La collection Folio Essais publie une édition augmentée de l'essai d'André Gorz, L'immatériel, préfacé par Christophe Fourel et Cédric Villani. Le philosophe se penchait en 2003 sur les logiques nouvelles du capitalisme qui cherchait désormais le surplus de valeur dans le travail dit "immatériel", qui repose sur les connaissances. Au profit des avancées scientifiques et technologiques, nos matières grises sont désormais exploitées comme le seraient des matières premières. Problème : le savoir, libre et gratuit, contredit la logique concurrentielle du marché. Création de monopoles, droits et brevets, surveillance des cadres : tous les moyens sont bons pour y remédier et retrancher du bien commun ce qui peut l’être. Dans un tel système, qui étouffe, divise et aliène les travailleurs, comment penser la dissidence ? Avec cet essai critique, le philosophe André Gorz posait les jalons d’un projet radical de transformation sociale et dessine les contours d’une nouvelle économie. Fabula vous invite à lire un extrait de l'ouvrage…
En contrepoint, on se replongera dans le dossier critique d'Acta fabula consacré, à l'initiative de Jacob Lachat, aux "Mémoires du travail". Mais aussi, plus haut dans le temps, dans l'essai signé dans Acta fabula par Guillaume Pinson, "L'immatériel : matière à réflexions", pour rendre compte du volume La Production de l'immatériel. Théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle (2008), désormais accessible en ligne via OpenEdition.