Poétiques du quotidien et épistémologie de l'interculturalité : appartenances plurielles, territorialités relationnelles et reconfigurations transculturelles dans les espaces caribéens, guyanais et canadiens francophones (Camp Jacob, Guadeloupe & en ligne)
Appel à communications
Colloque international à l'Université des Antilles
(Camp Jacob, Guadeloupe & en ligne)
7-9 décembre 2026
Organisé dans le cadre d'un PSR de l'UR CERES de l'Institut Catholique de Toulouse (ICT), porté par Marie-Christine Seguin avec Christelle Guillin et Stéphane Lapoutge, en partenariat avec l'Université des Antilles (Département Pluridisciplinaire des Lettres et Sciences humaines – Camp Jacob, Guadeloupe) avec Guillaume Robillard et Kevin Porcher.
Les productions culturelles rendent visibles les tensions entre mémoire, appartenance, altérité et pouvoir, tout en participant à la déconstruction des modèles culturels dominants et à l'émergence de nouvelles formes de relation.
Dans le prolongement des réflexions d'Édouard Glissant sur la créolisation, la Relation et le Tout-monde, ainsi que des travaux de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé sur la Créolité et les langues créoles, on envisage l'interculturalité comme un processus relationnel, pluriel et ouvert, situé au croisement du linguistique, du culturel, du politique et du symbolique. Ces approches invitent à penser les appartenances comme fondamentalement relationnelles, plurielles et en constante recomposition. Le corpus retenu adopte une perspective résolument transdisciplinaire, articulant littérature, cinéma, arts plastiques, musique, pratiques religieuses et histoire. Sur le plan littéraire, des œuvres telles que Traversée de la mangrove de Maryse Condé ou Texaco de Patrick Chamoiseau donnent à voir des espaces polyphoniques où dialoguent mémoire collective, expériences individuelles et dynamiques interculturelles. Dans le champ cinématographique, Rue Cases-Nègres (1983) d'Euzhan Palcy, Coco la Fleur candidat (1979) de Christian Lara ou encore Biguine (2004) de Guy Deslauriers et Nèg maron de Jean-Claude Barny (2005) mettent en scène les réalités sociales et historiques du quotidien antillais, tandis que les œuvres plastiques de Michel Rovelas (Guadeloupe), d’Ernest Breleur (Martinique) et d'Hervé Télémaque (Haïti), pour ne citer que quelques artistes, interrogent les circulations esthétiques et les formes d'hybridation visuelle.
1. Une écriture du 'je' pluriel : quand la littérature du quotidien adopte une démarche auto-théorique, mobilise un « je » à la fois intime et extime : le sujet se raconte tout en pensant sa propre expérience. Loin de se limiter à l'autobiographie, cette écriture transforme le vécu individuel en objet d'analyse et en véritable production de savoir. Elle interroge les héritages du colonialisme, des migrations, des diasporas et des circulations culturelles pour relire le passé à la lumière du présent et proposer une compréhension renouvelée des réalités postcoloniales ou décoloniales. On peut ainsi penser à Le Cœur à rire et à pleurer et La Vie sans fards de Maryse Condé, Une enfance créole (en trois tomes) de Patrick Chamoiseau ou encore Ravines du devant-jour et Le Cahier de romances de Raphaël Confiant. Écrire n'est alors pas seulement représenter le monde, mais agir sur lui. Michel de Certeau définit l'écriture comme « l'activité concrète qui consiste sur un espace propre, la page, à construire un texte qui a pouvoir sur l'extériorité dont il a d'abord été isolé » (L'Invention du quotidien, 1990, p. 199). Dans cette perspective anthropologique, et en reprenant l'idée de Roland Posner selon laquelle une culture peut être envisagée comme un ensemble de textes, toute production littéraire ou artistique participe à la construction des représentations collectives. Le texte peut également être pensé comme un socio-texte, au sens de Claude Duchet : un espace où se croisent discours sociaux, mémoires collectives, imaginaires culturels et contextes historiques.
2. Repenser l'interculturalité, au-delà du multiculturalisme / les apports de la créolisation et de la Créolité : L'interculturalité ne se réduit pas à une juxtaposition de cultures. Elle dépasse les logiques du multiculturalisme et du transculturalisme pour désigner un espace de relations où les appartenances se construisent, se négocient et se transforment au contact de l'autre. Les notions d'adaptation, d'intégration ou de transfert culturel apparaissent insuffisantes dès lors qu'elles supposent une relation asymétrique entre groupe dominant et groupe dominé. À l'inverse, l'interculturalité suppose une co-construction où chaque acteur transforme et est transformé. Cette approche prolonge, tout en les dépassant, les réflexions de Fernando Ortiz sur la transculturation : les appartenances qui en résultent restent ouvertes, évolutives, négociées, et se construisent dans l'expérience quotidienne plutôt que dans des catégories figées. Deux notions éclairent particulièrement ces dynamiques de contact culturel : la créolisation et la Créolité. Édouard Glissant définit la créolisation comme « la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes, dans un endroit du monde, avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou à la simple synthèse de ces éléments », à la différence du métissage, dont le résultat serait prévisible (Traité du Tout-monde : Poétique IV, Gallimard, 1997, p. 32). Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, dans Éloge de la Créolité (Gallimard, 1993 [1989], p.26), définissent la créolité comme « l'agrégat interactionnel ou transactionnel des éléments culturels caraïbes, européens, africains, asiatiques et levantins, que le joug de l'Histoire a réunis sur le même sol », insistant sur le fait que cette Créolité ne peut être réduite à sa seule dimension linguistique.
Cette relecture des rapports culturels contribue à déplacer les frontières du savoir et du pouvoir, en inscrivant dans l'espace public des questionnements longtemps réservés au monde académique : héritages coloniaux, discriminations, enjeux environnementaux. Les travaux d'Alain Suberchicot en écocritique montrent ainsi que les questions environnementales et culturelles relèvent désormais d'une réflexion commune sur les relations entre sociétés et milieux de vie, ouvrant la voie à une véritable écologie des relations, fondée sur la reconnaissance de la pluralité des trajectoires plutôt que sur l'uniformité.
3. Territoire, territorialité et espaces de rencontre : La question territoriale est un enjeu majeur de l'interculturalité contemporaine. La littérature auto-théorique ne se contente pas de représenter des espaces : elle interroge les relations que les individus entretiennent avec eux. Le territoire cesse d'être une simple délimitation géographique pour devenir une territorialité, un espace vécu, investi de mémoires, d'usages et de pratiques en constante évolution. Le « je pluriel » de cette écriture se situe simultanément dans le réel de l'expérience, dans le récit, et dans les contextes historiques et sociaux qui l'entourent. Il met ainsi au jour la plasticité des territorialités façonnées par les rencontres, les déplacements et les échanges, qu'illustrent les migrations contemporaines et les espaces de transit. Bertrand Westphal, dans La Géocritique. Réel, Fiction, Espace, offre un cadre fécond en concevant le territoire comme un « espace commun, né au et du contact de différents points de vue » (p. 188). Les espaces caribéens, guyanais et canadiens francophones apparaissent alors comme des laboratoires où s'élaborent des appartenances multiples, propices à renouveler les lectures de l'histoire et des mémoires collectives. Dans son essai Poétique de la Relation : Poétique III (Paris, Gallimard, 1990, p.46), Édouard Glissant déclare : « En ce qui me concerne, je cite la Caraïbe comme un des lieux du monde où la relation le plus visiblement se donne, une des zones d’éclat où elle paraît se renforcer. Le mot éclat est à prendre ici au double sens d’éclairage et d’éclatement. Cette région a toujours été un endroit de rencontre, de connivence, en même temps que de passage vers le continent américain (…) Une mer qui diffracte. La réalité archipélique dans la Caraïbe ou dans le Pacifique, illustre naturellement la pensée de la Relation, sans qu’il faille en déduire quelque avantage que ce soit. »
4. Une démarche interdisciplinaire et transmissible tenant compte de la diversité, de l'altérité et de la coopération. Cette littérature dialogue avec les arts visuels, le cinéma, la musique, les pratiques religieuses, la sociologie, l'histoire et l'anthropologie, dépassant les cloisonnements disciplinaires pour mieux saisir les phénomènes interculturels, créolisation, interculturation, recomposition des appartenances. Comme le rappelle la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle (2001), celle-ci constitue un patrimoine commun de l'humanité, ce qui invite à dépasser toute conception essentialiste des cultures : les appartenances ne sont pas des réalités closes, mais se construisent dans le mouvement et la relation. En prenant conscience que l'Autre, c'est Soi, l'approche interculturelle ne repose plus sur ce qui distingue, mais sur ce qui fédère, non des modalités identiques, mais la manière dont elles se transforment mutuellement pour faire émerger quelque chose de nouveau et de complémentaire, appelé à trouver sa place dans une coopération partagée.
Cet appel s’organise autour de trois axes :
I-Poétiques du quotidien et créolisation : analyse des pratiques ordinaires comme lieux d’interaction culturelle.
II-Formes artistiques et récits interculturels : littérature, cinéma, arts visuels et musique comme espaces de mise en récit du pluralisme culturel.
III-Savoirs, croyances et pouvoirs : rôle des langues créoles, des pratiques religieuses et des héritages historiques dans la construction des savoirs, des pouvoirs et des croyances.
En articulant analyse esthétique, approche anthropologique et réflexion épistémologique, cette proposition entend montrer que les espaces caribéens et francophones constituent un laboratoire critique de l’interculturalité contemporaine, où se déploient des formes renouvelées du sujet pluriel :
-Poétiques du quotidien et pratiques interculturelles
-Créolisation, langues et appartenances
-Arts et représentations du pluralisme culturel
-Mémoire, diaspora et récits transnationaux
-Religions et syncrétismes dans les espaces postcoloniaux et/ou décoloniaux
-Circulations culturelles et rapports de pouvoir
Mots-clés
Interculturalité ; créolisation ; quotidien ; diaspora ; littérature caribéenne ; arts visuels ; cinéma ; musique ; religions ; langues créoles ; subjectivité plurielle ; transformations sociales.
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Organisations
Comité ICT : MC Seguin, C. Guillin, S. Lapoutge
Partenaires Comité à l'Université des Antilles (Camp Jacob, Guadeloupe) : Guillaume Robillard et Kevin Porcher
[ICT]
[Littérature/Sociologie/Histoire/Art/ Critique]
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Envoi du résumé de la proposition en français (500 mots max) avant le 10 octobre 2026 à
marie-christine.seguin@ict-toulouse.fr
Bibliographie
· Théories de la créolisation, de l'interculturalité et de la relation
· Bernabé, Jean, Chamoiseau, Patrick, Confiant, Raphaël. Éloge de la créolité. Paris, Gallimard, 1989.
· Chamoiseau, Patrick. Écrire en pays dominé. Paris, Gallimard, 1997.
· Glissant, Édouard. Poétique de la Relation. Paris, Gallimard, 1990.
· Glissant, Édouard. Introduction à une poétique du Divers. Paris, Gallimard, 1996.
· Glissant, Édouard. Traité du Tout-monde. Paris, Gallimard, 1997.
· Gruzinski, Serge. La Pensée métisse. Paris, Fayard, 1999.
· Laplantine, François, Nouss, Alexis. Le Métissage. Paris, Flammarion, 1997.
· Wieviorka, Michel. La Différence. Paris, Balland, 2001.
· Études postcoloniales et transculturalité
· Bhabha, Homi K. The Location of Culture. London, Routledge, 1994.
· Gilroy, Paul. The Black Atlantic. Boston, Harvard University Press, 1993.
· Hall, Stuart. "Cultural Identity and Diaspora", dans Identity: Community, Culture, Difference. Londres, Lawrence & Wishart, 1990.
· Pratt, Mary Louise. Imperial Eyes: Travel Writing and Transculturation. London, Routledge, 1992.
· Quotidien, pratiques et anthropologie
· Augé, Marc. Pour une anthropologie des mondes contemporains. Paris, Aubier, 1994.
· Certeau, Michel de. L'Invention du quotidien. Tome 1 : Arts de faire. Paris, Gallimard, 1980.
· Heller, Agnès. La Vie quotidienne. Paris, PUF, 1984 (trad. fr.).
· Diasporas, mémoire et migrations
· Clifford, James. Routes. Travel and Translation in the Late Twentieth Century. Boston, Harvard University Press, 1997.
· Cohen, Robin. Global Diasporas. London, Routledge, 2008.
· Ricœur, Paul. La Mémoire, l'histoire, l'oubli. Paris, Seuil, 2000.
· Littérature caribéenne et francophone
· Condé, Maryse. Moi, Tituba sorcière.... Paris, Mercure de France, 1986.
· Condé, Maryse. Traversée de la mangrove. Paris, Mercure de France, 1989.
· Condé, Maryse. Le Cœur à rire et à pleurer. Paris, Robert Laffont, 1999.
· Condé, Maryse. La Vie sans fards. Paris, Pocket, 2014.
· Chamoiseau, Patrick. Une enfance créole I : Antan d’enfance. Paris, Gallimard, « Folio », 1996 (Hatier, 1990).
· Chamoiseau, Patrick. Texaco. Paris, Gallimard, 1992.
· Chamoiseau, Patrick. Une enfance créole II : Chemin-d’école. Paris, Gallimard, « Folio », 1996 (1994).
· Chamoiseau, Patrick. Une enfance créole III : A bout d’enfance. Paris, Gallimard, « Folio », 2006 (2005).
· Confiant, Raphaël. Ravines du devant-jour. Paris, Gallimard, 1993.
· Confiant, Raphaël. Le Cahier de romances. Paris, Gallimard, 2000.
· Laferrière, Dany. L'Énigme du retour. Paris, Grasset, 2009.
· Arts, cinéma et cultures populaires
· Barny, Jean-Claude. Nèg maron (film), 2005.
· Berthet, Dominique. Les corps énigmatiques d’Ernest Breleur. Paris, L’Harmattan, « Les arts d’ailleurs », 2006.
· Berthet, Dominique & Leenhardt, Jacques. Ernest Breleur. Paris, Hervé Chopin. 2008.
· Deslauriers, Guy. Biguine (film), 2004.
· Lara, Christian. Coco la Fleur, candidat (film), 1979.
· Palcy, Euzhan. Rue Cases-Nègres (film), 1983.
· Rovelas, Michel. Mémoires de sang, mémoires de vie : mythologies créoles. Paris, Les Éditions de Paris-Max Chaleil, 2019.
· Télémaque, Hervé. Catalogues d'exposition du Centre Pompidou ou de la Fondation Clément (selon l'orientation retenue).
· Xuriguera, Gérard. Michel Rovelas. Paris, Garnier Nocera, 1996.
· Religions, créolité et syncrétismes
· Hurbon, Laënnec. Le Barbare imaginaire. Paris, Cerf, 1988.
· Hurbon, Laënnec. Les Mystères du vaudou. Paris, Gallimard, 1993.
· Métraux, Alfred. Le Vaudou haïtien. Paris, Gallimard, 1958.
· Pour renforcer la dimension épistémologique sur le sujet pluriel
· Lionnet, Françoise, Shih, Shu-mei (dir.). Minor Transnationalism. Durham, Duke University Press, 2005.
· Mignolo, Walter D. The Darker Side of Western Modernity. Durham, Duke University Press, 2011.
· Mbembe, Achille. Critique de la raison nègre. Paris, La Découverte, 2013.
· Bibliographie théorique complémentaire
· Burgart Goutal, Jeanne. Être écoféministe. Théorie et pratiques. Le Kremlin-Bicêtre, Éditions l'Échappée, 2020.
· D’Eaubonne, Françoise. Écologie et Féminisme, révolution ou mutation ?. Paris, Libre et Solidaire Éditeur. 1979 ; rééd. 2018.
· Duchet, Claude. « Une écriture de la socialité », Poétique, n° 16, 1973, pp. 446-454.
· Duchet, Claude. « Pathologie de la ville zolienne », dans Du visible à l’invisible. Pour
· Duchet, Claude & Tournier, Isabelle. « Sociocritique », dans Dictionnaire universel des littératures, vol. 3, sous la direction de Béatrice Didier. Paris, Presses universitaires de France, 1994, pp. 3571-3573.
· Duchet, Claude & Maurus, Patrick. Un cheminement vagabond. Nouveaux entretiens sur la sociocritique. Paris, Honoré Champion, 2011.
· Falquet, Jules, Laugier, Sandra & Molinier, Pascale. Genre et environnement : nouvelles menaces, nouvelles analyses au Nord et au Sud. Paris, L'Harmattan, 2015.
· Gadamer, Hans-Georg. Vérité et méthode, les grandes lignes d’une herméneutique philosophique. Paris, Seuil, 1976 (1996 pour la traduction française).
· Iser, Wolfgang. L'acte de lecture : théorie de l'effet esthétique. All. 1972, France 1985.
· Iser, Wolfgang. L'appel du texte : l'indétermination comme condition d'effet esthétique de la prose littéraire. Paris, Éd. Allia, 2012 (1re éd. all. 1970).
· Lahire, Bernard (dir.). Ce qu’ils vivent, ce qu’ils écrivent. Paris, Éditions des Archives Contemporaines, 2011.
· Léger, Marie & Morales Hudon, Anahi. Fragments de décolonisation - Femmes autochtones en mouvement. Laval, Université Laval, Québec, Recherches féministes, Consortium Erudit, 2017.
· Levy, Charmain & Martinez, Andrea. Genre, féminismes et développement : une trilogie en construction. Ottawa, Les presses de l'Université d'Ottawa, coll. « Études en développement international et mondialisation », 2019.
· Masson, Sabine. Pour une critique féministe décoloniale : réflexions à partir de mon engagement avec des luttes indigènes au Mexique et au Honduras. Lausanne, Éditions Antipodes, coll. « Regards anthropologiques », 2016.
· Michaud, Stéphane (dir.), Du visible à l'invisible. Pour Max Milner. Paris, José Corti, 2 volumes,1988.
· Montanaro, Mara. Théories féministes voyageuses. Internationalisme et coalitions depuis les luttes latino-américaines. Quimperlé, Éditions Divergences, 2023.
· Popovic, Pierre. « La sociocritique : présupposés, visées, cadre heuristique – L’École de Montréal », Revue des Sciences humaines, n° 299, juillet-septembre 2010, pp. 13-29.
· Popovic, Pierre. « La sociocritique. Définition, histoire, concepts, voies d’avenir », Pratiques, n° 151-152, décembre 2011.
· Popovic, Pierre & Maurus, Patrick (dir.). Actualité de la sociocritique. Actes du symposium international de Paris. Paris, L’Harmattan, 2013.
· Vachon, Stéphane & Neefs, Jacques (dir.). La politique du texte, enjeux sociocritiques : pour Claude Duchet. Lille, Presses universitaires de Lille, 1992.