- Italian and English versions are provided below
A 500 ans de sa mort, Nicolas Machiavel (1469-1527) n’a jamais cessé d’interpeller les chercheurs et de fasciner spécialistes et non-spécialistes. Sa pensée et sa personnalité ont été interprétées de multiples façons. Innombrables sont les masques qui, dans les contextes historiques et géographiques les plus divers, lui ont été attribués : mentor de tyrans et dispensateur de conseils aux peuples, théoricien cynique du succès et apôtre de la distinction entre politique et morale, inspirateur de dictateurs sans scrupules et brillant politologue, porte-drapeau de la conservation, mais aussi de la révolution.
Chaque époque a construit son propre Machiavel – absolutiste, républicain, patriote et théoricien de la nation, totalitaire, démocratique, populiste etc. –. Hors d’Italie, on ne compte pas les grands interprètes de Machiavel, partisans ou détracteurs : de R. Pole à P. Ribadeneyra, de Gentillet à B. Spinoza, de Frédéric le Grand à J.-J. Rousseau, de F. Hegel à T. B. Macaulay, de L. Strauss à R. Aron…. Mais au cours des XXe et XXIe siècles, Machiavel – sa pensée et son image – a également quitté le monde académique pour gagner la culture populaire et de masse. Son influence et sa diffusion sont tels qu'on peut affirmer sans crainte d'être contredit qu’il relève désormais d’un patrimoine culturel mondial.
Ce colloque entend, donc, célébrer moins l’homme et son œuvre que son exceptionnelle réception historique, géographique, disciplinaire et médiatique. S’inscrivant dans la continuité des travaux consacrés à la fortune de l’œuvre machiavélienne, il se distinguera en privilégiant la fortune internationale – donc pas seulement européenne – et ne se bornera pas à la réception des œuvres, mais intègrera celle de sa personne et de son image. On entendra ici machiavélisme au sens d’histoire de sa réception en bien comme en mal et au sens des utilisations politiques (mais pas que politiques) qui ont été faites, au fil des siècles, de sa personne et de ses doctrines, ainsi que de ses images et représentations.
Le colloque entend mettre en évidence cette plasticité de la référence machiavélienne au fil des siècles, des horizons, des genres et du public.
Les organisateurs du colloque souhaiteraient faire émerger des réceptions inédites ou novatrices de Machiavel et du machiavélisme, du XVIe siècle à nos jours. Il suffit de penser aux multiples façons dont Machiavel a été utilisé au cours de l'histoire pour expliquer certaines dynamiques politiques et sociales, mais aussi pour interpréter les changements politiques actuels, tant au niveau national qu'international, ou pour expliquer la crise de la démocratie libérale et la montée des populismes d'aujourd'hui, ou encore aux relectures, sous l'angle féministe ou antiféministe, de sa pensée.
Si Machiavel est une référence internationale dans le domaine académique, le machiavélisme l’a propagé à tous les étages de la culture : savante, intermédiaire et populaire, ces deux derniers ayant été moins explorés par la recherche. C’est donc moins ou pas seulement le Machiavel académique que la manière dont la référence et les clichés machiavéliens ont été ou sont « bien ou mal utilisés » qui sera privilégiée.
La presse, en tant qu’intermédiaire entre culture académique et populaire, aura une place privilégiée dans cette investigation, comme la réception de Machiavel dans la langue, la littérature, les arts plastiques, la musique, le cinéma, les séries, les bandes dessinées, les animés, les cartoons, voire, les réseaux sociaux (posts, videos, photomontages, reels, mèmes).
Il pourra également s’agir d’illustrer et mesurer la pénétration de la référence machiavélienne dans des sphères extra-politiques (management, psychologie, pédagogie, self-training, sport, gaming, vie quotidienne, intelligence artificielle…).
Le succès populaire de Machiavel ne sera pas considéré comme une déformation de sa figure et de sa pensée, mais comme la démonstration que le sien, dans l’histoire des idées, constitue un cas exceptionnel qui, précisément pour cette raison, continue de se prêter à être pensé et repensé.
Les questions auxquelles les organisateurs du colloque souhaitent répondre sont :
· Que reste-t-il de Machiavel et de sa pensée dans notre contemporanéité ?
· Le retour de la guerre aux portes de l’Europe et au Moyen-Orient favorise-t-il une nouvelle façon d'utiliser Machiavel ?
· Quels sont les parcours et les dynamiques qui ont conduit Machiavel à devenir, à l'échelle mondiale, l'emblème d'une certaine conception de la politique ?
· Pourquoi Machiavel précisément, et non d'autres auteurs classiques ?
· En quoi la féminisation de la politique est-elle compatible avec la référence machiavélienne ?
· En quoi la notion de « crise perpétuelle » fait de Machiavel la référence perpétuelle ?
· Pourquoi le machiavélisme est-il mobilisé pour interpréter les événements historiques et la réalité qui nous entoure ?
· Comment le machiavélisme contemporain s’articule-t-il ou rompt avec le machiavélisme des siècles précédents ?
· Comment penser l’émergence du « personnage » Machiavel dans des pièces de théâtre ou œuvres de fiction ?
· Pour quelles raisons Machiavel est-il un personnage capable de fasciner le grand public et pas seulement les spécialistes ?
Les propositions de communications seront envoyées à l’adresse mail du colloque :
machiavel500ans.sorbonne@gmail.com
Date pour l’envoi d’une proposition : 20 juillet 2026
Date de réponse des organisateurs : 31 juillet 2026
Dates du colloque : 24-25 juin 2027
Les communications auront une durée de 20 minutes. Les trois langues du colloque seront le français, l’italien et l’anglais.
La proposition de communication devra comprendre : un titre, un résumé de 300 à 400 mots, une brève biographie, l’indication de l’université ou de l’institution d’appartenance.
Responsables scientifiques :
Frédérique Dubard de Gaillarbois (frederique.dubard_de_gaillarbois@sorbonne-universite.fr)
Giuseppe Sciara (giuseppe.sciara3@unibo.it)
Responsible administrative :
Giulia Maria Giuffra (giulia_maria.giuffra@etu.sorbonne-universite.fr)
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A 500 anni dalla sua morte, Niccolò Machiavelli (1469-1527) non ha mai smesso di interrogare gli studiosi e di affascinare specialisti e non specialisti. Il suo pensiero e la sua personalità sono stati interpretati in molteplici modi e innumerevoli sono le maschere che, a seconda del contesto storico e geografico, gli sono state attribuite: mentore di tiranni e dispensatore di consigli ai popoli, cinico teorico del successo e apostolo della distinzione tra politica e morale, ispiratore di dittatori senza scrupoli e brillante politologo, alfiere della conservazione così come della rivoluzione.
Ogni epoca ha voluto costruire il proprio Machiavelli: assolutista, repubblicano, patriota e teorico della nazione, totalitario, democratico, populista, ecc. Fuori dall’Italia, il numero dei grandi interpreti di Machiavelli è incalcolabile, tra sostenitori e detrattori: da R. Pole a P. Ribadeneyra, da I. Gentillet a B. Spinoza, da Federico il Grande a J.-J. Rousseau, da F. Hegel a T. B. Macaulay, da L. Strauss a R. Aron. Ma è tra il XX e il XXI secolo che Machiavelli – il suo pensiero e la sua immagine – ha oltrepassato definitivamente il confine del mondo accademico per guadagnarsi un posto nella cultura popolare e di massa. La sua influenza e la sua diffusione oggi sono tali da poter affermare, senza tema di smentita, che egli appartenga ormai al patrimonio culturale globale.
L’intento di questo convegno non è dunque tanto celebrare l’uomo o la sua opera, ma la sua eccezionale ricezione storica, geografica, disciplinare e mediatica. Inserendosi nella continuità degli studi dedicati alla fortuna di Machiavelli, l’incontro si distinguerà per la sua volontà di privilegiare una dimensione internazionale – dunque non soltanto europea – e non si limiterà alla ricezione delle opere, ma allargherà lo sguardo anche a quella della sua persona e della sua immagine. Il ‘machiavellismo’ verrà inteso sia come storia della ricezione, positiva e negativa, sia come insieme degli usi politici (ma non esclusivamente politici) che nel corso dei secoli sono stati fatti della sua figura, delle sue dottrine, nonché delle sue immagini e rappresentazioni.
Il convegno si propone di mettere in evidenza questa plasticità del riferimento a Machiavelli attraverso i secoli, i contesti, i generi e il pubblico.
Gli organizzatori del convegno auspicano l’emergere di forme inedite o innovative di ricezione di Machiavelli e del machiavellismo dal XVI secolo ai giorni nostri. Si pensi a tal proposito a come Machiavelli sia stato utilizzato nella storia per spiegare precise dinamiche politiche e sociali, o nel mondo contemporaneo per interpretare certi mutamenti politici (in ambito nazionale e internazionale), come la crisi della democrazia liberale e l’ascesa dei populismi odierni; o si pensi, ancora, alle riletture, in chiave femminista o antifemminista, del suo pensiero.
Ma se Machiavelli costituisce di per sé un punto di riferimento internazionale in ambito accademico, è il machiavellismo che ne ha diffuso l’influenza a tutti i livelli della cultura: alta, intermedia e popolare, queste ultime due ancora poco esplorate dalla ricerca. Non sarà dunque soltanto – o non tanto – il Machiavelli accademico a essere in questa sede analizzato, quanto piuttosto il modo in cui i riferimenti e i cliché machiavelliani sono stati o sono “bene o male utilizzati”.
La stampa, in quanto intermediaria tra la cultura accademica e popolare, avrà un ruolo privilegiato in questa indagine, così come la ricezione di Machiavelli nella lingua, nella letteratura, nelle arti visive, nella musica, nel cinema, nelle serie televisive, nei fumetti, negli anime, nei cartoni animati e perfino nei contenuti dei social network (post, video, fotomontaggi, reel, meme).
Si potrà inoltre indagare la penetrazione e la diffusione del riferimento a Machiavelli in ambiti extra-politici (management, psicologia, pedagogia, self-training, sport, gaming, vita quotidiana, intelligenza artificiale…).
Il successo popolare di Machiavelli non sarà considerato come un travisamento della sua figura e del suo pensiero, ma come la dimostrazione che il suo, nella storia delle idee, è un caso eccezionale che, proprio per questo, continua a essere proficuo pensare e ripensare.
Le domande a cui gli organizzatori del convegno intendono trovare risposta sono:
· Cosa resta di Machiavelli e del suo pensiero nella nostra contemporaneità?
· Il ritorno della guerra alle porte dell’Europa e in Medio Oriente favorisce un nuovo modo di utilizzare Machiavelli?
· Quali percorsi e quali dinamiche hanno condotto Machiavelli a divenire, a livello mondiale, l’emblema di una certa concezione della politica?
· Perché proprio Machiavelli, e non altri autori classici?
· In che modo la “femminilizzazione” della politica è compatibile con il riferimento machiavelliano?
· In che modo la nozione di “crisi perpetua” rende Machiavelli un riferimento perpetuo?
· Perché il machiavellismo è chiamato in causa per interpretare gli eventi storici e la realtà che ci circonda?
· In che modo il machiavellismo contemporaneo si pone rispetto a quello dei secoli precedenti?
· Come interpretare l’emergere del “personaggio” Machiavelli in opere teatrali o di finzione?
· Per quali ragioni Machiavelli è una figura capace di affascinare il grande pubblico e non soltanto gli specialisti?
Le proposte di intervento dovranno essere inviate all’indirizzo email del convegno:
machiavel500ans.sorbonne@gmail.com
Scadenza per l’invio delle proposte: 20 luglio 2026
Termine per l’invio di riscontro dagli organizzatori: 31 luglio 2026
Date del convegno: 24-25 giugno 2027
Le relazioni avranno una durata di 20 minuti. Le tre lingue del convegno saranno: francese, italiano, inglese.
La proposta di comunicazione dovrà comprendere: un titolo, un abstract di 300-400 parole, una breve biografia, l’indicazione dell’università o dell’ente di appartenenza.
Responsabili scientifici:
Frédérique Dubard de Gaillarbois (frederique.dubard_de_gaillarbois@sorbonne-universite.fr)
Giuseppe Sciara (giuseppe.sciara3@unibo.it)
Responsabile amministrativo:
Giulia Maria Giuffra (giulia_maria.giuffra@etu.sorbonne-universite.fr)
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Five hundred years after his death, Niccolò Machiavelli (1469–1527) continues to challenge scholars and to fascinate specialists and non-specialists alike. His thought and personality have been interpreted in multiple ways. Countless are the masks that, across the most diverse historical and geographical contexts, have been attributed to him: mentor of tyrants and adviser to the people; cynical theorist of success and advocate of the separation between politics and morality; inspirer of unscrupulous dictators and brilliant political thinker; standard-bearer of conservatism, but also of revolution.
Each era has constructed its own Machiavelli – absolutist, republican, patriot and theorist of the nation, totalitarian, democratic, populist, etc. –. Outside Italy, there is no shortage of major interpreters of Machiavelli, both supporters and detractors: from R. Pole to P. Ribadeneyra, from Gentillet to B. Spinoza, from Frederick the Great to J.-J. Rousseau, from F. Hegel to T. B. Macaulay, from L. Strauss to R. Aron… In the course of the twentieth and twenty-first centuries, however, Machiavelli – his thought and his image – has also moved beyond the academic sphere to permeate popular and mass culture. His influence and diffusion are such that it can be asserted, without fear of contradiction, that he now belongs to a global cultural heritage.
This conference therefore aims to focus less on the man and his works than on his exceptional historical, geographical, disciplinary, and media reception. Positioned within the continuity of scholarship devoted to the reception of Machiavelli’s oeuvre, it will distinguish itself by privileging a global – rather than solely European –perspective. It will not confine itself to the reception of his works, but will also incorporate that of his person and his image. Here, “Machiavellism” will be understood both as the history of his reception, in positive and negative terms, and as the set of political (but not exclusively political) uses that, over the centuries, have been made of his figure and doctrines, as well as of his images and representations.
The conference seeks to highlight the plasticity of Machiavellian reference across centuries, contexts, genres, and audiences.
The organizers aim to bring to light new or innovative forms of reception of Machiavelli and Machiavellism from the sixteenth century to the present. One need only consider the many ways in which Machiavelli has been mobilized throughout history to explain certain political and social dynamics, as well as to interpret contemporary political transformations at both national and international levels; or to account for the crisis of liberal democracy and the rise of present-day populisms; or again, the re-readings of his thought from feminist or anti-feminist perspectives.
If Machiavelli constitutes an international reference in the academic field, Machiavellism has disseminated it across all levels of culture: learned, intermediate, and popular, the latter two having been less explored by scholarship. The focus will therefore be less (or not only) on the academic Machiavelli than on the ways in which Machiavellian references and clichés have been, or are, “well or poorly used.”
The press, as an intermediary between academic and popular culture, will occupy a privileged place in this inquiry, as will the reception of Machiavelli in language, literature, the visual arts, music, cinema, television series, comics, anime, cartoons, and even social media (posts, videos, photomontages, reels, memes).
The conference will also consider and assess the penetration of Machiavellian reference into extra-political spheres (management, psychology, pedagogy, self-training, sport, gaming, everyday life, artificial intelligence…).
Machiavelli’s popular success will not be regarded as a misrepresentation of his figure and thought, but rather as evidence that his case, in the history of ideas, is an exceptional one which, precisely for this reason, continues to prove fruitful to think and rethink..
The questions that the conference organizers aim to address are as follows:
· What remains of Machiavelli and his thought in contemporary contexts?
· Does the return of war on Europe’s borders and in the Middle East encourage a new way of using Machiavelli?
· What trajectories and dynamics have led Machiavelli to become, on a global scale, the emblem of a particular conception of politics?
· Why Machiavelli in particular, rather than other classical authors?
· How is the feminization of politics compatible with Machiavellian reference?
· In what sense does the notion of “perpetual crisis” make Machiavelli a perpetual reference?
· Why is Machiavellism mobilized to interpret historical events and contemporary reality?
· How does contemporary Machiavellism relate to or depart from that of previous centuries?
· How should we understand the emergence of the “character” Machiavelli in plays and works of fiction?
· Why is Machiavelli a figure capable of fascinating the general public, and not only specialists?
Paper proposals should be sent to the conference email address:
machiavel500ans.sorbonne@gmail.com
Submission deadline: 20 July 2026
Notification of acceptance: 31 July 2026
Conference dates: 24–25 June 2027
Presentations will be 20 minutes in length. The conference languages will be French, Italian, and English.
The proposal should include: a title, an abstract of 300–400 words, a brief biography, and an indication of the applicant’s institutional affiliation.
Scientific coordinators:
Frédérique Dubard de Gaillarbois (frederique.dubard_de_gaillarbois@sorbonne-universite.fr)
Giuseppe Sciara (giuseppe.sciara3@unibo.it)
Administrative coordinator:
Giulia Maria Giuffra (giulia_maria.giuffra@etu.sorbonne-universite.fr)