Faut-il corriger les œuvres du passé ? Débat avec Tiphaine Samoyault (Lausanne)
Le cours général du Master de français de l'Université de Lausanne
Questions de théorie littéraire
(Semestre d’automne, Mer. 10h15-12h, Anthropole, responsable : Marc.Escola@unil.ch)
accueille le 21 octobre 2026
Tiphaine Samoyault
pour un débat sur le thème
"Faut-il corriger les œuvres du passé ?"
à l'occasion de la parution de son récent essai
Toutes sortes de Misérables (Seuil, 2026)
Entrée libre
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À partir d’un souvenir de lecture d’enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l’étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu’à devenir l’un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable.
La question « Faut-il réécrire les classiques ? » apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives.
De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l’autrice montre qu’un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s’affranchir de son original.
Face à des polémiques souvent caricaturales opposant « cancel culture » et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l’enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l’indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n’est pas synonyme d’annulation, bien au contraire, puisqu’elle prolonge le plus souvent la vie des œuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.
Lire sur Fabula l'Avant-Propos de l'ouvrage…
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On peut lire dans Acta fabula (vol. 27, n° 5, mai 2026) un compte rendu de cet ouvrage :
"Gommer ou dégommer ? La littérature est une branloire pérenne", par Marc Escola…