un même numéro des Recherches philosophiques, la revue d’Alexandre Koyré, les chemins de Sartre et d’Anders sont restés énigmatiquement parallèles. Sartre ignorant ou feignant d’ignorer son contemporain allemand, Anders découvrant l’existentialisme avec un train de retard comme il le dira lui-même. Dans un essai Sur Sartre resté méconnu et dont Christophe David vient de donner une traduction pour les éditions Fario, Anders retrouve — on ne sait trop si c’est avec humour ou amertume — la reprise de certaines de ses thèses des années trente dans les ouvrages à succès de Sartre, quinze ans plus tard, la lecture qu’il en fait, après avoir assisté à New York à une représentation des Mouches, est tout simplement magistrale. Il se livre à une archéologie de ce qu’il nomme l’illusion sartrienne. Son regard s’exerce tant sur le plan de la tragédie — Oreste est un Prométhée récusant l’autorité des dieux, dans la lignée de ceux de Shelley, de Goethe ou d’Ibsen — que dans le registre philosophique. Les mêmes éditions Fario publient dans le même temps l'essai Sur la langue philosophique, traduit et présenté par Perrine Wilhelm. Quelle langue pour la philosophie ? La distinction, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134214_71dacfb31b644d2ea340b7ac803e9bc8.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134214_71dacfb31b644d2ea340b7ac803e9bc8.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Bien qu’ils se soient sans doute croisés physiquement, notamment au cours d’Alexandre  Kojève, ou qu’ils aient publié dans un même numéro des R<em>echerches philosophiques</em>, la revue d’Alexandre Koyré, les chemins de Sartre et d’Anders sont restés énigmatiquement parallèles. Sartre ignorant ou feignant d’ignorer son contemporain allemand, Anders découvrant l’existentialisme avec un train de retard comme il le dira lui-même. <a href="https://www.fabula.org/actualites/134209/gunther-anders-sur-sartre.html">Dans un essai <em>Sur Sartre</em><em> </em>resté méconnu et dont Christophe David vient de donner une traduction pour les éditions Fario, Anders retrouve — on ne sait trop si c’est avec humour ou amertume — la reprise de certaines de ses thèses des années trente dans les ouvrages à succès de Sartre, quinze ans plus tard, la lecture qu’il en fait, après avoir assisté à New York à une représentation des <em>Mouches</em>, est tout simplement magistrale</a>. Il se livre à une archéologie de ce qu’il nomme l’<em>illusion</em> sartrienne. Son regard s’exerce tant sur le plan de la tragédie — Oreste est un Prométhée récusant l’autorité des dieux, dans la lignée de ceux de Shelley, de Goethe ou d’Ibsen — que dans le registre philosophique.</p> <p>Les mêmes éditions Fario publient dans le même temps <a href="https://www.fabula.org/actualites/134210/gunther-anders-sur-la-langue-philosophique.html">l'essai <em>Sur la langue philosophique</em>, traduit et présenté par Perrine Wilhelm. Quelle langue pour la philosophie ? La distinction, voire l’opposition, discutable en elle-même, entre langue ésotérique et langue exotérique se décline de bien des façons : les philosophes constituent-ils une caste privilégiée qui leur imposerait une formalisation préservant leurs secrets ? De quoi se protégeraient-ils ? Comment conjuguer vérité et démocratie ? Car si l’on sait la vérité mise en péril dans les dictatures, le pluralisme autorisé ou imposé par la démocratie ne fait-il pas courir à la vérité le risque de se confondre avec l’opinion ?</a> Pour avoir été traversé par cette question et avoir opéré lui-même une révolution par le refus d’une formalisation académique dans laquelle il a pourtant grandi et évolué, Günther Anders sait qu’il n’existe pas de réponse simple, évidente, au choix d’une langue. Et s’il s’est écarté de la carrière universitaire, sans renoncer en rien pour autant à la rigueur, ce fut pour décider d’empoigner des questions <em>de</em> et <em>pour</em> son temps. On mesure à travers ces textes sur l’expression de la pensée philosophique que ce choix ne s’est pas fait aisément et qu’il est le fruit tant d’une nécessité intérieure que des enjeux d’une époque. L’analogie qu’Anders explore avec les questions rencontrées aujourd’hui par le poète est sur ce point remarquablement éclairante.</p> <p>Rappelons la <a href="https://www.fabula.org/actualites/132464/gunther-anders-le-temps-de-la-fin.html">parution à l'automne dernier de <em>Le temps de la fin</em>, traduit par Christophe David encore pour les éditions de L'Herne</a>. Fabula vous invite à <a href="https://fr.scribd.com/document/909861951/Le-temps-de-la-fin#fullscreen=1&amp;from_embed">feuilleter l'ouvrage...</a></p> <p></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Harald Jähner, L'ivresse des sommets</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134281/harald-jahner-l-ivresse-des-sommets.html</link>
      <pubDate>Sat, 02 May 2026 06:53:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Traduction d'Olivier Mannoni Allemagne, 1918. L’Empire s’effondre, la guerre laisse le pays exsangue et endetté. Dans la défaite s’impose un rêve : celui d’une démocratie moderne et sociale. Pendant quinze ans, la république de Weimar vibre au rythme d’une vitalité sans précédent : villes en effervescence, révolution des mœurs, jazz, émancipation féminine, charleston, architecture Bauhaus... Pourtant cette liberté nouvelle côtoie la misère, la peur du déclassement et la montée de la haine. L’instabilité politique, les crises économiques et la violence sociale fragilisent la République et, en 1933, l’Allemagne bascule : Hitler accède au pouvoir. Comment cette modernité éblouissante a-t-elle pu nourrir un tel mouvement de repli et de destruction ?  Après Le Temps des loups (prix Historia 2024 du meilleur livre d’Histoire), Harald Jähner poursuit son exploration de l’histoire allemande. Puisant à une multitude de témoignages de première main, il éclaire “par le bas” les trajectoires, les ressentis et les mentalités qui ont façonné cette ère de profonds changements, livrant le récit vertigineux d’une période aux résonances troublantes avec notre temps. Il dresse le portrait saisissant de cette "courte vie entre les guerres" , où l'euphorie de la modernité côtoyait l'angoisse d'un avenir incertain. Dynamiques sociales explosives face aux crises, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134281_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134281_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Traduction d'Olivier Mannoni</strong></p> <p>Allemagne, 1918. L’Empire s’effondre, la guerre laisse le pays exsangue et endetté. Dans la défaite s’impose un rêve : celui d’une démocratie moderne et sociale.</p> <p>Pendant quinze ans, la république de Weimar vibre au rythme d’une vitalité sans précédent : villes en effervescence, révolution des mœurs, jazz, émancipation féminine, charleston, architecture Bauhaus... Pourtant cette liberté nouvelle côtoie la misère, la peur du déclassement et la montée de la haine. L’instabilité politique, les crises économiques et la violence sociale fragilisent la République et, en 1933, l’Allemagne bascule : Hitler accède au pouvoir.</p> <p>Comment cette modernité éblouissante a-t-elle pu nourrir un tel mouvement de repli et de destruction ? </p> <p>Après <a href="https://www.fabula.org/actualites/119704/harald-jahner-le-temps-des-loups.html"><em>Le Temps des loups</em></a> (prix Historia 2024 du meilleur livre d’Histoire), Harald Jähner poursuit son exploration de l’histoire allemande. Puisant à une multitude de témoignages de première main, il éclaire “par le bas” les trajectoires, les ressentis et les mentalités qui ont façonné cette ère de profonds changements, livrant le récit vertigineux d’une période aux résonances troublantes avec notre temps.</p> <p>Il dresse le portrait saisissant de cette "courte vie entre les guerres" , où l'euphorie de la modernité côtoyait l'angoisse d'un avenir incertain. Dynamiques sociales explosives face aux crises, turbulences politiques profondes et paradoxes économiques : Harald Jähner ausculte les états d'âme collectifs de cette période fascinante dans un ouvrage essentiel pour qui veut comprendre les racines du XXe siècle.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Sarah Fila-Bakabadio, Être une femme noire en France. Récits</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134276/sarah-fila-bakabadio-etre-une-femme-noire-en-france-recits.html</link>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 20:23:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>« Madame, comment faites-vous en tant que femme noire ? » Cette question est celle de Maëlys, l’une de mes étudiantes. Elle est le point de départ et la raison d’être de cette enquête sur la condition des femmes noires en France. Ce livre mêle ma voix d’universitaire, femme noire métisse, à celles de quatre autres femmes noires, Ayana, Marie-Anne et Pélagie en plus de Maëlys. Chacune m’a raconté son quotidien : le poids du patriarcat, le racisme, mais aussi la diversité des mondes afro, la beauté du corps, la sororité et l’émancipation. Les femmes noires sont souvent invisibles, et leur parole est empêchée. Pourtant, elles incarnent une double modernité, au croisement du genre et de la race, dans une intersectionnalité qu’elles vivent concrètement. Garantes d’une expérience cruciale, elles sont aujourd’hui au cœur des débats et des contradictions de notre société. — S. F.-B. Sarah Fila-Bakabadio est maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université. Historienne de l’Atlantique noir, elle travaille sur les circulations intellectuelles, culturelles et politiques des Africains-Américains et des Afro-descendants aux XXe et XXIe siècles.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134276_817c5803ab59d2e1a70cb8bdad159efc.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134276_817c5803ab59d2e1a70cb8bdad159efc.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>« Madame, comment faites-vous en tant que femme noire ? » Cette question est celle de Maëlys, l’une de mes étudiantes. Elle est le point de départ et la raison d’être de cette enquête sur la condition des femmes noires en France.</p> <p>Ce livre mêle ma voix d’universitaire, femme noire métisse, à celles de quatre autres femmes noires, Ayana, Marie-Anne et Pélagie en plus de Maëlys. Chacune m’a raconté son quotidien : le poids du patriarcat, le racisme, mais aussi la diversité des mondes afro, la beauté du corps, la sororité et l’émancipation.</p> <p>Les femmes noires sont souvent invisibles, et leur parole est empêchée. Pourtant, elles incarnent une double modernité, au croisement du genre et de la race, dans une intersectionnalité qu’elles vivent concrètement. Garantes d’une expérience cruciale, elles sont aujourd’hui au cœur des débats et des contradictions de notre société. — S. F.-B.</p> <p><em>Sarah Fila-Bakabadio est maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université. Historienne de l’Atlantique noir, elle travaille sur les circulations intellectuelles, culturelles et politiques des Africains-Américains et des Afro-descendants aux XXe et XXIe siècles.</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Rahel Jaeggi, Progrès et Régression</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134275/rahel-jaeggi-progres-et-regression.html</link>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 20:16:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/134275/rahel-jaeggi-progres-et-regression.html</guid>
      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Traduit par Sacha Zilberfarb L’idée de progrès semble aujourd’hui désuète, aussi bien au regard de l’état du monde qu’en termes de mot d’ordre ou de dynamique politique. Pourtant, il est bien difficile de nier la réalité de certaines avancées : l’abolition de l’esclavage, la construction des systèmes de sécurité sociale, la pénalisation du viol conjugal sont des exemples de progrès largement reconnus. Mais le constat de progrès locaux coexiste avec celui de nombreuses régressions – recul démocratique, montée en puissance des autoritarismes, xénophobie croissante… Dans ce livre, Rahel Jaeggi défend le couple progrès/régression comme un outil socio-philosophique indispensable pour développer une approche lucide de l’époque contemporaine. Mais cela implique une conception nouvelle du progrès : d’une part, loin d’être un mouvement linéraire vers un bien posé d’avance, celui-ci serait plutôt un processus d’acquisition d’expérience et de résolution de problèmes. D’autre part, il se traduit par une transformation des formes de vie et des pratiques qui n’est jamais achevée. En renouvelant ainsi les interrogations de la Théorie critique à l’aide de la tradition pragmatiste et à la lumière de sa propre contestation du progressisme naïf, Rahel Jaeggi nous offre les moyens de porter un jugement affûté sur les tendances émancipatrices et oppressives à l’oeuvre [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134275_bab762c4e1b97a849e1609a53364ef3a.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134275_bab762c4e1b97a849e1609a53364ef3a.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Traduit par Sacha Zilberfarb</strong></p> <p>L’idée de progrès semble aujourd’hui désuète, aussi bien au regard de l’état du monde qu’en termes de mot d’ordre ou de dynamique politique. Pourtant, il est bien difficile de nier la réalité de certaines avancées : l’abolition de l’esclavage, la construction des systèmes de sécurité sociale, la pénalisation du viol conjugal sont des exemples de progrès largement reconnus. Mais le constat de progrès locaux coexiste avec celui de nombreuses régressions – recul démocratique, montée en puissance des autoritarismes, xénophobie croissante…</p> <p>Dans ce livre, Rahel Jaeggi défend le couple progrès/régression comme un outil socio-philosophique indispensable pour développer une approche lucide de l’époque contemporaine. Mais cela implique une conception nouvelle du progrès : d’une part, loin d’être un mouvement linéraire vers un bien posé d’avance, celui-ci serait plutôt un processus d’acquisition d’expérience et de résolution de problèmes. D’autre part, il se traduit par une transformation des formes de vie et des pratiques qui n’est jamais achevée.</p> <p>En renouvelant ainsi les interrogations de la Théorie critique à l’aide de la tradition pragmatiste et à la lumière de sa propre contestation du progressisme naïf, Rahel Jaeggi nous offre les moyens de porter un jugement affûté sur les tendances émancipatrices et oppressives à l’oeuvre aujourd’hui.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Serial readers</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134141/serial.html</link>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 10:57:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Dirigée par Stéphane Rolet, Sarah Hatchuel, Ariane Hudelet, Claire Cornillon et Éric Maigret, la collection "Sérial" des trop discrètes Presses universitaires François Rabelais s’attache aux manifestations du phénomène sériel sous toutes ses formes (littéraire, filmique, historique, sociologique, artistique), sans exclusive. Fabula avait en son temps salué l'essai de Laure Depretto, The Newsroom de Sorkin. Ou Don Quichotte journaliste. Parmi les titres récemment parus, signalons Perdre pied. Le principe d'incertitude dans les séries de Marta Boni, dont on peut lire quelques pages sur le site de l'éditeur…, mais aussi Un Moyen Âge en clair-obscur. Le médiévalisme dans les séries télévisées signé par Justine Breton, dont quelques pages sont également accessibles en ligne….</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134141_441c80b09738da46144c9b13c2589454.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134141_441c80b09738da46144c9b13c2589454.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Dirigée par Stéphane Rolet, Sarah Hatchuel, Ariane Hudelet, Claire Cornillon et Éric Maigret, <a href="https://pufr-editions.fr/collection/serial/">la collection "Sérial" des trop discrètes Presses universitaires François Rabelais s’attache aux manifestations du phénomène sériel sous toutes ses formes</a> (littéraire, filmique, historique, sociologique, artistique), sans exclusive. Fabula avait en son temps salué <a href="https://www.fabula.org/actualites/76430/l-depretto-the-newsroom-de-sorkim-ou-don-quichotte-journaliste.html">l'essai de Laure Depretto, <em>The Newsroom de Sorkin. Ou Don Quichotte journaliste</em></a>. Parmi les titres récemment parus, signalons <a href="https://www.fabula.org/actualites/134140/marta-boni-perdre-pied-le-principe-d-incertitude-dans-les-series.html"><em>Perdre pied. Le principe d'incertitude dans les séries</em> de Marta Boni</a>, dont on peut <a href="https://pufr-editions.fr/produit/perdre-pied/">lire quelques pages sur le site de l'éditeur…</a>, mais aussi <a href="https://www.fabula.org/actualites/112585/justine-breton-un-moyen-age-en-clair-obscur-le-medievalisme-dans-les-series-televisees.html"><em>Un Moyen Âge en clair-obscur. Le médiévalisme dans les séries télévisées</em> signé par Justine Breton</a>, dont quelques pages sont également <a href="https://pufr-editions.fr/produit/un-moyen-age-en-clair-obscur/">accessibles en ligne…</a>.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Caroline Fourgeaud-Laville, Humanités</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134166/caroline-fourgeaud-laville-humanites.html</link>
      <pubDate>Sun, 26 Apr 2026 15:57:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>De l’IA aux neurosciences, des start-up aux champs de bataille, des cryptomonnaies à la culture, de l’économie à la défense, les humanités sont partout ! Contrairement aux idées reçues, les humanités – le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l’histoire antique – ne sont pas élitistes : elles démocratisent l’accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l’esprit critique. Nous faisant parcourir le monde, d’une école d’Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants en difficulté, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d’Herculanum, l’auteur démontre leur actualité brûlante et leur modernité contre tous les préjugés. Mêlant témoignages de terrain, décryptages géopolitiques et révélations archéologiques, elle nous offre un lumineux plaidoyer pour que les humanités redeviennent ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être: un fabuleux outil d’émancipation et de résistance démocratique, une véritable arme contre la barbarie. Docteur ès lettres et fondatrice de l’association Eurêka qui initie les enfants au grec ancien dès le primaire, Caroline Fourgeaud-Laville défend la transmission des langues anciennes comme outil d’émancipation et de citoyenneté. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134166_2c172d2465a97d9267ebce6165fd94db.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134166_2c172d2465a97d9267ebce6165fd94db.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>De l’IA aux neurosciences, des start-up aux champs de bataille, des cryptomonnaies à la culture, de l’économie à la défense, les humanités sont partout !</p> <p>Contrairement aux idées reçues, les humanités – le grec et le latin, mais aussi la philosophie, la philologie, ou encore l’histoire antique – ne sont pas élitistes : elles démocratisent l’accès au sens des mots, déjouent les pièges de la novlangue, aiguisent l’esprit critique.</p> <p>Nous faisant parcourir le monde, d’une école d’Irlande du Nord où Sénèque apaise les enfants en difficulté, aux vétérans américains qui se reconstruisent en lisant Sophocle, des campus de Princeton aux laboratoires qui percent les secrets des papyrus carbonisés d’Herculanum, l’auteur démontre leur actualité brûlante et leur modernité contre tous les préjugés.</p> <p>Mêlant témoignages de terrain, décryptages géopolitiques et révélations archéologiques, elle nous offre un lumineux plaidoyer pour que les humanités redeviennent ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être: un fabuleux outil d’émancipation et de résistance démocratique, une véritable arme contre la barbarie.</p> <p><em>Docteur ès lettres et fondatrice de l’association Eurêka qui initie les enfants au grec ancien dès le primaire, Caroline Fourgeaud-Laville défend la transmission des langues anciennes comme outil d’émancipation et de citoyenneté. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont </em>La Grèce antique<em> (Perrin, 2025).</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Thomas Hochmann, On ne peut plus rien dire. Liberté d’expression : le grand détournement</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134165/thomas-hochmann-on-ne-peut-plus-rien-dire-liberte-d-expression-le-grand-detournement.html</link>
      <pubDate>Sun, 26 Apr 2026 15:52:34 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>À entendre la plupart des responsables politiques, pour faire refluer l’extrême droite, il suffirait de prendre de bonnes mesures, d’améliorer la vie des gens. Ils se trompent lourdement. Bien qu’essentiel et nécessaire, le contenu des politiques menées semble importer bien moins que la manière dont elles sont présentées et commentées ; la meilleure politique du monde ne pèse pas lourd face à la large diffusion de propos qui manipulent les faits, qui sèment la division et encouragent à la discrimination. L’urgence est donc de protéger, enfin, la condition essentielle de toute démocratie : la libre discussion des affaires publiques, dans le respect d’autrui, et sur une base factuelle partagée. Par un incroyable retournement en effet, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd’hui brocardé comme une atteinte à la « liberté d’expression ». Dès qu’un chantre du camp « national » fait l’objet d’une sanction, ou même dès qu’il est simplement contredit un peu vivement, il se lamente : « On ne peut plus rien dire… » Cette complainte des nouveaux censurés s’étire à longueur de journée sur les plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d’intolérance « woke ». Qu’un juge ose timidement rappeler qu’une [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134165_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134165_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>À entendre la plupart des responsables politiques, pour faire refluer l’extrême droite, il suffirait de prendre de bonnes mesures, d’améliorer la vie des gens. Ils se trompent lourdement. Bien qu’essentiel et nécessaire, le contenu des politiques menées semble importer bien moins que la manière dont elles sont présentées et commentées ; la meilleure politique du monde ne pèse pas lourd face à la large diffusion de propos qui manipulent les faits, qui sèment la division et encouragent à la discrimination. L’urgence est donc de protéger, enfin, la condition essentielle de toute démocratie : la libre discussion des affaires publiques, dans le respect d’autrui, et sur une base factuelle partagée.</p> <p>Par un incroyable retournement en effet, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd’hui brocardé comme une atteinte à la « liberté d’expression ». Dès qu’un chantre du camp « national » fait l’objet d’une sanction, ou même dès qu’il est simplement contredit un peu vivement, il se lamente : « On ne peut plus rien dire… » Cette complainte des nouveaux censurés s’étire à longueur de journée sur les plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d’intolérance « woke ». Qu’un juge ose timidement rappeler qu’une chaîne d’information ne peut consacrer exclusivement son antenne à la propagande d’extrême droite, et une vague d’indignation déferle aussitôt contre la « censure », cette « guillotine symbolique ».</p> <p>Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique. C’est pourquoi les restrictions de l’expression publique, loin d’être en contradiction avec la liberté d’expression, lui sont consubstantielles.</p> <p>La « liberté d’expression » brandie par les courants réactionnaires, qui couvre toutes les manipulations et toutes les agressions, est un piège. La véritable liberté d’expression s’exerce dans un cadre qui exclut notamment tout discours de haine, sans jamais gêner le débat public.</p> <p>Dans un style alerte et accessible à tous, ce livre révèle la manière dont l’extrême droite a accaparé la liberté d’expression pour mieux la dévoyer. Face à la montagne d’ouvrages qui dénoncent le wokisme et la censure, il montre comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l’appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Car leur mise en œuvre constitue désormais notre seule et dernière chance de repousser l’extrême droite.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Maxime Rovere, Dire la vérité</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134164/maxime-rovere-dire-la-verite.html</link>
      <pubDate>Sun, 26 Apr 2026 15:49:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Préface inédite Qui s’intéresse encore à la vérité ? Fake news, mensonges, manipulations des données, discrédit des scientifiques, croyances aveugles, rejets violents et polarisations extrêmes : tout semble fait pour nous tromper et pour nous faire obstacle – voire pour nous dresser les uns contre les autres. Craignant de devenir les pantins de pouvoirs aux buts obscurs, nous voudrions retourner aux « faits ». Mais dans des sociétés hantées par la technologie et l’intelligence artificielle, c’est le sens même de la réalité qui se délite. Comment nous remettre sur le bon chemin ? Refusant les illusions confortables comme les dénonciations stériles, Maxime Rovere propose un éclairage renversant sur les fakes news, sur les défis de l’enseignement et sur nos prises de conscience, pas toujours aussi transformatrices qu’on le voudrait. En donnant des clés pour nous réorienter, cet essai lumineux repense la vérité dans les termes d’interactions vivantes et partagées. Feuilleter le livre…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134164_1fa808c33402096851db3a7259d6a5a4.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134164_1fa808c33402096851db3a7259d6a5a4.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p class="Book-titleComment"><strong>Préface inédite</strong></p> <p>Qui s’intéresse encore à la vérité ? <em>Fake news</em>, mensonges, manipulations des données, discrédit des scientifiques, croyances aveugles, rejets violents et polarisations extrêmes : tout semble fait pour nous tromper et pour nous faire obstacle – voire pour nous dresser les uns contre les autres. Craignant de devenir les pantins de pouvoirs aux buts obscurs, nous voudrions retourner aux « faits ». Mais dans des sociétés hantées par la technologie et l’intelligence artificielle, c’est le sens même de la réalité qui se délite. Comment nous remettre sur le bon chemin ?</p> <p>Refusant les illusions confortables comme les dénonciations stériles, Maxime Rovere propose un éclairage renversant sur les <em>fakes news</em>, sur les défis de l’enseignement et sur nos prises de conscience, pas toujours aussi transformatrices qu’on le voudrait. En donnant des clés pour nous réorienter, cet essai lumineux repense la vérité dans les termes d’interactions vivantes et partagées.</p> <p><strong><a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODIxMDc3L3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1lcHViJnNpZ2lkPTE3MjYzMTY1MzYmc2lnbmF0dXJlPWFkMWQ0ZTM0OTZjZGYyN2MzOGQ2Yzc4OGQxMGIyZTY4YjY1MTJiYTBiYWZiNmZjNGZhMTdhZjJlZmZjNWViZGQ">Feuilleter le livre…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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      <title>Phénoménologie des émotions</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134030/phenomenologie-des-emotions.html</link>
      <pubDate>Sat, 25 Apr 2026 06:34:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Sous le titre Phénoménologie des émotions, Natalie Depraz a réuni pour les éditions Vrin avec le concours de Maria Gyemant les manuscrits inédits de Husserl sur l’affectivité (Gemüt, Gefühle). Ils révèlent combien les émotions ont constitué un des thèmes qui a préoccupé le phénoménologue tout au long de sa vie. Le corpus traduit est issu du second volume des Studien zur Struktur des Bewusstseins intitulé "Sentiment et valeur" (Gefühl und Wert, 1896-1925). Il met en scène une double dynamique croisée entre émotions et valeurs, où chacun revêt une fonction pour l’autre : la valeur de l’objet est le lieu d’impulsion de l’émotion, par exemple de la joie ; l’émotion, par exemple le plaisir, porte et suscite l’attribution de valeur. Husserl, donc, entre la valeur et l’émotion, ne choisit pas, et c’est heureux. Il pense les deux ensemble. Nathalie Depraz fait paraître dans le même temps un essai, Le cœur battant de l'ego. Husserl et la phénoménologie des émotions (Vrin également). Traduire Gemüt par cœur, c’est dire d'emblée que l’émotion n’est pas psychique mais corps viscéral. On ira lire aussi un peu en amont, en s'intéressant à Hume avec Alexandre Charrier qui fait paraître Le soi à la lumière des émotions dans la collection "La croisée des [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134030_f425248541f37b16d00b414a7f04a767.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134030_f425248541f37b16d00b414a7f04a767.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/134055/edmund-husserl-phenomenologie-des-emotions.html">Sous le titre <em>Phénoménologie des émotions</em>, Natalie Depraz a réuni pour les éditions Vrin avec le concours de Maria Gyemant les manuscrits inédits de Husserl sur l’affectivité (<em>Gemüt</em>, <em>Gefühle</em>). Ils révèlent combien les émotions ont constitué un des thèmes qui a préoccupé le phénoménologue tout au long de sa vie. Le corpus traduit est issu du second volume des <em>Studien zur Struktur des Bewusstseins</em> intitulé "Sentiment et valeur" (<em>Gefühl und Wert, </em>1896-1925). Il met en scène une double dynamique croisée entre émotions et valeurs, où chacun revêt une fonction pour l’autre : la valeur de l’objet est le lieu d’impulsion de l’émotion, par exemple de la joie ; l’émotion, par exemple le plaisir, porte et suscite l’attribution de valeur. Husserl, donc, entre la valeur et l’émotion, ne choisit pas</a>, et c’est heureux. Il pense les deux ensemble.</p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/134000/nathalie-depraz-le-coeur-battant-de-l-ego-husserl-et-la-phenomenologie-des-emotions.html">Nathalie Depraz fait paraître dans le même temps un essai, <em>Le cœur battant de l'ego. Husserl et la phénoménologie des émotions</em></a> (Vrin également). Traduire <em>Gemüt</em> par cœur, c’est dire d'emblée que l’émotion n’est pas psychique mais corps viscéral.</p> <p>On ira lire aussi un peu en amont, <a href="https://www.fabula.org/actualites/134056/alexandre-charrier-le-soi-a-la-lumiere-des-emotions.html">en s'intéressant à Hume avec Alexandre Charrier qui fait paraître <em>Le soi à la lumière des émotions</em> dans la collection "La croisée des chemins" (ENS éditions). L'essai invite à penser le soi comme une simple représentation qui découle, avant tout, de notre vie émotionnelle. D’où vient l’idée que nous avons de nous-mêmes ? Comment la représentation de soi – et, plus précisément, d’un soi continu et identique à lui-même à travers le temps – advient-elle à la conscience ? Par quels ressorts psychologiques y consentons-nous ?</a> Le sommaire de l'ouvrage est à découvrir<strong> </strong><a href="https://books.openedition.org/enseditions/67567">en ligne via OpenEdition…</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Savoirs situés</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134091/savoirs-situes.html</link>
      <pubDate>Fri, 24 Apr 2026 12:03:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>"Comment voir ? Depuis où ? Qui peut avoir plus d’un seul point de vue ? Qui se retrouve aveuglé·e ? Qui porte des œillères ?". En 1988, Donna Haraway donnait naissance à une notion devenue centrale dans les mondes universitaires, artistiques et militants. Quarante ans plus tard, cette idée de "savoirs situés", à la croisée de l’écologie, des pensées décoloniales et du féminisme, reste des plus stimulantes. Les éditions marseillaises Wildproject accueille au sein de leur "Petite bibliothèque d'écologie populaire" une traduction de l'essai de Donna Haraway, Savoirs situés. Fabula vous invite à lire un extrait de l'ouvrage… Rappelons à cette occasion la 26e livraison de Fabula-LhT : "Situer la théorie : pensées de la littérature et savoirs situés (féminismes, postcolonialismes)", supervisée par Marie-Jeanne Zenetti, Flavia Bujor, Marion Coste, Claire Paulian, Heta Rundgren et Aurore Turbiau, et adossée à un dossier critique d'Acta fabula.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134091_ba4084cf45da64ef8ac21fa5d5c34146.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134091_ba4084cf45da64ef8ac21fa5d5c34146.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>"Comment voir ? Depuis où ? Qui peut avoir plus d’un seul point de vue ? Qui se retrouve aveuglé·e ? Qui porte des œillères ?". En 1988, Donna Haraway donnait naissance à une notion devenue centrale dans les mondes universitaires, artistiques et militants. Quarante ans plus tard, cette idée de "savoirs situés", à la croisée de l’écologie, des pensées décoloniales et du féminisme, reste des plus stimulantes. <a href="https://www.fabula.org/actualites/134089/donna-haraway-savoirs-situes.html">Les éditions marseillaises Wildproject accueille au sein de leur "Petite bibliothèque d'écologie populaire" une traduction de l'essai de Donna Haraway, <em>Savoirs situés</em></a>. Fabula vous invite à <a href="https://wildproject.org/media/pages/livres/savoirs-situes/88589f5e55-1770132420/montage-savoirs-situes-extrait.pdf">lire un extrait de l'ouvrage…</a></p> <p>Rappelons à cette occasion la <a href="https://www.fabula.org/lht/26/">26e livraison de <em>Fabula-LhT</em> : "Situer la théorie : pensées de la littérature et savoirs situés (féminismes, postcolonialismes)"</a>, supervisée par Marie-Jeanne Zenetti, Flavia Bujor, Marion Coste, Claire Paulian, Heta Rundgren et Aurore Turbiau, et <a href="https://www.fabula.org/revue/sommaire13834.php">adossée à un dossier critique d'</a><em><a href="https://www.fabula.org/revue/sommaire13834.php">Acta fabula</a>.</em></p> <p class="b-b-dotted pb-4"></p>]]></content:encoded>
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      <title>Marta Boni, Perdre pied. Le principe d'incertitude dans les séries</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134140/marta-boni-perdre-pied-le-principe-d-incertitude-dans-les-series.html</link>
      <pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:54:33 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Russian Doll, Killing Eve, I May Destroy You, ou même Grey’s Anatomy…Qu’elles soient des produits industriels ou créations d’auteur, les séries contiennent une dose d’instabilité. Plus qu’un ressort narratif, l’incertitude est un ingrédient qui confère une force particulière aux personnages et aux récits des séries contemporaines. Il est même possible de parler d’une nouvelle tendance qui résonne avec une période de crise : ces protagonistes qui perdent pied, dans des intrigues qui mélangent les genres, nous encouragent à rire pour, ensuite, livrer un message plus inquiétant. « Perdre pied » c’est perdre l’assurance d’une maîtrise du monde ; louper notre tentative d’avancer en ligne droite. Organisé autour de sept concepts (désorientation, doute, inconfort, indiscipline, sauvagerie, grotesque et échec), ce livre explore le principe de l’incertitude dans les séries. Proposant une interrogation large, à travers des genres différents (comédie, dramédie, drame, thriller) il permet de comprendre ce qui nous pousse à aimer les séries. Pourquoi persévérer à suivre une série alors qu’elle peut nous confronter à l’erreur, la frustration ou l’épuisement ? Pourquoi apprécions-nous autant cette dose de malaise ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre. Lire quelques pages sur le site de l'éditeur… — On peut [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134140_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134140_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><em>Russian Doll</em>, <em>Killing Eve</em>, <em>I May Destroy You</em>, ou même <em>Grey’s Anatomy</em>…Qu’elles soient des produits industriels ou créations d’auteur, les séries contiennent une dose d’instabilité. Plus qu’un ressort narratif, l’incertitude est un ingrédient qui confère une force particulière aux personnages et aux récits des séries contemporaines. Il est même possible de parler d’une nouvelle tendance qui résonne avec une période de crise : ces protagonistes qui perdent pied, dans des intrigues qui mélangent les genres, nous encouragent à rire pour, ensuite, livrer un message plus inquiétant.</p> <p>« Perdre pied » c’est perdre l’assurance d’une maîtrise du monde ; louper notre tentative d’avancer en ligne droite. Organisé autour de sept concepts (désorientation, doute, inconfort, indiscipline, sauvagerie, grotesque et échec), ce livre explore le principe de l’incertitude dans les séries. Proposant une interrogation large, à travers des genres différents (comédie, dramédie, drame, thriller) il permet de comprendre ce qui nous pousse à aimer les séries. Pourquoi persévérer à suivre une série alors qu’elle peut nous confronter à l’erreur, la frustration ou l’épuisement ? Pourquoi apprécions-nous autant cette dose de malaise ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre.</p> <p><strong><a href="https://pufr-editions.fr/produit/perdre-pied/">Lire quelques pages sur le site de l'éditeur…</a></strong></p> <p>—</p> <p><strong><a href="https://www.nonfiction.fr/article-12693-lincertitude-au-cur-des-series-contemporaines.htm">On peut lire sur nonfiction.fr un article sur cet ouvrage…</a></strong></p> <p>—</p> <p><strong>Sommaire</strong></p> <p>Introduction</p> <p><strong>Partie I – Désorientation<br /></strong></p> <p>Chapitre 1 – Manquer sa chaise : <em>The Chair<br /></em>Chapitre 2 – Un chemin oblique<br />Chapitre 3 – <em>Transparent </em>jusqu’à l’évanouissement<br />Chapitre 4 – Un corps qui s’évanouit<br />Chapitre 5 – Se chercher : Alice dans Mrs. America</p> <p><strong>Partie II – Inconfort<br /></strong></p> <p>Chapitre 6 – Les plaisirs du malaise<br />Chapitre 7 – <em>Fleabag </em>: elle s’adresse à nous<br />Chapitre 8 – Regards-caméra<br />Chapitre 9 – « Refuser de s’asseoir à la table du bonheur »<br />Chapitre 10 – L’adolescence, âge ingrat<br />Chapitre 11 – Fraser dans <em>We Are Who We Are :<br /></em><em>queer </em>et inconfortable</p> <p><strong>Partie III – Doute<br /></strong></p> <p>Chapitre 12 – Pour une typologie du doute dans les séries<br />Chapitre 13 – L’effet Rashōmon : <em>The Affair<br /></em>Chapitre 14 – <em>Genera+ion </em>:<br />effet Rashōmon ou syndrome FOMO ?<br />Chapitre 15 – Nadia dans <em>Russian Doll </em>:<br />entre <em>Groundhog Day </em>et <em>L’Année dernière à Marienbad </em></p> <p><strong>Partie IV – Indiscipline<br /></strong></p> <p>Chapitre 16 – <em> « Be messy »<br /></em>Chapitre 17 – Un média indiscipliné<br />Chapitre 18 – Antihéros et antihéroïnes : des sujets obstinés<br />Chapitre 19 – Des femmes indisciplinées<br />Chapitre 20 – Indiscipline et humour<br />Chapitre 21 – <em>Broad City</em> : la fin du surmoi féminin<br />Chapitre 22 – Insécurité : <em>Insecure<br /></em>Chapitre 23 – Les marginaux de la famille royale</p> <p><strong>Partie V – Sauvagerie<br /></strong></p> <p>Chapitre 24 – Le point de non-retour<br />Chapitre 25 – Une expérience de la dépossession<br />Chapitre 26 – <em>Killing Eve </em>: « Honnêtement, j’ai l’impression<br />que je pourrais perdre la tête »<br />Chapitre 27 – Des crimes sanglants et spectaculaires<br />Chapitre 28 – Le désir comme forme de connaissance<br />Chapitre 29 – Répéter : défaite et espoir<br />Chapitre 30 – Magnifique et sauvage :<br />le marketing et la réception de <em>L’amica geniale<br /></em>Chapitre 31 – Une vision romantique<br />Chapitre 32 – <em>L’amica geniale </em>: Lila et Lenù</p> <p><strong>Partie VI – Grotesque<br /></strong></p> <p>Chapitre 33 – Un mauvais goût spectaculaire<br />Chapitre 34 – Trajectoires du grotesque<br />Chapitre 35 – Corps grotesques<br />Chapitre 36 – <em>Mrs. Fletcher </em>: profondément dérangeante<br />Chapitre 37 – Des femmes grotesques<br />Chapitre 38 – Trauma : <em>I May Destroy You </em></p> <p><strong>Partie VII – Échec<br /></strong></p> <p>Chapitre 39 – Flops historiques<br />Chapitre 40 – Frôler l’échec à l’ère de la pandémie :<br />la saison 17 de <em>Grey’s Anatomy<br /></em>Chapitre 41 – Échec et utopie<br />Chapitre 42 – Potentiel de l’échec<br />Chapitre 43 – Contre le progrès<br />Chapitre 44 – <em>Kidding </em>: antihéros et stupidité<br />Chapitre 45 – Échecs (libératoires)<br />de la parentalité : <em>Workin’ Moms<br /></em>Chapitre 46 – L’échec comme style : <em>I Love Dick<br /></em>Chapitre 47 – Antihéroïne : l’échec la définit</p> <p>Conclusions</p> <p>Bibliographie</p> <p>Index</p>]]></content:encoded>
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      <title>Régis Meyran, La racialisation du monde</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/134098/regis-meyran-la-racialisation-du-monde.html</link>
      <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 16:13:00 +0200</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Comment la notion de race, très discutable sur le plan scientifique, a-t-elle pu transformer le monde de façon globale, entre les années 1850 et aujourd’hui ? Cet ouvrage analyse l’apparition de la notion au siècle des Lumières, et son utilisation politique au plan mondial à partir du milieu du 19e siècle jusqu’à nos jours. Une attention particulière est portée sur les années 1930, époque où la racialisation touche non seulement le nazisme et les fascismes, mais encore toutes les nations européennes, les empires coloniaux, les Amériques et le monde asiatique. L’auteur de ce livre montre comment la modernité industrielle a réquisitionné la notion de race pour en faire un outil de domination, alors que les minorités s’en sont saisies pour tenter de résister à cette domination. Régis Meyran, anthropologue et sociologue, est docteur associé au laboratoire GSRL (Groupe Société, Religions, Laïcité) de l’EPHE. Il anime, avec Philippe Portier, la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme (PIRA/EPHE). — On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un entretien avec l'auteur… Et sur nonfiction.fr un article d'Alain Policar…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/134098_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="134098_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Comment la notion de race, très discutable sur le plan scientifique, a-t-elle pu transformer le monde de façon globale, entre les années 1850 et aujourd’hui ? Cet ouvrage analyse l’apparition de la notion au siècle des Lumières, et son utilisation politique au plan mondial à partir du milieu du 19e siècle jusqu’à nos jours. Une attention particulière est portée sur les années 1930, époque où la racialisation touche non seulement le nazisme et les fascismes, mais encore toutes les nations européennes, les empires coloniaux, les Amériques et le monde asiatique. L’auteur de ce livre montre comment la modernité industrielle a réquisitionné la notion de race pour en faire un outil de domination, alors que les minorités s’en sont saisies pour tenter de résister à cette domination.</p> <p><em>Régis Meyran, anthropologue et sociologue, est docteur associé au laboratoire GSRL (Groupe Société, Religions, Laïcité) de l’EPHE.</em></p> <p><em>Il anime, avec Philippe Portier, la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme (PIRA/EPHE).</em></p> <p>—</p> <p><strong><a href="https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/04/14/une-histoire-mondiale-de-la-race-regis-meyran/">On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un entretien avec l'auteur…</a></strong></p> <p><strong><a href="https://www.nonfiction.fr/article-12692-racialisation-une-histoire-globale.htm">Et sur nonfiction.fr un article d'Alain Policar…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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