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En torno a la obra de Edurne Portela - Revue Narraplus n°10 (NEC+)

En torno a la obra de Edurne Portela - Revue Narraplus n°10 (NEC+)

Publié le par Perrine Coudurier (Source : David Crémaux-Bouche)

Appel à contributions – Numéro 10 revue Narraplus :

En torno a la obra de Edurne Portela (1974-)

Coordination : 

-       David Crémaux-Bouche (Université Grenoble-Alpes, ILCEA4-CERHIS)

-       Marie Delannoy (Cergy Paris Université, HERITAGES)

-       Xavier Escudero (Université d’Artois, Textes et Cultures)

-       Lirios Mayans (Université de Bretagne Occidentale, HCTI)

 
Depuis la parution de son premier roman Mejor la ausencia (2017), Edurne Portela n’a cessé d’imposer, roman après roman, une voix singulière au sein du panorama narratif espagnol contemporain. Profondément intéressée dès sa première vie d’universitaire aux États-Unis par des thématiques telles que la mémoire, l’exil, le trauma et l’éthique de la représentation, l’autrice basque articule une œuvre où s’entrelacent violences, fractures de l’intime et interrogations sur la place de la littérature dans la cité. Ses personnages – Amaia, Alicia, Maddi, ou Ariadna, aux côtés de figures testimoniales comme Pedro dans Los ojos cerrados (2021) – affrontent des héritages de guerre, de terrorisme, de patriarcat, dans des récits qui sondent aussi bien les espaces domestiques étouffants que les frontières géopolitiques, réelles ou symboliques.

Edurne Portela conçoit le roman comme un laboratoire d’expérimentation éthique : du terrorisme basque dans Mejor la ausencia – où la violence paternelle, loin d’être seulement familiale, répercute le fracas social des années 1980 – à l’exploration d’un couple toxique et du harcèlement institutionnel dans Formas de estar lejos (2019), marqué par la claustration anxiogène d’un campus américain. Los ojos cerrados (2021) interroge pour sa part la transmission intergénérationnelle de la Guerre d’Espagne que le silence a longtemps figée, mais que les corps – mutilés ou hantés – continuent d’inscrire dans le paysage rural. Avec Maddi y las fronteras (2023), l’autrice construit une fiction à travers la recherche d’archives pour rendre à une contrebandière basco-navarraise, tour à tour collaboratrice et résistante durant la Seconde Guerre mondiale, la densité paradoxale d’une vie aux marges des récits officiels. Enfin, le roman Una belleza terrible (2025), co-écrit avec son compagnon José Ovejero, élargit l’horizon vers les utopies révolutionnaires du XXᵉ siècle et invite à relire la littérature comme geste de réparation politique.

En scrutant les trajectoires de ses personnages – enfant exposée à la terreur, universitaire expatriée, femme résistante… – elle questionne la capacité de la fiction à ré-ouvrir les archives du non-dit, à exhiber les ressorts d’une violence protéiforme et à imaginer d’autres modes d’être au monde. Ce numéro monographique entend stimuler un dialogue interdisciplinaire et international apte à dégager les contours d’une « éthique narrative » portelienne, comme incarnation de cette « imagination éthique » dans laquelle la littérature devient action : agir sur le réel par la mémoire, agir sur le présent par la parole, agir sur l’avenir par l’imagination.

Outre son corpus romanesque, l’écriture d’Edurne Portela se déploie dans trois domaines complémentaires qui méritent une attention particulière :

1.     La production académique (2007-2013), dont les articles – consacrés à la littérature carcérale, aux écritures féminines de la dictature argentine, à la post-mémoire ou à la dissidence basque – constituent un laboratoire critique où se forgent déjà les catégories analytiques reprises, déplacées ou mises en crise par la fiction, mais que l’autrice étudie au prisme de ses recherches sur les violences parcourant le globe.

2.     L’essai, avec El eco de los disparos. Cultura y memoria de la violencia (2016) et Displaced Memories. The Poetics of Trauma in Argentine Women Writers (2009), Edurne Portela élabore une réflexion théorique sur les représentations artistiques de la violence et sur la transmission transgénérationnelle du trauma. Cela étant, contrairement à l’essai monographique traditionnel, l’autrice basque combine réflexions théoriques et incarnations fictionnelles en introduisant de courtes fictions au sein de son essai pour illustrer en acte et en « imagination », un concept fort dans sa poétique et sa conception de la littérature, ses idées.

3.     Le récit bref, autobiographique dans le cas de « Tirar del ovillo » tiré de l’ouvrage Tsunami. Miradas feministas(2019) ou davantage fictionnelle dans « Primero fueron los mocos, después el ninjutsu » extraite du recueil illustré Tranquilas. Historias para ir solas por la noche (2019), qui transpose sur le mode de la nouvelle des problématiques de genre et de peur spatiale tout en expérimentant des formes narratives novatrices.

Ces quatre volets, trop rarement étudiés ensemble, dialoguent pourtant étroitement : la pensée de l’essayiste nourrit les choix poétiques de la nouvelliste et de la romancière, tandis que la pratique fictionnelle infléchit la démarche critique. Nous souhaitons encourager des contributions qui articulent ces champs – production romanesque, essais, fictions brèves, articles scientifiques – afin de dégager la cohérence, mais aussi les tensions d’une œuvre encore en construction où s’élaborent simultanément théorie, création et engagement.

Axes thématiques possibles, mais non exhaustifs :

Mémoire, histoire, post-mémoire, mémoire intrafamiliale
Écriture de la frontière, écriture dissidente
Condition féminine et éthique féministe
Engagement littéraire et responsabilité de l’écrivain·e


Modalités de soumission

Les propositions de contribution devront comporter :

Un titre
Un résumé de 300 mots maximum (en français ou en espagnol)
Une notice bio-bibliographique d’une dizaine de lignes.
Langues acceptées : français ou espagnol.


Les propositions sont à envoyer avant le lundi 24 août 2026 aux quatre adresses suivantes (david.cremaux-bouche@univ-grenoble-alpes.fr ; marie.delannoy@cyu.fr ; xavier.escudero@univ-artois.fr et lirios.mayans@univ-brest.fr). Les notifications d’acceptation seront envoyées fin août 2026 et les articles seront à rendre pour le 11 décembre 2026. 

***

Bibliographie non exhaustive d’Edurne Portela

Romans :

-       Una belleza terrible, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2025 (co-écrit avec José Ovejero)

-       Maddi y las fronteras, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2023.

-       Los ojos cerrados, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2021.

-       Formas de estar lejos, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2019.

-       Mejor la ausencia, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2017.

 

Fictions courtes : 

-       « Primero fueron los mocos, después el ninjutsu » in Tranquilas : Historias para ir solas por la noche, 2019.

-       « Tirar del ovillo » in Tsunami. Miradas feministas, 2019.

 

Essais :

-       El eco de los disparos: cultura y memoria de la violencia, Barcelona : Galaxia Gutenberg SL, 2016.

-       Displaced Memories: The poetics of trauma in Argentine women writers, Lewisburg (Pensilvania) : Bucknell University Press, 2009.

 

Articles scientifiques :

-       « Somos ratas en Vizcaya, una mirada intergeneracional ». En Memoria(s) en transición : voces y miradas sobre la Transición española, 2018, pp. 377-382

-       «Despertar del letargo: Literatura vasca contra la indiferencia y el silencio». En: Revista de Estudios Hispánicos, 2013, vol. 47, n. 3, pp. 417-442.

-       «El espectro y la memoria en Cielos de barro de Dulce Chacón». En: Anales de Literatura Española Contemporánea, 2011, vol. 36, n. 1, pp. 187-207.

-       «“Como escritor no me interesa tomar partido”: Felix Bruzzone y la memoria anti-militante». En: A Contracorriente. Una Revista de Historia Social y Literatura de América Latina, pri. 2010, vol. 7, n. 3, pp. 168-184.

-       «Cicatrices del trauma: cuerpo, exilio y memoria en Una sola muerte numerosa de Nora Strejilevich». En: Revista Iberoamericana, ene.-mar. 2008, vol. 74, n. 222, pp. 71-84.

-       «Writing (in) Prison: The Discourse of Confinement in Lidia Falcón’s En el infierno». En: Arizona Journal of Hispanic Cultural Studies, 2007, vol. 11, pp. 121-136.

-       «Hijos del Silencio: Intertextualidad, paratextualidad y postmemoria en La voz dormida de Dulce Chacón». En: Revista de Estudios Hispánicos, 2007, vol. 41, pp. 51-71.

 

Convocatoria de artículos – Número 10 revista Narraplus: 

En torno a la obra de Edurne Portela (1974-)

Coordinación:

-       David Crémaux-Bouche (Université Grenoble-Alpes, ILCEA4-CERHIS)

-       Marie Delannoy (Cergy Paris Université, HERITAGES)

-       Xavier Escudero (Université d’Artois, Textes et Cultures)

-       Lirios Mayans (Université de Bretagne Occidentale, HCTI)

 
Desde la publicación de su primera novela, Mejor la ausencia (2017), Edurne Portela no ha dejado de imponer, novela tras novela, una voz singular en el panorama narrativo español contemporáneo. Profundamente interesada, desde su primera vida de universitaria en los Estados Unidos, por temáticas como la memoria, el exilio, el trauma y la ética de la representación, la autora vasca articula una obra en donde se entrelazan violencias, fracturas de lo íntimo e interrogaciones sobre el lugar de la literatura en la sociedad. Sus personajes –Amaia, Alicia, Maddi o Ariadna, junto con figuras testimoniales como Pedro en Los ojos cerrados (2021) – se enfrentan con las herencias de la guerra, del terrorismo, del patriarcado, en relatos que exploran tanto los espacios domésticos sofocantes como las fronteras geopolíticas, reales o simbólicas.

Edurne Portela concibe la novela como un laboratorio de experimentación ética: desde el terrorismo vasco en Mejor la ausencia –en donde la violencia paterna, lejos de ser exclusivamente familiar, se hace eco de disturbios sociales de los años ochenta– hasta la indagación en una pareja tóxica y el acoso institucional en Formas de estar lejos (2019), texto marcado por el enclaustramiento asfixiante en un campus estadounidense. Por su lado, la novela Los ojos cerrados (2021) cuestiona la transmisión intergeneracional de la Guerra Civil, cristalizada durante años por el silencio, pero que los cuerpos –mutilados o atormentados–siguen inscribiéndola en el paisaje rural. Con Maddi y las fronteras (2023), la autora construye una ficción a través de la búsqueda archivística para devolverle a una contrabandista vasco-navarra, a la vez colaboradora y resistente durante la Segunda Guerra Mundial, la densidad paradójica de una existencia en los márgenes de los relatos oficiales. Por fin, la novela Una belleza terrible (2025), coescrita con su compañero José Ovejero, ensancha el horizonte hacia las utopías revolucionarias del siglo XX e invita a releer la literatura como gesto de reparación política. 

Al escrutar las trayectorias de sus personajes –niña expuesta al terror, universitaria expatriada, mujer resistente…–, Portela interroga la capacidad de la ficción para volver a abrir los archivos de lo que no se ha contado, para exhibir los resortes de una violencia proteiforme e imaginar otros modos de estar en el mundo. Este número monográfico aspira a estimular un diálogo interdisciplinar e internacional, capaz de dilucidar los contornos de una “ética narrativa” porteliana, como encarnación de esa “imaginación ética” en la que la literatura se transforma en acción: actuar sobre lo real mediante la memoria, actuar sobre el presente mediante la palabra, actuar sobre el futuro mediante la imaginación. 

Además de su corpus novelesco, la escritura de Edurne Portela se despliega en tres ámbitos complementarios que merecen una atención particular: 

1.     La producción académica (2007-2013), cuyos artículos –dedicados a la literatura carcelaria, a las escrituras femeninas de la dictadura argentina, a la posmemoria o a la disidencia vasca– constituyen un laboratorio crítico en el que se forjan ya categorías analíticas retomadas, desplazadas o puestas en crisis gracias a la ficción, pero que la autora estudia bajo el prisma de sus investigaciones sobre las violencias que atraviesan el globo. 

2.     El ensayo, con Displaced Memories. The Poetics of Trauma in Argentine Women Writers (2009) y El eco de los disparos. Cultura y memoria de la violencia (2016) Edurne Portela elabora una reflexión teórica sobre las representaciones artísticas de la violencia y sobre la transmisión transgeneracional del trauma. Ahora bien, contrariamente al ensayo monográfico tradicional, la escritora vasca combina reflexiones teóricas y encarnaciones ficcionales, introduciendo ficciones breves en su ensayo para ilustrar con actos y con la “imaginación”, un concepto fuerte en su poética, sus ideas y su concepción de la literatura. 

3.     El relato breve, autobiográfico en el caso de “Tirar del ovillo”, publicado en la obra colectiva Tsunami. Miradas feministas (2019) o más ficcional en “Primero fueron los mocos, después el ninjutsu”, editado en el libro ilustrado Tranquilas. Historias para ir solas de noche (2019), que transpone, siguiendo el modelo de la novela corta, problemáticas de género y de miedo espacial, experimentando al mismo tiempo formas narrativas innovadoras. 

Aunque raramente estudiadas de manera conjunta, estas cuatro vertientes de la obra de Edurne Portela dialogan estrechamente entre sí: el pensamiento de la ensayista alimenta las elecciones poéticas de la cuentista y de la novelista, mientras que la práctica ficcional incide en el enfoque crítico. Deseamos, en este sentido, alentar contribuciones que articulen estos campos –producción novelesca, ensayos, ficciones breves, artículos científicos– a fin de poner de realce tanto la coherencia como las tensiones de una obra en construcción, en la que teoría, creación y compromiso van elaborándose simultáneamente. 

Ejes temáticos posibles, pero no exhaustivos :

1.     Memoria, historia, posmemoria, memoria intrafamiliar 

2.     Escritura de la frontera, escritura disidente

3.     Condición femenina y ética feminista

4.     Compromiso literario y responsabilidad del / de la escritor/a

 

Modalidades de entrega 

Las propuestas de artículo deberán presentar: 

·      Un título

·      Un resumen de un máximo de 300 palabras (en francés o en español)

·      Una nota bio-bibliográfica de unas 10 líneas

·      Lenguas aceptadas: francés o español

Las propuestas deberán ser enviadas antes del lunes 24 de agosto de 2026 a las cuatro direcciones siguientes (david.cremaux-bouche@univ-grenoble-alpes.fr ; marie.delannoy@cyu.fr ; xavier.escudero@univ-artois.fr et lirios.mayans@univ-brest.fr). A finales del mes de agosto de 2026 se comunicará la aceptación de las propuestas y los artículos deberán entregarse antes del 11 de diciembre de 2026

 

Bibliografía no exhaustiva de Edurne Portela: 

Novelas: 

-       Una belleza terrible, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2025 (coescrita con José Ovejero)

-       Maddi y las fronteras, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2023.

-       Los ojos cerrados, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2021.

-       Formas de estar lejos, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2019.

-       Mejor la ausencia, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2017.

 

Ficciones breves:

-       «Primero fueron los mocos, después el ninjutsu» in Tranquilas: Historias para ir solas por la noche, 2019.

-       «Tirar del ovillo» in Tsunami. Miradas feministas, 2019.

 

Ensayos:

-       El eco de los disparos: cultura y memoria de la violencia, Barcelona: Galaxia Gutenberg SL, 2016.

-       Displaced Memories: The poetics of trauma in Argentine women writers, Lewisburg (Pensilvania): Bucknell University Press, 2009.

 

Artículos científicos: 

-       «Somos ratas en Vizcaya, una mirada intergeneracional». En Memoria(s) en transición: voces y miradas sobre la Transición española, 2018, pp. 377-382

-       «Despertar del letargo: Literatura vasca contra la indiferencia y el silencio». En: Revista de Estudios Hispánicos, 2013, vol. 47, n. 3, pp. 417-442.

-       «El espectro y la memoria en Cielos de barro de Dulce Chacón». En: Anales de Literatura Española Contemporánea, 2011, vol. 36, n. 1, pp. 187-207.

-       «“Como escritor no me interesa tomar partido”: Felix Bruzzone y la memoria anti-militante». En: A Contracorriente. Una Revista de Historia Social y Literatura de América Latina, pri. 2010, vol. 7, n. 3, pp. 168-184.

-       «Cicatrices del trauma: cuerpo, exilio y memoria en Una sola muerte numerosa de Nora Strejilevich». En: Revista Iberoamericana, ene.-mar. 2008, vol. 74, n. 222, pp. 71-84.

-       «Writing (in) Prison: The Discourse of Confinement in Lidia Falcón’s En el infierno». En: Arizona Journal of Hispanic Cultural Studies, 2007, vol. 11, pp. 121-136.

-       «Hijos del Silencio: Intertextualidad, paratextualidad y postmemoria en La voz dormida de Dulce Chacón». En: Revista de Estudios Hispánicos, 2007, vol. 41, pp. 51-71.