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"Désirer, disent-elles. Le désir lesbien et ses stratégies discursives (Violette Leduc, Monique Wittig, Nicole Brossard)". Soutenance de Rachel Boyer (Sorbonne nouvelle)

Publié le par Marc Escola (Source : Rachel Boyer)

Nous avons le plaisir de vous convier à la soutenance de thèse de Rachel Boyer intitulée

Désirer, disent-elles. Le désir lesbien et ses stratégies discursives (Violette Leduc, Monique Wittig, Nicole Brossard).

La soutenance se tiendra le 8 juin 2026 à 13h30 à la Maison de la Recherche - Sorbonne Nouvelle (salle Athéna), 4 rue des Irlandais, 75005 Paris.

Le jury de soutenance de thèse sera composé de :

Mme Isabelle BOISCLAIR - Professeure des Universités, Université de Sherbrooke.
Mme Aude BONORD - Professeure des Universités, Université Paul-Valéry Montpellier 3.
M. Yannick CHEVALIER - MCF, Université Lyon 2.
M. Olivier PENOT-LACASSAGNE - MCF HDR, Université Sorbonne Nouvelle.
M. Alain ROMESTAING - Professeur des Universités, Université Clermont Auvergne.

La soutenance sera suivie d’un pot convivial qui se tiendra sur place. 

Résumé :

Cette thèse s’intéresse aux pratiques littéraires et aux stratégies discursives liées à l’écriture du désir lesbien chez Violette Leduc (1907-1972), Monique Wittig (1935-2003) et Nicole Brossard (1943-). En s’emparant de la question du désir dans les littératures lesbiennes, celle-ci apparaît comme une donnée structurante dans la réalisation d’une écriture mettant en avant un point de vue ou une subjectivité lesbienne. Le corpus à l’étude démontre que l’activité du désir lesbien, telle qu’elle se laisse définir sur le plan littéraire, menace les fondements de notre langage et de nos productions culturelles, largement ancrées dans un système de valeurs et de représentations hétéropatriarcales. Ainsi, favorisant une bibliographie critique tournée vers les questions du genre et des sexualités, nous relèverons les lieux où s’inscrit le désir lesbien dans les textes à l’étude.

Trois formes de problématisation du désir se dégagent de notre analyse, mettant en avant l’impact des emportements amoureux sur les pratiques littéraires, le travail de la représentation et les expérimentations esthétiques. L’écriture du désir se caractérise alors dans le corpus étudié par des investissements politiques et/ou poétiques, des inventions linguistiques et des innovations formelles qui encouragent notre approche du désir comme dynamique d’exploration littéraire. De ce fait, étudier le désir sera avant tout une façon de se déplacer dans les œuvres de Violette Leduc, Monique Wittig et Nicole Brossard, annonçant la variété des thèmes et des développements poétiques réceptionnés au prisme de l’écriture du désir lesbien.