Quelles relations la création littéraire entretient-elle avec les processus industriels ? Quand et comment le nom d’auteur devient-il une "marque" commerciale ? Depuis quand certains médias veulent-ils exhiber les écrivains, en privilégiant souvent les "belles gueules" ? Pourquoi des codes narratifs inspirés du cinéma s’imposent-ils peu à peu dans l’édition ? Et que devient, dans ce contexte, la biblio-diversité ? Dans Faire l'auteur en régime néo-libéral, sous-titré Rudiments de marketing littéraire (Slatkine), Jérôme Meizoz évalue à partir d'études de cas (notamment la bonne affaire Joël Dicker), évalue les effets du marketing sur la création littéraire actuelle. Fabula donne à lire l'Avant-Propos de l'ouvrage, dont l'Atelier de théorie littéraire accueille aussi un extrait : "Faire livre ou faire vendre ?", à l'entrée "Auteur" qui offrait déjà un autre texte de J. Meizoz, "L'exposition de l'auteur", issu de son précédent essai : La Littérature "en personne". Scène médiatique et formes d'incarnation (Slatkine).