Studs Terkel, Working. Les gens parlent de ce qu’ils font toute la journée et de ce qu’ils ressentent à propos de ce qu’ils font
Préface de Marie-Anne Dujarier & Olivier Frayssé
Working de Studs Terkel offre un regard saisissant sur le monde du travail et ceux qui l’exercent. Composé d’une centaine d’entretiens menés auprès de personnes de tous horizons, des fossoyeurs aux directeurs de studio hollywoodiens, ce livre dessine un portrait brut de leur vie au travail.
Écoutez-les. Écoutez-les décrire leurs peurs et leurs espoirs, leurs frustrations et leurs joies, leur colère et leurs triomphes.
Dès sa parution en 1974, ce récit oral est salué comme un classique immédiat et il continue aujourd’hui à inspirer l’Amérique, de Barack Obama aux scènes de Broadway.
Une œuvre qui n’a rien perdu de sa force, qui révèle comment les gens, c’est-à-dire nous tous, recherchent sans cesse – et trouvent rarement – la satisfaction dans leur travail.
« Mes choix dans bien des cas ont été arbitraires. Les emplois se comptent par milliers. Qui fallait-il interroger ? Qui laisser de côté ? En parlant avec le garçon préposé aux toilettes, avais-je tort de laisser de côté celui de l’ascenseur ? L’un avait l’impression que son occupation était « dépassée ». L’autre n’en penserait-il pas autant ? En allant voir la relieuse de Chicago, j’ai manqué le vieux vannier du Massachusetts. On m’avait parlé d’un habitant de la Nouvelle-Angleterre qui trouvait une joie immense dans son travail. Mon interlocutrice de Chicago aussi. Avais-je besoin d’étudier le sort d’un monteur dans une usine d’appareils électroniques, alors que je m’étais attardé parmi les soudeurs à l’arc chez Ford ? »
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