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Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle) / Donne e pratiche del letterario ai margini del canone (Italia, XVII-XX secolo) (Lyon)

Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle) / Donne e pratiche del letterario ai margini del canone (Italia, XVII-XX secolo) (Lyon)

Publié le par Perrine Coudurier (Source : Malo Maleszka et Sidonie Pinero)

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Appel à communications 

Colloque

Figures féminines et pratiques du littéraire hors du canon (Italie, XVIIe-XXe siècle)

Maison des Sciences de l’Homme Lyon – St-Étienne

6 et 7 avril 2027 

Ce colloque propose d’étudier des figures féminines dont l’autorité symbolique ne passe pas prioritairement par l’écriture mais par des formes de présence sociale, de médiation culturelle, de performance et de circulation transnationale, et qui participent néanmoins à la production, à l’activation et à la transmission du « littéraire ».

Argumentaire

Longtemps pensée à partir du texte écrit, du canon et de la figure de l’auteur, la notion de « champ littéraire » a été progressivement élargie, notamment par les études comparatistes, à des formes de production, de médiation et de circulation du sens qui excèdent l’œuvre publiée. Dans cette perspective, les figures féminines, souvent exclues des institutions de l’auctorialité, constituent un observatoire privilégié afin d’interroger les conditions historiques, sociales et symboliques de l’accès au littéraire.

Ce colloque se propose d’examiner, du XVIIe au XXe siècle, les modalités par lesquelles des femmes italiennes ou résidant dans la péninsule italienne participent à la production du littéraire sans nécessairement passer par les formes canoniques de l’écriture destinée à la publication. Il s’agira toutefois de ne pas isoler ces pratiques de leurs conditions concrètes d’émergence : une attention particulière sera accordée aux structures de formation, de circulation et de reconnaissance qui les rendent possibles. Seront considérés autant les cadres institutionnels que les initiations informelles, ainsi que les modalités d’accès à une légitimité officielle – même partielle ou indirecte – dans les espaces culturels qui leur sont contemporains.

Dans cette perspective, les usages – parfois complémentaires – relevant de la sociabilité diplomatique (ambassadrices, épouses de diplomates, femmes d’État) de la performance scénique (chanteuses, comédiennes, danseuses) ou de la réception critique (journalistes, éditrices, traductrices) invitent à penser le littéraire comme un champ de relations et de transferts, plutôt que comme un corpus stabilisé. Il conviendra ainsi d’en historiciser les formes, en tenant compte des dispositifs matériels, institutionnels et relationnels qui en conditionnent la reconnaissance.

En croisant les approches critiques de la littérature comparée, de l’histoire culturelle, des études de genre, décoloniales et queer, et des performance studies, le colloque entend mettre en lumière la diversité des modes d’accession au littéraire et interroger les frontières du littéraire en tant que catégorie historiquement construite. Il s’agira ainsi de réfléchir aux conditions de visibilité et de légitimation de ces pratiques féminines, tout en analysant les tensions qui les traversent : entre oralité et écriture, pratiques sociales et reconnaissance symbolique, centres et marges des espaces culturels européens. Une attention particulière sera accordée aux réseaux des femmes qui écrivent et produisent hors du canon, à l’échelle nationale et transnationale.

Le colloque entend en effet expliciter les échelles d’analyse mobilisées – locales, nationales et transnationales – et la manière dont elles s’articulent. Les trajectoires individuelles et les pratiques culturelles envisagées s’inscrivent dans des configurations multiples : réseaux urbains ou curiaux, circulations italiennes internes, mais aussi espaces européens plus vastes (diplomatiques, artistiques, éditoriaux). L’enjeu sera de penser conjointement ces différentes échelles sans les hiérarchiser, afin de restituer la complexité des circulations et des transferts culturels.

Avant tout littéraire et comparatiste, la démarche critique du colloque s’appuiera sur des méthodes pluridisciplinaires qui mobilisent notamment les études italiennes, l’esthétique, l’histoire culturelle, l’histoire de l’art, du spectacle et de la musique. Seront privilégiées les propositions à visée synthétique ou fondées sur des corpus pluriels. Dans cette optique, les monographies sur telle ou telle figure sont bienvenues dès lors qu’elles s’inscrivent dans une perspective problématisée et comparatiste, et qu’elles permettent d’éclairer des configurations plus larges. Les contributions des jeunes chercheurs et chercheuses sont encouragées.

Axes et thématiques

1. Écritures non canoniques et pratiques du quotidien

Correspondances, journaux, Mémoires, écrits pédagogiques ou spirituels : ces formes parfois reléguées au second plan constituent pourtant des lieux essentiels d’élaboration du littéraire. On pourra interroger les frontières entre public et privé, entre écritures ordinaires et légitimation culturelle, ainsi que les conditions matérielles de production, de circulation et de conservation de ces textes.

2. Stratégies de légitimation, réceptions et redéfinition du canon

Dans un contexte d’accès contraint à l’auctorialité, les femmes développent des stratégies de légitimation qui passent par la mise en scène de soi, ou encore des formes indirectes de reconnaissance. Cet axe thématique propose d’analyser conjointement ces stratégies et les modalités de réception (critique, médiatique, historiographique), afin d’interroger les mécanismes d’inclusion et d’exclusion qui structurent le canon et ses marges. 

3. Sociabilités, réseaux et espaces du littéraire

Les espaces de sociabilité (salons, cours, théâtres, cafés-concerts, académies informelles, cercles diplomatiques, circuits éditoriaux) constituent des lieux privilégiés de production et de circulation du littéraire. Investis par des femmes issues d’espaces et de milieux divers, ils reposent sur des pratiques relationnelles qui contribuent à l’élaboration des normes esthétiques et à la construction des réputations. On pourra interroger les formes d’autorité spécifiques qui s’y déploient, à l’échelle de la péninsule, mais aussi européenne, à travers les différents siècles étudiés.

4. Oralité, performance et formes incarnées du littéraire

Au-delà de l’écrit, le littéraire se manifeste dans les pratiques performatives : lecture à voix haute, chant, récitation, improvisation, déclamation. Ces formes, qui engagent la voix et le corps, constituent des modes d’accès au littéraire et de légitimation publique pour les femmes. On s’intéressera à leurs conditions de production et de réception, ainsi qu’aux tensions entre performance éphémère et transmission stable, entre visibilité et marginalisation.

 

Informations pratiques

– Les communications ne devront pas excéder 20 minutes.
– Les interventions pourront être présentées en français ou en italien.


Modalités de soumission

Les propositions de communication doivent être envoyées à sidonie.pinero@univ-tours.fr et malo.maleszka@univ-lyon2.fr avant le 12 septembre 2026. 

Les propositions devront comporter le titre de la communication, d’un résumé (300 mots environ) ainsi que d’une brève notice bio-bibliographique (100 mots environ).

 

Comité d’organisation         

Sidonie Pinero, doctorante en littérature comparée en cotutelle entre l’Université de Tours (CESR) et La Sapienza Università di Roma.

Malo Maleszka, doctorant en littérature comparée à l’Université Lumière Lyon 2 (IHRIM) et à l’Université Jean Moulin Lyon 3.

 

Comité scientifique

Delphine Denis (Sorbonne Université, STIH)

Marie Fabre (ENS de Lyon, Triangle)

Laura Fournier (Université Grenoble Alpes, LUHCIE)

Céline Frigau Manning (Lyon 3, IHRIM)

Anne-Madeleine Goulet (CNRS, CESR)

Johnny L. Bertolio (Università degli Studi di Torino)

Valentina Ponzetto (Université de Lausanne)

Silvia Tatti (Università degli Studi di Roma La Sapienza)

 

Calendrier

Date limite d’envoi des propositions : 11 septembre 2026 à 23h59

Réponse du comité d’organisation : 6 novembre 2026

Tenue du colloque : les 6 et 7 avril 2027

 

***

 

Call for Papers

 

Convegno


Donne e pratiche del letterario ai margini del canone (Italia, XVII-XX secolo)

Maison des Sciences de l’Homme Lyon – St-Étienne

6 e 7 aprile 2027

Questo convegno si propone di studiare donne la cui autorità culturale non passa prioritariamente attraverso la scrittura, bensì attraverso forme di presenza sociale, mediazione culturale, performance e circolazione transnazionale, e che tuttavia partecipano pienamente alla produzione, all’attivazione e alla trasmissione del «letterario».

Presentazione

A lungo concepita a partire dal testo scritto, dal canone e dalla figura dell’autore, la nozione di «campo letterario» è stata progressivamente ampliata, in particolare dagli studi comparatistici, fino a comprendere forme di produzione, mediazione e circolazione dei significati che vanno oltre l’opera pubblicata. In questa prospettiva le donne, spesso escluse dalle istituzioni dell’autorialità, costituiscono un osservatorio privilegiato per investigare le condizioni storiche, sociali e simboliche dell’accesso al letterario.

Questo convegno si propone di esaminare, dal XVII al XX secolo, le modalità attraverso le quali donne italiane o residenti nella penisola italiana partecipano alla produzione del letterario senza necessariamente ricorrere alle forme canoniche della scrittura destinata alla pubblicazione. Non si tratterà tuttavia di isolare quelle pratiche dalle loro concrete condizioni concrete di emersione: particolare attenzione sarà dedicata ai meccanismi di formazione, circolazione e riconoscimento che le rendono possibili. Saranno presi in considerazione tanto i quadri istituzionali quanto le forme di apprendimento informale, così come le modalità di accesso a una legittimità ufficiale – anche parziale o indiretta – negli spazi culturali contemporanei.

In questa prospettiva, le prassi, – talvolta compresenti – riconducibili alla socialità diplomatica (donne ambasciatrici, mogli di diplomatici, donne di Stato), alla performance scenica (cantanti, attrici, danzatrici) o alla ricezione critica (giornaliste, editrici, traduttrici) invitano a pensare il letterario come un campo di relazioni e movimenti, anziché come un corpus stabile. Sarà pertanto opportuno storicizzarne le forme, tenendo conto dei dispositivi materiali, istituzionali e relazionali che ne condizionano il riconoscimento.

Incrociando gli approcci critici delle letterature comparate, della storia culturale, degli studi di genere, postcoloniali e queer e dei performance studies, il convegno intende mettere in luce la diversità delle modalità di accesso al letterario e investigare i confini del letterario in quanto categoria costruita storicamente. Si tratterà dunque di riflettere sulle condizioni di visibilità e legittimazione di queste pratiche femminili, analizzando al contempo le tensioni che le attraversano: tra oralità e scrittura, tra pratiche sociali e riconoscimento simbolico, tra centri e margini degli spazi culturali europei. Un’attenzione particolare sarà dedicata alle reti delle donne che scrivono e producono fuori dal canone.

Il convegno intende inoltre evidenziare il livello di diffusione delle analisi – locale, nazionale e transnazionale – e il modo della loro articolazione. Le traiettorie individuali e le pratiche culturali considerate si inscrivono infatti entro configurazioni multiple: reti urbane o cortigiane, circolazione interna alla penisola, ma anche spazi europei più ampi (diplomatici, artistici, editoriali). La sfida sarà pensare congiuntamente questi diversi livelli senza gerarchizzarli, al fine di restituire la complessità della circolazione e dei movimenti culturali.

Pur essendo principalmente letterario e comparatistico, l’approccio critico del convegno si baserà su metodi multidisciplinari che coinvolgono in particolare l’italianistica, l’estetica, la storia culturale, la storia dell’arte, dello spettacolo e della musica. Saranno privilegiate le proposte dotate di una visione d’insieme o fondate su corpora diversificati. In quest’ottica, saranno ben accolti i contribuiti monografici purché si inseriscano in contesto problematizzato, con un approccio comparatistico, e permettano di far luce su configurazioni culturali più ampie. Si sollecitano contributi da parte di giovani ricercatori e ricercatrici.


Assi e tematiche

1. Scritture non canoniche e pratiche del quotidiano

Corrispondenze epistolari, diari, memorie, scritti pedagogici o spirituali: queste forme, talvolta relegate in secondo piano, costituiscono tuttavia degli spazi importantissimi per l’elaborazione del letterario. Si potranno investigare i confini tra pubblico e privato, tra scritture comuni e legittimazione culturale, nonché le condizioni materiali di produzione, circolazione e conservazione di questi testi.

2. Strategie di legittimazione, ricezione e ridefinizione del canone

In un contesto di accesso limitato all’autorialità, le donne sviluppano strategie di legittimazione che passano attraverso la messa in scena di sé o forme indirette di riconoscimento. Questo asse tematico propone di analizzare congiuntamente tali strategie e le modalità di ricezione (critica, mediatica, storiografica), al fine di investigare i meccanismi di inclusione ed esclusione che strutturano il canone e i suoi margini.

3. Sociabilità, reti e spazi del letterario

Gli spazi di socialità (salotti, corti, teatri, caffè-concerto, accademie informali, circoli diplomatici, circuiti editoriali) costituiscono luoghi privilegiati di produzione e circolazione del letterario. Frequentati da donne provenienti da ambienti diversi, essi si fondano su pratiche relazionali che contribuiscono all’elaborazione delle norme estetiche e alla costruzione della reputazione individuale o collettiva. Si potranno investigare le forme specifiche di autorità che vi si dispiegano, nella penisola così come nell’intera Europa, nei vari secoli considerati. 

4. Oralità, performance e forme incarnate del letterario

Oltre che nella scrittura, il letterario si manifesta nelle pratiche performative: lettura ad alta voce, canto, recitazione, improvvisazione, declamazione. Queste forme, che coinvolgono la voce e il corpo, costituiscono modalità specifiche di accesso al letterario e di legittimazione pubblica per le donne. Ci si potrà rivolgere alle relative condizioni di produzione e ricezione, così come alle dinamiche tra performance effimera e trasmissione stabile, tra visibilità e marginalizzazione.

 

Informazioni pratiche

– Interventi della durata massima di 20 minuti
– Lingue degli interventi: francese e italiano

 

Modalità di presentazione delle proposte

Le proposte di comunicazione devono essere inviate a sidonie.pinero@univ-tours.fr e malo.maleszka@univ-lyon2.fr entro il 12 settembre 2026.

Le proposte devono comprendere il titolo dell’intervento, un abstract (circa 300 parole) e una breve nota bio-bibliografica (circa 100 parole). 


Comitato organizzativo

Sidonie Pinero, dottoranda in letterature comparate all’Università di Tours (CESR) e alla Sapienza Università di Roma. 

Malo Maleszka, dottorando in letterature comparate all’Università Lumière Lyon 2 (IHRIM) e all’Università Jean Moulin Lyon 3.

 

Comitato scientifico 

Delphine Denis (Sorbonne Université, STIH)

Marie Fabre (ENS de Lyon, Triangle)

Laura Fournier (Université Grenoble Alpes, LUHCIE)

Céline Frigau Manning (Lyon 3, IHRIM)

Anne-Madeleine Goulet (CNRS, CESR)

Johnny L. Bertolio (Università degli Studi di Torino)

Valentina Ponzetto (Université de Lausanne)

Silvia Tatti (Università degli Studi di Roma La Sapienza)

 

Calendario

Termine ultimo per la presentazione delle proposte: 11 settembre 2026, ore 23:59

Notifica del comitato organizzatore: 6 novembre 2026

Convegno: 6 e 7 aprile 2027