L’œuvre de Tolkien est une implacable dénonciation du pouvoir, dont les formes les plus tyranniques sont explicitement accusées d’être responsables des violences qui dévastent la Terre du Milieu et ses habitants. Pourtant, depuis quelques décennies, l’extrême droite multiplie les tentatives d’accaparement de l’univers tolkienien. En effet, stratèges et intellectuels à la solde des réactionnaires qui briguent le pouvoir, ou qui l’ont déjà pris, tentent de combler un vide culturel. Pour ce faire, ils ne trouvent rien de mieux que d’essayer de s’approprier une œuvre populaire, certes, mais qui défend l’exact opposé de ce que prône leur idéologie.
Sommaire
Prologue
Tolkien. Inventeur d’un monde, créateur d’un genre
Expérience ou influences?
Le conte de fées contre les machines
Profil d’une oeuvre
L’héroïsme tranquille
En toute lenteur et simplicité
Éloge du don
Sobriété bien ordonnée
«Les arbres n’appartiennent qu’à eux-mêmes»
Une écologie combattante
Mi-homme mi-arbre
Machines fascistes
La paix retrouvée
Un catholique de stricte obédience
Un livre antiraciste?
Un livre antifasciste?
Conclusion.
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On peut lire sur laviedesidees.fr un article sur cet ouvrage :
"Les hobbits sont-ils de gauche ?", par Aude Mairey
Jusqu’à quel point l’œuvre de J. R. R. Tolkien se prête aux lectures politiques ? Entre critique de la modernité industrielle, préoccupations écologiques et rejet des formes de domination, la Terre du Milieu continue d’alimenter les interprétations concurrentes.