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États du livre. Un dossier d'en-attendant-nadeau.fr

États du livre. Un dossier d'en-attendant-nadeau.fr

Publié le par Marc Escola

Le site en-attendant-nadeau met en ligne le premier volet de son dossier estival : "États du livre"

On peut lire dans le premier volet de notre dossier estival : « Nous ne cessons jamais de transformer les livres. » Façon de dire que les livres ne cessent jamais de nous transformer. Ils font de nous des lecteurs de toute nature, ils suscitent nos interprétations et parfois nous incitent à écrire à notre tour. Cette circulation permanente de la lecture à l’écriture fait du livre un objet particulièrement vivant pour nous.

Un dossier coordonné par Pierre Senges | Hors-série n° 9 : États du livre.

Éditorial, par Pierre Senges

Que faisons-nous des livres ?, par Tiphaine Samoyault 

Que devient un livre entre les mains des critiques ? Répondre à cette question suppose de comprendre le fonctionnement d’un comité éditorial. Celui d’En attendant Nadeau né d’une aventure collective en 2016 à la suite de La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau. 

« Une aventure de langue » : entretien avec Marie-Hélène Lafon, par Isaure Hiace

Marie-Hélène Lafon nous parle de son rapport à la lecture et à l’écriture. Deux activités qui ont été pour elle la voie d’une certaine libération et ont fait d’elle une aventurière de la langue. 

Cryptique, par luvan

De quelle manière, concrètement, écrit-on un livre ? luvan, autrice des romans Agrapha et Nout, raconte comment elle est descendue dans la crypte de l’abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard pour travailler une scène d’enfermement. Et comment l’histoire du lieu l’a rattrapée.  

Preuve de dépôt, par Frédéric Forte

Il existe des livres sans titre ou aux titres changeants ou arbitraires. D’autres restés à l’état de brouillons. Parfois, il faut proclamer un titre, officiellement, comme on dépose un nom, pour lui donner naissance. 

Y a-t-il encore de la critique ?, par Pascal Engel

Comme la question « Que faire ? », la question « Qu’est-ce que la critique ? » demande à être reposée régulièrement. Il s’agit entre autres de savoir comment, dans un temps de polémiques artificielles (querelles personnelles), on peut être encore sévère et juste.

Les voix dans ma tête, par Santiago Artozqui

On déplore souvent une diminution de la lecture et des lecteurs. Mais si le peuple des lecteurs est très divers, les modalités de lectures sont aussi multiples. Et certaines d’entre elles, enchanteresses, incitent au dialogue. 

Ghost writer, par Jane Sautière

Lire est une des versions de l’avidité, surtout quand lire se pratique à l’enfance. Quand vient le moment de passer à l’écriture, de l’autre côté du miroir, la page blanche devient à la fois source de désir et d’embarras. 

Épreuves, vous avez dit épreuves ?, par Roger-Yves Roche

Entre les brouillons et le livre se tient le jeu d’épreuves non corrigées. Il est à la fois le privilège du critique littéraire, son avant-première, et un possible fardeau. Le mot épreuve change alors de sens et fait lire autrement.

De la galaxie Gutenberg au numérique, par Alain Roussel

Les livres tiennent compagnie sans fatalement condamner à la solitude. Bien souvent, ils provoquent des rencontres, et quand le lecteur devient à son tour écrivain puis critique, les auteurs chroniqués composent une émouvante liste d’amis. 

« L’éditeur lent » : entretien avec L’Oie de Cravan

Il y a trente-quatre ans naissait une oie étrange, de l’autre côté de l’Atlantique : L’Oie de Cravan. C’est le nom d’une maison d’édition montréalaise, indépendante, cousue main, attentive à la beauté de ses livres et à la poésie, où qu’elle se trouve. par Anna-Livia Marchaison.

Objectif livre

Les livres s’offrent à notre lecture, c’est entendu. Mais pas seulement ! Ils sont faits aussi pour être regardés, saisis, feuilletés, admirés comme des tableaux ou manipulés comme des dispositifs. Polymorphes, ils servent aussi parfois de presse-papier. par Sophie Ehrsam

Faire vivre l’Utopie

Il y a un demi millénaire et des poussières, un éditeur de Louvain publiait Utopia de Thomas More, accompagné d’illustrations et d’un alphabet utopien. Graveurs et fondeurs travaillant sur le livre prennent ici la parole et déploient un savoir immense. par Gérard Vindt

Passage

Montaigne écrit : « Je ne peins pas l’être, je peins le passage. » Dans cette phrase, on peut remplacer être par livre sans rien perdre au change. L’essentiel est que les livres circulent de main en main, comme les idées d’une conscience à l’autre. par Hélène Frédérick

Clé de sans

Que se passe-t-il si un livre, comme au cours d’un rêve de demi-sommeil, devient un pur objet, indépendant de toute écriture ? Il lui reste étonnamment quelque chose de littéraire, comme si son étoffe était faite d’alphabet. par Fabien Courtal

Le petit prêtre, le mycélium et le scorpion

Dans son fragment D 632, Georg Christoph Lichtenberg affirme : « On pourrait appeler un livre une sorte de tout ce qu’on peut. » Cette fois encore, impossible de lui donner tort, l’expérience littéraire (et pas seulement) le prouve. par Grégoire Sourice.

Les mots émis

Entre une liseuse et un écran de téléphone, le livre « en papier » continue de se faufiler. On le reconnaît d’ailleurs au fil reliant ses cahiers l’un à l’autre, pour les faire tenir ensemble. Il n’est pas interdit d’y voir une métaphore. par Justine Arnal et Antoine Mouton.

L’amour et la haine des livres

Certains livres ont une façon intense d’être présents, pas étonnant alors si les souvenirs qui s’y rattachent sont précis : une coquille dans les Œuvres complètes d’Isidore Ducasse, la marque d’un clou dans un livre ayant servi de marteau. par François-René Simon.

Valse des concentrations dans l’édition

L’édition française traverse une zone de turbulence, peut-être plus sérieuse que les précédentes. Pour en avoir une vision claire, il est utile d’élargir le cadre et d’inscrire les mouvements actuels dans un panorama plus général. Exercice urgent pour penser la réalité et ses contraintes avec le plus de lucidité possible. par Gisèle Sapiro.

L’édition indépendante en sursis : entretien avec les éditions du commun

La crise touchant le distributeur Makassar menace l’existence de nombreux éditeurs indépendants. Elle révèle aussi le caractère délétère de la concentration éditoriale. État des lieux avec Sylvain Bertrand, fondateur des éditions du commun. par Baptiste Fauché.

Traîner chez Gibert

Bien sûr, il y a les éditions rares, les grands-papiers et les beaux livres de Noël. Mais les livres sont, pour nombre de lecteurs, une denrée bon marché, notamment lorsqu’on les déniche dans des librairies d’occasion. C’est ce qui nous les rend chers. par Dominique Fabre.

Entre diable et moineaux

Sur un boulevard de Paris, autour des grands magasins, quelques débrouillards sans papiers s’organisent pour faire commerce, clandestinement, d’une denrée furtive. Il ne s’agit pas de fentanyl, mais d’un stupéfiant plus honnête : le livre à trois sous. par Paolo Renoux.

Une espèce en voie de disparition ?

On voit parfois dans le livre une espèce en voie de disparition. Prendre cette métaphore au pied de la lettre, et faire un détour par la Finlande et par la traduction, nous aide à mieux comprendre l’économie du livre, qui est assurément une écologie. par Claire Saint-Germain.

L’école buissonnière

L’éditeur est un animal méconnu. Il conviendrait de l’observer au cours de son travail quotidien, entre poésie et cartons de livre, lectures passionnées et comptabilité. Il y a mieux encore : l’éditeur est ici, à quatre mains et des deux genres, l’observateur de lui-même. par Maël Guesdon et Marie de Quatrebarbes.

Coach House Books : l’édition de ruelle

Le lecteur est invité à faire un détour par Toronto dans l’Ontario, pour visiter la maison d’édition Coach House Books, fondée en 1965. Et découvrir à cette occasion « un paradoxe constitutif des lettres canadiennes ». par Julien Lefort-Favreau.

Paris Librairies : entretien avec Alice Kneusé

Il y a plus de dix ans, pour contrer les grands groupes de vente en ligne, des libraires indépendants ont choisi de proposer leurs propres plateformes, à Paris ou en région. L’idée étant d’inviter toujours le lecteur à pousser la porte d’une librairie. Pari réussi ! par Pierre Senges.

Pathologies livresques

Les livres inspirent la sympathie, jusqu’à l’amour. Vient pourtant le moment où l’amour démesuré que nous leur portons prend une forme pathologique, ou se renverse en méfiance. La diversité des livres engendre une grande diversité de folies. Petit inventaire. par Jean-Paul Champseix | États du livre (été 2026), Littérature étrangère, Littérature française  

Un livre du passé à venir

On a écrit des livres sur des sujets divers, pas un ne semble avoir échappé à notre désir d’écrire. Mais un livre prend un plaisir particulier à parler de livres. Ici, il s’agit d’écrire au sujet d’un livre évoquant des livres. Transmissions en abyme. par Marie Cosnay

Ce que font certains livres

La folie du livre peut prendre une forme douce, elle est alors durable. C’est ce qui arrive quand une poignée d’amis se passionnent pour un auteur discret mais fondamental : en l’occurrence, le grand écrivain argentin Juan José Saer. par Olivier Rolin

La bibliothèque

Un récit d’une grande liberté où l’on assiste à un étrange dédoublement de personnalité, ou pour être plus juste un dédoublement de bibliothèque. La folie comme l’art a parfois trait à l’inutile. Comment les départager ? Voyons voir.  par Mika Biermann

Le livre pariétal de Fernando Oreste Nannetti

Découvrez une forme très rare de livre : le livre pariétal d’Oreste Fernando Nannetti, écrit sur les murs d’un hôpital psychiatrique, au siècle dernier. Un cas qui a nourri de nombreuses œuvres et qui inspire les notes qui suivent. par Franck Manuel

« Je ne voulais pas regretter plus tard de ne pas avoir essayé » : entretien avec Antoine Peuchmaurd

Ouvrir une librairie est un acte d’une grande audace. Ouvrir une librairie dans un village corrézien semble bien téméraire. Fabriquer soi-même les étagères de sa librairie a de quoi inspirer une nouvelle. Voici les aventures d’un libraire-menuisier. par Pierre Senges 

Rivière de mots 

Se plonger dans l’imaginaire des livres d’enfance ne signifie pas se perdre définitivement dans l’irréel. Leur lecture permet de reconnaître après coup « le fantastique jardin des rêves vécus autant qu’imaginés ». par Maurice Mourier.

Une petite nef des fous

La Nef des fous de Sebastien Brant embarquait des bavards, des querelleurs, des cupides et des vaniteux. Nous vous proposons ici de découvrir une autre nef, plus aimable, remplie de livres, d’écrivains et de lecteurs. par Lionel Bourg.

La bibliothèque ou la nouvelle ZAD

À une époque où le livre se dématérialise sous nos yeux, part en fumée ou est banni des écoles, il est urgent de faire de chaque bibliothèque une zone à défendre. À commencer par lui redonner ce caractère d’évidence qu’elle a pu avoir pour le lecteur. par Maxime Decout 

Le livre et nous

Ici ou là-bas, en France ou en Argentine, les livres s’évaporent. Mais comme on ne se sent à l’abri que dans leur compagnie, il faut les imaginer triompher à la fois des plateformes numériques et des boucheries bovines. par Sergio Aquindo

Quelques pensées en vrac sur les livres

Certains confient leur livre (numérique) à une application pour qu’elle le lise à leur place. D’autres embauchent un designer de bibliothèque pour avoir l’air cultivé. Heureusement, même en Amérique, l’amour des livres se perpétue vaille que vaille !  par Carl Watson

24 février 2022 : quel impact sur le monde éditorial français ?

Depuis le déclenchement de la guerre, la littérature ukrainienne a pris une place différente en France. Reconnaissance, militance, réévaluation, engagement : c’est « une armée pacifiste de poètes » qui se rassemble. par Aline Bieth

Parler sans savoir à qui

Comparer le livre, tel qu’on le connaissait, aux « nouveaux objets culturels » ne revient pas simplement à comparer le papier au numérique. Si les plateformes répondent à nos demandes, le livre, lui, nous parle et nous apprend des choses.  par Stéphane Lalut

Rendre compte des temps troublés

Les lieux de liberté se font de plus en plus rares. Pour Apolline Limosino, journaliste culturelle indépendante, l’un de ces lieux est précisément En attendant Nadeau. Elle interroge la place du journal et la manière dont il transmet les textes.  par Apolline Limosino

Le livre égaré

On ne possède pas les livres. Ils viennent d’un autre endroit, d’un autre temps et s’en vont ailleurs. Il faut les saisir au passage, comme ici, en poète, on explore la bibliothèque paternelle et l’on plonge dans un ouvrage singulier : Les bâtisseurs de royaumes. par Marie Étienne

Le Livre des anges

Poète et éditrice, Cole Swensen vit en Californie. Avec une brièveté stupéfiante et une certaine grâce, elle nous fait parvenir de l’autre côté du monde un fort bienvenu éloge du livre. par Cole Swensen

La poésie comme un boomerang

La poésie représente moins de 0,5 % du chiffre d’affaires global de l’édition française. Cette discrétion est peut-être ce qui la rend libre et lui permet de survivre sur de multiples supports et de diverses façons. Une manière de résister et d’inventer des formes.  par Clément Ribes.

Le Square : entretien avec Nicolas Trigeassou

Depuis plus de 70 ans, Le Square est la librairie de référence à Grenoble. Nicolas Trigeassou, son directeur, nous parle de la relation singulière qui s’y créée et évoque les changements récents de son métier.  par Pierre Senges.

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