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Fabriquer des mondes : univers fictionnels, narration et IP dans les Industries Culturelles Créatives (Montpellier)  7 et 8 avril 2027

Fabriquer des mondes : univers fictionnels, narration et IP dans les Industries Culturelles Créatives (Montpellier) 7 et 8 avril 2027

Publié le par Marc Escola (Source : Emmanuelle Laboureyras)


Dates: 7 et 8 avril 2027.

Ce programme prendra la forme d’un événement organisé sur deux journées complémentaires, afin d’articuler réflexion scientifique, retours d’expériences professionnelles et expérimentation créative.

Journée 1 — Communications scientifiques et professionnelles

La première journée sera consacrée aux communications, aux études de cas et aux retours d’expériences autour de la fabrique des univers fictionnels dans les Industries Culturelles et Créatives.

Elle accueillera des interventions portant notamment sur :

la création d’univers fictionnels ;

le worldbuilding et le design narratif ;

les logiques d’adaptation, de circulation et de transmédialité ;

les franchises, les IP et les univers étendus ;

les publics, les communautés et les cultures participatives ;

les enjeux économiques, juridiques et symboliques liés aux ICC ;

les formations aux écritures contemporaines et aux métiers émergents des ICC. 

Cette première journée visera à croiser les approches scientifiques, artistiques et professionnelles, en donnant la parole à des chercheur·ses, enseignant·es, auteur·rices, scénaristes, producteurs, éditeurs, créateur·rices numériques, game designers et acteurs des ICC.

Journée 2 — Ateliers créatifs et professionnels

La seconde journée sera pensée comme un temps d’expérimentation, de transmission et de mise en pratique. Elle prendra la forme d’ateliers créatifs et professionnels consacrés aux méthodes de conception, d’écriture et de développement d’univers fictionnels.

Les ateliers pourront porter sur :

la création d’une bible d’univers ;

la conception de personnages récurrents ;

l’écriture d’un pitch d’IP ou de franchise narrative ;

l’adaptation d’un récit vers un autre médium ;

la scénarisation d’une expérience interactive ou immersive ;

la construction d’un prototype narratif ;

les stratégies de valorisation, de diffusion ou de protection d’un projet créatif ;

les liens entre narration, publics et engagement.

Cette seconde journée aura pour objectif de faire dialoguer les savoirs théoriques et les pratiques concrètes de création. Elle pourra associer étudiant·es, chercheur·ses, professionnel·les et créateur·rices dans une logique de studio, de laboratoire narratif ou de workshop.

Présentation JE 1  : Communications scientifiques et professionnelles

Les Industries Culturelles et Créatives ne produisent plus seulement des œuvres isolées. Elles conçoivent, développent et font circuler des univers fictionnels : mondes narratifs, personnages récurrents, franchises, licences, adaptations, expériences immersives, dispositifs transmédias, jeux, séries, bandes dessinées, podcasts, webdocumentaires ou récits interactifs.

Dans ce contexte, la fiction devient un écosystème. Elle se pense à travers des supports multiples, des publics engagés, des logiques de circulation, mais aussi des enjeux économiques, juridiques et symboliques. L’univers fictionnel n’est plus seulement un décor ou un arrière-plan : il devient une architecture narrative, une ressource créative, une matrice de production et parfois une propriété intellectuelle stratégique.

Cette journée d’étude propose d’interroger la fabrique des univers fictionnels au croisement de la recherche, de la création et des pratiques professionnelles. Elle souhaite réunir chercheur·ses, auteur·rices, scénaristes, artistes, producteurs, éditeurs, game designers, étudiant·es et professionnel·les des ICC autour d’une question centrale : comment conçoit-on, développe-t-on et fait-on vivre un monde fictionnel aujourd’hui ?

Axes possibles

Les propositions pourront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes suivants.

1. Concevoir un univers fictionnel

Cet axe portera sur les processus de création des mondes fictionnels : construction d’un univers, cohérence interne, personnages, lieux, temporalités, mythologies, règles narratives, bible d’univers, design narratif.

Les communications pourront interroger, par exemple :

-la création de mondes dans la littérature, la série, la bande dessinée, le jeu vidéo, le podcast ou les dispositifs immersifs ;
-les méthodes d’écriture et de conception d’univers ;
-la place des personnages, des lieux et des objets dans la cohérence fictionnelle ;
-les liens entre worldbuilding, storytelling et design narratif ;
-les tensions entre invention, contrainte générique et attentes des publics.


2. Adapter, étendre, faire circuler les récits

-Les univers fictionnels contemporains circulent d’un support à l’autre. Un roman devient série, une bande dessinée devient jeu, une licence se décline en produits, expériences, événements, contenus numériques ou communautés en ligne.

Cet axe accueillera des propositions sur :

-les adaptations entre médias ;
-les logiques transmédias, crossmédias ou multimodales ;
-les franchises narratives et les univers étendus ;
-les continuités et ruptures entre les supports ;
-les effets du changement de médium sur l’intrigue, les personnages, les publics et les usages ;
-les formes contemporaines de sérialité.

3. IP, franchises et stratégies créatives

La notion d’IP, ou propriété intellectuelle, occupe aujourd’hui une place centrale dans les industries culturelles. Elle désigne à la fois un bien juridique, un potentiel narratif, une marque culturelle et un levier de développement économique.

Les communications pourront aborder :

-la conception de franchises narratives ;
-les enjeux de propriété intellectuelle dans les ICC ;
-les stratégies d’exploitation, de protection ou de valorisation d’un univers ;
-les tensions entre création artistique et logique industrielle ;
-les modèles économiques liés aux licences, adaptations et univers étendus ;
-les circulations entre création indépendante, édition, audiovisuel, jeu vidéo, plateformes et institutions culturelles.

4. Publics, communautés et expériences immersives

Un univers fictionnel existe aussi par ses publics. Lecteur·rices, spectateur·rices, joueur·ses, fans ou communautés participatives prolongent les mondes fictionnels par leurs interprétations, leurs pratiques et leurs créations.

Cet axe s’intéressera à :

-l’engagement des publics ;
-les cultures participatives et les communautés de fans ;
-les expériences immersives, interactives ou ludiques ;
-les dispositifs d’enquête, d’exploration ou de participation ;
-les formes de réception et d’appropriation des univers ;
-la place des émotions, de l’attention et de l’immersion dans les expériences narratives.

5. Former aux écritures contemporaines des ICC

La fabrique des univers fictionnels pose également des questions pédagogiques. Comment former à la création d’univers, à l’écriture transmédia, au design narratif, à la conception de franchises ou aux métiers émergents des ICC ?

Les propositions pourront porter sur :

-les formations en écriture créative, scénario, storytelling, design narratif ou transmédia ;
-les dispositifs pédagogiques en mode studio, projet ou atelier ;
-les liens entre université, écoles, institutions culturelles et professionnels ;
-les compétences nécessaires aux métiers contemporains des ICC ;
-les projets étudiants, prototypes, webdocumentaires, expériences narratives ou créations collectives.

Formats attendus

Les propositions peuvent prendre plusieurs formes :

-communication scientifique ;
-présentation de projet ou de dispositif créatif ;

-présentation de prototype, maquette ou expérimentation narrative.
-étude de cas ;

La journée souhaite favoriser les croisements entre approches théoriques et pratiques professionnelles. Les propositions issues de collaborations entre chercheur·ses, créateur·rices, étudiant·es et professionnel·les sont particulièrement bienvenues.

Modalités de soumission

Les propositions devront comporter :

un titre ;
un résumé de 300 à 500 mots ;
5 mots-clés ;
une courte notice bio-bibliographique de 5 à 8 lignes ;
l’axe ou les axes dans lesquels s’inscrit la proposition ;
les coordonnées de l’auteur·rice ou des auteur·rices.
Les propositions sont à envoyer avant le 30 juillet 2026 à l’adresse suivante :
emmanuelle.laboureyras@umpv.fr

Notification aux participant·es : 31 août 2026

Journée 2 — Ateliers créatifs et professionnels

La seconde journée sera conçue comme un temps d’expérimentation, de transmission et de mise en pratique. Elle prendra la forme d’ateliers créatifs et professionnels consacrés aux méthodes de conception, d’écriture, de développement et de valorisation des univers fictionnels dans les industries culturelles et créatives.

Les propositions d’ateliers pourront porter sur la création d’une bible d’univers, envisagée comme un outil de structuration narrative, visuelle et éditoriale permettant de définir les règles, les personnages, les lieux, les temporalités et les potentialités de déploiement d’un monde fictionnel.

Elles pourront également s’intéresser à la conception de personnages récurrents, à leur évolution dans le temps, à leur capacité à traverser plusieurs supports et à devenir des points d’ancrage pour des récits sériels, transmédias ou franchisés.

Des ateliers pourront être consacrés à l’écriture d’un pitch d’IP ou de franchise narrative, afin d’interroger la manière dont un projet peut être présenté, défendu et développé auprès de partenaires éditoriaux, audiovisuels, ludiques ou institutionnels.

Les propositions pourront aussi explorer les processus d’adaptation d’un récit vers un autre médium : passage du texte à l’image, du roman à la série, de la bande dessinée au jeu, du podcast à l’expérience immersive, ou encore d’un récit linéaire à un dispositif interactif.

Une attention particulière pourra être portée à la scénarisation d’expériences interactives ou immersives, en interrogeant la place du choix, de l’exploration, de l’enquête, de la participation et de l’engagement du public dans la construction narrative.

Les ateliers pourront également prendre la forme de laboratoires de prototypage narratif, permettant de concevoir une maquette, un dispositif, une séquence, une carte d’univers, un parcours utilisateur ou une première déclinaison transmédia d’un projet fictionnel.

D’autres propositions pourront porter sur les stratégies de valorisation, de diffusion et de protection d’un projet créatif, en abordant les enjeux de propriété intellectuelle, de présentation professionnelle, de circulation auprès des publics, de recherche de partenaires ou de développement économique.

Enfin, les ateliers pourront interroger les liens entre narration, publics et engagement, en étudiant la manière dont les univers fictionnels suscitent l’attachement, la participation, l’identification, la fidélisation ou la constitution de communautés.

Cette seconde journée aura ainsi pour objectif de faire dialoguer les savoirs théoriques et les pratiques concrètes de création. Elle pourra associer étudiant·es, chercheur·ses, professionnel·les et créateur·rices dans une logique de studio, de laboratoire narratif ou de workshop, afin de faire émerger des formes, des méthodes et des outils directement mobilisables dans les champs des ICC.

Modalités de soumission des propositions de workshops et ateliers créatifs

Les propositions devront comporter :

-un titre ;
-un résumé de 300 à 500 mots présentant les objectifs de l’atelier, son déroulé et les enjeux créatifs ou professionnels abordés ;
-5 mots-clés ;
-une courte notice bio-bibliographique ou professionnelle de 5 à 8 lignes ;
-l’axe ou les axes dans lesquels s’inscrit la proposition ;
-le format envisagé : atelier d’écriture, workshop de conception, laboratoire de prototypage, masterclass participative, étude de cas accompagnée d’un exercice, etc. ;
-la durée souhaitée : 1h, 1h30, 2h ou demi-journée ;
-le public concerné : étudiant·es, chercheur·ses, professionnel·les, créateur·rices, public mixte ;
-les besoins matériels éventuels : vidéoprojecteur, paperboard, connexion internet, ordinateurs, supports imprimés, matériel de dessin, outils numériques ;
-les coordonnées de l’intervenant·e ou des intervenant·es.
-Les propositions devront préciser, lorsque cela est possible, la production concrète attendue à l’issue de l’atelier : esquisse de bible d’univers, fiche personnage, pitch d’IP, carte narrative, matrice de déploiement transmédia, scénario d’expérience interactive, prototype narratif ou stratégie de valorisation d’un projet créatif.

Les propositions sont à envoyer avant le 30 juillet 2026 à l’adresse suivante :
emmanuelle.laboureyras@umpv.fr

Notification aux participant·es :  31 août 2026

Calendrier prévisionnel  : 

Date limite d’envoi des propositions : 15 juillet 2026

Réponse du comité scientifique : 31 août 2026



Comité d’organisation : Emmanuelle Laboureyras, Université Paul Valéry- ITIC-UMPV

Références scientifiques :

-Baroni, R. (2007). La tension narrative : suspense, curiosité et surprise. Seuil.

-Besson, A. (2015). Constellations : des mondes fictionnels dans l'imaginaire contemporain. CNRS Éditions.

-Bourdaa, M. (2013). Le transmedia storytelling. Terminal, 112, 7–10. https://doi.org/10.4000/terminal.447

-Caïra, Olivier et Goudmand, Anaïs (dir.), « Raconter, et construire des mondes », Communications, n° 118, Le Seuil, 2026.

-Jenkins, H. (2006). Convergence Culture: Where Old and New Media Collide. New York University Press.

-Kawa-Topor, X., & Vimenet, P. (Éd.). (2026). Bande dessinée et cinéma d'animation. Les Impressions Nouvelles.

-Letourneux, M. (2017). Fictions à la chaîne : littératures sérielles et culture médiatique. Seuil.

-Ryan, M.-L. (Ed.). (2004). Narrative across Media: The Languages of Storytelling. University of Nebraska Press.

-Scolari, C. A. (2009). Transmedia storytelling: Implicit consumers, narrative worlds, and branding in contemporary media production. International Journal of Communication, 3, 586–606.