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Penser le fabliau au prisme du numérique. Genre, transmission et variations

Penser le fabliau au prisme du numérique. Genre, transmission et variations

Publié le par Marc Escola (Source : Corinne Pierreville)

 Penser le fabliau au prisme du numérique

Genre, transmission et variations  

Lyon, les 17-19 juin 2027 

Appel à communications

Le corpus Fabliaux, hébergé sur la Base de Français Médiéval[1], offre un accès libre et gratuit à 202 textes édités et traduits en français moderne. Cet ensemble narratif de plus de 55 000 octosyllabes est plus fourni que les répertoires antérieurs car il intègre tous les récits qui, depuis la fin du XIXe siècle et l’édition de Montaiglon et Raynaud, ont été considérés comme des fabliaux par au moins un spécialiste, ainsi que tous les contes à rire insérés dans une œuvre littéraire plus vaste – l’Isopet de Marie de France, les Fables Pierre Aufort, le Chastoiement d’un pere a son fils, le Roman de Renart le Contrefait. Ce corpus élargi permet de réinterroger les frontières du genre, les phénomènes de variation, les logiques de transmission et les thématiques traditionnellement associées aux fabliaux, par le biais des matériaux mis à la disposition des utilisateurs de la BFM (archives numériques, référentiels bibliographiques, notices…) et des outils en libre accès (lexique, index, concordancier, recherches sur l’ensemble des textes édités ou sur un sous-corpus sélectionné).   

1 — Définir le fabliau : centralité, périphéries, frontières

Si de nombreux critiques ont remis en question la notion même de genre littéraire au Moyen Âge, les travaux de Patrick Moran ont renouvelé cette réflexion et ouvert des pistes d’analyse susceptibles d’être appliquées au genre fabliesque. On se demandera donc s’il existe des bornes catégorielles nettes du fabliau et s’il est possible d’identifier un noyau définitoire stable. Les critères traditionnels — métrique, brièveté, ruse, comique, autonomie littéraire — demeurent-ils opératoires ? Si l’on devait recourir à une échelle de centralité, quels textes occuperaient une position centrale ? Lesquels se situeraient à la périphérie et pour quelles raisons ? Quelle serait leur place par rapport au noyau central et comment penser ces textes hybrides ? Une fois les bornes catégorielles établies, quels contes du corpus Fabliaux de la BFM se situent indubitablement hors de la catégorie fabliesque, et pourquoi ? On pourra ainsi vérifier les hypothèses d’Isabelle Delage-Béland (2024) concernant le vocabulaire générique apparaissant dans les fabliaux et repenser la question de leurs frontières avec le dit, le lai, l’exemplum et le conte pieux[2]. Le corpus élargi proposé sur la BFM facilitera l’étude des cas limites plutôt que celle des seuls textes canoniques. Ces analyses mettront en lumière la manière dont les critères éditoriaux ont façonné notre perception du genre fabliesque et invisibilisé certains textes, pourtant majeurs.

2 — Les fabliaux et leurs manuscrits 

Le corpus Fabliau de la BFM favorise une approche fine de la variance manuscrite et de la mouvance textuelle puisqu’il permet de visualiser, sur une même page, les différentes versions d’un même fabliau et le manuscrit qui les contient. À partir de juillet 2026, plus de soixante-dix témoins secondaires seront édités en ligne et la totalité d’entre eux sera accessible en juin 2027[3]. Il sera ainsi possible de reprendre et prolonger les travaux fondateurs menés par Jean Rychner (1960) afin d’observer comment un même fabliau se transforme d’un manuscrit à l’autre et quelles variantes affectent, par exemple, le comique, la représentation de la sexualité ou de la violence, les moralités, les noms propres ou les références sociales. On se demandera si ces différents témoins attestent l’existence de stratégies de normalisation ou de censure, si certains d’entre eux accentuent la dimension anticléricale, misogyne ou obscène des récits, et s’il existe des réécritures plus “bourgeoises” ou plus “aristocratiques” que d’autres. On s’interrogera également sur les phénomènes de contamination entre les textes et sur la notion même de « version » puisque, là où tel spécialiste reconnaît une version distincte d’un fabliau, tel autre ne verra qu’un témoin particulier d’une seule et même version. 

Le corpus numérique de la BFM permet également d’afficher les différents fabliaux contenus dans un seul et même manuscrit. Dans le prolongement des travaux menés par Richard Trachsler (2010) ou Gabriele Giannini et Francis Gingras (2016), on se demandera si les notions de “recueils” s’appliquent aux collections de fabliaux et si des logiques d’organisation ou de regroupement y sont perceptibles. Un élargissement de la réflexion aux réseaux de voisinage littéraire est possible. Des études statistiques sur les contextes manuscrits pourraient ainsi s’avérer fécondes[4]. 

3 — Approches thématiques

Grâce à son ampleur inédite, le corpus Fabliaux permet de jeter un éclairage nouveau sur des questions déjà abordées par la critique, car il facilite les recherches sur les réseaux lexicaux, les structures narratives, les motifs récurrents ou encore les personnages. On s’interrogera par exemple, à la suite d’Alain Corbellari (2015), sur le matérialisme des fabliaux en étudiant la représentation du corps et de ses besoins, la place occupée par l’argent, le rapport entre matérialisme et rire, ou encore les liens entre langage et corporéité, afin de déterminer si le fabliau propose une anthropologie spécifique. Les formes, les fonctions et les limites du rire demeurent une question centrale, indissociable de celle du genre fabliesque lui-même. On peut ainsi se demander si certains textes méconnus de Gautier Le Leu n’auraient pas été exclus des répertoires de fabliaux parce que leur auteur privilégie un rire cruel, obscène et subversif. La représentation du féminin et du masculin constitue un autre axe incontournable. Comment les femmes et les corps féminins sont-ils mis en scène ? Comment penser aujourd’hui tel texte profondément misogyne ou tel autre évoquant des violences sexuelles ? Des analyses textométriques permettraient de mesurer la place réelle occupée par ce type de fabliaux dans l’ensemble du corpus.  

4 — Circulation européenne et comparatisme

Le corpus Fabliaux de la BFM invite enfin à renouveler l’approche comparatiste en confrontant les contes à rire français à leurs homologues allemands, italiens, anglais ou néerlandais[5]. On pourra s’intéresser aux traductions ou adaptations européennes, qui témoignent d’une circulation dont il conviendra d’interroger la nature et les modalités. On cherchera à savoir si les personnages, les structures narratives, les thèmes, les motifs, les valeurs mises en jeu ou la nature même du rire demeurent identiques d’un espace culturel à l’autre. Décèle-t-on des invariants malgré les différences linguistiques ? La circulation d’un fabliau hors des frontières du royaume de France implique-t-elle nécessairement des transformations ? Ces analyses pourraient révéler quels aspects du comique étaient universellement compréhensibles au Moyen Âge et lesquels exigeaient des modifications pour être reçus par un nouveau public. Existait-il un rire typiquement français, allemand, anglais ou néerlandais, ou le rire constituait-il une expérience largement partagée, transcendant les frontières ? 

Les propositions de communication relèveront donc aussi bien de l’analyse littéraire, de la philologie, de la codicologie, de l’analyse du discours, des études de genre, de l’histoire culturelle que des humanités numériques. En réunissant des approches méthodologiques diverses autour d’un corpus renouvelé, ce colloque entend favoriser une réflexion collective sur les modes de définition, de transmission et de réception du fabliau, ainsi que sur la place qu’occupe aujourd’hui ce genre dans les études médiévales.

Modalités de soumission des communications

Il sera possible de présenter les communications en français ou en anglais.

Les propositions de communications, sous la forme d’un titre suivi d’un résumé d’une demi-page environ, seront envoyées avant le 31 décembre 2026, à

corinne.pierreville@univ-lyon3.fr

Comité scientifique : 

Laura Bonanno laura.bonanno@unito.it

Alain Corbellari alain.corbellari@unil.ch

Jean-Marie Fritz jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr

Francis Gingras f.gingras@umontreal.ca

Corinne Pierreville corinne.pierreville@univ-lyon3.fr

Richard Trachsler richard.trachsler@uzh.ch 

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Les réponses seront transmises au début du mois février 2027 au plus tard.

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Reconsidering Fabliaux through the Lens of Digital Humanities

Genre, Transmission, and Variation

 Lyon, France — June 17-19 2027 

Call for Papers

The Fabliaux corpus, hosted by the Base de Français Médiéval[6] (BFM), provides free and open access to 202 texts edited and translated into modern French. Comprising more than 55,000 octosyllabic lines, this corpus is more extensive than previous catalogues, as it includes all the tales that have been classified as fabliaux by at least one specialist since the late nineteenth century and the landmark edition by Montaiglon and Raynaud. It also incorporates comic narratives embedded within larger literary works, including Marie de France’s Ysopet, the Fables Pierre Aufort, the Chastoiement d’un pere a son fils, and the Roman de Renart le Contrefait. By expanding the boundaries of the corpus, the project opens new perspectives concerning literary genre, textual variation, transmission, and the themes traditionally associated with fabliaux. These issues may now be explored through the resources made available by the BFM — including digital archives, bibliographic databases, and scholarly notices — as well as through a range of open-access research tools such as concordances, lexical indexes, and corpus-wide search functions.  

1. Defining Fabliaux: Centres, Margins, and Generic Boundaries

Although many scholars have questioned the applicability of modern genre categories to medieval literature, recent works by Patrick Moran have renewed the debate and suggested new approaches that may be fruitfully applied to fabliaux. Do fabliaux possess apparent generic boundaries? Is it possible to define a stable core of characteristics? Do traditional criteria — metrical pattern, brevity, trickery, humour, and textual autonomy — remain useful analytical tools? If we adopt a model based on degrees of generic centrality, which texts belong in the centre of the category, and which in the margins? How should hybrid texts be situated in relation to a putative generic core? Conversely, once such boundaries have been established, which tales included in the Fabliaux corpus can confidently be considered non-fabliaux, and on what grounds?

We could therefore test Isabelle Delage-Béland’s (2024) hypotheses concerning generic terminology in fabliaux and reassess the relationships between fabliaux and contiguous narrative forms such as dit, lai, exemplum, and pious tales[7]. The expanded Fabliaux corpus is particularly well suited to the study of borderline and neglected texts rather than solely canonical examples. Such investigations may reveal how editorial practices have shaped modern perceptions of fabliaux while simultaneously marginalising works that played a significant role in the medieval narrative landscape. 

2. Fabliaux and Their Manuscript Tradition

The Fabliaux corpus facilitates detailed investigation of manuscript variance and textual mouvance by allowing users to compare multiple versions of the same fabliau alongside the manuscripts in which they are preserved. From July 2026, more than seventy secondary witnesses will be available online, and the complete corpus of witnesses will be accessible by June 2027[8].

This resource allows us to revisit and extend Jean Rychner’s (1960) pioneering study by examining how individual fabliaux evolve across manuscripts and how variants affect comic episodes, representations of sexuality and violence, moralising passages, personal names, and social references. Contributors may explore whether such witnesses reveal strategies of normalisation or censorship, whether certain manuscripts intensify the anticlerical, misogynistic, or obscene dimensions of the tales, and whether some rewritings appear more “bourgeois” or more “aristocratic” than others. The corpus also invites reflection on textual contamination and on the very notion of a “version,” since what one scholar identifies as a distinct version may be regarded by another as a particular witness of a single textual tradition. 

The BFM platform further enables users to visualise all the fabliaux contained within a given manuscript. Building on the work of Richard Trachsler (2010), and Gabriele Giannini, and Francis Gingras (2016), contributors may investigate whether the notion of “collection” can be meaningfully applied to groups of fabliaux and whether discernible principles of organisation underlie their compilation. Such enquiries may also be extended to broader networks of textual proximity and literary association. Statistical analyses of manuscript contexts may prove especially productive in this regard[9]. 

3. Thematic Approaches

Thanks to its unprecedented extent, the Fabliaux corpus offers new perspectives on topics that have long attracted scholarly attention. It facilitates research into lexical networks, narrative structures, recurring motifs, and character types. Following on from Alain Corbellari’s work (2015), contributors may wish to revisit the question of materialism in fabliaux by examining the representations of the body and its needs, the role of money, the relationship between material concerns and laughter, and the links between language and corporeality. Such studies may help determine whether fabliaux articulate a distinctive medieval anthropology. The forms, functions, and limits of humour remain central to any understanding of the genre. It may be worth considering, for example, whether certain little-studied works by Gautier Le Leu have been excluded from fabliau inventories because they privilege a mode of humour that is particularly cruel, obscene, or subversive. Representations of femininity and masculinity constitute another major area of inquiry. How are women and female bodies portrayed? How should modern scholars approach texts that are overtly misogynistic or that depict sexual violence? Textometric approaches may help assess the actual place occupied by such tropes within the corpus.

4. European Circulation and Comparative Perspectives

The Fabliaux corpus also encourages renewed comparative approaches by bringing French comic tales into dialogue with their German, Italian, English, and Dutch counterparts[10]. Special attention may be devoted to translations and adaptations, which bear witness to forms of cultural circulation whose mechanisms remain insufficiently understood. Contributors are invited to investigate whether characters, narrative structures, motifs, themes, values, and even forms of humour remain stable across linguistic and cultural boundaries. Can common features be identified despite linguistic diversity? Does the circulation of a fabliau beyond the borders of medieval France necessarily entail transformation? Such studies may shed light on which aspects of comic discourse were universally intelligible in medieval Europe, and which required adaptation to new audiences. Was there a specifically French, German, English, or Dutch form of humour, or was humour a broadly shared cultural experience transcending political and linguistic boundaries? 

We welcome proposals focusing on literary studies, philology, codicology, discourse analysis, gender studies, cultural history, and digital humanities. By bringing together a wide range of methodological approaches around a newly expanded corpus, the conference aims to foster collective reflection on the definition, transmission, and reception of fabliaux, as well as on their place within contemporary medieval studies. 

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Submission Guidelines

Papers may be presented in either French or English.

Proposals should include a title and an abstract of approximately 250–300 words and should be submitted by 31 December 2026 to:

corinne.pierreville@univ-lyon3.fr 

Applicants will be notified of the committee’s decision no later than early February 2027. 

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Scientific Committee

Laura Bonanno laura.bonanno@unito.it

Alain Corbellari alain.corbellari@unil.ch

Jean-Marie Fritz jean-marie.fritz@u-bourgogne.fr

Francis Gingras f.gingras@umontreal.ca

Corinne Pierreville corinne.pierreville@univ-lyon3.fr

Richard Trachsler richard.trachsler@uzh.ch 

Selected Bibliography/ Bibliographie indicative

- Adams-Brown K., “Boccaccio Reading Old French: « Decameron » IX.2 and « La Nonete »”, MLN 125 1, 2010, p. 54-71

- Bonanno L., « “Des tresces” e “Berenger au lonc cul”: due fonti per la novella VII 8 del “Decameron” ? », Carte Romanze. Rivista Di Filologia E Linguistica Romanze Dalle Origini Al Rinascimento, 13(1), 2025, p. 277–311

- Busby K., Codex and context: reading old French verse narrative in manuscript, Amsterdam New York, Rodopi, 2002

- Collet O. et S. Lunardi, « Le récit bref au Moyen Âge et la tradition vernaculaire du fabliau », Il Confronto letterario. Quaderni di Letterature straniere e moderne comparate dell’Università di Pavia, supplemento al vol. 60, 2013, p. 9-47

- Collet O, F. Maillet et R. Trachsler, L’Étude des fabliaux après le Nouveau recueil complet des fabliaux, Paris, Classiques Garnier, 2014

- Corbellari A., Des fabliaux et des hommes : narration brève et matérialisme au Moyen Âge, Genève, Droz, 2015

- Delage-Béland I., Les fabliaux : fiction, vraisemblance et genre littéraire, Paris, Classiques Garnier, 2024

- Ferlampin-Acher Christine, « “Des fables fait on les fabliaux […], Et des materes les canchons” : fabliau et matiere », Matières à débat : la notion de matière littéraire dans la littérature médiévale, éd. C. Ferlampin-Acher et G. Cătălina, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, p. 83-102

- Fritz J.-M., « Recueillir les fabliaux au siècle des Lumières : poétique du recueil chez Barbazan, Legrand d'Aussy et Imbert », Du nouveau sur le fabliau ?, éd. Ph. Haugeard et S. Menegaldo, Paris, Champion, 2024, p. 373-408

- Giannini G. et F. Gingras (éd.), Les centres de production des manuscrits vernaculaires au Moyen Âge, Paris, Classiques Garnier, 2016

- Gingras F., « La part du vers dans la définition médiévale des fabliaux », Le recueil au Moyen Âge : le Moyen Âge central, éd. Y. Foehr-Janssens et O. Collet, Turnhout, Brepols, 2010, p. 61-74

- Gingras F., « Pour faire court : conscience générique et formes brèves au Moyen Âge », Faire court : l’esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Âge, éd. C. Croizy-Naquet, L. Harf-Lancner et M. Szkilnik, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2011, p. 155-179

- Jauss H.-R., « Littérature médiévale et théorie des genres », Poétique, vol. 1, 1970, p. 79-101

- Moran P., « La guerre comme marqueur générique dans la littérature narrative des XIIe–XIIIe siècles », Le Moyen Âge, n°1, De Boeck Supérieur, 2019, p. 21-35

- Moran P., « Genres médiévaux et genres médiévistes : l’exemple des termes “chanson de geste” et “épopée” », Romania, vol. 136, 541/542 (1/2), 2018, p. 38-60

- Noomen W., « Qu’est-ce qu’un fabliau ? », Atti del XIV Congresso Internazionale di Linguistica e Filologia Romanza, Napoli, Gaetano Macchiaroli Libraio Editore, 1981, p. 421-432

- Pearcy Roy J., “Anglo-Norman Fabliaux and Chaucer’s Merchant’s Tale”, Medium Ævum, vol. 69, n°2, 2000, p. 227-260

- Pearcy Roy J., « Fabliau intertextuality: Some connections between related comic narratives », Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, vol. 20, n°1, 1er janvier, 2007, p. 51-66

- Pierreville C., « De l’intérêt de rééditer les fabliaux », Fabula / Les colloques, « Les fabliaux en réseau », URL : https:// www.fabula.org/colloques/document11636.php, article mis en ligne le 05 Février 2024, consulté le 28 Mai 2026

- Pierreville C., « Le goupil et les fabliaux. Les fabliaux insérés dans le ms. fr. 1630 de Renart le Contrefait », Du nouveau sur le fabliau ?, éd. Ph. Haugeard et S. Menegaldo, Paris, Champion, 2024, p. 297-326.

- Rossi L., « “In luogo di sollazzo” : I “Fabliaux” del “Decameron”, Leggiadre donne...: novella e racconto breve in Italia, ed. Fr. Bruni, Venezia, Marsilio, 2000, p. 13-27

- Rychner J., « Deux copistes au travail. Pour une étude textuelle globale du ms. de la Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne », Medieval French Textual Studies in Memory of T.B. W. Reid, ed. I. Short, The Anglo-Norman Text Society, London, 1984, p. 187-218

- Rychner J., Contribution à l’étude des Fabliaux : variantes, remaniements, dégradations, Genève, Droz, 1960

- Trachsler R., « Observations sur les “recueils de fabliaux” », Le recueil au Moyen Âge : le Moyen Âge central, éd. Y. Foehr-Janssens et O. Collet, Turnhout, Brepols, 2010, p. 35-46

- Wackers P., « There are no Genres : Remarks on the Classification of Literary Texts », Reinardus. Yearbook of the International Reynard Society, vol. 13, n°1, 1er janvier 2000, p. 237-248

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[1] Ce projet est réalisé grâce au soutien de l’Institut Universitaire de France et de l’ÉquipEx Biblissima+, qui bénéficie d’une aide de l’Etat gérée par l’ANR au titre du Programme d’investissements d’avenir intégré à France 2030, portant la référence ANR-21-ESRE-0005. 
[2] Par exemple, par la recherche des concordances ou des contextes, il est possible de saisir toutes les occurrences de ces termes utilisés pour désigner la narration (selon différentes formes orthographiques) pour vérifier leur (ré)emploi.
[3] Si des participants au colloque souhaitent accéder à l’ensemble des témoins, avant qu’ils soient accessibles au grand public en juin 2027, ils pourront en faire la demande à corinne.pierreville@univ-lyon3.fr
[4] De telles analyses pourront bénéficier de la visualisation du « Graphe » des fabliaux et des manuscrits qui les transmettent, mis à disposition sur la BFM.
[5] Dans la lignée, à titre d’exemple, des travaux de Pearcy (2000), Rossi (2000), Adams-Brown (2010) ou Bonanno (2025).
[6] This project is supported by the Institut Universitaire de France and by ÉquipEx Biblissima+, funded by the French National Research Agency (ANR) under the France 2030 Investment Programme (grant no. ANR-21-ESRE-0005).
[7] For example, by searching concordances or textual contexts, it is possible to retrieve all occurrences of these terms used to designate narrative forms (including their various orthographic variants) and thereby assess their use and reuse.
[8] Conference participants who wish to consult the complete set of manuscript witnesses before they become publicly available in June 2027 may request access to corinne.pierreville@univ-lyon3.fr
[9] Such analyses may benefit from the Graph tool mapping the relationships between fabliaux and the manuscripts that collect them, which is available through the BFM platform.
[10] See, for example, the comparative studies of Pearcy (2000), Rossi (2000), Adams-Brown (2010), and Bonanno (2025).