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Nouvelle parution
Nicolas Eymerich, Deux traités contre les astrologues, les nigromanciens et les alchimistes / Contra astrologos imperitos atque contra nigromanticos de occultis perperam iudicantes & Contra alchimistas. Textes latins établis, traduits, présentés et annotés par Sylvain Matton

Nicolas Eymerich, Deux traités contre les astrologues, les nigromanciens et les alchimistes / Contra astrologos imperitos atque contra nigromanticos de occultis perperam iudicantes & Contra alchimistas. Textes latins établis, traduits, présentés et annotés par Sylvain Matton

Publié le par Marc Escola (Source : Sylvain Matton)

Nommé Inquisiteur général de la Couronne d’Aragon en 1357, célèbre pour son imposant Directorium Inquisitorum (1376), qui resta jusqu’au XVIIe siècle le manuel de procédure de l’Inquisition espagnole, le frère dominicain Nicolas Eymerich (ca. 1317-1399) se distingua par sa diligence, sa sévérité et son inflexibilité dans l’exercice de sa charge. Son empres­sement et son acharnement à traquer tous ceux qu’il jugeait hérétiques, en particulier les fraticelli, les bégards et les lullistes, exaspérèrent tellement le roi Jean Ier d’Aragon qu’en avril 1393 ce dernier le condamna à l’exil.

Cet exil ne freina cependant pas son zèle, qu’il tourna vers l’écriture. En effet, ayant trouvé refuge à la cour papale d’Avignon, il y écrivit en 1395 Contra astrologos imperitos atque contra nigromanticos de occultis perperam iudicantes (Contre les astrologues ignorants et contre les nigromanciens qui jugent vicieusement des choses cachées) et en 1396 Contra alchimistas (Contre les alchimistes), deux traités qui constituent ses ultima verba sur le sujet, et dans lesquels il s’efforce de démontrer que l’astrologie, les autres arts divinatoires et l’alchimie sentent l’hérésie – et donc relèvent de la juridiction inquisito­riale – du fait qu’ils re­posent sur une alliance avec le démon ou y aboutissent fatalement.

L’édition critique de ces trois opuscules est ici accompagnée de leur première traduction française, placée en regard du texte latin, les notes s’atta­chant principalement à identifier les sources de l’auteur.