Précieuse nature ! La Renaissance et le vivant. Numéro anniversaire SFDES 2028 - 50 Naturalia (revue Seizième-siècle)
Pour son 50e anniversaire en 2028, alors que notre époque s’inquiète des menaces pesant sur la biodiversité, et se préoccupe du bien-être animal comme de la souffrance arboricole, la SFDES organise un numéro spécial de la revue Seizième Siècle qui portera sur l’écologie de la Renaissance, en réfléchissant à la manière dont la Renaissance pense, perçoit et donne à lire ou à voir le vivant.
50e année oblige, ce numéro rassemblera 50 Naturalia, animaux ou végétaux, de manière à former une sorte d’inventaire-herbier-bestiaire (soit un inventherbiestiaire) qui se demandera à travers 50 items comment le XVIe siècle invente ses manières de dire les formes du vivant.
De la touffe d’herbe au rhinocéros, Dürer à lui tout seul concentre l’intérêt de porter son regard et vers le très proche, très banal état d’une nature laissée à sa liberté herbue, et vers le non moins rare et bizarre animal cuirassé. La force de l’image, diffusée aussi largement parfois que les écrits, se double de celle du texte pour dire, après les Anciens, les poissons, les oiseaux, les jardins, la nature foisonnante et diverse, qu’elle soit mise en scène dans des célébrations de la Création, du jardin d'Eden ou du Déluge, par des profils arcimboldesques, des voyages ultramarins, des allégories ou des « natures mortes ». Ce numéro de revue est ouvert à toutes les disciplines, histoire de l’art, histoire des représentations, musique, histoire des lieux (ménageries, géographie des espaces lointains) et des arts ou techniques (chasse, horticulture), histoire des sciences et des pratiques savantes, littérature, philosophie par exemple.
Proches ou lointains, nuisibles ou comestibles, sauvages ou délicats, géants ou minuscules, merveilleux ou ordinaires, les animaux et les végétaux ne remplissent pas seulement les pages des traités d’histoire naturelle. Ils interviennent, littéralement ou métaphoriquement, en poésie amoureuse, poésie scientifique ou satirique, dans les récits fabuleux et fictifs, les ouvrages d’édification, en philosophie, en théologie, dans le registre de la polémique, de la morale, dans les traités médicaux et les régimes de santé, les collections de curiosités, les jardins, les récits de voyage, etc.
Les propositions de contribution ne viseront pas l’exhaustivité, mais choisiront de se concentrer sur une étude de cas à considérer chez un ou plusieurs auteurs, par exemple la puce chez Ronsard et quelques autres poètes ; le dindon chez Belon ; les lézards des emblèmes ; la figue des adages ; le chardon chez tel graveur ; les mouches bovines ; l’onocrotale ; le melon ; le poivre ; la girafe, etc. Le texte final demandé sera de 8000 signes maximum par article, avec (le cas échéant) une illustration libre de droits. Les propositions, réduites à une demi-page, sont attendues sous une entrée animalière ou végétale, avec un bref aperçu du corpus envisagé.
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Date limite de soumission des propositions : 15 octobre 2026 (à adresser à sfdes.naturalia50@gmail.com )
Réponse aux auteur.rice.s le 15 novembre 2026.
Date limite de remise de l’article : fin janvier 2027.