Traduction Céline Leroy
« Je suis une femme. Je suis une enfant adoptée. Je me sentais plus proche d’Aladdin que d’Andrew Carnegie. Toute une vie de travail acharné ne me sortirait jamais de là. J’étais enfermée dans une histoire que je ne voulais pas entendre. »
Quarante ans après sa fracassante entrée en littérature avec Les oranges ne sont pas les seuls fruits, quinze ans après son récit best-seller Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, la cultissime Jeanette Winterson revient avec un chef-d’œuvre hybride qui célèbre le pouvoir magique de la narration.
À partir du souvenir fondateur de sa découverte des Mille et une nuits, l’autrice retrace l’importance décisive des livres dans sa formation. Pour cette enfant adoptée par une famille qui ne lit que la Bible, la littérature devient une lampe magique, un tapis volant, une clé vers une autre existence. Jeanette Winterson nous rappelle que l’humanité est faite d’histoires : en les racontant et en les réinventant, nous pouvons aussi transformer la nôtre.
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On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un entretien avec l'autrice :
Aladdin, Frankenstein et l’IA : entretien avec Jeanette Winterson, par Steven Sampson
Aladdin et moi, essai de Jeanette Winterson, raconte sa rencontre avec le personnage d’Aladdin ainsi qu’avec Les Mille et Une Nuits. C’est un livre hybride, à la fois intime, érudit et théorique, où l’autrice mélange souvenirs personnels et considérations sur l’histoire des sciences, sur les modes de narration orientaux et occidentaux, sur de grands mythes – comme Dracula et Frankenstein –, sur l’intelligence artificielle, et sur le binaire, dans le domaine sexuel aussi bien qu’en informatique. Son essai est passionnant.