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La littérature algérienne de langue française des années 1990 à nos jours (2022) : héritages, mutations et imaginaires littéraires

La littérature algérienne de langue française des années 1990 à nos jours (2022) : héritages, mutations et imaginaires littéraires

Publié le par Marc Escola (Source : Souad Atoui-Labidi)

Appel à articles pour ouvrage collectif international

La littérature algérienne de langue française des années 1990 à nos jours (2022) : héritages, mutations et imaginaires littéraires

Depuis les années 1990, la littérature algérienne de langue française occupe une place particulière dans le paysage littéraire contemporain. Marquée par les bouleversements historiques, sociaux et culturels qu’a connus l’Algérie, cette production littéraire a connu de profondes transformations qui ont renouvelé ses formes d’expression, ses thématiques et ses modalités de représentation.

En 2013, le département de français de l’Université de M’Sila a organisé un colloque national consacré à « Les Voi(x)es de la littérature algérienne des années 90 à nos jours ». Cette rencontre scientifique avait pour ambition d’interroger les différentes voix d’écriture apparues durant une période souvent désignée par des expressions telles que « littérature de l’urgence », « littérature de la période noire » ou « littérature des années de violence ». Au-delà de ces appellations liées au contexte historique, les travaux présentés avaient permis de mettre en évidence la richesse, la diversité et le renouvellement esthétique des œuvres produites durant cette période.

Cette première réflexion avait notamment interrogé les manières de dire et d’écrire l’Algérie, les spécificités des écritures féminines et masculines, les rapports entre auteur et lecteur, ainsi que les perspectives nouvelles ouvertes par cette littérature. Après plus de trois décennies de création littéraire, plusieurs questionnements demeurent essentiels : quel héritage la littérature algérienne de langue française des années 1990 transmet-elle aux générations actuelles ? Observe-t-on une continuité ou une rupture dans les pratiques scripturales, thématiques et esthétiques ? Les nouvelles écritures prolongent-elles les interrogations de cette période ou proposent-elles de nouvelles configurations de l’imaginaire littéraire ?

Les recherches consacrées à cette période ont montré que les œuvres issues des années 1990 ne peuvent être réduites à une simple écriture du témoignage ou de la violence. Elles constituent également un espace de création, de renouvellement esthétique et de réflexion sur les rapports entre littérature, mémoire et société. Comme l’a montré Amina Cheraiet, l’écriture de cette période participe à une lutte contre l’effacement de la mémoire et transforme le drame historique en matière littéraire. Dans cette perspective, la littérature devient un lieu où se rencontrent expérience individuelle, mémoire collective et construction symbolique.

Les travaux de Charles Bonn et Farida Boualit sur les paysages littéraires algériens des années 1990 ont également contribué à mettre en lumière la diversité des écritures produites durant cette période, en dépassant la seule dimension testimoniale pour considérer la richesse des formes narratives et des imaginaires développés par les écrivains.

Cette réflexion s’inscrit aujourd’hui dans la continuité du Projet de Recherche Formation Universitaire (PRFU), validé par le MESRS en 2022, intitulé « Écritures littéraires : production et réception (Imaginaires, Mythes et Fiction) ». Ce projet vise à étudier les dynamiques de création et de réception de la littérature algérienne contemporaine en mettant l’accent sur les formes nouvelles de représentation, les constructions imaginaires et les mutations esthétiques des écritures actuelles. Dans la continuité de cette réflexion, une deuxième édition du colloque a été organisée en 2023, dix ans après la première édition tenue en 2013, autour de la même thématique consacrée aux écritures littéraires contemporaines et à la littérature algérienne des années 1990 à nos jours. Cette dynamique de recherche s’est également poursuivie à travers l’organisation de différentes rencontres scientifiques et séminaires consacrés à cette problématique, témoignant ainsi de la continuité et de la vitalité des travaux menés dans ce domaine. 

Dans la même dynamique et à travers cet ouvrage collectif, il s’agit d’explorer la littérature algérienne de langue française des années 1990 à nos jours (2022) comme un espace de production culturelle et esthétique où se manifestent des imaginaires multiples. L’objectif est d’analyser comment les écrivains réinvestissent l’histoire, la mémoire, les mythes, les symboles et les expériences individuelles pour construire de nouvelles représentations du monde.

Les articles attendus pourront ainsi porter sur les héritages des années 1990 et leurs prolongements dans les écritures contemporaines ; les représentations de la mémoire, de l’histoire et de la violence ; les renouvellements thématiques, esthétiques et narratifs ; les voix d’écriture et les nouvelles subjectivités ; les imaginaires mythiques et symboliques ; les relations intertextuelles, transgénériques et transgénérationnelles ; ainsi que les questions liées à la production, à la réception et à la circulation des œuvres.

Cet ouvrage collectif vise à contribuer à une meilleure connaissance de la littérature algérienne de langue française contemporaine en mettant en évidence sa vitalité, sa créativité et sa capacité à renouveler ses formes d’expression. Il s’adresse aux enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants et jeunes chercheurs dont les travaux portent sur les écritures littéraires algériennes contemporaines et la littérature comparée.

Bibliographie indicative

1. Imaginaires, mythes, mémoire et fiction

Durand, G. (1992). Les structures anthropologiques de l’imaginaire. Dunod.

Ricœur, P. (1985). Temps et récit III : Le temps raconté. Seuil.

2. Littérature algérienne de langue française : histoire, langues et perspectives critiques

Chaulet Achour, C. (2001). Littératures algériennes : des langues et des regards. Édisud.

Chaulet Achour, C. (2015). Dictionnaire des écrivains algériens de langue française (1945-2015). Honoré Champion.

3. La littérature algérienne des années 1990 : mémoire, violence et écriture

Bonn, C., & Boualit, F. (dir.). (1999). Paysages littéraires algériens des années 90 : témoigner d’une tragédie ? L’Harmattan.

Benali-Labidi, Z. (2001). L’histoire tue : Le roman algérien des années 90. Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans.

Khodja, S. A. (1999). Écritures d’urgence de femmes algériennes. Clio. Femmes, Genre, Histoire, (9). https://doi.org/10.4000/clio.290

Cheraiet, A. (2019). Algérie : dire les années 1990. Expressions, (9).

4. Renouvellement et évolutions de la littérature algérienne contemporaine

Sari, M. L., & Tebbani, L.-N. (2021). Le roman algérien contemporain : Nouvelles postures, nouvelles approches. Dar El Izza.

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Responsable scientifique :

Pre Souad Atoui-Labidi (Dans le cadre du PRFU : « Écritures littéraires : production et réception (Imaginaires, Mythes et Fiction) ».

Calendrier  

Délai de la réception des articles : le 18.08.2026

La réponse du comité scientifique : le 27.08.2026

Le dernier délai de la réception des articles après révisions/corrections : le 30.08.2026 

La publication de l’ouvrage : début septembre 2026.

Soumission des articles et normes rédactionnelles

Les contributions, rédigées en langue française, devront être originales et inédites et respecter les normes rédactionnelles présentées ci-dessous. Elles devront être envoyées en pièce jointe à l’adresse électronique suivante : labidi.souad@yahoo.fr, au plus tard le 18.08.2026.

-          Format : A4, orientation portrait ;

-          Police : Bodoni, taille 12 ;

-          Interligne : simple ;

-          Marges : 3 cm sur les quatre côtés ;

-          Longueur : 10 à 14 pages, références bibliographiques comprises ;

-          Résumé : 350 mots maximum, en français et en anglais ;

-          Mots-clés : 5 au maximum en français et en anglais ;

-          Citations et références bibliographiques : normes APA ;

1. Les citations courtes seront intégrées au corps du texte entre guillemets. Les citations longues pourront être présentées en retrait, selon les règles typographiques usuelles.

2. Les notes de bas de page seront réservées aux informations complémentaires et ne devront pas se substituer aux références bibliographiques.

3. La bibliographie finale devra comporter uniquement les références effectivement citées ou mobilisées dans la contribution.

-          Pagination : chiffres arabes, en bas à droite.

La contribution devra comporter un titre, les nom et prénom de l’auteur, son institution d’affiliation, son adresse électronique et, le cas échéant, son identifiant ORCID, ainsi qu’une courte notice biobibliographique de 350 mots maximum.

Participation aux frais éditoriaux

La version numérique de l’ouvrage sera mise gratuitement à la disposition du public en libre accès sur le site de la Faculté des Lettres et des Langues de l’Université de M’Sila.

Dans le cadre de la publication de la version imprimée par une maison d’édition privée partenaire, une participation modique aux frais éditoriaux pourra être sollicitée auprès des contributeurs dont les textes auront été retenus. Cette participation, destinée principalement à accompagner les frais liés à la préparation, à l’impression et à la production de la version papier, sera communiquée de manière transparente aux auteurs concernés.

D’un montant raisonnable et essentiellement symbolique, cette participation ne constitue nullement un critère de sélection des contributions et vise exclusivement à contribuer à la réalisation matérielle de l’édition imprimée.