Comment aborder la crise que traverse la sociologie, tiraillée entre exigence scientifique et engagement politique ? La trajectoire de Norbert Elias, penseur majeur du XXe siècle, permet de revisiter ce débat. L’abandon du militantisme sioniste de ses jeunes années pour la sociologie le conduit à en élaborer une version intrinsèquement politique. Ses écrits de jeunesse, dont on trouve dans ce volume une sélection traduite, attestent que sa vocation savante, qu’il voulait exclusive, s’est édifiée sur un renoncement à la politique, tout en la transportant dans ce geste de substitution. La politique de la sociologie de Norbert Elias se présente alors aujourd’hui comme un puissant antidote aux dérives d’une sociologie qui peine à articuler pratique des sciences sociales et engagement politique.
On peut lire sur nonfiction.fr un article de B. Caraco sur cet ouvrage…
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Politique de la sociologie du jeune Elias
Introduction
1
Sous la tache blanche, l’interpolation
2
3
4
5
6
De l’expulsion et de l’extermination
7
Retour sur la politique de la sociologie
Conclusion
Relire le jeune Norbert Elias dans son contexte
Julia Christ (trad.)
1
Norbert Elias, 1920
Danny Trom (trad.)
2
L’antisémitisme à la lumière de la sociologie
Franz Oppenheimer, 1925
Mathurin Schweyer (trad.)
3
Contribution à la discussion de Karl Mannheim
« De la concurrence et de sa signification dans le domaine de l’esprit », Norbert Elias, 1928
Danny Trom (trad.)
4
Sociologie de l’antisémitisme allemand
Norbert Elias, 1929
Julia Christ (trad.)
5
L’expulsion des huguenots de France
Norbert Elias, 1935