Cartographier les lieux de fictions littéraires dans l’espace francophone : formes, usages, enjeux (édition, tourisme, recherche-action)
Colloque international organisé par Marie-Clémence Régnier (Textes et cultures, université d’Artois / IUF)
en collaboration avec Giovanni Pietro Vitali (UVSQ)
Atelier - DataLab, BnF Mitterrand le 4 mars
Colloque - BnF, Richelieu, salle des conférences le 5 mars
La réflexion et le geste cartographiques sont étroitement liés à la recherche sensible des lieux fictionnels que des générations de lecteurs entreprennent « sur les lieux » réels les ayant inspirés ou entretenant avec eux un lien référentiel plus ou moins direct. Les écrivains se font parfois eux-mêmes cartographes de leurs récits : on pense aux cartes intégrées à L’Île mystérieuse[1] de Jules Verne, ou aux cartes et esquisses topographiques présentes dans les dossiers préparatoires et certaines éditions de Flaubert ou de Zola[2]. Les romans du xixe siècle ont ainsi inventé un nouveau rapport à l’espace-temps romanesque, conduisant lecteurs et exégètes à lire avec une boussole et un compas.
Dans Sur les lieux, Christophe Pradeau a étudié le pèlerinage littéraire « sur les lieux » réels supposés avoir inspiré les lieux fictionnels[3]. À la lumière de la « Carte d’une partie du royaume d’Espagne, qui comprend les contrées que parcourut don Quichotte, et les sites de ses aventures», il apparaît que la cartographie constitue une étape essentielle du rapport initiatique aux espaces fictionnels : elle peut être le point de départ du voyage littéraire comme l’outil permettant d’y localiser les traces et les indices.
Plus récemment, plusieurs manifestations scientifiques — notamment celles portées par le Comité français de Cartographie en collaboration avec la BnF[4], par l’EHESS[5], ainsi que le volume dirigé par Isabelle Ost en 2019[6], Cartographier. Regards croisés sur les pratiques littéraires et philosophiques contemporaines[7] — ont insisté sur la portée heuristique, sémiotique et épistémologique de la cartographie dans ses rapports avec les pratiques culturelles, les médialités et les formes contemporaines de représentation. En 2024, le colloque « Littérature et cartographie numérique : gestes d’écriture contemporains », inscrit dans le projet Handling dirigé par Anne Reverseau, a prolongé cette réflexion en mettant l’accent sur les pratiques littéraires liées à la cartographie dans le contexte numérique, qui agit comme catalyseur des formes de représentation et de médiation des imaginaires[8].
Le colloque de mars 2027 opère un déplacement : il ne vise pas prioritairement les pratiques d’écriture cartographique des auteurs, mais les usages de la carte dans la réception des textes fictionnels et dans leurs prolongements culturels à l’ère de la « pop culture » et des « fandoms[9]». Il interroge les formes de médiation, de valorisation et de promotion des lieux de fiction littéraire dans trois domaines principaux : le monde de l’édition et des produits dérivés du livre, celui du tourisme culturel et celui de la recherche, notamment au prisme de la recherche-action.
La manifestation se déroulera en deux temps : une première journée prendra la forme d’un atelier consacré aux méthodologies, outils et résultats de projets mobilisant la cartographie numérique appliquée à la fiction littéraire ; une seconde journée proposera des communications scientifiques inédites d’ordre théorique.
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La cartographie constitue aujourd’hui une ressource documentaire, illustrative et commerciale majeure dans la culture visuelle et matérielle associée à la littérature contemporaine, notamment dans le secteur éditorial. Les cartes intégrées aux beaux livres illustrés, essais, guides ou atlas constituent désormais un genre iconotextuel et un objet éditorial à part entière. Souvent conçues dans une esthétique ludique proche de la bande dessinée, reposant sur un design attractif et des formats originaux, elles deviennent des objets dérivés de collection au sein de la « fan culture» (Literary maps, Fantrippers…).
La presse, les maisons d’édition spécialisées ou généralistes et les acteurs du tourisme culturel participent également à cette dynamique de « storytelling » spatial et graphique[10]. Si les cartes imprimées témoignent déjà de l’engouement des publics et des acteurs culturels pour ces représentations, les technologies numériques ont amplifié le phénomène en permettant de nouvelles formes d’exploration graphique, d’interactivité et de traitement des données, notamment grâce à la géolocalisation[11]. La cartographie des « géographies littéraires » bénéficie également du renouvellement des sciences humaines et sociales lié aux material turn, à l’iconic turn et à la géocritique[12] qui ont replacé les objets et les images au cœur des analyses, ainsi qu’au spatial turn, qui a fait du milieu, du territoire et du paysage des catégories majeures de réflexion. Ces transformations accompagnent aussi des formes nouvelles de valorisation économique et culturelle des territoires, à travers visites-conférences, parcours et guides. À la différence de l’espace culturel et linguistique anglo-saxon au fort tropisme cartographique[13], pionnier dans l’étude et la valorisation des géographies fictionnelles[14] (y compris sur des auteurs français ou francophones, Balzac en tête)[15], ou du groupe de recherche espagnol GEOLIT qui intègre aux géographies littéraires l’espace fictionnel en autres[16], la plupart des travaux francophones sur les lieux littéraires, en histoire, en littérature et en sciences de l’information et de la communication, portent sur les lieux d’auteurs[17] et sur certains médias (musées, monuments, médiations numériques[18]) dans une perspective plus patrimoniale que touristique, propres aux sciences de gestion, exception faite de l’œuvre de Bertrand Westphal notamment.
À cet égard, la recherche-action et les guides touristiques littéraires, impliquant des universitaires, amorcent un tournant dans les études francophones, monographiques ou régionales[19] : ces travaux intègrent les géographies fictionnelles à leurs projets, voire s’y consacrent au prisme des « itinérances » des personnages. Dans cette perspective, la cartographie constitue un axe central de réflexion épistémologique, mais aussi un outil non négligeable de valorisation et de médiation d’ordre communicationnel à destination des publics dans une perspective de science ouverte.
Le colloque envisage donc les liens entre littérature et cartographie à partir d’une perspective structurelle consistant à étudier les formes, les usages et les enjeux du recours à la carte dans la réception des textes littéraires, notamment à l’aune de leurs adaptations et interprétations trans- et plurimédiatiques (Couleau et Stiénon, revue Itinéraires). Il s’agit également d’analyser les différents types de cartes convoqués ou élaborés, en particulier dans le paysage des ressources cartographiques historiques et patrimoniales mobilisées pour représenter des espaces géographiques, réels ou fictionnels, anciens ou passés (ANR PASSIM). Les collections cartographiques de la BnF feront l’objet d’une attention particulière. Ces ressources peuvent intervenir de manière implicite dans la genèse d’une œuvre — par exemple la carte de Cassini dans Les Trois Mousquetaires — ou être remobilisées dans des dispositifs de valorisation culturelle et touristique, comme dans certains parcours, expositions ou signalétiques territoriales.
Le colloque s’intéresse également aux reconfigurations contemporaines de ces cartes historiques dans de nouvelles représentations des lieux littéraires, qui peuvent tout à la fois en hériter et s’en affranchir. Ces créations impliquent des acteurs multiples : éditeurs, offices de tourisme, laboratoires de recherche, artistes, designers, entreprises culturelles ou communautés de lecteurs. Elles témoignent de la circulation des imaginaires géographiques entre patrimoine, fiction et pratiques contemporaines de médiation. Le colloque aborde ainsi la carte comme dispositif sémiotique (et non simple illustration), comme opérateur herméneutique (qui produit du sens), et comme instrument de médiation et de construction territoriale, de manière non limitative néanmoins :
Délimitation d’un corpus et inventaire des formes, des genres et des usages cartographiques
Il s’agira d’établir une typologie des formes cartographiques mobilisées (formats, statuts des cartes, sources, procédés d’éditorialisation) afin d’interroger les régimes de production de sens qui président à leur élaboration : relèvent-elles d’une fonction illustrative, ornementale, explicative, documentaire ou pratique (« sur les lieux », à la manière d’un guide) [20] ? Quelles spécificités caractérisent la cartographie associée aux entreprises de médiation, de promotion et de valorisation de la fiction littéraire ? Sans viser l’exhaustivité, cet axe invite notamment à examiner si les cartes de lieux fictionnels reconduisent les codes de la cartographie historique ou patrimoniale, appliquée à des lieux disparus mais attestés, ou si elles inventent des dispositifs graphiques et discursifs propres à des espaces sans existence référentielle stabilisée. Quels marqueurs sémiotiques, typographiques ou narratifs signalent la fictionalité des territoires représentés ? Dans quelle mesure l’intervention d’illustrateurs et d’artistes permet-elle d’explorer les dimensions sensibles, imaginaires et esthétiques de ces cartographies, et de renouveler la compréhension des rapports entre espace, récit et fiction[21] ?
NB : un colloque sera consacré ultérieurement au « guide de voyage littéraire ».
Enjeux épistémologiques et herméneutiques de la cartographie des lieux de fiction : de la conception à la réception des cartes
Un quart de siècle après la publication de l’Atlas of the European Novel de F. Moretti, il convient de réévaluer les questions épistémologiques posées par la cartographie littéraire et d’examiner les déplacements opérés par la recherche. Le développement des humanités numériques et la généralisation des outils de spatialisation ont-ils transformé les méthodes, les objets et les résultats de l’analyse cartographique des textes ? Quels dispositifs techniques et théoriques sont aujourd’hui mobilisés ? Comment ces outils permettent-ils de rendre visibles, sensibles et partageables des lectures du texte littéraire[22], qu’elles relèvent de l’histoire littéraire, de l’interprétation, de la génétique des œuvres ou de l’étude des imaginaires géographiques ? Dans quelle mesure les cartes ne constituent-elles pas seulement des instruments d’analyse, mais de véritables opérateurs herméneutiques, producteurs de formes visuelles et de significations nouvelles, capables de reconfigurer notre perception des espaces fictionnels ? [23]
Usages et enjeux sociaux, culturels, voire politiques et économiques de la cartographie
Pourquoi la cartographie littéraire fictionnelle connaît-elle un tel essor dans la période contemporaine ? Doit-on y voir un simple effet de mode lié au développement du tourisme culturel et du ciné-tourisme, ou l’expression d’une transformation plus profonde des rapports entre littérature, territoire et médiation culturelle ? Ces pratiques engagent également des enjeux économiques, politiques et idéologiques : les espaces fictionnels cartographiés, tout comme les modes de représentation qui leur sont associés, participent à la construction de récits territoriaux, à la valorisation de patrimoines imaginaires ou réels, et à la mise en œuvre de politiques culturelles susceptibles de privilégier certains corpus, certaines valeurs ou certains territoires[24].
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Fort de ces perspectives, le colloque cherche à constituer un groupe de recherche international et à nouer des partenariats scientifiques pour favoriser des rencontres et des échanges de pratiques avec les équipes œuvrant sur ces questions à l’étranger[25], tout en donnant une visibilité appuyée à l’espace francophone. En outre, il vise à développer une réflexion interdisciplinaire, pérenne et interprofessionnel, associant enseignants-chercheurs en littérature, en histoire, en géographie, en philosophie et en SIC notamment, médiateurs culturels, éditeurs, illustrateurs et cartographes, acteurs dans le secteur de l’ingénierie culturelle, du patrimoine, du tourisme ou encore du marketing littéraire pour comprendre les enjeux qui président à l’emploi de la cartographie dans leurs pratiques professionnelles.
Les propositions de communication comporteront un titre provisoire, un résumé précisant problématique, méthodologie et corpus (300 à 500 mots) et l’intitulé de l’axe dans lequel s’inscrit la proposition, ainsi qu’une bio-bibliographie succincte de l’auteur ou de l’autrice (indiquant le statut et les informations institutionnelles). Elles seront à adresser à Marie-Clémence Régnier (mclemence.regnier@univ-artois.fr) et à Giovanni Vitali (giovanni.vitali@uvsq.fr) par mail aux formats .pdf et .docx avant le 16 octobre 2026.
Les réponses du comité scientifique seront apportées fin novembre.
Le colloque fera l’objet d’une publication.
[1] Voir la reproduction de la carte de l’« île mystérieuse » dans Lionel Dupuy, « Une métaphore de la démarche géographique et de l’histoire du XIXe siècle : L’Île Mystérieuse de Jules Verne (1874-75) », Cybergeo: European Journal of Geography [Online], Epistemology, History, Teaching, document 550, https://doi.org/10.4000/cybergeo.24646.
[2] Yvan Leclerc, « Trois plans d'Yonville de la main de Flaubert », https://flaubert.univ-rouen.fr/%C5%93uvres/ressources-pour-la-lecture/madame-bovary/Plans-d-Yonville-de-la-main-de-Flaubert/, 2023.
[3] Christophe Pradeau, Sur les lieux, Lagrasse, Verdier, coll. « Critique littéraire », 2024.
[4] https://www.fabula.org/actualites/129346/popcartographie-cartes-et-culture-populaire-xixe-xxie-siecle.html.
[5] https://www.fabula.org/actualites/129806/journee-d-etudesla-carte-e-s-t-le-territoire-esthetiques-et-epistemologies-plurielles-de-la-cartographie.html.
[6] Isabelle Ost (dir.), Cartographier, Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles, 2018, https://doi.org/10.4000/books.pusl.4415.
[7] Isabelle Ost (dir.), Cartographier, Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles, 2018, https://doi.org/10.4000/books.pusl.4415.
[8] Pensons à l’usage touristique des fictions patrimoniales de Michel Bussi, par exemple, en Normandie, autour des figures de Claude Monet et de Maurice Leblanc/Arsène Lupin : Marie-Clémence Régnier, « Enquêtes au pays de Lupin : fictions romanesques policières en milieu patrimonial (musées, collections, monuments, paysages) », Belphégor [En ligne], 22-1, 2024, https://doi.org/10.4000/11tfr.
[9] Marta Boni (dir.), World Building: Transmedia, Fans, Industry, Amsterdam University Press, 2017 ; voir aussi un appel à contributions sur les objets dérivés : https://www.fabula.org/actualites/126943/produits-derives-et-culture-materielle-extension-du-domaine-de-la-fiction.html.
[10] Voir la note précédente ; Cris F. Oliver (textes), Julio Fuentes (ill.), Françoise Bonnet (trad.), Atlas des lieux littéraires, Wroclaw (Pologne), éd. FORMAT, 2021 [2018, Penguin Random House] ; Ismaël Jude (textes), Maxime Salles et Gaëlle Sutton (cartographie), À Paris, sur les pas des personnages de romans, préf. François Sureau de l’Académie française, Paris, Autrement, 2024.
[11] Voir l’application développée par Musement : https://www.livreshebdo.fr/article/plus-de-550-lieux-reels-doeuvres-litteraires-cartographies et « Émile » (pour Zola, à Paris), https://www.rtbf.be/article/emile-ou-de-l-application-a-la-decouverte-du-paris-litteraire-9833443. L’obsolescence et le caractère rudimentaire et discutable des codes cartographiques employés interrogent sans aucun doute.
[12] Bertrand Westphal, La Géocritique mode d’emploi, PULIM, Limoges, coll. « Espaces Humains », 2000, p.9-40. Voir aussi Claude Reichler, Michel Collot et Pierre Schoentjes, par exemple.
[13] Dans la logique de l’essai David. N. Livingstone sur l’influence des contextes spatiaux et géographiques dans lesquels baignent les cultures scientifiques : Putting Science in Its Place: Geographies of Scientific Knowledge, Chicago: University of Chicago Press, 2003.
[14] Voir http://www.literaryatlas.wales/en/authors/ ; Jon Anderson, Literary AtlasPlotting a New Literary Geography, Londres Routledge, 2024 ; Matt Brown et Rhys B. Davies (textes), Mike Hall (illustrations), Atlas of Imagined Places from Lilliput to Gotham City, Londres, Batsford, « Atlases of the Imagination », 2021.
[15] David Harvey, « The cartographic imagination. Balzac in Paris », dans Dharwadker V. (dir.), Cosmopolitan Geographies : New Locations in Literature, New York, Routledge, 2001, p. 63-87.
[16] Voir la page du groupe de recherche issu de l’université de Valence : https://www.uv.es/literary-geographies-geolit/en/research-group/presentation.html
[17] Voir le projet LITEP conduit par Mathilde Labbé : https://msh-ange-guepin.fr/la-recherche/litep-la-litterature-dans-lespace-public ; voir la cartographie des toponymes relatifs à Jules Verne et à son œuvre portée par Jean Demerliac en collaboration avec le Musée Jules Verne à Nantes : https://julesverne.nantesmetropole.fr/reperes-biographiques/cartographie-des-lieux-lies-a-jv/. Voir aussi les « plans littéraires » des hôtels littéraires de la marqué éponyme. Sur le Paris de Proust, par exemple : https://plans.hotelslitteraires.fr/downloads/plan-Proust-FR.pdf.
[18] Voir J. de Bideran sur les médiations numériques ; A. Depoux, sur le patrimoine hors le livre, D. Saurier sur les lieux proustiens.
[19] Par exemple : Guides littéraires de Bruxelles, L. Brogniez et P. Aron, Université de Bruxelles ; Daniel Maggetti, Stéphane Pétermann (dir.), Lausanne : Promenades littéraires, Lausanne, Éditions Noir sur Blanc, 2017 ; « La Lorraine des écrivains » ; le projet Renom lié à la figure de Rabelais et à son œuvre à Tours et dans sa région ; les travaux de l’américaine Melanie Conroy « Mapping Balzac » par les lieux, les personnages et les événements se rapportant à l’auteur et à son œuvre.
[20] Les éditions des œuvres de G. Pérec l’illustrent (Espèces d’espaces en tête, au Seuil, par exemple), mais aussi des projets d’étude menés à partir de son œuvre : https://www.lyceelecorbusier.eu/dnmade-is/?p=4335.
[21] Pensons aux promenades sonores géolocalisées de Radio Grenouille ou aux expérimentations cartographiques de Mathias Poisson : Carole Bisenius-Penin, « Narrations de l’espace urbain : promenades littéraires et artistiques franco-québécoises. » Enjeux et société, volume 6, numéro 2, automne 2019, p. 141–163. https://doi.org/10.7202/1066696ar.
[22] On peut penser ici au projet « Carto-Hugo », développé par Delphine Gleizes sur Les Travailleurs de la mer et sa première partie, « L’Archipel de la Manche ». https://litt-arts.univ-grenoble-alpes.fr/recherche/projets-recherche/carto-hugo-cartographies-hugoliennes.
[23] Mentionnons ici les travaux conduits par F. Serra, à l’université de Genève, sur Italo Calvino : https://atlantecalvino.unige.ch/navigation?lang=it.
[24] Bertrand Westphal, Atlas des égarements. Études géocritiques, Paris, Minuit, coll. « Paradoxe », 2019.
[25] Voir, par exemple, le projet d’envergure « A Literary Atlas of Europe » (https://www.literaturatlas.eu/en/) mené par l’Institut de cartographie de Zürich et des universités de Prague et de Göttingen.