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Le sionisme, un humanisme ?

Le sionisme, un humanisme ?

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Après Naissance littéraire du fascisme, Uri Eisenzweig fait paraître dans la même "Librairie du XXIe siècle" (Seuil), Le Sionisme fut un humanisme, qui vient nous rappeler, non sans courage que "le sionisme fondateur fut un humanisme, pas un nationalisme". Le reconnaître constitue la meilleure façon de reconnaître que ce moment est passé. Si l’idéologie qui a fait le malheur des Palestiniens s'ancrait originellement dans "des valeurs universelles et la revendication correspondante d’une égale dignité pour tous", cet humanisme des fondateurs s’articulait aussi autour de "la question de l’altérité : le Juif comme l’Autre de la Diaspora, le territoire recherché comme rien de plus qu’un espace-refuge pour cet Autre. Or comment préserver le privilège humaniste de l’altérité dans un refuge désormais conçu comme juif et où, en quelque sorte par définition, le Juif n’est plus l’Autre ?"