Journées d’étude des Cahiers d’études nodiéristes
Organisées avec le soutien du laboratoire CPTC (Bourgogne Europe) et des Amis de Charles Nodier.
10 et 11 février 2027 – DIJON, Université Bourgogne Europe
Légende : Marie Mennessier-Nodier (1832), peinte par Jean Gigoux (1806-1894), collection privée, photographie de Jacques Geoffroy
Appel à communication :
Dans sa monumentale étude sur l’Arsenal, Vincent Laisney montre le rôle spécifique joué par les femmes dans la sociabilité en vigueur dans le salon de Charles Nodier. Surnommée « grande maréchale » de l’Arsenal par son père, « Notre-Dame de l’Arsenal » par Hugo, Marie Mennessier-Nodier occupe une place toute singulière dans cet « écrin féminin[1] » comme elle le nomme elle-même. Faisant son portrait, Vincent Laisney insiste tout particulièrement sur ses talents d’artiste : son goût pour la poésie et pour la musique. « Muse-icienne[2] », Marie danse et crée des mélodies qui mettent à l’honneur les poètes habitués de l’Arsenal, en même temps qu’elles rendent compte de la fraternité littéraire qui règne dans ce creuset du romantisme. Un aspect moins directement documenté est celui de l’art de la conversation dans lequel excelle également Marie Mennessier-Nodier. Laisney évoque assez brièvement son « incroyable aisance mondaine[3] » après avoir cité Mme Ancelot évoquant la « verve joyeuse[4] » de Marie à quinze ans. Dans La Femme au collier de velours, en 1850, Alexandre Dumas invoque, lui aussi, « l’adorable gaieté[5] » de Marie et s’adresse directement à elle dans un passage nettement autobiographique : « votre esprit charmant en donnait à tout le monde[6] ». Sensiblement à la même période, c’est Mme Adèle Hugo qui, dans ses propres souvenirs de l’Arsenal, dresse un élogieux portrait de Marie Nodier sous le signe d’une grande vivacité d’esprit et de parole :
[…] c’était la jeunesse, c’était la vie, c’était le mouvement, c’était le pétillement de l’œil, du geste et de la phrase. Et avec cela un tact exquis, une mesure extraordinaire, une entente incroyable de toutes les choses de la vie, depuis les plus grandes jusqu’aux plus petites. Une habileté inouïe à tirer parti de tout et à exploiter tout, un chiffon comme une repartie. Elle faisait envie aux duchesses dans des étoffes qu’une femme de chambre eût dédaignées. La toile à son poignet valait plus cher que la dentelle à celui des autres. C’était elle qui habillait ses robes. Ses rubans avaient de l’esprit[7].
Évoquant l’enjouement propre à l’Arsenal, Adèle Hugo insiste également sur la pratique de la raillerie de Désirée Nodier. L’épouse de Charles et mère de Marie est, selon elle, habituée à soumettre à ses « fines moqueries » les « ridicules des gens[8] », qu’ils soient ou non ses proches. Nulle malveillance dans cette pratique, bien plutôt la manifestation d’une forme de pudeur dans ce « dessus ironique » évoqué affectueusement par Adèle Hugo :
Ceux qu’elle traitait le mieux en action étaient ceux qu’elle traitait le plus mal en paroles ; il semblait qu’elle prît alors la revanche de sa bonté, et qu’elle voulût dissimuler, sous cette indifférence superficielle, son dévouement profond. Il y a de ces natures qui se défendent de leurs qualités comme on se défendrait de défauts. Natures délicates qu’un remerciement embarrasse, qui échappent par une plaisanterie à l’émotion qui les gagne, et qui, pour ne pas pleurer, se mettent à rire ! On savait quels trésors d’abnégation et d’affection à toute épreuve recouvrait ce dessus ironique, et nul ne s’en fût blessé. Au contraire, la solidité du fond n’en valait que mieux sous cette facilité de la forme. Double bonté : la bonté gaie ! La chaleur est meilleure quand le feu flambe et vous taquine les yeux avec ses étincelles[9].
Derrière la légèreté d’un propos mondain volontiers railleur affleure ainsi une sensibilité avérée qui ne peut se dire directement. Se pourrait-il qu’on ait là une spécificité de l’énonciation féminine dans la sociabilité mondaine et littéraire de la période romantique ? Quels infléchissements le contexte propre au romantisme peut-il apporter à une pratique de la dérision ironique qui prolonge et renouvelle sans doute très largement la tradition aristocratique de l’art de la conversation, cet « art généralisé du détour[10] » où les femmes étaient d’ailleurs réputées exceller[11] ? Quels rapports contrastés entretient par ailleurs cette pratique avec le « rire cénaculaire » étudié par Vincent Laisney[12] ?
Ce questionnement se révèle tout aussi fructueux pour envisager les écrits de Marie Mennessier-Nodier, qu’ils relèvent du for privé (sa volumineuse correspondance) ou de ses publications en prose, très récemment rééditées elles aussi aux éditions Classiques Garnier par Jacques Geoffroy et Georges Zaragoza : récits et nouvelles, chroniques journalistiques pour La Gazette de Metz et souvenirs de la vie de son père. Bien souvent, la pratique de l’ironie dit quelque chose de la condition féminine dans une société régie par un pouvoir essentiellement masculin. En réponse à l’hirondelle qui rêve de liberté et de gloire d’écriture, loin du destin tracé par avance des « malheureuses femelles[13] » de son espèce, la serine démystifie le désir même d’écrire (« je voudrais savoir de quel charme ou de quelle utilité il peut être de barbouiller du blanc, qui est si joli, avec du noir, qui est si laid[14] ») avant de livrer un portrait ironique de la « variété de l’écrivain, fille, épouse et mère […] être fantasque moitié encre et moitié bouillie[15] ». Dans la première Lettre de Paris, signée de façon facétieuse Z.Z.Z., la revendication d’une forme d’amateurisme de l’écriture va de pair avec le déploiement d’une grande liberté de ton et d’écriture, qui vient théâtraliser la relation complexe entre féminin et masculin au sein du champ littéraire :
Je me contente aisément de ce petit morceau de terre que vous m’avez gracieusement cédé, avec la liberté d’y semer, sans méthode et à mon loisir, quelques graines recueillies dans nos jardins et sur nos boulevards, quelques fleurettes que j’irai transplanter près de vous, et qui, je le crains bien, n’auront d’autres avantages sur les indigènes que de venir de loin et de ne pas sentir aussi bon[16].
L’ironie trouve également sa place sous la plume de Marie Mennessier-Nodier lorsqu’il est question de séduction. Dans Alcange ou Hortense de Vauquelay, deux récits sentimentaux où une femme plus âgée – mariée ou veuve – est courtisée par un jeune homme, l’ironie affleure sans cesse dans les dialogues entre des personnages de femmes soucieuses de préserver les secrets de leur cœur et des personnages d’hommes pressés de les faire se dévoiler. Se prémunir des rumeurs médisantes du « monde » apparaît essentiel. Dans Deux heures de la vie d’un homme qui fut quelqu’un[17], pièce restée longtemps inédite, la connivence se mêle à l’entreprise galante : les deux protagonistes (Madame… et Monsieur de…) se livrent à une surenchère euphorique de traits d’esprit, véritable joute verbale. Enfin, dans les nouvelles de Marie Mennessier-Nodier qui sont explicitement destinées à un public féminin, l’ironie prend une forme toute littéraire, grâce aux jeux avec certains stéréotypes romanesques relevant d’un héroïsme masculin tourné en dérision pour son insensibilité aux aspirations féminines. L’occasion pour les demoiselles de se forger une conscience critique d’elles-mêmes en tant que femmes et en tant que lectrices de fiction.
Tandis que de nombreux travaux portent, tout ou partie, sur la pratique de l’ironie à l’époque romantique (René Bourgeois, Philippe Hamon, Pierre Schoentjes, François Bompaire…), on peut se demander s’il existe des formes d’ironie spécifiquement féminines, en raison de la place singulière qu’occupent les femmes dans la sociabilité mondaine et littéraire de la période romantique, et plus largement du fait de la condition sociale qui est la leur. Pierre Schoentjes rappelle que certains intellectuels ont longtemps refusé aux femmes le « sens de l’ironie[18] », preuve d’une misogynie notoire mais aussi et surtout des prérogatives linguistiques et sociales associées à cette pratique de discours. En inscrivant l’ironie dans le champ de « l’écriture oblique », Philippe Hamon rappelle, de son côté, que d’un point de vue social, l’ironie peut être « une ruse du faible pour contrecarrer le pouvoir du fort, pour ‘‘biaiser’’ avec lui sans l’attaquer de front[19] ». Cette caractéristique semble intéressante pour penser la situation de la femme entre assujettissement et émancipation, entre nécessité de bienséance et affirmation de soi. Affirmation de soi à laquelle l’ironie peut d’ailleurs contribuer, tant elle manifeste donc une forme de pouvoir linguistique chez celui ou celle qui sait la manier. à l’instar du trait d’esprit étudié par Laélia Véron chez Balzac, l’usage de l’ironie féminine nous semble à envisager dans une « une mise en scène socialisée de l’échange verbal[20] » : il s’agit d’une « parole sociale[21] », liée à une hiérarchie des rôles sociaux et à leur éventuelle reconfiguration. Quelles traces peut-on trouver de ces pratiques qui relèvent autant de l’oral que de l’écrit et quelles représentations en trouve-t-on dans la fiction ? Notons que nous pensons essentiellement ici aux pratiques discursives des femmes de la société lettrée, bourgeoise ou aristocratique.
C’est donc sur la question des ironies féminines pendant la période romantique que porteront les prochaines journées d’études des Cahiers d’études nodiéristes. Dans la continuité des travaux sur l’ironie littéraire déjà mentionnés ainsi que des travaux plus spécifiques sur les femmes de lettres au xixe siècle (Christine Planté, Brigitte Diaz, Brigitte Louichon…), le rire au féminin[22], ou sur la critique au féminin[23], nous nous intéresserons quant à nous plus spécifiquement aux formes et aux contextes de ces manifestations d’ironie, au statut particulier qu’elles confèrent aux prises de parole et aux pratiques d’écriture féminines, que celles-ci soient privées, publiques, ou alors situées dans cet espace intermédiaire du « monde », gouverné par l’opinion et la rumeur, où les faits et gestes des femmes sont scrutés à l’aune de leur « coquetterie » et de leur « réputation ». Il s’agira en outre de réfléchir à l’inscription de ces ironies féminines dans le paradigme plus large de l’ironie littéraire et aux liens que cet ensemble entretient avec la sphère de « l’esprit » et de la conversation.
Ce questionnement sera abordé au-delà du seul cercle de l’Arsenal. Pensons par exemple à Delphine de Girardin, bourgeoise bien installée dans les cercles littéraires parisiens et autrice polyvalente aux talents reconnus, dont la pratique de l’« ironie sifflante[24] » apparaît même comme l’une des « marques de fabrique » de son écriture ; elle brocarde ainsi la société de son temps dans ses fameuses chroniques satiriques du « Courrier de Paris », ou plus spécifiquement le sort que cette société réserve aux femmes, dans Lady Tartuffe[25], par exemple. Comme pour Marie d’Agoult, dont les récits ironiques jalonnent la carrière littéraire, l’usage d’un pseudonyme masculin (vicomte de Launay pour l’une, Daniel Stern pour l’autre) ne vient-il pas lui-même questionner de façon oblique et ironique l’identité des autrices ? Virginie Ancelot également, grande salonnière et peintre, romancière et dramaturge, a fait jouer nombre de ses comédies de mœurs où se manifeste une certaine ironie que l’on retrouve aussi dans sa correspondance ou ses romans, au service d’une réflexion sur la « situation de la femme[26] ». La subtilité de son discours tient à son ambivalence, Philarète Chasles notant à son sujet : « L’ironie montre sous le masque sa petite tête de Faune moqueur puis vous n’apercevez plus qu’une nymphe souriante qui vous accueille par des mots pleins de douceur et des gestes pleins de grâce[27] ». De son côté, George Sand a parfois mis l’ironie au service d’une dénonciation de l’écart entre le réel et l’idéal, au service des valeurs qu’elle entendait défendre. Chez d’autres femmes de lettres comme Adèle Esquiros ou bien Hortense Allart, le discours romanesque est travaillé par une ironie qui vient subvertir les stéréotypes du roman sentimental, voire contester « la répartition traditionnelle des valeurs du masculin et du féminin au sein du couple et de la société[28] ». Le discours ironique n’est toutefois pas nécessairement destiné à un public de lecteurs : on peut songer, à l’inverse, à une autrice comme Juliette Drouet, comédienne-courtisane, à l’origine peu éduquée et donc exclue des cercles mondains et littéraires, dont la pratique de l’ironie demeure essentiellement privée dans son journal épistolaire adressé à Victor Hugo[29]. Lui-même est friand de plaisanteries, calembours, jeux de mots dont elle est certes la première victime, mais qu’elle n’hésite guère à employer en retour pour taquiner l’amant dans des jeux d’écriture où l’ironie prévaut, et où elle expose sa vision du monde avec une plume très incisive puisque bien moins contrainte par les règles de sociabilité. Pourtant, là encore l’ironie vient tout autant dévoiler et masquer les enjeux d’une relation à la fois d’amour, de séduction et de pouvoir.
Dans tous les cas, entre illégitimité subie et/ou revendiquée, la pratique de l’ironie peut contribuer à la construction d’un ethos auctorial paradoxal pour les autrices : l’impossibilité de faire siens certains codes sociaux propres au monde masculin les conduit-elle finalement, par la prise de distance plus ou moins consciente avec ces normes bien établies, sinon à s’en émanciper totalement, du moins à en effriter les marges, jusqu’à construire une autre sorte de légitimité littéraire ?
Il s’agira essentiellement ici d’envisager la place de l’ironie et/ou du trait d’esprit dans le dialogue entre les sexes, que ce dialogue prenne la forme de la connivence, de la séduction ou de l’affrontement – ces différentes dimensions n’étant pas exclusives les unes des autres.
Les communications pourront s’intégrer dans les axes suivants :
1) Des ironies féminines à cartographier : contextes, enjeux, registres, typologies, destinataires…
2) Ironies féminines et satire sociale
3) Ironies féminines, mondanité et séduction
4) Ironies littéraires : subvertir les stéréotypes de genre
5) La construction d’un ethos auctorial paradoxal
Bibliographie indicative :
Julie Anselmini et Lucie Barrette (dir.), Critiquer au féminin au xixe siècle, Fabula / Les colloques, 2023, DOI : https://doi.org/10.58282/colloques.11306.
François Bompaire, Définir l’ironie en France entre 1800 et 1950. Construction théorique et mémoire gidienne, Paris, Classiques Garnier, 2020.
Olivier Bara et François Kerlouégan (dir.), George Sand comique, Grenoble, UGA éditions, 2020.
Patrick Berthier, « De Judith à Cléopâtre. Images de Delphine de Girardin dramaturge », in Françoise Court-Perez (dir.), Delphine de Girardin et son temps, actes de la journée d’étude organisée en juin 2015 à Rouen, Publications numériques du cérédi, « Actes de colloque et journées d’étude », n° 15, 2016.
René Bourgeois, L’Ironie romantique, Spectacle et jeu de Mme de Staël à Gérard de Nerval, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1974.
Françoise Court-Perez (dir.), Delphine de Girardin et son temps, actes de la journée d’étude organisée en juin 2015 à Rouen, Publications numériques du cérédi, « Actes de colloque et journées d’étude », n° 15, 2016.
Brigitte Diaz et Jürgen Siess (dir.) L’Épistolaire au féminin. Correspondances de femmes (XVIIIe-XXe siècle), actes du Colloque de Cerisy-la-Salle (1er-5 octobre 2003), Caen, Presses universitaires de Caen, 2006.
Brigitte Diaz, « La critique telle que je la rêve » : George Sand critique littéraire », in Julie Anselmini et Lucie Barrette (dir.), Critiquer au féminin au xixe siècle, Fabula / Les colloques, 2023, DOI : https://doi.org/10.58282/colloques.11431
Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848), Paris, Classiques Garnier, 2010.
Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo. Édition dirigée par Florence Naugrette - ISSN : 2271-8923, URL : juliettedrouet.univ-rouen.fr, 2012.
Agathe Giraud, « Daniel Stern entre Dante et Goethe : Marie d’Agoult critique littéraire », in Julie Anselmini et Lucie Barrette (dir.), Critiquer au féminin au xixe siècle, Fabula / Les colloques, 2023, DOI : https://doi.org/10.58282/colloques.11306
Emmanuel Godo, Histoire de la conversation, Paris, PUF, 2003.
Marie-Claire Grassi, « Le savoir-vivre au féminin 1820-1920 », in Alain Montandon (dir.), Du goût, de la conversation et des femmes, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 1994, p. 213-232.
Lénaïg Guillerm, L’ironie chez George Sand : entre poétique et politique. Indiana, Mauprat, Les Beaux Messieurs de Bois-Doré, mémoire de master 2 sous la direction de Marine Le Bail Université Toulouse - Jean Jaurès, 2020.
Philippe Hamon, L’Ironie littéraire. Essai sur les formes de l’écriture oblique, Paris, Hachette supérieur, 1996.
Vincent Laisney, L’Arsenal romantique. Le salon de Charles Nodier (1824-1834), Paris, Honoré Champion, 2002.
Vincent Laisney, « Le rire cénaculaire », in Alain Vaillant et Roselyne de Villeneuve (dir.), Le Rire moderne, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2013, p. 131-144, https://books.openedition.org/pupo/3634
Aurélie Legrand, « La subversion des stéréotypes dans quelques ‘‘romans de femmes’’ sous la Restauration », in Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848), Paris, Classiques Garnier, 2010, p. 125-140.
Brigitte Louichon, Romancières sentimentales (1789-1825), Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, coll. « Culture et Société », 2009.
Sabine Melchior-Bonnet, Le Rire des femmes, Paris, PUF, 2021.
Marie Mennessier-Nodier, Charles Nodier. Épisodes et souvenirs de sa vie, [1867], éd. de J. Geoffroy, Paris, Classiques Garnier, 2025.
Marie Mennessier-Nodier, Correspondance, t. 1 à 3, éd. de Jacques Geoffroy, Paris, Classiques Garnier, « Correspondances et mémoires », 2019-2021.
Marie Mennessier-Nodier, Récits et nouvelles, éd. de J. Geoffroy et G. Zaragoza, Cahiers d’études nodiéristes, n° 7, 2019-1.
Marie Mennessier-Nodier, Lettres de Paris (feuilleton de la Gazette de Metz), éd. de J. Geoffroy, Cahiers d’études nodiéristes, Hors-série 2021.
Marie Mennessier-Nodier, Vers et proses, éd. de J. Geoffroy, Cahiers d’études nodiéristes, Hors-série 2020.
Audrey Milet, « Le bas-bleu est une sorcière : stratégie critique et narrative d’Adèle Esquiros », in Julie Anselmini et Lucie Barrette (dir.), Critiquer au féminin au xixe siècle, Fabula / Les colloques, 2023, DOI : https://doi.org/10.58282/colloques.11337.
Christine Planté, La Petite Sœur de Balzac. Essai sur la femme auteur, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1989, rééd. 2015.
Marie Priester, « Mises en scène de l’écrivaine dans quelques antiromans de femmes : parodies d’un genre littéraire genré », Fémur, n° 10, automne 2025.
Caroline Raulet-Marcel, « D’une éducation sociale à une éducation littéraire. Lire les nouvelles de Marie Mennessier-Nodier (1833-1837) », Cahiers Fablijes [En ligne], 1 | 2023, mis en ligne le 17 avril 2023, consulté le 04 septembre 2026. URL : https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=225
Caroline Raulet-Marcel, « Marie Mennessier-Nodier. Deux heures de la vie d’un homme qui fut Musset ? », Cahiers d’études nodiéristes, n° 12, 2023, p. 189-213.
Pierre Schoentjes, Poétique de l’ironie, Paris, Seuil, coll. « Points », 2001.
Gwenaëlle Sifferlen, « Juliette Drouet, amoureuse emprisonnée ou épistolière libérée ? », actes du colloque Le Cercle étroit. Femmes à l’épreuve de l’enfermement, Université de Nantes, déc. 2021, à paraître 2026.
Gwenaëlle Sifferlen, « Publier les Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo, une aventure éditoriale singulière », dans D’outre-tombe : vie et destin des œuvres posthumes, publiés par Aurélien d’Avout et Alex Pepino, Publications numériques du CÉRÉdI, Actes de colloques et journées d’étude, n° 25, [En ligne], 2020. URL : https://publis-shs.univ-rouen.fr/ceredi/866.html.
Sophie Vanden Abeele, « “Les femmes qui écrivent courent encore les chances des usurpateurs” : comment Virginie Ancelot légitime-t-elle son écriture ? », in Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848), Paris, Classiques Garnier, 2010, p. 275-293.
Laélia Véron, Le Mot fatal. Langage, pouvoir et trait d’esprit dans La Comédie humaine de Balzac, Paris, Classiques Garnier, 2025.
Yin Wang, « Ironie, folie, texte ‘‘fou’’ : Monsieur le marquis de Pontanges de Delphine de Girardin », Le Handicap dans la littérature féminine du xixe siècle en France, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2025, p. 101-127.
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Modalités de communication et calendrier :
Les propositions de contribution (titre et résumé de 3000 signes espaces compris) accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique) sont à adresser avant le 2 novembre 2026 à Caroline Raulet-Marcel (caroline.raulet-marcel@u-bourgogne.fr) et Gwenaëlle Sifferlen (gwenaelle.sifferlen@u-bourgogne.fr)
Les communications sont destinées à durer 25-30 min et donneront lieu à publication dans le 17e volume des Cahiers d’études nodiéristes (Classiques Garnier, à paraître en 2028). Les contributeurs retenus recevront une réponse au plus tard le 16 novembre 2026.
Direction scientifique :
Caroline Raulet-Marcel (Université Bourgogne Europe, CPTC)
Gwenaëlle Sifferlen (Université Bourgogne Europe, CPTC)
Comité scientifique : Jacques Geoffroy, Paul Kompanietz, Marine Le Bail, Caroline Raulet-Marcel, Gwenaëlle Sifferlen, Marta Sukiennicka, Virginie Tellier, Sébastien Vacelet et Georges Zaragoza.
[1] Marie Mennessier-Nodier, Charles Nodier. Épisodes et souvenirs de sa vie, [1867], éd. de J. Geoffroy, Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 194. Vincent Laisney reprend l’expression comme titre d’un de ses chapitres dans L’Arsenal romantique. Le salon de Charles Nodier (1824-1834), Paris, Honoré Champion, 2002, p. 551-597.
[2] Ibid., p. 589.
[3] Ibid., p. 557.
[4] Ibid., p. 556. Virginie Ancelot, « Le salon de Charles Nodier à l’Arsenal », Les Salons de Paris, foyers éteints, Paris, Jules Tardieu, 1858, p. 131.
[5] Alexandre Dumas, La Femme au collier de velours, [1850], Paris, Michel Lévy Frères, 1861, p. 6.
[6] Id.
[7] Adèle Hugo, « Intérieurs contemporains – Charles Nodier », L’événement, 9 janvier 1849, en annexe de Victor Hugo raconté par Adèle Hugo, Paris, Plon, coll. « Les Mémorables », 1985, p. 641-642
[8] Ibid., p. 642.
[9] Ibid., p. 642-643.
[10] Emmanuel Godo, Histoire de la conversation, Paris, PUF, 2003, p. 131.
[11] Ibid., p. 162
[12] Vincent Laisney, « Le rire cénaculaire », in Alain Vaillant et Roselyne de Villeneuve (dir.), Le Rire moderne, Nanterre, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2013, p. 131-14, https://books.openedition.org/pupo/3634
[13] Marie Mennessier-Nodier, « Lettres d’une hirondelle à une serine élevée au couvent des oiseaux », [1843], Récits et nouvelles, éd. de J. Geoffroy et G. Zaragoza, Cahiers d’études nodiéristes, n° 7, 2019-1, p. 131.
[14] Ibid., p. 137.
[15] Ibid., p. 139.
[16] Marie Mennessier-Nodier, Lettres de Paris (feuilleton de la Gazette de Metz), éd. de J. Geoffroy, Cahiers d’études nodiéristes, Hors-série 2021, p. 27-28.
[17] Marie Mennessier-Nodier, « Deux heures de la vie d’un homme qui fut quelqu’un », Vers et proses, éd. de J. Geoffroy, Cahiers d’études nodiéristes, Hors-série 2020, p. 203-220.
[18] Pierre Schoentjes, Poétique de l’ironie, Paris, Seuil, coll. « Points », 2001, p. 138.
[19] Philippe Hamon, L’Ironie littéraire. Essai sur les formes de l’écriture oblique, Paris, Hachette supérieur, 1996, p. 18.
[20] Laélia Véron, Le Mot fatal. Langage, pouvoir et trait d’esprit dans La Comédie humaine de Balzac, Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 18.
[21] Id.
[22] Sabine Melchior-Bonnet, Le Rire des femmes, Paris, PUF, 2021.
[23] Julie Anselmini et Lucie Barrette (dir.), Critiquer au féminin au xixe siècle, Fabula / Les colloques, 2023, DOI : https://doi.org/10.58282/colloques.11306.
[24] Patrick Berthier, « De Judith à Cléopâtre. Images de Delphine de Girardin dramaturge », in Françoise Court-Perez (dir.), Delphine Girardin et son temps, actes de la journée d’étude organisée en juin 2015 à Rouen, Publications numériques du cérédi, « Actes de colloque et journées d’étude », n° 15, 2016, § 4. Patrick Berthier commente ici la virulente préface L’École des journalistes, datée de décembre 1839.
[25] Voir la réédition récente de cette pièce de 1853 par Sylvain Ledda en 2024 chez Flammarion, coll. « GF théâtre ».
[26] Virginie Ancelot, Théâtre complet, Paris, Beck, 1848, p. 5.
[27] Philarète Chalres, compte rendu de Gabrielle, Journal des débats, 15 février 1839. Cité dans Sophie Vanden Abeele, « “Les femmes qui écrivent courent encore les chances des usurpateurs” : comment Virginie Ancelot légitime-t-elle son écriture ? », in Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848), Paris, Classiques Garnier, 2010, p. 286.
[28] Aurélie Legrand, « La subversion des stéréotypes dans quelques « romans de femmes » sous la Restauration », in Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.), La Littérature en bas-bleus. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848), Paris, Classiques Garnier, 2010, p. 140.
[29] Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo. Édition dirigée par Florence Naugrette - ISSN : 2271-8923 : [juliettedrouet.univ-rouen.fr], 2012.