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« Langage(s) et Traduction » Le dit, le non-dit, le trop dit des couleurs – du précis aux approximations nécessaires

« Langage(s) et Traduction » Le dit, le non-dit, le trop dit des couleurs – du précis aux approximations nécessaires

Publié le par Perrine Coudurier (Source : Sonia Berbinski)

Journée d’étude et de créativité Internationale « Langage(s) et Traduction »

Le dit, le non-dit, le trop dit des couleurs – du précis aux approximations nécessaires

28 novembre 2026, Université de Bucarest
Format hybride

Intégrée dans la série des manifestations scientifiques proposées par LangTrad (« Langage(s) et Traduction »), la « Journée d’étude – Le dit, le non-dit, le trop dit des couleurs – du précis aux approximations nécessaires » est organisée par l’Ecole doctorale « Langues et Identités Culturelles », l’Ecole doctorale « Etudes Littéraires et Culturelles » et par le Département de langue et littérature françaises, sous l’égide l’AUF soutenant le projet DACIA (Discours multimodal, analyse de corpus interdisciplinaire annoté (en intercompréhension)) et du CIVIS réunissant l’Université de Bucarest, l’Université Autonoma de Madrid, en partenariat avec l’Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest – Ecole doctorale de Médecine, l’Université Paris Cergy, l’Université Paris Cité, l’Université Bourgogne Europe, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), l’Institut Français de Roumanie. 

Ouverte surtout aux doctorants et aux jeunes chercheurs, mais aussi aux enseignants du domaine universitaire et du secondaire, la Journée d’étude se propose une approche interdisciplinaire, où la couleur représente ‘un signe de’, ‘une marque de’, ‘un marqueur de’, un symbole ou un’ avertisseur sur’ un certain phénomène dans divers domaines, ainsi qu’un instrument de création déclencheur de créativité. 

Le titre de la JE s’organise autour du mot couleur qui doit être mis en rapport avec deux autres concepts-clés : dit, approximation. Le choix de la couleur comme objet de recherche n’est pas fait au hasard. Dans tous les domaines des sciences – que ce soient exactes ou socio-humaines – la couleur se charge de significations apparemment non-dites, trop-dites ou approximatives, mais essentiellement définitoires, véritablement dites avec plus ou moins de précision. 

Au niveau du langage naturel le concept de couleur intervient dans tous les aspects de la communication verbale et non-verbale pour (dé)nommer d’une façon dénotative ou connotative, précise ou approximative, certaines réalités concrètes ou imaginaires (le bleu du ciel, le rouge du feu, le rouge du sang, le gris du temps, le noir de la nuit, le vert de l’herbe, le blanc de la licorne, l’orange du soleil, etc.). Le plus souvent, la couleur pure ou approximative rendue par ses nuances devient une stratégie discursivo-argumentative pour obtenir certains effets de sens, surtout lorsqu’elle apparaît dans les expressions figées : intensification d’un sentiment ou d’une réalité (broyer du noir, rouge comme une écrevisse, voir rouge, ponerse rojo de ira, a fi verde de frică, etc.), atténuation d’une réalité (être blanc d’émotion ; être bleu de quelqu’un), évitement ou hésitation de dire/faire quelque chose d’une façon directe (rire jaune, dire tantôt blanc, tantôt noir, estar con la cara encendida, etc.). 

A ce niveau, les contributeurs pourront intervenir en proposant diverses approches linguistiques (en explorant les niveaux d’analyse morphosyntaxique, sémantique, pragmatico-discursives, encyclopédique, sémiotique et sémiologique, etc.) pour identifier ce qui est dit véritablement par la couleur, ou bien ce qui reste dans le non-dit, le trop-dit, le vague ou l’approximation. 

Dans les langages de spécialité, la couleur est partie intégrante de diverses terminologies issues de domaines variés. On peut voir, par exemple, une utilisation intense dans l’industrie produit blanc (le gros électroménager) ; produit bruns (appareils audio-visuels), dans l’économie (ex. économie grise), dans la sociologie du travail (ex. travailler au noir), dans le domaine juridique (blanchiment d’argent, le feu vert, donner carte blanche, blue sky law, couleur de la loi, etc.), dans le domaine de la médecine (la jaunisse = l’hépatite ; rougeole, fièvre jaune, cyanose, globules rouges ou érythrocyte, globules blancs, leucocytopénie, etc.). Etudier le rapport entre ces terminologies et l’utilisation d’un mot de couleur dans leur composition essaiera de répondre au degré de précision ou d’approximation entre les dénominations proposées et le concept désigné, contribuant ainsi à l’amélioration de la compréhension par un public plus large des langages qui restent souvent dans le non-dit et la non-compréhension.

Divers domaines scientifiques se servent de la couleur comme de véritables codes sémiotiques, investissant les mots de la chromatique de fortes significations ou bien transformant la couleur en instrument thérapeutique ou éléments de signalisation dans un certain protocole (voir la médicine (codes du degré d’urgence (rouge = incendie, bleu = arrêt cardiaque adulte, rose = arrêt cardiaque enfant, jaune = patient manquant, adulte, etc.), code d’organisation de l’espace hospitalier, codes d’identification des patients, etc.), la pharmacologie (code des couleurs des médicaments), la biologie, etc.). Il serait intéressant d’étudier s’il y a une universalisation de ces codes ou bien chaque espace culturel établit les siens. 

Dans le domaine du droit, la couleur symbolise ou classifie. Ainsi, on identifie les magistrats, par exemple, d’après leurs vêtements : robe noire des avocats plaidants, robe rouge pour les juges de la Cours constitutionnelle. Les actions en justices ou divers instruments/indices sémiotiques, malgré le non-dit apparent, seront également verbalisés et décodés : un carton jaune représente une sanction, un carton rouge amènera une condamnation à divers degrés, donner un feu vert signifiera la conformité à la règle de droit et la liberté d’agir. Les dossiers sont organisés d’après un code précis des couleurs : le tribunal judiciaire en vert, la Cour d’appel aura des dossiers violets, tandis que les dossiers sans procédure auront la couleur beige. 

La journée d’étude invite des spécialistes dans ces domaines à partager leurs connaissances et leurs recherches pour identifier le degré de précision ou d’approximation dans la dénomination de divers concepts spécifiques à leur discipline, tout en essayant d’apporter des éclaircissements sur le dit, le non-dit, le trop-dit de l’emploi de la couleur dans la représentation des diverses modalités de communication domaniale. 

La journée d’étude sera doublée par une Journée de création et créativité où les participants intéressés sont invités à s’intégrer dans les ateliers de créativité proposés pour les axes suivants : création littéraire, création artistique (musique, dessin, peinture, publicité, document multimodal – séquences vidéos, capsules vidéos réalisées à l’aide du laboratoire LMP fourni par AUF), traduction. 

Afin de couvrir ce vaste champ de recherche et de favoriser les échanges méthodologiques et théoriques entre les participants à la Journée d’étude, sont prévus les axes de travail suivants :

-        culture(s) et civilisation(s) – aspects culturels et civilisationnels intervenant dans la vie des mots et des discours centrés sur le dit, le non-dit, le trop-dit, l’approximation, la précision de la couleur ;

-        discours général (littéraire et courant) – questions de morphosyntaxe, sémantique, pragmatique, argumentation ;

-        langages de spécialité – terminologies ; phraséologies ; aspects sémantico-lexicaux et pragmatico-argumentatifs ; 

-        théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;

-        jurilinguistique – aspects linguistiques et civilisationnels du discours juridique ;

-        médecine et pharmacologie – aspects spécifiques au domaine de la santé en général, exploitation conceptuelle, discours de spécialité ou de vulgarisation, développement du discours médecin-patient ; 

-        d’autres domaines : économie, religion, informatique, sciences exactes, etc. Pratiquement tous les domaines peuvent être concernés pour communiquer sur la modalité dans laquelle la couleur peut transmettre un certain savoir précis ou approximatif, dit, non-dit, trop-dit.

-        traduction et interprétariat : les enjeux de la traduction en langage de spécialité et en langage naturel ; contrastivité français-roumain ; français-une autre langue étrangère ; les problèmes de l’interprétariat ;

-        traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;

-        didactique – enseignement/apprentissage des langages de spécialité, des divers domaines d’activité et de recherche ;

-         didactique de divers domaines – médicine, droit, économie, religion, etc.

Convoquer dans la recherche divers corpus et contenus, essayant de les mettre ensemble pour identifier les points de convergence ou de divergence est l’enjeu principal de cette Journée d’étude et de créativité. L’intention de s’ouvrir réellement à l’interdisciplinarité dans la recherche et la création d’une coopération synergique multifacettes dans un réseau de recherche interdomanial afin de mettre en œuvre des projets communs, représente un autre objectif de cette JE collaborative. Les contributeurs pourront s’exprimer dans une seule direction centrée sur l’un des mots-clés de la thématique – (non-)dit, approximation, couleur ou bien combinant tous les composants du titre de l’appel.

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien, anglais) comprendront :

-        un titre,

-         cinq mots-clefs,

-         une bibliographie de quatre titres maximum 

-        développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés. 

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité de lecture, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire.

Les propositions seront soumises avant le 30 octobre 2026 aux adresses suivantes (envoyez simultanément aux trois adresses, svp) : 

 

soniaberbinski@yahoo.com ; turculet.claudiu@yahoo.com ; miruna.stegaru@gmail.com  

 

Format de la Journée d’étude – hybride (le lien sera fourni avant le début de la manifestation)

 

Organisation des interventions :

Communications individuelles (25 minutes+ 5 minutes de discussions) 

Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)

Conférences plénières (45 min)

 

Calendrier :

1er appel à communications : 30 août 2026

2ème appel à communications : 30 septembre 2026

Date limite des propositions : 30 octobre 2026

Notification aux auteurs : 5 novembre 2026

Journée d’études : 28 novembre 2026

 

Comité scientifique :

 Anne Abeillé (Université Paris Cité)

Sonia Berbinski (Université de Bucarest, Roumanie)

Gabriela Bîlbîie (Université de Bucarest, Roumanie)

Lidia Cotea (Université de Bucarest, Roumanie) 

Ioana Costa (Université de Bucarest, Roumanie)

Aranzazu Gill Casadomet (Universidad Autonoma de Madrid, Espagne)

Cristina-Elena Dinu-Pîrvu (Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest, Roumanie)

Laurent Gautier (Université de Bourgogne, France)

Simona Georgescu (Université de Bucarest, Roumanie)

Theodor Georgescu (Université de Bucarest, Roumanie)

María Isabel González Rey (Universidad Santiago de Compostella, Espagne)

Hafissatou Kane, (Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal)

Julien Longhi (Université Paris Cergy, France) 

Antoaneta Olteanu (Université de Bucarest, Roumanie)

Bogdan Alexandru Popescu (Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest, Roumanie)

Mihaela Gabriela Stanica (Université de Bucarest, Roumanie)

Claudiu Ștefan Turculeț (Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest, Roumanie)

Mihaela Tănase Dogaru (Université de Bucarest, Roumanie)

Alina Tigau (Université de Bucarest, Roumanie)

Laura Sitaru (Université de Bucarest, Roumanie)

Alina Tigău (Université de Bucarest, Roumanie)

Ruxandra Vișan (Université de Bucarest, Roumanie)

Mugur Zlotea (Université de Bucarest, Roumanie)

 

Comité d’organisation :

Université de Bucarest : Sonia Berbinski (soniaberbinski@yahoo.com), Miruna Alexandra Stegaru (SDLIC – Université Paris Cergy (miruna.stegaru@gmail.com), Sofia Anastasiu (SDSLD), Angela Bîtlan (Ifrim) (SDLIC), Roberta Bucura (SDLIC), Antonio Brăileanu (SDLIC – Université Paris Cité), Daniela Bunoaica (SDLIC – Université Bourgogne Europe), Alice Chicoș (SDLIC), Georgeta Cristian (SDLIC), Cristina Drăgut (SDLIC), Raluca Franțuzu (SDLIC), Raluca Grecu (SDLIC), Luiza-Olga Grecu (SDLIC), Antonio Madrid (SDLIC – Universidad Santiago de Compostela), Cătălina Nistor (SDSLD), Teodora Savu (SDLIC), Gabriela Simion (SDSLD)

 

En partenariat avec :

Université de Médecine et Pharmacie « Carol Davila » de Bucarest – Doctorants de l’Ecole doctorale de Médecine, 

Universidad Autonoma de Madrid/Université Gaston-Berger de Saint-Louis (Sénégal): doctorant – Latyr Sene (sene.latyr@ugb.edu.sn)

 

Fiche d’inscription

 Madame/Monsieur 

Nom :

Prénom : 

Intitulé de la communication :

Affiliation : 

Statut (enseignant, chercheur, doctorant, etc.) :

Courriel : 

Adresse professionnelle :

Adresse personnelle :

Tél. (facultatif) :

Langue de communication: