Compte rendu publié dans Acta Fabula (vol. 27, n° 5) : Le Grand Refus comme fin du monde que nous connaissons et « promesse de bonheur » ?, par Wolfgang Asholt
Les nombreuses manifestations de masse qui ont eu lieu depuis 2011 se caractérisent par une volonté indéniable de remettre en cause, de renverser et de détruire les représentations politiques dominantes, sans en proposer de nouvelles. Ces manifestations ne visent pas à remplacer le gouvernement ou les dirigeants actuels par d’autres, et ainsi à obtenir une meilleure version de ce que nous avons déjà. Au contraire, elles rejettent tous les responsables politiques, y compris les chefs de file de l’opposition les plus critiques : ces manifestations ont pour but de démanteler le besoin même d'autorité. De plus en plus de personnes en viennent à considérer qu’il n’est pas possible de gérer les nombreuses crises dans le cadre de nos institutions politiques.
Ces nouvelles manifestations sont des actes politiques qui ne relèvent ni de la lutte des classes ni de la constitution d’une opposition au pouvoir. Rasmussen soutient que nous devrions comprendre ces manifestations comme l’émergence d’un nouveau type d’action révolutionnaire qui est autant une transformation anthropologique que politique : il s’agit d’une tentative de se libérer de toutes les notions traditionnelles sur la manière dont s’organise le contexte social que nous appelons la société et l’État-nation.
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Table des matières
Introduction
The Globalization of Protest
The New Movement
Refusal
Aphasia
Anti-Politics
The Workers' Movement
The Socialist Horizon and Beyond
Dissolution
Refusal of the Refusal
À propos de l'auteur
Mikkel Bolt Rasmussen est Professeur d'esthétique politique au département d'études artistiques et culturelles de l'université de Copenhague.