Relire en classe de littérature du préscolaire à l'université : finalités, processus, pratiques. 27e Rencontres des chercheurs et chercheuses en didactique de la littérature (Louvain-la-Neuve, Belgique)
L’UCLouvain, l’ULiège et l'UNamur s’associent pour accueillir les 14, 15 et 16 octobre 2026, les 27e Rencontres des chercheurs et des chercheuses en didactique de la littérature.
La relecture est fréquemment convoquée dans la classe (de français), qu'il s'agisse de relire à l'heure de la sieste au préscolaire, s'assurer de sa compréhension, enrichir ou diversifier des interprétations, produire une écriture de réception, (faire) relire pour contrôler une production écrite, amplifier un texte ou encore relier un texte déjà lu à un nouveau texte. Mais, paradoxalement, les travaux qui problématisent spécifiquement la notion sont relativement peu nombreux.
Lors de ces vingt-septièmes rencontres, nous invitons la communauté des chercheurs et chercheuses en didactique de la littérature à réfléchir à la problématique de la relecture selon les quatre axes suivants : la définition théorique de la relecture en contexte scolaire, les pratiques de relecture, les finalités et les corpus.
Argumentaire:
Si relire est l’anagramme de relier (Wagner, 2010), c’est aussi le quatrième droit du lecteur qu’énonce Daniel Pennac (1992, p. 179) :
Relire ce qui m’avait une première fois rejeté, relire sans sauter de passage, relire sous un autre angle, relire pour vérification, oui… nous nous accordons tous ces droits.
Mais nous relisons surtout gratuitement, pour le plaisir de la répétition, la joie des retrouvailles, la mise à l’épreuve de l’intimité.
« Encore, encore », disait l’enfant que nous étions… Nos relectures d’adultes tiennent de ce désir-là : nous enchanter d’une permanence, et de la trouver chaque fois si riche en émerveillements nouveaux.
Le plaisir éprouvé dans la réitération de la lecture enfantine est un thème souvent convoqué dans les travaux explorant la complexité de la relecture (Wagner, 2010 ; Louichon, 2011 ; Murat, 2015 ; Massol, 2024), devenant presque un topos justificateur de l’action de relire. Dans l’expérience de l’écriture littéraire, la relecture constitue un « véritable rendez-vous » pour « laisser sa propre écriture venir à soi » : il s’agit de « poser un regard neuf sur ses propres mots » pour « peu à peu parvenir à “voir” vraiment son texte », c’est-à-dire commencer par le regarder et l’accepter tel qu’il est, pour être en mesure de le retravailler par la suite (Benameur, 2025, p. 19). Mais comment envisager la relecture dans une perspective didactique ? Comment en déplier les différentes dimensions ? Comment en caractériser les diverses réalisations et comment envisager les finalités d’une opération apparaissant comme une évidence dans les pratiques enseignantes ?
Argumentaire et programme complets à retrouver sur le site des Rencontres : https://27erencontres.sciencesconf.org/
Conférences organisées durant les Rencontres :
14 octobre à 11h30 - Brigitte Louichon (Université de Montpellier) : Relecture et variation des contextes
14 octobre à 16h30 - Clémentine Beauvais (Université de York, Royaume-Uni) : Relire à la loupe ! L’éducation littéraire par la critique policière
15 octobre à 9h00 - Jean-François Massol (Université Grenoble Alpes) : Relire les textes littéraires et scolaires au temps de l'intelligence artificielle générative