Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)
Résurgences de l’épique dans la poésie française et francophone de l’extrême-contemporain (1990-2026)
2-3 juin 2027
Sorbonne Université – Université Paris 8
Appel à communication
Depuis une vingtaine d’années, les études concernant l’épopée et l’épique se sont multipliées, avec des publications, des colloques, souvent dans une démarche comparatiste, autour de cette question[1]. Elles accompagnent la création de projets et de réseaux de recherches importants, comme le « Projet Epopée », fondé en 2015 à l’Université Grenoble Alpes par Florence Goyet, ou les rencontres récentes du Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Épopées (REARE). Florence Goyet parle d’une « véritable révolution critique[2] », dont un des premiers résultats a été de mettre au centre de l’attention l’épique moderne, soit des textes aux antipodes de ce que décrivaient les travaux sur Homère ou Virgile. Elle évoque ainsi une « approche par les marges[3] ». L’approche critique la plus répandue a en effet consisté à interroger les frontières floues du genre : il s’est agi, pour des spécialistes du XIXè et du XXè siècles, de se pencher sur la relation très ambiguë que ces siècles entretenaient avec l’épopée, entre nostalgie, refus véhément et tentative de recréation. En somme, l’épique relaie alors l’épopée, « il s’offre pour la relayer et, comme un génotype latent, nourrir des phénotypes (textes) variés, mutants, magnétisés par la démesure et l’immensité d’un épos qui trouve ainsi de multiples relais et des ‘‘seconds souffles’’[4] ».
Ce flou mérite que l’on s’y arrête et qu’on l’interroge. Il est certain que l’épopée n’est pas facile à prendre sous l’objectif. Mais peut-être faudrait-il retourner la perspective et se dire que ce qui est un danger, une difficulté, pour la recherche, est une chance pour l’écriture : nous entendons par là que ce continuum entre l’épique au sens le plus vague et l’épopée au sens strict, s’il empêche de définir l’épopée, permet en revanche d’en recycler en ensemble unitaire des éléments virtuellement contradictoires.
Un corpus reste à constituer. Les nouvelles épopées en vers libres d’Anne Weber, Antoine Wauters, et Laura Vazquez ; le Cycle des exils de Patrick Beurard-Valdoye (soit un ensemble de livres enchevêtrant les strates d’une histoire de l’Europe) ; les Chants d'utopie de Brice Bofanti ; Centre épique de Jean-Michel Espitallier ; Porte du soleil de Christophe Manon, paru chez Verdier ; Chant des chants de Patrick Quillier ; les textes de Pierre Vinclair et Jacques Darras, ainsi que leurs travaux théoriques sur l’épique et le réinvestissement dans leur propre écriture de cette réflexion. Il faudrait aussi évoquer Jacques Darras – auteur de La Maye[5], poème fleuve composé de 1988 à 2016, et de l’essai aux allures de manifeste Épique ! Le poète dans le temps[6].
Dans le domaine des poésies francophones postcoloniales, on a volontiers décelé un horizon épique dans le Cahier d’un retour au pays natal de Césaire, Les Indes de Glissant ou dans certaines pièces des Éthiopiques de Senghor. On trouve aussi des échos nets de l’épique dans la poésie québécoise de la deuxième moitié du xxe siècle, que l’on pense à la cartographie lyrique du pays dans L’Homme rapaillé de Gaston Miron[7] ou au souvenir de la guerre qui hante Mémoirede Jacques Brault[8]. Cette catégorie semble moins mobilisée pour des corpus plus récents, tandis que la geste anticoloniale a fait place à la désillusion ou au soupçon, qui s’actualisent plutôt dans le lyrisme ou la satire. Pourtant les textes contemporains, en se confrontant aux questions de la migration (Ananda Devi, Ceux du large[9] ; Tanella Boni, Insoutenable frontière[10]) ou de l’écologie (Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique[11] ; Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre[12]) réactivent une dimension épique, notamment dans sa veine odyséenne.
Le flou précédemment évoqué n’est donc pas seulement un problème théorique : il constitue véritablement une chance pour l’écriture contemporaine, qui peut puiser dans l’épopée des éléments hétérogènes — ampleur, tension collective, rapport à l’histoire, voix de récitation, motifs de voyage ou de catabase — sans reconduire ses normes anciennes.
Parmi les premiers traits définitoires des textes composant le corpus d’études, un premier point à souligner est que nous avons une qualification générique qui n’est pas seulement affaire de réception. Il y a, chez plusieurs auteurs contemporains une intention explicite d’inscription dans la lignée de la poésie épique. Elle peut apparaître dans des titres ou des sous-titres comme chez Anne Weber[13], Mochoachi[14] ou Sylvie Kandé[15]. Parfois, un discours d’escorte est amené à faire le lien comme chez Christophe Manon[16].
Tous ces textes vont bien sûr se caractériser par la reprise, l’actualisation, voire le détournement d’un certain nombre d’éléments précis du code de l’épopée (comme l’ampleur du style ; l’oralité, via la présence d’un récitant) ; ils vont également se caractériser par leur relecture de certains thèmes et motifs classiques de l’épopée (ainsi le bellicisme, ou le motif de la descente aux enfers...). Mais là n'est peut-être pas l’essentiel. Un point qui nous semble autrement plus important, c’est que ces œuvres, en recommençant l’épopée de manière souvent plus modeste et plus humble, nous conduisent, à partir de cette ambition épique renouvelée, à repenser les relations entre poésie et histoire.
Ces textes peuvent en effet permettre de réfléchir à la façon propre à la poésie de dire l’histoire, les événements collectifs ; à la façon, notamment, dont la poésie peut exprimer les traumatismes de l’histoire. Dans son essai Épique ! Le poète face au temps, à partir d’une méditation sur la première guerre mondiale et l’impossibilité de « regonfler le genre épique au lendemain de cette saignée[17] », Jacques Darras explique son désir de composer une épopée qui, tout en abandonnant la fascination pour la guerre, garderait l’ambition totalisante du genre, au service de la paix européenne : « Éparpillé jusqu’à l’éclat, le sujet européen ne peut se satisfaire quant à lui ni des anciennes idéologies nationales, ni d’aucune forme de totalitarisme sommaire. Comment faire un tout sans hypothéquer les parties serait notre manière à nous de poser le problème. C’est un problème politique, assurément, mais tout autant un problème poétique[18]. »
Le cycle des livres de Monchoachi sous-titrés « Lémisté »[19], cycle qui se déploie depuis plus d’une dizaine d’années, revient quant à lui sur le peuplement de la Caraïbe et des Amériques en interrogeant la naissance de la culture et de la langue créole, dans sa diversité. Les odyssées collectives entrent en écho avec les entremêlements des pratiques culturelles et linguistiques, dont le texte rend compte dans une langue privilégiant les effets de rupture et les glissements d’une langue à l’autre, notamment du français au créole (et inversement).
En revenant sur le passé, ces textes entendent donc aussi interroger voire servir le présent ; ils s’inscrivent tout à fait, de ce point de vue-là, dans la tradition de l’épopée – puisque comme le rappelle Florence Goyet, à travers un récit du passé, il s’agit toujours, pour l’épopée, de réinterpréter le présent, de l’éclairer. Même quand les poètes se tournent vers le passé – que ce soit la période de la seconde guerre mondiale ou celles, plus lointaines, des conquêtes coloniales– nous avons bien un travail au présent, pour le présent, et aussi avec des outils formels du présent. En effet, ces textes dialoguent avec le genre de l’épopée tout en entendant inventer des formes artistiques nouvelles pour rendre compte du témoignage des anciens et des traces du passé : le narré chez Patrick Beurard-Valdoye, la réminiscence du récit de voyage chez Sylvie Kandé, les élégies documentaires chez Muriel Pic ; la langue hybride de Monchoachi… Songeons aussi au travail formel de Christophe Manon pour que le flux narratif de l’épopée trouve à s’allier avec la stase définitoire du poème moderne, ou encore à celui d’Oliver Rohe, pour parvenir à écrire, avec Chant balnéaire, « une épopée de la vie ordinaire, de la vie ordinaire en temps de guerre[20] ».
Ces œuvres nous renvoient par ailleurs à la question de la distance ou de l’adhésion au présent que pose la récupération de l’épopée par la poésie moderne. Porte du soleil de Christophe Manon trace un double pèlerinage filial et épique, en se plaçant d’emblée sous le patronage littéraire de Virgile et de Dante, mais il n’en est pas moins un livre aux prises avec son époque, avec la politique de son époque. Dans un entretien pour Diacritik, Manon a recours au terme de « chronique[21] » pour justifier cette inscription des représentants du pouvoir politique au sein de son récit. Or associé à un désir d’épopée clairement assumée et revendiquée, le mot « chronique » vient ancrer le genre dans une actualité brûlante au lieu de le renvoyer à la distance de l’histoire. On trouve également des échos de l’actualité internationale chez Samar Chaaban, avec l’évocation du conflit israélo-palestinien[22], ou chez Joëlle Sambi, avec la logique extractiviste à l’œuvre en Afrique centrale[23].
Autre point récurrent dans plusieurs de ces « nouvelles épopées » : la façon dont elles se font épopée d’un moi pluriel, exploration d’une histoire personnelle élargie, qui inclue l’histoire d’une région, d’une nation, d’un espace... Avec le long poème narratif La Maye, Jacques Darras passe contrat avec un lieu géographique précis, et sinueux, soit le fleuve qui donne son titre au poème, fleuve cheminant dans ce territoire du Nord qui fut ouvert à toutes les invasions militaires ; et il retisse, à partir de son cours, les liens entre mémoire individuelle et mémoire commune [24]. Apparaît ainsi un nouveau mode d’épopée où l’autobiographique, le narratif et le rythmique se croisent et dialoguent dans la conscience plus ou moins intense du temps et de l’espace. Dans ce type de démarche, l’inscription du « moi » dans un collectif plus large peut prendre des allures de parodie épique, comme dans Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed de Selim·a Atallah Chettaoui[25].
L’épopée pourrait sembler incompatible avec le prosaïsme du monde moderne. Or force est de constater que l’acte d’inscription dans la tradition épique peut être mis au service de la représentation d’un univers contemporain marqué par ce « prosaïsme de la modernité », avec des épopées résolument au et du présent, embrassant sans réserve leur époque et leur espace. Avec son Livre du large et du long, Laura Vazquez raconte le voyage d’une voix et d’un corps pluriel dans le magma du monde qui les entoure, des choses les plus intérieures (sensations) aux plus larges (guerre, populations humaines)[26]. Cette tentation de déborder le lyrisme par une dimension cosmogonique qui inscrit un prolongement épique au projet poétique peut se lire dans certains recueils d’Amina Saïd, comme Gisements de lumière[27], qui fait coïncider l’émergence du sujet lyrique avec une représentation de la naissance du monde. Songeons également à l’initiation à la vie en milieu naturel à laquelle nous invite Gabrielle Filteau-Chiba dans La Forêt barbelée[28]. Cette dimension cosmogonique où le sujet lyrique se situe par rapport à un collectif est également très présente dans la poésie contemporaine autochtone au Québec, comme chez Natasha Kanapé Fontaine[29].
D’ailleurs, on pourrait s’essayer à une sorte de classification des tentations épiques contemporaines, avec des tentations plutôt homériques, des tentations plutôt bibliques, le modèle Whitman, aussi, qui imprègne l’œuvre de Pierre Vinclair, proche d’une certaine prosodie visuelle américaine.
On pourra donc se demander quelles épopées les poètes du XXIème siècle tendent à écrire. Une épopée des petits, avec le choix de se tourner vers des vies plus « minuscules » ? L’épopée d’un corps, d’une voix, le « je », confronté à la violence du monde, étant, chez Laura Vazquez, Selim·a Atallah Chettaoui ou Oliver Rohe, comme un centre atomique, atomisé dans ses sensations ? Des épopées mettant l’ambition totalisante du genre au service de la paix européenne ou mondiale ? Bien sûr, se demander quelle épopée ces poètes veulent écrire, quel récit collectif ils et elles tendent à construire, c’est réfléchir aux valeurs qu’ils et elles veulent proposer à la société et, partant, nécessairement interroger la place et le rôle de la poésie dans la cité. Tanella Boni s’interroge ainsi : « Explorons les accidents de la grande histoire / Afin d’apercevoir notre place incongrue[30] ». Cette place et ce rôle pourront aussi être étudiés en se penchant sur ces performances qui tendent à rendre le texte épique à son statut originel de co-construction entre public et récitant, le public physiquement présent influant par ses réactions sur la récitation et la composition.
Il sera également intéressant de réfléchir à la tension ou à la porosité avec le récit, et d’inscrire cette réamplification du format du poème dans l’histoire de la poésie. Il y a eu, chez plusieurs écrivains modernistes, un « renouvellement du poème qui s’est effectué par un ressourcement narratif et épique », ainsi que le montre bien Emilien Sernier dans son ouvrage Une saison dans le roman[31]. On peut trouver ce type d’ambivalence générique chez Laura Vazquez, Antoine Wauters, Dany Laferrière ou Jacques Darras.
Ailleurs, au contraire, l’épopée peut apparaître en filigrane dans des pièces plus brèves, à l’état de question, de prolongement possible ou d’horizon du texte, notamment quand les créateurs ou créatrices pratiquent aussi des performances qui donnent à leurs phrases l’ampleur et le rapport au collectif de certaines pratiques traditionnelles épiques. On pense ici, entre autres, à la poésie slam de Marc Alexandre Oho Bambe[32] ou de Joëlle Sambi.
Enfin, plusieurs de ces nouvelles épopées du XXIème siècle brouillent les frontières entre fiction et non fiction, montrant que la poésie est traversée par les mêmes tensions que la production contemporaine dans son ensemble. Il y a une tension, chez certains auteurs, entre des textes procédant à partir de sources documentaires et des récits fictionnels ; leurs écrits permettent alors aussi de réfléchir à la ligne de partage entre invention et documentation. On pourrait trouver des exemples chez Anne Weber, Patrick Beurard-Valdoye et bien d’autres.
Il nous semble donc qu’il faut prendre au sérieux l’aspiration de plusieurs poètes du XXIème siècle à établir un dialogue avec la tradition épique, à se l’approprier, la réélaborer, dans leur propre perspective.
Le colloque aura lieu à Paris les 2-3 juin 2027. Les propositions de communications (titre, résumé d’environ 300 mots et brève notice bio-bibliographique) sont à adresser avant le 28 septembre 2026 à Pauline Flepp (pauline.flepp@gmail.com) et à Florian Alix (florian.alix.13@gmail.com).
Comité scientifique :
· Benoît Auclerc (Université Lyon 3)
· Olivier Belin (Sorbonne Université)
· Maxime Del Fiol (Université Montpellier Paul Valéry)
· Laure Michel (Université Lyon 2 Lumière)
· Delphine Rumeau (Université Grenoble Alpes)
· Nathalie Watteyne (Université de Sherbrooke)
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[1] Saulo Neiva, Désirs et débris d’épopée au XXe siècle, Bern, Peter Lang, 2009 ; Delphine Rumeau, Chants du Nouveau Monde. Épopée et modernité, Paris, Classiques Garnier, 2009 ; Cédric Chauvin, Référence épique et modernité, Paris, Honoré Champion, 2012 ; Vincent Dussol, Elle s’étend l’épopée. Relecture et ouverture du corpus épique, Bruxelles / New York, Peter Lang, 2012 ; Inès Cazalas et Delphine Rumeau (dir.), Épopées postcoloniales, poétiques transatlantiques, Paris, Classiques Garnier, 2020 ;
[2] Florence Goyet, "L'Épopée (première partie)", Bibliothèque comparatiste, n. 5, 2009, URL : https://sflgc.org/bibliotheque/goyet-florence-lepopee-premiere-partie/, page consultée le 15 avril 2026.
[3] Ibid.
[4] Daniel Madelénat, « Présence paradoxale de l’épopée : hors d’âge et sur le retour », Désirs & débris d’épopée au XXe siècle, op. cit., p. 383.
[5] Jacques Darras, La Maye, Pantin, Le Castor Astral / In’hui, 2016.
[6] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 185.
[7] Gaston Miron, L’Homme rapaillé, Montréal, Typo, 1996 [1970].
[8] Jacques Brault, Mémoire [1965], dans Œuvres, ed. François Dumont, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2023.
[9] Ananda Devi, Ceux du large, Paris, Bruno Doucey, 2017.
[10] Tanella Boni, Insoutenable Frontière, Paris, Bruno Doucey, 2022.
[11] Samy Manga et Caroline Despont, Opinion poétique, Paris, L’Harmattan, 2020.
[12] Louis-Philippe Dalembert, En marche sur la terre, Paris, Bruno Doucey, 2017.
[13] Anne Weber, Annette, une épopée, Paris, Seuil, 2020.
[14] Monchoachi, L’Espère-geste, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2002.
[15] Sylvie Kandé, Gestuaire, Paris, Gallimard, 2016 ; La Quête infinie de l’autre rive, Paris, Gallimard, coll. « Continents noirs », 2011.
[16] Christophe Manon, Porte du soleil, Lagrasse, Verdier, 2023.
[17] Jacques Darras, Épique !, op. cit., p. 129.
[18] Ibid., p. 157.
[19] Monchoachi, Lémistè, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2013 ; Partition noire et bleue, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2016 ; Fugue vs fug, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2021 ; Stretti : la confrontation, Bussy-le-Repos, Obsidiane, 2024.
[20] Oliver Rohe, Chant balnéaire, Paris, Allia, 2023, quatrième de couverture.
[21] Christophe Manon, « Tout le livre est la légende dorée d’une banale famille de ritals », entretien avec Johan Faerber, Diacritik, en ligne, 22 mars 2023, URL : https://diacritik.com/2023/03/22/christophe-manon-tout-le-livre-est-la-legende-doree-dune-banale-famille-de-ritals-porte-du-soleil/, consulté le 14 avril 2026.
[22] Samar Chaaban, Des montagnes sous la langue, Toulouse, Blast, 2025.
[23] Joëlle Sambi, Et vos corps seront caillasses, Montreuil, L’Arche, 2024.
[24] Jacques Darras, « Entretien de Marie Étienne avec Jacques Darras », En attendant Nadeau, 3 juillet 2018, URL : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2018/07/03/entretien-darras/, consulté le 15 avril 2026.
[25] Selim·a Atallah Chettaoui, Des odeurs de bretzels, de barbecue et de weed, Paris, 10 pages au carré, 2022.
[26] Laura Vazquez, Le Livre du large et du long, Paris, Éditions du sous-sol, 2023.
[27] Amina Saïd, Gisements de lumière, Paris, La Différence, coll. « Clepsydre », 1998.
[28] Gabrielle Filteau-Chiba, La Forêt barbelée, Montréal, Éditions XYZ, 2022.
[29] Voir par exemple Natasha Kanapé Fontaine, Manifeste Assi, Montréal, Mémoire d’encrier, 2010.
[30] Tanelle Boni, « L’eau sans âge », Insoutenable frontière, op. cit., p. 123.
[31] Émilien Sernier, Une saison dans le roman. Explorations modernistes d’Apollinaire à Supervielle (1917-1930), Paris, José Corti, coll. « Les essais », 2022.
[32] Voir Marc Alexandre Oho Bambe, Carnet de vertiges. Anthologie à fleur d’encre, Paris, Points, coll. « Poésie », 2025 [2017].