Édition
Nouvelle parution
Fleur Jaeggy, Les années bienheureuses du châtiment

Fleur Jaeggy, Les années bienheureuses du châtiment

Publié le par Marc Escola

Traduction de l'italien par Jean-Paul Manganaro

Postface de Gabriella Zalapì

Un internat planté au cœur d’un paysage de carte postale, qui recèle « quelque chose de calmement obscur et un peu malade » : une société enfantine comme de guingois, faite de courants d’air, de débrouillardise en solo, d’une forme d’amour dure et absolue, autant un éveil à la sensualité qu’une mécanique d’alliance face à la répression de l’établissement. La narratrice ne fait pas exception. Mais lorsqu’elle fait la connaissance de Frédérique récemment arrivée, elle n’a plus d’yeux que pour la nouvelle, dont elle admire l’attitude secrète, indifférente, dont elle copie l’écriture, qui lui semble savoir tout sur tout. Entre elles se tisse un lien tacite, très dépouillé : « Aujourd’hui encore je n’arrive pas à dire que j’étais tombée amoureuse de Frédérique. » En écho à son propre travail, l’écrivaine et plasticienne Gabriella Zalapì signe une postface personnelle à ce roman à l’écriture efficace, crue comme les courants d’air de l’internat.

Fleur Jaeggy est née à Zurich en 1940. Après avoir fréquenté divers internats en Suisse, elle s’établit en Italie, où elle se lie d’amitié avec Ingeborg Bachmann. Les années bienheureuses du châtiment (1989) est son roman le plus célèbre, lauréat du prestigieux prix Bagutta. Tout l’univers littéraire de l’autrice est concentré dans ce texte qui met en scène la vie en internat, le strict contrôle des sentiments et des émotions, les actes de rébellion qui acquièrent une intensité rare. Fleur Jaeggy obtient le Grand prix suisse de littérature 2025.

Revue de presse sur le site de l'éditeur…

On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cette réédition :

"Le feu au lac", par Feya Dervitsiotis

Fleur Jaeggy est si discrète, si rétive aux interviews, que l’on s’étonne de découvrir qu’elle est encore en vie. Les années bienheureuses du châtiment (1989), sorte d’Opoponax semi-autobiographique de l’adolescence féminine, reparaît en poche grâce aux éditions Zoé. L’occasion de retrouver cette autrice suisse de langue italienne à la fois célèbre et inconnue, dont l’œuvre hérissée d’épines suscite une fascination inconfortable.