L’expression de l’étonnement dans la littérature, les arts et le discours (Sousse)
Université de Sousse
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse
Laboratoire de Recherche École et Littératures
Les Rencontres de l'Intelligence Conversationnelle et de leurs Expressions Civilisationnelles (3ème édition: RICEC 3)
Colloque international
L’expression de l’étonnement dans la littérature, les arts et le discours
Sousse 10 et 11 décembre 2026
« Plonge dans l’étonnement et la stupéfaction sans limites, ainsi tu peux être sans limites, ainsi tu peux être infiniment. » Eugène Ionesco, Le Roi se meurt, Paris, Gallimard, coll. « Le Manteau d’Arlequin », 1963.
Étymologiquement, le terme « étonnement » trouve ses racines dans le mot latin « attonare », qui signifie « frapper comme par la foudre ». Ce terme qui partage la même racine avec «tonnerre», a initialement été utilisé pour décrire une personne « abasourdie en présence d’un spectacle extraordinaire, merveilleux », « ébranlée par un choc violent » ou « frappée de stupeur». L’impression d’un ébranlement est causée par une situation inhabituelle ou étrange.
Dès Aristote (Métaphysique, A, 2), l’étonnement fait naître toute science et toute quête philosophique en ce que « le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont » et « l’étonnement c’est le commencement de la philosophie ». Il s’agit d’un saisissement, un trouble devant l’étrangeté du monde, un étonnement devant l’évidence même. Loin d’être une simple réaction affective ou une suspension éphémère de la compréhension, l’étonnement constitue un moment originaire d’ouverture à l’inconnu, un lieu de fracture d’où peut surgir un nouveau rapport à la pensée, au langage et au réel.
Dans cette perspective, l’étonnement peut aussi être rapproché de l’expérience socratique du dialogue. Chez Socrate, il suppose une mise à l’épreuve des certitudes, une traversée de l’aporie et une reconnaissance active du non-savoir. Il ouvre ainsi un espace de questionnement où la pensée se forme dans l’échange, la relance et l’écoute. Cette dimension dialogique permet de l’articuler à la Nouvelle Brachylogie, fondée par Mansour M’henni, comme pensée de la parole brève, de l’intelligence conversationnelle et de la densité du dire. (M’HENNI, Mansour, Le Retour de Socrate. Introduction à la Nouvelle Brachylogie, Tunis, Éditions Brachylogia, 2015 ; Paris, L’Harmattan, 2017). La brachylogie invite dès lors à envisager l’étonnement comme une interruption des évidences et comme une expérience partagée de la parole. À travers la question, la réplique, le silence, le fragment ou la formule brève, l’étonnement devient une manière de faire advenir une parole plus attentive, plus vive et plus ouverte à la rencontre des voix.
Chez Pascal, l’étonnement forme une expérience existentielle et spirituelle. Au-delà de la tradition antique qui considère l’étonnement comme l’origine de la philosophie, Pascal en renouvelle le sens. Chez lui, l’étonnement ne se limite pas à une interrogation rationnelle devant le monde, il devient vertige et bouleversement face à la condition paradoxale de l’homme, pris entre la grandeur et la misère de sa condition : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. » (Pensées, fragment 348, édition Brunschwicg). En cela, l’étonnement pascalien s’inscrit dans une dimension sacrée qui place l’homme devant le mystère de l’existence et l’énigme de Dieu. C’est seulement par la grâce, selon Pascal, que l’ébranlement intérieur suscité par l’étonnement se transforme en véritable expérience religieuse. Il s’agit d’un moment de rupture et de lucidité qui dévoile à l’homme son besoin irréductible de transcendance et sa dépendance à l’égard de Dieu : « Ce qui m’étonne le plus est de voir que tout le monde n’est pas étonné de sa faiblesse. » (Pensées, fragment 374, éd. Brunschvicg)
Toutefois, si la philosophie a pensé l’étonnement comme origine, les arts et les lettres l’ont considéré comme force créative. L’étonnement est à la fois modalité d’invention et mode de réception. C’est en cela qu’il suscite une perception renouvelée et une lecture décentrée du réel. Cette expérience consubstantielle à la pensée déborde toute lecture univoque et se déploie selon plusieurs modalités qui en révèlent la richesse et la complexité. Ainsi, l’étonnement se manifeste de multiples façons. Il peut surgir comme une surprise, lorsque l’inattendu fait irruption dans le cours des choses. Il peut aussi prendre la forme d’un trouble, en déstabilisant les schémas établis de la représentation, ou celle d’un décentrement, quand il exige un déplacement du regard ou du point de vue. Il peut également agir comme un moment d’éveil, en permettant à la conscience un rapport autre à l’existence. C’est en cela qu’il révèle l’inédit et l’impensé inhérents à la langue et à la littérature. En faisant advenir l’opacité inhérente à la construction de l’identité, il place le sujet face à son altérité irréductible. Enfin, il se donne comme une expérience de la fragmentation des évidences qui met en crise les certitudes préétablies et l’illusion de l’unité du sens. Ces déclinaisons tracent les contours d’une expérience plurielle — cognitive, littéraire et ontologique — dont la richesse résiste à toute lecture univoque.
Qu’il surgisse dans la littérature du XIXe, XXe ou XXIe siècle, l’étonnement demeure bien plus qu’un simple effet esthétique. Il agit comme une modalité critique du rapport au monde et invite le lecteur à ébranler ses catégories de perception et à affronter l’inquiétante banalité du réel, cet ordinaire dont la littérature révèle, paradoxalement, l’insondable étrangeté. La première modalité de l’étonnement s’inscrit dans une poétique du détail et de la révélation cognitive. L’étonnement naît moins d’un événement extraordinaire que d’un travail minutieux sur le réel ordinaire. Ainsi, Gustave Flaubert accorde aux détails apparemment insignifiants une attention qui leur confère une portée nouvelle, de sorte que la trivialité elle-même devient source de surprise. Dans Madame Bovary, le lecteur assiste, par exemple, à la scène des Comices agricoles, où la trivialité des discours officiels et ruraux se superpose à la rhétorique sentimentale de Rodolphe et aux rêveries romanesques d’Emma. Ce décalage produit une surprise cognitive, car le quotidien se révèle traversé par l’ironie et par des écarts de sens insoupçonnés. L’étonnement naît alors de l’infime, de la platitude même du réel, de ce « rien » devenu objet d’une contemplation dénuée de lyrisme : « Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien », écrit-il à Louise Colet. Dans Madame Bovary, le regard bovaryste d’Emma se heurte aux médiocrités d’un monde sans transcendance, et cet écart suscite moins une exaltation qu’un effroi silencieux devant la pauvreté de l’expérience vécue. Dans le même esprit, Zola confère à l’étonnement une dimension brutale, presque clinique. Il surgit lorsque les mécanismes sociaux, physiologiques ou économiques dévoilent leur logique implacable. Le réel, mis à nu, devient lui-même facteur d’étonnement, non pas parce qu’il est étrange, mais parce qu’il révèle, avec une crudité parfois insoutenable, les forces invisibles qui déterminent l’existence. Dans Germinal, l’auteur inscrit l’étonnement dans la confrontation brutale entre le personnage et l’univers minier. Dès son arrivée au Voreux, Étienne Lantier découvre un monde opaque, nocturne et inquiétant, marqué par la noirceur, l’humidité, la chaleur et l’épuisement des corps. Dans ce sens, l’étonnement naît du contact avec un espace de travail qui se présente moins comme un simple lieu professionnel que comme un monde souterrain, presque monstrueux, dont la matérialité violente trouble le regard du personnage.
La deuxième modalité de l’étonnement relève de l’expérience moderne et de l’ouverture à l’inattendu. Baudelaire en fait le centre de son esthétique dans Le Spleen de Paris. Dans « Les Yeux des pauvres », par exemple, la simple apparition d’un père pauvre et de ses deux enfants devant la vitrine lumineuse d’un café neuf trouble la scène urbaine et déstabilise le regard du narrateur. Dans ce recueil, un détail urbain, un visage croisé, une rue inconnue ou un parfum fugitif arrache le sujet à la monotonie du quotidien et lui permet une ouverture sur l’imprévu et l’inédit.
La troisième modalité de l’étonnement correspond aux stratégies de rupture formelle et perceptive caractéristiques du XXe siècle et de l’art contemporain. À titre d’exemple, l’ostranenie de Chklovski (procédé d’« étrangisation ») qui « ravive notre perception figée par l’habitude » (Chklovski, L’Art comme procédé, Allia, 2008), les pratiques de montage surréalistes, les expérimentations syntaxiques chez Michaux, Beckett ou Ponge, traduisent une volonté commune de déstabiliser les habitudes de lecture et de réinventer le langage littéraire et artistique. L’étonnement agit, en ce sens, comme une force de subversion contre la répétition du même, une idée qu’André Gide évoque dans Les Nourritures terrestres : « Que ta vision soit à chaque instant nouvelle. Le sage est celui qui s’étonne de tout. » (Paris, Mercure de France, 1897).
Dans les arts plastiques, de Duchamp à Boltanski, de l’arte povera aux installations immersives, l’étonnement est mis en œuvre comme une stratégie de déconstruction perceptive. Avec Fontaine de Marcel Duchamp, par exemple, l’objet ordinaire, introduit dans l’espace muséal, acquiert une valeur problématique et pousse le spectateur à interroger les frontières de l’art. L’étonnement ébranle ainsi le cadre, déstabilise le sujet, subvertit le matériau, voire l’institution muséale elle-même. En cela, il devient un instrument critique qui contraint le regard à se retourner sur lui-même et à reconnaître l’incertitude de sa transparence.
Dans le discours, qu’il soit politique, philosophique, critique ou publicitaire, l’étonnement occupe également une place importante. Il prend la forme du paradoxe, de la rupture de ton, de l’interpellation subite et de la provocation stratégique. Il peut servir à éveiller la conscience critique, à désamorcer l’idéologie et à mettre en crise les automatismes langagiers.
Mais l’étonnement dépasse la simple posture esthétique ou cognitive. Il instaure une manière d’être-au-monde. Dans ce sens, il s’enracine dans le sensible, dans l’expérience corporelle et existentielle du surgissement. Il est ce qui fait événement, au double sens phénoménologique et poétique du terme. Il est aussi ce qui, dans certaines traditions (zen, mystique, poésie), s’oppose à la maîtrise, à la saisie conceptuelle, et ouvre un rapport d’humilité face au monde.
C’est précisément cette humilité face au monde qui en fait, dans l’ordre du savoir, le principe de toute démarche scientifique authentique. Un chercheur qui s’étonne, se détache de ses propres certitudes et convictions pour s’ouvrir à d’autres modes de pensée et d’interprétation du monde. L’étonnement apparaît ainsi comme une disposition critique fondamentale, qui permet de rompre avec le dogmatisme des savoirs établis.
Dans le domaine de la pédagogie, les travaux de Louis Legrand, héritiers des méthodes actives et de l’esprit de l’éducation nouvelle, accordent une place importante à l’étonnement dans la formation de l’élève. Dans son ouvrage Pour une pédagogie de l’étonnement publié chez Delachaux et Niestlé, Legrand souligne que l’étonnement est au cœur du désir d’apprentissage, en ce qu’il ébranle nos certitudes, révèle notre méconnaissance et stimule en nous un élan vers la connaissance. Cette pédagogie de l’étonnement, capable de stimuler la curiosité des élèves et de provoquer questionnements et réflexivité, se distingue d’une pédagogie de l’observation héritée du positivisme, à laquelle Legrand reproche de maintenir l’élève dans un rapport encore trop objectiviste au savoir. Cette dernière visait essentiellement à réaliser une description, sans tenter d’induire une inquiétude chez l’apprenant.
En cela, l’étonnement est consubstantiel à la dimension intellectuelle de l’apprenant. Dans certains contextes, l’élève prend conscience de la nécessité de remettre en question ce qui est considéré comme une évidence. L’étonnement stimule ainsi l’intellect et rejoint ce que Freud nomme, selon les traductions, la « pulsion d’investigation » ou la « pulsion de chercheur » chez l’enfant. (Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, trad. J. Altounian, A. Bourguignon, P. Cotet et A. Rauzy, Paris, Gallimard, coll. « Folio bilingue », 1991). C’est pourquoi il renforce l’apprentissage et forme un outil pédagogique puissant.
Ce colloque vise à interroger, dans une perspective résolument pluridisciplinaire, les multiples manifestations et implications de l’étonnement dans les pratiques artistiques, les œuvres littéraires et les formes du discours. Il est question de penser l’étonnement comme geste (créateur ou critique), comme expérience (sensorielle, affective, ontologique) et comme concept opératoire, à partir duquel peuvent être repensées les conditions mêmes du penser, du sentir et du dire.
Axes de réflexion proposés (non exhaustifs)
Philosophie et épistémologie
-Philosophie de l’étonnement : de l’origine du savoir (Aristote, Descartes) aux pensées contemporaines du trouble (Nancy, Didi-Huberman).
-Étonnement et vérité.
-Étonnement et limite de la pensée.
-Temporalités de l’étonnement.
Poétique et création
-Poétique de l’inattendu : effets de rupture, suspens, fragmentation, incongru dans la littérature moderne et contemporaine.
-L’étonnement comme principe de création ou d’énonciation.
-Étonnement et créativité.
Esthétique et perception
-Esthétique de la surprise.
-La perception entre le visible et l’invisible.
-L’étonnement comme modalité de réception.
-Étonnement et perception de l’inédit.
Langage, rhétorique et idéologie
-Rhétoriques de l’étonnement : paradoxes, dissonances, subversions dans les discours politiques, philosophiques ou médiatiques.
-Étonnement et expérience de l’intraduisible.
-Étonnement et idéologie.
-Médias et fabrique de l’étonnement.
Brachylogie, dialogue et intelligence conversationnelle
-Étonnement, parole brève et formes dialogiques du sens.
-Nouvelle Brachylogie, intelligence conversationnelle et coproduction du savoir.
-Étonnement socratique, aporie, questionnement et maïeutique.
-Brièveté, silence, fragment et relance dans les textes littéraires, artistiques et discursifs.
-Étonnement et éthique de la conversation : écouter, répondre, partager la parole.
-Formes brèves, discours contemporains et nouvelles modalités de l’échange.
Anthropologie, altérité et expérience
-Étonnement, décentrement et altérité.
-Étonnement et voyage.
-Enfance, naïveté, regard premier.
Pédagogie et savoir
-L’étonnement comme outil pédagogique, déclencheur de savoir (philosophie, pédagogie, anthropologie, épistémologie).
-Figures de l’étonnement dans les récits d’apprentissage.
-Étonnement et curiosité : de la pulsion d’investigation (Freud) au désir d’apprendre.
-L’étonnement comme posture didactique : enseigner depuis l’ignorance.
-Étonnement et transmission : ce que le maître ignore et que l’élève révèle.
-« Le maître ignorant » (Rancière) et la question de « l’étonnement partagé » (Chantal Lheureux-Davidse).
-Étonnement et évaluation : peut-on mesurer ce qui échappe ?
-Savoirs institués et étonnement subversif : quand l’élève déstabilise le savoir établi.
Les propositions de communication, d’environ une demi-page, comprenant un titre et un résumé, accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 20 août 2026, conjointement aux adresses suivantes :
Les notifications d’acceptation seront envoyées avant le 01 septembre 2026.
Les auteur(e)s des propositions retenues devront faire parvenir leurs textes finalisés avant la fin du mois de décembre 2026, en vue de leur évaluation scientifique et d’une éventuelle publication.
Les frais de déplacement, ainsi que la réservation des transports sont à la charge des participants.
Bibliographie sélective
Aristote, Métaphysique, t. I, livres A-Z, trad. Jules Tricot, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2002.
Artemenko, Pierre, L’Étonnement chez l’enfant, Paris, Vrin, coll. « L’enfant », 1977.
Bachelard, Gaston, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de philosophie contemporaine », 1960.
Benjamin, Walter, Œuvres, t. I, trad. Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2000.
Ben Charrada, Hayet, L’Image entre le visible et le lisible, Tunis, Latrach éd., Institut supérieur des sciences humaines, 2016.
Blanchot, Maurice, L’Espace littéraire, Paris, Gallimard, 1955.
Calvino, Italo, Les Villes invisibles, trad. Jean Thibaudeau, Paris, Seuil, 1974.
Chklovski, Victor, L’Art comme procédé, trad. et annoté par Régis Gayraud, Paris, Allia, 2008.
Citton, Yves, L’Avenir des humanités. Économie de la connaissance ou cultures de l’interprétation ? Paris, La Découverte, 2010.
Dewey, John, L’Art comme expérience, trad. coordonnée par Jean-Pierre Cometti, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2010. Édition originale : Art as Experience, 1934.
Didi-Huberman, Georges, Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Paris, Minuit, coll. « Critique », 1992.
Freud, Sigmund, Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, trad. J. Altounian, A. Bourguignon, P. Cotet et A. Rauzy, Paris, Gallimard, coll. « Folio bilingue », 1991.
Guénon, René, La Crise du monde moderne, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 1994. Première parution chez Gallimard : 1946.
Hersch, Jeanne, L’Étonnement philosophique. Une histoire de la philosophie, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 1993.
Legrand, Louis, Pour une pédagogie de l’étonnement, Neuchâtel / Paris, Delachaux & Niestlé, coll. « Actualités pédagogiques et psychologiques », 1960.
Merleau-Ponty, Maurice, Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, 1945.
M’HENNI, Mansour, Le Retour de Socrate. Introduction à la Nouvelle Brachylogie, Tunis, Éditions Brachylogia, 2015 ; Paris, L’Harmattan, 2017.
M’HENNI, Mansour (dir.), Repenser la brachylogie pour une Nouvelle Brachylogie. Actes des trois premiers séminaires des études brachylogiques, Tunis, Latrach, 2016.
Michaux, Henri, Plume précédé de Lointain intérieur, Paris, Gallimard, 1938.
Nancy, Jean-Luc, L’Intrus, Paris, Galilée, 2000.
Ponge, Francis, Le Parti pris des choses, Paris, Gallimard, 1942.
Quaranta, Alexandre, S’étonner d’être. L’éveil à la joie d’être conscience, Paris, Accarias-L’Originel, 1999.
RANCIÈRE, Jacques, Le Maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Paris, Fayard, 1987.
------------------------, Le Partage du sensible. Esthétique et politique, Paris, La Fabrique, 2000.
Ronfard, Bruno, Éloge de l’étonnement, Paris, Desclée de Brouwer, coll. « DDB Christianisme », 1996.
Starobinski, Jean, L’Invention de la liberté. 1700-1789, Genève, Éditions d’art Albert Skira, 1964.
Thievenaz, Joris, De l’étonnement à l’apprentissage. Enquêter pour mieux comprendre, Bruxelles, De Boeck Supérieur, coll. « Perspectives en éducation et formation », 2017.
Thievenaz, Joris, « Le rôle de l’étonnement dans la construction de l’expérience », Éducation permanente, n° 197, 2013, p. 113-123.
Vincent, Diane, Laforest, Marty et Nicole, Julie, « L’étonnement et l’étonnant dans le discours oral spontané », Faits de langues, n° 6, septembre 1995, p. 121-130.
Zambrano, María, Philosophie et poésie, trad. Jacques Ancet, Paris, José Corti, coll. « en lisant en écrivant », 2004. Texte original écrit en 1939.
Comité Scientifique (ordre alphabétique des noms)
Hédia ABDELKEFI (Université de Tunis El Manar)
Amor BEN ALI (Université de la Manouba)
Arselène Ben FARHAT (Université de Sfax)
Hayet BEN CHARRADA (Université de Tunis El Manar)
Nizar BEN SAAD ( Université de Sousse)
Mohamed CHAGRAOUI (Université de Tunis El Manar)
Bruno CLEMENT (Université Paris 8)
Salwa BEJI (Université de Sousse)
Samia KASSAB-CHARFI (Université de Tunis)
Maxime DECOUT (Sorbonne Université)
Alina GANEA (Université Dunărea de Jos de Galaţi, Roumanie)
Nizar BEN SAAD (Université de Sousse)
Mansour MHENNI (Université de Tunis El Manar)
Mustapha TRABELSI ( Université de Sfax)
Responsables :
Saber Raddaoui et Nizar Ben Saad.