Colloque « Plantes magiques – Pensée, créativité et beauté »
Université d’Artois
20 et 21 mai 2027
Si l’on parle de « plantes magiques », les associations sont multiples suivant le prisme culturel et historique que l’on convoque, depuis les pharmacopées anciennes, mi-mythiques, mi-savantes, jusqu’à l’exacerbation d’une imagination proliférante, dont témoignent les mandragores ou le saule cogneur d’Harry Potter, par exemple. Mais outre la pharmacopée purement médicale, on trouve encore ces plantes magiques parmi les drogues, les substances psychoactives et hallucinogènes ou encore l’alchimie… mais aussi au cœur d’univers de fiction ou artistiques dans lesquels elles peuvent même tenir des rôles de tout premier plan, voire devenir des personnages.
Certaines plantes ont la réputation d’être magiques en raison de leurs propriétés (chimiques) supposées ou réelles, d’autres pour des raisons plus symboliques, imaginaires ou mythiques (plantes sorcières ou chamaniques, par exemple). Mais nous nous intéresserons aussi à des plantes plus discrètes ou méconnues, dont la magie se révèle plus individuelle, subjective, ou contextuelle.
Ces plantes font voir, font percevoir, font ressentir, font penser, font imaginer, font créer…
Lors du colloque qui se tiendra à l’université d’Artois (Arras), le jeudi 20 et le vendredi 21 mai 2027, nous aimerions réfléchir à ces plantes magiques, en particulier sous l’angle de ce qu’elles produisent sur la pensée ou sur l’esthétique, en lien avec les idées de création ou de créativité.
Parmi les pistes de réflexion, non exclusives, qui pourraient être approfondies, on proposera :
- En quoi la représentation de plantes influe-t-elle sur le sentiment du beau ? (formes, couleurs, associations naturalistes, poétiques voire mythiques) ;
- En quoi l’approche des plantes pourrait-elle aider à la clarté de pensée ou encore à l’élaboration d’une pensée neuve, divergente, créative… ;
- Dans quelle mesure, peut-il exister un lien entre le végétal et une qualité de pensée (approche contemplative ou autre) ;
- Existe-t-il une action/un effet du végétal sur l’humain ou l’animal, y compris lorsque ce dernier ne le perçoit pas pleinement (sociologie du rapport de l’humain à la verdure, shinrin yoku…) ;
- Quels pourraient-être les liens entre l’utilisation des plantes et le sentiment du beau : qu’il s’agisse de matériaux comme des tissus végétaux, des pigments, des impressions, mais aussi, dans un autre registre, de cosmétiques, de maquillages… ;
- La plante réelle ou imaginaire peut-elle être source, support ou expression de la créativité humaine ;
- Que dire de l’image de la plante pour figurer un cheminement de pensée neuf ou créatif (rhizome, arborescence…) ;
- Peut-on créer des fleurs par magie (végétal numérique par exemple) ?
On favorisera les propositions qui interrogent le lien entre le végétal et la créativité ou la beauté.
Les propositions seront issues de spécialistes de la littérature et des arts, mais aussi de chercheurs et de praticiens de tous domaines, elles seront présentées en une dizaine de lignes et accompagnées d’une brève bio-bibliographie de leur auteur.
Elles seront adressées à myriam.whitelegoff@univ-artois.fr, avant le 15 novembre 2026.