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Le Poème en prose au carrefour des régimes de généricité (XIXe-XXIe s.). Bilans et perspectives (Romanistiktag 2027, Gießen)

Le Poème en prose au carrefour des régimes de généricité (XIXe-XXIe s.). Bilans et perspectives (Romanistiktag 2027, Gießen)

Publié le par Marc Escola (Source : Alessio Baldini)

Appel à contributions

Romanistiktag 2027 (Gießen)

Colloque international

Le poème en prose au carrefour des régimes de généricité (XIXe-XXIe siècles). Bilans et perspectives.

organisé par Alessio Baldini (Sorbonne Nouvelle), Anton Hureaux (Aix-Marseille Université), Leon Schött (JGU Mainz / Universität Bonn)

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L’émergence du poème en prose au mitan du XIXe siècle est inséparable de l’essor et du développement de la presse moderne, le parangon de cette alliance étant la genèse du Spleen de Paris de Baudelaire. Revers négatif de l’œuvre aboutie, la presse périodique du XIXe siècle ébranle et pervertit les catégories classiques du texte de poésie, désormais arraché à une totalité à recomposer et demeurant dans un état préoriginal, selon la terminologie empruntée à la génétique des imprimés. Le périodique invite à penser le travail d’écriture moins comme l’acte définitif d’un génie solitaire que comme un processus interrompu et perfectible, circonstanciel et périodique, à l’écoute du monde. Balzac en sera l’un des hérauts : « Nous allons ruiner les genres et les formes littéraires. » La presse opère de ce point de vue un travail négatif, ou en négatif. Ainsi le périodique implique-t-il la nécessité de repenser l’œuvre elle-même et les paradigmes de lecture qui y sont rattachés. Parallèlement à cette action destructrice et créatrice à la fois, il s’offre comme le terrain de conquête privilégié pour la recherche de nouvelles formules poétiques.

Dans les journaux et les revues, l’apparition et la diffusion du poème en prose témoignent d’une hétérogénéité de pratiques, favorisée par la labilité constitutive de son matériau, la prose. La transmission, par les périodiques, du poème en prose, participe de ses réélaborations permanentes et de ses perpétuelles reformulations génériques. Dans sa lettre-dédicace à Arsène Houssaye, publiée dans La Presse le 26 août 1862 et utilisée comme préface du recueil posthume, Baudelaire, tout en convoquant Aloysius Bertrand comme un « mystérieux et brillant modèle », affirme avoir fait « quelque chose (si cela peut s’appeler quelque chose) de singulièrement différent ». Il n’y a pas, en effet, une seuletradition du poème en prose : à la suite de Baudelaire, Rimbaud, Huysmans ou Mallarmé poursuivront cette entreprise d’une poésie en prose sans s’inscrire dans une transmission généalogique d’un genre, mais témoignant d’une écriture « à l’essai », ainsi que l’ont observé Claude Mouchard et Henri Scepi. C’est dans ce « Laboratoire central […] de manipulations génériques » (Murat 2007, p. 295) qu’il faut également situer l’émergence du microrrelato latino-américain, une forme littéraire qui, selon Andres-Suárez, naît d’un mélange entre « el poema en prosa y el cuento clásico » (2012, p. 26). Car le poème en prose franchira les frontières nationales : en Europe, par exemple avec les poètes « vociani » italiens (Bender 2024, p. 81), ou au-delà de l’Atlantique, comme en attestent les poèmes en prose de Rubén Darío (Aullón de Haro 1979, p. 128).

À l’aune du principe de « généricité », désignant le texte littéraire comme le résultat « d’un dialogue continu, souvent conflictuel, entre les instances énonciative, éditoriale et lectoriale » (Adam et Heidman 2006, p. 24), la généricité hybride du poème en prose reflète le processus de « déterritorialisation » (Scepi 2012, p. 78) des genres littéraires que le périodique, avec ses spécificités, n’a de cesse d’inciter. La critique s’est efforcée d’interroger le statut même de genre pour le poème en prose, certains y reconnaissant une « fiction critique » (Sandras 2002), pure production abstraite d’une théorie soucieuse de catégorisations, d’autres maintenant une logique générique dans une perspective conditionnaliste (Murat 2007), inscrite dans une période historique précise. Dans ce contexte, lorsque Rebentisch évoque, pour l’art contemporain, le stade des « genres singuliers » (2021, p. 127), elle considère que toute logique de genre est désormais abandonnée. Or, la logique des LLM semble revenir en arrière par rapport à ce mouvement. Non seulement ces modèles fonctionnent sur la base de probabilités qui, en poésie, supposent souvent une compréhension normative des genres, mais ils annoncent en outre une forme du Author’s Second Death (Gefen 2024), déplaçant encore davantage la constitution du genre littéraire du côté du récepteur.

Ce panel se propose ainsi de s’interroger sur l’évolution des rapports entre les écritures du poème en prose et ses cadres génériques, ainsi que ses médias de publication, du XIXe siècle à nos jours. À l’aune de ces rapports, il sollicite à décrypter dans le poème en prose un espace intergénérique disponible à inclure de nombreuses formes d’écriture. Dans l’élaboration, l’entretien ou la déconstruction du genre « poème en prose », ou du moins d’un ensemble de pratiques traversées par une logique générique commune d’usage de la prose en poésie, nous proposons les pistes de réflexion suivantes :

·      Comment le poème en prose se distingue-t-il d’autres genres non fixes comme le microrrelato, la prose, etc., notamment en ce qui concerne leur diffusion ?

·      Peut-il encore exister un poème en prose dans un contexte où les limites génériques sont dissoutes ?

·      Si l’on considère la publication du poème en prose dans la presse comme une homogénéisation des esthétiques, en quoi la publication à l’ère numérique s’en distingue-t-elle ?

·      Quel rôle joue le cadre de publication du poème en prose dans la constitution de sa poétique en tant que médiateur, depuis la presse du XIXe siècle jusqu’à l’IA du XXIe siècle ?

·      Le concept normatif des genres propre aux LLM conduit-il à une renaissance des frontières génériques du poème en prose ? Une redéfinition des lignes de démarcation est-elle possible ?

·      Peut-on voir apparaître ou créer des formules inédites de poème en prose dans le « laboratoire générique » de l’IA ?

·      La décentralisation de l’auteur induite par les LLM prive de la possibilité d’une « auto-désignation » pour proclamer un genre. Un genre comme le poème en prose, pris dans une logique conditionnaliste, peut-il encore être performé dans ces conditions ?

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Modalités de soumission

Les contributions peuvent être présentées dans toutes les langues romanes ainsi qu’en anglais. Votre résumé ne doit pas dépasser 4 000 caractères (espaces et références bibliographiques incluses). Il est à envoyer avant le 31 janvier 2027 aux trois adresses suivantes :

 schoettl@uni-mainz.de

antonhureaux@gmail.com

 alessiobaldini1996@gmail.com

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Merci de fournir les informations suivantes :

Nom et affiliation institutionnelle (le cas échéant) ;

adresse électronique ;

titre de la proposition ;

résumé accompagné de brèves références bibliographiques ;

courte notice bio-bibliographique.

Une publication des actes du colloque est prévue dans un numéro spécial de revue, à l’issue d’une double évaluation blind-peer review.

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Bibliographie

 Adam, Jean-Michel et Heidmann, Ute, « Six propositions pour l’étude de la généricité », dans Le Savoir des genres, Raphaël Baroni et Marielle Macé (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 21-34.

Agudo Ramírez, Marta, « Los orígenes del poema en prosa en España », Signa. Revista de la Asociación Española de Semiótica, n° 14, 2005, p. 107-123.

Andres-Suárez, Irene, « Introduction », dans Antología del microrrelato español (1906-2011). El cuarto género narrativo, Madrid, Cátedra, 2012, p. 19-90.

Aullón de Haro, Pedro, « Ensayo sobre la aparición y desarrollo del Poema en Prosa en la literatura española », Analecta Malacitana, vol. II, 1979, p. 109-136.

Bender, Niklas, « Poésie et prose en Italie vers 1800 (Alfieri, Leopardi) », dans Grenzritte zwischen Vers und Prosa. Chevauchements du vers et de la prose, Niklas Bender, Georges Felten et Hugues Marchal (dir.), Würzburg, Königshausen & Neumann, 2024, p. 81-105.

Caws, Mary Ann et Delville, Michel (dir.), The Edinburgh Companion to the Prose Poem, Edinburgh University Press, 2021.

Combe, Dominique, « Le cercle herméneutique du genre », dans Lectures de ''Gaspard de la Nuit'' de Louis (''Aloyisus'') Bertrand, Steve Murphy (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 229-238.

Gefen, Alexandre, « The Author’s Second Death », Poetics Today, vol. XLV, n° 2, 2024, p. 301-307.

Murat, Michel, « Le dernier livre de la bibliothèque. Une histoire du poème en prose », dans Le Savoir des genres, op. cit., p. 281-296.

Murphy, Steve, « De la prose poétique au poème en prose : Baudelaire, Bertrand et la confusion des genres », dans Le Genre et ses qualificatifs, Henri Scepi (dir.), Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 81-109.

Rebentisch, Juliane, « Singularität, Gattung, Form », dans Die Kunst und die Künste. Ein Kompendium zur Kunsttheorie der Gegenwart, Georg W. Bertram, Stefan Deines et Daniel Martin Feige (dir.), Berlin, Suhrkamp, 2021, p. 123-137.

Sandras, Michel, « Le poème en prose : une fiction critique ? », dans Crise de prose, Jean-Nicolas Illouz et Jacques Neefs (dir.), Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2002, p. 89-101.

Scepi, Henri, Théorie et pratique de la prose d’Aloysius Bertrand à Léon-Paul Fargue, Paris, Honoré Champion, 2012.

Simon, Ralf, Grundlagen einer Theorie der Prosa, Berlin, De Gruyter, 2022.

Illustration : Juan Gris, Verre et journal, huile sur toile, 1916, Musée d'art moderne de Céret.

Call for papers. Romanistiktag 2027 (Gießen)

International conference

Le Poème en prose au carrefour des régimes de généricité (XIXe-XXIe siècles). Bilans et perspectives

organised by Alessio Baldini (Sorbonne Nouvelle), Anton Hureaux (Aix-Marseille University), Leon Schött (JGU Mainz / University of Bonn)

The emergence of the prose poem in the mid-19th century is inextricably linked to the rise and development of the modern press, the prime example of this alliance being the genesis of Baudelaire’s Spleen de Paris. As the flip side of the finished work, the 19th-century periodical press undermines and subverts the classical categories of the poetic text, which is now torn from a totality to be recomposed and remains in a ‘pre-original’ state, to use terminology borrowed from the genetics of printed matter. The periodical invites us to conceive of the act of writing less as the definitive act of a solitary genius than as an interrupted and perfectible process, circumstantial and periodic, attuned to the world. Balzac was to be one of its heralds: ‘We are going to ruin literary genres and forms.’ From this perspective, the press carries out a negative task, or indeed one in negative terms. Thus, the periodical implies the need to rethink the work itself and the paradigms of reading associated with it. Alongside this action, which is both destructive and creative, it presents itself as the prime arena for the search for new poetic forms.

In newspapers and magazines, the emergence and dissemination of the prose poem bear witness to a heterogeneity of practices, fostered by the inherent fluidity of its material: prose. The transmission of the prose poem through periodicals contributes to its constant reworking and perpetual generic reformulation. In his dedicatory letter to Arsène Houssaye, published in La Presse on 26 August 1862 and used as the preface to the posthumous collection, Baudelaire, whilst citing Aloysius Bertrand as a ‘mysterious and brilliant model’, asserts that he has created ‘something (if it can be called anything) that is singularly different’. There is, in fact, no single tradition of the prose poem: following in Baudelaire’s footsteps, Rimbaud, Huysmans and Mallarmé continued this endeavour of prose poetry without aligning themselves with a genealogical lineage of the genre, but rather demonstrating a style of writing ‘by trial and error’, as observed by Claude Mouchard and Henri Scepi. It is within this ‘Central Laboratory […] of generic manipulations ’ (Murat 2007, p. 295) that we must also situate the emergence of the Latin American microrrelato, a literary form which, according to Andres-Suárez, arose from a blend of ‘el poema en prosa y el cuento clásico’ (2012, p. 26). For the prose poem would cross national borders: in Europe, for example, with the Italian ‘Vociani’ poets (Bender 2024, p. 81), or across the Atlantic, as evidenced by the poems in Ruben Dario (Aullón de Haro 1979, p. 128).
In light of the principle of ‘généricité’, which defines the literary text as the result of ‘a continuous, often conflictual dialogue between the enunciative, editorial and readerly instances ’ (Adam and Heidman 2006, p. 24), the hybrid generic nature of the prose poem reflects the process of ‘deterritorialisation’ (Scepi 2012, p. 78) of literary genres that the periodical, with its specific characteristics, constantly encourages. Critics have sought to examine the very status of the prose poem as a genre, with some recognising it as ‘critical fiction’ (Sandras 2002)—a purely abstract construct of a theory preoccupied with categorisation—whilst others maintain a generic logic from a conditionalist perspective (Murat 2007), rooted in a specific historical period. In this context, when Rebentisch refers, in relation to contemporary art, to the stage of ‘singular genres’ (2021, p. 127), she considers that any genre logic has now been abandoned. Yet the logic of LLMs appears to represent a step backwards in relation to this movement. Not only do these models operate on the basis of probabilities—which, in poetry, often presuppose a normative understanding of genres—but they also herald a form of the ‘Author’s Second Death’ (Gefen 2024), shifting the constitution of literary genre even further towards the reader.

This panel therefore aims to examine the evolution of the relationship between prose poetry and its generic frameworks, as well as its publication media, from the nineteenth century to the present day. In light of these relationships, it seeks to identify within the prose poem an intergeneric space capable of incorporating numerous forms of writing. In the development, maintenance or deconstruction of the ‘prose poem’ genre – or at least a set of practices united by a common generic logic of using prose in poetry – we propose the following lines of inquiry:


·      How does the prose poem differ from other fluid genres such as the microrrelato, prose, etc., particularly with regard to their dissemination?
·      Can a prose poem still exist in a context where genre boundaries have dissolved?
·      If we regard the publication of prose poetry in the press as a homogenisation of aesthetics, how does publication in the digital age differ from this?
·      What role does the publication context of prose poetry play in shaping its poetics as a mediator, from the 19th-century press to 21st-century AI?
·      Does the normative concept of genres inherent to LLMs lead to a revival of the genre boundaries of the prose poem? Is a redefinition of these boundaries possible?

· Could new forms of prose poetry emerge or be created in the AI’s ‘genre laboratory’?

· The decentralisation of authorship brought about by LLMs removes the possibility of ‘self-designation’ to establish a genre. Can a genre such as prose poetry, viewed through a conditionalist lens, still be performed under these conditions?

Submission guidelines

Contributions may be submitted in any Romance language as well as in English. Your abstract must not exceed 4,000 characters (including spaces and bibliographical references). It should be sent by 31 January 2027 to the following three addresses:

schoettl@uni-mainz.de

antonhureaux@gmail.com

alessiobaldini1996@gmail.com

Please provide the following information:

Name and institutional affiliation (if applicable);

email address;

title of the proposal;

abstract accompanied by brief bibliographical references;

short bio-bibliographical note.

The conference proceedings are due to be published in a special issue of a journal, following a double-blind peer review process.

Bibliography

Adam, Jean-Michel et Heidmann, Ute, « Six propositions pour l’étude de la généricité », dans Raphaël Baroni et Marielle Macé (dir.), Le Savoir des genres, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 21-34.

Agudo Ramírez, Marta, « Los orígenes del poema en prosa en España », dans Signa: Revista de la Asociación Española de Semiótica, n° 14, 2005, p. 107-123.

Andres-Suárez, Irene, « Introduction », dans Antología del microrrelato español (1906-2011). El cuarto género narrativo, Madrid, Cátedra, 2012, p. 19-90.

Aullón de Haro, Pedro, « Ensayo sobre la aparición y desarrollo del Poema en Prosa en la literatura española », dans Analecta Malacitana, vol. II, 1979, p. 109-136.

Bender, Niklas, « Poésie et prose en Italie vers 1800 (Alfieri, Leopardi) », dans Niklas Bender, Georges Felten et Hugues Marchal (dir.), Grenzritte zwischen Vers und Prosa. Chevauchements du vers et de la prose, Würzburg, Königshausen & Neumann, 2024, p. 81-105.

Caws, Mary Ann et Delville, Michel (dir.), The Edinburgh Companion to the Prose Poem, Édimbourg, Edinburgh University Press, 2021.

Combe, Dominique, « Le cercle herméneutique du genre », dans Steve Murphy (dir.), Lectures de Gaspard de la Nuit de Louis (« Aloyisus ») Bertrand, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 229-238.

Gefen, Alexandre, « The Author’s Second Death », dans Poetics Today, vol. 45, n° 2, 2024, p. 301-307.

Murat, Michel, « Le dernier livre de la bibliothèque. Une histoire du poème en prose », dans Raphaël Baroni et Marielle Macé (dir.), Le Savoir des genres, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 281-296.

Murphy, Steve, « De la prose poétique au poème en prose : Baudelaire, Bertrand et la confusion des genres », dans Henri Scepi (dir.), Le genre et ses qualificatifs, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 81-109.

Rebentisch, Juliane, « Singularität, Gattung, Form », dans Georg W. Bertram, Stefan Deines et Daniel Martin Feige (dir.), Die Kunst und die Künste. Ein Kompendium zur Kunsttheorie der Gegenwart, Berlin, Suhrkamp, 2021, p. 123-137.

Sandras, Michel, « Le poème en prose : une fiction critique ? », dans Jean-Nicolas Illouz et Jacques Neefs (dir.), Crise de prose, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2002, p. 89-101.

Scepi, Henri, Théorie et pratique de la prose d’Aloysius Bertrand à Léon-Paul Fargue, Paris, Honoré Champion, 2012.

Simon, Ralf, Grundlagen einer Theorie der Prosa, Berlin, De Gruyter, 2022.

Illustration: Juan Gris, Glass and Newspaper, oil on canvas, 1916, Céret Museum of Modern Art.