Clémentine Mélois s'est fait connaître en rassemblant une collection de Cent titres éditée naguère par Grasset avec une préface Jacques Roubaud : une étonnante bibliothèque, où Clémentine Mélois pastiche par l’image les classiques de la littérature. Lirons-nous aujourd’hui Maudit Bic, d’Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Et qui dira la saveur d'Antipasti de Jean Annouille ? Mais au fait, quel philosophe a bien pu écrire le Crépuscule des idoles des jeunes ? Elle a depuis peu un autre titre de gloire : celui d'avoir mis en scène dans un café parisien son "suicide putatif" afin de pouvoir quitter l'Ouvroir de littérature potentielle, dont les statuts interdisent toute démission (elle sera donc perpétuellement excusée pour cause de décès lors des prochaines réunions du groupe). Mais c'est sans doute que l'anime depuis toujours un Rêve d'évasion. Elle publie aujourd'hui sous ce titre un livre qui n'a eu longtemps qu'une existence fantôme sur internet ou dans de rares exemplaires fabriqués à la main : le recueil des photos prises depuis l'an 2000 de son amie Aude qui a la particularité de ressembler à… la Joconde. Fabula vous invite à découvrir un extrait de l'ouvrage… Mais il faudra attendre la fin de l'été pour retrouver les Choses que je croyais perdues (L'arbalète/Gallimard) : seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Elle pense à l’homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu’elle manipule. Une assiette au filet d’or, un ensemble H&M couleur poil de chameau, un rouleau de Sopalin : ces témoins d’une vie ordinaire ont autant à raconter qu’un trépidant roman d’aventures...