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Appels à contributions
L’être humain dans le miroir déformant. Types et mécanismes de la déformation de l’Antiquité au XXIᵉ s. (Acta Universitatis Lodziensis. Folia Litteraria Romanica)

L’être humain dans le miroir déformant. Types et mécanismes de la déformation de l’Antiquité au XXIᵉ s. (Acta Universitatis Lodziensis. Folia Litteraria Romanica)

Publié le par Marc Escola (Source : Justyna Giernatowska)

Appel à contributions 

L’être humain dans le miroir déformant.

Types et mécanismes de la déformation de l’Antiquité au XXIᵉ siècle

L’être humain, qu’il s’y confronte par inclination ou par contrainte, se trouve fréquemment face à son propre reflet. Les effets de cette confrontation montrent cependant que la fonction du miroir dépasse largement son usage strictement utilitaire : l’image produite est soumise à une interprétation individuelle, façonnée par les expériences sociales, culturelles et spirituelles du sujet. Cette image peut devenir le support de réflexions multiples, de réminiscences, ou encore susciter des réactions affectives intenses, allant de la satisfaction à l’effroi. Il arrive également que, sous l’influence de divers facteurs, le reflet se trouve si profondément altéré qu’il semble perdre tout lien avec la réalité. Mais cette rupture n’est-elle qu’apparente ? Il n’est pas rare que le « miroir déformant » révèle, avec une acuité singulière, des vérités que le reflet fidèle ne parvient pas à saisir.

Nous invitons les chercheuses et chercheurs à proposer des contributions portant sur ces problématiques. Dans une perspective plus analytique, le « miroir déformant » pourra être envisagé, entre autres, comme :

1. Outil épistémologique

Dans la culture européenne, l’image déformée fonctionne avant tout comme métaphore du processus cognitif : un espace où le sujet affronte sa propre identité, ses projections et ses peurs, révélant souvent un écart entre perception et interprétation. Le reflet altéré, qu’il soit optique ou symbolique, devient une figure de l’incertitude épistémique, mettant en lumière la fragilité d’un savoir exposé aux illusions et aux déformations affectives. Le « miroir déformant » ne se limite pas à représenter la réalité : il la co‑constitue, faisant de l’acte de regarder un geste interprétatif essentiel dans les modèles humanistes de la subjectivité. Axes possibles : reflet « déformé » comme instrument d’auto‑connaissance ou d’auto‑illusion ; métaphore du processus interprétatif.

2. Figure rhétorique et culturelle

Présent du Moyen Âge à l’époque contemporaine dans la satire, le grotesque, la comédie ou les moralités, le « miroir déformant » constitue l’une des figures rhétoriques de la déformation les plus persistantes. Son efficacité repose sur l’exagération, qui ne vise pas tant à altérer la réalité qu’à en révéler les mécanismes latents, souvent occultés dans le discours officiel. La déformation devient ainsi une stratégie herméneutique consciente : par l’amplification grotesque, elle dévoile les normes, stéréotypes et structures de pouvoir qui régissent l’individu et la communauté. Le « miroir déformant » apparaît dès lors comme un outil privilégié de critique culturelle, permettant une lecture plus pénétrante du réel que sa reproduction mimétique. Axes possibles : grotesque et caricature comme instruments de critique sociale ; déformation comme méthode de dévoilement ; perspective déformante dans la culture de masse.

3. Mécanisme psychologique et anthropologique de déformation

Le reflet active des mécanismes psychiques et anthropologiques – projection, idéalisation, refoulement, honte, comparaison sociale – qui participent à la construction de l’image de soi. Le miroir devient un espace de négociation identitaire où le sujet confronte l’image de son corps aux normes culturelles et au regard de l’Autre. La déformation, consciente ou non, réelle ou symbolique, révèle le caractère dynamique et affectivement vulnérable de la subjectivité. Le miroir ne se contente plus de refléter : il contribue à produire l’identité, faisant du regard un processus interprétatif où se croisent psychologie, anthropologie du corps et dispositifs de contrôle social. Axes possibles : « moi idéal » vs « moi reflété » ; anthropologie du corps et de la honte ; miroir déformant et contrôle social.

4. Instrument d’auto‑connaissance, d’auto‑ironie, d’auto‑création ou d’auto‑illusion

Dans la culture symbolique, le « miroir déformant » occupe une place singulière en tant que figure qui ne reflète pas la réalité de manière directe, mais la transforme, l’exagère et la dévoile. Contrairement au miroir ordinaire, médium neutre, il agit comme un filtre interprétatif révélant les tensions entre l’être et l’apparence. Du mythe de Narcisse – où le reflet altéré conduit à une autocontemplation destructrice – à l’iconographie de la vanitas, qui souligne la fragilité de l’existence par des déformations symboliques, ce motif interroge la subjectivité, la faute et le salut. Dans la tradition chrétienne, il peut figurer l’erreur spirituelle ou l’illusion, mais aussi l’instrument qui met à nu la faiblesse humaine. Dans le folklore, il devient médium divinatoire ou objet ambivalent, parfois doté d’une puissance démonique, situé à la frontière des mondes. Il fonctionne alors comme une interface métaphysique oscillant entre révélation et illusion, vérité et apparence, sacré et profane. Axes possibles : Narcisse comme archétype de l’auto‑adoration destructrice ; Orphée et le regard transformateur ; miroir déformant comme symbole de vanité, de tentation, de déformation spirituelle ou de révélation.

5. Espace de confrontation avec le traumatisme

Le « miroir déformant » peut également être envisagé comme un lieu de confrontation avec le traumatisme, où l’individu se trouve face à une image de soi fragmentée. Le reflet devient le médium du retour du refoulé, activant des mécanismes affectifs et mnésiques qui révèlent la discontinuité identitaire consécutive à la blessure. La déformation, réelle ou symbolique, met en évidence la tension entre l’image souhaitée et celle qui s’impose malgré le sujet, faisant du miroir l’espace d’une reconnaissance douloureuse mais nécessaire. Axes possibles : miroir et retour du refoulé ; traumatisme et image du corps (fissure, clivage, discontinuité) ; miroir dans les récits post‑traumatiques ; reflet comme déclencheur de flashbacks ; reconfiguration identitaire après la blessure.

Les propositions de communication, qui peuvent naturellement dépasser les axes thématiques suggérés, sont à soumettre avant le 1ᵉʳ juin 2026. Chaque proposition devra comporter : 

• les informations concernant l’auteur ou l’auteure (titre académique, affiliation, ORCID, notice biographique) 

• le titre de l’article proposé et un résumé en français ou en italien 

L’ensemble doit compter entre 2500 et 5000 signes espaces comprises.

Le calendrier prévisionnel pour la publication du numéro 23 des Acta Universitatis Lodziensis. Folia Litteraria Romanica (https://czasopisma.uni.lodz.pl/romanica) est le suivant : 

• réception des propositions : jusqu’au 1er juin 2026 

• notification du comité éditorial : jusqu’au 15 juin 2026 

• envoi des articles : 28 février 2027 

• évaluation : mars-juin 2027 

• travaux de mise en page : juin-décembre 2027 

• publication en ligne en accès libre : janvier 2028

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Envoi des propositions

Les propositions sont à adresser à Justyna Giernatowska (Institut d’Études Romanes, Université de Łódź) justyna.giernatowska@uni.lodz.pl et à Marta Czapińska‑Bambara (Département de Philologie Classique, Université de Łódź) marta.czapinska@uni.lodz.pl

Call for Papers

L’essere umano nello «specchio deformante».

Tipi e meccanismi della deformazione dall’antichità al XXI secolo

L’essere umano, che vi si confronti per inclinazione o per necessità, si trova frequentemente di fronte alla propria immagine riflessa. Gli effetti di tale confronto mostrano tuttavia come la funzione dello specchio superi ampiamente il suo uso strettamente utilitario: l’immagine prodotta è infatti sottoposta a un’interpretazione individuale, modellata dalle esperienze sociali, culturali e spirituali del soggetto. Quest’immagine può diventare il supporto di molteplici riflessioni o reminiscenze; talvolta suscita reazioni affettive intense, che vanno dalla soddisfazione al disgusto o al terrore. Accade inoltre che, sotto l’influenza di diversi fattori, il riflesso risulti così profondamente alterato da sembrare privo di qualsiasi legame con la realtà. Ma tale distacco è davvero reale? Non è raro che lo «specchio deformante» riveli, con un’acuità singolare, verità che il riflesso fedele non riesce a cogliere.

Invitiamo studiose e studiosi a proporre contributi dedicati a queste problematiche. In una prospettiva più analitica, lo «specchio deformante» potrà essere considerato, tra l’altro, come:

1. Strumento epistemologico

Nella cultura europea, l’immagine deformata funziona soprattutto come metafora del processo cognitivo: uno spazio in cui il soggetto affronta la propria identità, le sue proiezioni e le sue paure, rivelando spesso uno scarto tra percezione e interpretazione. Il riflesso alterato, ottico o simbolico, diventa una figura dell’incertezza epistemica, mettendo in luce la fragilità di un sapere esposto a illusioni e deformazioni affettive. Lo «specchio deformante» non si limita a rappresentare la realtà: la co‑costruisce, facendo dell’atto del guardare un gesto interpretativo essenziale nei modelli umanistici della soggettività. Possibili direzioni di ricerca: il riflesso «deformato» come strumento di autoconsapevolezza o autoillusione; la metafora del processo interpretativo.

2. Figura retorica e culturale

Presente dal Medioevo all’età contemporanea nella satira, nel grottesco, nella commedia e nelle moralità, lo «specchio deformante» costituisce una delle figure retoriche della deformazione più persistenti. La sua efficacia si fonda sull’esagerazione, che non mira tanto ad alterare la realtà quanto a rivelarne i meccanismi latenti, spesso occultati nel discorso ufficiale. La deformazione diventa così una strategia ermeneutica consapevole: attraverso l’amplificazione grottesca, essa smaschera norme, stereotipi e strutture di potere che regolano l’individuo e la comunità. Lo «specchio deformante» si configura pertanto come uno strumento privilegiato di critica culturale, capace di offrire una lettura del reale più penetrante della sua riproduzione mimetica. Possibili direzioni di ricerca: il grottesco e la caricatura come strumenti di critica sociale; la deformazione come metodo di smascheramento; la prospettiva deformante nella cultura di massa.

3. Meccanismo psicologico e antropologico della deformazione

Il riflesso attiva meccanismi psichici e antropologici – proiezione, idealizzazione, rimozione, vergogna, confronto sociale – che contribuiscono alla costruzione dell’immagine di sé. Lo specchio diventa uno spazio di negoziazione identitaria, in cui il soggetto confronta l’immagine del proprio corpo con le norme culturali e con lo sguardo dell’Altro. La deformazione, consapevole o meno, reale o simbolica, rivela il carattere dinamico e affettivamente vulnerabile della soggettività. Lo specchio non si limita più a riflettere: contribuisce a produrre l’identità, facendo dello sguardo un processo interpretativo in cui si intrecciano psicologia, antropologia del corpo e dispositivi di controllo sociale. Possibili direzioni di ricerca: l’«io ideale» vs l’«io riflesso»; l’antropologia del corpo e della vergogna; lo «specchio deformante» e il controllo sociale.

4. Strumento di autoconsapevolezza, autoironia, autocreazione o autoillusione

Nella cultura simbolica, lo «specchio deformante» occupa un posto particolare come figura che non riflette la realtà in modo diretto, ma la trasforma, la amplifica e la smaschera. A differenza dello specchio ordinario, semplice medium neutro, esso agisce come un filtro interpretativo che rivela le tensioni tra l’essere e l’apparire. Dal mito di Narciso – in cui il riflesso alterato conduce a un’autocontemplazione distruttiva – all’iconografia della vanitas, che sottolinea la fragilità dell’esistenza attraverso deformazioni simboliche, questo motivo interroga la soggettività, la colpa e la salvezza. Nella tradizione cristiana, può rappresentare l’errore spirituale o l’illusione, ma anche lo strumento che mette a nudo la debolezza umana. Nella tradizione popolare assume la forma di un medium divinatorio o di un oggetto ambivalente, talvolta dotato di potere demoniaco, situato al confine tra i mondi. In tali contesti funziona come un’interfaccia metafisica che non rivela tanto la verità quanto le sue varianti deformate, oscillando tra rivelazione e illusione, verità e apparenza, sacro e profano. Possibili direzioni di ricerca: Narciso come archetipo dell’autoadorazione distruttiva; Orfeo e lo sguardo trasformativo; lo «specchio deformante» come simbolo di vanità, tentazione, deformazione spirituale o rivelazione.

5. Spazio di confronto con il trauma

Lo «specchio deformante» può essere considerato anche come un luogo di confronto con il trauma, in cui l’individuo si trova di fronte a un’immagine di sé frammentata. Il riflesso diventa il medium del ritorno del rimosso, attivando meccanismi affettivi e mnestici che rivelano la discontinuità identitaria conseguente alla ferita. La deformazione, reale o simbolica, mette in evidenza la tensione tra l’immagine desiderata e quella che si impone nonostante il soggetto, facendo dello specchio uno spazio di riconoscimento doloroso ma necessario. Possibili direzioni di ricerca: lo specchio e il ritorno del rimosso; il trauma e l’immagine corporea (frattura, scissione, discontinuità); lo specchio nelle narrazioni post‑traumatiche; il riflesso come innesco di flashback; la riorganizzazione identitaria dopo la ferita.

Le proposte di contributo, che potranno naturalmente superare le direzioni tematiche suggerite, dovranno essere inviate entro il 1° giugno 2026. Ogni proposta dovrà includere: 

• informazioni sull’autrice/autore (titolo accademico, affiliazione, ORCID, nota biografica) 

• il titolo dell’articolo proposto e un abstract in francese o in italiano 

La proposta dovrà avere una lunghezza compresa tra 2500 e 5000 caratteri spazi inclusi.

Il calendario previsto per la pubblicazione del numero 23 di Acta Universitatis Lodziensis. Folia Litteraria Romanica (https://czasopisma.uni.lodz.pl/romanica) è il seguente: 

• invio delle proposte: fino al 1° giugno 2026 

• comunicazione del comitato editoriale: entro il 15 giugno 2026 

• invio degli articoli: 28 febbraio 2027 

• processo di valutazione: marzo–giugno 2027 

• lavori di impaginazione: giugno–dicembre 2027 

• pubblicazione online ad accesso aperto: gennaio 2028

Invio delle proposte

Le proposte vanno inviate ai seguenti indirizzi:

Justyna Giernatowska (Istituto di Romanistica, Università di Łódź): justyna.giernatowska@uni.lodz.pl

Marta Czapińska‑Bambara (Cattedra di Filologia Classica, Università di Łódź): marta.czapinska@uni.lodz.pl