Postface de Valérie Cossy
Toute sa vie, Alice Rivaz n’a eu de cesse d’interroger les rapports entre hommes et femmes, de dénoncer leurs inégalités et de réfléchir à une autre forme de liens. Dressant le portrait choral d’une génération de femmes, de l’enfance à la vieillesse, « Feu couvert » (1976) donne le ton à cette sélection de nouvelles, articles ou essais. Dix textes qui disent l’engagement d’Alice Rivaz, « une vraie sœur en féminisme » pour Annie Ernaux.
Née près de Lausanne, Alice Rivaz (1901-1998) passe la grande majorité de sa vie à Genève, où elle travaille comme dactylo dès 1924. Elle refuse mariage et maternité, et c’est en parallèle de son emploi qu’elle se consacre à l’écriture. Composée de nouvelles, de romans et de textes autobiographiques, son œuvre littéraire s’intéresse à l’émancipation féminine et à la dénonciation des injustices sociales. Alice Rivaz est aujourd’hui considérée comme une figure féministe d’avant-garde.
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Revue de presse sur le site de l'éditeur…
On peut lire sur en-attendant-nadeau.fr un article sur cet ouvrage :
"Alice Rivaz, un temps d’avance", par Maya Ouabadi (en ligne le 30 juin 2026)
Feu couvert réunit dix textes écrits entre 1943 et 1980, publiés sur différents supports. On y retrouve les talents d’observation et de description de l’autrice suisse Alice Rivaz (1901-1998), qui a été à l’avant-garde des questions féministes, avec, entre autres, son livre culte La paix des ruches (1947), dont on retrouve le souffle littéraire à chaque ligne de ce recueil impressionnant de justesse.