Après Ethan Frome, Julie Wolkenstein donne aux éditions POL une nouvelle traduction d’un chef-d’œuvre d'Edith Warthon, qui n'avait guère été retraduit depuis Charles Du Bos : Été a fait scandale à sa parution en 1917 pour adopter le point de vue d’une jeune femme qui assume ses désirs et voit les hommes tels qu’ils sont. Le roman traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante. Au cœur du roman, une scène en particulier, peut-être la première dans la littérature, donne à l’héroïne l’occasion d’observer, à son insu, le corps offert, à demi-nu, de celui qu’elle convoite. La nature rayonnante y est au diapason des découvertes sensuelles de Charity, et la résolution douce-amère de cet Été-là est à son image : désenchantée mais puissante. Fabula vous invite à feuilleter le livre…
Rappelons la récente parution d'un volume de la collection "Quarto" (Gallimard) réunissant les Chroniques de New York, de brefs textes qui jettent une lumière crue et révélatrice sur l’aristocratie new-yorkaise, saisissant à la fois la haute comédie qui s’y joue et les contradictions qui l’animent. On retrouve la haute société new-yorkaise du XIXe s. dans La maison de liesse nouvellement traduite pour la collection L'Imaginaire, et que Fabula vous invite aussi à feuilleter…. Signalons encore la réédition des Lettres (Folio), une nouvelle qui décompose les plus infimes mouvements de cœur d’une héroïne passionnée ; et, un peu plus haut dans le temps, la parution aux éditions Flammarion des mémoires d'Edith Wharton traduits par Jean Pavans sous le titre Les chemins parcourus.