Essai
Nouvelle parution
Adrien Le Bihan, Autopsie d'une rancœur. Hemingway alias Argo contre général Leclerc

Adrien Le Bihan, Autopsie d'une rancœur. Hemingway alias Argo contre général Leclerc

Publié le par Marc Escola (Source : Adrien Le Bihan)

Il y a quelques années, des documents échappés de Moscou révélèrent que, peu après la publication de Pour qui sonne le glas, Ernest Hemingway, sous le nom de code Argo, avait été recruté par les services secrets soviétiques.

De l’étude de ces surprenantes archives, des chercheurs de la CIA conclurent avec soulagement que l’informateur de luxe, leur compatriote, n’avait fourni aux Russes aucun renseignement sérieux.

Ils n’avaient peut-être pas tort, mais, à la lumière de romans d’Hemingway et de sa correspondance avec l’écrivain soviétique Simonov, qu’ils ne jugèrent pas pertinent de scruter, Autopsie d’une rancœur démontre qu’il fut au bénéfice de Moscou un agent d’influence très déterminé et que frustré, personnellement surtout, par la façon dont Paris avait été libéré en août 1944, il s’en prit surtout au général Leclerc qui à Rambouillet, la veille de cette libération, l’aurait envoyé promener.

Sa rancœur fut telle que, jusqu’au fond d’une gondole se prêtant aux jeux érotiques d'un colonel infirme avec une jeune comtesse, elle imprégna son roman vénitien, Au-delà du fleuve et sous les arbres.

Sommaire

1- Naissance d’Argo
2- Argo de Cuba à Rambouillet
3- Leclerc du Tchad à Rambouillet
4- Libération de Paris : le grand bluff d’Hemingway
5- Simonov entre en scène
6- Leclerc chorégraphe
7- Hemingway, alias Argo, se fait du mauvais sang
8- Le roman vénitien : clins d’œil à Moscou, estocade à Leclerc
Épilogue
Jalons bibliographiques