Le Collectif des Agrégatifs refusés le jeudi2 avril aux épreuves du concours suite aux problèmes dans les transports aadressé hier une lettre au Ministre de l'Education Nationale pour demander unentretien et qu'une solution soit trouvée, celle par exemple proposée par laSociété des Agrégés, ou toute autre solution comparable et juridiquementvalable. En dernière extrémité, si aucune autre solution juridiquement valablen'était trouvée, le Collectif demande que les épreuves soient réorganisées. Desaménagements, même dans ce cadre, pourraient être mis en place, commel'augmentation du nombre des admissibles pour que ceux qui réussiraient moinsbien la nouvelle épreuve ne soient pas lésés. Enfin, si absolument aucunesolution n'était trouvée, le Collectif, qui préférerait de très loin éviter d'avoirà prendre cette décision, engagerait toutes les voies de recours possibles (notamment éventuellement auprès du Conseil d'Etat).
Actuellement le Ministre de l'EducationNationale n'a donné aucune réponse aux propositions de la Société des Agrégés.
Le Collectif des Agrégatifs refusés le 2avril dispose pour l'instant de 64 noms de personnes refusées. D'autrescertainement ne lui sont pas connues.
Le Collectif est en train de constituer undossier complet (nom, prénom, photocopie de la convocation, date et lieu denaissance, adresse) pour chacune de ces personnes. Le nombre de dossiersdépasse déjà sensiblement le chiffre annoncé par le Ministre (28).
Par ailleurs, un relevé des Départementsd'où viennent les candidats refusés montre qu'il s'agit pour l'essentiel duNord de l'Ile de France (Départements 93, 95). Les éliminations semblent doncavoir clairement opéré une sélection géographique, sinon sociale.