Sous le titre Autodafés. Ces livres qu'on brûle, Roland Béhar fait paraître aux éditions Reue d'Ulm le texte d'une conférence tenue par Leo Löwenthal à Berlin en 1983 pour la commémoration du grand autodafé nazi de mai 1933. Ce texte d’une grande force intellectuelle permet de penser de manière différenciée les multiples formes de censure du livre, depuis les attaques du trumpisme contre le discours scientifique jusqu’aux diverses variantes de ce que d'aucuns nomment la cancel culture.
Rappelons à cette occasion l'essai de Nicolas Valazza, Le Livre enflammé. Fictions et poétique de l'autodafé, accueilli dans la collection "Fictions pensantes" des éditions Hermann, dont on peut lire dans un récent numéro d'Acta fabula le compte rendu par Benoît Tane : "Le paradoxe du livre brûlé. Fiction(s) et autodafés".
Paraît également ces jours-ci dans la collection Folio Histoire un volume supervisé par Jean Pascal Gay, Lavenia Vincenzo, Sylvain Parent, Inquisitions. Punir, pardonner et surveiller (XIIIᵉ - XXIᵉ siècle).