Édition
Nouvelle parution
Noëlle Roger, Le chercheur d'ondes (éd. M. Porret)

Noëlle Roger, Le chercheur d'ondes (éd. M. Porret)

Publié le par Marc Escola (Source : Michel Porret)

Un appareil à capter les ondes de l’esprit humain, un écrivain célèbre (et malheureux en amour), un ingénieur cupide…Noëlle Roger publie en 1931 un roman anticipatoire explorant les dangers de la science lorsqu’elle touche à l’âme humaine.

Un critique littéraire parisien est assassiné sans raison par un marchand de vin. L’unique lien entre eux : Jean Lanouze, romancier, qui vient d’être accusé de plagiat par le critique et qui connaît également le marchand, qui a combattu avec lui durant la Première Guerre mondiale. Lanouze n’a jamais pourtant évoqué le critique devant lui ; comment expliquer alors ce crime qui semble servir son désir de vengeance ? La question le hante jusqu’à l’arrivée inattendue de Zambru, ami d’enfance et inventeur d’un appareil à capter les ondes humaines. Les expériences se multiplient et Lanouze plonge peu à peu dans un monde où son propre « moi » menace de disparaître : la « pensée sans fil », comme Zambru a baptisé son appareil, viole la conscience humaine.

Publié en 1931 aux Éditions Calmann Lévy, Le chercheur d’ondes est très médiatisé en France et en Suisse, et son adaptation radiophonique confirme l’engouement des lecteurs pour un roman qui les fascine et les alarme.

La présente édition est accompagnée d’une préface inédite de Michel Porret, historien moderniste, professeur honoraire de l’université de Genève et président des Rencontres internationales de Genève.

Journaliste et romancière genevoise, Noëlle Roger (pseudonyme d’Hélène Dufour, 1874-1953) s’est illustrée d’abord par ses témoignages journalistiques sur les décombres de la Première Guerre mondiale, qu’elle vit en tant qu’infirmière en France. Dès les années 1920, elle se tourne vers le roman conjecturel avec des récits qui mettent notamment en lumière l’incapacité de l’homme à maîtriser la science. Considérée de son vivant comme l’une des auteurs les plus en vue de la littérature romande, elle recevra également trois prix de l’Académie française (1925, 1935 et 1948), entre autres récompenses.