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    <title>Fabula : Nouvelles</title>
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    <description>Actualité des dernières annonces</description>
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    <copyright>Copyright 2026, Fabula</copyright>
    <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 09:00:03 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>Sat, 28 Mar 2026 09:00:03 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Bertrand Westphal, Street Art. Paysage mental Récit mural</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133629/bertrand-westphal-street-art-paysage-mental-recit-mural.html</link>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:58:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Le street art suscite de vives réactions. Tantôt il est porté aux nues, tantôt il est voué aux gémonies. Sa nature hétérogène a beau dérouter, des expositions le célèbrent et, devant l’institution, le légitiment, mais, dans la rue, quel effet produit-il sur le promeneur, le flâneur, son public premier ? Ce regard-là importe, c’est le tien. Un paysage s’esquisse. Peu à peu surgit un récit fait de textes et d’images. Il se nourrit des œuvres de graffeurs et de graffeuses, des plus connus aux anonymes. Il solli­cite le cinéma et le documentaire, la littérature et les arts plastiques ; il s’inscrit dans une histoire du hip-hop. Cinq décennies défilent, maints espaces aussi. La démarche est intime mais ambitieuse. Jubilatoire, elle rend hommage à l’art de la rue, à l’âme des villes. Un tel parcours associe les images et les textes. L’auteur y explore certes la production des graffeurs et des graffeuses, dont près de deux cents, des plus connus (Rammellzee, Miss.Tic, Gérard Zlotyka- mien, Kouka, M. Chat...) aux anonymes, sont mentionnés, mais il y sollicite aussi le cinéma et le documentaire qui côtoient l’art pariétal (Wild Style, Agnès Varda, Chris Marker, Carlos Saura, Eric Rohmer, etc.) la littérature et ses illustrations [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133629_c7a63f65412ddea3c4aed59f3c6da4fd.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133629_c7a63f65412ddea3c4aed59f3c6da4fd.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p class="MsoNormal">Le street art suscite de vives réactions. Tantôt il est porté aux nues, tantôt il est voué aux gémonies. Sa nature hétérogène a beau dérouter, des expositions le célèbrent et, devant l’institution, le légitiment, mais, dans la rue, quel effet produit-il sur le promeneur, le flâneur, son public premier ? Ce regard-là importe, c’est le <em>tien</em>.</p> <p class="MsoNormal">Un paysage s’esquisse. Peu à peu surgit un récit fait de textes et d’images. Il se nourrit des œuvres de graffeurs et de graffeuses, des plus connus aux anonymes. Il solli­cite le cinéma et le documentaire, la littérature et les arts plastiques ; il s’inscrit dans une histoire du hip-hop. Cinq décennies défilent, maints espaces aussi. La démarche est intime mais ambitieuse. Jubilatoire, elle rend hommage à l’art de la rue, à l’âme des villes.</p> <p>Un tel parcours associe les images et les textes. L’auteur y explore certes la production des graffeurs et des graffeuses, dont près de deux cents, des plus connus (Rammellzee, Miss.Tic, Gérard Zlotyka- mien, Kouka, M. Chat...) aux anonymes, sont mentionnés, mais il y sollicite aussi le cinéma et le documentaire qui côtoient l’art pariétal (Wild Style, Agnès Varda, Chris Marker, Carlos Saura, Eric Rohmer, etc.) la littérature et ses illustrations plastiques (Georges Perec, Mi- guel Hernández, Julio Cortázar...) et les arts picturaux et autres instal- lations (Daniel Spoerri...).</p> <p>En définitive, ce sont cinq décennies et de nombreux pays et villes qui sont ici passés au crible jubilatoire du street art.</p> <p class="MsoNormal"><strong><a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODIyMTEyL3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1wZGYmc2lnaWQ9MTcyNjMxNjUzNiZzaWduYXR1cmU9N2E1NmVmNWYyMWFjNDRjOGQxZmM3NTM1MWIxZjU5NjM4NTg0NTBkMjExZDA4OTk0ZTY5MWJjYTA5MTJiMTAwNA">Feuilleter le livre…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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      <title>Valérie Favre, Virginia Woolf et ses petites sœurs. Un lieu à soi et sa postérité</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133628/valerie-favre-virginia-woolf-et-ses-petites-soeurs.html</link>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:37:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Texte phare de l’écrivaine Virginia Woolf, Un lieu à soi (ou Une chambre à soi) a connu depuis sa parution en 1929 un retentissement sans égal à travers le monde, notamment dans l’espace atlantique anglophone. Quel dialogue ont engagé les « petites sœurs » – écrivaines, critiques et féministes contemporaines – avec Woolf et son essai ? Pour répondre, Valérie Favre s’attache aux conditions matérielles de l’écriture, à la place des femmes dans l’histoire et en littérature et aux liens entre écriture, identité et conscience de genre. Iel analyse finement les textes d’une cinquantaine d’autrices et de critiques féministes anglo-américaines et reconstitue une véritable constellation autour de l’oeuvre woolfienne. Le livre dresse ainsi un panorama inédit de la postérité littéraire, critique et féministe d’Un lieu à soi des années 1960 à nos jours, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, au prisme du féminisme intersectionnel. Valérie Favre est maître.sse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où iel enseigne l’anglais et les études sur le genre. Ses recherches portent sur les littératures de langue anglaise aux XXe et XXIe siècles, sur les rapports entre littérature, études sur le genre et féminismes, sur les études de réception et sur l’histoire littéraire et culturelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133628_c3da53b3570c854ac14ddc99641facf0.jpeg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133628_c3da53b3570c854ac14ddc99641facf0.jpeg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Texte phare de l’écrivaine Virginia Woolf, <em>Un lieu à soi</em> (ou <em>Une chambre à soi</em>) a connu depuis sa parution en 1929 un retentissement sans égal à travers le monde, notamment dans l’espace atlantique anglophone. Quel dialogue ont engagé les « petites sœurs » – écrivaines, critiques et féministes contemporaines – avec Woolf et son essai ?</p> <p>Pour répondre, Valérie Favre s’attache aux conditions matérielles de l’écriture, à la place des femmes dans l’histoire et en littérature et aux liens entre écriture, identité et conscience de genre. Iel analyse finement les textes d’une cinquantaine d’autrices et de critiques féministes anglo-américaines et reconstitue une véritable constellation autour de l’oeuvre woolfienne.</p> <p>Le livre dresse ainsi un panorama inédit de la postérité littéraire, critique et féministe d’<em>Un lieu à soi</em> des années 1960 à nos jours, aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, au prisme du féminisme intersectionnel.</p> <p><em>Valérie Favre est maître.sse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où iel enseigne l’anglais et les études sur le genre. Ses recherches portent sur les littératures de langue anglaise aux XXe et XXIe siècles, sur les rapports entre littérature, études sur le genre et féminismes, sur les études de réception et sur l’histoire littéraire et culturelle.</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Noémie Beslon-Monsacré, L'Imaginaire prédateur (éd. Hélène L’Heuillet, Souleymane Bachir Diagne)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133627/noemie-beslon-monsacre-l-imaginaire-predateur-ed-helene-l-heuillet-souleymane-bachir-diagne.html</link>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:33:01 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>La culpabilité, l’angoisse, la haine de soi, autant de « symptômes » du caractère profondément mortifère et destructeur de la prédation érigée en système. C’est pour ouvrir à un autre niveau de réflexion que la fin de ce travail donne à entendre d’autres voix qui osent rêver à une autre réalité, une autre façon d’être au monde : dépasser la seule survie du corps pour se jeter tout entier dans la conquête de l’existence, s’efforcer d’aller vers la reconnaissance réciproque, l’altruisme, vers un monde où l’on crée et où l’on ne se contente plus de dévorer, un monde où l’identité prédatrice et les segmentations qu’elle opère laisseront la place à une identité relationnelle pensée comme une arborescence. — Noémie Beslon-Monsacré — Table des matières L’histoire de ce livreHélène L’Heuillet et Souleymane Bachir DiagneAvant-propos Introduction. Identité et imaginaire prédateur  I. La prédation coloniale, Batouala de René Maran I. Le colonialisme comme prédationII. Le colonialisme, ennemi de l’authenticité ?III. Batouala, le roman des stéréo types coloniaux IV. Africaniser le style, culture orale et musicalité II. La prédation antisémite : Céline. Bagatelles pour un massacre et L’École des cadavres I. La psyché célinienne.II. Haine des Juifs et prédation III. Antisémitisme et négrophobie IV. Politiques de prédation V. Le thème de la décadence  III. Prédation [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133627_bf1679336b3f08109cf8088e7f6c624c.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133627_bf1679336b3f08109cf8088e7f6c624c.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La culpabilité, l’angoisse, la haine de soi, autant de « symptômes » du caractère profondément mortifère et destructeur de la prédation érigée en système.</p> <p>C’est pour ouvrir à un autre niveau de réflexion que la fin de ce travail donne à entendre d’autres voix qui osent rêver à une autre réalité, une autre façon d’être au monde : dépasser la seule survie du corps pour se jeter tout entier dans la conquête de l’existence, s’efforcer d’aller vers la reconnaissance réciproque, l’altruisme, vers un monde où l’on crée et où l’on ne se contente plus de dévorer, un monde où l’identité prédatrice et les segmentations qu’elle opère laisseront la place à une identité relationnelle pensée comme une arborescence. — Noémie Beslon-Monsacré</p> <p>—</p> <p><strong>Table des matières</strong></p> <p>L’histoire de ce livre<br />Hélène L’Heuillet et Souleymane Bachir Diagne<br />Avant-propos <br />Introduction. Identité et imaginaire prédateur <br /><strong></strong></p> <p><strong>I. La prédation coloniale, <em>Batouala</em> de René Maran </strong><br />I. Le colonialisme comme prédation<br />II. Le colonialisme, ennemi de l’authenticité ?<br />III. Batouala, le roman des stéréo types coloniaux <br />IV. Africaniser le style, culture orale et musicalité<br /><strong></strong></p> <p><strong>II. La prédation antisémite : Céline.<em> Bagatelles pour un massacre</em> et <em>L’École des cadavres</em> </strong><br />I. La psyché célinienne.<br />II. Haine des Juifs et prédation <br />III. Antisémitisme et négrophobie <br />IV. Politiques de prédation <br />V. Le thème de la décadence <br /><strong></strong></p> <p><strong>III. Prédation et ségrégation raciste. <em>Native Son</em> de Richard Wright</strong><br />I. Chicago, 1940 : la prédation omniprésente<br />II. À travers la fiction, une approche polysémique de la prédation <br />III. Le truchement par le corps : une relation indirecte à l’Autre<br />IV. Communisme<br />V. Tabou, la peur face au monde de l’Autre<br />VI. Métamorphose et renaissance<br />VII. Vers un « nouvel humanisme » ?<br /><strong></strong></p> <p><strong>IV. Une déconstruction des catégories de la prédation. <em>Peau noire, masques blancs</em> de Frantz Fanon</strong> <br />I. La construction psychique de l’infériorisé <br />II. Société raciste, société prédatrice <br />III. Catégories de la prédation <br />IV. Corps-objet, corps-tombeau, identité de surface <br />V. Persona<br />VI. Humanisme et universalisme <br />Conclusion <br />Bibliographie</p>]]></content:encoded>
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      <title>Zoé Angelis, Pierre Bayard (dir.), Cold cases en Grèce antique</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133625/zoe-angelis-pierre-bayard-dir-cold-cases-en-grece-antique.html</link>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 06:23:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Un crime mystérieux, une enquête serrée, un dénouement surprenant puisque le détective lui-même se révèle être l’assassin : la pièce de Sophocle, OEdipe roi, est le premier exemple de roman policier. Mais la culpabilité d’Œdipe est-elle si assurée ? Quand on l’examine en détail, la solution, apparemment rigoureuse, laisse apparaître une faille majeure. Est-il alors possible qu’Œdipe n’ait pas tué son père et que l’assassin coure encore ? Comment résoudre le plus ancien cold case de l’histoire de la littérature ? Et ce mythe fondateur est-il le seul à être sujet à caution ? D’Antigone à Thésée, d’Ajax à Orphée, d’autres enquêtes dans la Grèce ancienne n’auraient-elles pas été bâclées, qui mériteraient d’être rouvertes dans un souci de justice et de vérité ? Relire la mythologie à la lumière de la critique policière est le défi que tente de relever ce volume, en recourant à un anachronisme assumé, consistant à poser à des textes anciens des questions que leurs auteurs, bien à tort, ne soulevaient pas. Sous la direction de Zoé Angelis et Pierre Bayard, avec les contributions de Laurent Binet, Delphine Edy, Stratos Myrogiannis, Efi Papadodima, Claire Paulian, Stéphane Pouyaud, Iraclite Steudler, Lucie Thévenet, Jean-Philippe Toussaint. Lire un extrait… Voir [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133625_abd3ef996b9c08ac9c5c12b24a0767f9.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133625_abd3ef996b9c08ac9c5c12b24a0767f9.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Un crime mystérieux, une enquête serrée, un dénouement surprenant puisque le détective lui-même se révèle être l’assassin : la pièce de Sophocle, <em>OEdipe roi</em>, est le premier exemple de roman policier.</p> <p>Mais la culpabilité d’Œdipe est-elle si assurée ? Quand on l’examine en détail, la solution, apparemment rigoureuse, laisse apparaître une faille majeure. Est-il alors possible qu’Œdipe n’ait pas tué son père et que l’assassin coure encore ? Comment résoudre le plus ancien cold case de l’histoire de la littérature ?</p> <p>Et ce mythe fondateur est-il le seul à être sujet à caution ? D’Antigone à Thésée, d’Ajax à Orphée, d’autres enquêtes dans la Grèce ancienne n’auraient-elles pas été bâclées, qui mériteraient d’être rouvertes dans un souci de justice et de vérité ?</p> <p>Relire la mythologie à la lumière de la critique policière est le défi que tente de relever ce volume, en recourant à un anachronisme assumé, consistant à poser à des textes anciens des questions que leurs auteurs, bien à tort, ne soulevaient pas.</p> <p>Sous la direction de Zoé Angelis et Pierre Bayard, avec les contributions de Laurent Binet, Delphine Edy, Stratos Myrogiannis, Efi Papadodima, Claire Paulian, Stéphane Pouyaud, Iraclite Steudler, Lucie Thévenet, Jean-Philippe Toussaint.</p> <p><a href="https://www.calameo.com/read/00478202318230bf95e71?page=1">Lire un extrait…</a></p> <p><a href="https://youtu.be/C4Q2z95X0MU">Voir la vidéo de présentation…</a></p> <p></p>]]></content:encoded>
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    </item>
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      <title>Sinophonies</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/132350/sinophonies-05-03.html</link>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 05:50:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Si la notion de "francophonie" est bien connue en France, celle de "sinophonie", apparue au début du XXIe siècle, l’est beaucoup moins. Ce concept ne se limite pas à l’étude des variations et créolisations de la langue chinoise au sein de ses multiples diasporas : il invite à envisager les communautés sinophones autrement qu’à travers le seul prisme de la Chine continentale. Nourries par les théories critiques de la race et les études postcoloniales, les études sinophones proposent ainsi de lire/comprendre la Chine de l’Empire Qing et la République Populaire de Chine comme des empires coloniaux, aux logiques comparables à celles des empires occidentaux. Elles proposent de déconstruire les imaginaires politiques véhiculés, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chine, à travers le « mandarin » qui est lui-même, rappelons-le, une construction lin- guistique du XXe siècle. La revue Critique consacre son dernier sommaire aux Sinophonies, en s'attachant notamment à l’exemple de Taïwan. (Illustr. : Festival des Lanternes en février 2012, à Zhuozhou, Provinnce de Hebei, Getty Images)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/132350_bce9f2cfe2b4d2c1035e7c24c1909758.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="132350_bce9f2cfe2b4d2c1035e7c24c1909758.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Si la notion de "francophonie" est bien connue en France, celle de "sinophonie", apparue au début du XXIe siècle, l’est beaucoup moins. Ce concept ne se limite pas à l’étude des variations et créolisations de la langue chinoise au sein de ses multiples diasporas : il invite à envisager les communautés sinophones autrement qu’à travers le seul prisme de la Chine continentale. Nourries par les théories critiques de la race et les études postcoloniales, <a href="https://www.fabula.org/actualites/133393/critique-n-945-sinophonies.html">les études sinophones proposent ainsi de lire/comprendre la Chine de l’Empire Qing et la République Populaire de Chine comme des empires coloniaux, aux logiques comparables à celles des empires occidentaux. Elles proposent de déconstruire les imaginaires politiques véhiculés, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chine, à travers le « mandarin » qui est lui-même, rappelons-le, une construction lin- guistique du XXe siècle. La revue <em>Critique</em> consacre son dernier sommaire aux <em>Sinophonies</em>, en s'attachant notamment à l’exemple de Taïwan</a>.</p> <p><em>(Illustr. : Festival des Lanternes en février 2012, à Zhuozhou, Provinnce de Hebei, Getty Images)</em></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Le métier de Matisse</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133524/matisse.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 17:21:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_web</category>
      <description>"Ce que je rêve, c’est un art d’équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur cérébral, pour l’homme d’affaires aussi bien que pour l’artiste des lettres, par exemple, un lénifiant, un calmant cérébral, quelque chose d’analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques." Sous le titre Le métier de peindre. Un art d'équilibre un ouvrage publié aux éditions Hermann et désormais accessible en ligne via Cairn nous propose de redécouvrir Henri Matisse à  travers quelques-uns de ses textes les plus connus. Pour préluder à l'exposition Matisse qui s'ouvre ces jours-ci au Grand-Palais à Paris, A. Compagnon nous a fait passer sur France Inter Un hiver avec Matisse. La série de podcasts demeure accessible sur le site de RadioFrance, mais on peut choisir de retrouver ces chroniqus dans le volume qui paraît aux éditions Les Équateurs.  Rappelons qu'on peut lire sous la signature de Nathalie Piégay un compte rendu de l'essai de Dominique Vaugeois, L’épreuve du livre. Henri Matisse, roman d’Aragon (Presses Universitaires du Septentrion, 2002) : Les genres d’un "roman" : Henri Matisse. (Illustr. : La fenêtre ouverte, Collioure, 1905 National Gallery of Art, Washington)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133524_04afcadf474cd043ff39cdb07ddd4e4c.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133524_04afcadf474cd043ff39cdb07ddd4e4c.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p class="p1">"Ce que je rêve, c’est un art d’équilibre, de pureté, de tranquillité, sans sujet inquiétant ou préoccupant, qui soit, pour tout travailleur cérébral, pour l’homme d’affaires aussi bien que pour l’artiste des lettres, par exemple, un lénifiant, un calmant cérébral, quelque chose d’analogue à un bon fauteuil qui le délasse de ses fatigues physiques." <a href="https://www.fabula.org/actualites/128244/henri-matisse-le-metier-de-peindre-un-art-d-equilibre.html">Sous le titre <em>Le métier de peindre. Un art d'équilibre </em>un ouvrage publié aux éditions Hermann et désormais accessible en ligne via Cairn nous propose de redécouvrir Henri Matisse à  travers quelques-uns de ses textes les plus connus</a>. Pour préluder à <a href="https://www.grandpalais.fr/fr/programme/matisse-1941-1954">l'exposition Matisse qui s'ouvre ces jours-ci au Grand-Palais</a> à Paris, A. Compagnon nous a fait passer sur France Inter <em>Un hiver avec Matisse. </em>La série de podcasts demeure <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-un-hiver-avec-matisse">accessible sur le site de RadioFrance</a>, mais on peut choisir de retrouver ces chroniqus dans <a href="https://www.fabula.org/actualites/133525/antoine-compagnon-un-hiver-avec-matisse.html">le volume qui paraît aux éditions Les Équateurs</a>. </p> <p>Rappelons qu'on peut lire sous la signature de Nathalie Piégay un compte rendu de l'essai de Dominique Vaugeois, <em><a href="http://www.fabula.org/actualites/l-epreuve-du-livre-henri-matisse-roman-d-aragon_5187.php">L’épreuve du livre. Henri Matisse, roman d’Aragon</a></em> (Presses Universitaires du Septentrion, 2002) : <a href="https://www.fabula.org/revue/document11345.php">Les genres d’un "roman" : Henri Matisse</a>.</p> <p><em>(Illustr. : </em>La fenêtre ouverte, Collioure<em>, 1905 National Gallery of Art, Washington)</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Une littérature relationnelle</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133619/une-litterature-relationnelle.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 12:48:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_une</category>
      <description>La littérature fait relation du monde. Elle en relate les histoires, les événements, en décrit les espaces, les fonctionnements, les modes d’être. Elle met en œuvre les relations humaines et les relations que les humains développent avec leur environnement, leurs territoires. Elle fait mémoire de ce qui fut, dessine ce qui pourrait être, arpente les contrées de l’imaginaire. C’est là sa vocation originelle. Notre temps se caractérise peut-être par les dialogues qu'elle engage avec les disciplines qui se sont donné ces questions pour objet : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie… S’inventent alors des échanges inédits, des emprunts réciproques, des partages singuliers. C’est à cette dimension relationnelle de la littérature contemporaine que, reprenant à Édouard Glissant sa formule, que s'attache le sommaire préparé par Tiphaine Samoyault, Ana Kiffer, Alexandre Gefen et Dominique Viart et accueilli au sein des Colloques en ligne de Fabula sous le titre "Littérature et relations : l’hypothèse d’une littérature relationnelle". (Illustr. : Clara Moreira, tous droits réservés)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133619_d0f02ddf9d02cdb53fec666075de6150.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133619_d0f02ddf9d02cdb53fec666075de6150.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La littérature fait relation du monde. Elle en relate les histoires, les événements, en décrit les espaces, les fonctionnements, les modes d’être. Elle met en œuvre les relations humaines et les relations que les humains développent avec leur environnement, leurs territoires. Elle fait mémoire de ce qui fut, dessine ce qui pourrait être, arpente les contrées de l’imaginaire. C’est là sa vocation originelle. <a href="https://www.fabula.org/colloques/sommaire14087.php">Notre temps se caractérise peut-être par les dialogues qu'elle engage avec les disciplines qui se sont donné ces questions pour objet : l’histoire, la sociologie, l’anthropologie… S’inventent alors des échanges inédits, des emprunts réciproques, des partages singuliers. C’est à cette dimension relationnelle de la littérature contemporaine que, reprenant à Édouard Glissant sa formule, que s'attache le sommaire préparé par Tiphaine Samoyault, Ana Kiffer, Alexandre Gefen et Dominique Viart et accueilli au sein des Colloques en ligne de Fabula sous le titre "Littérature et relations : l’hypothèse d’une littérature relationnelle"</a>.</p> <p><em>(Illustr. : Clara Moreira, tous droits réservés)</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Illustrer l'Arioste. Dossier Rubriques du site Utpictura18</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133616/illustrer-l-arioste-dossier-rubriques-urpictura18.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 11:15:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Comité scientifique Fanny Eouzan, Docteure en Études italiennes, Professeure agrégée d’italienClarisse Evrard, Docteure en Histoire de l’art, Professeure agrégée de lettres classiquesGianluca Genovese, Professeur à l’Università degli Studi Suor Orsola Benincasa de NaplesMichel Paoli, Professeur à l’université d’AmiensAndrea Torre, Professeur associé à l’École normale supérieure de Pise Dossier coordonné par Stéphane Lojkine Calendrier et consignes Les propositions d’articles (250-300 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, avant le 1er septembre 2026 à Stéphane Lojkine, stephane.lojkine@univ-amu.fr. Le comité donnera sa réponse à la mi-octobre 2026. Les articles dont les propositions auront été retenues devront nous parvenir avant le 5 février 2027. Longueur maximale des articles : 25000 signes, espaces compris. Se conformer aux consignes de mise en page (à lire avant de commencer à rédiger) : https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles Chaque article pourra être illustré de 15 images maximum. Les consignes sur la préparation des dossiers iconographiques seront données aux auteurs en octobre 2026. Publication prévue à l’été 2027. — Présentation du projetLe dossier « Illustrer l’Arioste » se propose de mettre à la disposition des enseignants du secondaire et des étudiants tous les éléments nécessaires pour aborder le corpus iconographique ariostien, et l’exploiter à des fins pédagogiques et de recherche.Le corpus des images est [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133616_b72d65da813d0847467c0182a42c89e6.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133616_b72d65da813d0847467c0182a42c89e6.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Comité scientifique</strong></p> <p>Fanny Eouzan, Docteure en Études italiennes, Professeure agrégée d’italien<br />Clarisse Evrard, Docteure en Histoire de l’art, Professeure agrégée de lettres classiques<br />Gianluca Genovese, Professeur à l’Università degli Studi Suor Orsola Benincasa de Naples<br />Michel Paoli, Professeur à l’université d’Amiens<br />Andrea Torre, Professeur associé à l’École normale supérieure de Pise</p> <p><strong>Dossier coordonné par Stéphane Lojkine</strong></p> <p><strong>Calendrier et consignes</strong></p> <p>Les propositions d’articles (250-300 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte bio-bibliographie, avant le 1er septembre 2026 à Stéphane Lojkine, <a href="mailto:stephane.lojkine@univ-amu.fr">stephane.lojkine@univ-amu.fr</a>.</p> <p>Le comité donnera sa réponse à la mi-octobre 2026.</p> <p>Les articles dont les propositions auront été retenues devront nous parvenir avant le 5 février 2027.</p> <p>Longueur maximale des articles : 25000 signes, espaces compris. Se conformer aux consignes de mise en page (à lire avant de commencer à rédiger) : <a href="https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles">https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles</a></p> <p>Chaque article pourra être illustré de 15 images maximum. Les consignes sur la préparation des dossiers iconographiques seront données aux auteurs en octobre 2026.</p> <p>Publication prévue à l’été 2027.</p> <p>—</p> <p><strong>Présentation du projet</strong><br />Le dossier « Illustrer l’Arioste » se propose de mettre à la disposition des enseignants du secondaire et des étudiants tous les éléments nécessaires pour aborder le corpus iconographique ariostien, et l’exploiter à des fins pédagogiques et de recherche.<br />Le corpus des images est gigantesque et multiforme : le premier objectif est d’en faire connaître les différentes composantes et d’aider à y circuler.<br />Le texte du <em>Roland furieux</em>, avec ses 46 chants, a de quoi impressionner : d’une certaine manière, l’iconographie y a opéré, sinon un tri, du moins une hiérarchisation des contenus narratifs. Le second objectif est de présenter, à partir de leur iconographie, les épisodes les plus célèbres, d’en proposer l’analyse et les enjeux culturels.<br />Ces enjeux sont en effet cruciaux pour comprendre comment s’est constitué le socle culturel commun de la Renaissance européenne, dont l’imaginaire contemporain est encore largement tributaire. Le troisième objectif de ce dossier sera de dégager les liens qui unissent, par l’image, l’Arioste à la fiction contemporaine, et notamment à la <em>Fantasy</em>.<br />Enfin, le corpus iconographique ariostien offre la particularité de fournir un volume soutenu et multinational d’images, pendant quatre siècles, se référant à un texte commun : il permet ainsi de mesurer précisément la genèse et l’évolution européenne de nos dispositifs et régimes de représentation, et fournit à ce titre les éléments d’une propédeutique à l’analyse d’image. La mise en place, à partir de l’iconographie de l’Arioste, d’une méthodologie d’analyse de l’image d’illustration constitue le 4e objectif de ce dossier.</p> <p><strong>Propositions de contributions</strong><br />Les articles sont à destination pédagogique. Ils n’excèderont pas 25000 signes. Dans le dossier, 4 rubriques sont prévues :</p><p> Editions illustrées de l’Arioste : présentation des principales éditions (éditeur, imprimeur, graveurs, type de gravure), parentés iconographiques, postérité. L’Arioste hors du livre : peinture, théâtre, objets d’art. Analyse des circulations, des adaptations, des procédés de narration visuelle et des milieux de réception. Scènes et personnages : étude transhistorique et intermédiale d’un épisode ou d’un personnage. Régimes de représentation : méthodologie de l’analyse d’image à partir d’études de cas. </p> <p>On détaille ci-après les grandes caractéristiques du corpus d’étude, sur lequel porteront les contributions :</p> <p><strong>Livres illustrés</strong><br />Le <em>Roland furieux</em> a été illustré très tôt. Le succès extraordinaire du livre et l’avance technique des typographes italiens expliquent sans doute le nombre des éditions illustrées. Les illustrations se présentent d’abord sous forme de vignettes gravées sur bois, une par chant : Ferrare, Zoppino, 1530 ; Venise, Giolito de’ Ferrari, 1543 ; Venise, Valvassori, 1553 ; Venise, Rampazetto, 1564 ; et une rare édition Gratioso Perchacino, 1567. A l’exception de cette dernière, toutes sont réimprimées à plusieurs reprises.<br />Viennent ensuite des programmes d’illustration plus ambitieux, en pleine page : Venise, Valgrisi, 1560, et inspirées de Valgrisi, les gravures sur cuivre de Girolamo Porro pour Franceschi, en 1584. Les gravures de Gaultier, pour l’édition en français de Paris, Foüet, 1615 doivent également beaucoup à Valgrisi.<br />Au XVIIIe siècle on voit à nouveau apparaître de luxueuses éditions illustrées de gravures sur cuivre pleine page : elles composant des scènes, et non plus un récit à petits personnages. Deux séries notamment se distinguent : celle de Cipriani, Moreau et Eisen pour l’édition en italien de Baskerville à Birmingham (1771-1773) et celle de Cochin pour l’édition en français de Brunet à Paris (1775). On peut mentionner également les 12 gravures de Chodowiecki pour l’Almanach général de Berlin, les gravures de P. A. Novelli pour l’édition de Venise, Zatta, 1776, et les dessins réalisés par Fragonard au début des années 1780, qui n’ont finalement pas été gravés. L’ensemble de ces séries est assez ramassé dans le temps : les années 1770 constituent un tournant dans l’illustration ariostienne et un témoignage essentiel de la manière dont il était lu et imaginé.<br />L’évolution iconographique se poursuit au XIXe siècle, et bénéficie de la révolution technologique des gravures sur bois de bout, qui permettent une illustration abondante à bien meilleur marché. Les deux séries les plus remarquables sont celle de Paris, Mallet, 1844, à laquelle participent Tonny Joahnnot et Célestin Nanteuil, et celle de Paris, Hachette, 1879, illustrée par Gustave Doré, qui prépare le basculement vers l’imaginaire de la <em>fantasy</em>.</p> <p><strong>Peinture</strong><br />Sans doute le livre a-t-il joué un rôle central dans la diffusion européenne et dans l’évolution historique de l’iconographie du <em>Roland furieux</em>. Mais il n’en a pas été le seul vecteur. Les plus anciennes peintures prenant pour thème le <em>Roland furieux</em> sont contemporaines des premières gravures d’illustration. On peut citer <em>Le Combat de Roland contre Rodomont</em>, peint au début des années 1530 par Battista Dossi ou un de ses élèves ; la série de fresques peintes par Niccolò del’Abbate pour le palais Torfanini à Bologne en 1548 ; ou encore les cinq médaillons monochromes de Pietro Dolce peints à fresque à Chiusa di Pesto vers 1550, peut-être d’après les gravures de Giolito de Ferrari. La peinture est d’abord pensée comme une création sérielle, sous la forme d’un cycle anthologique (sélection d’épisodes) ou monographique (narration suivie), pour une galerie ou pour servir de cartons de tapisserie : les douze tableaux du château d’Effiat, réalisés à la fin des années 1620, en sont un exemple caractéristique.<br />Dès la deuxième moitié du XVIe siècle, on assiste à une standardisation des épisodes peints. Les artistes et leurs commanditaires ne retiennent que quelques scènes au sein du gigantesque répertoire narratif des 46 chants de l’Arioste : la folie de Roland, puis les amours d’Angélique et Médor vont devenir de véritables topoï iconographiques, illustrés par Peterzano, Lanfranco, Caliari, Tiarini, puis Sebastiano Ricci, Tiepolo en Italie ; en France, par Dubreuil, Blanchard, La Hyre, puis Coypel et Boucher ; dans les Flandres, par Bartholomeus Spranger, Bloemaert.… Au XIXe siècle, c’est surtout Angélique au rocher menacée par l’orque et sauvée par Roger sur son hippogriphe qui séduit les artistes. Parmi les tableaux les plus célèbres, on peut citer ceux d’Ingres (1819), ou d’Arnold Böcklin (1873).</p> <p><strong>Théâtre, opéra, ballet</strong><br />Le monde fictionnel du <em>Roland furieux</em> s’autonomise peu à peu par rapport au texte. Dès le début du 17e siècle, on porte Roland à la scène, ou plus exactement on extrait de l’Arioste tel ou tel scénario qui en reprend partiellement et plus ou moins fidèlement les contenus. En France, les pièces de Charles Bauter, dit le sieur de Méliglosse, sont sans doute parmi les premières : <em>La Rodomontade</em> (1605) ; <em>Tragedie françoise des amours d’Angelique et de Medor</em> (1614), <em>La Mort de Roger</em> 1620). Riche puis Gilbert donnent à Paris <em>Les Amours d’Angélique et de Médor</em> (1637, 1664) ; Mairet donne un <em>Roland furieux</em> en 1638 ; Quinault fournit le livret de l’opéra de Lully, créé en 1685.<br />Au XVIIIe siècle, Roland est exploité sous forme parodique par la Comédie-Italienne et le théâtre de la foire : <em>Arlequin Roland furieux</em> (1694) de l’abbé Bordelon ; <em>Pierrot Roland</em> (1709) et <em>Pierrot furieux</em> (1717) de Fuzelier, <em>Arlequin Roland</em> (1727) de Dominique et Romagnesi et <em>Roland</em> (1744) de Panard et Sticotti. Parallèlement l’<em>opera seria</em> s’empare également du sujet : Vivaldi met en musique en 1714 un <em>Orlando furioso</em> (remanié jusqu’en 1727) et un <em>Orlando finto pazzo</em> qui est plutôt inspiré de Boiardo ; Haendel monte un <em>Orlando</em> en 1733 à Londres. Le spectacle ne se concentre pas nécessairement sur la folie de Roland, la magicienne Alcine et certains récits enchâssés, en particulier celui de Guenièvre et Ariodant connaissent une fortune particulière : on peut citer par exemple <em>Olimpia in Ebuda</em> de Hasse (1740), ou l’<em>Ariodante</em> puis l’<em>Alcina</em> de Haendel (1735).</p> <p>Cette intense production a produit des décors de théâtre, et à partir d’eux des gravures d’illustration sur les livrets, des tableaux et cartons de tapisserie. Pendant trois siècles, l’Europe s’est divertie, a rêvé, a imaginé avec l’Arioste.</p> <p><strong>Objets d’art</strong><br />La fiction ariostienne entre dans les intérieurs et habille les objets. Dès 1525, on voit apparaître sur les majoliques les figures des héroïnes et des héros de l’Arioste (ou de Boiardo). Francesco Xanto Avelli introduit l’hippogriffe dans ses créations : en 1532, il produit un <em>tondo</em> représentant Astolphe chassant les harpies ; en 1531, sans doute un Roger fuyant l’île d’Alcine. Les artisans puisent ainsi dans le nouveau répertoire de modèles fournis par l’imaginaire ariostéen pour décorer tapisseries, vaisselle, coffres peints ou encore cornes à poudre durant toute la période moderne. </p> <p><strong>Sources croisées</strong><br />Il ne faut pas se représenter une iconographie se déployant directement à partir d’un texte unique. L’Arioste vient après Boiardo qui lui-même puise dans le roman de chevalerie français, où une bonne partie de leurs personnages ont déjà existé ; par ailleurs, le <em>Roland furieux</em> sollicite massivement la culture antique : par exemple, l’évocation de la descendance de Bradamante par la magicienne Mélisse dans la caverne de Merlin (chant III) rappelle la rencontre que Virgile avait imaginée d’Énée avec Anchise aux Enfers ; le double épisode d’Olympe, puis d’Angélique au rocher (chant XI) parodie l’histoire de Persée et Andromède, qu’on peut lire chez Ovide ; la folie de Roland utilisant le corps d’un berger comme massue (chant XXIV) reprend l’histoire d’Hercule furieux massacrant Lichas. L’imaginaire ariostien est donc dès le départ un imaginaire interculturel aux inspirations multiples.</p> <p>L’usage de la gravure par ailleurs n’est pas toujours scrupuleux : bien souvent, les bois gravés employés pour illustrer un texte sont réemployés pour un autre. La raison n’en est pas seulement économique ; l’image peut renvoyer très précisément au texte comme elle peut le décorer, lui fournir un cadre, ou même simplement constituer un agrément de mise en page. Elle peut signifier le texte au détail près, comme elle peut renvoyer à la circulation intertextuelle dans laquelle il est inscrit.</p> <p>La circulation est d’abord interne. On remarque par exemple que d’une réédition l’autre, les bois de Rampazetto pour le Roland furieux changent de chant, ou que certaines des vignettes de Percacino sont utilisées pour plusieurs chants.</p> <p>On assiste également a des réemplois externes : depuis ou vers les illustrations des <em>Métamorphoses</em> d’Ovide et de leurs avatars (les <em>Trasformationi</em> de Dolce) ; des <em>Amadis</em> (la traduction de Nicolas d’Herberay des Essarts, Paris, Janot, 1540, et ses nombreux avatars) ; du <em>Roland amoureux</em> vers le <em>Roland furieux</em> et vice-versa : les toutes petites vignettes du premier <em>Roland amoureux</em> illustré, Venise, G. de Ruconi, 1513, donnent le cadre et les formes génériques à partir desquelles l’illustration épico-romanesque va se déployer ; la très rare édition Zoppino de 1521 propose déjà des bois in-4° pleine page ; le <em>Roland amoureux</em> de Venise, imprimé par Nicolini da Sabbio en 1539 s’ouvre avec une carte : on voit ainsi se dessiner les étapes préparatoires du dispositif territorial des gravures pleine page de l’édition Valgrisi du <em>Roland furieux </em>en 1560, qui, repris et corrigé dans les gravures sur cuivre de l’édition Franceschi en 1584, va servir de base à une organisation scénique de l’image.</p> <p><strong>Bibliographie</strong><br /><strong>Editions modernes du <em>Roland furieux</em></strong></p> <p><em>On n’entre pas ici dans le détail de la généalogie du texte et de ses éditions successives du vivant de l’auteur.</em></p> <p>Ludovico Ariosto, <em>Orlando furioso</em>, A cura di Lanfranco Caretti, Presentazione di Italo Calvino, 2 volumes, Turin, Einaudi, 1966, 1992. Voir l’introduction de Lanfranco Caretti, p. V-LX</p> <p>Ludovico Ariosto, <em>Opere</em>. A cura di Gabriele Pedullà, Rome, Editalia, Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato, 2011 (contient tout l’apparat critique de la Renaissance et reproduit les cinq principaux cycles illustrés du Roland furieux du XVIe siècle et des Cinq Chants)</p> <p>Ludovico Ariosto, <em>Orlando furioso</em>, commento di Emilio Bigi, a cura di Cristina Zampese, Milan, BUR Rizzoli classici, 2012</p> <p><strong>Traductions et anthologies</strong><br />L’Arioste, <em>Roland furieux</em>, édition bilingue, introduction, traduction et notes par André Rochon, 4 volumes, Les Belles Lettres, 1998-2002. Voir l’introduction d’André Rochon, p. XI-LXXXIII</p> <p>L’Arioste, <em>Roland furieux</em>, éd. et trad. de Michel Orcel, 2 vol., Seuil, 2000 (bilingue), Points, 2021 (en français seulement)</p> <p>L’Arioste, <em>Roland furieux</em>, trad. Francisque Reynard (1880), Folio, 2003 (résumés chant par chant)</p> <p>Arioste, <em>Roland furieux</em>, présenté et raconté par Italo Calvino, Einaudi, 1970, traduction des extraits de l’Arioste par C. Hippeau, traduction d’I. Calvino par Nino Frank, Flammarion (GF), 1982. Voir l’introduction p. 5-30</p> <p><strong>Bibliographie critique</strong><br />Giorgia Atzeni, « Letteratura e immagini: le prime illustrazioni del Furioso », <em>ArcheoArte</em>, 2012, DOI: 10.4429/j.arart.2011.suppl.48</p> <p>Guido Beltramini &amp; Adolfo Tura, dir., <em>Orlando Furioso 500 anni: cosa vedeva Ariosto quando chiudeva gli occhi</em>, Ferrare, 2016</p> <p>Lina Bolzoni, <em>La stanza della memoria</em>, Einaudi, 1995</p> <p>Lina Bolzoni, dir., <em>Galassia Ariosto. Il modello editoriale dell’</em>Orlando furioso<em> dal libor illustrato al web</em>, Donzelli editore, 2017</p> <p>Nicole Botti, <em>Il baule del Furioso. La fortuna del poema ariostesco nel melodramma</em>, Lucca, Pacini Fazzi, 2018</p> <p>Mario Casari, Monica Preti, Michael Wyatt, <em>Ariosto and the Arabs: Contexts for the </em>Orlando furioso, Harvard University Press, 2022</p> <p>Marina Cogotti, Vincenzo Farinella, Monica Preti, dir., <em>I voli dell’Ariosto: L’“Orlando furioso” e le arti</em>, Milan, Officina Libraria, 2016</p> <p>Alexandre Doroszlai, <em>Ptolémée et l’hippogriffe. La géographie de l’Arioste soumise à l’épreuve des cartes</em>, Edizioni dell’Orso, 1998</p> <p>José Guidi, Alexandre Doroszlai ; Marie-Françoise Piéjus, André Rochon, <em>Espaces réels et espaces imaginaires dans le </em>Roland Furieux, Paris, Presses universitaires de la Sorbonne nouvelle, 1991</p> <p>Fanny Eouzan, « L’Arioste réécrit pour l’opéra : un voyage en Europe et dans les genres », <em>Cahiers d’études romanes</em>, n°20, 2009, p. 321-345</p> <p>Clarisse Evrard, « Les métamorphoses des paladins de l’Arioste au Cinquecento, de l’espace livresque à l’autonomie visuelle », <em>Histoire et civilisation du livre</em>, Genève, Droz, 2024, p. 137-147</p> <p>Gianluca Genovese, <em>Le vie del furioso</em>, Napoli, Guida, 2017</p> <p>Daniel Leisawitz, « Ironic Geography in Ariosto’s <em>Orlando furioso</em> », <em>Renaissance Quarterly</em>, 75/2, 2022, DOI: 10.1017/rqx.2022.103</p> <p>Stéphane Lojkine, « L’effet Argo. Le système des territoires dans le <em>Roland furieux</em> de l’Arioste », <em>Patrimoine et littérature au collège et au lycée,</em> Scérén, CRDP Franche-Comté, 2007, p. 123-153</p> <p>Stéphane Lojkine, « Les trois territoires de la fiction : le <em>Roland furieux</em> et ses illustrateurs », <em>Geographiae imaginariae : Dresser le cadastre des mondes inconnus dans la fiction narrative de l’Ancien Régime</em>, Presses de l’Université Laval, p. 165-193</p> <p>Stéphane Lojkine, « Entre nœud et lieu : géo-stratégie du <em>Roland furieux</em> », <em>Cahiers d’études romanes</em>, n°51, L’image réinterprétée, dir. P. Abbrugiati et Mathieu Corp, PUP, 2026, p. 125-145</p> <p>Ita Mac Carthy, « Icons in Time: Ariosto’s <em>Orlando furioso</em> and Chivalric Literature through the Ages », <em>The Oxford Handbook of Italian Literature</em>, Oxford University Press, 2025</p> <p>Peter W. Parshall, Rainer Schoch, et alii, <em>Origins of European Printmaking</em>, Yale University Press, 2005</p> <p>Michel Paoli et Monica Preti, dir., L’Arioste et les arts, Paris, Louvre éditions, 2012</p> <p>Francesco Sberlati, « Allegoriche figure. L’edizione Valgrisi del ‘Furioso’ (Venezia 1556) », <em>Letteratura &amp; Arte</em>, XII, 2014, p. 37–53</p> <p>Andrea Torre, « Il <em>Furioso</em> on the Web. Un archivio digitale delle illustrazioni cinquecentesche del poema », <em>Italianistica</em>, 2008, n°3</p> <p>Andrea Torre, « Pino Zac, <em>Orlando furioso</em> di Ludovico Ariosto », Arabeschi, 2013</p> <p>Andrea Torre, « Ovidio dopo Ariosto. Doppiaggi iconografici e testuali in edizioni illustrate del Cinquecento », <em>Galassia Ariosto</em>… (voir <em>supra</em>), 2017, p. 283-309</p> <p>Paolo Trovato, « Ariosto d’oro e figurato. Le principali edizioni illustrate del Cinquecento [dell''Orlando furioso'], in <em>L’‘Orlando furioso’ nello specchio delle immagini</em>, a cura di Lina Bolzoni, Roma, Istituto della Enciclopedia Italiana, 2014, p. 1-3</p>]]></content:encoded>
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      <title>Sophie Leclercq, Éduquer et séduire. Images scolaires de l'Empire au temps colonial (1870-1960)</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:59:01 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_question_societe</category>
      <description>Préface de Laurence Bertrand Dorléac. Images coloniales, images scolaires. Un ouvrage majeur d'histoire de l'art avec lequel Sophie Leclercq, croisant et analysant de multiples sources, textes et documents visuels, éclaire un point resté aveugle du colonialisme français : comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseignée aux enfants la conquête coloniale, et de quelle façon fut éduqué leur regard sur les populations colonisées ? Une petite image de récompense de la prise de Marovoay, une chasse à l'éléphant sur la couverture d'un cahier, la projection lumineuse de Tahitiens souriants ou d'un pont à Hanoï, au mur les tâches rouges d'un planisphère… Au temps colonial, les classes de la République se parent des images polychromes de la « France des cinq parties du monde ». L'école laïque, gratuite et obligatoire est le lieu de promotion de la Nation et de ses prolongements exotiques : les colonies. La prolifération de l'image profite aussi à l'éducation qui la convoite pour ses vertus pédagogiques. L'espace scolaire est alors inondé de fascinantes illustrations exotiques d'une France grandie par ses colonies. Comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseigné l'Empire aux enfants ? De quelle manière fut éduqué [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133612_5f732a84bfba6ba0230e11ef4e49ba38.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133612_5f732a84bfba6ba0230e11ef4e49ba38.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Préface de Laurence Bertrand Dorléac.</strong></p> <p>Images coloniales, images scolaires. Un ouvrage majeur d'histoire de l'art avec lequel Sophie Leclercq, croisant et analysant de multiples sources, textes et documents visuels, éclaire un point resté aveugle du colonialisme français : comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseignée aux enfants la conquête coloniale, et de quelle façon fut éduqué leur regard sur les populations colonisées ?</p> <p>Une petite image de récompense de la prise de Marovoay, une chasse à l'éléphant sur la couverture d'un cahier, la projection lumineuse de Tahitiens souriants ou d'un pont à Hanoï, au mur les tâches rouges d'un planisphère… Au temps colonial, les classes de la République se parent des images polychromes de la « France des cinq parties du monde ». L'école laïque, gratuite et obligatoire est le lieu de promotion de la Nation et de ses prolongements exotiques : les colonies. La prolifération de l'image profite aussi à l'éducation qui la convoite pour ses vertus pédagogiques. L'espace scolaire est alors inondé de fascinantes illustrations exotiques d'une France grandie par ses colonies.</p> <p>Comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseigné l'Empire aux enfants ? De quelle manière fut éduqué leur regard sur l'Autre et l'Ailleurs ? Faut-il voir avant tout dans ces images scolaires un ensemble documentaire visant à la connaissance de l'Empire ? S'agit-il plutôt de prolonger à l'École la propagande graphique du roman national, qui s'écrit largement comme une fiction coloniale ? À partir d'archives de l'éducation, cette étude explore les multiples facettes d'un colonialisme visuel qui envahit les écoles françaises jusqu'au crépuscule de l'Empire.</p> <p><strong><a href="https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=9829&amp;menu=0">Découvrir quelques pages et le sommaire sur le site de l'éditeur…</a></strong></p> <p><em>Docteure en histoire culturelle, Sophie Leclercq est spécialiste des images et des arts en contexte colonial et postcolonial. Elle est directrice des études à l'École européenne supérieure de l'image et enseigne à Sciences Po. Elle a travaillé avec le musée national de l'Éducation et au musée du quai Branly.</em></p>]]></content:encoded>
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      <title>Le corps à l'épreuve des frontières (Univ. de La Réunion)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133613/le-corps-a-l-epreuve-des-frontieres.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:59:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Appel à communications LE CORPS À L’ÉPREUVE DES FRONTIÈRES Colloque international, les 4 et 5 juin 2026 Université de La Réunion, île de La Réunion Colloque organisé par : Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion), Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion), Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion), Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion), Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion) Soutenu par l’Observatoire des Sociétés de l’océan Indien – OSOI-FED4127 — Calendrier Diffusion de l’appel : vendredi 27 mars 2026 Date limite de soumission des résumés : mercredi 22 avril 2026 Notification d’acceptation : lundi 27 avril 2026 Dates du colloque : jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026 La publication d’un ouvrage, composé de chapitres approfondissant les communications du colloque qui auront été sélectionnées, est ensuite prévue. Soumission des chapitres : vendredi 15 janvier 2027 Retour des évaluateurs (en double aveugle) : vendredi 4 juin 2027 Remise des chapitres définitifs : vendredi 3 septembre 2027 — Le colloque Le corps à l’épreuve des frontières souhaite explorer les multiples manières dont les corps humains, qu’ils soient individuels, collectifs, réels ou représentés (Le Breton et al. 2013 ; Berthelot, 1997), se confrontent aux limites qui les [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Appel à communications</p> <p style="text-align:center;"><strong>LE CORPS À L’ÉPREUVE DES FRONTIÈRES</strong></p> <p style="text-align:left;">Colloque international, les 4 et 5 juin 2026</p> <p style="text-align:left;">Université de La Réunion, île de La Réunion</p> <p style="text-align:left;">Colloque organisé par : Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion), Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion), Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion), Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion), Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion)</p> <p style="text-align:left;">Soutenu par l’Observatoire des Sociétés de l’océan Indien – OSOI-FED4127</p> <p>—</p> <p><strong>Calendrier</strong></p> <p>Diffusion de l’appel : vendredi 27 mars 2026</p> <p>Date limite de soumission des résumés : mercredi 22 avril 2026</p> <p>Notification d’acceptation : lundi 27 avril 2026</p> <p>Dates du colloque : jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026</p> <p>La publication d’un ouvrage, composé de chapitres approfondissant les communications du colloque qui auront été sélectionnées, est ensuite prévue.</p> <p>Soumission des chapitres : vendredi 15 janvier 2027</p> <p>Retour des évaluateurs (en double aveugle) : vendredi 4 juin 2027</p> <p>Remise des chapitres définitifs : vendredi 3 septembre 2027</p> <p>—</p> <p>Le colloque <em>Le corps à l’épreuve des frontières </em>souhaite explorer les multiples manières dont les corps humains, qu’ils soient individuels, collectifs, réels ou représentés (Le Breton et al. 2013 ; Berthelot, 1997), se confrontent aux limites qui les définissent, les contraignent ou les transforment, à celles qui les environnent, affectent leurs déplacements et orientent leurs trajectoires. Les frontières, comprises au sens large, couvrent l’ensemble de ces limites, qu’elles soient politiques ou territoriales, sociales ou normatives mais aussi esthétiques, médiatiques, temporelles ou perceptives. Elles concernent autant les corps vécus que les corps imaginaires, performés ou médiés par des dispositifs techniques. </p> <p>Le « corps » et la « frontière » sont deux notions productives en sciences humaines et sociales. De nombreux travaux ont mis à profit ces notions (sans forcément les lier) pour penser, entre autres, le pouvoir, les relations humaines, les mobilités, l’identité, l’altérité, la violence, la beauté, le stigmate ou encore la construction de soi. Articuler les notions de « corps » et de « frontière » exige l’examen (et/ou le réexamen) des relations plurielles que ces notions entretiennent et incite à questionner leur opérativité, à prendre en compte les transformations socio-politiques et à être attentif aux spécificités culturelles ainsi qu’aux cadres transnationaux.</p> <p>Qu’est-ce qu’un corps ? Qu’est-ce qu’une frontière ? À quoi servent-ils ? Au-delà d’être une structure, une entité physique et visible, lieu d’ancrage de nos expériences singulières, le corps (ou encore la corporéité) est un construit social. Parlant des sociétés de type individualiste, Le Breton (1992 [2023], p. 34) explique que « (…) le corps fonctionne là à la façon d’une vivante borne frontière<sup>1</sup> pour délimiter face aux autres la souveraineté de la personne » alors que dans les sociétés de type traditionnel ou communautaire, le corps est une partie du collectif, il est lié à l’« énergie collective ». Par ailleurs, le corps, notamment celui des femmes, a fait l’objet de plusieurs études qui ont mis en évidence les formes de contrôle, surveillance et/ou de résistance auxquelles il est soumis (Frigon, Kérisit et al. 2000 ; Butler, 1993 ; Butler, 2004 [2016]). De ce point de vue, il est notamment important de réfléchir à la manière dont les corps « abîmés » (Butnaru et Le Breton, 2013), « subalternes », « handicapés », « transgenres » et « migrants » ont bouleversé les frontières (Le Blanc, 2010 ; Agier 2018 ; Peiretti-Courtis, 2021 ; Balibar, 2022).</p> <p>Concernant la frontière, soulignons que nous vivons dans un monde saturé de limites, de passages et de contrôles : du portail d’immeuble à la portière d’un véhicule, nos déplacements les plus ordinaires sont rythmés par la traversée d’espaces juxtaposés et segmentés. La multiplication des portes, bornes et sas matérialise une tomogenèse de l’espace, c’est-à-dire la création de sections et de découpes qui organisent le passage entre le dedans et le dehors, entre le privé et le public (Gay, 2016). Ces seuils ne sont jamais neutres car ils trient, filtrent et hiérarchisent les corps qui les franchissent, ou qui restent tenus à distance. Cette segmentation du territoire s’illustre également par l’interdiction progressive du vagabondage et la restriction des formes de subsistance libre qui ont façonné un monde moins poreux, pour les humains comme pour les autres êtres vivants (Vanuxem et Mathieu, 2025).</p> <p>Dans ce colloque, la frontière est entendue dans un sens volontairement large. Elle renvoie d’abord à sa définition classique comme limite entre États et compétence territoriale, produit d’une histoire politique et cartographique qui a vu s’imposer la frontière-ligne, continue et juridiquement fixée, au détriment des confins plus flous. Mais, au-delà de cette acception strictement étatique, la frontière désigne toute discontinuité entre des espaces, des régimes d’appropriation ou des formes de pouvoir (Géoconfluences, 2025). Les frontières peuvent être ainsi coupures ou coutures, lieux de séparation mais aussi interfaces de contact, de circulation et de friction. Envisagées comme processus, elles illustrent aussi l’exploitation capitaliste des ressources, l’espace de dépossession des populations locales, ou encore les zones de tensions et d’arrangements entre acteurs aux intérêts divergents (Acloque, 2022). Mais à quoi sert la frontière ?</p> <p>« À faire corps ». C’est la réponse que Régis Debray (2010) donne à cette question dans son Éloge des frontières. Aussi la frontière a-t-elle une fonction liée à un élan collectif et exprime-t-elle un principe identitaire qui se forge dans la recherche de l’unité autant que dans le rapport à l’altérité. La frontière, en effet, marque un double mouvement, l’un centripète, l’autre centrifuge, et plus largement encore rappelle « ce qu’il faut d’ailleurs pour qu’un ici prenne et tienne » (Régis Debray, ibid., p. 62.) Indissociable de l’ancrage territorial, la frontière structure l’espace collectif. Mais qu’en est-il de ses effets sur le corps propre ? </p> <p>L’un des enjeux de ce colloque est d’explorer ce que l’écriture du corps révèle de la frontière et de l’expérience que l’on en fait. Il s’agira notamment d’étudier les éléments constitutifs des poétiques du corps et des frontières dans les textes se référant à l’expérience de la mobilité.</p> <p>C’est en prenant en compte ces différents éléments (et dans une perspective pluri-interdisciplinaire) que le colloque propose de situer la réflexion sur les corps à l’épreuve des frontières. Les contributions attendues s’attacheront à particulièrement réfléchir à l’opérativité d’une réflexion liant la notion de « corps » à celle de la « frontière ». Voici quelques propositions d’intrication :</p> <p>L’une des intrications possibles de ces deux notions est celle de « corps-frontière » qui peut se définir comme « […] un corps qui, traversé par les limitations sociales et spatiales, est marginalisé et effacé […] » (Simard, 2019, p.72). À ce « corps-frontière », on associe le corps-migrant, le corps violé, le corps stigmatisé, le corps du sans-abri, le corps racisé, le corps exilé ; un corps envisagé sous l’angle du néomalthusianisme, un excédent, un corps de trop, qu’on associe aux déchets (Mbembe, 2020), à l’instar des politiques de contrôle démographique opérées par le ventre des femmes racisées à La Réunion. Ces corps mutilés sans consentement sont devenus des objets de gouvernance en faisant l’objet de dispositifs de régulation démographique, médicalisation contrainte et violences institutionnelles, justifiées au nom d’un prétendu équilibre économique et social.</p> <p>On peut aussi s’interroger sur ce que la frontière fait aux corps ou ce que les corps font aux frontières. La première partie de cette interrogation peut particulièrement mobiliser la question de la visibilité ou de l’invisibilité des corps de part et d’autre des frontières (Guénif, 2010 ; Leclère, 2025). Quant à la seconde, elle peut inviter à réfléchir à l’imaginaire des frontières créé par les corps (par exemple, que nous racontent les corps des migrants qui se heurtent aux frontières nationales ?).</p> <p>La question de la « frontiérisation »<sup>2</sup> des corps mérite d’être examinée. Il s’agit ici d’aborder le corps non à partir des frontières territoriales mais plutôt sociales ; entendons par là le processus par lequel des discours et des codes imposent aux corps des limites à ne pas franchir. De fait, la frontière est une institution discursive dans la mesure où elle est l’objet de discussions, délibérations, codifications, en somme objet d’énonciation (politique, littéraire, journalistique etc.).</p> <p>À la suite d’une réflexion sur la visibilité, on pourra aborder la médiatisation de ces « corps-frontières » et des « corps aux frontières ». Comment sont-ils représentés ? Quels sont les codes médiatiques utilisés ? Par ailleurs, ces corps peuvent aussi être analysés comme des corps qui communiquent, ou des corps qui font trace (Galinon-Melenec, B. et al., 2017). Lier les notions de « corps » et de « frontière » à celle de la « trace » (données, digitalisation des corps physiques etc.) permet de questionner le corps dans le contexte numérique. On pourra ainsi interroger les frontières que le numérique impose aux corps, le réinvestissement des frontières sociales dans les espaces numériques ; ou encore se demander, plus globalement, ce que le numérique fait simultanément aux corps et aux frontières.</p> <p>Les propositions qui articulent réflexions théoriques et études contextualisées sont vivement encouragées, en particulier celles portant sur le contexte indiaocéanique. Elles permettront notamment d’interroger l’ancrage des corps, des pratiques et des représentations dans cet espace maritime, bordier et insulaire traversé par des circulations, des héritages pluriels et des rapports de pouvoir. À partir de terrains situés dans l’océan Indien, il s’agira notamment d’examiner comment les frontières s’y incarnent, s’y éprouvent et s’y recomposent. L’ensemble des propositions s’inscriront dans l’un des trois axes thématiques proposés ci-dessous.</p> <p><strong>Axe 1 : Le corps et le tracé des frontières</strong></p> <p>Notre premier axe propose d’aborder l’émergence et la création des frontières, ainsi que tout ce qu’implique l’acte de les tracer, dans toute la diversité de leurs acceptions, de la géopolitique à l’intime. Étudier les relations entre corps et frontières sous cet angle pourrait permettre de mettre au jour certains archétypes, rappelant notamment la dimension sacrée qui préside à l’acte de délimitation. Songeons par exemple à la fondation légendaire de Rome au cours de laquelle Romulus trace d’un sillon dans le sol les limites de la ville en prononçant des paroles sacramentelles. Ces limites alors définies par un sillon sacré distinguent deux espaces qu’elles séparent sans appel. Plus généralement, les frontières occupent une place importante dans les récits de cosmogonies ou dans les mythes ; leur tracé se fait délimitation de l’ordre et du chaos. Ces récits trouvent d’importants échos dans les sociétés contemporaines, notamment au sein de l’actualité internationale et des textes philosophiques et littéraires où des rôles fondamentaux sont accordés aux frontières et où est réinterrogé l’acte de séparation (Suter et Fournier Kiss, 2021).</p> <p>Le tracé des frontières ne saurait être envisagé seulement comme un geste figé ou purement spatial. Il s’inscrit dans des temporalités multiples, faites de déplacements des corps et des sens ainsi que de reconfigurations symboliques. Les frontières se déplacent, se (re)dessinent, se brouillent, à mesure que les pratiques sociales, artistiques et politiques les investissent voire les définissent. Qu’il s’agisse de frontières géographiques, corporelles ou esthétiques, leur tracé révèle autant un désir d’ordre et de séparation qu’une dynamique de passage et de transformation. Explorer ces lignes, c’est ainsi ouvrir un espace de réflexion sur ce qui distingue, relie et met en tension les corps, les territoires et les imaginaires.</p> <p>Enfin, le tracé des frontières engage une réflexion sur les espaces contemporains, marqués par la multiplication des dispositifs de contrôle, de surveillance et de normalisation des corps. Des frontières nationales aux frontières urbaines, numériques ou administratives, les lignes de démarcation se font parfois invisibles mais n’en demeurent pas moins agissantes. Elles produisent inclusions, exclusions et assignations des individus à des positions différenciées. Cette réflexion s’inscrit également dans un enjeu de place (Lussault, 2009). Les frontières ne séparent donc pas seulement des territoires, elles distribuent des places aux corps, autorisent ou interdisent des présences, orchestrent des luttes inégales pour l’accès aux espaces les plus valorisés. Étudier ces frontières, c’est alors interroger les rapports de pouvoir qu’elles cristallisent. En effet, l’hégémonie (Gramsci, 2003, 2004) a imposé des frontières tangibles et métaphoriques que les corps marginalisés ont dû apprendre à franchir, ou du moins à frôler, pour donner sens à leurs existences.</p> <p><strong>Axe 2 : Le corps et la traversée des frontières</strong></p> <p>Les expériences contemporaines de déplacement sont indissociables des tensions que cristallise le passage des frontières. Régi par des règles, ce dernier filtre les individus et dessine une géographie morale des mobilités (Schmoll, 2025). Les différents régimes de mobilité résultent de codes en vigueur sur des territoires donnés ; l’individu passant une frontière est donc directement confronté aux pouvoirs qui s’exercent dans les territoires qu’il traverse. Les normes d’usage de l’espace pour un groupe spécifique et les emplacements concrets qu’il est autorisé ou capable d’occuper s’incarnent en effet dans des institutions, des lois, des normes culturelles et des dispositifs spatiaux et ils organisent très concrètement qui peut être où, avec qui, à quel moment. En quoi les différentes modalités de déplacement affectent-elles les corps, qu’ils soient en mouvement ou assignés, en transit ou immobilisés ?</p> <p>Des aventures d’Ulysse aux épreuves contemporaines des migrants, le corps constitue un motif propre à refléter de manière toute concrète et toute symbolique, en deçà de l’ensemble des données relevant de l’organisation de la collectivité, la singularité de qui fait l’épreuve de la frontière. Si « la frontière est d’abord une affaire intellectuelle et morale » – selon le mot de l’historien Christian Jacob que cite Régis Debray (2010) dans son Éloge des frontières - elle est aussi affaire de corps. La fascination pour la frontière que ressent le personnage d’Aldo dans Le Rivage des Syrtes (Gracq, 1951), et qui l’incite à dépasser le tracé de la frontière, s’exprime en des termes qui renvoient à une expérience qui a trait au corps et à l’altération des limites du sujet : « Ce que je voulais n’avait de nom dans aucune langue. Être plus près. Ne pas rester séparé. Me consumer à cette lumière. Toucher ». Qu’est-ce que les représentations du corps dans les zones frontalières révèlent de la frontière, du corps et de leurs usages ? En quoi ces représentations qui font valoir les relations entre l’intime et le collectif, entre l’identité et l’altérité, entre l’expérience du corps propre et celles des institutions (Foucault, “Le corps utopique”, 1966) permettent-elles de dégager un ensemble d’enjeux spécifiques au passage des frontières, de penser un phénomène crucial du monde d’aujourd’hui et d’en appréhender les défis ?</p> <p>Par ailleurs, la frontière annonce l’incertain et son franchissement apparaît comme une confrontation à l’inconnu. Les représentations des passages de frontières mobilisent des éléments liés au mythe d’Orphée franchissant le seuil du monde connu grâce aux pouvoirs de son chant. Quel serait le monde inconnu auquel ouvrent les textes où se tisse la poétique du corps à l’épreuve de la frontière ? En quoi ce monde oscille-t-il entre espace référentiel et « espace littéraire » (Blanchot, 1951) ? Est-il à même de fournir des éléments de renouvellement de notre expérience de l’espace et plus encore de recréer notre rapport au territoire, de redéfinir les corps, de les investir de manière inédite ? De tels questionnements sont à la croisée de la littérature et des arts de la scène qui, tout particulièrement, incitent à aborder la porosité entre fiction et réel.</p> <p>En outre, le jeu d’acteur comme certains types de personnages incarnent un franchissement symbolique où l’identité devient surface mobile, et où le corps, volontairement ou malgré lui, transgresse ses assignations. Aussi la scène met-elle en lumière des corps soumis à l’épreuve constante des frontières. Par les jeux de masques, les simulations corporelles et les stratégies de traversée des normes, les frontières, tant sociales que morales, sont envisagées dans leur fragilité. La frontière au théâtre se manifeste également à travers la séparation, plus concrète mais parfois instable, entre la scène et les spectateurs. Ce seuil, matérialisé par l’espace scénique ou institutionnalisé sous la forme du « quatrième mur », organise la distribution des regards, des voix et des présences. Pourtant, il demeure une frontière poreuse, sans cesse traversée par les adresses directes, les apartés, les ruptures d’illusion ou les performances qui sollicitent la participation du public. Cette limite, qui sépare fiction et réalité, constitue un espace de tension où se négocient autorité dramatique et liberté interprétative. En jouant avec ce mur symbolique, en le renforçant, en le fissurant ou en le faisant voler en éclats, les dramaturges interrogent les conditions mêmes de la représentation, tout en exposant les corps à une zone de friction où se redéfinissent leurs places respectives.</p> <p><strong>Axe 3 : Le corps et les modes d’habiter les frontières</strong></p> <p>Au-delà de la prise en compte des modes selon lesquels les frontières sont tracées ou traversées, il nous importe également de valoriser les manières dont nous les habitons. Selon Léonora Miano, la frontière « […] est l’endroit où les mondes se touchent, inlassablement. C’est le lieu d’oscillation constante : d’un espace à l’autre, d’une sensibilité à l’autre, d’une vision du monde à l’autre » (Miano, 2012, p. 25). Les corps qui habitent cet espace structurent leurs identités à partir du dialogue ou du conflit entre des matrices ou des modèles culturels de nature diverse.</p> <p>Penser la frontière en tant qu’espace liminaire d’aller-retour favorise une conversation féconde sur les réalités et les imaginaires d’individus ou de groupes sociaux qui ont trouvé le sens de leur existence (Frankl, 1991) dans, au moins, deux contextes géographiquement ou symboliquement séparés. Que signifie habiter la frontière ? Quels sont les avantages et les défis liés au fait de l’habiter ? Les frontières peuvent-elles habiter les corps ?</p> <p>Dans quelle mesure les sciences sociales contemporaines ont-elles contribué à répondre à ces interrogations ? Dans quelle mesure l’histoire, la science politique, la géographie, l’anthropologie, la sociologie, la psychologie, les sciences de l’information et de la communication ont-elles apporté un éclairage sur ce sujet ? Quels sont les codes textuels et visuels qui ont permis de représenter les manières d’habiter les frontières ? Comment les études littéraires et les études sur la culture visuelle se sont-elles approchées des imaginaires inhérents aux rapports corps/frontières ? Nous espérons que les débats suscités dans le cadre du colloque apporteront des réponses à ces questions et à d’autres interrogations liées à ce thème.</p> <p>Une fois analysées les manières dont les frontières sont tracées, traversées ou habitées, nous souhaiterions inviter les participants au colloque à réfléchir à la possibilité de concevoir un monde, réel ou symbolique, sans frontières. Que se passe-t-il lorsque les binarismes se brisent ? À quoi ressemblerait le monde si les barrières entre le blanc et le noir disparaissaient ? À quoi ressemblerait le monde si nous oubliions les catégorisations liées à l’origine, la couleur de peau ou le genre ? À quoi ressemblerait un monde sans frontières ?</p> <p>—</p> <p>Pour terminer, le colloque invite également à répondre à plusieurs séries de questions : en quoi la frontière affecte-t-elle le corps du voyageur ? Quelles sont les représentations du corps dans les textes évoquant la traversée des frontières ? Le passage de frontière est-il l’occasion d’exprimer, via le corps, une réappropriation de la subjectivité, une perméabilité à l’altérité, une transformation identitaire, une créolisation, une ouverture radicale à l’inconnu ? Comment les corps subalternes ont-ils franchi ou contourné les frontières ? Quelles ont été les circonstances ayant motivé les relations conflictuelles avec les frontières ?In fine, les études de cas pourront également questionner les dispositifs au cœur de l’activité de « frontiérisation » et leurs effets sur les corps. Les analyses (sémiotique, discursive, littéraire, théâtrale, iconique etc.) des mises en scène, des récits de ces corps qui résistent aux frontières sont également bienvenues.</p> <p>—</p> <p><strong>Notes</strong></p><p> </p> <p>C’est nous qui soulignons.</p> <p></p> De l’anglais bordering, la « frontiérisation » désigne « (…) l’émergence, l’instauration et la consolidation de la frontière en tant qu’objet matériel et symbolique à travers l’instauration de dispositifs d’affirmation et de régulation du pouvoir ». [Source : Lexique de l’institut des frontières et discontinuités (Groupement d’intérêt scientifique transfrontalier Franco-Belge). En ligne : <a href="https://ifd.hypotheses.org/lexique">https://ifd.hypotheses.org/lexique</a> (consulté le 9 janvier 2026)].<p> </p> <p>—</p> <p><strong>Modalités de soumission</strong></p> <p>Les propositions de communication (500 mots environ, avec les références bibliographiques et courte notice biographique) sont à envoyer jusqu’au 22 avril 2026. Elles doivent notamment comporter l’axe choisi et le titre de l’intervention. Nous vous suggérons qu’elles contiennent les éléments suivants : problématique générale, question de recherche, cadre théorique, méthodologie et contribution(s) principale(s).</p> <p>Les propositions et communications pourront être présentées en français et anglais (ou encore espagnol et créole avec soumission de la communication traduite dans les grandes lignes pour en faciliter la diffusion et la compréhension). Les communications seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions. Les propositions d’ordre artistique, type performances ou autres, sont également bienvenues.</p> <p>Contact et envoi des propositions à <a href="mailto:corps.frontieres@gmail.com">corps.frontieres@gmail.com</a>.</p> <p>NB. L’acceptation des propositions de communication ne vaut pas acceptation des articles qui seront soumis à évaluation anonyme. Les articles devront répondre aux standards des publications scientifiques. Une feuille de style vous sera transmise à cet effet.</p> <p>—</p> <p><strong>Informations pratiques</strong></p> <p>Aucune prise en charge des frais (transport, hébergement, etc.) ne pourra être assurée, mais les repas du midi ainsi que le dîner du dernier soir seront offerts.</p> <p>—</p> <p><strong>Comité scientifique</strong></p> <p>Nathanaëla ANDRIANASOLO-MATHIEU (LPL, Aix-Marseille Université)<br />Marc ARINO (DIRE, Université de La Réunion)<br />Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion)<br />Myriam BOUCHARENC (CSLF, Université Paris X Nanterre)<br />Christophe COSKER (HCTI, Université de Bretagne Occidentale)<br />Catherine HAMAN (HLLI, Université Littoral Côte d’Opale)<br />Fabrice FOLIO (OIES, Université de La Réunion)<br />Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion)<br />Marie-Annick LAMY-GINER (OIES, Université de La Réunion)<br />Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion)<br />Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion)<br />Valérie MAGDELAINE-ANDRIANJAFITRIMO (LCF, Université de La Réunion)<br />Axelle MARTIN (LERASS, Université Paul-Valéry Montpellier 3)<br />Alison MORANO (LCF, Université de La Réunion)<br />Urbain NDOUKOU-NDOUKOU (EHIC, Université de Limoges)<br />Simon NGONO (LCF, Université de La Réunion)<br />Christine OROBITG (DIRE, Université de La Réunion)<br />Yolaine PARISOT (UPEC, Paris-Est Créteil)<br />Sylviane RABETSARAZAKA (DIRE, Université de La Réunion)<br />Christiane RAFIDINARIVO (LCF, Université de La Réunion / CEVIPOF, Sciences Po)<br />Colin ROBINEAU (LCF, Université de La Réunion)<br />Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion)<br />François TAGLIONI (OIES, Université de La Réunion)<br />Sofiane TAOUCHICHET (chercheur indépendant)<br />Laurène TETU (LCF, Université de La Réunion)</p> <p><strong>Comité d’organisation</strong></p> <p>Julien AUBERT (DIRE, Université de La Réunion)<br />Fabrice FOLIO (OIES, Université de La Réunion)<br />Morgane GRONDIN (OIES, Université de La Réunion)<br />Sophie IRELAND (DIRE, Université de La Réunion)<br />Ada LESCAY (DIRE, Université de La Réunion)<br />Mélodie LHERMINEZ (OIES, Université de La Réunion)<br />Valérie MAGDELAINE-ANDRIANJAFITRIMO (LCF, Université de La Réunion)<br />Balaviknesh NILAMEGAME (OIES, Université La Réunion)<br />Jean Pierre SAGNO (LCF, Université de La Réunion)<br />Françoise SYLVOS (DIRE, Université de La Réunion)<br />Kasia SOBONIAK (DIRE, Université de La Réunion)</p> <p>—</p> <p><strong>Bibliographie </strong></p> <p>Acloque, Delphine (2022), « Frontière désertique, front pionnier et territorialisation. Approche à partir du cas égyptien », Géoconfluences, mis en ligne en juin 2022.<br />[consulté le 18/12/2025].</p> <p>Agier, Michel (2018), <em>L’Étranger qui vient : repenser l’hospitalité</em>. Paris, Éditions du Seuil. </p> <p>Balibar, Etienne (2022), <em>Cosmopolitique : Des frontières à l’espèce humaine</em>. Paris, La Découverte.</p> <p>Berthelot, Francis (1997), <em>Le Corps du héros. Pour une sémiotique de l’incarnation romanesque.</em> Paris, Nathan.</p> <p>Blanchot, Maurice (1955),<em> L’Espace littéraire.</em> Paris, Gallimard.</p> <p>Butler, Judith (1993),<em> Bodies That Matter</em>. New York, Routledge.</p> <p>Butler, Judith (2004 [2016]), <em>Défaire le genre</em>. Traduit de l’anglais par Maxime Cervulle. Paris, Éditions Amsterdam.</p> <p>Butnaru, Denisa et Le Breton, David (ed.) (2013), <em>Corps abîmés.</em> Laval, Presses de l’Université Laval.</p> <p>Debray, Régis (2010), <em>Éloge des frontières</em>. Paris, Gallimard.</p> <p>Foucault, Michel (1966 [2009]), <em>Le Corps utopique, les hétérotopies</em>. Paris, Éditions Lignes.</p> <p>Frankl, Viktor E (1991), <em>El hombre en busca de sentido</em>. Barcelona, Editorial Herder. </p> <p>Frigon, Sylvie et Kérisit, Michèle (ed.) (2000), <em>Du corps des femmes : contrôles, surveillances et résistances</em>. Ottawa, University of Ottawa Press.</p> <p>Galinon-Melenec, Béatrice (éd.) (2017), <em>L’Homme-trace</em>. Paris, CNRS Éditions.</p> <p>Gay, Jean-Christophe (2016), <em>L’Homme et les Limites</em>. Paris, Economica-Anthropos.</p> <p>Géoconfluences (2025), « Frontière, frontières ». Glossaire de géographie en ligne : [consulté le 18/12/2025].</p> <p>Gracq, Julien (1951), <em>Le Rivage des Syrtes</em>. Paris, Éditions José Corti.</p> <p>Gramsci, Antonio (2003), <em>Notas sobre Maquiavelo, sobre la política y sobre el Estado moderno</em>. Nueva Visión.</p> <p>Gramsci, Antonio (2004), <em>Los Intelectuales y la organización de la cultura</em>. Nueva Visión.</p> <p>Guénif, Nacira (2010), « Le corps-frontière, traces et trajets postcoloniaux ». In Mbembe Achille et al. (2010), <em>Ruptures postcoloniales : Les nouveaux visages de la société française</em>. Paris, La Découverte.</p> <p>Le Blanc, Guillaume (2010), <em>Dedans, dehors : la condition d’étranger</em>. Paris, Éditions du Seuil. </p> <p>Le Breton, David (1992 [2023]), <em>La Sociologie du corps</em>. Paris, Presses Universitaires de France.</p> <p>Le Breton, David et al. (2013),<em> Corps en formes</em>. Paris, CNRS éditions.</p> <p>Leclère, Anaïs (2025), « Les frontières corporelles-affectives dans l’espace public national français et néerlandais ». In Maryam Kolly, Anaïs Leclère, et Sarah Bracke (2025), Reprendre le voir. Bruxelles, Presses universitaires Saint-Louis.</p> <p>Lussault, Michel (2009), <em>De la lutte des classes à la lutte des places</em>. Paris, Grasset.</p> <p>Mbembe, Achille (2020), <em>Brutalisme</em>. Paris, La Découverte.</p> <p>Miano, Léonora (2012), <em>Habiter la frontière</em>. Paris, L’Arche Éditeur.</p> <p>Peiretti-Courtis, Delphine (2021), <em>Corps noirs et médecins blancs : La fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles.</em> Paris, La Découverte.</p> <p>Schmoll, Camille (2025),<em> Chacun sa place : une géographie morale des mobilités. </em>Paris, CNRS Éditions.</p> <p>Simard, Mélissa (2019), « Poétique et discours du corps-frontière : explorer les frontières sociales et culturelles et le rapport de la corporalité à l’espace », thèse soutenue sous la direction de Liviu Dospinescu et Constanza Camelo Suarez, Université de Laval.</p> <p>Suter, Patrick et Fournier Kiss, Corinne (ed.) (2021), <em>Poétique des Frontières</em>. Genève, MétisPresses.</p> <p>Vanuxem Sarah, Mathieu Geoffroy (2025), <em>Du droit de déambuler.</em> Marseille, Éditions Wildproject.</p> <p>Vergès, Françoise (2017), <em>Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme</em>. Paris, Albin Michel.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Logiques du corps</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/132094/logiques-du-corps-20-03.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 08:14:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>Dans Les logiques du corps. Une autre manière de penser le temps (Seuil), Georges Vigarello parachève quarante ans de travail sur les différentes façons par lesquelles les sociétés occidentales ont pensé le corps humain dans son unité. Il met en lumière la succession des différents modèles (le modèle fibreux, humoral, énergétique, informationnel) par lesquels le corps a été appréhendé depuis l’Antiquité jusqu’au temps présent, en mobilisant aussi bien les savoirs scientifiques que les conceptions philosophiques et religieuses du corps, ou encore les œuvres de fiction et l’histoire de l’art. Le livre ne se contente pas de retracer l’histoire des imaginaires du corps en Occident. Il s’intéresse aussi au rapport au corps vécu, en portant une attention subtile à ses usages, aux manières d’être et d’agir qui ne cessent d’évoluer au cours de l’histoire. Notre propre conception contemporaine du corps en sort singulièrement dépaysée.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/132094_4f8b85b51add5e193187185832938b26.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="132094_4f8b85b51add5e193187185832938b26.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/133555/georges-vigarello-les-logiques-du-corps-une-autre-maniere-de-penser-le-temps.html">Dans <em>Les logiques du corps. </em><em>Une autre manière de penser le temps</em> (Seuil), Georges Vigarello parachève quarante ans de travail sur les différentes façons par lesquelles les sociétés occidentales ont pensé le corps humain dans son unité. Il met en lumière la succession des différents modèles (le modèle fibreux, humoral, énergétique, informationnel) par lesquels le corps a été appréhendé depuis l’Antiquité jusqu’au temps présent, en mobilisant aussi bien les savoirs scientifiques que les conceptions philosophiques et religieuses du corps, ou encore les œuvres de fiction et l’histoire de l’art. Le livre ne se contente pas de retracer l’histoire des imaginaires du corps en Occident. Il s’intéresse aussi au rapport au corps vécu</a>, en portant une attention subtile à ses usages, aux manières d’être et d’agir qui ne cessent d’évoluer au cours de l’histoire. Notre propre conception contemporaine du corps en sort singulièrement dépaysée.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Panayota Badinou, Sylvian Fachard, Helder Mendes Baiao (éds), La ville idéale. Entre utopie et réalité</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133611/panayota-badinou-sylvian-fachard-helder-mendes-baiao-eds-la-ville.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:56:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Vivre dans un espace propice au bonheur collectif et à l’épanouissement individuel, tel fut l’aspiration des individus qui ont rêvé de villes idéales. Quel rôle la quête d’un monde exemplaire et les théories utopiques ont-elles joué dans l’élaboration des formes urbaines? Quelles réalisations concrètes en ont découlé, et à quels défis majeurs ces projets ont-ils dû faire face? Enfin, en quoi l’idéal de la «ville parfaite» continue-t-il d’influencer notre manière d’imaginer, de concevoir et de comprendre le monde qui nous entoure? Archéologues, historiens, littéraires, philosophes, historiens de l’art, spécialistes du cinéma, géographes et architectes, doctorant·e·s et chercheur·e·s, échangent leurs regards dans cet ouvrage et offrent au lecteur une perspective nouvelle sur la ville idéale. Dirigé par Panayota Badinou, Sylvian Fachard et Helder Mendes Baiao, ce volume fait suite à un colloque tenu en juin 2022 au sein de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Il est disponible en texte intégral sur cairn.info… Voir la vidéo de présentation…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133611_11975a63baa6e3a7e2ad024f711f9b43.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133611_11975a63baa6e3a7e2ad024f711f9b43.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Vivre dans un espace propice au bonheur collectif et à l’épanouissement individuel, tel fut l’aspiration des individus qui ont rêvé de villes idéales. Quel rôle la quête d’un monde exemplaire et les théories utopiques ont-elles joué dans l’élaboration des formes urbaines? Quelles réalisations concrètes en ont découlé, et à quels défis majeurs ces projets ont-ils dû faire face? Enfin, en quoi l’idéal de la «ville parfaite» continue-t-il d’influencer notre manière d’imaginer, de concevoir et de comprendre le monde qui nous entoure?</p> <p>Archéologues, historiens, littéraires, philosophes, historiens de l’art, spécialistes du cinéma, géographes et architectes, doctorant·e·s et chercheur·e·s, échangent leurs regards dans cet ouvrage et offrent au lecteur une perspective nouvelle sur la ville idéale.</p> <p>Dirigé par Panayota Badinou, Sylvian Fachard et Helder Mendes Baiao, ce volume fait suite à <a href="https://www.unil.ch/fdi/fr/home/menuinst/recherche/colloques-scientifiques/archives-des-colloques/colloques-2020-/colloque-2022-ville.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un colloque tenu en juin 2022</a> au sein de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne.</p> <p><strong>Il est disponible en texte intégral sur <a href="https://shs.cairn.info/la-ville-ideale--9782940648313?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cairn.info…</a></strong></p> <p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=7eQryMOswXs&amp;feature=youtu.be"><strong>Voir la vidéo de présentation…</strong></a></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Séminaire du Centre de Recherche sur la Théorie et l'Histoire du Théâtre (Sorbonne nouvelle)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133624/seminaire-du-crtht-centre-de-recherche-sur-la-theorie-et-l-histoire-du-theatre.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:09:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_evenement</category>
      <description>La prochaine séance du séminaire du Centre de Recherche sur la Théorie et l’Histoire du Théâtre aura lieu le vendredi 3 avril 2026, de 14h à 16h, en salle A608, au campus Nation de l'Université Sorbonne Nouvelle (8 avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris, métro Nation). Nous aurons le plaisir d’y accueillir Céline Candiard qui présentera son ouvrage Molière au travail. Écrire pour une troupe (éd. Hermann, 2025). La séance suivante du séminaire se tiendra le vendredi 19 juin 2026 (même horaire, même salle) : Antoine Pignot présentera sa thèse en cours, L'Esthétique de la grâce dans le théâtre classique.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133624_0985adfb1b12a3e3ffdba32946c491cd.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133624_0985adfb1b12a3e3ffdba32946c491cd.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La prochaine séance du séminaire du Centre de Recherche sur la Théorie et l’Histoire du Théâtre aura lieu le vendredi 3 avril 2026, de 14h à 16h, en salle A608, au campus Nation de l'Université Sorbonne Nouvelle (8 avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris, métro Nation).</p> <p>Nous aurons le plaisir d’y accueillir <strong>Céline Candiard qui présentera son ouvrage <a href="https://www.fabula.org/actualites/130446/celine-candiard-moliere-au-travail-ecrire-pour-une-troupe.html"><em>Molière au travail. Écrire pour une troupe</em></a> (éd. Hermann, 2025).</strong></p> <p>La séance suivante du séminaire se tiendra le vendredi 19 juin 2026 (même horaire, même salle) : Antoine Pignot présentera sa thèse en cours, <em>L'Esthétique de la grâce dans le théâtre classique</em>.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>État(s) de siège dans les littératures francophones (Nanterre)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133623/journee-d-etudes-etat-s-de-siege-dans-les-litteratures-francophones-universite-paris-nanterre.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 05:32:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_evenement</category>
      <description>Journée d'études : État(s) de siège dans Les littératures francophones Le 3 avril 2026, à l'Université Paris Nanterre 9h30-16h30 Bâtiment de la formation continue, Salle des conférences (RDC) 200 Av. de la République, 92000 Nanterre RER A : Nanterre Université   État(s) de siège dans Les littératures francophones PROGRAMME  matin 09h30 : Accueil 9h45 Mots d’ouverture : Stefania Cubeddu-Proux (Université Paris Nanterre)   1ère session : Mathilde Bernard (Université Paris Nanterre) 10h00  Carole Boidin (Université Paris Nanterre) : « Réflexions comparatistes sur l’état de siège comme thème et métaphore, autour du modèle troyen » 10h20  Romuald Fonkoua (Sorbonne Université) : « Ecrire en pays assiégé : l'art littéraire comme un art militaire en francophonie » 10h40  Discussion 11h00  Pause   2ème session : Ridha Boulaabi (Université Paris Nanterre) 11h15  Yolaine Parisot (Université Paris EST Créteil) : « L'État de siège autorise-t-il les troubles à / de l'autorité dans les littératures francophones ? » 11h35  Mounira Chatti (Université Paris 8) : « Le Cadavre encerclé de Kateb Yacine : état de siège et "réalisme poétique" » 11h55 : Discussion 12h15 : Déjeuner après-midi 3ème session : Stefania Cubeddu-Proux (Université Paris Nanterre) 14h15  Alex Demeulenaere (Université de Lorraine) : « L’état de siège comme laboratoire [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133623_931713ce16e5f168e0bea47c19db63d1.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133623_931713ce16e5f168e0bea47c19db63d1.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>Journée d'études : État(s) de siège dans Les littératures francophones</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Le 3 avril 2026, à l'Université Paris Nanterre</strong></p> <p style="text-align:center;">9h30-16h30</p> <p style="text-align:center;"><a href="https://daloe.parisnanterre.fr/nos-poles/ade-pilotage/plan-du-campus-de-nanterre-universite-3">Bâtiment de la formation continue</a>, Salle des conférences (RDC)</p> <p style="text-align:center;">200 Av. de la République, 92000 Nanterre</p> <p style="text-align:center;">RER A : Nanterre Université  </p> <p style="text-align:center;"><strong>État(s) de siège dans Les littératures francophones</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>PROGRAMME</strong> </p> <p style="text-align:center;"><em>matin</em></p> <p>09h30 : Accueil</p> <p>9h45 Mots d’ouverture : <strong>Stefania Cubeddu-Proux</strong> (Université Paris Nanterre)</p> <p> </p> <p>1ère session :<strong> Mathilde Bernard </strong>(Université Paris Nanterre)</p> <p>10h00  <strong>Carole Boidin</strong> (Université Paris Nanterre) : « Réflexions comparatistes sur l’état de siège comme thème et métaphore, autour du modèle troyen »</p> <p>10h20  <strong>Romuald Fonkoua</strong> (Sorbonne Université) : « Ecrire en pays assiégé : l'art littéraire comme un art militaire en francophonie »</p> <p>10h40  Discussion</p> <p>11h00  Pause</p> <p> </p> <p>2ème session : <strong>Ridha Boulaabi</strong> (Université Paris Nanterre)</p> <p>11h15  <strong>Yolaine Parisot</strong> (Université Paris EST Créteil) : « L'État de siège autorise-t-il les troubles à / de l'autorité dans les littératures francophones ? »</p> <p>11h35  <strong>Mounira Chatti</strong> (Université Paris 8) : «<em> Le Cadavre encerclé</em> de Kateb Yacine : état de siège et "réalisme poétique" »</p> <p>11h55 : Discussion</p> <p>12h15 : Déjeuner</p> <p style="text-align:center;"><em>après-midi</em></p> <p>3ème session : <strong>Stefania Cubeddu-Proux</strong> (Université Paris Nanterre)</p> <p>14h15  <strong>Alex Demeulenaere</strong> (Université de Lorraine) : « L’état de siège comme laboratoire fictionnel. La crise d’octobre 1970 dans la littérature québécoise »</p> <p>14h35  <strong>Antony Soron</strong> (INSPE Paris/Sorbonne Université) : « L’état de siège ou l’expression d’une peau de chagrin : relecture écopoétique de <em>Taqawan </em>(Éric Plamondon, 2017) »</p> <p>14h55 : Discussion </p> <p>15h15 : Pause</p> <p> </p> <p>3ème session : <strong>Florence Paravy</strong> (Université Paris Nanterre)</p> <p>15h30 <strong>Kalliopi Ploumistaki </strong>(Université Aristote de Thessalonique) : « Des femmes en état de siège : <em>Les Impatientes</em> de Djaïli Amadou Amal » </p> <p> </p> <p>15h50  <strong>Virginie Brinker</strong> (CPTC, Université Bourgogne Europe/SLL, University of Cape Town) : « Rouvrir l’espace : dialectique de l’état de siège dans <em>L’Afrance</em> d’Alain Gomis »</p> <p>16h10 : Discussion et clôture de la journée</p> <p> </p> <p> </p> <p><strong>Organisation </strong>: Stefania Cubeddu-Proux (<a href="mailto:prouxs@parisnanterre.fr">prouxs@parisnanterre.fr</a>)</p> <p><a href="https://cslf.hypotheses.org/category/oec"><strong>Observatoire des écritures françaises et francophones contemporaines - OEC</strong></a></p> <p><a href="https://cslf.parisnanterre.fr/"><strong>Centre des Sciences des Littératures en langue Française - CSLF</strong></a></p> <p></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Contester l’ordre : traditions contestataires, néo-contestation et reconfigurations politiques dans les Amériques (Nice &amp; Toulon)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133622/contester-l-ordre-traditions-contestataires-neo-contestation-et-reconfigurations-politiques-dans-les-ameriques.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 05:26:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Contester l’ordre : traditions contestataires, néo-contestation et reconfigurations politiques dans les Amériques Colloque international Université Côte d’Azur (LIRCES) et Université de Toulon (BABEL) Jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2026 Organisation : José García-Romeu (Université de Toulon, BABEL), Anne-Claudine Morel (Université Côte d’Azur, LIRCES), Ruxandra Pavelchievici (Université Côte d’Azur, LIRCES) — Les sociétés américaines – qu’il s’agisse de l’Amérique du Nord, de l’Amérique latine ou des Caraïbes – se sont historiquement constituées comme des espaces de luttes, traversés par une pluralité de forces contestataires. Des mobilisations pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux soulèvements populaires d’Amérique latine, des expériences révolutionnaires et contre-révolutionnaires aux tournants autoritaires contemporains, l’histoire des Amériques est jalonnée de moments où la contestation est devenue un vecteur de reconfiguration politique et sociale. Ces dernières années, les élections de figures dites « antisystème » – Donald Trump aux États-Unis, Jair Bolsonaro au Brésil, Javier Milei en Argentine – ont donné une nouvelle visibilité à des formes de rupture avec les modèles démocratiques libéraux. Qu’elles se manifestent par des mouvements sociaux, des reconfigurations idéologiques, ou encore par des votes sanction et des discours populistes, les dynamiques contestataires s’expriment dans et en dehors du cadre électoral. [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133622_444a762acf2458ebd7ba1a982ac0713d.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133622_444a762acf2458ebd7ba1a982ac0713d.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Contester l’ordre : traditions contestataires, néo-contestation et reconfigurations politiques dans les Amériques</strong></p> <p><strong>Colloque international Université Côte d’Azur (LIRCES) et Université de Toulon (BABEL)</strong></p> <p><strong>Jeudi 26 et vendredi 27 novembre 2026</strong></p> <p><strong>Organisation : </strong></p> <p>José García-Romeu (Université de Toulon, BABEL),</p> <p>Anne-Claudine Morel (Université Côte d’Azur, LIRCES),</p> <p>Ruxandra Pavelchievici (Université Côte d’Azur, LIRCES)</p> <p>—</p> <p>Les sociétés américaines – qu’il s’agisse de l’Amérique du Nord, de l’Amérique latine ou des Caraïbes – se sont historiquement constituées comme des espaces de luttes, traversés par une pluralité de forces contestataires. Des mobilisations pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux soulèvements populaires d’Amérique latine, des expériences révolutionnaires et contre-révolutionnaires aux tournants autoritaires contemporains, l’histoire des Amériques est jalonnée de moments où la contestation est devenue un vecteur de reconfiguration politique et sociale.</p> <p>Ces dernières années, les élections de figures dites « antisystème » – Donald Trump aux États-Unis, Jair Bolsonaro au Brésil, Javier Milei en Argentine – ont donné une nouvelle visibilité à des formes de rupture avec les modèles démocratiques libéraux. Qu’elles se manifestent par des mouvements sociaux, des reconfigurations idéologiques, ou encore par des votes sanction et des discours populistes, les dynamiques contestataires s’expriment dans et en dehors du cadre électoral. Elles s’inscrivent dans des temporalités longues, mobilisent des mémoires collectives et se nourrissent souvent des héritages de luttes passées, réactivant des formes anciennes de dissidence ou en inventant de nouvelles.</p> <p>L’activité contestataire en Amérique latine est, à cet égard, particulièrement fournie depuis une quarantaine d’années : elle prend la forme de « mobilisations contre les régimes autoritaires, revendications indigènes, luttes contre l’extractivisme, émeutes et pillages liés à l’austérité économique, manifestations de rue contre la corruption ou mobilisations féministes, aujourd’hui parmi les plus emblématiques à l’échelle planétaire. »[1] Aux États-Unis, les transformations rapides et profondes opérées par l'administration Trump, visant à contester l’ordre politique et social, suscitent elles-mêmes une vague de contestation contre ce qui est perçu comme une forme nouvelle d’autoritarisme.</p> <p>Ce colloque propose d’interroger la notion de contestation, notamment à l’aune des bouleversements électoraux dans les Amériques, en adoptant une perspective diachronique et transdisciplinaire (histoire, sociologie, sciences politiques, anthropologie, études culturelles, littérature). Il s’agira d’examiner les interactions complexes entre mobilisation sociale et dynamique institutionnelle, entre traditions militantes et transformations du politique, dans un espace géographique (les Amériques) traversé par de profondes inégalités structurelles et de fortes tensions historiques, des années 1960 à nos jours.</p> <p>Une réflexion sur les notions de contestation et de néo-contestation, menées souvent au nom de la liberté, de la démocratie et/ou de la justice sociale, permettra de dégager les mécanismes d’opposition à l’ordre établi. Ces mécanismes pourront être également envisagés comme des forces de transformation ou de consolidation des régimes politiques et des imaginaires collectifs. </p> <p>Envisager ces multiples facettes de la contestation permettra de comprendre leur évolution dans le temps et dans un espace soumis à différentes pressions de type politique et économique, voire climatique, ainsi qu’à d’importantes transformations culturelles.</p> <p><strong>Axes de réflexion proposés </strong></p> <p><em>Champ politique - histoire :</em></p> <p>-  Héritages, continuités, mutations et réinvention des traditions contestataires dans les Amériques</p> <p>-  Mouvements sociaux, mobilisations populaires et reconfigurations du champ politique</p> <p>-  Médias, réseaux sociaux et nouvelles technologies de mobilisation</p> <p>-  Populisme, radicalité politique et (dé)légitimation des élites</p> <p><em>Champ culturel - littérature :</em></p> <p>-  Imaginaires révolutionnaires, contre-cultures et contestation politique, formes esthétiques de la dissidence : musique, art, littérature</p> <p>-  Médias, réseaux sociaux et nouvelles formes de mobilisation</p> <p>-  Acteurs et figures de la contestation et de la dissidence : intellectuels, leaders, militants et collectifs</p> <p>-  Discours de rupture et mémoire des luttes et réécriture de l’histoire militante</p> <p>—</p> <p><strong>Soumission des propositions </strong></p> <p>Les propositions de communication devront comporter un titre, un résumé (entre 300 et 500 mots), une brève notice biographique (100 à 150 mots), mentionnant l’affiliation institutionnelle et les axes de recherche.</p> <p>Les propositions pourront être rédigées en français, anglais ou espagnol.</p> <p>Elles devront être envoyées aux trois adresses suivantes avant le 15 juin 2026 :</p> <p><a href="mailto:anne-claudine.morel@univ-cotedazur.fr">anne-claudine.morel@univ-cotedazur.fr</a> </p> <p><a href="mailto:ruxandra.pavelchievici@univ-cotedazur.fr">ruxandra.pavelchievici@univ-cotedazur.fr</a> </p> <p><a href="mailto:jose.garcia-romeu@univ-tln.fr">jose.garcia-romeu@univ-tln.fr</a></p> <p>Une sélection d’articles fera l’objet d’une publication dans la revue Babel pour les travaux relevant de l’histoire et de la civilisation, ainsi que dans la revue Cycnos pour les travaux relevant de la littérature.</p> <p>— <br />[1] Hélène Combes, « Mobilisations », <em>Dictionnaire politique de l’Amérique latine</em>, Paris, Ed. de l’IHEAL, nov.  2024, p. 381.</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Vers un monde commun ? Déconstruire les conflits, repenser les liens terrestres (Prague)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133621/vers-un-monde-commun-deconstruire-les-conflits-repenser-les-liens-terrestres.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 04:23:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>25e édition de l’Université Européenne d’Été (UEE) du réseau OFFRES (Organisation Francophone pour la Formation et la Recherche Européennes en Sciences humaines). Cette édition aura lieu à l’Université Charles de Prague (Faculté des Lettres) du 12 au 19 juillet 2026 et sera consacrée au thème : « Vers un monde commun ? Déconstruire les conflits, repenser les liens terrestres ». — Après l’Université européenne d’été de Lyon, consacrée en 2025 à la dimension politique et historique du monde commun, l’édition pragoise de 2026 abordera sa dimension terrestre et écologique. Le monde commun n’est pas seulement l’espace du vivre-ensemble humain : il est également l’écosystème fragile et interdépendant où se tissent les conditions mêmes de la vie. L’époque actuelle révèle moins notre séparation d’avec la nature que notre coexistence problématique en son sein : ce qui autrefois relevait de déséquilibres locaux devient désormais un dérèglement global des conditions de la vie terrestre, et les effets des activités humaines se répercutent à l’échelle planétaire. Alors que les sociétés se fragmentent selon des lignes de pouvoir et d’accès aux ressources, nous demeurons pourtant pris dans un même réseau de dépendances vitales, si bien qu’en détruisant les conditions d’existence des autres vivants, c’est notre [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133621_c0bc1e809dd2808073d98d35abe4f754.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133621_c0bc1e809dd2808073d98d35abe4f754.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>25e édition de l’Université Européenne d’Été (UEE) du réseau OFFRES (Organisation Francophone pour la Formation et la Recherche Européennes en Sciences humaines).</p> <p>Cette édition aura lieu à l’Université Charles de Prague (Faculté des Lettres) du 12 au 19 juillet 2026 et sera consacrée au thème :</p> <p><strong>« Vers un monde commun ? Déconstruire les conflits, repenser les liens terrestres ».</strong></p> <p>—</p> <p>Après l’Université européenne d’été de Lyon, consacrée en 2025 à la dimension politique et historique du monde commun, l’édition pragoise de 2026 abordera sa dimension terrestre et écologique. Le monde commun n’est pas seulement l’espace du vivre-ensemble humain : il est également l’écosystème fragile et interdépendant où se tissent les conditions mêmes de la vie. L’époque actuelle révèle moins notre séparation d’avec la nature que notre coexistence problématique en son sein : ce qui autrefois relevait de déséquilibres locaux devient désormais un dérèglement global des conditions de la vie terrestre, et les effets des activités humaines se répercutent à l’échelle planétaire. Alors que les sociétés se fragmentent selon des lignes de pouvoir et d’accès aux ressources, nous demeurons pourtant pris dans un même réseau de dépendances vitales, si bien qu’en détruisant les conditions d’existence des autres vivants, c’est notre propre avenir que nous condamnons. Cette tension entre la divergence des intérêts et l’unicité du monde habitable constitue le fil directeur de notre réflexion. De ce point de vue, notre université d’été entend analyser les conflits environnementaux afin de comprendre comment des formes de cohabitation deviennent possibles malgré la pluralité irréductible des perspectives. Elle cherchera à repenser les liens terrestres, c’est-à-dire ces relations multiples (écologiques, techniques, économiques, symboliques, affectives) qui nous relient aux autres vivants et aux milieux de vie dont dépend notre existence commune.</p> <p>Comme chaque année, l'université d'été du réseau OFFRES prévoit des conférences plénières le matin et des ateliers thématiques l’après-midi, destinés à la formation à la recherche.</p> <p><strong>LES ATELIERS THEMATIQUES</strong></p> <p>1.        Une politique de la nature est-elle possible ?</p> <p>Atelier dirigé par Michel Baudouin (Éducation Nationale, France) et Abdou Cissokho</p> <p>2.        Le commun esthétique: Politiques du jardin terrestre</p> <p>Atelier dirigé par Orgest Azizaj (Musée Picasso, Paris), Momchil Hristov (Université de Sophia)</p> <p>3.        De l’espèce humaine au genre animal. Nous repolitiser par la dissolution du sens commun?</p> <p>Atelier dirigé par Clément Lion (Université de Lille) et Sofia Sorokina (Södertörn University, Suède)</p> <p>4.        Réconcilier économie et écologie (atelier franco-allemand)</p> <p>Atelier dirigé par Miriam Teschl (l’Université Goethe de Francfort), Falk Bretschneider (EHESS Paris) </p> <p>5.    Le lien vital à la terre: l'agriculture</p> <p>Atelier dirigé par Guillaume de Vaulx (Education nationale, France) et Alexandre Dubreu (Université du Littoral Côte d’Opale)</p> <p>—</p> <p>La participation à l’université d’été est gratuite. Nous encourageons les candidat·e·s à solliciter, dans la mesure du possible, un financement auprès de leur institution. Un hébergement en résidence universitaire sera proposé à tarif réduit ; selon les ressources disponibles, une prise en charge pourra être envisagée pour les participant·e·s ne disposant d’aucun financement.</p> <p>—</p> <p>Pour télécharger les documents, consultez le site : <a href="https://offres.hypotheses.org/1643">https://offres.hypotheses.org/1643</a> </p> <p>·      l'appel à candidatures (qui comporte l’argument scientifique, les descriptifs des ateliers et le programme)</p> <p>·      la fiche de candidature est à retourner complétée avant le 25 avril à l'adresse suivante :  <a href="mailto:uee2026@gmail.com">uee2026@gmail.com</a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Écopoétique et recherche-création (MucemLab, Marseille)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133620/ecopoetique-et-recherche-creation.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 01:37:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_evenement</category>
      <description>Comment les pratiques de recherche-création peuvent-elles constituer une réponse à la crise écologique ? Telle est la question centrale de ces journées, organisées grâce à un partenariat entre Aix-Marseille Université, le MucemLab, le Centre Norbert Elias et la Fabrique des écritures ethnographiques. Tables rondes, projections-discussions, conférences-performances, visite d’exposition et workshop rassembleront actrices et acteurs aux prises avec la recherche-création, en écriture littéraire, anthropologie visuelle et arts de la scène (théâtrale, muséale et juridique). Elles seront l’occasion d’explorer les expériences d’écriture par lesquelles transformer nos modes de connaissance, nos manières d’habiter le monde, et contribuer à l’émergence de communs. Découvrir sur Fabula le détail du programme… Entrée gratuite mais réservation obligatoire : mucemlab@mucem.org</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133620_7adc8051ba858feae623e2e6052881df.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133620_7adc8051ba858feae623e2e6052881df.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Comment les pratiques de recherche-création peuvent-elles constituer une réponse à la crise écologique ? Telle est la question centrale de ces journées, organisées grâce à un partenariat entre Aix-Marseille Université, le MucemLab, le Centre Norbert Elias et la Fabrique des écritures ethnographiques. Tables rondes, projections-discussions, conférences-performances, visite d’exposition et workshop rassembleront actrices et acteurs aux prises avec la recherche-création, en écriture littéraire, anthropologie visuelle et arts de la scène (théâtrale, muséale et juridique). Elles seront l’occasion d’explorer les expériences d’écriture par lesquelles transformer nos modes de connaissance, nos manières d’habiter le monde, et contribuer à l’émergence de communs.</p> <p><strong><a href="https://www.fabula.org/actualites/documents/133620_442bc1b92024c104df938b961b35ce96.jpg">Découvrir sur Fabula le détail du programme…</a></strong></p> <p><em>Entrée gratuite mais réservation obligatoire : <a href="mailto:mucemlab@mucem.org">mucemlab@mucem.org</a></em></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Géographie des œuvres</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133554/geographie-des-oeuvres.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 20:38:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_questions_societe</category>
      <description>L’art peut-il être véritablement local ? Existe-t-il, par exemple, des oeuvres strictement "toulousaines", "françaises" ou "japonaises" ? Loin d’être anecdotique, cette question est au coeur des tensions identitaires, culturelles et patrimoniales. À l’heure où celles-ci se trouvent ravivées, il devient nécessaire de prendre du recul sur les débats et de s’outiller théoriquement pour mieux comprendre la géographie à l’oeuvre. Sachant que les artistes n’ont jamais été complètement coupés des échanges, comment penser l’"ailleurs" dans l’"ici et maintenant" de la création ? Dans Voir l'ailleurs dans l'ici. Pour une micro-histoire globale de l'art (P.U. Rennes), Léa Saint-Raymond s’appuie sur l’étude concrète d’une centaine d’objets choisis de l’Océanie aux Grandes Plaines d’Amérique du Nord, depuis le Paléolithique jusqu’à la période contemporaine. Au plus près de la micro-histoire, mais dans une approche résolument globale, l'ouvrage vient démêler les fils de la notion trop vague d’"influence", et mieux cerner des termes fréquemment employés, comme "métissage", "mondialisation" ou encore "globalisation". Fabula vous invite à découvrir sa Table des matières… et à en lire l'Introduction… (Illust. : Anawari Inpiti Mitchell, Angilyiya Tjapiti Mitchell, Lalla West, Jennifer Nginyaka Mitchell, Eileen Tjayanka Woods, Lesley Laidlaw &amp; Robert Muntantji Woods, Kungkarrangkalpa Tjukurrpa, 2015)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133554_f2e199170504f0a1d41d07d177eb8138.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133554_f2e199170504f0a1d41d07d177eb8138.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><a href="https://www.fabula.org/actualites/133553/lea-saint-raymond-voir-l-ailleurs-dans-l-ici-pour-une-micro-histoire-globale-de-l-art.html">L’art peut-il être véritablement local ? Existe-t-il, par exemple, des oeuvres strictement "toulousaines", "françaises" ou "japonaises" ? Loin d’être anecdotique, cette question est au coeur des tensions identitaires, culturelles et patrimoniales. À l’heure où celles-ci se trouvent ravivées, il devient nécessaire de prendre du recul sur les débats et de s’outiller théoriquement pour mieux comprendre la géographie à l’oeuvre. Sachant que les artistes n’ont jamais été complètement coupés des échanges, comment penser l’"ailleurs" dans l’"ici et maintenant" de la création ? Dans <em>Voir l'ailleurs dans l'ici. Pour une micro-histoire globale de l'art</em><em> </em>(P.U. Rennes), Léa Saint-Raymond s’appuie sur l’étude concrète d’une centaine d’objets choisis de l’Océanie aux Grandes Plaines d’Amérique du Nord, depuis le Paléolithique jusqu’à la période contemporaine</a>. Au plus près de la micro-histoire, mais dans une approche résolument globale, l'ouvrage vient démêler les fils de la notion trop vague d’"influence", et mieux cerner des termes fréquemment employés, comme "métissage", "mondialisation" ou encore "globalisation". Fabula vous invite à découvrir sa <a href="https://s3.eu-west-3.amazonaws.com/nova-pur-production/upload/documents_1/c57a7b07-0668-4f7d-86fe-23c554c004cd.pdf">Table des matières…</a> et à en lire l'<a href="https://s3.eu-west-3.amazonaws.com/nova-pur-production/upload/documents_1/5fc23f7b-f3c6-427d-b9b4-23968ad9a8b8.pdf">Introduction…</a></p> <p><em>(Illust. : Anawari Inpiti Mitchell, Angilyiya Tjapiti Mitchell, Lalla West, Jennifer Nginyaka Mitchell, Eileen Tjayanka Woods, Lesley Laidlaw &amp; Robert Muntantji Woods, Kungkarrangkalpa Tjukurrpa, 2015)</em></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Annales Benjamin Constant, n° 50 : "Objets iconophores du politique au tournant des Lumières" (dir. G. Poisson)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133605/annales-benjamin-constant-n-50-objets-iconophores-du-politique.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 14:20:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution_revue</category>
      <description>Les objets iconophores du politique apparaissent, aux côtés de la presse et des brochures, des caricatures et des chansons, comme un des canaux de diffusion des débats idéologiques en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles.  Les contributions regroupées dans ce volume des Annales Benjamin Constant dirigé par Guillaume Poisson (Institut Benjamin Constant) portent sur la production et la circulation de ces objets en France et en Suisse au tournant des Lumières. Cartes à jouer et éventails, parures et tabatières, mais aussi tatouages et papiers peints, permettent de cerner, sous un angle original, la politisation d’une société ou d’un individu, et d’identifier autrement les stratégies politiques qui se mettent en place à l’ère des révolutions. — Sommaire Guillaume Poisson - Avant-propos Emmanuel Fureix – Objets iconophores et politisation populaire en France : approches historiques du premier XIXesiècle Léonard Burnand – Le vent de l’histoire : Necker dans les éventails révolutionnaires Charlotte Guinois – Les cartes à jouer comme support des changements politiques en France de la Révolution à l’Empire Catherine Lanoë – Matérialité, technique et construction du politique : quelques remarques sur des articles de parure entre Lumières et Révolution Guillaume Poisson – Tabatière contre tabatière : tabagie et opinion politique [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133605_1e0979db5d4afde1d8119b289591bb2f.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133605_1e0979db5d4afde1d8119b289591bb2f.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Les objets iconophores du politique apparaissent, aux côtés de la presse et des brochures, des caricatures et des chansons, comme un des canaux de diffusion des débats idéologiques en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles. </p> <p>Les contributions regroupées dans ce volume des Annales Benjamin Constant dirigé par Guillaume Poisson (<a href="https://www.unil.ch/ibc/fr/home.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut Benjamin Constant</a>) portent sur la production et la circulation de ces objets en France et en Suisse au tournant des Lumières. Cartes à jouer et éventails, parures et tabatières, mais aussi tatouages et papiers peints, permettent de cerner, sous un angle original, la politisation d’une société ou d’un individu, et d’identifier autrement les stratégies politiques qui se mettent en place à l’ère des révolutions.</p> <p>—</p> <p><strong>Sommaire</strong></p> <p>Guillaume Poisson - Avant-propos</p> <p>Emmanuel Fureix – Objets iconophores et politisation populaire en France : approches historiques du premier XIX<sup>e</sup>siècle</p> <p>Léonard Burnand – Le vent de l’histoire : Necker dans les éventails révolutionnaires</p> <p>Charlotte Guinois – Les cartes à jouer comme support des changements politiques en France de la Révolution à l’Empire</p> <p>Catherine Lanoë – Matérialité, technique et construction du politique : quelques remarques sur des articles de parure entre Lumières et Révolution</p> <p>Guillaume Poisson – Tabatière contre tabatière : tabagie et opinion politique sous la Restauration</p> <p>Pierre Triomphe – La naissance d’un nouveau corps politique ? Usages du tatouage partisan et regards sur cette pratique en France durant le premier XIX<sup>e</sup> siècle (1814-1871)</p> <p>Helen Bieri Thomson – L’arbalète au salon ou lorsque Guillaume Tell fait irruption dans les intérieurs de la bourgeoisie : entre exaltation romantique et revendication politique</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>BDFIL Festival. 20e édition (Lausanne)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133604/bdfil-festival-20e-edition-lausanne.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 14:17:32 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_evenement</category>
      <description>Pour célébrer cet anniversaire en grand format, le festival accueillera plus d’une centaine d’artistes, parmi lesquels Zep, Boulet, Charles Berberian, Guy Delisle, Marcello Quintanilha, Fanny Vaucher, Sandrine Deloffre, Emilie Gleason ou encore Hélène Becquelin, aux côtés de son invitée d’honneur Mirion Malle et d’une riche délégation venue du Québec. Au total, plus de 80 rencontres, projections, visites et performances seront proposées du 27 avril au 10 mai 2026, dans le quartier de la gare de Lausanne. Cette année encore, BDFIL propose une programmation foisonnante : workshops, visites guidées, conférences et tables rondes aborderont des thématiques variées telles que les liens entre bande dessinée et cinéma, la bande dessinée documentaire, la famille, l’espace, l’humour ou encore les questions queer. Les performances rythmeront également le festival, avec notamment un concert dessiné, des duels graphiques, un spectacle d’improvisation dessinée ou encore une conférence dessinée autour du complotisme. En complément de cette riche programmation : projections de courts métrages, une séance spéciale au Capitole, un programme OFF foisonnant, ainsi que les soirées du festival avec, entre autres, une Silent Party, un karaoké et un concert dessiné à la Datcha. Le prolifique Espace Micro-édition fera également son retour à la Maison de Quartier Sous-Gare du 1er [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133604_c2861481c2ef51007e9c98cb93767f37.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133604_c2861481c2ef51007e9c98cb93767f37.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Pour célébrer cet anniversaire en grand format, le festival accueillera plus d’une <strong>centaine d’artistes</strong>, parmi lesquels Zep, Boulet, Charles Berberian, Guy Delisle, Marcello Quintanilha, Fanny Vaucher, Sandrine Deloffre, Emilie Gleason ou encore Hélène Becquelin, aux côtés de son invitée d’honneur Mirion Malle et d’une riche délégation venue du Québec. Au total, plus de <strong>80 rencontres, projections, visites et performances</strong> seront proposées du 27 avril au 10 mai 2026, dans le quartier de la gare de Lausanne.</p> <p>Cette année encore, BDFIL propose une programmation foisonnante : <strong>workshops</strong>, <strong>visites</strong> <strong>guidées</strong>, <strong>conférences</strong> et <strong>tables</strong> <strong>rondes</strong> aborderont des thématiques variées telles que les liens entre bande dessinée et cinéma, la bande dessinée documentaire, la famille, l’espace, l’humour ou encore les questions queer. Les <strong>performances</strong> rythmeront également le festival, avec notamment un concert dessiné, des duels graphiques, un spectacle d’improvisation dessinée ou encore une conférence dessinée autour du complotisme.</p> <p class="p1">En complément de cette riche programmation : projections de courts métrages, une <strong>séance spéciale au Capitole</strong>, un <strong>programme OFF</strong> foisonnant, ainsi que les <strong>soirées du festival </strong>avec, entre autres, une Silent Party, un karaoké et un concert dessiné à la Datcha. Le prolifique <strong>Espace Micro-édition</strong> fera également son retour à la Maison de Quartier Sous-Gare du 1er au 3 mai, réunissant plus de 25 structures venues de Suisse et d’Europe.</p> <p><strong>Le programme est à découvrir en détail dès maintenant sur le <a href="https://bdfil.us5.list-manage.com/track/click?u=88330f094d82a5dc1a517a0fc&amp;id=e7bc9cfa3a&amp;e=2d72b8dbd7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site internet</a> du Festival…</strong></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Augustin Thierry, Lettres sur l’histoire de France (éd. Aude Déruelle)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133600/augustin-thierry-lettres-sur-l-histoire-de-france.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:44:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[mihaisorinduma@gmail.com (Mihai Duma)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Augustin Thierry Lettres sur l’histoire de France Édition d'Aude Déruelle Paris, Classiques Garnier, coll. « Classiques Jaunes », n° 836, 2026. Manifeste inaugural du renouveau de l'historiographie au XIXe siècle, les Lettres sur l'histoire de France invitent à ressaisir l'ensemble des siècles passés à la lumière de 1789. La présente édition critique redonne sa place à ce texte novateur qui n'avait plus été publié en intégralité depuis 1884. Table des matières…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133600_b9ed281855900393924746a3157f950f.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133600_b9ed281855900393924746a3157f950f.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Augustin Thierry</strong></p> <p><strong><em>Lettres sur l’histoire de France</em></strong></p> <p><strong>Édition d'Aude Déruelle</strong></p> <p>Paris, Classiques Garnier, coll. « Classiques Jaunes », n° 836, 2026.</p> <p>Manifeste inaugural du renouveau de l'historiographie au XIXe siècle, les <em>Lettres sur l'histoire de France</em> invitent à ressaisir l'ensemble des siècles passés à la lumière de 1789. La présente édition critique redonne sa place à ce texte novateur qui n'avait plus été publié en intégralité depuis 1884.</p> <p><strong><a href="https://classiques-garnier.com/lettres-sur-l-histoire-de-france-1.html">Table des matières…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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      <title>Victor Ferry, Traité de rhétorique à usage des historiens</title>
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      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:35:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[mihaisorinduma@gmail.com (Mihai Duma)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Victor Ferry Traité de rhétorique à usage des historiens Paris, Classiques Garnier, coll. « Classiques Jaunes », n° 834, série « Essais » n° 48, 2026. Cet ouvrage examine les outils rhétoriques au cœur de la maîtrise de trois enjeux de l'écriture de l'histoire : comment produire un discours acceptable sur un sujet polémique ? Comment mettre en mots les intuitions de la phase de découverte ? Peut-on tirer des leçons de l'histoire et comment les formuler ? Table des matières…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133599_df0e45b97a36000c2d02db3ad2d5c8d4.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133599_df0e45b97a36000c2d02db3ad2d5c8d4.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Victor Ferry</strong></p> <p><strong><em>Traité de rhétorique à usage des historiens</em></strong></p> <p>Paris, Classiques Garnier, coll. « Classiques Jaunes », n° 834, série « Essais » n° 48, 2026.</p> <p style="text-align:left;">Cet ouvrage examine les outils rhétoriques au cœur de la maîtrise de trois enjeux de l'écriture de l'histoire : comment produire un discours acceptable sur un sujet polémique ? Comment mettre en mots les intuitions de la phase de découverte ? Peut-on tirer des leçons de l'histoire et comment les formuler ?</p> <p><strong><a href="https://classiques-garnier.com/traite-de-rhetorique-a-usage-des-historiens-1.html">Table des matières…</a></strong></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>(In)visibilisation des récits d'expériences par les institutions (Charenton-le-Pont &amp; Cergy)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133598/in-visibilisation-des-recits-d-experiences-par-les-institutions.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:25:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[mihaisorinduma@gmail.com (Mihai Duma)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/133598/in-visibilisation-des-recits-d-experiences-par-les-institutions.html</guid>
      <category>fabula_evenement</category>
      <description>Le colloque “(In)visibilisation des récits d’expériences par les institutions” concerne l'étude des récits qui portent à la connaissance du public des expériences habituellement invisibilisées. A partir de la question : “les institutions portent-elles une attention suffisante aux récits qui nous constituent ?”, il s’agit de recueillir des initiatives publiques qui ont sollicité la narration d’expériences dans des cadres différents et d’analyser la manière dont elles s’articulent à des institutions. Au-delà de la contestation des normes ou des cadres institués, permettent-elles de repenser le rôle dévolu à l’école ou l’université, à l’hôpital, aux structures politiques, juridiques ou religieuses ?  Le colloque réunit des communications et des tables rondes associant des chercheurs, enseignants-chercheurs, professionnels des institutions et acteurs associatifs. Il commence par une soirée autour du « manifeste pour l’écriture » de Delphine Saubaber et Isabelle Carré (Laffont, 2026) et se termine par par une performance collective de 17 femmes artistes autour du « poème tangent » d’Isabelle Garron (Flammarion, 2026).   PROGRAMME Mercredi 1er avril, 17h-19h – Auditorium de la médiathèque du patrimoine et de la photographie à Charenton-le-Pont   Lancement du colloque - En ateliers d’écriture créative, quel “monde de demain” raconté par les jeunes ? -       17h - ouverture par [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133598_10b0c646e2326984384da37fc6029040.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133598_10b0c646e2326984384da37fc6029040.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Le colloque “(In)visibilisation des récits d’expériences par les institutions” concerne l'étude des récits qui portent à la connaissance du public des expériences habituellement invisibilisées. <br />A partir de la question : “<strong>les institutions portent-elles une attention suffisante aux récits qui nous constituent ?”</strong>, il s’agit de recueillir des initiatives publiques qui ont sollicité la narration d’expériences dans des cadres différents et d’analyser la manière dont elles s’articulent à des institutions. Au-delà de la contestation des normes ou des cadres institués, permettent-elles de repenser le rôle dévolu à l’école ou l’université, à l’hôpital, aux structures politiques, juridiques ou religieuses ? </p> <p>Le colloque réunit des communications et des tables rondes associant des chercheurs, enseignants-chercheurs, professionnels des institutions et acteurs associatifs.</p> <p>Il commence par une soirée autour du « manifeste pour l’écriture » de Delphine Saubaber et Isabelle Carré (Laffont, 2026) et se termine par par une performance collective de 17 femmes artistes autour du « poème tangent » d’Isabelle Garron (Flammarion, 2026). </p> <p><strong> PROGRAMME</strong></p> <p><strong>Mercredi 1er avril, 17h-19h – Auditorium de la médiathèque du patrimoine et de la photographie à Charenton-le-Pont </strong></p> <p> Lancement du colloque - En ateliers d’écriture créative, quel “monde de demain” raconté par les jeunes ?</p> <p>-       17h - ouverture par AMarie Petitjean, François Germinet et Charles Autheman </p> <p>-       17h10 - présentation par Delphine Saubaber du manifeste rédigé avec Isabelle Carré Nos enfants l’urgence d’agir ! Manifeste pour l’écriture, Robert Laffont.</p> <p>-       17h30 - lecture par les jeunes des textes écrits en atelier sur le « monde de demain » </p> <p>-       17h50 - « Les récits écrits en ateliers et les institutions » : table ronde animée par Amarie Petitjean avec Marie-Pierre Castelli (Conseillère Pédagogique Circonscription de Bernay), Jean-Yves Mary (Inspecteur de l’Education Nationale), Antony Soron (MCF HDR Académie de Paris), Marie-Claude Penloup (professeure émérite, université de Rouen-Normandie), Viviane Youx (concours Florilège-FIPF et AFEF).</p> <p>-       18h50 -  bilan par Delphine Saubaber et les organisateurs.</p> <p> </p> <p><strong>Jeudi 2 avril, 9h15-16h45 - Auditorium de la maison de la recherche Annie Ernaux à Cergy</strong></p> <p> 9h15-9h30 café d’accueil</p> <p>9h30-9h45 - Introduction par Charles Autheman, François Germinet, AMarie Petitjean</p> <p>9h45-10h15 - AMarie Petitjean,  « Les ateliers d’écriture à l’école et l’université : faveurs et écueils institutionnels »</p> <p><strong>panel 1 : écrire dans les marges</strong>, modération AMarie Petitjean</p> <p>10h15-10h45 – témoignages d’animateurs d’ateliers : Guilherme Duran (Les Mots), Sophie Poudroux (Les Petits gros mots)</p> <p>discussion - pause </p> <p>11h10-11h50- table ronde  animée par Charles Autheman sur la visibilisation/ invisibilisation des récits des jeunes, avecEmmanuel Vaillant (la Zone d'Expression Prioritaire), Elsa Pellegri (Labo des histoires), Aude Guéneau (Plume).</p> <p>discussion - Pause méridienne 12h-13h30 </p> <p><strong>panel 2  : littérature testimoniale</strong>, modération François Germinet</p> <p>13h30-13h50 – Mauro Cazolla, « Le récit autosociobiographique comme contestation de l’institution littéraire et les enjeux de la traduction : l’exemple d’Édouard Louis ».</p> <p>13h50-14h10 –  Anne-Claire Marpeau « Le récit de soi empêché : l’inceste dans la littérature jeunesse et l’institution littéraire ». discussion </p> <p>panel 3  : narrer les vulnérabilités</p> <p>14h20-15h table ronde sur les migrations et les vulnérabilités sociales, animée par François Germinet, avec Clémentine Eveno, Bademou Coulibaly (foyer Siqueros de Saint Denis), Daniel Truong-Loï et Ali Bettayeb (dispositif Philosophia Orientations Parent).</p> <p>pause</p> <p> 15h10-15h50 - panel animé par AMarie Petitjean : Thomas Cournée, Roberto Poma, Valérie Thomas, « Pratiques narratives et vulnérabilités dans le projet PRANASAN » - discussion </p> <p>15h50-16h10 - Yanan Wuh, « De l’invisibilité administrative à la visibilité narrative : La dimension testimoniale comme contre-dispositif institutionnel dans Bleu-Blanc-Rouge d’Alain Mabanckou » (à distance). </p> <p>16h20-16h40 témoignages : Samia El Ouazzani et Corinne Baque. </p> <p></p> <p><strong>Vendredi 3 avril 9h30-13h30 - Auditorium de la maison de la recherche Annie Ernaux à Cergy</strong></p> <p>9h30-9h40 café d’accueil</p> <p><strong>panel 4 : soins narratifs</strong>, modération Cathy Dissler</p> <p>9h40-10h– Alex Lehoux, « Vulnérable mais pas coupable : quand l’expérience ne trouve pas de suite »</p> <p>10h-10h20 - Jérôme Stephan, « De la vulnérabilité au récit souverain : pour une narrathérapie existentielle »</p> <p>10h20-10h40 - Priscille Athoy, « Invisibilisation des récits d'expérience dans le contexte hospitalier: entre capital symbolique, médiatisation et légitimité » - discussion - pause</p> <p><strong>ouverture : d’autres récits</strong>, modération Anne Schneider</p> <p>11h-11h30 - Tiphaine Samoyault « Changer les récits : visibilité et institution littéraire (autour de Toutes sortes de Misérables, Seuil, 2026) »- discussions</p> <p>Présentation de la tangente et déplacement vers le lieu de la performance</p> <p>11h45-12h30 performance du groupe « la tangente » avec Isabelle Garron et 17 artistes femmes.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Revue d'Histoire littéraire de la France, 2026-1 : "La littérature belge d'expression française"</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133597/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:10:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution_revue</category>
      <description>Revue d'Histoire littéraire de la France 1 – 2026. 126e année, n° 1 Sous la direction d'Emmanuel Bury Paris, Classiques Garnier, coll. « Revue d'Histoire littéraire de la France », n° 1, 2026. Fondée en 1894, la Revue d'Histoire littéraire de la France propose, à raison de quatre numéros par an et d’un numéro bibliographique hors-série, un panorama de la recherche actuelle sur la littérature d’expression française. Sommaire… Lire les résumés…</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133597_6115b0b8215467aa24565523b31d5282.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133597_6115b0b8215467aa24565523b31d5282.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong><em>Revue d'Histoire littéraire de la France</em> 1 – 2026. 126e année, n° 1</strong></p> <p>Sous la direction d'Emmanuel Bury</p> <p>Paris, Classiques Garnier, coll. « Revue d'Histoire littéraire de la France », n° 1, 2026.</p> <p>Fondée en 1894, la <em>Revue d'Histoire littéraire de la France</em> propose, à raison de quatre numéros par an et d’un numéro bibliographique hors-série, un panorama de la recherche actuelle sur la littérature d’expression française.</p> <p><strong><a href="https://classiques-garnier.com/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-1-2026-126e-annee-n-1-varia.html">Sommaire…</a></strong></p> <p><a href="https://classiques-garnier.com/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-1-2026-126e-annee-n-1-varia-resumes.html?displaymode=full"><strong>Lire les résumés…</strong></a></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Philippe Dagen, Primitivismes III. Crises et mutations</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133596/philippe-dagen-primitivismes-iii-crises-et-mutations.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:02:33 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Philippe Dagen clôt ici sa trilogie sur les primitivismes en examinant, à travers oeuvres et écrits, la période de la Seconde Guerre mondiale aux années 1980. Dans un premier temps, l’idée d’une continuité avec l’entre-deux-guerres semble s’imposer. La culture primitiviste constituée et transmise par le surréalisme est aussi déterminante dans la formation de l’expressionnisme abstrait à New York que dans celle de CoBrA en Europe. Ce système de références est désormais reconnu et célébré à travers expositions et livres, jusqu’à la création du Museum of Primitive Art en 1954 à New York et aux expositions du musée de l’Homme, dont Arts primitifs dans les ateliers d’artistes en 1967. À cette date, cela fait plus de vingt ans que des écrivains et des philosophes – Claude Lévi-Strauss, Jean-Paul Sartre et, plus particulièrement, Aimé Césaire et Michel Leiris – ont démontré que le primitif est indissociable du fait colonial et de ses fondements racistes. Ainsi le triomphe public du système primitiviste s’accomplit-il alors que les notions sur lesquelles il se fonde sont déjà ruinées par la mise à nu de leurs prémisses et des stéréotypes de hiérarchie entre les cultures qu’elles portent en elles. À partir de la fin des années 1950 cependant, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133596_917f091a688c5e867007f0934aac23ff.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133596_917f091a688c5e867007f0934aac23ff.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Philippe Dagen clôt ici sa trilogie sur les primitivismes en examinant, à travers oeuvres et écrits, la période de la Seconde Guerre mondiale aux années 1980. Dans un premier temps, l’idée d’une continuité avec l’entre-deux-guerres semble s’imposer. La culture primitiviste constituée et transmise par le surréalisme est aussi déterminante dans la formation de l’expressionnisme abstrait à New York que dans celle de CoBrA en Europe. Ce système de références est désormais reconnu et célébré à travers expositions et livres, jusqu’à la création du Museum of Primitive Art en 1954 à New York et aux expositions du musée de l’Homme, dont <em>Arts primitifs dans les ateliers d’artistes</em> en 1967.</p> <p>À cette date, cela fait plus de vingt ans que des écrivains et des philosophes – Claude Lévi-Strauss, Jean-Paul Sartre et, plus particulièrement, Aimé Césaire et Michel Leiris – ont démontré que le <em>primitif</em> est indissociable du fait colonial et de ses fondements racistes. Ainsi le triomphe public du système primitiviste s’accomplit-il alors que les notions sur lesquelles il se fonde sont déjà ruinées par la mise à nu de leurs prémisses et des stéréotypes de hiérarchie entre les cultures qu’elles portent en elles.</p> <p>À partir de la fin des années 1950 cependant, les fonctions critiques du <em>primitif</em>, qui ont été les armes de Dada et du surréalisme, sont réactivées par des pratiques nouvelles. Elles le sont dans des happenings jugés scandaleux, de Jean Benoît à Jean-Jacques Lebel, qui transgressent les interdits bourgeois. Elles le sont par les performances de celles – Carolee Schneemann, Yayoi Kusama ou Ana Mendieta – qui font de leur corps et de sa liberté les enjeux et les instruments de leur résistance à la marchandisation et à l’oppression de la femme dans la société occidentale capitaliste. Et elles le sont, simultanément, par Betye Sarr, David Hammons ou Noah Purifoy, artistes afro-américains, qui se saisissent des arts africains anciens pour les dégager des appropriations et leur rendre leur puissance symbolique.</p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Philippe Rabaté, Nathalie Dartai-Maranzana (dir.), Les Masculinités au Siècle d’or espagnol, XVIe-XVIIe s.</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133595/les-masculinites-au-siecle-d-or-espagnol-xvie-xviie-siecles.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 12:00:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Les Masculinités au Siècle d’or espagnol (XVIe-XVIIe siècles) Sous la direction de Philippe Rabaté et Nathalie Dartai-Maranzana Paris, Classiques Garnier, coll. « Constitution de la modernité », n° 65, 2026. Le présent ouvrage propose d’étudier le thème des masculinités et de leurs représentations dans les littératures du Siècle d’or espagnol (XVIe-XVIIe siècles) à travers quinze contributions. Il aborde les normes et transgressions liées à la virilité dans la prose, le théâtre et la poésie castillanes classiques. Table des matières… Existe également en version reliée - EAN 9782406199359 - au prix de 91 EUR.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133595_df4e4d38f87a967caf314a4bbf14489d.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133595_df4e4d38f87a967caf314a4bbf14489d.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong><em>Les Masculinités au Siècle d’or espagnol (XVIe-XVIIe siècles)</em></strong></p> <p><strong>Sous la direction de Philippe Rabaté et Nathalie Dartai-Maranzana</strong></p> <p>Paris, Classiques Garnier, coll. « Constitution de la modernité », n° 65, 2026.</p> <p>Le présent ouvrage propose d’étudier le thème des masculinités et de leurs représentations dans les littératures du Siècle d’or espagnol (XVIe-XVIIe siècles) à travers quinze contributions. Il aborde les normes et transgressions liées à la virilité dans la prose, le théâtre et la poésie castillanes classiques.</p> <p><strong><a href="https://classiques-garnier.com/les-masculinites-au-siecle-d-or-espagnol-xvie-xviie-siecles.html">Table des matières…</a></strong></p> <p>Existe également en version reliée - EAN 9782406199359 - au prix de 91 EUR.</p>]]></content:encoded>
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      <title>ICE Breakers. Hantises, résistances et imaginaires des corps racialisés, trans, queers et/ou migrants (revue radiophonique Nuage Mycelium)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133610/ice-breakers-hantises-resistances-et-imaginaires-des-corps-racialises-trans.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:22:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description> Appel à contributions pour le deuxième numéro de Nuage Mycélium, revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires.   “ avec pour seul horizon le mur noir, la digue gigantesque ki ka protéjé nou, ki ka fenmen nou anba Lanvil. Rien ni change isi-ba. Ayen pa chanjé."  — Michael Roch, Tè Mawon  "You don't need to die to leave a mark of psychic pain." — Carmen Maria Machado, In the Dream House, 2019  Nuage Mycélium est la revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires. Format hybride articulant recherche académique et création artistique autour de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique et de la création sonore, elle se veut un “pulp universitaire radiophonique” qui fait dialoguer chercheur·euse·s, auteur·ice·s, artistes et amateur·ice·s passionné·e·s. Chaque émission de 2h se compose de capsules tissées par une voix off qui crée correspondances et échos entre les propositions.    Appel à contributions  Quelle est la température d’un fantôme ? Les fascismes ne reviennent pas, ils n’ont jamais vraiment disparu. Ils se reforment, se normalisent, trouvent des tribunes, des élus, des algorithmes. Et avec eux, la même logique ancienne : désigner des corps comme jetables, des vies comme non-pleurables, des mémoires comme effaçables. Il y a une [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133610_bd183f731f415f4a30a8716466082f9c.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133610_bd183f731f415f4a30a8716466082f9c.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:right;"><strong> Appel à contributions pour le deuxième numéro de <em>Nuage Mycélium</em>, revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires.</strong><br />  <br /> “ avec pour seul horizon le mur noir, la digue gigantesque ki ka protéjé nou, ki ka fenmen nou anba Lanvil. Rien ni change isi-ba. Ayen pa chanjé."  — Michael Roch, <em>Tè Mawon</em></p> <p style="text-align:right;"> "You don't need to die to leave a mark of psychic pain." — Carmen Maria Machado, <em>In the Dream House</em>, 2019</p> <p style="text-align:left;"> Nuage Mycélium est la revue radiophonique de recherche-création du Laboratoire des Imaginaires. Format hybride articulant recherche académique et création artistique autour de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique et de la création sonore, elle se veut un “pulp universitaire radiophonique” qui fait dialoguer chercheur·euse·s, auteur·ice·s, artistes et amateur·ice·s passionné·e·s. Chaque émission de 2h se compose de capsules tissées par une voix off qui crée correspondances et échos entre les propositions.  </p> <p style="text-align:left;"><strong> Appel à contributions</strong></p> <p style="text-align:left;"><em> Quelle est la température d’un fantôme ?</em></p> <p style="text-align:left;">Les fascismes ne reviennent pas, ils n’ont jamais vraiment disparu. Ils se reforment, se normalisent, trouvent des tribunes, des élus, des algorithmes. Et avec eux, la même logique ancienne : désigner des corps comme jetables, des vies comme non-pleurables, des mémoires comme effaçables.</p> <p style="text-align:left;">Il y a une peur que certain·es d’entre nous portent dans le corps depuis l’enfance. Pas la même peur, pas le même bourreau, pas la même histoire. Mais une même structure : savoir qu’un nom, un corps, une couleur ou une existence peuvent devenir une cible. </p> <p> Que ça s’est déjà passé. </p> <p> Que ça se passe encore. </p> <p> Que ça pourrait recommencer.</p> <p>Comment vivre avec des morts que le monde dominant refuse de pleurer ? Comment porter des fantômes que personne d’autre ne voit ? Comment résister quand l’indicible devient censure ?</p> <p>Cette thématique s’inscrit dans la continuité des réflexions contemporaines sur les corporéités racialisées, les transidentités et les mémoires minorisées développées par les études postcoloniales, les Black studies, les Trans studies et les études décoloniales. Elle fait écho aux travaux d’Avery Gordon sur la hantise comme forme politique (Ghostly Matters, 1997), l’idée que les fantômes ne sont pas des résidus du passé mais les signes de ce qui a été violemment supprimé et qui refuse de disparaître.</p> <p>Pour ce deuxième numéro, nous proposons d'explorer la figure du corps fantôme à travers les cultures de l'imaginaire : ces existences racialisées, trans, queers, minorisées que les systèmes dominants s'efforcent de rendre spectrales avant même leur mort. La fiction spéculative, le fantastique et l'horreur sociale ne fuient pas le réel, ils le rendent visible autrement.</p> <p>En 2022, <em>Anhell69 </em>Theo Montoya filmait une génération de jeunes queers à Medellín, élevé·es pour la plupart sans père, décédés ou disparus. Certain·es jeunes mouraient pendant le tournage et le film en est devenu leur nécrologie.</p> <p>Depuis les fugitifs du marronnage jusqu'à Tony Morrison, Octavia Butler ou Michaëla Danjé, une tradition souterraine transforme la peur en mémoire, les morts en hantises qui travaillent l'avenir. Ces œuvres sont des cartographies de la peur collective projetée dans l'imaginaire pour pouvoir la regarder en face.</p> <p>La radio est elle-même un médium spectral, une voix sans corps, captée dans le noir, venue d’ailleurs. Ce que la transmission orale a traversé, génocides, esclavage, colonisations, ce n’est pas l’archive écrite, c’est la voix. Les cercles de parole, les griots, les chants codés, les langues créoles : autant de formes de survivance par l’auralité. Nuage Mycélium s’inscrit dans cet héritage.</p> <p><strong> Axes de réflexion</strong></p> <p><em> 1)  Fantômes et mémoire :</em> Hantise et trauma transgénérationnel, morts non-pleurés, archives du silence, génocides et effacement mémoriel, corps racialisés comme spectres sociaux, marronnage et résistance souterraine, retour du refoulé colonial, deuils impossibles…</p> <p><em> 2) L’imaginaire des résistances  : </em>Afrofuturisme, indigofuturisme, solarpunk décolonial, horreur sociale comme critique des systèmes d’oppression, monstres comme figures des minorités, corps trans et non-binaires dans la SF, intersectionnalité et fiction spéculative, weird et étrangeté politique…</p> <p> <em>3) L’auralité comme survivance :</em> Tradition orale et résistance, cercles d’oralité, griots et transmission, voix comme archive des corps réduits au silence, radio comme médium spectral, chants codés, langues minorisées et créoles comme actes de résistance, polyphonie comme forme politique… </p> <p>Ces axes peuvent être combinés et interrogés à travers toutes les formes des cultures de l’imaginaire : littérature, cinéma, jeux vidéo, bande dessinée, séries, musique, performance, et dans la diversité des aires géographiques et temporelles.</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités pour les contributions radiophoniques</strong></p> <p>Nous recherchons des propositions qui embrassent l'hybridation des formats et explorent les potentialités expressives du médium radiophonique, dans l'esprit d'une accessibilité transgressive : rendre audibles des recherches pointues tout en préservant leur charge subversive, créer des "jingles théoriques" immédiatement reconnaissables.</p> <p>Toute proposition se rattachant aux sciences humaines et sociales ou aux pratiques artistiques est la bienvenue, dès lors qu'elle s'inscrit dans les cultures de l'imaginaire au sens large : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur, mais aussi jeux vidéo, bande dessinée, cinéma, musique, podcast, arts plastiques, théâtre, toute forme où émerge dans la fiction un élément nouveau, extraordinaire ou futuriste, ou qui explore comment ces fictions se vivent, se partagent et se réapproprient collectivement.</p> <p><strong>Formats attendus</strong></p> <p>Chronique académique (3-7 min) : Analyse critique, réflexion théorique, décryptage d'œuvre, approche historique ou comparative. Plus courte qu'une communication universitaire, proche du format "Ma thèse en 180 secondes" — 7 minutes à l'oral, c'est 1000 mots.</p> <p>Création littéraire :Poème, lecture performée (5 min max)</p> <p>Nouvelle originale, théâtre radiophonique (jusqu'à 10 min)</p> <p>Entretien fragmenté (12-20 min répartis) : Proposition d'interview avec un·e invité·e (auteur·ice, chercheur·euse, artiste) accompagnée d'un conducteur</p> <p>Création sonore (1-7 min) : Musique originale, ambiance, field recording, Hörspiel, musique électroacoustique, interlude, paysage sonore, synthèse modulaire…</p> <p>Format libre : Expérimentation radiophonique, performance sonore, récit documentaire…</p> <p>—</p> <p><strong>Modalités pratiques</strong></p> <p> Propositions</p> <p><em> À l'écrit :</em></p> <p> Titre, résumé programmatique (500-1000 caractères), format choisi, prénom et bio-bibliographie (quelques lignes pour vous présenter)</p> <p><em> En audio :</em></p> <p>Vous pouvez aussi postuler directement en envoyant un fichier son — une tradition des podcasts de cabaret littéraire comme Mange Tes Mots. Un vocal, une maquette, une lecture : toute forme est bienvenue pour faire connaissance.</p> <p><em> Deadline propositions :</em> 25 mai 2026</p> <p><em> Remise des contributions finales : </em>Entre juin et juillet 2026</p> <p><em> Diffusions prévues </em>: Automne 2026</p> <p><em> Format technique </em>: wave si possible, mais toutes les qualités sont les bienvenues, du studio de streamer·euse aux vocaux enregistrés en marchant.</p> <p>—</p> <p><strong> Contact : </strong><a href="mailto:laboratoiredesimaginaires@gmail.com">laboratoiredesimaginaires@gmail.com</a> Objet : "Nuage Mycélium #2 – ICE breakers"</p> <p><strong>Langues :</strong> Français principalement, autres langues bienvenues avec sous-titrage audio dans le fichier son (en parallèle ou l’une après l’autre) ou traduction en texte dans les métadonnées.</p> <p>—</p> <p><strong> Qui peut participer ?</strong></p> <p>Chercheur·euse·s en sciences humaines et sociales, en art, en littérature, en histoire, en biologie, en physique, en recherche-création, en musicologie, en droit ou  en mécanique des fluides.</p> <p>Artistes, auteur·ice·s, créateur·ice·s sonores, amateur·ice·s passionné·e·s et autres "indiscipliné·e·s" des cultures de l'imaginaire.</p> <p><em>Le Laboratoire des Imaginaires a pour vocation d’accompagner et de valoriser les travaux de jeunes chercheur·euse·s et artistes. Nous pouvons donc offrir aide et conseils aux personnes n’ayant jamais (ou peu) produit de contenu radiophonique ou scientifique.</em></p> <p style="text-align:right;"> “Au croisement étoilé de la négritude et de la transidentité, l’accidentelle et lumineuse poésie de nos vies lancée au monde.”  — Michaëla Danjé, AfroTrans</p> <p>—</p> <p><strong>Comité éditorial et scientifique</strong></p> <p>Anaconda-Sauna Del Rio<br />Hibou-Hamac Oak Of Brocéliande<br />Tanuki-Etendoir Nanakamado<br />Chouette-Feutre Di Panti</p> <p>— </p> <p><strong> Bibliographie</strong></p> <p><em>Hantise, mémoire, politique</em><br /> Derrida, Jacques. Spectres de Marx. Galilée, 1993.<br /> Gordon, Avery F. Ghostly Matters: Haunting and the Sociological Imagination. University of Minnesota Press, 1997.<br /> Sharpe, Christina. In the Wake: On Blackness and Being. Duke University Press, 2016.<br /> Hartman, Saidiya. Lose Your Mother: A Journey Along the Atlantic Slave Route. Farrar, Straus and Giroux, 2007.<br /> Mbembe, Achille. « Nécropolitique ». Raisons politiques, n° 21, 2006, p. 29-60.<br /> Touam Bona, Dénètem. Sagesse des lianes : Marronnages et devenirs minoritaires. Post-Éditions, 2021.</p> <p><em> Diasporas, exils et mémoires</em><br /> Djavadi, Négar. Désorientale. Liana Levi, 2016.<br /> Maynard, Robyn et Simpson, Leanne Betasamosake. Rehearsals for Living. Haymarket Books, 2022.</p> <p><em> Fiction spéculative, race, résistance</em><br /> Butler, Octavia E. Kindred. Doubleday, 1979.<br /> Jemisin, N.K. La Cinquième Saison. J'ai Lu, 2017.<br /> Roch, Michael. Tè Mawon. La Volte, 2022.<br /> Machado, Carmen Maria. In the Dream House. Graywolf Press, 2019.<br /> Dillon, Grace L. (dir.). Walking the Clouds: An Anthology of Indigenous Science Fiction. University of Arizona Press, 2012.<br /> Eshun, Kodwo. « Further Considerations on Afrofuturism ». CR: The New Centennial Review, vol. 3, n° 2, 2003, p. 287-302.<br /> Womack, Ytasha L. Afrofuturism: The World of Black Sci-Fi and Fantasy Culture. Chicago Review Press, 2013.</p> <p><em> Transidentités et corps</em><br /> Preciado, Paul B. Dysphoria Mundi. Grasset, 2022.<br /> Malatino, Hil. Trans Care. University of Minnesota Press, 2020.<br /> Danjé, Michaëla (dir.). AfroTrans. Cases Rebelles, 2021.</p> <p><em> Féminismes décoloniaux et résistances autochtones</em><br /> Vergès, Françoise. Un féminisme décolonial. La Fabrique, 2019.<br /> Anzaldúa, Gloria. Borderlands / La Frontera : The New Mestiza. Aunt Lute Books, 1987.<br /> Simpson, Leanne Betasamosake. As We Have Always Done: Indigenous Freedom through Radical Resistance. University of Minnesota Press, 2017.</p> <p><em> Auralité, voix, résistance</em><br /> Glissant, Édouard. Poétique de la Relation. Gallimard, 1990.<br /> Ochoa Gautier, Ana María. Aurality: Listening and Knowledge in Nineteenth-Century Colombia. Duke University Press, 2014.<br /> LaBelle, Brandon. Acoustic Territories: Sound Culture and Everyday Life. Continuum, 2010.<br /> Sterne, Jonathan. The Audible Past: Cultural Origins of Sound Reproduction. Duke University Press, 2003.</p> <p>—</p> <p><strong> Laboratoire des Imaginaires</strong></p> <p><strong>Association de jeunes chercheur·euse·s - Rennes</strong></p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Thégan, La Bonté de l'empereur Louis</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133593/thegan-la-bonte-de-l-empereur-louis.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:13:47 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/133593/thegan-la-bonte-de-l-empereur-louis.html</guid>
      <category>fabula_parution</category>
      <description>Texte introduit, traduit et commenté par Philippe Depreux. Le règne de Louis le Pieux (814-840) a tout d’un drame : commencé en fanfare en célébrant la justice et l’unanimité, il tourne au fiasco, avec son lot de trahisons allant jusqu’à la déposition de l’empereur, qui revient au pouvoir à la faveur d’un revirement d’alliances. Thégan est le témoin de ces errements. Vers 836, il rédige un réquisitoire contre Ebbon, l’archevêque de Reims qui a trahi son bienfaiteur. Tout oppose les deux prélats, non seulement l’extraction, noble pour l’un, servile pour l’autre, mais aussi la fidélité à l’empereur et aux idéaux qu’il incarne.La Bonté de l’empereur Louis est non seulement une violente diatribe contre les conseillers indignes et impies, c’est surtout une réflexion sur l’exercice du pouvoir. Écrivant à la manière des annales, Thégan truffe son récit de développements sur les thèmes qui lui sont chers (les vertus d’un prince exemplaire, les vices d’un évêque infâme) et propose une analyse qui peut être lue comme un « miroir ». Ce texte, dont chaque mot est soupesé, est le témoignage exceptionnel d’un second couteau sur l’actualité politique des temps carolingiens.Ce livre est le premier volume de la Bibliothèque médiévale dirigée par Philippe [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133593_8a2afc961c923896480795165d9b3b41.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133593_8a2afc961c923896480795165d9b3b41.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Texte introduit, traduit et commenté par Philippe Depreux</strong>.</p> <p>Le règne de Louis le Pieux (814-840) a tout d’un drame : commencé en fanfare en célébrant la justice et l’unanimité, il tourne au fiasco, avec son lot de trahisons allant jusqu’à la déposition de l’empereur, qui revient au pouvoir à la faveur d’un revirement d’alliances. Thégan est le témoin de ces errements. Vers 836, il rédige un réquisitoire contre Ebbon, l’archevêque de Reims qui a trahi son bienfaiteur. Tout oppose les deux prélats, non seulement l’extraction, noble pour l’un, servile pour l’autre, mais aussi la fidélité à l’empereur et aux idéaux qu’il incarne.<br /><em>La Bonté de l’empereur Louis</em> est non seulement une violente diatribe contre les conseillers indignes et impies, c’est surtout une réflexion sur l’exercice du pouvoir. Écrivant à la manière des annales, Thégan truffe son récit de développements sur les thèmes qui lui sont chers (les vertus d’un prince exemplaire, les vices d’un évêque infâme) et propose une analyse qui peut être lue comme un « miroir ». Ce texte, dont chaque mot est soupesé, est le témoignage exceptionnel d’un second couteau sur l’actualité politique des temps carolingiens.<br /><br />Ce livre est le premier volume de la <em>Bibliothèque médiévale</em> dirigée par Philippe Depreux, une collection qui propose des traductions commentées de sources relatives à l’histoire de l’Europe médiévale (du monde méditerranéen aux contrées les plus septentrionales), depuis l’Antiquité tardive jusqu’à l’aube des Temps modernes.</p> <p class="MsoNormal">—<br /><strong>Table des matières</strong></p> <p class="MsoNormal"><strong>Introduction</strong><br />Thégan, un noble prélat de l’archidiocèse de Trèves, prend parti dans les débats de son temps<br />Le titre des <em>Gesta</em><br />La stratégie narrative de Thégan<br />Une analyse originale du règne de Louis le Pieux<br />Thégan, théoricien du pouvoir<br />Thégan, un auteur qui pèse ses mots<br />La « brièveté » au service d’une cause : Thégan, un auteur partial<br />À propos de la présente traduction<br /><strong>Sources et bibliographie</strong><br /><strong>Thégan, <em>La Bonté de l’empereur Louis</em></strong><br />Annexe : Trois modèles de diplômes rétablissant dans leurs droits ceux qui en furent injustement privés<br />index des noms de lieux<br />index des noms de personnes</p> <p class="MsoNormal">—</p> <p class="MsoNormal"><strong>Philippe Depreux</strong>, professeur d’Histoire médiévale à l’université de Hambourg, est un historien spécialiste du haut Moyen-Âge occidental. Il est membre honoraire de l’Institut universitaire de France et membre ordinaire de l’Académie des Sciences à Hambourg.</p> <p class="MsoNormal">—</p> <p class="MsoNormal"><a href="https://www.calameo.com/read/0052959620559742330c2?page=1"><strong>Lire un extrait...</strong></a></p> <p class="MsoNormal"><a href="https://actualitte.com/article/130054/edition/les-belles-lettres-lancent-une-nouvelle-collection-de-sources-medievales"><strong>On peut lire sur actualitte.com un article sur cet ouvrage...</strong></a></p> <p class="MsoNormal"></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Dom Duarte, Loyal conseiller</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133592/dom-duarte-loyal-conseiller.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:50:21 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Traduction du portugais d'Anne-Marie Quint. Postface de João Viegas.  Loyal Conseiller a été écrit par le roi Duarte de Portugal (1433-1438). Il s’agit d’un recueil de réflexions morales réunies vers 1438 qui porte sur une vaste gamme de questions, politiques ou domestiques. Écrit sur un ton intimiste annonçant déjà Les Essais de Montaigne, il était destiné à la Reine. Le roi Duarte y expose – sans grand ordre ou avec une surabondance d’ordre, ce qui revient au même – ses réflexions sur les vertus et les vices ainsi que ses conseils pour faire face aux difficultés de la vie. On y trouve une curieuse description de la dépression qu’a connue le monarque durant trois ans, qu’il attribue à unsurmenage (le premier burn out de l’histoire). C’est également la toute première analyse raisonnée de la saudade, notion éminemment portugaise promise à un illustre avenir poétique et littéraire. Il comporte aussi des enseignements politiques et, en cela, se rapproche d’un Miroir du Prince. S’y entremêlent une forme encore médiévale par certains côtés, avec le recours obsessionnel à des listes ou des catalogues, et une liberté de ton déjà étonnamment moderne. D’une lecture agréable, rempli de trouvailles étonnantes, c’est un texte sans véritable équivalent, [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133592_6d5e67070442b2950132f9f7798d1063.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133592_6d5e67070442b2950132f9f7798d1063.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Traduction du portugais d'Anne-Marie Quint. Postface de João Viegas. </strong></p> <p>Loyal Conseiller a été écrit par le roi Duarte de Portugal (1433-1438). Il s’agit d’un recueil de réflexions morales réunies vers 1438 qui porte sur une vaste gamme de questions, politiques ou domestiques. Écrit sur un ton intimiste annonçant déjà Les Essais de Montaigne, il était destiné à la Reine. Le roi Duarte y expose – sans grand ordre ou avec une surabondance d’ordre, ce qui revient au même – ses réflexions sur les vertus et les vices ainsi que ses conseils pour faire face aux difficultés de la vie. On y trouve une curieuse description de la dépression qu’a connue le monarque durant trois ans, qu’il attribue à unsurmenage (le premier burn out de l’histoire). C’est également la toute première analyse raisonnée de la saudade, notion éminemment portugaise promise à un illustre avenir poétique et littéraire. Il comporte aussi des enseignements politiques et, en cela, se rapproche d’un <em>Miroir du Prince</em>. S’y entremêlent une forme encore médiévale par certains côtés, avec le recours obsessionnel à des listes ou des catalogues, et une liberté de ton déjà étonnamment moderne. D’une lecture agréable, rempli de trouvailles étonnantes, c’est un texte sans véritable équivalent, qui montre la richesse du versant ibérique de la première Renaissance.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Shakespeare, Le Roi Lear. King Lear (éd. bilingue)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133591/shakespeare-le-roi-lear-king-lear-ed-bilingue.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:42:13 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Texte et préface de Dieudonné Niangouna. Édition bilingue publiée sous la direction de Florient Azoulay et Yan Brailowski. Le roi Lear est un homme orgueilleux et colérique. Se sentant vieillir, il décide d’abdiquer et de partager son royaume entre ses trois filles, mais pas avant qu’elles déclarent publiquement tout l’amour qu’elles ont pour lui. Cette décision entraîne une suite d’évènements terribles, des exils, des trahisons, des meurtres. Le roi sombre dans la folie, le royaume plonge dans le chaos.Possédé par la langue de Shakespeare, habité par le personnage de Lear, Dieudonné Niangouna, auteur, metteur en scène et acteur, signe avec cette nouvelle traduction un texte qui emporte tout sur son passage. Cette version du Roi Lear hisse au plus haut l'incandescence de ce chef-d’oeuvre de la littérature dramatique. —Table des matières Note de l’éditeur PréfaceNote sur le texte anglaisAbréviations Le Roi LearKing LearActe I / Act IActe II / Act IIActe III / Act IIIActe IV / Act IVActe V / Act V — Auteur, metteur en scène et comédien, Dieudonné Niangouna crée la Compagnie Les Bruits de la Rue en 1997. Ses spectacles, d’une poésie explosive, sont d’abord joués dans les rues de Brazzavile, sa ville natale, avant de tourner en [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133591_7778dd014ac2d3aa2e0f9d7b67beee0a.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133591_7778dd014ac2d3aa2e0f9d7b67beee0a.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Texte et préface de Dieudonné Niangouna. Édition bilingue publiée sous la direction de Florient Azoulay et Yan Brailowski.</strong></p> <p>Le roi Lear est un homme orgueilleux et colérique. Se sentant vieillir, il décide d’abdiquer et de partager son royaume entre ses trois filles, mais pas avant qu’elles déclarent publiquement tout l’amour qu’elles ont pour lui. Cette décision entraîne une suite d’évènements terribles, des exils, des trahisons, des meurtres. Le roi sombre dans la folie, le royaume plonge dans le chaos.<br />Possédé par la langue de Shakespeare, habité par le personnage de Lear, Dieudonné Niangouna, auteur, metteur en scène et acteur, signe avec cette nouvelle traduction un texte qui emporte tout sur son passage. Cette version du <em>Roi Lear</em> hisse au plus haut l'incandescence de ce chef-d’oeuvre de la littérature dramatique.</p> <p class="MsoNormal">—<br /><strong>Table des matières</strong></p> <p class="MsoNormal">Note de l’éditeur <br />Préface<br />Note sur le texte anglais<br />Abréviations <br />Le Roi Lear<br />King Lear<br />Acte I / Act I<br />Acte II / Act II<br />Acte III / Act III<br />Acte IV / Act IV<br />Acte V / Act V</p> <p class="MsoNormal">—</p> <p>Auteur, metteur en scène et comédien, <strong>Dieudonné Niangouna</strong> crée la Compagnie Les Bruits de la Rue en 1997. Ses spectacles, d’une poésie explosive, sont d’abord joués dans les rues de Brazzavile, sa ville natale, avant de tourner en France et maintenant à travers le monde. En 2013, il est artiste associé au Festival d’Avignon. En 2021, l'Académie française lui décerne le prix du jeune théâtre Béatrix-Dussane-André-Roussin pour l'ensemble de ses ouvrages dramatiques qui compte désormais près d’une trentaine de pièces. Figure incontournable du renouveau théâtral du continent noir africain et plus largement du monde littéraire francophone, il écrit également des romans dont La Mise en Papa reçoit en 2024 le Grand Prix Afrique Avant-Garde.</p> <p><strong>Florient Azoulay</strong> est auteur, dramaturge et metteur en scène. Il travaille pour le théâtre et l'opéra en France et à l'étranger. Parmi ses ouvrages (essais, traductions, pièces de théâtre), citons La Vie cachée des écrivains, Le Fantôme d’Aziyadé, Majorana 370, Mnemonic  ou encore Apologie d’un mathématicien. Il a traduit aux Belles Lettres Winnie ille Pu de A.A. Milne, ainsi que Les Contes de Shakespeare de Mary et Charles Lamb. Depuis 2019, il co-dirige La Salle Blanche, le laboratoire de l'acteur chercheur à Paris. ll co-dirige la publication des oeuvres théâtrales de Shakespeare en bilingue, dont trois titres sont déjà parus : Comme il vous plaira / As you like it (2019), Le Conte d'hiver / The Winter's Tale (2022) et La Tempête / The Tempest (2023).</p> <p><strong>Yan Brailowsky</strong> est professeur en histoire et littérature britanniques de la première modernité à l'Université Paris Nanterre. Il dirige également les Presses Universitaires de Paris Nanterre. Aux Belles Lettres, il dirige avec Florient Azoulay la publication des oeuvres théâtrales de Shakespeare en bilingue, dont trois titres sont déjà parus : Comme il vous plaira / As you like it (2019), Le Conte d'hiver. The Winter's Tale (2022) et La Tempête / The Tempest (2023). </p> <p>—</p> <p><a href="https://www.calameo.com/read/005295962bcca4c9fdcba?page=1"><strong>Lire un extrait...</strong></a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Romain Gary, De combien d'avertissements avons-nous besoin ? 3 courts essais d'écologie</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133590/romain-gary-de-combien-d-avertissements-avons-nous-besoin-3-courts-essais-d-ecologie.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:31:44 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Textes issus du volume L'affaire homme Traduction par Pierre-Emmanuel Dauzat. Préface d'Igor Krtolica « De combien d'avertissements avons-nous besoin ? De combien de preuves et de statistiques, de combien de morts, de combien de beauté disparue, de combien de "derniers spécimens" dans ces tristes zoos ?Au risque de passer pour un idéaliste, je refuse néanmoins de croire que l'indispensable soutien à la protection de la nature ne peut venir que sous la forme d'une réponse à la nécessité de se préserver soi-même. Il y faut autre chose, quelque chose de différent de la raison pure et dure. Quelque nom qu'on lui donne - générosité, émerveillement, sympathie, désir ardent de l'innocence perdue -, cela a beaucoup plus à voir avec les sentiments et les émotions qu'avec la dialectique de notre propre survie. »Qu'il évoque les mers. adresse une lettre à un éléphant ou alerte sur les espèces en voie de disparition. Romain Gary se découvre, dans ces trois textes d'une sérénité inquiète, en penseur original de l'écologie.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133590_4e2c39bfe39d68212051422637455a85.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133590_4e2c39bfe39d68212051422637455a85.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Textes issus du volume <em>L'affaire homme</em></p> <p><strong>Traduction par Pierre-Emmanuel Dauzat. Préface d'Igor Krtolica</strong></p> <p>« De combien d'avertissements avons-nous besoin ? De combien de preuves et de statistiques, de combien de morts, de combien de beauté disparue, de combien de "derniers spécimens" dans ces tristes zoos ?<br />Au risque de passer pour un idéaliste, je refuse néanmoins de croire que l'indispensable soutien à la protection de la nature ne peut venir que sous la forme d'une réponse à la nécessité de se préserver soi-même. Il y faut autre chose, quelque chose de différent de la raison pure et dure. Quelque nom qu'on lui donne - générosité, émerveillement, sympathie, désir ardent de l'innocence perdue -, cela a beaucoup plus à voir avec les sentiments et les émotions qu'avec la dialectique de notre propre survie. »<br /><br />Qu'il évoque les mers. adresse une lettre à un éléphant ou alerte sur les espèces en voie de disparition. Romain Gary se découvre, dans ces trois textes d'une sérénité inquiète, en penseur original de l'écologie.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Pierre Adrian, Hotel Roma (rééd.)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133589/pierre-adrian-hotel-roma.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:22:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[marc.escola@unil.ch (Faculté des lettres - Université de Lausanne)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>« Je lui avais donc donné le livre de Pavese que je trouvais le plus beau, un “Imaginaire” à la couverture blanc et roux, ignorant alors que ce serait à ses côtés, la plupart du temps, que j’arpenterais les avenues de Turin. La ville serait une petite géographie de notre amour. Turin voudrait dire “l’autre” et mieux encore, la promesse de l’autre. »Le 27 août 1950, Cesare Pavese se donne la mort dans la chambre 49 de l’Hotel Roma, à Turin. Il laisse un mot d’excuse, des poèmes et un journal intime, Le métier de vivre. Hanté par l’écrivain et ce drame, Pierre Adrian retrace le dernier été d’un homme tourmenté par le suicide. Au fil de ce pèlerinage littéraire se dévoile une Italie d’après-guerre, celle de Monica Vitti et Antonioni, de Calvino ; mais aussi une histoire d’amour où Turin devient le lieu éblouissant des retrouvailles entre le narrateur et l’être aimé. — Lire un extrait...</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133589_58ec272bfb88ff6cb42c90d59827834d.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133589_58ec272bfb88ff6cb42c90d59827834d.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>« Je lui avais donc donné le livre de Pavese que je trouvais le plus beau, un “Imaginaire” à la couverture blanc et roux, ignorant alors que ce serait à ses côtés, la plupart du temps, que j’arpenterais les avenues de Turin. La ville serait une petite géographie de notre amour. Turin voudrait dire “l’autre” et mieux encore, la promesse de l’autre. »<br /><br />Le 27 août 1950, Cesare Pavese se donne la mort dans la chambre 49 de l’Hotel Roma, à Turin. Il laisse un mot d’excuse, des poèmes et un journal intime, <em>Le métier de vivre</em>. Hanté par l’écrivain et ce drame, Pierre Adrian retrace le dernier été d’un homme tourmenté par le suicide. Au fil de ce pèlerinage littéraire se dévoile une Italie d’après-guerre, celle de Monica Vitti et Antonioni, de Calvino ; mais aussi une histoire d’amour où Turin devient le lieu éblouissant des retrouvailles entre le narrateur et l’être aimé.</p> <p class="MsoNormal">—</p> <p class="MsoNormal"><a href="https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvODIxMjE1L3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1lcHViJnNpZ2lkPTE3MjYzMTY1MzYmc2lnbmF0dXJlPTc3MzI1NDk2YWMwNjEzZmQwZDEzNWYxOWRmZGE5NDRlZTQzYWMyOGNlNjZjOWU5Nzg2ZmMxODI0MjQwNTBiNTM"><strong>Lire un extrait...</strong></a></p>]]></content:encoded>
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      <title>Histoires de voir</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133531/voir-le-passe.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:45:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
      <guid>https://www.fabula.org/actualites/133531/voir-le-passe.html</guid>
      <category>fabula_une</category>
      <description>La machine à voir le temps existe-t-elle ? Certes avec les yeux on ne peut voir du passé que des traces qui ont traversé le temps (textes, images, ruines). Pourtant il n’y a pas de frontière étanche entre les images mentales produites par l’expérience de voir et celle de croire voir ou de penser voir. Dans Voir le passé. Savoir historique et expériences de la vision (Champvallon), Christian Jouhaud croise des manières de voir vécues dans le passé avec des expériences de vision de ce passé vécues par l’historien. À cette fin, cinq chapitres cheminent d’une collection d’histoires de voir (du XVe au XXe siècle) vers l’acte de faire voir pour persuader, puis, à travers une série de désarrois en face de ce qui est vu, vers la rencontre de scènes indésirables, pour finir avec la découverte de l’invisible dans des récits ou des images ayant pour objectif de faire voir. Fabula vous invite à découvrir le sommaire… (Illustr. : Le siège de La Rochelle, 1627-1628, d'après une gravure de Jacques Callot)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133531_4fc71d12c3835cd792f9300497edd3cf.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133531_4fc71d12c3835cd792f9300497edd3cf.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>La machine à voir le temps existe-t-elle ? Certes avec les yeux on ne peut voir du passé que des traces qui ont traversé le temps (textes, images, ruines). Pourtant <a href="https://www.fabula.org/actualites/133530/christian-jouhaud-voir-le-passe-savoir-historique-et-experiences-de-la-vision.html">il n’y a pas de frontière étanche entre les images mentales produites par l’expérience de voir et celle de croire voir ou de penser voir. Dans <em>Voir le passé. Savoir historique et expériences de la vision</em><em> </em>(Champvallon), Christian Jouhaud croise des manières de voir vécues dans le passé avec des expériences de vision de ce passé vécues par l’historien. À cette fin, cinq chapitres cheminent d’une collection d’histoires de voir (du XVe au XXe siècle) vers l’acte de faire voir pour persuader, puis, à travers une série de désarrois en face de ce qui est vu, vers la rencontre de scènes indésirables, pour finir avec la découverte de l’invisible dans des récits ou des images ayant pour objectif de faire voir</a>. Fabula vous invite à <a href="https://www.calameo.com/read/005018212a2253570d0df">découvrir le sommaire…</a></p> <p><em>(Illustr. : Le siège de La Rochelle, 1627-1628, d'après une gravure de Jacques Callot)</em></p>]]></content:encoded>
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    </item>
    <item>
      <title>Faire œuvre avec Pierre Bayard (Pau)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133588/colloque-faire-oeuvre-avec-pierre-bayard.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:37:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>« Faire œuvre avec Pierre Bayard » Colloque organisé par Sylvie Loignon et Loraine Toque  (UPPA, Alter UR 7504) 1er et 2 avril 2027 La recherche universitaire s’est emparée des travaux de Pierre Bayard afin d’examiner en quoi ils constituaient des outils d’analyse pertinents pour la didactique de la littérature, pour la théorie littéraire et pour les relations qu’entretiennent la littérature et la vie. En témoignent la journée d’étude organisée par Éric Hoppenot et Antony Soron en février 2023 et intitulée « Enseigner la littérature avec Pierre Bayard », et les deux colloques internationaux organisés pour l’un à l’université de Chicago par Loriane Lafont-Grave et Jacqueline Victor : « Creative Reading : Rethinking our Relationship to Art and Literature through Pierre Bayard » en octobre 2024 et, pour l’autre, par un collectif emmené par Aurélien Fouillet à l’ENSCI en décembre 2025 : « Design, narration(s) et théorie(s) littéraire(s). Au prisme de l’œuvre de Pierre Bayard ». Si le colloque « Faire œuvre avec Pierre Bayard » s’inscrit dans ces perspectives, il entend envisager les livres de Pierre Bayard non pas seulement comme des outils pour appréhender le monde, la fiction et leurs relations complexes, mais comme une œuvre à part [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/medias/image-defaut.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="image-defaut.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;"><strong>« Faire œuvre avec Pierre Bayard »</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Colloque organisé par Sylvie Loignon et Loraine Toque </strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>(UPPA, Alter UR 7504)</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>1er et 2 avril 2027</strong></p> <p>La recherche universitaire s’est emparée des travaux de Pierre Bayard afin d’examiner en quoi ils constituaient des outils d’analyse pertinents pour la didactique de la littérature, pour la théorie littéraire et pour les relations qu’entretiennent la littérature et la vie. En témoignent la journée d’étude organisée par Éric Hoppenot et Antony Soron en février 2023 et intitulée « Enseigner la littérature avec Pierre Bayard », et les deux colloques internationaux organisés pour l’un à l’université de Chicago par Loriane Lafont-Grave et Jacqueline Victor : « <em>Creative Reading : Rethinking our Relationship to Art and Literature through Pierre Bayard </em>» en octobre 2024 et, pour l’autre, par un collectif emmené par Aurélien Fouillet à l’ENSCI en décembre 2025 : « Design, narration(s) et théorie(s) littéraire(s). Au prisme de l’œuvre de Pierre Bayard ».</p> <p>Si le colloque « Faire œuvre avec Pierre Bayard » s’inscrit dans ces perspectives, il entend envisager les livres de Pierre Bayard non pas seulement comme des outils pour appréhender le monde, la fiction et leurs relations complexes, mais comme une œuvre à part entière. En somme, il s’agit d’interroger la façon dont Pierre Bayard « fait œuvre ».</p> <p>Cette question de l’œuvre – nécessairement en construction – permet d’interroger le statut de l’auteur et celui du narrateur, d’en comprendre l’écart et le jeu. Comment faire œuvre en effet quand le narrateur fait preuve de désinvolture ou d’ironie à l’égard de la notion même d’œuvre ? Or, une telle interrogation suggère aussi d’analyser une énonciation qui sème le doute : « je sommes plusieurs » en quelque sorte… Ce faisant, ce statut ambigu questionne encore l’ethos auctorial et, plus largement, la posture adoptée par l’auteur, tout comme il questionne le genre dont relèvent ses livres (essai, fiction ?). Aux frontières de la théorie littéraire, de la critique et de la fiction, Pierre Bayard fait preuve d’une hybridité générique et revendique un détour par les autres arts. Dans l’ouvrage Le Détour par les autres arts : pour Marie-Claire Ropars qu’il a dirigé, Pierre Bayard propose en effet de recourir aux autres arts afin de mieux appréhender la littérature : le détour « modifie aussi profondément les œuvres entre lesquelles il les fait circuler, rendant perceptible en chacune l’inquiétude d’elle-même[1] ». Il affirme ainsi dans son article « Peut-on appliquer le cinéma à la psychanalyse ? », le pouvoir de la littérature d’affirmer la vie psychique, ce que lui envierait le cinéma.</p> <p>Faire œuvre suppose encore une cohérence dans la production, dessine les contours d’une unité qui ne semble pas si évidente de prime abord. Quelle serait alors la périodisation de la production bayardienne ? Peut-on voir des jeux d’échos d’un écrit à l’autre et selon quelle modalité : opposition, reprise, regrets et repentirs ? Faire œuvre, c’est aussi s’inscrire dans le champ littéraire, trouver une place dans un contexte éditorial et dans des courants critiques. Il s’agit ainsi d’étudier jusqu’à quel point l’œuvre de Pierre Bayard est novatrice, d’envisager la réception de ses livres, de ne pas éluder la dimension polémique de ceux-ci et de réévaluer leur place dans la critique contemporaine et plus largement dans la production littéraire d’aujourd’hui. </p> <p>Mais « faire œuvre avec Pierre Bayard » c’est aussi souligner la façon dont il mobilise la capacité de son / ses narrateur(s) à former des œuvres nouvelles à partir de textes connus, à partir de lectures supposées, à partir d’hypothèses qui vont souvent à l’encontre des lectures convenues et du « sens de l’auteur ». Pierre Bayard pose la question cruciale du sens et du contresens. Il place au cœur de ses œuvres la notion d’intertextualité et d’intertexte. Ce faisant, ses livres amènent souvent une implication du lecteur, voire sa participation active. Or, il serait intéressant d’envisager les modalités de cette participation du lecteur, d’étudier par exemple la structure inquisitoriale de certains de ses livres, dont on trouve un prolongement dans le travail de Clémentine Beauvais : <em>Pierre Bayard DéteXtive privé</em> (trois tomes parus : <em>L’Affaire Petit Prince</em>, <em>Enquête sur Peter Pan</em> et <em>Code Petite Sirène</em>). Si affleure l’éloge de la subjectivité du lecteur et de sa capacité à imaginer, le lecteur est-il cocréateur non pas seulement des œuvres dont parlent les livres de Pierre Bayard mais de ces derniers eux-mêmes ? Ne pourrait-on pas imaginer un lecteur qui prend à la lettre les textes de Bayard tant la démonstration se fait minutieuse et l’hypothèse crédible ? Jouer ou ne pas jouer le jeu…</p> <p> Si la place du lecteur et celle de l’auteur sont activement questionnées ici, on pourra aussi se demander comment les livres de Pierre Bayard, jouant donc de l’intertexte, dessinent une vision paradoxale de la littérature : elle semble participer de ce murmure indéfini dont parle Michel Foucault à propos de Flaubert : « chaque œuvre littéraire appartient au murmure indéfini de l’écrit ». Se donne alors à voir une intransitivité de la littérature, qui, se fermant sur elle-même, renvoie à une immense bibliothèque. Toutefois, à la lecture des livres de Pierre Bayard, la littérature est aussi un questionnement vif du réel : soit que la fiction anticipe la catastrophe et plus largement interfère avec la réalité (voir notamment <em>Le Titanic fera naufrage</em>), soit qu’il s’agit par la fiction d’interroger notre propre relation à nous-mêmes, aux autres, au réel et à l’Histoire, ce qui est au cœur du livre Aurais-je été résistant ou bourreau ? La littérature est donc aussi ce qui explore les questions sociales, éthiques et politiques les plus contemporaines. Apparaît alors un dernier questionnement : celui de l’actualité de l’œuvre bayardienne. Jouant sur les temporalités et les paradoxes (<em>Le Plagiat par anticipation</em>), cette œuvre fait œuvre avec son temps et à contretemps. </p> <p>—</p> <p> Les propositions de communication (500 signes espaces comprises) accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique sont à adresser conjointement à <a href="mailto:loraine.toque@univ-pau.fr">loraine.toque@univ-pau.fr</a> et <a href="mailto:sylvie.loignon@univ-pau.fr">sylvie.loignon@univ-pau.fr</a>  pour le 30 septembre 2026.</p> <p> —</p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>Pierre Bayard (Université Paris 8)</p> <p>Michel Braud (UPPA)</p> <p>Caroline Julliot (Université Jean Moulin Lyon 3)</p> <p>Eric Hoppenot (Sorbonne Université – Inspé)</p> <p>Sylvie Loignon (UPPA)</p> <p>Nancy Murzilli (Université Paris 8)</p> <p>Pascale Peyraga (UPPA)</p> <p>Mireille Séguy (Université Sorbonne Nouvelle)</p> <p>Loraine Toque (UPPA)</p> <p>Laurent Zimmermann (Université Paris Cité)</p> <p> </p> <p>[1] Pierre Bayard et Christian Doumet, « Avant-propos », in Pierre Bayard et Christian Doumet (dir.), <em>Le Détour par les autres arts : pour Marie-Claire Ropars</em>, Éditions L’improviste, 2004, p. 10. </p> <p><strong>NB : Les frais d'inscription au colloque s'élèvent à 50 euros. </strong></p>]]></content:encoded>
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      <title>Georges Perec, Les Revenentes</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133587/georges-perec-les-revenentes.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:31:22 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <description>Avec Les Revenentes, Georges Perec constuit un récit entièrement basé sur une contrainte ludique : n'utiliser que la voyelle 'e'. Un exercice de style inventif et malicieux. Vous avez lu quelque part que la lettre la plus fréquemment utilisée de la langue française était la voyelle " e ". Cela, bien sûr, vous a semblé injuste, et même intolérable, et vous avez décidé d'agir. Vous avez donc pris un dictionnaire de la langue française et vous avez recueilli tous les mots " sans e ". Vous vous en êtes servi pour raconter une histoire que vous avez appelée, évidemment, La Disparition. Néanmoins, vous n'étiez pas entièrement satisfait. Il vous semblait que vous n'aviez fait que la moitié du chemin. Vous avez donc récidivé, en prenant, cette fois-ci, les mots ne comportant que la voyelle " e ", c'est-à-dire les mots " sans a ", " sans i ", - " sans o " et " sans u " (" y " est une semi-voyelle et mérite un traitement particulier). Vous vous en êtes servi pour raconter une histoire qu'à juste titre vous avez intitulé Les Revenentes. Vous serez peut-être surpris de constater que vos deux ouvrages se ressemblent par de [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133587_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133587_c981e8c8044bfdde8d3127914d212fa0.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p>Avec<em> Les Revenentes</em>, Georges Perec constuit un récit entièrement basé sur une contrainte ludique : n'utiliser que la voyelle 'e'. Un exercice de style inventif et malicieux.</p> <p>Vous avez lu quelque part que la lettre la plus fréquemment utilisée de la langue française était la voyelle " e ". Cela, bien sûr, vous a semblé injuste, et même intolérable, et vous avez décidé d'agir.</p> <p>Vous avez donc pris un dictionnaire de la langue française et vous avez recueilli tous les mots " sans e ". Vous vous en êtes servi pour raconter une histoire que vous avez appelée, évidemment, <em>La Disparition</em>.</p> <p>Néanmoins, vous n'étiez pas entièrement satisfait. Il vous semblait que vous n'aviez fait que la moitié du chemin. Vous avez donc récidivé, en prenant, cette fois-ci, les mots ne comportant que la voyelle " e ", c'est-à-dire les mots " sans a ", " sans i ", - " sans o " et " sans u " (" y " est une semi-voyelle et mérite un traitement particulier). Vous vous en êtes servi pour raconter une histoire qu'à juste titre vous avez intitulé <em>Les Revenentes</em>.</p> <p>Vous serez peut-être surpris de constater que vos deux ouvrages se ressemblent par de nombreux traits bien qu'ils n'aient aucun mot en commun.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Fernando Pessoa, Courts-métrages : quatre arguments pour le cinématographe</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133585/fernando-pessoa-courts-metrages-quatre-arguments-pour-le-cinematographe.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:19:14 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_parution</category>
      <description>Traduction de Patrick Quillier Fernando Pessoa a écrit des scénarios pour des films et rêvait de créer une société de production. Patrick Quillier a été le premier à publier, dans ce petit volume intitulé Courts métrages, quatre scénarios écrits par l’auteur. Sa riche introduction permet de comprendre l’intérêt que Pessoa a eu pour le cinéma et les liens que son oeuvre pouvait avoir avec le septième art. Les quatre ébauches de scénarios qui sont ici publiées reflètent des thèmes reconnaissables dans l’œuvre de Pessoa, allant de l’échange d’identités aux voyages sur de grands navires où les personnages recherchent des trésors inexistants. Textes courts, ils suffisent à confirmer l’intérêt de l’auteur pour le cinéma, qui semble contredire le mépris affiché dans sa correspondance. Lorsque Pessoa fait référence à la consommation de masse et au manque de dimension artistique et vitale du cinéma, il fait référence à un certain type de films et non à l’art cinématographique en général.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133585_9bac477dd09376cdc0f68b030c5d446f.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133585_9bac477dd09376cdc0f68b030c5d446f.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p><strong>Traduction de Patrick Quillier</strong></p> <p>Fernando Pessoa a écrit des scénarios pour des films et rêvait de créer une société de production. Patrick Quillier a été le premier à publier, dans ce petit volume intitulé <em>Courts métrages</em>, quatre scénarios écrits par l’auteur. Sa riche introduction permet de comprendre l’intérêt que Pessoa a eu pour le cinéma et les liens que son oeuvre pouvait avoir avec le septième art. Les quatre ébauches de scénarios qui sont ici publiées reflètent des thèmes reconnaissables dans l’œuvre de Pessoa, allant de l’échange d’identités aux voyages sur de grands navires où les personnages recherchent des trésors inexistants. Textes courts, ils suffisent à confirmer l’intérêt de l’auteur pour le cinéma, qui semble contredire le mépris affiché dans sa correspondance. Lorsque Pessoa fait référence à la consommation de masse et au manque de dimension artistique et vitale du cinéma, il fait référence à un certain type de films et non à l’art cinématographique en général.</p> <p></p>]]></content:encoded>
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      <title>Imaginaires eschatologiques : approches interdisciplinaires des discours de la fin (Djerba, Tunisie)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133609/imaginaires-eschatologiques-approches-interdisciplinaires-des-discours-de-la-fin.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 05:59:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_evenement</category>
      <description>Colloque international du Laboratoire LÉRIC (Laboratoire d’Études et de Recherches Interdisciplinaires et Comparée) Imaginaires eschatologiques : approches interdisciplinaires des discours de la fin Djerba (hôtel TUI BLUE Palm Beach Palace), les 9, 10 et 11 avril 2026 Parrainé par Le CRI2i (Centre de Recherches Internationales sur l’Imaginaire) En collaboration avec le LAPRIL (Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches   sur l’Imaginaire) de l’Université Bordeaux Montaigne  — Programme  Lieu : Hôtel TUI BLUE Palm Beach Palace Jeudi 9 avril  8h : Accueil des participants 8h30-9h : Allocutions de bienvenue   -          Allocution du Président de l’Université de Sfax  -          Allocution de la Doyenne de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax -          Allocution du Directeur du Laboratoire LÉRIC -          Allocution des Coordinateurs du colloque —  Première séance : 09h - 10h35 Typologies de la fin : croissance, déclin et prophéties Président : Ahmed HADJ KACEM 09h-09h20 - Jean-Jacques WUNENBURGER (CRI2i, Université Jean-Moulin Lyon 3, France) : « Figures du temps : les imaginaires de la croissance et du déclin. ».  09h20-09h40 - Bertrand GERVAIS (CRI2i, Université du Québec à Montréal, canada) : « La fin du [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133609_7d8fc4dde1fe5e1fd31b9a46811b8046.jpg" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133609_7d8fc4dde1fe5e1fd31b9a46811b8046.jpg" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Colloque international du Laboratoire LÉRIC</p> <p style="text-align:center;">(Laboratoire d’Études et de Recherches Interdisciplinaires et Comparée)</p> <p style="text-align:center;"><strong>Imaginaires eschatologiques : approches interdisciplinaires des discours de la fin</strong></p> <p style="text-align:center;">Djerba (hôtel TUI BLUE Palm Beach Palace), les 9, 10 et 11 avril 2026</p> <p style="text-align:center;">Parrainé par Le CRI2i (Centre de Recherches Internationales sur l’Imaginaire)</p> <p style="text-align:center;">En collaboration avec le LAPRIL (Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches  </p> <p style="text-align:center;">sur l’Imaginaire) de l’Université Bordeaux Montaigne</p> <p style="text-align:center;"> —</p> <p style="text-align:center;"><strong>Programme</strong> </p> <p style="text-align:center;">Lieu : Hôtel TUI BLUE Palm Beach Palace</p> <p><strong>Jeudi 9 avril </strong></p> <p>8h : Accueil des participants</p> <p>8h30-9h : Allocutions de bienvenue  </p> <p>-          Allocution du Président de l’Université de Sfax </p> <p>-          Allocution de la Doyenne de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax</p> <p>-          Allocution du Directeur du Laboratoire LÉRIC</p> <p>-          Allocution des Coordinateurs du colloque</p> <p style="text-align:center;">— </p> <p style="text-align:center;">Première séance : 09h - 10h35</p> <p style="text-align:center;"><strong>Typologies de la fin : croissance, déclin et prophéties</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Ahmed HADJ KACEM</p> <p>09h-09h20 - Jean-Jacques WUNENBURGER (CRI2i, Université Jean-Moulin Lyon 3, France) : « Figures du temps : les imaginaires de la croissance et du déclin. ». </p> <p>09h20-09h40 - Bertrand GERVAIS (CRI2i, Université du Québec à Montréal, canada) : « La fin du monde est à nos portes : l’IA et les prophéties apocalyptiques ». </p> <p>09h40-10h00 - Mohamed JERBI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie) : « L’évolution du concept de la fin de l’histoire : des fondateurs de l’idée à l’imposition de la logique de la violence et de la volonté des commanditaires du génocide ».</p> <p>10h-10h20 - Henri HUDRISIER (Lab. Paragraphe, Université Paris 8, Chaire Unesco en innovation, France) : « La normalisation des technologies : une mobilisation indispensable contre les acteurs libertariens des technologies, notamment numériques ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Pause-café</p> <p style="text-align:center;">Deuxième séance : 11h -12h35</p> <p style="text-align:center;"><strong> Histoire et formes des fins </strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Najiba CHKIR </p> <p>11h-11h20 - Abdelwahed MOKNI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie) : « La fin tragique de Bourguiba et de Lamine Bey : entre affabulation et réalité ».</p> <p>11h20 -11h40 - Hayet BEN CHARRADA (Université Tunis-El Manar, Tunisie) : « Bourguiba, le déni de la fin ».</p> <p>11h40-12h - Ali TOUMI ABASSI (Université de la Manouba) : « Écriture et déni de la fin, une parole auctoriale ».</p> <p>12h-12h20 - Crina ZARNESCU (CRI2i, Centre Universitaire Pitești, Roumanie) : « Survivances et reconfigurations de l’imaginaire eschatologique médiéval - de Bosch et Bruegel au cinéma et séries contemporaines ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Déjeuner</p> <p style="text-align:center;">Troisième séance : 14h30 -16h05</p> <p style="text-align:center;"><strong>Penser l’anthropocène : images, éthiques et réalités écologiques</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Ali TOUMI ABASSI</p> <p>14h30-14h50 - Daniel PROULX (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Canada) &amp; Carol PRIEGO (Fulbright Scholar à New York, USA) : « Anthropocène, extractivisme et imaginaires : temporalités conflictuelles et médiations esthétiques en région minière ».</p> <p>14h50-15h10 - Fatiha ALIOUANE &amp; Yasmina FOURALI (Université Akli Mohand Oulhadj, Bouira, Algérie) : « Les gens face à la mort et le vécu du deuil dans la société   kabyle ».</p> <p>15h10-15h30 - Mouna ENNOURI (LAM, Université de Sfax, Tunisie) : « Entre disparition et survivance : l’art écologique face à la crise du vivant ».</p> <p>15h30-15h50 - Pierre CILLIFFO GRIMALDI (GRIPIC – CELSA Sorbonne Université, France) : « L’influence des représentations médiatiques des mégafeux sur la construction d’un imaginaire climatique contemporain ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Pause-café</p> <p style="text-align:center;">Quatrième séance : 16h30-17h-45</p> <p style="text-align:center;"><strong>Portails de l’eschatologie : art brut, vertige et destinées nouvelles</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Hayet BEN CHARRADA</p> <p>16h30-16h50 - Zeineb NABOULTANE KHADRI (Université Sorbonne Paris Nord, France) : « La Fin, ce Portail vers une nouvelle Destinée ».</p> <p>16h50-17h10 - Meriam BELGUIT (LLTA-ADNT, Université de Sfax, Tunisie) : « La fin comme seuil : entre vertige du réel et renaissance virtuelle ».</p> <p>17h10-17h30 - Quentin BAZIN (Universités Jean-Moulin Lyon 3 et Grenoble-Alpes, France) : « Figures de la fin du monde dans l’art brut : visions singulières et prophéties de survivance ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p style="text-align:center;">— </p> <p style="text-align:center;"><strong>Vendredi 10 avril </strong></p> <p style="text-align:center;">Cinquième séance : 9h-10h35</p> <p style="text-align:center;"><strong>Aux horizons de la fin : cultures, deuils et récits eschatologiques</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Jean-Jacques WUNENBURGER</p> <p>9h-9h20 - Cristiana LUCAS SILVA &amp; José EDUARDO FRANCO (CRI2i, Université Aberta, Portugal) : « Imaginaires eschatologiques dans la culture portugaise : Typologies, usages et significations ».</p> <p>9h20-9h40 - Laura LAZAR ZAVALEANU (CRI2i, Université Babes-Bolyai, Roumanie) : « Scénarios des apocryphes apocalyptiques dans la culture roumaine ancienne ».  </p> <p>9h40-10h - Laura T. ILEA (CRI2i, Université Babes-Bolyai, Roumanie) : « La radiation comme allégorie planétaire et "l’éthique du passant" ». </p> <p>10h-10h20 - Karen FERREIRA-MEYERS (University of Eswatini, Eswatini) : « Fins du monde, mémoires blessées et futurs spéculatifs : les discours eschatologiques dans les récits romanesques d’Afrique australe ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Pause-café</p> <p style="text-align:center;">Sixième séance : 11h -12h15</p> <p style="text-align:center;"><strong>Rituels, ruines et survivances eschatologiques</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Nathalie LACELLE</p> <p>11h-11h20 - Salem MOKNI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie) : « "Cité morte", "cité vivante" dans l’Antiquité : La destruction comme généalogie dans les mythes de fondation des cités antiques ».</p> <p>11h20-11h40 - Solenn DE LARMINAT (CNRS, CCJ, Université Aix Marseille, France) : « Des textes aux sépultures antiques en Afrique du Nord : lecture croisée pour une approche des croyances eschatologiques ».</p> <p>11h40-12h - Fanny LANGLADE (PLH- EA 4601, Université Toulouse II Jean Jaurès, France) : « Rituels dionysiaques et préoccupations eschatologiques ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Déjeuner</p> <p style="text-align:center;">Septième séance : 14h-15h-35</p> <p style="text-align:center;"><strong>Dispositifs et décadences eschatologiques</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Mohamed JERBI</p> <p>14h-14h20 - Hatem HAMDI (Université Jean Monnet - Saint-Étienne, France) : « Le dernier séjour : tourisme, mobilité et espaces du mourir ».</p> <p>14h20-14h40 - Farouk BAHRI (Université de la Manouba, Tunisie) : « Entre ruine du monde et refondation poétique : imaginaires eschatologiques chez les poètes de la  Pléiade ».</p> <p>14h40-15h - Nancy SAAD (Université Libanaise, Liban) : « <em>Comment c’est</em> ou l’eschatologie biblique ruinée : prophétisme nihiliste, apocalypse anéantie et temporalité brisée chez Beckett ».</p> <p>15h-15h20 - Faten MASMOUDI (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie) : « Esthétiques de la fin et imaginaires décadents : frontières eschatologiques chez Joris-Karl Huysmans et Marcel Schwob ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Pause-café</p> <p style="text-align:center;"><em>Programme culturel : visite guidée du site archéologique de Meninx.</em></p> <p style="text-align:center;"> —</p> <p style="text-align:center;"><strong>Samedi 11 avril </strong></p> <p style="text-align:center;">Huitième séance : 9h-10h35</p> <p style="text-align:center;">Cassandres modernes : dystopies, mythes et apocalypses </p> <p style="text-align:center;">Président : Hédia ABDELKEFI</p> <p>9h-9h20 – Hichem ISMAÏL (LÉRIC, Université de Sfax, Tunisie) : « Dystopies et imaginaire du posthumain : de Zamiatine, Huxley et Orwell à la réflexion philosophique de Michel Onfray ».</p> <p>9h20-9h40 - Najate NERCI (Université Hassan II de Casablanca, Maroc) : « Un mythe féministe de la fin des temps dans <em>Chroniques du Pays des Mères</em> d’Élisabeth Vonarburg ». </p> <p>9h40-10h - Ruxandra CESEREANU (CRI2i, Université Babes-Bolyai, Roumanie) : « L’Apocalypse selon Bujor Nedelcovici ».</p> <p>10h-10h20 - Bachir Hichem BOUDJEMAA (Université de Tissemsilt, Algérie) : « Discours dissident, discours complotiste, discours réactionnaire : réflexions autour de ces nouveaux Cassandres de la fin des temps ».</p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>Pause-café</p> <p style="text-align:center;">Neuvième séance : 11h -12h35</p> <p style="text-align:center;"><strong>Fins de l’humain : imaginaires technologiques et eschatologies de l’intime</strong></p> <p style="text-align:center;">Président : Bertrand GERVAIS</p> <p>11h -11h20 - Nathalie LACELLE (Université du Québec à Montréal, canada) : « L’école contre les écrans ? Intelligence artificielle et crise des imaginaires pédagogiques ».</p> <p>11h20-11h40 - Valentina TIRLONI (Université Côte d’Azur, France) : « Le transhumanisme : la fin de l’homme ? ».</p> <p>11h40-12h - Corin BRAGA (CRI2i, Université Babes-Bolyai, Roumanie) : « Antiutopies apocalyptiques modernes ».</p> <p>12h-12h20 - Hédia ABDELKEFI (Université de Tunis EL Manar, Tunisie) : « La fin du discours amoureux ? Eschatologie de l’intime dans la postmodernité ». </p> <p>Discussion (15mn)</p> <p>12h35-12h55 : Synthèse du colloque par Jean-Jacques WUNENBURGER et Corin BRAGA                          </p> <p>12h55-13h15 : Présentation du VIe Congrès du CRI2i (Montréal, 5-7 mai 2027) par Bertrand GERVAIS, Jean-Jacques WUNENBURGER et Corin BRAGA</p> <p>13h15 : Clôture du colloque.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Géographie des sentiments hostiles dans la littérature et les arts (Montréal)</title>
      <link>https://www.fabula.org/actualites/133608/colloque-international-geographie-des-sentiments-hostiles-dans-la-litterature-et-les-arts.html</link>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 05:11:00 +0100</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[escola@fabula.org (Marc Escola)]]></dc:creator>
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      <category>fabula_appel</category>
      <description>Colloque international Géographie des sentiments hostiles dans la littérature et les arts Les 24-25 septembre 2026 – Université du Québec à Montréal Organisateurs : Laboratoire des Afriques Innovantes (LAFI) &amp; Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les sentiments hostiles Dans une époque marquée par des crises multiformes mettant à mal le vivre-ensemble, et se manifestant dans les négociations polarisantes entre individus et communautés, formes diverses et divergentes de sociabilités, ainsi que dans les rapports entre l’humain et son environnement, il apparaît impératif de s’attarder sur une « géographie » ponctuelle des sentiments hostiles dans la littérature et les arts en général.  Les sentiments hostiles, les affects les plus durs, les plus destructeurs ont quelque chose d’insaisissable, comme toute émotion, d’ailleurs. Les nommer, c’est déjà en faire quelque chose d’un peu trop rigide, c’est leur donner la fixité, l’immobilité d’une catégorie abstraite ; loin du désordre et de la bouillie affective dont ils sont issus. C’est que les sentiments, les affects, quels qu’ils soient, ne sont jamais simples ni entiers. Il n’y a jamais que la haine, ni quel’angoisse ; il n’y a jamais que la honte, ni que le dégoût, car l’angoisse préside à la haine, le dégoût est partie intégrante [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.fabula.org/actualites/documents/133608_8eaf62eb1353cac46e65162dbc7fc301.png" style="max-width:256px;width:90%;margin-left:auto;margin-right:auto;" alt="133608_8eaf62eb1353cac46e65162dbc7fc301.png" /></p> <p style="text-align:center;">**</p> <p style="text-align:center;">Colloque international</p> <p style="text-align:center;"><strong>Géographie des sentiments hostiles dans la littérature et les arts</strong></p> <p style="text-align:center;"><strong>Les 24-25 septembre 2026 – Université du Québec à Montréal</strong></p> <p style="text-align:center;">Organisateurs :</p> <p style="text-align:center;">Laboratoire des Afriques Innovantes (LAFI)</p> <p style="text-align:center;">&amp; Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les sentiments hostiles</p> <p>Dans une époque marquée par des crises multiformes mettant à mal le vivre-ensemble, et se manifestant dans les négociations polarisantes entre individus et communautés, formes diverses et divergentes de sociabilités, ainsi que dans les rapports entre l’humain et son environnement, il apparaît impératif de s’attarder sur une « géographie » ponctuelle des sentiments hostiles dans la littérature et les arts en général. </p> <p>Les sentiments hostiles, les affects les plus durs, les plus destructeurs ont quelque chose d’insaisissable, comme toute émotion, d’ailleurs. Les nommer, c’est déjà en faire quelque chose d’un peu trop rigide, c’est leur donner la fixité, l’immobilité d’une catégorie abstraite ; loin du désordre et de la bouillie affective dont ils sont issus. C’est que les sentiments, les affects, quels qu’ils soient, ne sont jamais simples ni entiers. Il n’y a jamais que la haine, ni quel’angoisse ; il n’y a jamais que la honte, ni que le dégoût, car l’angoisse préside à la haine, le dégoût est partie intégrante de la honte. On peut trouver une foule d’exemples — mais il suffit d’éprouver réellement une émotion complexe — pour savoir à quel point tout ce qui s’agite en nous, tout ce qui nous agite, est essentiellement ambigu, mouvant, instable. Souvent, d’ailleurs, on ne saurait trop dire ce qui nous prend, ce qui nous fait basculer d’une émotion à une autre ; alors qu’une émotion unique, que l’on dirait formée d’un seul bloc, unidirectionnelle, en quelque sorte, passe pour peu nuancée, voire malade. Ce n’est plus alors une émotion, c’est un symptôme. Sans doute est-ce l’affaire de la psychologie ou de la philosophie d’interroger la fibre affective qui nous constitue, le ressort des passions humaines, la plasticité des affects dont l’art, la littérature parlent depuis des siècles. </p> <p>L’inconstance des affects, leur ambiguïté, mais aussi leur plasticité sont caractéristiques de la vie affective du sujet, ce qu’il éprouve, ce dont il fait l’épreuve, mais cette inconstance, cette ambiguïté, cette plasticité ne sont pas moins caractéristiques des affects lorsqu’ils sont éprouvés, exprimés et mobilisés collectivement. La « société des affects », pour reprendre l’expression de Frédéric Lordon (2013), est tout autant le lieu de cette instabilité qui les rend en partie insaisissables. S’il est vrai que le sujet de la psychologie ou de la philosophie ne sait plus toujours ce qu’il éprouve (colère, haine, peur, angoisse ; et parfois tout cela à la fois), on peut se demander si un groupe social, à petite ou à grande échelle, n’est pas plongé dans le même désarroi affectif. Ce désarroi se traduit d’ailleurs bien souvent par de réels effets ; il arrive, ainsi, qu’on ne sache plus ce qu’on doit faire parce qu’on ne sait plus ce qu’on éprouve. Or, il arrive, aussi, qu’on ne sache plus ce qu’on éprouve, parce que trop d’émotions sont prescrites, endiguées par autre chose. La question est alors éminemment politique. </p> <p>Du point de vue des communautés qui ont fait l’expérience de violences historiques (esclavage, colonisations etc.), les sentiments hostiles apparaissent comme une force travaillant en amont et en aval des dynamiques de répression et de résistance, quand elles justifient, par exemple, l’assujettissement de l’autre à partir d’une identification qui le place au bas de l’échelle des valeurs, comme le démontre toute l’histoire de la construction de la « race » ; ou en réaction à ces mécanismes d’exclusion et de rabaissement, lorsque ces violences suscitent des émotions diverses qui ne sont pas toujours de l’ordre de la haine facilement prévisible de la part de sujets victimes des régimes de violence inouïes et explosives, ou parfois insidieuses, structurelles (Johan Galtung, 1990). Bien au contraire, la théorisation des réactions des sujets colonisés ou racisés, comme le montrent Albert Memmi, Frantz Fanon, entre autres, pointe une ambivalence des attitudes et des sentiments envers le colonisateur qui varient de la haine à la honte et au mépris, non seulement de l’envahisseur, mais de soi également. Par conséquent, la géographie des sentiments hostiles (en référence non contraignante à La géographie de la colère d’Arjun Appadurai, 2007) que propose ce colloque nécessiterait à tout le moins une double exploration :</p> <p>1) Exploration d’une part des sentiments qui s’inscrivent dans une dynamique oppositionnelle a priori et appréhendés dans les figurations littéraires et artistiques en général, et que la littérature cible de manière récurrente: « Aimez-vous les Blancs », demande un procureur français à un prévenu africain accusé d’avoir usurpé la paternité d’un roman dont il est pourtant le véritable auteur (Sembène Ousmane, Le docker noir, 1956). Ici, les sentiments hostiles suivent les contours de la race et tracent des frontières à l’aide d’une palette de couleurs réduite au blanc et au noir. Au-delà de cet exemple tiré d’un classique des littératures africaines, il est possible d’observer et d’étudier dans d’autres littératures cette figuration des sentiments hostiles suivant une opposition radicale entre émotions positives et négatives.</p> <p>2) Le deuxième volet d’exploration de la géographie des sentiments hostiles est complémentaire du premier. Il s’agira d’aller vers des zones interstitielles où se logent les sentiments hostiles en se soustrayant aux catégorisations dichotomiques courantes : haine vs. amour, joie vs. peine, rires vs. pleurs. Cet examen s’attachera à rendre justice aux sentiments hostiles dans la littérature et les arts suivant leur complexité. Il inclura l’exploration par exemple de l’inaudible, de l’indicible, du silence et de toutes ces formes d’expression des émotions que l’on a tendance à ne pas voir ou entendre car justement étouffées par les cris de haine et les éclats de rire. En clair, il s’agira de poser un regard sensible à l’inconstance des affects, leur ambiguïté, mais aussi leur plasticité, là où le rire rencontre les pleurs et s’y noie dans l’oxymore parfois caractéristique de l’ambivalence des sentiments hostiles. </p> <p>Le colloque « Géographie des sentiments hostiles » s’adresse aux chercheur.e.s en littérature, dans les arts et plus largement dans les sciences humaines et sociales qui s’intéressent aux figurations et aux théorisations des émotions négatives. En parcourant les territoires littéraires et artistiques des sentiments hostiles, à petite (localement, individuellement) et à grande échelle (collectivement), il permettra de réfléchir sur les lieux symboliques et réels des tensions qui structurent les relations qu’entretiennent les sujets et les communautés. </p> <p>—</p> <p><strong>Soumission de résumés: </strong>Pour soumettre vos propositions de communications (200 - 300 mots), cliquez sur le lien suivant : <a href="https://forms.gle/4q6uN6BZizawWKDF9">https://forms.gle/4q6uN6BZizawWKDF9</a></p> <p><strong>Correspondance:</strong> Prière d’adresser toute correspondance relative au colloque à l’adresse suivante : <a href="mailto:geographiesentimentshostiles@gmail.com">geographiesentimentshostiles@gmail.com</a></p> <p>—</p> <p><strong>Calendrier de l’événement</strong> :</p> <p><strong>Date limite</strong> de soumission des propositions de communication : <strong>15 juin 2026</strong></p> <p><strong>Réponse</strong> aux auteur.e.s : <strong>19 juin 2026</strong> (si vous souhaitez une réponse avant cette date, merci de le spécifier lors de la soumission de votre proposition)</p> <p><strong>Date du colloque :</strong> Jeudi 24 - Vendredi 25 septembre 2026</p> <p><strong>Nota Bene : </strong>Le Comité d’organisation du colloque réunit les ressources pour la tenue de l’événement. Il ne dispose pas de moyens supplémentaires pour contribuer à la prise en charge des participant.e.s.</p> <p> —</p> <p><strong>Comités :</strong></p> <p><strong>Responsables du colloque :</strong></p> <p>Isaac Bazié, professeur, directeur du Laboratoire des Afriques Innovantes – LAFI, UQAM</p> <p>Alexis Lussier, professeur, directeur du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les sentiments hostiles</p> <p><strong>Comité scientifique :</strong></p> <p>Isaac BAZIÉ, professeur, directeur du Laboratoire des Afriques Innovantes – LAFI, Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, Canada</p> <p>Cassie BÉRARD, professeure, Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les sentiments hostiles, Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, Canada</p> <p>Hassen BKHAIRIA, enseignant-chercheur, Institut Supérieur des Études Appliquées en Humanités de Gafsa, Tunisie</p> <p>Souleymane GANOU, maître de conférences, Laboratoire Littératures, Arts, Espaces et Sociétés (LLAES), Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou, Burkina Faso</p> <p>Jalel EL GHARBI, professeur, écrivain</p> <p>Jonathan HOPE, professeur, Laboratoire des Afriques Innovantes – LAFI, Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, Canada</p> <p>Alexis LUSSIER, professeur, directeur du Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur les sentiments hostiles, Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, Canada</p> <p>Fatou Ghislaine SANOU, maître de conférences, Laboratoire Littératures, Arts, Espaces et Sociétés (LLAES), Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou, Burkina Faso</p> <p> </p>]]></content:encoded>
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