Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'œuvre de Natalia Ginzburg, surtout connue pour ses romans. Dans Les petites vertus (Ypsilon éd.), son premier recueil d'essais, Natalia Ginzburg, reste fidèle à elle-même : la recherche est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique. Entre autobiographie et essai, ces onze textes donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Ginzburg parle donc d’elle, de ses deux époux, de chaussures usées, de son dégoût pour l’Angleterre, de l’éducation des enfants, de la relation à autrui, du travail d’écriture, des cicatrices laissées par la guerre… La série encadre le "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), l'un des plus beaux textes jamais écrits sur Cesare Pavese. Italo Calvino, qui en rédigea la quatrième de couverture, n’hésitait pas à considérer l’ouvrage comme « une leçon de littérature ». Fabula vous invite à lire un extrait de l'ouvrage…