Peut-on venir vraiment venir à bout 16900 pages du Journal intime d'Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), dont l'existence ne fut pas précisément palpitante ? Publiés dans leur intégralité par L’Âge d’Homme entre 1976 et 1994, les douze tomes de ce Journal d’un professeur genevois, extraordinairement cultivé mais miné par une aboulie pathologique, demeurent finalement (très) peu frayés. Géraldine Sauquet s'est attelée à la tâche, pour leur consacrer une thèse qui paraît aujourd'hui aux éditions Champion sous le titre Le Journal intime d'Henri-Frédéric Amiel. L'écriture de soi à l'épreuve du temps. Tenus en un siècle où la transformation du journal accompagne la formation de l’identité moderne, les cahiers d’Amiel dévoilent aussi une nouvelle perception du temps, une autre manière de le vivre et de l’écrire. Fabula vous invite à lire l'Introduction de l'ouvrage…
Rappelons que la Bibliothèque de Genève a imaginé en 2021, pour le Bicentenaire de la naissance d'Amiel, une petite exposition virtuelle, qui ménage un premier accès aux ressources numérisés du diariste.